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 Madness among us- feat Jo'

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Jo'
Jo'
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Scarlet arrive dans la chambrée comme un miracle, visage heurté, ce que Brodie remarque sans relever pour ne pas la blesser. Sans un nouveau regard pour Paulina, dont la proposition bienveillante ne lui résonne que comme une insulte fortuite à la difficulté de son travail - comme si "n'importe quelle dépressive" pouvait s'occuper de quatre malades mentales profondes, corps en lambeaux, sous traitement sédatif puissant et précis. Il est au contraire tout à son inquiétude retournée pour sa supérieure, une rage grignotant ses lombaires pliant sous l'effort de se relever, nourri d'une volonté puissante de mettre fin au profane qui osa blesser sa douce, sa parfaite, sa sublime déesse. Il demeure silencieux car il ne parvient aucunement à desserrer les dents, plante en elle l'acier de ses prunelles, et quitte la pièce d'un hochement de tête gratifiant.

L'infirmier manque de s'endormir sur son scooter, entre chez lui lamentablement, jette ses clefs sur la table qui lui sert tour à tour de salle à manger, de bureau, et de plan de travail. Ses meubles sont dépareillés, abîmés, de la récup' prise au hasard de son emménagement précipité près de l'asile, et qu'il n'a plus jamais eu la présence d'esprit de changer. Sans plus de formalités, et bien qu'ils en soient en début d'après-midi, le jeune homme s'échoue sur son lit sans en ouvrir les draps, dans le fracas souffrant des ressorts rigides de son sommier. Il s'endort sans attendre d'un sommeil lourd du repos des braves.

***

Deux semaines se sont passées dans le secret du couloir désaffecté, et dans la tentative toujours plus volontaire de rendre le séjour de Paulina le moins désagréable possible. Les patientes trop atteintes ont poursuivi le traitement d'ondes, mais de nuit, parce que le Walrider est toujours le projet de Scarlet et son comparse pour contrer Wernicke à l'aile des hommes. L'aile des hommes, que d'ailleurs Brodie a rejoint depuis une semaine pour saboter leur meilleur espoir de réussite : Billy Hope. Le tout est de gagner du temps - protéger Paulina jusqu'à ce que Scarlet gagne son bras de fer avec la direction, saboter les efforts de Wernicke pour obtenir le Walrider avant lui, poursuivre les traitements et tests sur les autres patientes dans l'espoir d'un résultat, évincer tous les soupçons de la direction quant aux patientes "transférées". Brodie enchaîne les heures, entre son service à l'aile des hommes, celui chez les patientes clandestines, il dort le plus souvent avec ces dernières et ne rentre presque jamais chez lui. Malgré tous ces efforts, il n'a toujours pas goûté aux chocolats, ne s'en sent pas digne. Sa supérieure et lui-même continuent à s'épauler, lui dans la stupeur de son amour, elle dans la hauteur de son intelligence.

Mais ce matin, tout est bouleversé. Alors que Brodie arrive dans son service sous les râles, insultes et hurlements des voix rauques de malades torturés, il se sent pris d'un vertige étrange. Très vite, mais trop tard, il réalise que son café n'est pas à l'accoutumée et, saisit par un trouble violent, quitte terre ferme et chute de toute sa hauteur à même le couloir, face contre le carrelage, dans un claquement de mâchoire qui lui fissure une dent. Un relent lui remonte jusque dans la tête et abat ses paupières férocement dans un black out total. Sa dernière pensée est l'anxiété coupable d'avoir été démasqué.

***

Un vrombissement violent dans la tête. Les os qui crissent et qui brûlent, comme brisés, comme broyés. Une difficulté monstre à respirer l'air vicié de l'odeur du sang, souffle pollué par les glaires et l'envie de rendre. La lumière violente lui vrille les yeux à peine desserre-t-il les cils. Il reconnaît vaguement le sol d'une cellule d'isolement et tente de comprendre, sous les violentes salves d'iode qui lui mordent la conscience, où il est. Alors qu'ils tente de se débattre pour s'extirper de sa confusion, il réalise que son corps aussi est empêché. Camisolé les bras sur le torse, enserré violemment dans une douleur irradiant tout son dos, il commence à se rappeler sa chute comateuse et l'angoisse qui l'avait pris alors à la gorge. Il essaie de s'exprimer mais seuls des râles confus et douloureux sortent de sa bouche empâtée par la mollesse de son esprit. Des images furtives et floues passent dans sa vue, il les suit et les fuit tour à tour du regard, agitant ses yeux frénétiquement. Des salves régulières de cor lui torpillent les oreilles, et associant sa confusion cognitive à celle de ses sens, il fait le rapprochement. On l'a fait passer dans une des machines d'onde Wernicke.

