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 Madness among us- feat Jo'

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Jo'
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Des relents du Walrider restent prisonnier de son esprit, se manifestent par à-coups où il perd la réalité. Il se transpose à des moments de sa vie passée, parfois ressent se décorporer encore, sans nommer tous les symptômes qui le harcelaient déjà et ont enflé sans précédent. Sa conscience est une boule de papier froissé dont les plis s'effleurent sans logique, son corps une émulsion nerveuse de capacités décuplées, Brodie devient une bête enragée, terriblement instable et dangereuse.

Les chocs émotionnels le font vriller de réalités en réalités. Alors que chien de garde de Scarlet se jette sur Paulina pour calmer son implosion décérébrée, l'infirmier se voit à la place tentant d'étrangler Vanda dans la chambre d'adolescente de la jeune fille. Spectateur de l'innommable qui rompu sa vie et sa famille, comme en effet s'il y était, il revoit les murs violets tapissés de posters à la mode, il entend la pluie sur les carreaux, il sent la vie s'échapper de celle dont il était amoureux. Il voudrait, il faudrait qu'il s'en empêche. Une colère coupable et débridée monte dans son souffle et grossit sa gorge rougie, et l'infirmier s'apprête à étouffer sa part de meurtre, à tuer l'adolescent qu'il était, à interrompre l'irréparable quitte à le payer de sa vie.

Mais ce n'est actuellement pas lui qui maintient le corps d'une jeune fille au sol, et cette jeune fille n'est pas Vanda. Ils ne sont pas non plus dans la chambre flashy de la grande enfant mais dans le bunker aseptisé de sa supérieure. Brodie ne fait pas la différence, renvoyé par toute violence à sa violence, et peut-être en réalité que s'il s'était rendu compte de la barbarie effective du garde du corps, ça n'aurait rien changé à son comportement. Heureusement Scarlet joue le maestro de cet orchestre cacophonique en se dressant devant Brodie comme un appel au réel, l'arrêtant net dans son élan bestial. Alors que Paulina s'endort, l'infirmier voit à nouveau Vanda mourir, et la docteure qui ici évitait le drame joue dans son rêve éveillé le rôle d'un destin étrange qui le laissa comprimer la gorge nue de cette enfant. Impuissant, l'infirmier passe ses mains de son visage à ses cheveux, dont une quantité tombe au sol. Lorsqu'il rouvre les yeux après avoir saisit ainsi faciès coupable, il réalise qu'il sort d'une hallucination, et quel danger il représente pour son entourage.

Brodie prend ainsi une décision - intuitivement, comme si de son coma il était parvenu à suivre le réel, il comprend l'état de l'asile. Il sent sa force, et son instabilité. Mais il sait surtout qu'il ne pourra faire de mal aux femmes qui l'accompagnent - Scarlet, parce qu'elle est l'objet de ses plus dévoués sentiments ; Paulina, parce qu'ils partagent ce lien d'extracorporalité, mêlés dans leurs ectoplasmes comme une seule âme. Il les fera donc sortir d'ici, puis il se tuera. Il ne peut voir que cette délivrance à l'enfer qui s'étend à perte de vue dans son âme. Surtout, se méfier de l'abattement aveugle du garde du corps qu'il déteste déjà.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Pyramid Rouge
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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : Pyramid rouge
Il avait sentit, tremblé, sursauté, vu,tremblé encore une fois avant de lever les yeux vers le charismatique maître des danses qui se déroule ici. Lorsqu’il à le regard planté dans celui pleins de détermination du jeune homme, il reste impassible et d’un simple geste l’invite à le rejoindre. Restant caché dans l’ombre et alerte les cris qu’il entendait dans tous les recoins lui faisait mal. Il se raidissait tellement à l’audition de ces atroces bruits que les veines de son cou ressortait comme un sportif dopé. Les dents serrer entendre ses femmes se faire violer à mort était un spectacle auditif épouvantable pour lui. Heureusement qu’il ne voyait rien car en ce moment toutes les femmes lui faisait penser à la sienne pour laquelle il donnerait n’importe quoi. Y penser lui permettait de garder le plein contrôle de son sang froid et son objectif éclairé dans son subconscient.

Le jeune homme avancé devant lui, il le toisa de ses centimètres supplémentaire et détailla son apparence. Pas chétif, même plutôt musclé pour son âge, la peau un peu matte, des yeux marrons aux reflets très légèrement rougeoyant, un nez sculpté et imposant, des lèvres que l’on pourrait qualifier d’importante pour un homme et pour finir de fins sourcils imprimant un léger froncement naturelle. Une détermination semblait se cacher sous ce petit air renfrogné et il apprécia cela. Un petit sourire en coin, il avait l’œil et la chance. Il semblait être un bon sujet pour le moment et quand il ouvrit la bouche, sa naïveté d’âge chatouilla presque sa compassion. Il se décida à aller dans son sens dans un premier temps et touchant son son œil plus que tuméfié il souriait en regardant ailleurs.

- Hum… Oui je suis quelque peu blessé, mais rien de grave suivez moi.

Prenant les devant pour rejoindre l’une des salle de surveillance des locaux légaux de l’asile, c’est à dire le bâtiment principal et vieillissant. Anibàl savait pertinemment qu’il ne reverrait jamais avec son œil. Il l’avait sentit se percer et se vider comme un ballon de baudruche. Sombre ressentit qu’il ne souhaitait à personne. Un instant, il eu même un peu de compassion pour sa nièce, borgne comme lui avant de se souvenir qu’elle s’était évanoui sur le coup. Il fallait avouer que Anibàl était un homme résistant il ne tombait pas facilement dans les vapes. Arrivant à la salle de surveillance, l’homme essaye différents code pour changer de caméra et une par une il épluche ce qu’il voit sans succès. Il ne la voit pas. Elle n’est pas là. Son agacement peu se lire sur son visage d’un sérieux sans faille presque terrifiant. A aucun moment l’homme ne semble attristé ou dégoûté par ce qu’il voit non, son expression traduit une peur une colère. Il voit le jeune homme ravaler sa salive pour éviter de vomir et il sourit un peu intérieurement.

Aux mots d’espoirs du jeune homme Anibàl reste de glace froid les mains jointes et doigts entrelacés entre eux tandis que réfléchissant ses mains son posé à ses lèvres, accoudé qu’il est sur le bureau de surveillance. Il observe réfléchis à ce qu’il doit lui dire. Réfléchir encore et encore au meilleur moyen de trouver Scarlet. Les sous sols devaient être difficile d’accès et pour le moment bloqué par sécurité a cause de la catastrophe biologique qui avait été déclenchée. Il faudrait attendre l’arrivée des forces armés et ce serait long. Comment ralentir leur progression. Dire la vérité, mentir ?  Tel était les grandes questions qui se bousculait dans les démoniaques neurones du responsable primaire de ce chaos. Regardant un peu le jeune homme il se lève et le domine de sa stature imposante. Comme si il allait laisser un gamin lui dicter ce qu’il devait faire… Le regard froid et persant il était déterminé a ce que le gamin cesse de pensé qu’il savait tout. Il ne savait rien.

