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 Madness among us- feat Jo'

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Jo'
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Le signal se brouille, Brodie revient à son immatérialité alors que celle de Paulina, tentant de le serrer, se mélange à lui. Leurs sentiments et leurs subjectivités s'accordent sans se communiquer, comme deux cerveaux d'un même corps, ou créature bicéphale. Elle pleure mais lui perdu dans la confusion, propulsé dans ses chaînes de souvenirs, cherche avant tout à retrouver une stabilité. C'est elle qui la lui donne en les figeant sur un nouveau souvenir.

*

Un nouveau jour - avant, ou après ce baiser ? C'est le petit matin dans l'endormissement général du service. Brodie assoupit sa fluette patiente par un puissant sédatif qui doit la détendre jusqu'au moment T. Il est anxieux, lui aussi : c'est toujours, toujours, un moment particulièrement éprouvant. Il va l'accompagner, vivre avec elle sa torture, mais alors qu'elle sera folle et tourmentée lui devra rester sain et assumer ses soins. C'est difficile pour le jeune homme de voir ses patientes être mises à ce supplice infini, les voir se défaire de leur humanité, mais c'est plus ardu encore lorsque c'est Paulina. Paulina qui ne devait pas souffrir ce traitement, qui devait rester humaine, qui toujours devait rester celle qui le déploie et l'accueille et le panse. La seule qui ne le fait pas sentir minable ou monstrueux, un peu dans son esprit torturé parce qu'elle lui semble plus minable encore. Cette empathie est donc très égoïste, néanmoins, c'est tout de même la pitié qui le pousse à être si prévenant. Une pitié pure et humaine d'un homme doux mais dérangé.

Qui plus est, le challenge est grand pour l'infirmier : il va travailler sous les yeux de Scarlet qui lui a expressément demandé d'être particulièrement tendre avec Paulina. Double peine - faire son travail avec rigueur, avec douceur, malgré la douleur. Comment garder son sang-froid, lorsque cette femme qui l'aime hurlera, et cette femme qu'il aime  évaluera ? Toute son angoisse lui dévore la trachée en remontées acides alors qu'il rejoint sa supérieure en salle de test.

Grands dieux, il est fou d'elle - fou, oui, voilà le terme. Elle fume avec somptuosité et Brodie n'ose pas même rêver être cette cigarette au coin de ses lèvres - il ne vaut même pas le moindre petit objet qui a su un jour faire partie de sa vie. Son sac, sa brosse à cheveux, diable son rouge à lèvres. Elle a habillé son visage de rouge, fidèle à elle-même, cette couleur violente et passionnelle, riche, vivante, vibrante mais jamais vulgaire. Tout le contraire de Brodie et ses camaïeux de gris - aussi, le contraire de Paulina. Elle est au-dessus de la fange boueuse, forte, indépendante, libre - il le pense. Un astre ou une déesse, infiniment supérieure, si supérieure qu'elle leur fait honneur en daignant les apercevoir.

Il installe Paulina tremblante et gelée sur le fauteuil de test. Sa panique devient plus palpable mais Brodie l'ignore tout à fait alors que Scarlet les rejoint avec application. Elle sangle la patiente de plus en plus agitée, se penchant vers elle, et l'infirmier ne peut que s'imaginer à sa place, prêt à subir toutes les horreurs pour s'emplir encore une fois de sa senteur entêtante. Quelques considérations de la docteure tempèrent les remords de l'infirmier prêt à mettre au supplice la jeune Paulina qui désormais, en dehors de toute réalité par l'angoisse et les médicaments, l'appelle comme une sourde entre deux sanglots mutiques.

Ce n'est que lorsque la supérieure quitte la pièce que Brodie, réunissant ses esprits ébranlés par le vermillon de sa bouche, parvient à rassurer la patiente. Il s'assoit à côté d'elle toute harnachée et prend sa main dans la sienne comme il l'a fait pour tant d'autres. Lui aussi a peur, mais pas de l'inconnu, de ce qu'il connaît. Ayant enfilé une insuffisante protection, il sait qu'il se prendra encore de plein fouet les effets du traitement d'onde ; que l'écran l'hypnotisera comme il le fera pour Paulina, qu'il ressentira les vibrations par procuration, que son cerveau et ses os vont prétendre à nouveau lâcher alors que de furieuses visions percuteront ses sens. Rien que d'y penser, le cliquetis se mets en marche dans sa tête.

Il ne rassure pas davantage Paulina que quelques caresses du pouce sur sa main, mécaniquement. Il est lui-même trop paniqué.

*

Elle est dans notre dos et je pense qu'elle me regarde pour me donner de la force, mais en réalité je sais qu'elle a plus probablement les yeux sur ses écrans qui lui donnent les constantes de Paulina. Derrière la large plaque étudiée pour l'épargner, divine Mme Elkins s'apprête à actionner les commandes de notre souffrance imminente tandis qu'à côté de moi, la malade vibre plus qu'elle ne tremble.

Les lumières se tamisent - ma tête coule au fond de ma gorge. Le souffle rauque de la machine se lance - je sue allégrement au niveau des tempes. L'écran joue sa lumière et je devine à Paulina arc-boutée sur mes doigts que les électrodes entament doucement leur affaire. C'est simplement horrible, et je ne souffre pas la moitié de ce qui lui est asséné. Il semble que l'image pénètre tout mon être par les yeux, qu'elle se niche derrière eux pour mieux les exorbiter, qu'elle noie mon cerveau par ses images psychédéliques. La nausée me prend jusqu'aux narines tandis que Paulina me partage malgré elle le traitement qu'elle reçoit de son équipement.

Des images défigurées devant mes yeux. Des sons d'outre-tombe dans ma tête. Une épaisse pâte de glaires derrière ma langue. Il est ardu de tenir le cap, moi-même secoué par la séance, mais aussi troublé par les gémissements douloureux de Paulina - qui bientôt se transforment en cris. Ses doigts se crispent sur les accoudoirs à en presque décoller ses ongles. Toute ma chair me gratte impérieusement, dedans, dehors, chaque pore de ma peau transpire sa démangeaison douloureuse, comme parcouru par des milliers de petites pattes griffantes. Mes organes eux-mêmes se tordent, il semble que mes os s'effritent avec fracas et j'ai mal, si mal, dans chaque parcelle de mon être.