Paniqué et confus, il arrive à la surface de son esprit en s'agitant sur sa chaise, grognant, bavant, maculé du sang qui s'échappe de son nez, de sa dent et désormais de ses oreilles. Soudain une voix résonne dans la pièce par l'enceinte discrète qui en perce le plafond. Brodie, se rappelant l'appel intercepté il y a quelques semaines, y reconnaît la voix de Wernicke.

"Brodie Moore ... Le toutou de la Dr. Elkins. C'est bien dommage, vous étiez un bon élément, un costaud comme vous il en faut pour mater nos spécimens."

L'infirmier enrage, il est conscient mais encore incapable de répondre, agressé par les images et sons intempestifs qui parasitent sa réalité. Rêve-t-il cette conversation, d'ailleurs ?

"Vous ne l'avez pas joué tellement finement, malheureusement pour vous. Quand j'ai vu votre implication pour le cas de Billy Hope, qui est pour ainsi dire notre 'espoir', je me suis un peu renseigné. Votre ancienne collègue qui est toujours au service féminin, Sylviane, délicieuse petite dame, a ouvert et déballé votre casier à mes gens. Il s'y trouvait, entre autres banalités, une mignonette petite enveloppe rouge avec de l'argent."

Sa respiration se saccade. Il pense savoir où le vieillard va en venir, se contrôle pour ne pas vomir en l'instant.

"Vous savez, il n'y a qu'une personne dans cet hôpital qui corresponde avec du papier à lettres rouge : Scarlet Elkins."

Brodie s'en veut de ne pas avoir mis la prime en sécurité, lui qui trouvait cet argent trop pur pour être encaissé, trop beau pour son appartement, mémoire délicieuse des boniments de sa supérieure qu'il avait rendue fière. Parfois il se rendait aux vestiaires uniquement pour la voir et se rappeler pourquoi il faisait tout cela.

"... et comme la Dr. Elkins et moi-même avons eu quelques ... "mots", récemment, j'ai décidé d'étendre mes petites investigations à votre service. Un autre collègue, votre comparse Gérald, nous a bien aidé pour ça : il s'est exclamé bienheureux de trouver des membres de la direction pour se plaindre que c'était tout de même 'inadmissible cette fermeture et tous ces transferts'."

L'étau se referme sur Brodie, et sur sa gorge.

"Or, mon cher M. Moore, je n'ai jamais commandité de transfert. De là, quelques responsables de cybersécurité ont pu facilement voir que quatre dossiers avaient été détruits ou classés en avis de décès. Curieux, non ? Ces personnes n'ont pas pu disparaître en même temps. Alors j'ai fais fouiller tout l'hôpital. Vous pensiez vraiment pouvoir cacher quatre déviantes sévères à Mount Massive ? ... en plus d'une invitée."

Brodie comprend. Wernicke sait tout. Wernicke l'effraie au plus haut point. Pour sa propre survie sous son traitement maintenant qu'il semble interné. Pour Scarlet qu'il ne sait pas dans des sphères plus à l'abri. Pour les patientes qui risquent d'être tuées sans sommation. Pour Paulina qui pourrait subir le même sort. Il a faillit, à tout. Il n'a pas protégé les malades, il n'a pas empêché à Billy Hope de suivre le traitement, il n'a pas honoré Scarlet. Il se figure que tout est fini, que l'espoir est mort, qu'il a perdu, et que la torture sera le lot de tout ce qu'il a chérit jusqu'à une mort impatiente. Cette fois, il vomit pour de bon. La bile s'exhale en des convulsions malades et se répand sur le sol nonchalamment.

"Nous prévoyons bien sûr de corriger cet incident. Et ensuite, je verrai comment gérer le cas de votre doucereuse supérieure. Je sais que vous cherchiez à gratter du temps pour me surpasser, mais faites-vous à l'évidence ! Une femme ne sera jamais le Walrider !"

Brodie s'essouffle de malaise. S'ils "prévoient" de corriger l'incident, alors rien n'est encore fait, il leur a fallut éliminer l'infirmier d'abord qui aurait pu se venger sur Billy. Cela veut aussi dire que le jeune homme a une chance de se rattraper. Il réunit toutes ses forces pour parler, cherchant ses mots dans la nuée de troubles qui secouent son cerveau.