- Non. Calmez- vous et réfléchissez un peu. Nous sommes en code noir, cela signifie que plus de la moitié de notre population de patients psychotique ne se trouvent plus en sécurité derrière des barreaux et qu’une panne des générateurs principaux et  certains de secours sont en cours...

Ce code noir était un faux, si on devait donner une couleur à ce chaos ce serait un code triplement noir. Mais ça il se gardait de le révélé a cet ambitieux.

- Les patients sont de sortis et excités et donc extrêmement agressifs et nombreux, ce qui est un danger considérable quand on est peu armé. Si nous patientons un peu ils prendrons des places assez fixe que nous pourrons repérer... Nous devons patienter un peu avant d’agir et aller réactiver les générateurs au sous sol avant l'arrivée des forces spéciales. Elles ont forcément été appelé par le chef de la sécurité..

Sa voix est rauque et ferme. Il n’entend pas la possibilité même qu’on le contredise. Il sait ce qu’il dit même si évidemment il édulcore la vérité… Il s’assoit alors et compte bien apprendre à en savoir le plus possible sur ce jeune homme. Le regardant une fois qu’il s’assoit a coté de lui il lui tend la main.

- Au fait, je suis Anibàl Gallinger, haut directeur. Vous êtes ?  

Il lui tend sa main pour la lui serré et on voit que son poignet semble avoir morflé. Sur les écrans on pouvait constater qu'il avait raison et que les patients étaient encore en pleine activité de psychose, il fallait attendre que les choses se calme un peu pour ainsi moins peiner à réactiver le courant qui avait sauté par endroits. Le local de sécurité était alimenté a une autre source qui ne semblait pas touchée pour le moment... Jusqu'à ce que...
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art
Les yeux rouges comme si elle avait épluché des oignons, Scarlet se rend compte. Elle se rend compte qu’elle à échouée, qu’elle à échoué en tant que leader protecteur. Regardant sa pauvre nièce par alliance faire une petite sieste sur le parquet  elle baisse les yeux et repousse doucement son ergot qui redevient une ombre tout en restant là à observer Brodie. Il sait que la machine l’a esquinté et ne comprend pas pourquoi Scarlet ne le voit pas et ne s’en méfie pas. Depuis qu’elle à commencé à travailler avec lui l’ergot se méfie triplement quand il est là. Il sait que d’une seconde à l’autre il serait capable du pire. Se levant lorsqu’elle voit Brodie tourner en rond elle s’approche et caressant doucement son épaule essaye d’attirer son regard. Elle se rend compte qu’il n’est pas là et à peur qu’il ne le soit plus jamais. Elle se tient le un peu le ventre qui est pour un œil avertie la définitive preuve de son état. Fine qu’elle est un ventre si peu plat est une preuve plus que tangible qu’elle avait réussi a dissimulé sous ses blouses. Mais en noir qu’elle était c’était déterminable. Cependant elle avait peur de la réaction de Brodie, elle espérait qu’il ne voit pas.

- Brodie, Brodie, regardez moi, vous m’entendez ?

Tout proche de lui elle viens doucement saisir ses joue pour saisir son attention et son regard bleu pâle. Ses sourcils courbés sont une preuve de l’amour amical qu’elle porte à son subordonné. Le regardant lorsqu’elle entrevoit une faille infime de conscience elle continue un petits sourire aux lèvres.

- Brodie écoutez moi… Nous ne pouvons pas partir maintenant, c’est encore trop dangereux il faut attendre les forces armées. Ils vont bientôt venir pour rétablir un peu d’ordre ce qui nous permettra de sortir. Je ne veux pas prendre le moindre risque. Le moindre risque de vous perdre vous ou encore Paulina...

Malgré qu’elle ne comprenne pas pourquoi la jeune femme la dénommait ainsi démoniaque. Se détachant les cheveux, ils ont un plis moins précis que d’habitude mais sa beauté reviens doucement. Tandis qu’elle regarde une montre. Caressant les joues de Brodie elle espère le moindre signe une parole car le voir tel un mur froid, insensible est pour elle un crève cœur qui lui donne la nausée. Eh oui, sous la peau de la sublime bête se trouvait un cœur. Difficile à trouver difficile à comprendre, difficile à apprivoiser, difficile à conquérir, difficile à satisfaire… Et pourtant ils remplissent lui et elle toutes les cases.


Hochant un peu de la tête pour l’inciter a lui faire confiance elle s’absente une seconde et trouve une camisole de force. Elle l’enfile doucement à la jeune femme et regarde Brodie d’un air désolé. Faire cela a Paulina c’est admettre qu’elle avait échoué, elle ne l’avait pas protégée, elle l’avait détruite, elle se sentait coupable de tout même si la plus grande partie de sa folie est dû à Wernicke et personne d’autre. Attachant une par une les sangles sous le regard de son infirmier dont elle espère pouvoir partager une discussion avant l’arrivé des forces armées dans moins d’une heure.

- Je suis navrée de devoir faire cela…Mais les ondes l’ont beaucoup perturbée. C’est simplement une mesure préventive, si elle se montre raisonnable à son réveil, je lui retirerais, Brodie.

Elle se veut rassurante pour lui car elle ne supporterais pas qu’il croit une seconde qu’elle est contre eux, qu’elle est l’ennemi. Non, elle ne l’est pas. Elle pense aussi à l’enfant d’Anibàl qui dans tout ce chaos n’est plus qu’un fardeau mais une lueur d’espoir à laquelle on veut se raccrocher. Ici bas la peur la gagnait. Elle avait peur de ne pas revoir son mari qu’elle détestait autant qu’elle l’aimait, elle avait peur que Wernicke gagne que d’autres hommes et femmes souffre de cet endroit. Elle avait peur.

- Madame. Je dois aller vérifier la sortie B afin que les équipes d’interventions puisse arriver. Je ...

Son regard plongé dans celui de sa supérieur il ne finit pas sa phrase  mais son regard inquiet la termine pour lui. Pouvait-il la laisser seuls avec deux fous imprévisible ? Assurément ils étaient ses fous à elle. D’un geste de la main accompagné d’un hochement de tête elle le laissa disparaître dans les conduits pour exercer sa mission. Laissant à Brodie et elle un moment d’intimité. Et là. Pour la première fois, le masque tombe vraiment et elle s’avance pour saisir Brodie et le serrer dans ses bras. Les yeux rouges, pleins de larmes, la peur de les perdre l’avait tant obsédée que le voir presque mort à l’intérieur avait brisé son armure.

- J’ai eu si peur pour vous Brodie, s’il vous plait… Parlez moi. Parle moi. Dites quelque chose.

Et c’est à cet instant tout serrée contre lui qu’elle lâche larme sur son épaule tandis que dehors s’avancent les tanks prêt à rentrer. Elle ne veut pas qu’il la voit pleurer mais il peut le ressentir. Il peut ressentir tout l’amour qu’elle lui porte. L’amour inconditionnelle d’un coéquipier, d’un partenaire de travail, et maintenant un partenaire de fuite de l’enfer. Elle ne veut pas accepter, et ne peut pas accepter que son infirmier ne soit plus là quelque part. Un signe même infime qu’il est quelque part en lui lui suffira mais elle a besoin de l’entendre ou le voir.