Tout à fait ébranlé.
Tout à fait torturé.
Mais je tiens cette main avec abnégation apitoyée.
Puisqu'elle me regarde.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Pyramid Rouge
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence  , je suis irrésistible.
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???
Zarnala-Deviant Art
La dernière chose qu’elle s’était permise de faire était une caresse sur la joue de son mari et lorsqu’elle le fit, en le regardant elle ressentit tout ces sentiments qu’elle retenait depuis des mois et qui venait s’entrechoquer contre leur contraires… L’amour, la haine, la colère, la passion, l’affection, la peur, la joie. Et sur ce dernier sentiment qu’elle pensa elle posa sa main à son ventre souriant faiblement. Puis le tic tac incessant de l’horloge sur le mur la ramenait à la réalité. Brodie. Paulina. Ils devaient souffrir le martyre où qu’ils soient dans ce maudit asile. Se levant d’un air décidé, elle laissa là Anibàl et s’enquit d’un plan de l’asile et de tout ses souterrains que seul le  haut directeur possédait. L’analysant un peu en fronçant les sourcils Scarlet pris le temps d’échafauder son plan au mieux afin de récupérer ses protégés. Dans quelques heures, l’asile serait sans dessus dessous. Là était le plan : Descendre comme une ombre dans les sous-sols, prendre le contrôle de l’enceinte de sécurité et contrôle des matières dangereux, galvaniser les données de la cabine de Hope pour qu’il synthétise plus vite le Walrider. Limiter l’énergie pour qu’ils soient obligés de faire descendre Brodie et Paulina. Parfait. Ça c’était la théorie, la pratique serait sûrement tout autre malheureusement.

Remontant à son bureau à la vitesse grand V elle se démaquilla et se tortura en s’attachant les cheveux sans plus d’attention que cela. Personne ne la voyait ainsi alors si cela venait à arriver personne ne remarquerait qui elle est, et c’était parfait. Prenant d’autres vêtements piqués sans difficultés à la lingerie avec quelques battements de cils sérieux et langoureux au personnel s’occupant du linge, elle les enfila et Scarlet la vraie et l’unique était en sommeil... Regardant le plan et essayant de le mémoriser, elle le plia dans une poche se saisit d’un gilet pare balles finement réalisé et pas moins efficace pour l’enfiler avant de prendre son arme et quelques munitions.
Empruntant des recoins secrets, elle avait la carte d’accès de son mari, rien ne lui serait censuré et comme une araignée venimeuse elle s’insinuerait dans cette mascarade tel un lent poison…

* * *

- Hum… monsieur Wernicke on à un problème.

Un homme par delà les vitres de sécurité autour du moteur, affairait au contrôle d’un des écrans s’était tourné vers le fauteuil du mal en point et vieillissant docteur qui ne dirait pas son dernier mot et regardait la scène avec admiration. Mais perturbé par les secours demandé par l’un des personnels il s’avança à lui pour ouïr l’objet du problème afin de lui donner les directives pour le résoudre. Les choses allaient trop bien et pour Wernicke c’était aujourd’hui son heure de gloire, finis les recherches, finis le cinéma avec le diable, finis le cinéma avec l’extérieur. Aujourd’hui Rudolf Wernicke deviendrait le scientifique détenant la plus grande arme de destruction de masse du monde. Cependant cela serait à moins qu’il résolve le problème rencontré par un sbire.
S’approchant doucement il constata l’écran en attendant les explications du petit scientifique tremblotant, de peur de recevoir les foudres du maître des danses.

-En fait, je crois que le patient C à eu besoin de trop d’énergie d’un coup pour tenir le Walrider. Les machines ont dûent prendre beaucoup plus d’énergie pour le garder sous contrôle. Cependant maintenant, l’énergie du moteur morphogénique est sectionné. Il faudrait qu’on concentre nos efforts sur l’un des trois patients car on à plus que 50 % d’énergie.

La mine grise, le vieil homme constatait effectivement la triste réalité de ce qu’avançait son collègue et subordonné. Celui-ci tourna son regard vers son supérieur en attendant sa réponse comme si il s’agissait de quelque chose d’ordre divin.

-Quels sont les donnés des patients ?

Le subordonné s’exécute et regardant un peu les écran de nouveau il fit quelques clics pour donner les précieuses informations demandée.

-Alors le patient A, Hope, masculin est à 86 % de contrôle et demande 50 % d’énergie. Le patient B, Gallinger, féminin est à 79% de contrôle et demande 67 % d’énergie, de plus il est à noter que le cerveau est très dégradé. Et le patient C, Moore, masculin, c’est celui qui pose problème il est à 95 % de contrôle et augmente très lentement et demande 87 % d’énergie.  

La réponse était évidente, il avait la solution mais il lui fallait l’avale de son supérieur absolument. Wernicke silencieux tirait une expression des plus sinistre à l’annonce de son subordonné, il voulait que ce soit C qui réussisse afin de coller sa réussite sous le nez de son ennemie de toujours pour la voir pleurer.  Billie semblait l’idéale solution, il demandait peu d’énergie et réagissait bien aux ondes. Serrant le poing Wernicke était pressé, il effleurait trop la victoire pour la remettre à plus tard et cela sera ce qui cause sa perte. En temps normal il aurait tout de suite pensé au sabotage mais la il n’y pensait plus assez. Se saisissant d’un téléphone dans un geste vif il composa tout de même le numéro du centre de contrôle des énergies et fluides.

-Barnes, que se passe -il ? Pourquoi l’énergie ne suffit plus ?!

Au bout du fil l’homme semblait calme.

- L’un des patients à déréglé le système, ses données était trop lentes et demandait trop de puissance la machine n'a pas supporté, je suis désolé. Je suis en train de voir pour réparer cela. Mais si vous ne souhaitait pas que la machine s’enraille il va falloir la mettre en travail minimum voir nulle.

Dit-il en regardant le bouton de l’énergie descendu à la moitié de la puissance par ses soins tandis que devant lui se trouvait une femme gagoulée de noir qui tenait un téléphone. Brandissant l’écran vers lui qui arborait l’image d’une femme faisant tranquillement sa cuisine tandis que sa tête était visé par un viseur de sniper… L’homme ne quittait pas des yeux le petit écran, sueur au front. Wernicke semblait dubitatif un instant et dû se résoudre à retirer les deux martyre de Scarlet… Il en donna l’ordre après avoir furieusement raccroché, ne souhaitant pas mettre la machine en repos complet.

- Parfait, Barnes. Merci pour votre coopération. Tenez voici votre récompense.

Sortant de sa poche une liasse de billet verts, alors que le sniper de l’écran du téléphone portable s’était visiblement retiré, l’homme certain d’être en paix, s’enfuit avec le fric, effrayé par le chaos qu’il allait éviter. Laissant la  femme vêtue de noir à l’intérieur, il lui avait donné toutes ses cartes de privilèges lui permettant ainsi d’avoir le contrôle désiré sur tout ce qu'elle souhaitait.