"Attendez, grogne-t-il. Moi, je peux être Walrider. J'ai eu plusieurs traitement d'onde passivement, et j'ai bien réagit. J'ai une force incroyable depuis que je travaille là, c'est pas innocent. Ca pourrait fonctionner sur moi. Mettez-moi dans le moteur morphogénique, et foutez la paix aux filles, je vous en prie."

Il s'essouffle dans son plaidoyer mais reprend.

"Vous aurez ce que vous voulez, quelle importance que cinq femmes soient en train de mourir dans un couloir désaffecté ? Laissez-les là où elles sont, et laissez Scarlet faire sa vie, puisque vous êtes si sûr d'y arriver avant elle."

Brodie s'imagine que s'il devient Walrider, ce sera malgré tout une victoire pour Scarlet. Evidemment, son raisonnement bancal s'explique par la situation.

"Nous vous mettrons en compétition avec Hope, chacun dans une machine. Que le meilleur réceptacle gagne. Mais bien sûr, cela ne remets pas en question ce que je réserve à vos petites protégées. D'ailleurs, il me semble que c'est à vous, ça. Je n'en n'ai plus besoin, je dispose déjà de vous pour faire chanter la dame rouge."

La porte de la cellule d'isolement s'ouvre et un corps tombe à l'intérieur de la pièce. Essuyant l'horreur d'un cadavre partiellement décomposé et du fumet qui l'accompagne, l'infirmier détaille les restes et soudain comprend. Ellen. Ellen est morte, depuis déjà plusieurs jours, depuis en fait que Wernicke sait toute l'affaire. Il la gardait en vie, sous le coude pour tenter de détrôner Scarlet dans la course au Walrider par un coup de communication dépréciatif. Mais tenant désormais les devants, et disposant de Brodie par ailleurs, elle a été de trop et il l'a simplement laissée mourir. Il est évident que les patientes clandestines courent danger. Servies en dîner aux malades masculins pourquoi pas ne l'étonnerait pas.

Brodie pleure. Tout est finit. Il ne lui reste qu'à espérer pouvoir devenir le Walrider, et à rester conscient de lui-même le devenant. Ses lourds sanglots ne parviennent pas à chasser les images qui se superposent à sa vue, et ses hallucinations auditives semblent se moquer de lui.


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Pyramid Rouge
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patrick

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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence  , je suis irrésistible.
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???
Zarnala-Deviant Art

Les explications à Paulina l’avait rendue perplexe sur l’héroïsme de la dame rouge et pourtant au fil des jours la jeune femme y croyait de plus en plus et repris confiance en Scarlet. Scarlet , qui semblait morte pendant quelques jour et pour cause, Anìbal ne cessait de la tourmenter par rapport à leur arrangement commun. Quand enfin ils allèrent à la première échographie pointant l’impossibilité pour Scarlet d’avorter facilement elle ne s’était pas rendue compte que cela faisait déjà 3 mois qu’elle était enceinte. Les deux semaines qui était passée avait signé l’arrêt de la possibilité de retourner en arrière. Son ventre s’arrondissant tout doucement elle détestait ça et le cachait encore très bien. Tout cela agaçait la dame, qui préoccupée de sa vie personnelle laissa sans le voir des détails secrets en pâturent au vautour de cet hôpital…
Cela faisait une semaine qu’elle ne voyait plus son élément préféré la journée et qu’il était transféré à l’aile des hommes.  S’inquiétant de sa bonne intégration elle restait vigilante… Néanmoins sûrement pas assez pour finalement voir trop tard qu’il ne tenait plus sa présence à leur rendez-vous professionnels.
Cela l’inquiéta mais le matin ou cela l’inquiéta plus que nécessaire elle fut convoqué au bureau du grand supérieur. C'était trop tard. Cela la fit déjà soupirer d’ennui. A croire que tout le monde voulait la voir mère au foyer gaga…
Arrivant dans son bureau, l’ambiance était lourde et froide. Les mains tremblantes cela faisait deux semaines qu’elle ne touchait plus qu’a une cigarette par jour comme ce que lui avait conseillé le médecin. Ainsi elle était plus énervée et stressée qu'à l'accoutumé. Devant lui assit à son bureau elle se tient droite comme un piquet et le toise les bras croisés.