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Matthews Herald
J'ai 24 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis vigile pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma frivolité, je suis célibataire.



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La poigne d'Anibàl n'a d'égal que son leadership, interprète Matthews. Le grisonnant directeur abat sa stratégie sur le libre-arbitre du jeune homme comme on ferre un sabot et assoit sa domination sans qu'il ne puisse vraiment s'y opposer. Surtout, son raisonnement est plein de bon sens : alors déliré par la panique, Matthews n'a pas pensé que de l'aide extérieure serait en chemin, et cherchait juste à sauver sa peau. Se retrouver à la place de la dame de ménage, très peu pour lui, et si s'épargner des sévices ne consistait qu'en l'attente discrète de soldats mieux formés qu'il ne l'est, tant mieux. Matthews n'est pas ce qu'on appelle un héros.

"Au fait, je suis Anibàl Gallinger, haut directeur. Vous êtes ?"

Le jeune vigile est interloqué, maudit sa désinformation, n'avait aucune idée du statut de cet homme qu'il prenait pour un responsable "sans plus". Il ne sait pas que peu de gens connaissent les visages des gradés de cet asile, pas plus que leurs agissements, et ne fait pas de suite le rapprochement entre la vilénie de l'état des patients et celle des personnes qui commandent cet endroit. Il sert la main tendue avec nervosité.

"Ah, oui, bien sûr, Monsieur Gallinger ... J-je ne vous avais pas reconnu, dans le noir et avec votre ... oeil ..."

Un rictus nerveux barre son visage, il mime d'un geste approximatif la balafre qui défigure Anibàl ; la scène est surréaliste : témoin de l'efficacité meurtrière du Walrider, de la violence désespérée des malades, inquiet pour sa vie mais aussi pour l'intégrité de ceux qu'il a servis depuis son embauche, il s'affaire à ne pas vexer celui qui est pourtant le responsable légal de l'asile-aux-horreurs. Le réflexe d'une jeunesse trop polie et perdue pour être contestataire, l'élan gentillet d'une innocence encore préservée, probablement aussi une scission facilitatrice entre l'homme et son poste - mais cette simplicité ne durera pas en Matthews une fois passé dans le hachoir qu'est le Mount Massive Asylum.

"Je m'appelle Matthews Herald, je suis pas là depuis très longtemps, même pas un an ... J'suis juste vigile, habilitation D."

Ceci signifie qu'il a droit au même degré de confidence que le monde extérieur, autrement dit qu'il n'est au courant que de ce que les responsables de communication de la Murkoff acceptent de dire sur cet endroit ... soit pas grand chose, et surtout des mensonges. Evidemment, lorsqu'on est nourrit aux boniments du marketing, réaliser l'ampleur de la brutalité réelle de l'asile désarçonne, mais Matthews n'a pas le temps de questionner son supérieur qu'ils sont tous deux subjugués par une image sur la myriade d'écrans de surveillance.

Constatant enfin un mouvement différent des répétitions chaotiques de l'extase fêlée de patients débridés, les deux hommes de concert s'approchent et plissent leurs trois (et non plus quatre, de fait ...) paupières pour sonder la mauvaise qualité d'image. Sur l'écran, une silhouette masculine étique, crâne dégarni, longs ciseaux à la main se dirige vers le tableau électrique de l'asile. Matthews a du mal à reconnaître celui qui venait chaque matin dans ses petits cols roulés simples, et repartait chaque soir d'un sourire aimable de façade, mais il s'agit bien là du docteur Richard Trager. L'homme a conservé sa contenance classieuse mais il est désormais entièrement nu sous un tablier de boucher, le scalp ouvert sur une moitié et partiellement recousu - on suggère, par lui-même -, affichant toute sa maigreur sèche comme un écorché animé.

Trager sait qu'on le regarde, et si sa folie dégénérée ne semble faire aucun doute, il affiche un comportement on ne peut plus sage. A l'écran, Matthews et Anibàl l'observent analyser un instant les circuits, puis, après un moment de réflexion, le feu médecin lève les yeux vers la caméra qu'il sait être là pourtant dissimulée. Un sourire se dessine dans son regard, car le reste de son visage est couvert par un masque chirurgical dépapilloté, et il fait un signe amical de sa main aux deux hommes suspendus à l'écran. C'est alors qu'il enfonce son autre bras dans le panneau électrique, et qu'il en déconnecte toute une poignée de fils.

Matthews et Anibàl n'ont pas le temps le de voir faire que les lumières de veille et les écrans de surveillance la pièce s'éteignent dans l'agonie de leur murmure électrique - ce qui suggère également que la fermeture de la porte n'est plus scellée, et qu'elle peut être ouverte à tout moment. La sécurité des deux hommes est désormais toute relative, et l'attente des forces armées soudain plus musclée.


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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Une cage, c'est une cage. Les murs épais se rapprochent. Ils veulent se fermer sur nous tous, sur Paulina, sur Mme Elkins, je ne peux pas les laisser faire.

*

Brodie, dans un nouveau délire, va-et-vient nerveusement sur la longueur dérisoire du bunker. Il tente par moments de pousser les murs, transpirant sa nervosité malade et vultueux d'oppression, la musculature douloureusement compacte autour de ses os, puissante et pour autant incapable de briser ces murs qu'il tente de repousser en effet. Brodie est un surhomme mais n'est pas à l'épreuve du béton armé enseveli sous des couches de terre. Scarlet parle mais il ne l'entend pas vraiment, il n'a conscience que de la présence des deux femmes, voit l'ergot comme une vipère prête à s'élancer sur l'un d'eux, vite vite, il lui faut les sortir de sa tanière. Sa supérieure tente de le calmer avant qu'il ne perde son propre contrôle, harcelé par une claustrophobie nouvelle depuis qu'il a manqué d'espace dans son propre être, là-bas, dans le moteur morphogénique. Elle pose la tempérance de ses mains sur ses joues, et leur courant froid se répand dans toute son âme calcinée d'agonie.

*

Je ne comprends pas. Attendre les forces armées - c'est moi, l'arme. C'est moi, qui les sortirai d'ici. C'est moi, moi seul, utile enfin, racheté peut-être, c'est moi l'arme. L'arme pour tuer Vanda. L'arme pour tuer la vipère. Si elle bouge, je la ... L'arme pour tuer les murs. Sortir Mme Elkins. Mme Elkins, ses cheveux détachés, enfin c'est elle. Un bout de chair d'un autre monde, avec tous ses cheveux, avec toutes ses lèvres, et tous ses cils qui me regardent chacun autrement. Je la mangerais par les yeux, j'arracherais sa tignasse, je baverais toutes mes glaires dans sa bouche, je ... Non, je ne dois pas, pas la toucher. Pas la toucher. Pas Elle ... Elle-kins. Maman pitié dégage-moi tes chocolats.