- Allez-y. Tuez-le.

Fit-elle au combiné du portable avant de raccrocher. Le doute n’était pas permis et cet homme était un chien de Wernicke et une pourriture, même si elle l’avait grassement payé il aurait pu parler ou devenir un problème. Scarlet avait horreur des problèmes alors il valait mieux les résoudre encore dans l’œuf.
L’homme détalant dans les couloirs jusqu’aux vestiaires hommes arrêta sa course là. Une balle silencieuse dans le crâne tandis qu’un homme pareillement vêtue de noir, le castra dans un casier avant  d’éponger la petite flaque de sang avec un t-shirt qu’il balança dans les douches pour retourner se terrer dans les conduits d’aérations.
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Une violente succion semble tirer l'âme de Brodie, alors élevée dans la voûte de la salle de test, depuis sa poitrine. Une attraction féroce, impérieuse, contre laquelle il ne peut rien. Cramponné à cette union formée par Paulina, il tente de s'opposer à ce nouveau changement qui le retourne sauvagement, mais elle paraît elle aussi tractée vers la lie au-delà de toute volonté. Peu à peu, sa descente aux enfers - comprenons par là, son retour à la corporalité - le dépossède des nouveaux sens qu'il a acquis : sa vue se brise sur les murs, son ouïe s'assourdit à la surface, il recouvre conscience de sa mortalité. Sa conscience voyage dans une ribambelle de souvenirs mêlés à des cauchemars, harcelée par les meurtrissures des femmes qu'il a soignées si bien qu'infligées, assaillie par des chimères virulentes qui entendent violer sa raison.

Surtout, il retrouve pied dans son corps, et la douleur reprend. Comme si on gavait son estomac jusqu'à éclatement du foie, comme un infarctus irradiant jusqu'à son épaule, une noyade dans ses poumons, une friabilité complète de son squelette. Une souffrance totale de retrouver cette enveloppe abusée par l'expérience, trouée dans tous ses pores, envahie par des tubes qui étouffent et fouillent l'intérieur, pressurisée par l'horreur d'accoucher de sa propre âme. Indescriptible, virtuellement inimaginable, un épisode à rendre plus fou cet homme qu'il ne l'était déjà. Par un miracle quelconque, ou une malédiction infâme, l'aventure Walrider s'arrête pour Brodie encore secoué par des visions irréelles. La bulle s'ouvre sur son corps nu et froid, on le débranche, le détache et on le laisse s'écrouler au sol, sur son flanc. Il lui semble que la fragilité de ses côtes cède sous le poids de la chute.

En face, Paulina subit le même sort, et Brodie comme il s'est attaché à elle dans son immatérialité tente en vain de se mouvoir jusqu'à elle à nouveau. Il ne parvient qu'à tendre une main dans sa direction, infiniment trop éloigné, et gémir une complainte inaudible dans le gloussement du sang dans sa bouche.

*

Du feu. Un étau. L'enfer. Walrider, Walrider, Walrider. Aucun mouvement. Le froid. J'ai mal, j'étouffe. Vanda, un meurtre. Paulina, sa bouche, Scarlet, le rouge, la cigarette. Un monstre, l'étau encore. Serré, aucun mouvement. Walrider. Je brûle, le feu dans le gosier, dans le coeur, dans le corps. Les yeux n'obéissent plus. Voient mal, ne voient plus, voient l'irréel. Regardent ailleurs sans que je le demande. Maman, tu ne m'aimes plus n'est-ce pas ? Walrider, Walrider. Les murs se décollent, j'entends qu'on marche, des hauts talons, des verres qui trinquent. Toute une fête autour de moi - mais rien, personne, juste les bandelettes de mur qui se décollent et dansent. Les murs font la fête. Ils font la fête sur moi, trop lourds, m'empêchent, l'étau, suffocation. Walrider. J'ai mal, si mal, des diablotins viennent et arrachent des lambeaux de chair. Je revis le baiser de Paulina, et toutes les séances d'onde que j'ai faites pour elle et les autres. Toujours je revis cette douleur, plus fort encore. Ca fourmille dans ma tête, je n'entends plus que la fête et un bruit blanc assourdissant. Ma vue tangue, ou c'est le carrelage qui se joint à la danse ? Le sol disparait, mais sur quoi suis-je allongé ? Sur ma douleur, tapis de douleur, Walrider, Walrider, Walrider. Visions du passé, de l'avenir ? Horreurs, toujours, naguère, maintenant. L'enfer et le feu. Du corps, de l'esprit, conscience qui s'échappe et virevolte. Conscience qui s'enfonce dans la fête des murs. Paulina, je tente de l'atteindre avant de perdre conscience. Je ne sais rien dire, rien bouger, rien conscientiser. J'espère mourir enfin.


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Matthews Herald
J'ai 24 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis vigile pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma frivolité, je suis célibataire.



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Une journée classique pour Matthews. Il est venu dans son uniforme, a déambulé dans le hall pour sa ronde arme à la ceinture en dissuasion, on ne lui demande guère davantage. Il ne sait rien de l'horreur qui se trame sous terre en ce moment même, il ne se pose pas la question, il n'est tout simplement pas "habilité" à recevoir ce genre d'informations. Il mets cela sur le compte du secret professionnel et s'imagine, comme l'intégralité du monde extérieur et comme une bonne partie des employés de cet asile, qu'on n'y fait que soigner des pauvres gracieusement.

Une perturbation des lumières a attiré son attention, une variation d'ampérages dans les ampoules qui l'ont distrait. Un mauvais pressentiment - Matthews n'est pas encore tanné par les étrangetés latentes comme ses collègues qui haussent les épaules. "Tu sais, c'est un vieux truc ce bâtiment" qu'ils lui disent.

Et c'est vrai, se dit le jeune vigile. Bâtit en 1950, et malgré un plan de modernisation en 2005, on peut imaginer la fragilité des installations. Matthews ne se doute vraiment de rien. Et on aurait aimé que, pour lui au moins, ça dure.