- Qu’est-ce que tu veux ? Tu ne peux pas, je sais pas moi profiter du fait qu’on vive sur le même lieu pour éviter de me convoquer en pleine journée quand j’ai des choses stressante à gérer ?

- Oh mais dites moi mais c’est que mon fils commence déjà à te tourmenter le bide ?

Elle leva les yeux aux ciels en croisant les bras, éthérée par ses propos idiots.

- Cesse tes âneries, ce n’est qu’un amas de cellules pour le moment et n’en parle pas au travail ! C’est l’accord qu’on avait mis en place pour que je fume moins alors respecte le ou je me remet a fumer comme bon me semble !  

Voilà ce qu’ils étaient devenus. Une hydre  de colère passionnée incapable de s’entendre qui passait son temps à se chicaner tout et rien.  Riant à ses mots il se lève et s’approche d’elle doucement, elle, qui agit de façon désintéressé lorsqu’ils sont au travail comme elle en avait l’habitude. Il adorait cela et commença à lui caresser les épaules avant de venir caresser son visage et finir par tenir son menton pour qu’elle le regarde.

- Ma chérie, j’ai ouïe dire de vilaines choses à ton sujet et je voulais t’avertir que cela était la raison pour laquelle tu ne reverra pas ton infirmier adoré.

Au début ne le regardant pas et restant mur de glace à ses façons elle le regarda dans les yeux et les écarquilla lorsqu’il parla de Brodie. Frappant sa main d’un revers de la sienne elle se dégagea de lui emprise de rage.

- Oh… non je pensais que Sylviane nous avait mentit a moi et Wernicke mais… ta réaction me prouve que non…

- Que lui a tu fait ?! Laisse-le ! Je ne sais pas ce que cette vieille salope ta dit mais c’est faux.

- Scarlet ne me parle pas si mal… Ce n’est pas toi qui est en droit d’être en colère crois-moi...

Sans peur elle s’approcha de lui et le pris par le col posant son visage tout près du sien, tout de même en contrebat de sa hauteur qui restait inférieure a la sienne.

- Ne t’a________

Ne pouvant finir sa phrase il lui avait distribuée une baffe violente qui raisonna dans la pièceplongée dans un silence glaçant.

- Quand comptez-tu m’avertir des plans de mon neuveu pour ma nièce ? Quand comptez-tu m’avertir que tu la protégeais alors qu’il t’avait grassement payé pour faire une chose ? Paulina n’est qu’une gamine incapable de gérer une fortune, le plan de Finnick tiens debout… J’aurais pensé que tu l’aurais aidé. Il avait un bon moyen de pression… malgré qu’il m’ai déjà tout raconté avant de venir te voir….
Ah… Bon sang Scarlet quand cessera-tu de faire des promesses vides ?
Sans compter cette illégale pièce que tu garde avec ses femmes pour continuer tes recherches malgré mes interdictions appuyée par Wernicke ?  Et si je ne croyais pas Sylviane lorsqu’elle me dit que tu couche avec ton infirmier tes actes tendent à me prouver le contraire… Et navrée mais ma chérie, il n’y rien de plus insupportable pour moi que d’imaginer quelqu’un d’autre que moi fourrer ton bouton d’or.


Il se dirigea vers son bureau et pris un papier qu’il secoua devant elle alors qu’elle se tenait la joue en l'écoutant l’air furieuse mais impuissante. Sylviane avait mentit mais ça arrangeait tout le monde de croire cela.

- Voilà, il s’agit de ton avis de repos vis à vis de ta condition. Profite de ce jour Scarlet car dès demain tu ne pourra plus franchir le pas de l’établissement. Peut-être que comme ça au moins tu dévouera ton corps et ton âme à notre enfant.

Son sang ne fit qu’un tour mais elle resta de marbre et pris rageusement le papier en le regardant dans les yeux pleine de haine. Comment pouvait-on aimer et détester autant quelqu’un à la fois ? Retirant sa main de sa joue elle sentait sa joue gonfler et se marquer d’un hématome. Il ne l’avait pas loupée et avait frappé fort.  

- C’est parfait que tu m’aie frappée, comme ça j’exhiberais avec fierté la façon dont tu traite ta propre femme...  

Fit-elle aussi piquante qu’un fer de lance le regard insidieux. Cela énerva Anibal qui, rouge leva la main en s’approchant d’elle. Elle ne cligna pas des yeux et lui fit face malgré tout.