*

Il halète furieusement, poings serrés sur ses pensées, en lutte totale pour ne pas céder à cet instinct de possession qui le tourmente. Ses yeux n'obéissent plus à la mesure, ils oscillent en toutes directions sans contrôle, il semble à l'infirmier que son regard voyage en effet entre chaque cil, chaque pore, chaque poil et imperfection qu'il détaille dans le visage proche et nervuré d'émoi de Scarlet. Il se sent comme une bête prête à fondre sur elle, à lui arracher ce ventre arrondit (qu'il ne conscientise pourtant pas comme une grossesse) dont il se méfie à même les dents, à lui retirer son utérus à mains nues pour qu'elle ne puisse s'offrir qu'à lui, à reproduire dans des proportions plus violentes encore qu'il a été marqué par son Walrider cette dynamique qu'il a imposé à la vie de Vanda.

Mais il s'en empêche impérieusement, et plus sa sauvagerie lui dicte de faire cesser la torture de son amour indéfectible en tuant l'objet de celui-ci, plus il s'en empêche par dévotion en effet, et soumission peut-être quelque part. Mme Elkins n'est pas Scarlet à ses yeux - dans cet hôpital, il est son chien, et ne mord pas la main qui le nourrit. D'aucuns diraient que c'est l'amour humble en effet qui l'invite à lutter contre sa pulsion fiévreuse.

Rester pantois, au bord de l'implosion palpable, congestionné dans chacun de ses traits, de ses muscles, ébranlé sur chaque pensée, c'est le mieux qu'il puisse faire en réponse à la supplication émue de sa supérieure. Il lui semble que s'il cède un semblant d'affection, il la dévore sur-le-champ. Devant cet échec, Scarlet entreprend de sangler Paulina dans une camisole, et son absence comme la vue de cette presque-soeur harnachée propulse Brodie dans un nouveau délire qui le plaque contre un mur d'une force calme, arrachant en silence discret et d'une grande facilité le reste de ses dents. A nouveau, Paulina devient sa victime.

*

Vanda est emballée dans son sac mortuaire, mais je suis toujours là. Normalement, je suis déjà rentré. Je ne les ai pas vus mettre Vanda dans le sac, alors où suis-je, qui suis-je ? Un mur ? Oh, maman, ces murs ... Ils se referment sur moi comme je me suis fermé sur sa gorge. Ne faire qu'un avec le ciment, c'est tout ce qui m'attend n'est-ce pas ? M'emmurer dans le ciment, je ne ferai plus de mal. Je pourrai continuer à regarder Mme Elkins toute ma vie, et ne jamais risquer de lui faire de mal.

Je sais que je suis un montre maman, inutile de me regarder comme ça. Tu l'aimes ton fils, non ?! Ne l'as-tu pas mis au monde pour ça ? Ne m'as-tu pas mis au monde comme ça ? Je t'ai rendu tes années de peine, j'ai accepté ce travail pour que tu sois à l'abri, pour qu'on te soigne, toi et ton arthrite, et tes dents qui tombent, vieille et presque morte que tu es. J'arrache les miennes aujourd'hui parce que j'ai accepté ce travail pour t'en donner de nouvelles ! Et pourtant tu me hais. Comme toutes ces femmes que j'ai aimées, tu as eu de l'affection pour moi, mais jamais de l'amour. Et maintenant Vanda est dans son sac mortuaire, par ta faute.

Non, c'est moi le monstre, c'est moi qui ...

*

La vipère quitte les lieux, et Brodie se détend. Paulina est enfin emballée, Vanda est dans son sac, le zip a sonné, l'hallucination est derrière l'infirmier qui reprend avec peine les wagons de ses pensées. Presque toutes ses dents sont dans ses mains, qu'il compte avec effroi. Scarlet se presse alors contre lui dans une détresse abandonnée à sa force brute, l'implore d'ouvrir son insondable folie, et il bataille intensément pour ne pas la serrer contre lui à l'en briser le dos. Il désirerait l'avaler dans son corps pour la protéger à jamais sous sa toxique rudesse, mettre les derniers deniers de son humanité à son service, abandonner ce qui lui demeure de lui-même pour sa survie. Il ne fait rien, incapable d'ordonner son âme.

Il sent contre lui son ventre et ses seins, n'ose pas même rêver l'embrasser de sa bouche sanglante et édentée. Il serpente sa main dans sa nuque, y impose une pression autoritaire qui n'est pas douloureuse, tente de communiquer mais son élocution est troublée par les accumulations bronchiques et la béance des trous de sa dentition.

"Partons. Nous trois, seuls."

Il souhaite exprimer sa méfiance de l'ergot et de ces soi-disantes forces armées qui doivent les secourir. Brodie a été failli par tous ceux qui ont croisé son chemin, hormis Scarlet. Il désire ardemment les sortir lui-même de cet enfer, comme un équilibre à la vie qu'il a prise, et une promesse du repos éternel.


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Jeremy Blaire
J'ai 46 ans et je vis //DONNEE CONFIDENTIELLE//, USA. Dans la vie, je suis PDG de la Murkoff Corp., une société de biochimie et nanotechnologies et je m'en sors impecc'. Sinon, grâce à mon travail à la fois prenant et hautement protégé, je suis célibataire.



Fanart de Jeremy Blaire :copyright: Red Barrels

Un mail.

Citation :
Monsieur Blaire,

J'ai de magnifiques nouvelles à vous annoncer. Je vous écris depuis mon ordinateur, dans la sécurité de mon bureau.
Nous avons réussi ! Le Walrider a été synthétisé avec succès sur le sujet Hope. Il est incontrôlable, mais je vous assure que vous n'allez pas être déçu : il est dévastateur. Jamais je n'avais vu telle machine à tuer, un monstre d'efficacité imprenable, je crois que l'Etat Major des Armées Américaines ne sera pas avare avec la Murkoff et votre serviteur. Le protocole demande à être affiné pour plus de sécurité, j'aime mieux vous dire que c'est le chaos ici, les personnes meurent par poignées. Mais qu'est-ce que la mort d'une petite centaine face à la création, enfin, du übermensch ?! Je renoue avec mes jeunes années, Monsieur Blaire, c'est extatique.
Selon le protocole, des forces armées ont été appelées pour réguler la situation, ils ont le plan vers mon bureau et viendront m'en extraire - je sais que nous pourrons ensuite construire de belles choses sur l'issue favorable de cette expérience. Je ne suis pas inquiet quant à ma survie, le Walrider ne s'intéresse pas à moi, nous pourrons probablement travailler sur cette donnée pour le rendre plus contrôlable.

Prost, Monsieur Blaire ! Rien de tout cela n'aurait été possible sans la Murkoff et vous !
Rudolf Wernicke

Jérémy sourit. Wernicke ne lui apprend rien - il intercepte tous les événements dans ses bureaux de la Murkoff depuis l'installation de Wernicke en 2009. Chaque appel. Chaque mail. Chaque caméra de surveillance. Des micros dissimulés dans les murs à l'insu de tous. Jérémy sait tout, mais peu de choses lui sont utiles là-dedans.

Il a surtout récupéré toutes les données relatives à la création du Walrider, homme et femme, n'étant pas étranger au grand potentiel de Paulina. Tous ceux qui ont connu l'asile sont des témoins dangereux et il veut les faire tuer, anéantir toute preuve de l'existence des tests. Au petit matin lorsque le Walrider aura tué tout le monde, il prévoit de mettre le feu au bâtiment pour couvrir la disparition des patients. Alors naturellement, il a intercepté l'appel aux forces armées, et il l'a annulé.