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Pyramid Rouge
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Paulina

Gallinger
ID 197-PG

J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


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 superschool48 -Deviant Art

Les souvenirs devenant insupportable, la réalité était en train de la rattraper, la réalité émergeait de son inconscient comme une marée noire qui engloutissait toute son âme. La douleur.La douleur.La douleur. La souffrance. Son cœur sautait la serrait si fort qu’elle sentait tout son corps incapable de faire quoi que ce soit. Son esprit, collé à celui de Brodie est aspirée dans la réalité de son corps douloureux arrachée à cet affreux retour à la réalité qu’elle ne se décide a voir que comme un cauchemar.  La conscience revenant, tout est flou et déformé plus rien n’a de sens. Tout ce qu’elle sent c’est la douleur qui serre son coeur. Cette douleur la serre si fort, elle suffoque plus rien ne fonctionne et elle s’écroule au sol comme un fœtus mort de girafon. Et elle est là, cliniquement morte au sol alors que Brodie tend sa main vers elle en bredouillant. Elle ne l’entend pas elle est morte. La réalité avait été trop dur pour son petit cœur de lapereaux apeuré et non aimé à sa juste valeur.

- Monsieur ! Elle ne respire plus !

Tournant la tête Wernicke sourit un peu et son sourire veut tout dire. Et son sourire elle voit alors qu’elle flotte au dessus de son corps. Le bruit est blanc et elle n’entend que partiellement ce qui se dit autour d’elle. Tout ce qu’elle à c’est froid. Tellement froid. Mais à mesure qu’elle reste là au dessus de son corps elle ne ressent plus le froid et voit une ombre noir semblable à une nuée de cauchemar autour de Brodie. Elle le regarde et la peur monte toujours en elle. Non elle ne veut pas flotter… Elle ne veut plus flotter parmi le cauchemar qu’elle avait déjà rencontré et qui avait partiellement pris le contrôle de sa psyché… Effrayée alors qu’un infirmier plus vaillant qu’un autre ne peut s’empêcher l’empathie de faire un massage cardiaque elle à peur et essaye de fuir. Tout se mélange dans sa tête. La main de Brodie tendu vers elle, le sourire de Wernicke transpirant de l’ordre inhumain de la laisser pour morte, sa colère contre le diable, sa colère contre Finn sa colère contre tout ceux qui l’ont toujours crue faible.

Incapable de bougée et même plus branchée en toute parts aux ondes elle se croit protégé en y pensant alors elle se cache derrière cette espérance pour  s’imaginer en sécurité lorsque l’ombre noire sans hôte fixe fonce sur elle. Elle ferme les yeux et sent sa tête bouillonner.  Elle crache de l’eau, elle à un corps elle est en vie et elle a de nouveau mal et froid. Elle regarde en l’air et ne voit plus l’effrayante fumée noir mais elle entend des chuchotements dans sa tête et elle commence à stresser.

- Nan. Nan. Ou suis-je ?! Ce n’est pas réel je suis morte oui je suis morte je n’ai plus rien…  Je vois la faucheuse, elle est assise elle m’attend la bas...

Elle fixe Wernicke, puis Brodie et le voit en bleu et comme si il était lumineux. Son chevalier des cendres… Il est vivant et on le traîne sur une civière dans d’autres lieux. Elle doit le suivre mais avant de pouvoir se lever la mélasse noir revient et s’empare de son corps, elle s’allonge, tout est flou et déformé la masse prend le contrôle et son corps n’est plus qu’une masse que les infirmiers contrôlent à leur guise.

- Eh bah… heureusement que j’avais de quoi la calmer… Faut croire que la machine l’a pas complètement anéantie...
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence  , je suis irrésistible.
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???
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Un sourire aux lèvres, Scarlet rejoins sans peine le centre de contrôle des caméras alors que deux hommes gisent là au sol. Caressant son ventre en regardant les images elle se demande ou vont êtres emmenés ses martyres. Ça, elle ne pouvait le prévoir et ça l’agace. Que faire ? Le temps était compté, Billie Hope d’ici pas plus d’une heure serait l’hôte du Walrider et celui-ci détruirait tout pour sûre. Car oui, Scarlet avait longuement prévu toute les éventualité et la force du Walrider était instable, Wernicke ne serait pas longtemps en capacité de le retenir et elle se réjouissait de le voir languir. Silencieuse, froide comme la glace et aussi aiguisée qu’un couteau  elle avait du mal a supporter la cagoule qui lui graissait les cheveux. S’allumant une dernière cigarette elle la déguste tranquillement en se caressant toujours le ventre. Au final peut-être que tout ce chaos tuerait pour elle ce qu’elle disait ne pas vouloir. Si seulement. Le destin serait plus cruel avec elle mais ça elle ne le savait pas. Oh fume, Scarlet, fume, tu pleureras tant plus tard d’avoir fait cela…

Écrasant sa cigarette sur le poste de contrôle elle se glissa dans les couloirs et sa cagoule dans la poche une arme a la main avait l’air d’un gardien tout a fait normal. Parcourant les couloirs sans difficultés, tout le monde était affairé a ses petites affaires tandis qu’elle rejoignait les chambres ou avait été posté Paulina et Brodie. Elle avait arrêté les caméra et de toute façon  plus personne ne pourrait donner l’alerte à Wernicke. Scarlet avait gagné ou presque…

* * *
Devant les donnés de Billie Hope qui atteignait le paroxysme de leur idéalisation, Wernicke trépignait comme un enfant allant recevoir son cadeau de Noël. Pendant ce temps une voix électronique féminine avait lancé un décompte.

- Synchronisation des corps dans 10min.

Puis a mesure que le temps poursuivait son inépuisable course, le robot donnait le décompte devant la jouissance non caché du docteur vieillissant  souriant comme un pervers devant la peur de sa proie et sa victoire personnelle imminente. Personne n’était prêt. Pas même lui…

* * *
Aux cotés de Brodie Scarlet était assise. L’observant dormir, elle avait de la peine de constater la dégradation de son état physique et s’effrayait déjà de son état mental. Voilà pourquoi elle ne retira pas la contention aux poignets de Paulina et Brodie. Devant lui elle se sentit mal. Qu’elle regarde du coté de Paulina ou du coté de son fidèle infirmier elle ne voyait que le résultat de sa terreur. Terreur qu’elle avait depuis longtemps accepté mais Scarlet n’en restait pas moins une humaine et elle même ne savait même pas pourquoi elle les appréciait réellement, mais eux, elle ne pouvait pas les laisser mourir ici… Lui caressant la joue elle espérait que bientôt il se réveille et soit plus sain qu’elle ne le pensait.  Préparant  de quoi les shooter un peu si il était en état d’hystérie, elle leur avait posé une perfusion pour qu’ils s’hydratent ce qui les aiderait certainement à reprendre les pédales du vélo de la réalité… Le temps était compté et ils en avaient peu. Les lumières vacillait de plus en plus et prise de court Scarlet prit une décision radicale.

- Cobbs, viens m’aider… Tout de suite.