- Ferme-là et va t’en vite avant que je ne te donne de quoi être plus fière encore !

Musique:
 

Souriant, elle passa la porte froissant en boule le papier qu’il venait de lui donner. Visiblement tout le monde voulait qu’elle soit gentille puis-qu’elle n’était pas assez méchante. C’était parfait, cela lui donnait l’occasion de devenir vraiment méchante. Imaginant déjà les horreurs qu’il devait faire à son infirmier protégé,  et à sa nièce par alliance elle bouillonnait.
Scarlet ne s’attachait jamais vraiment aux gens mais à croire que porter la vie la changeait, imaginer vivre sans Paulina et Brodie lui était compliqué. Marchant de façon décisive dans les couloirs elle rejoignit bientôt son aile illégale qui s’était transformée en un carnage mêlant tout fluide. Elles avaient toutes était brutalisée vu l'état de la pièce, l’une des quatre était morte et les autres disparus… Restant un instant dans ce cimetière d’espoirs, la colère grandissait et engloutissait tout sur son passage dans ses veines. Serrant les poings c’était finis. C’en était finis de jouer docilement.
Prenant le chemin de son bureau elle passa par l’aile des hommes poussant sans un mot n’importe quel garde qui essayait de se . Elle y vit ses trois patientes au milieu de la cour de récréation des hommes. Tous agglutinée sur elles. Celle qui n’était pas encore morte le crâne explosé par des patients sanguinaires tandis qu’elle se faisait violer était simplement en train d’hurler de toutes ses forces. Ce carnage creva le cœur de la docteure. Comment pouvait-on être aussi cruel ? Se retirant de cet infâme spectacle elle aurait voulu shooter en pleine tête le crâne de la survivante qui suffoquait de douleur dans une vague de folie intérieur.
La colère était si grande.
Elle n’épargnerais personne.
D’abord elle convoqua l’infirmière, l’infâme qui avait était un peu trop bavarde. La menant à son bureau elle  lui administra un sédatif  avant de la traîner sur un fauteuil roulant  dans les douches. Si on la voyait tant mieux. Elle ne s’arrêterait pas et rien de l’arrêterait. Attachant l’infirmière par des menottes dans les douches de l’aile des hommes- pour l'instant vide- elle lui coupa avec une précision chirurgicale la langue et la lui laissa dans la bouche. Scotchant sa bouche de chatterton et son nez, il n’y avait qu’un maigre trou pour la laisser respirer. La mettant à nue elle la regarda avec dégoût, dédain et froideur antipathique. Cette vieille et grosse peau de vache mourrait en s’étouffant d’avaler sa propre langue pleine de poison de vipère dès son réveil. Et si tout marchait comme prévu certains Variants n’hésiterait pas très bientôt, à souiller et offenser jusqu’à la dernière parcelle de sa chair son cadavre. Même morte elle souffrirait. Avant même d’être morte elle aurait le temps de réaliser que pour une fois elle avait voulu jouer face à plus forte qu’elle.  

Retournant à son bureau elle pris dans le double fond de son tiroir un objet bordé d’un  petit draps et elle retourna au bureau de son mari. Ouvrant la porte comme une bombe elle ne répondit pas à ses questions et se mit à son coté alors qu’il était assis. Là, elle brandit une arme sur sa tempe sans la toucher, le bras tendu, la posture solide et sûre d’elle.


- Appelle Wernicke. Tout de suite.

- Oulah… Les hormones ne te réussisse pas Scarlet.

Lui mettant un coup sur la tempe, il saigna et elle posa avec violence mais précision le flingue sur sa tempe. Normalement, il aurait pu la désarmer mais cela c’était sans compter lui imposer un choc certainement trop violent pour le bébé et elle savait qu’il ne se permettrait pas de prendre le moindre risque.

- J’ai dis. Appelle Wernicke. Tout. De. Suite.

Souriant, il bandait et ne s’en cacha pas. Il composa le numéro de l’homme et commença a converser avec lui comme si de rien était. Scarlet posa une feuille sur lequel était inscrit les données parfaite pour réussir à obtenir les résultats parfait pour lier le Walrider à Billie Hope et personne d’autre.  Elle lui fit comprendre qu’elle voulait qu’il mente et demande la mise en place de l’expérience immédiatement.

-Vraiment ? Mais n’est-il pas un peu tôt… Moore le jeune homme que nous avons décider d’occire doucement démontre de bons résultat j’aurais aimé le mettre en pièce devant les yeux de votre douce et adultère femme… Puis comment savez vous que ça marchera ?