Chacun est livré à lui-même dans le mouroir de Mount Massive, et le Walrider fauche les vies autour d'un Wernicke aveuglé. Quant à Blaire, il prévoit de poursuivre le projet avec de nouvelles têtes, et plus d'ambition.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : Pyramid rouge
Les réactions du jeune homme ne sont pas appréciable du tout. Lui serrant la main avec une force dédaigneuse, de son dernier œil valide il le toise et lui offre un petit rictus. A quoi ressemblait-il ? Était-ce si laid ? Et Scarlet l’aimerais t-elle toujours malgré cette atroce balafre défigurant son beau visage de cinquantenaire ? En y pensant il se disait que certainement. A près tout, les cicatrices ne sont que la preuve du chemin parcouru, et les cicatrices plaisait au femmes non ? A vrai dire en pensant à cela à ce moment précis il eu d’avantage peur d’effrayer le fruit des entrailles de sa femme. Si son fils survivait à tout cela, aurait-il peur qu’il le prenne dans ses bras ? Rien que d’imaginer cette possibilité : voir ce petit être froissé par la peur… Cela le mit en colère et aussi assez triste. Il prenait  pleinement conscience de la folie qu’il avait de penser que Scarlet et le bébé survivrait. Les deux mourraient. Ou l’un survivrais mais pas l’autre … Il était impossible que ce fichu asile n’engloutisse pas le bonheur du haut directeur d’état.


- Inutile d’être démonstratif je vois de quoi vous parlez.

Fait-il en fermant un peu l’œil qui lui reste un instant. Ecoutant son nom il se souvenait avoir signé avec sans plus d’intérêt que cela son contrat d’entrée ici. Si il s’en souvenait c’est bien parce qu’effectivement cela ne faisait pas très longtemps qu’il était ici et donc inexpérimenté. Hum Lui faire confiance pour ramener Scarlet et son fils était risqué. Il fallait d’abord un genre de test. Un test qu’il pourrait faire pour lui prouver son utilité ou son inutilité dans tout ce chaos. Reprenant sa main il ne répond pas grand-chose à sa réponse pour lui indiquer son nom.

- Matthews Herald… D … Oui.

Puis sur ces mots s’en suivent un silence glaçant alors qu’il distingue a l’écran un ancien docteur ayant perdu l’esprit ici… Il n’y en avait qu’un et tout le monde le connaissait. C’est tristement, un rictus en coin qu’Anibàl constata qu’il avait eu a son grand bonheur réussi a trouver des ciseaux pour jouer au docteur. Il était un des plus dangereux ici, il le savait. Et lorsque les lumière s’éteignirent… Les dés étaient lancés. Il faudrait faire preuve de finesse et d’intelligence et se retirer au bon moment. Anibàl connaissait par cœur les dédales des couloirs de l’asile et tout ses secrets… Il lui serait aisé de faire le minotaure et d’abandonner Matthews à sa propre mort si il n’avait pas le talent nécessaire de lui rapporter ce qu’il souhaitait. D’abord il faudrait rendre ce David un peu plus Goliath...Trager avait du bon, il avait donné une bonne idée au directeur qui se levant d’un air décidé commença à vérifier se armes et ses munitions. Vérifiant le couloir d’un coup d’œil le temps est compté.

- Visiblement, on va devoir se débrouiller un peu… Attendre les secours ne suffira plus.  

Sortant de la pièce en premier dos au mur et techniquement super entraîné, il ne louperait pas sa cible si quelqu’un venait à leur fondre dessus avec une psychotique rage de haine. Vérifiant que Matthews le suivait il se dirigeait vers les locaux électrique et quand ils furent devant un panneau au mur qui décryptait les différentes salles. La il pointa du doigt « Local ELECTRIQUE » en regardant son comparse pour lui faire comprendre ou ils allaient et ou ils se retrouveraient si ils venaient à être séparés.

Avançant, du silence émerge une forme d’effroi, quelques bruits se distinguent mais ils sont lointain tandis qu’Anibàl commence à descendre les escaliers menant au local électrique. A sa grande surprise, la porte y est ouverte… Ce qui veut dire que se promène dans les noir des variants… Il faudrait faire attention… Fermant la porte doucement Anibàl regarda Matthews puis chuchota.

- Des variants sont a l’intérieur a l’évidence. Il fait complètement noir et il nous faut un moyen de nous déplacer sans être repéré. J’ai un caméscope a vison nocturne dans mon bureau, vous voudriez aller le prendre rapidement, je retiens la porte au cas ou ils voudraient sortir.

Il souriait un peu en pensant au caméscope qu’il avait subtilisé a un petit curieux de première qui pensait pouvoir traverser les couloirs psychiatrique avec ça dans les mains… Quel fou. Cette première mission pour Matthews était une façon de voir si il était capable de se débrouiller un peu seul et surtout si il était capable d’avoir du courage.

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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art
Le regardant, le touchant, le tenant il est là physiquement et pourtant non. Ce n’est pas lui ce n’est plus lui mais pourquoi ? Est-ce sa faute à elle ? Absolument. C’est sa faute et elle pleure devant lui qui ne ressent rien d’autre que de la douleur vu ce qu’il y a dans ses yeux de glace pilés. Baissant les yeux à sa non réaction elle retire doucement sa main baisse les yeux au sol et du revers de sa manche essuie ses larmes hormonales idiotes et ridicule. Son silence ces réactions qui ne sont pas lui sont des centaines de surin rouillés et noué entre eux pour ne former qu’un glaive qui lui transperce le cœur. Que croit-elle ? Aux contes de fées ? Aux tout ira bien alors qu’on est au jugement dernier ? Idiote, stupide, elle déteste s’être laissé aller a ses émotions et le cœur arraché elle s’enferme. Elle s’enferme en elle comme elle l’a toujours fait. Une magnifique statut d’ange au cœur de pierre et au versant diabolique dans le cœur de tout ceux qu’elle a transpercé. Se tenant le ventre elle à mal, mal au cœur au ventre. Elle ne rêve que d’une chose. Une seule chose c’est d’être loin d’ici, loin de tout ça. Qu’avait-elle fait ?

Écoutant ses mots comme si il venait d’un robot conditionné elle s’éloigne de lui et va a la porte après l’avoir gratifié d’une caresse sur la joue.  Il souffrait, il souffrait tellement. Ses mots étaient peu mais il était là… Douloureux dans son cœur qui l’aimait profondément.Les lumières vacillent encore et il a raison, il faut partir. Un hurlement d’effroi lui indique que tout ne se passe pas bien pour son ergot et soudain elle prend conscience dans quel danger elle s’est fourrée. Le seule avantage qu’elle avait c’est que le Walrider dans la tête de Billie Hope ne lui ferait jamais aucun mal ayant conservé ce rôle de presque mère pour lui avant tout ce cauchemar. Elle l’avait calculer aussi pour éviter d’être une cible dans une moindre mesure… Sur l’instant ce n’était pas Billie en Walrider le plus effrayant mais les autres… Tous les autres qui dans le désastre induit y voyait une cour de récréation gigantesque ou une purge permettant tout. Tout a coup plus paniquer elle se força a reprendre son souffle et alla vers Paulina pour la prendre comme elle pouvait dans ses bras, mais elle peinait.