Moins d’une seconde suivant cette demande au combiné, déboula du conduit d’aération l’homme en noir. Il était grand et sa carrure imposante. Il ne parlait pas et confirma cependant à Scarlet que l’accès était libre vers le bunker secret construit par sécurité mais non dévoilé au personnel ici que pour Anibal. Là, ses protégés auraient le temps de reprendre leurs esprits avant de fuir l’enfer qui se déroulerait ici. Le plan fonctionnait pour le moment. Les forces de l’ordre réussirait a reprendre le contrôle comme elle le prévoyait dans quelques autres heures quand elle donnerait l’alerte.

* * *

- Synchronisation des corps effectué.

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patrick

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Matthews Herald
J'ai 24 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis vigile pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma frivolité, je suis célibataire.



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Une panne informatique inexpliquée étonne enfin les collègues de Matthews après encore quelques perturbations de la lumière. Des protestations s'élèvent du fonctionnaire derrière le comptoir central posté dans le hall, et c'est alors que le jeune vigile s'intéresse à cette anomalie qu'une secousse les fait vaciller - de là, tout est allé très vite.

Dans l'anxiété générale, l'électricité défaille totalement, plongeant le personnel dans l'obscurité tamisée des loupiotes-veilleuses de sécurité. Des hurlements étranglés remontent du talkie de Matthews qui, à peine distrait par l'horreur éraillée du grésillement à sa ceinture, n'a pas le temps de poser les yeux sur son collègue qu'une ombre saisit pour encastrer dans les vitres blindées du balcon de l'étage - ce n'est que lorsqu'il tourne la tête en direction du mouvement qu'il constate la carcasse transfigurée de cet homme entier il y a quelques secondes, et désormais ... liquide. Absolument étranger à toute explication qui aurait pu l'informer, le jeune homme dégaine son arme et tire dans la précipitation de sa panique en direction de l'ombre qu'il ne discerne pas tout à fait. Impuissant à la toucher, il parvient juste assez à la suivre pour la voir couper net un autre vigile en deux, et s'échapper passant à travers le plafond dans d'autres pièces. Devant l'atrocité du spectacle auquel il vient d'assister, Matthews perd son sang froid et se terre sous le comptoir d'accueil, une suée saignant son dos secoué des grelots de sa terreur. Il empoigne son talkie et murmure en transe dans le rythme effréné des cris agonisants de la fréquence radio.

"Matthews, Ma-Ma-Matthews He-Herald ... J-j-je suis dans le hall d'entrée, on a des p-p-pertes ..."

Il s'arrête. A quoi bon ? Il ne saurait même pas définir le cauchemar qui en quelques secondes d'aisance dépiauta le corps de deux hommes. Il ne saurait dire de quoi est faite cette ombre qui traverse les murs et la raison. Il ne pourrait affirmer comment, lui, n'a pas été tué. Il n'a même pas encore déterminé si ce qu'il vient de voir a réellement pu se produire. Et que décrire ? D'ici la fin de son rapport, toute l'équipe qu'il entend hurler de désespoir sera achevée. Des sons d'enfer déjà remontent des cages d'escalier, de lourdes chutes s'entendent secouer les étages supérieurs. Matthews n'en n'est pas fier, mais il songe derechef à s'échapper, quoi que soit cette entité meurtrière.

"Code n-n-oir ..."

Il le lâche presque comme un sanglot - le code noir peut être déclaré par n'importe qui le juge nécessaire et justifie le chacun-pour-soi. Il est mis en place lorsque la vie de tout le personnel est en danger, et généralement employé en cas de fuites de composants chimiques ; pas dans un asile, donc. Dans le talkie, on lui répond.

"Barrez-vous tous ..."

Propulsé par ce ton mourant d'un collègue poussant son dernier râle, Matthews se décide à sortir de son abri pour se ruer vers la porte principale. Il s'abat sur elle avec violence et s'excite sur les épaisses poignées, mais la porte a été apparemment condamnée - dispositif de sûreté mis en place en cas de coupure d'électricité pour éviter les évasions ... ou, si ça se trouve, impasse surnaturelle imposée par la créature. Tout à fait déraisonné par la folie dont il a été témoin, le jeune garçon ne se résout pas à l'abandonner et ne cesse de s'échiner sur l'ouvrage boisé qui lui barre la route, grognant d'essoufflement paniqué - c'est alors que le hurlement d'une femme l'arrache à son entreprise. Il se fait percuter par une employée de ménage extatique dont la chute n'arrête pas la course. Restant à terre, il comprend ce qui la pousse à la fuite hystérique : deux internés la pourchassent avec son propre matériel d'entretien. C'est là la premier contact entre Matthews et la réalité de cette industrie du chaos qui l'employait : il observe les crevasses galeuses et les yeux imprévisibles des malades, les ongles friables et leurs bouches édentées, le scalp rongé de teigne et la bave épaisse et sanguine au coin de la bouche. Les bourreaux-victimes ignorent ce freluquet de la sécurité sagement resté à terre et permettent à Matthews de constater que le délabrement de leur santé physique n'a d'égal que celui de leur santé mentale. Rattrapant la femme de ménage, ils l'assomment et la battent à mort avec un balai-brosse et un sceau, ils continuent même alors qu'elle a cessé de hurler, affaissant à chaque coup davantage sa boîte crânienne qui se répand sur le sol. Matthews se fait malgré lui le témoin figé de cette scène qui l'interloque, dans la sidération de cette violence vive, de cette cruauté pleine qui se mettait tranquillement en marche sous ce même toit où il partait travailler chaque matin, se disant en lui-même qu'il était une pierre à l'édifice de la structure charitable du Mount Massive Asylum.

Mais Matthews ne peut pas demeurer pendu à la réalisation critique de ce raisonnement. Son instinct de survie prenant le dessus, il se réhausse sur ses jambes, l'arme au poing toujours, et s'élance en direction du couloir principal. Il se figure qu'en relançant le circuit électrique principal dont les fusibles se trouvent au premier sous-sol, les portes se débloqueraient comme elles le font normalement, et il pourrait naître au dehors de cet enfer encore à ses débuts.


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Jo'
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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C'était fait. Je l'avais tuée. Son corps était étendu là, et pour la première fois, je l'ai trouvée laide. Le cou raidi, un peu tordu. Les yeux exorbités et gorgés de sang. Un hématome au niveau des tempes, et la langue si gonflée qu'elle lui était sortie de la bouche. Elle avait les extrémités gonflées, c'était ridicule, elle était si maigrichonne partout ailleurs. Elle avait aussi fait dans sa culotte, tout lui coulait le long des jambes sous sa jupe. Je me suis senti bien. Elle avait enfin arrêté de me hanter. Toujours à vouloir son indépendance, j'en étais fatigué. Cette fois c'était trop, j'étais venu l'empêcher d'assister à une fête et au final, j'étais parvenu à l'empêcher d'assister à la vie. En la tuant je l'ai rendue aussi laide qu'elle l'était en réalité au fond d'elle. Vraiment, je me suis senti libéré. Elle n'était pas digne de mon amour en fin de compte.

J'ai appelé maman qui est venue avec papa. Lui était paniqué, il a essayé de réveiller Vanda, j'ai tenté de lui expliquer que c'était impossible puisque je l'avais étranglée à l'en faire mordre ses joues. Maman m'a regardé avec déception et elle est retournée à la voiture en silence - ils se sont beaucoup disputés en suite. Moi, à quinze ans, j'ai trouvé ma réaction justifiée. Souvent, je me hais. Parfois, je continue à me dire que c'était de sa faute d'avoir été si céleste. Mais plus jamais ne me suis-je senti bien.

*

Brodie s'éveille sans pourtant ouvrir les yeux - il ressent avant de voir. Ses muscles se bandent, congestionnés dans le décuplement de leur potentialité, brûlants d'une puissance d'ours dont il ignore la douleur mais pas la force. Il sent qu'il est gêné par des liens, mais si son visage se fronce dans le chaos de son éveil, entre les mutations de son corps transfiguré par le Walrider et le trouble de sa rationalité, ses avant-bras n'ont aucun mal à déchirer le cuir qui saigne ses poignets. Il libère ses membres par leur simple contraction avant même de libérer son esprit du coma. Enfin, il se redresse et déplisse les paupières sur ses yeux blanchâtres. Ses prunelles s'agitent frénétiquement de gauche à droite, ses pupilles se déforment, ses iris semblent couler dans le blanc de ses yeux et les noyer de leur bleu acier. La blancheur de sa tignasse qu'il perd par poignées forment un rideau voilant l'intimidation de son regard meurtrier. La mâchoire enfin se décrispe et lâche une poche de glaires qu'il expédie nonchalamment sans tousser, comme s'il bavait depuis l'intérieur de ses poumons. A la mixture qui tombe ainsi sur ses cuisses s'ajoute le sang de ses dents manquantes et toujours irriguées. Il cherche un repère en levant les yeux vers la pièce, et c'est en remontant sur la perfusion qui pique son bras veineux qu'il croise le regard de Scarlet. Le visage de Brodie regagne en humanité alors qu'il tente de faire les connexion - à vrai dire, il ne la reconnaît pas physiquement. L'uniforme, la queue de cheval, le visage naturel, elle qu'il reconnaissait comme l'astre qui survolait cet hôpital donne désormais l'air d'en faire partie. Et pour ainsi dire, sans cet attirail qui flattait sa beauté naturelle, elle paraît enfin faire son âge et porter sur elle les affres de sa vie tortueuse.

Ignorant tout élément extérieur, concentré uniquement sur cette divine araignée qui mille fois l'enroula dans sa toile, Brodie se lève mutique et sinistre pour la toiser de sa stature. Il souffle un grondement sourd venu de l'outre-tombe de son poitrail creux, grave et vibrato, tel le mugissement d'une bête. Remonte à ses narines enfin cette senteur caractérielle qu'il reconnaît à sa supérieure et lui confirme que c'est toujours elle, infiniment elle, célestiellement elle, et que jamais elle ne pourra sentir l'asile. Que malgré tous les uniformes, toutes les défigurations, tous les supplices, jamais elle ne portera l'odeur du sang, de la mort et de l'excrément. Et c'est alors qu'il retrouve la docteure qu'il réalise son échec, sa souffrance, que l'ultime personne qu'il aurait voulu honorer et protéger s'est contrainte à descendre du piédestal de sa magnificence pour lui porter secours.

Accablé par le bagne qui l'a secoué et le remord mêlé du passé comme du présent, l'infirmier éclate d'un lourd sanglot de géant qui groule dans le remugle de ses dépôts bronchiques.


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Pyramid Rouge
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Anibàl

Gallinger

J'ai 52 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Directeur de l’état affecté à l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, paisiblement. Sinon, grâce à ma  force physique et mentale, je suis marié et sur le point de recevoir ma descendance.




base : Sara Biddle reprise : Pyramid rouge
Trente et  dix minutes. Le crâne toujours aussi dure et pourtant il est bien douloureux. Les murs tremblent, tout tremble, la lumière, les chairs, les dents, les alarmes, les meubles, les objets, la nourriture, les personnes, les portes, les armes. Et en cet instant lorsque la porte tremble, les armes, elles, feraient mieux de se recharger. Les souffles sont courts, rapides ou carrément anéantie tandis que tout s’écroule autour d’eux.
Les orbites frémissant un peu sous les paupières, le grand responsable des services de la CIA à mauvaise mine tandis qu’il ouvre les paupières alors que les lumières vacillent. Reprenant conscience avec vigueur, la force de sa propre compagne le stupéfait un peu alors qu’il sent encore sa tempe et sa nuque le lancer. Pourtant il aurait dû être le premier à savoir qu’il ne fallait pas sous estimer les femmes comme Scarlet.

Les souvenirs revenant en blocs dans son crâne agissent comme un second coup sur sa tempe, ce qui à pour effet de le faire grimacer tandis que de sa main libre il se triture les yeux comme pour s’aider à revenir à la réalité des choses : Scarlet et son petit sont loin de lui et en danger et… Il tire son bras, se sent retenu et s’en fait une ecchymose au poignet. Lui, il est attaché là. Impuissant. La lumière vacillante renforce son insécurité quant à la sécurité même de sa femme. Il ne peut pas penser à autre chose et énervé d’être attaché ici, n’arrive qu’à crier le nom de celle qui le tient en joue ici haut.

Regardant autour de lui il ne distingue rien qui puisse l’aider à se sortir de la dans un premier temps. Il n’y a rien à faire il regarde encore et encore, il balaye du regard le plancher, les murs, son bureau seulement à quelques mètres et pourtant malgré tout trop loin pour être atteint. Silencieux, l’énervement est pourtant bien présent et les lumières qui vacillent sont ses meilleures cheerleaders pour le motiver à trouver un moyen rapide et efficace de sortir d’ici en vie pour aller récupérer sa femme et la vie grandissant en elle à temps. Avant que la mort ne vienne la prendre.
Après tout, cela rachèterais peut-être tout ses coups, menaces et magouilles dégoûtante  entreprit avant contre elle ? Tout au fond c’est ce qu’il espérait car il s’en voulait terriblement. C’était vrai, ce n’était pas qu’un simple spectacle d’artifice vide, non. C’était réel mais le pouvoir pour tout ceux qui en sont les détenteurs comporte bien plus de points négatifs que positifs. Ne plus supporter la frustration et penser que tout peux s’acquérir en faisait malheureusement partie.