- Allons-y nous devons rejoindre la surface rapidement...

D’ordinaire elle n’aurait pas la force de porté Paulina malgré qu’elle soit légère mais là… enceinte qu’elle était elle la reposa rapidement en soupirant. La peur gagnait et elle ne savait plus quoi faire  ni ou aller… Son plan était précis certes mais tout un tas de valeurs inconnus flottaient autour d’eux et c’était terrifiant. Laissant a Brodie le soin naturel de porter Paulina elle part au devant en essayant de garder son sang froid et sa confiance en elle, même si après tous ces évènements terriblement triste elle se sentait plus que merdique… Réfléchissant un peu elle a les cartes d’accès d’Anibàl et de la sécurité des sous-sol. Il ne lui manquait rien. Sortant la têt elle s’effraie des couloirs vide et sort enfin après quelques longues minutes de chaos. Le sang sur les murs et autre liquides sont les stigmates du chaos qui a explosé.
Détalant dans les couloirs à bonne vitesse tout en restant sur ses gardes comme une panthère menacé, elle choisit un détour qui leur permettra d’éviter la zone d’où elle avait entendu des cris. Un détour valait parfois mieux qu’un chemin plus court et infiniment plus dangereux… Arpentant les couloirs pendant quelques minutes ils restent assez tranquille, et Paulina dans les bras de Brodie dort encore a points fermés. Le silence règne entre les trois protagonistes mais alors que Scarlet va pour tourner  à droite, le seul couloir possible d’accès elle y distingue au bout Chris Walker…
Ravalant sa salive en une inspiration elle recule contre Brodie pour rester dans l’angle du couloir. Il semblait se réjouir d’avoir éclaté le crâne d’un homme armé et d’un coup d’oeil furtif elle réalisa qu’il approchait. Une sueur au front elle se précipita dans une salle de soin vide pour se cacher dans le noir derrière la table de soin. Elle espérait qu’il ne les voient pas. Car elle savait. Elle savait qu’il ne la louperait pas si il la voyait…

***

- Monsieur Walker. Pourquoi agressez- vous vos collègues de bloc ?  


Elle était dans son bureau d’échange de psychothérapie assise comme la reine d’autrefois qu’elle était. Face à lui qui était enchaîné aux chevilles, au cou et aux poignets. Il n’avait aucun moyen de l’atteindre, elle le savait alors elle agissait sans peur. Elle l’agaçait elle le savait. Il n’aimait pas les femmes et en avait tués plusieurs dont sa pauvre mère qui le battait enfant. Mais ça elle ne le savait pas. Il ne répondait pas et elle attendait en le regardant. Cela faisait plus d’une dizaine de séances qu’il ne disait rien, qu’il ne faisait que la regarder d’un regard bestial et meurtrier.Et elle avait beau avoir organisé une dizaine de changement de thérapeute il ne disait rien. Il était schizophrène et entendait de multiples voix qui l’ordonnait de tuer tous les petits cochons qu’il y avait sur terre mais il était résistant aux médicaments, très résistant. Et c’était à Scarlet qu’il devait les terrible séances de sismothérapie avec le docteur Trager quand il exerçait encore et que personne ne savait qu’il faisait les thérapies aux patients sans anesthésie préalable et de façon non thérapeutique. Lorsqu’elle l’avait appris… En revoyant Chris Walker il lui avait dit :

- Un jour, je vous tuerais. Petite truie...

Dans ses yeux elle n’avait pas vu sur le coup le danger de ses propos.. A l’époque ne soupçonnant en rien comment que l’asile de Mount Massive pourrait tomber dans un chaos lui permettant de se venger…

***

Et pourtant, aujourd’hui en le voyant dans ce couloir, libre, le sang et des morceaux de cerveau d’un homme sur les mains elle reprit conscience de cette promesse glaçante qu’il lui avait fait… Recluse derrière la grande table de soin avec Brodie, elle tremblait mais tentait de garder son calme au maximum. Ils étaient bien cachés et du couloir il ne pourrait pas les voir… Seulement il huma l’air et là. Scarlet détesta être une femme qui sent bon

-Oh…. Je te sent… je… tu es donc là… petite truie…  Je reconnaîtrais ton parfum entre milles...

D’un geste puissant du bras il ouvrit la porte dans un bruit fracassant et le bruit de l’impact fut si fort que les murs en tremblèrent un peu et fit sursauter Scarlet qui les mains sur le ventre fermait les yeux alors qu’en criant d’effroi elle sentit la main gigantesque de son ancien patient saisir l’un de ses bras pour la soulever face a lui et l’observer. Il distingua son ventre et rigola.

- Et la truie est enceinte...

Le visage pleins d’horreur et de stupeur il la balança plus loin et elle s’écrasa sur les fesses, protégeant son ventre comme elle pouvait, heureuse de ne pas être tombée dessus. Elle regardait alors son agresseur tandis qu’elle était engloutit dans son ombre au sol de la lumière du couloir qui éclairait son dos.

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Matthews Herald
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Le malaise remonte la colonne de Matthews alors que les plombs sautent pour de bon la sécurité de leur cachette. Que des forces de l'ordre soient en route ou non, il est évident que les deux hommes ne pourront pas les attendre inactifs et que leur salut passera par la réactivation de l'électricité ou tout du moins de ce qui peut en être sauvé - c'est la théorie, véridique au demeurant, appuyée avec sagacité du directeur. Le docteur Trager a en effet eu l'air de saccager le panneau électrique, mais retrouver ne serait-ce que de la lumière est indispensable, et le risque semble alors bon à prendre. Anibàl prend la tête de l'opération au soulagement du jeune vigile qui, décemment, n'était pas préparé à une apocalypse de cet ordre.

L'assurance de son aîné surprend d'abord Matthews qui le pensait cantonné aux petits bureaux sages et postes couvés, mais sa posture ramassée et vive, attentive quoiqu'entreprenante ne laisse aucun doute quant à son expérience des situations critiques et du déplacement d'équipe. Manifestement, Matthews n'a pas le même entraînement face à ce degré de danger - il connaît les protocoles, il sait maîtriser l'ingérence d'un visiteur, mais progresser dans une zone où même les murs semblent vouloir votre mort, voilà une autre affaire pour un jeune homme banal. Sur leur chemin, ils longent les couloirs encore éclairés par la lune mourant au dehors, une nuit couverte qui n'offre que peu de lueur hachée par les barreaux des fenêtres ; des hurlements échoïques chantent leurs passages sans être adressés à eux pourtant, des sons déchiquetés ombrant les horreurs qui dansent partout ailleurs ; mais surtout, la peur étouffée de Matthews à chaque craquement de bois de voir la créature resurgir et le couper en deux.