Bouillonnant de rage lorsque les murs grondent et qu’a peine cinq minutes après se voile légèrement sous des coups régulier ,la porte  de son bureau fermé à clé. Levant le regard vers la dite porte, il peut entendre du fond de la pièce ce qu’il se passe et les rires euphoriques psychopathes accompagnants les coups d’épaule donnés à la porte pour casser la serrure. Des variants, déjà ? C’était pire que ce qu’il pouvait imaginer. Au delà de la peur il était en colère, en colère que Scarlet se mette en danger pour autre chose que sa propre famille. Cela pensé, il observa les accroches qui tenait le radiateur comme en flottement au dessus du sol sur le mur. Mount Massive avait   beau avoir de l’argent, il passait dans les nouveaux locaux, les bureaux faisant partie des anciens il eu un sourire malin. Alors que la porte se voilait et que le verrou sauta enfin il pu voir les deux variants, qui armés de surins de leur propre invention chargèrent sur lui en riant.

Ayant dans un hurlement bestiale décroché le petit radiateur du petit mur vieillissant et fragile il l’utilisa comme un bouclier pour repousser le premier à deux reprises avant de le charger à son tour contre un mur. Ecrasant de toutes ses forces son torse le variant soupirait son dernier râle de douleur, cependant l’autre en profita pour sauter sur le dos d’Anibàl. Encombré du radiateur il n’arrivait qu’a se secouer comme il pouvait pour le faire tomber alors qu’il planta son surin dans son œil après l’avoir effleuré, laissant une griffure rougeoyante à la verticale de son œil gauche. Les râles jouant une musique adéquat au chaos qui se poursuivait dans l’hôpital, Anibàl finis par reculer pour écraser l’homme contre le mur et le faire décrocher sa prise. Le surin encore dans l’œil il se retourna face à l’idiot qui gisait par terre et allait se relever. Le regardant de son œil unique sombre de colère il écrasa sa tête au sol à l’aide du radiateur.

Soupirant un coup il ne tarda pas a fouiller son bureau à la recherche de la clé. Scarlet l’avait laissé là exprès pour qu’il puisse s’enfuir avec les forces armés, ne se doutant pas que des variants réussirait à infester les bureaux administratifs pourtant sécurisé. Certainement pas assez. Le surin dans l’oeil il le retira doucement en s’inventant un semblant de gaze avec un mouchoir pour essuyer l’oeil coulant... Se défaisant du radiateur à eau, il sortie après s’être armé et rejoignit le hall dans une méthode scrupuleuse témoignant de ses années d’expériences dans les forces spéciales. C’est la qu’il pris conscience des dégâts. Eh oui trente minutes d’exultations de Wernicke pour qu’en dix petites minutes l’asile tout entier soit infesté de la malédiction auto-créée. Trente et dix minutes, la chute de Mount Massive.

Relevant son attention autour de lui, il distingua la pauvre femme se faire massacrer et vit un jeune homme sûrement affairé à la sécurité du bâtiment. Lui lançant un petit grava dessus pour attirer son attention sans plus de bruit il lui fit signe de le rejoindre dans les locaux de sécurité.
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Paulina

Gallinger
ID 197-PG

J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère - selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


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 superschool48 -Deviant Art
Le cerveau traumatisé, lavé, torturé, presque comme modifié, elle ouvrait les yeux sans pouvoir rien dire ni faire à part fixer le plafond. Sans émotion aucune dans le regard de son unique œil restant, cependant une larme coule sur sa joue pour s’éclater au sol sans un bruit pour tout le monde ici sauf pour elle. Elle l’entend cette larme raisonner dans toute la pièce et elle ne comprend plus rien à part ce fait même de ne plus rien comprendre à rien. Le corps statique incapable de bouger, sa tête est trop lourde et des spasmes légers la traverses par instant, elle a l’air morte et sur son visage nous manquerait presque les rides de ses figures de tristesse pitoyable.

Elle reste ainsi un moment à n’entendre que le bruit blanc, quelque part c’est plus rassurant car même dans le bunker, si on n’entend pas grand-chose on comprend rapidement ce qu’il se passe dehors. Immobile dans sa volonté propre, la lumière du bunker était suffisante mais restait faible. Dans un coin de celui-ci se glisse une ombre, inoffensive tant que le diable se tait, offensive dès qu’il ouvre la bouche. Frémissant à la réflexion de la possibilité que ce soit lui qui l’ai emmené ici. Est-elle seule ? Non, elle sent son âme pleurer, celle du chevalier des cendres. Cela lui transperce le cœur et s’éclate au sol comme une bobonne de verre pour Paulina sa propre larme relié à cette pensée. Cela la ramène à la vie : la souffrance, la tristesse, la peine, la détresse. Ainsi, Elle ose enfin tourner la tête sur sa gauche pour enfin voir. Voir le chevalier.

Mais qui se tient là tout près du chevalier ? Qui se tient là assis comme une mère, une amie une amante sur le rebord du lit du triste cavalier ? Qui lui caresse doucement le visage pour le rassurer et le contrôler par la douceur? Qui se tient là aspirant son âme ou ce qu’il en reste, susurrant des mots doux qu’elle ne comprend pas dans une voix de terreur ?
Eh oui, il est encore là. Il à toujours été là, n’a jamais disparu et ne disparaîtra jamais :
Le diable.
La peau, le cuir, la toison noir comme la nuit. Les griffes longues acérés comme des surins. Le fond des yeux et la bouche rouge comme le sang. Les yeux oranges comme le feu. Les cornes brutes et élancées comme ceux d’une gazelle. Maigre comme jamais.
Son cœur si il n’avait jamais cessé de battre avant ça aurait lâché là, mais elle était cliniquement morte. Elle était attachée ce qui poussait l’Ergot de Scarlet à croire qu’elle ne pourrait rien telle qu’elle était. Mais était-elle toujours la même ?

- Brodie, c’est moi, Scarlet. Restez calme, tout vas bien. Nous sommes en sécurité. Je suis si désolée. Si désolée de vous avoir fait encourir un tel risque… Aucune somme d’argent ne pourrais remplacer votre perte dans mon cœur et j’aurais dû le savoir… Je suis si navrée...