Comble de l'enfer - aux yeux du vigile qui en a encore si peu vu -, le local électrique est bien sûr dépourvu de toute ouverture sur la lumière extérieure puisque niché dans le sous-sol, mais surtout, on distingue le murmure d'une activité au pied des escaliers descendants. Quoiqu'ils s'y attendent, puisque Trager est entré pour y couper l'alimentation, les deux hommes accusent le coup. Rien n'est facile dans ce cercueil à ciel ouvert refluant la vengeance des outrages qui lui ont été faits, et qui comme un animal battu s'échine à riposter contre son maître dans l'espoir qu'enfin on le laisse au repos. Mais Matthews lui, est-il bourreau ou victime ? Pourquoi cet asile ne peut-il pas recracher les innocents avant de mastiquer les décisionnaires ? Cet dame de ménage, écervelée puis violée dans sa mort, souillée par son propre matériel de travail après une course-poursuite effrénée pour sa survie, le méritait-elle ? "Pourquoi moi ?" concurrence plus vaillamment "C'est un cauchemar et je vais me réveiller." dans l'esprit de Matthews qui, à mesure que sa désillusion l'éclaire, tend à céder au défaitisme.

Anibàl le mets à l'épreuve, mais le jeune homme est trop nerveux pour le réaliser et à mille lieues d'imaginer pourquoi pareille évaluation. La solution du directeur pour lutter contre les ténèbres du local n'est pas martiale mais pragmatique : un camescope à vision nocturne est en effet un choix qui témoigne de l'intelligence du quinquagénaire. Une lampe de poche anéantirait la discrétion du binôme par un long faisceau lumineux, et assurément malgré leurs armes de poing ils ne feraient pas le poids face à ces fous furieux qu'une balle en pleine chair n'arrêtent plus - le camescope, lui, permet d'y voir sans se faire voir. Matthews acquiesce mais ne réalise pas l'ampleur de la tâche confiée avant de se retrouver esseulé dans l'épaisseur de son angoisse.

*

La coupure d'électricité prive Matthews de l'ascenseur et le bureau se trouve au quatrième étage de l'asile. Enchaîner les cages d'escalier n'est pas tant un problème, cependant l'entrée à l'étage de la direction a été scellée d'une une grille fermée - par une paire de menottes closes, à laquelle est accroché par le poignet le cadavre d'un collègue de la sécurité dont les jambes ont été brisées et la langue sectionnée. Probablement étouffé par son propre sang, l'homme gît un chapelet autour du cou - un employé a en effet un statut religieux au Mount Massive, le Père Martin qui parfois a de meilleurs résultats pour galvaniser certains patients très pieux que les psychiatres. Matthews pressent que la clef des menottes qui mène au St Graal caméscope de la direction se trouve en possession de cet homme atypique.

Au mur, un mot écrit usant la langue comme un marqueur : "Suis le sang des apôtres." Au sol, des flèches dessinées du même procédé. Secouant l'horreur de s'imaginer en lieu et place de ce collègue, Matthews se résigne à suivre les traces sanguinolentes qui l'accompagnent au deuxième étage.

*

Le jeune homme pousse avec attention la grille ouverte du deuxième étage qui bée son antre dans un condamnable crissement de ferraille. L'obscurité profite à Matthews qui se tapis entre les lits disséminés dans le couloir - l'un d'eux est noyé du sang d'un corps absent et goutte au sol en un rythme entêtant qui résonne avec fracas entre les tempes du vigile campé sur son flingue. Avoir vidé un corps adulte ainsi n'a pas pu être l'oeuvre d'un autre être humain, et l'éphèbe reconnaît là un fil conducteur aux assassinats de l'ombre. Le Walrider a sévit ici mais quand ? Est-il toujours là ? A-t-il libéré l'étage de ses déviants ? A la fois plus confiant et terrifié, Matthews continue à suivre les flèches qu'il a du mal à distinguer. L'odeur de mort emplit ses narines jusqu'aux neurones et harcèle son estomac d'une puissante répulsion. Sur un des brancards qui jonchent l'allée, il n'a pas le temps d'apercevoir un malade attaché qui se mets à hurler des propos indistingables et Matthews rue vers le mur opposé dont la porte s'ouvre en grand. Chutant sur le sol, il se mets lui-même à s'époumoner, tirant à l'aveugle dans ce désormais noir complet et finit par achever la victime d'une balle perdue.

Coupable d'avoir tant sonné l'alarme, il se mure derrière un meuble et tend l'oreille - rien, aucun son si ce n'est celui du rythme de son coeur cognant dans sa gorge. Ressortant de sa tanière, il constate que l'homme attaché au lit a lui aussi été privé de sa langue, et qu'au mur une nouvelle inscription vermeille susurre "Loue Dieu ou tais-toi à jamais." Plus aucun doute n'est permis quant à l'auteur des mutilations, et Matthews désormais tout à fait désarmé est contrit de continuer son chemin de croix.

Les flèches sanglantes l'accompagnent jusqu'à la pièce du fond, bureau du Dr. Trager, inaccessible aux habilitations D comme tout cet étage par ailleurs. Il l'ouvre de mille précautions, interrompus par d'incessants regards en arrière psychotiques, et est accueilli dans la pièce par un large courant d'air s'engouffrant dans les fenêtres grandement ouvertes. Le vent qui agglutine les nuages autour des rayons de lune tire et pousse les rideaux dans la pièce avec véhémence puis claque la porte derrière Matthews comme s'il était poursuivi par un fantôme. Il manque d'échapper un cri dans ce silence épais laissé par la tuerie du Walrider, mais s'en contient, acquérant malgré lui des réflexes de survivant. Le bureau est bien orienté et une magnifique lumière astrale vient caresser son désordre. Sur le mur, bien face au vigile entre les deux longues fenêtres, un nouveau message de sang : "Walrider est Dieu."

Matthews s'approche de l'inscription à défaut d'autre chose, abandonné par les flèches, et en proie au vagabondage perd ses yeux sur le bureau. Dessus, une clef minuscule caractéristique - celle des menottes. Réjoui de cette relative facilité, Matthews se précipiterait presque au-dehors pour enchaîner les marches quatre à quatre jusqu'au bureau du directeur. Son talkie walkie se mets alors à grésiller pour la première fois depuis, semble-t-il, des heures. Il ne reconnaît pas de suite la voix du Père Martin chantant une comptine pour enfants.

"Fais dodo, cola mon p'tit frère, fais dodo, tu auras du lolo.
Martin est en haut, ses fils sont féaux.
Trager est en bas, il chasse ton alpha ..."


Dans la précipitation de vouloir le faire taire comme d'obtenir des réponses, Matthews fond sur son appareil.

"Père Martin, c'est vous qui avez fait ça ?!
- Walrider est grand. J'écris son évangile. Un évangile ... d'une nature différente ..."

Une suée laboure les reins du jeune homme.

"Qu'est-ce que vous voulez dire ? Pourquoi ?!
- Tu es le témoin. Tu es venu chercher la caméra. Tu vas filmer Walrider : c'est cela l'évangile dont je parle. Walrider est venu te nettoyer le chemin jusqu'à la clef parce que c'est ton destin."