La dame rouge lui caressait la joue mais elle ne voyait que le diable, enfermée dans son autre réalité, la réalité qu’avait creusé le Walrider en essayant de se frayer une place dans son cerveau. Tout à coup un hurlement et l’inflexible femme est tirée en arrière. S’écroulant au sol avec violence la jeune femme hurle et pleure son comportement est animal et se dressant devant le lit de Brodie elle crache frénétiquement comme un chat sauvage. S’agitant elle saisit tout ce qu’elle trouve pour lui lancer dessus. Couvertures, seringues emballée, couverts en plastiques, goûter, médicaments, bol tablette de patient. Tout passe sous ses mains de colère.

Heureusement l’ombre -qui n’avait jamais disparu que dans l’esprit de ses congénères partageant le bunker - protège la dame à terre qui à le visage coupé des morceaux de verres qu’elle avait éclaté au sol. Se reculant ensuite pour se mettre en sécurité. Paulina est hors de contrôle. Hors de contrôle qu’est-ce le contrôle ? Oui hors de contrôle complètement hors de contrôle. Cerveau ravagé, ravagé ravagé par la peur par la haine. Oui le cerveau ravagé.

- Brodie, Brodie cache toi ! Cache toi c’est … c’est le diable !

Alors qu’elle lui parle en lui partageant un regard témoignant tout son dérèglement mental, l’Ergot se jette sur elle et elle cri et pleure maintenant uniquement alors qu’en ramenant ses bras dans son dos, le visage et le ventre contre le sol, l’Ergot manque de lui casser le bras et comme avant elle supplique.

- Non… non… vous me faites mal… lâchez moi j’ai rien fait j’air rienfait j’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait j’ai rien faitj’ai rien fait

Elle se frappe un peu la tête au sol comme pour avoir l’impression de contrôler le débit de sa parole qu’elle ne contrôle plus. Scarlet, alerte sur la situation se relève rapidement pour se mettre entre Brodie et son Ergot. Se saisissant d’un anti psychotique et d’un calmant elle se dépêche de les administrer à Paulina. Elle lui caresse la joue doucement et le front ne comprenant pas pourquoi elle l’appelait comme ça. Les sourcils courbés de tristesse elle est blessée qu’elle pense ça et qu’elle voit cela.

- Chut… chut… tout vas bien Paulina calmez vous.

L’Ergot par sécurité maintenait sa position de force sur la pauvre petite de 20 kilos de moins que lui jusqu’à ce qu’elle retourne dans les bras de morphé. Pendant ce temps les larmes montent dans les yeux de Scarlet. Que leur avait-elle fait ...

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Un petit gravas envoyé à son encontre manque à Matthews une crise cardiaque. Le jeune homme, qui s'aventurait à pas de loups dans le silence haché des craquements de la dame d'entretien, se croit repéré alors que le débris roule à ses pieds. Ses paupières s'ouvrent largement et suivent la direction du lancer pour voir un individu tapis dans l'obscurité brumeuse et armé. Reconnaissant là ce qu'il pense être un membre du personnel, une personne toujours saine du moins, Matthews coule vers le quinquagénaire telle une couleuvre. Alors qu'il rejoint son abris derrière un bureau renversé, le jeune vigile constate les hématomes et plaies sur le visage de son comparse, plissant ses yeux bien trop proches dans la tentative d'une vision précise à travers l'air troublé de désordre.

"V-Vous êtes blessé, murmure-t-il d'une évidence crasse. Vous en faites pas, on va se sortir de là."

L'homme est un peu plus grand que le vigile, coiffé d'une chevelure grisonnante mais soignée, scindée d'une raie oblique. Ses arcades basses lui confèrent un haut front abîmé d'une cicatrice déjà résorbée, et semblent nues sous la blancheur de ses sourcils. La lumière ambrée de son iris n'empêche pas au personnage de porter un regard sombre, confiant et décisif - l'un de ses yeux cependant est barré d'une balafre (fraîche celle-ci, et toujours suintante), l'autre d'un coquard naissant. Il a de fortes cernes, le nez éraflé, la lèvre supérieure fendue sur un sourire énigmatique alors que la droiture de sa mâchoire se plante sur une nuque solide. De ses bras sous les manches de sa chemise, Matthews n'aperçoit qu'un poignet en sale état. D'abord le jeune homme s'imagine que son aîné s'est battu avec l'ombre, puis il se ravise : il ne s'en serait assurément pas sorti vivant. Enfin, il détermine avec justesse que l'altercation a dû avoir lieu avec des déviants.

Mais il n'est pas temps pour les échanges d'espoirs : Matthews est comme escorté jusqu'aux locaux de sécurité au bout de ce couloir - il y en aurait disposés un peu partout. A l'intérieur de la petite pièce dont la massive porte se verrouille mécaniquement, un large panel d'écrans de surveillance se déploie - aucun cependant ne donne à voir sur des salles trop confidentielles, le rez-de-chaussée étant trop accessible. L'alimentation de ce genre de pièce est confinée à son minimum et prend source dans le secteur de secours, ainsi seul le panneau de commande fonctionne encore malgré la panne, plongeant les protagonistes dans l'envoûtement de lumières bleutées.

Aux deux hommes s'offre donc la frise effroyable du capharnaüm qu'est devenu l'asile désormais à feu et à sang par ses déviants en cavale et le Walrider impitoyable. Dans la pièce de repos, trois malades regardent la neige de la télé qui ne reçoit plus de chaînes avec attention ; dans un des couloirs, d'autres ont désossé un fauteuil roulant et tenté d'en introduire les pièces dans la bouche d'un camarade détenu ; un patient s'est trouvé pris d'une telle démangeaison qu'il a décidé de frotter ses chairs aux conduites brûlantes de chauffage, déchiquetant son dos par là même ; les patientes de Scarlet qui n'avaient pas déjà été tuées par Wernicke se sont retrouvées inertes et violées par des homologues masculins ; dans les cuisine, un dément armé d'une scie circulaire s'est fait maître d'un culte où d'autres plus fous encore viennent se sacrifier pour être mangés. And so on ...

Matthews contient un réflexe émétique violent et se meut d'un mouvement de recul tout aussi impérieux. L'autre homme paraît plus soucieux qu'étonné ou écoeuré, et le jeune vigile, perspicace, questionne en lui-même son véritable statut - comment rester de marbre face à cette folie ?

"Il faut partir, monsieur, je vais réactiver le circuit principal au sous-sol, et on pourra quitter cet endroit !"

Car s'échapper par les fenêtres est exclus, cinglées de barreaux qu'elles sont. Ce que Matthews ne sait pas en revanche, c'est que cet homme qu'il pensait dans son équipe avait bien d'autres projets pour lui ...


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