Et puis plus rien. Matthews interroge extatiquement le combiné maudit qui lamentait à sa ceinture mais personne ne lui réponds plus. Le Père Martin, rendu fou comme les autres et conditionné dans sa croyance, prend Matthews pour un apôtre et le Walrider pour Dieu. Il désire obtenir la trace du Walrider qui prouvera à tous qu'il existe bel et bien une divinité dans ce monde de chair - pour cela, il est prêt à tout.

Soudain, une nouvelle phrase fait tilt dans l'esprit du jeune homme. "Trager est en bas, il chasse ton alpha." Pourrait-il s'agir de ... Anibàl ? Matthews empoigne la clef et rejoint à la hâte, ignorant l'enfer sanglant des corps littéralement implosés autour de lui par le Walrider, le bureau du directeur. Il cherche à obtenir ce camescope au plus vite pour retourner à son supérieur dont il a, disons-le, cruellement besoin pour sortir vivant.


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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Spoiler:
 
Des hurlements leur parviennent mais l'ergot ne revient pas. Avec sa disparition s'essoufflent les espoirs d'une armée, libératrice ou vengeresse, venant les extirper de leur confinement. Plus le temps passe, plus Brodie enrage de cette double cellule de ciment et d'hallucinations. Plus le temps passe, plus Paulina menace de s'éveiller dans une nouvelle syncope violente. Que ferait l'infirmier si les deux femmes se mettaient à se battre ?

Peut-être rien.
Ou les achever toutes les deux.

Scarlet, miroir de son mari là-haut, prend la juste décision de se mettre en mouvement ; la porte blindée du bunker accouche de la future maman et sur la rondeur de l'épaule de Brodie branle le corps sans vie de Paulina. Les couloirs des sous-sols, zones éminemment confidentielles, sont littéralement creusés dans la roche et presque à nus - seul le sol est bétonné à plat et lézardent à leurs flancs des bandes jaunes fluorescentes. Les néons ne donnent presqu'aucune lumière, en sous-régime compte tenu de la pane générale causée par le Walrider, et règne désormais un silence de mort - expression à propos puisque de larges giclées de sang frais flattent les contours irréguliers des cavités et témoignent des massacres réalisés ici. Par endroits, des corps abandonnés sans tête. Brodie ne conscientise pas cette distinction de Chris Walker sur qui il a pourtant travaillé.

De façon générale, Brodie conscientise de moins en moins. Ses neurones continuent à se troubler et il mobilise toute sa raison à départager les délires de la réalité. Il n'est plus qu'un corps incapable de libre-arbitre et suit Scarlet sans autonomie ; une bête au poil tombant, constamment aux chevilles graciles de sa supérieure, le regard suppliant un peu d'attention, tragiquement instable et pourtant si dévouée. Purement absent, il ne réalise pas la menace qui pèse sur la flamme de sa vie, il la seconde sans même réaliser qu'il tracte Paulina depuis le bunker et vient se nicher avec elle derrière une table d'examen. Après les délires psychotiques qui l'ont secoué, et le temps passant l'éloignant des dernières injections salutaires de Scarlet, il retombe dans le brouillard de ses parasites neurologiques. Les cliquetis incessants, la vue trouble et distordue, les voix hurlant de toutes parts, les os urticants et la réflexion assourdie, il peine à comprendre. Il peine intensément à comprendre.

Quelque chose enfin tinte en l'infirmier. Alerté par le cri de sa supérieure, le frimas de son âme s'estompe soudain et toutes ses impatiences se dirigent vers un seul homme - Chris Walker. L'abject posant sa main sur Scarlet signe du même fait un arrêt de mort, qu'il s'agisse du sien ou de Brodie qui s'apprête à s'interposer. S'initie entre les deux hommes labourés par l'asile une lutte hors du commun, presque surnaturelle.

Abandonnant Paulina au sol, Brodie grogne un ronflement guttural qui roule ses glaires gravement. Il se jette dans le dos de Walker qui, tout à sa chasse, ne s'attend pas à un adversaire et se saisit de lui le tractant en arrière avec puissance. Le géant recule ainsi de quelques pas avant de se retourner pour empoigner les épaules de l'infirmier, l'écrasant d'une force incroyable dans la paroi cimentée du mur qui s'affaisse pour envelopper la forme de Brodie. Ce dernier parvient à grésiller à l'intention de Scarlet "Partez !" avant que la large main de Chris ne vienne enserrer sa gorge avec autorité.

Vanda ... Est-ce donc cela que tu as vécu quand je t'ai tuée ?

Mû d'un instinct de survie furieux, animé d'un système nerveux aiguisé et incapable de capituler, l'infirmier déjà gonflé par la strangulation observe un réflexe providentiel en nichant son pouce dans la cavité nasale du malade. Le géant, auto-mutilé à cet endroit, s'y était retiré tout le cartilage par névrose d'hygiène - il s'arrachait la peau ne se trouvant jamais assez propre - permettant à son rival de lui infliger une douleur intense l'obligeant à reculer.

Ainsi libéré, Brodie profite de la distraction souffrante de Walker pour se jeter sur lui et le plaquer au sol. Plus agile et nerveux que l'énorme masse de muscle, il se lève avant lui et fait basculer sur le monstre une lourde armoire de dossiers toute en fer. Brodie s'arrache ainsi le temps de se saisir de Paulina à la hâte pour la jeter nonchalamment dans le couloir où elle rejoint Scarlet refugiée. Malheureusement, Chris est déjà debout et acharné à tenir ses promesses de meurtres. Sans perdre davantage de temps contre un sous-fifre, il assène un violent coup d'épaule à Brodie pour l'écarter de la porte et s'apprête à fondre à nouveau sur la divine docteure dans le couloir. Encore, l'infirmier voit rouge et ceinture juste à temps la bête, la soulevant avec la force du désespoir au-dessus de sa tête, tout à la fois dans une manœuvre de lutte et une chute mal maîtrisée. Walker, plus grand que Brodie et ainsi soulevé, voit son crâne cogner violemment la table de soin toute en aluminium. L'infirmier lui y échappe et se ramasse sur le dos.

Profitant d'une profusion de sang émanant ainsi du crâne de Walker ouvert par la table, Brodie s'empare d'un tiroir en fer issu de l'écroulement précédent de l'armoire et martèle la tête de son ennemi avec un de ses coins, ouvrant la plaie et étendant toujours l'hématome, mais impuissant néanmoins à percer la boîte crânienne de ce surhomme.

Enfin, Chris reprend ses esprits et pousse une nouvelle fois violemment Brodie pour le distancier. Alors qu'il semble prêt à le défigurer et assassiner à coups de ses poings nus, que l'infirmier se garantit que ses souffrances s'achèvent ici des mains du géant Walker, trois balles viennent percer la chair massive du patient.

Soudain inerte, surpris, il s'écroule de tout son poids sur le jeune homme qui réussit l'exploit de s'en extraire. Levant les yeux, il constate que son sauveur n'est autre que l'ergot, grièvement blessé, transpirant à grosses gouttes ses derniers souffles.

"Les secours ne viendront pas."

Finit-il par lâcher comme le glaive d'une vérité sanglante.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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