- Inutile de perdre du temps j’ai besoin de ce résultat maintenant Rudolf le travail d’abord tel est ma devise... Vous aurez toute mon autorisation de liquéfier le cerveau de cet homme plus tard. J’ai piégé Scarlet, elle est sous mon contrôle ne vous en faites pas, elle ne reviendra plus dans cet hôpital comme nous le souhaitions, vous pour vos recherches moi pour la contrôler pleinement.  Scarlet avait cela dans son bureau. Elle avait trouvé, vous ne voudriez pas que ça se sache. Mettez le en place avant  et ses recherches seront naturellement discréditée par rapport à votre mise en place.

Si il disait tout cela c’est parce que quelque part il le pensait et il le disait non pas pour la blesser elle, car il en avait honte en face d’elle mais pour que Wernicke soit convaincu qu’il parle librement.  Convaincu, Wernicke acquiesça donc et allait mettre en place la procédure idéale sur laquelle Scarlet avait travaillé sans relâche ces dernières semaines. Elle avait tu sa découverte pour éviter qu’on ne lui prenne. Dans une situation idéale elle aurait voulu opérer un test mais les choses s’était précipitée. Le vieil homme raccrocha une fois qu'il eu vérifié et comprit par lui même que les résultats était à son triste regret juste.

- Aller … arrête tes conneries maintenant Scarlet. Je ne veux pas que tu perde l’enfant c’est hors de question… Laisse moi faire et je te promet de mettre en sécurité tout ceux que tu voudras…

Lui faisant croire qu’elle était d’accord elle lâcha son arme et le laissa la saisir pour l’embrasser et la tirer sur ses genou pour qu’elle sente le désir qu’il ressentait pour elle. Prit d’une folie sexuelle il voulait la faire tomber dedans et il savait très bien comment faire. Se laissant tenter elle commença à laisser son corps parler. Au fond elle l’aimait et en le braquant d’une arme sur la tempe elle avait rallumé leur amour. Néanmoins elle n’oubliais pas son objectif et d’un coup sec elle planta sa gorge d’un sédatif. Il balbutia mais finis par s’endormir doucement. Elle l’embrassa pleine de passion avant qu'il s'endorme.

- Je t’aime mais laisse moi faire les choses à ma manière...

Puis lui offrant un baiser sur le front alors qu'il s'était endormi, elle l’attacha au radiateur solidement fermant son bureau à clé pour qu’il soit en sécurité dans le chaos qui exploserait bientôt.
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Sa conscience chute pour de bon, la tête de Brodie pend entre ses épaules, branlante sur son corps roide et harnaché à lui-même - les larmes, vrombissements, parasites et autres cliquetis auront raison de sa santé. Il va terminer sa course dans le moteur morphogénique, après des années passées sous les ondes avec ses patientes, à peine protégé par sa carapace de plomb, comme si les circonstances l'avaient préparé à cette fin bouchère.

C'est une intrusion sauvage qui l'éveille. Une poigne de fer, froide et rude, se referme dans sa bouche sur une de ses incisives. Le jeune homme écarquille les yeux sur sa surprise, et devant lui le Dr. Trager - l'homologue de Scarlet dans l'aile des hommes - s'efforce de l'édenter avec une tenaille sommaire. L'infirmier rue et gémit sa crainte panique, mais il demeure privé de moyens, ficelé comme un porc au fauteuil médical rejeté en arrière - soudain, Trager fait levier des deux mains, et la dent se retire à la gencive dans un long filet de sang. Cueilli sur l'instant, et foudroyé par une souffrance irradiant jusqu'à ses tempes, Brodie hurle.

"Allons, allons, ne faites pas tant d'histoires. On ne pourra pas vous passer le tuyau si vous conservez toutes ces dents dans le chemin !"

Sans anesthésie ni égard pour le nerf à vif, la pince se clos sur la dent voisine et reproduit son mouvement. L'infirmier sent la chaleur de son sang inonder sa bouche, ramper le long de sa trachée et tousse, maculant le paysage d'un rouge écarlate. Cette couleur lui fait penser à Scarlet. Dans la confusion de son esprit, la douleur et le désespoir, elle lui manque plus que jamais. Quatre dents partent de la mandibule supérieure, quatre autres en bas.

"Parfait ! On va pouvoir vous intuber plus facilement tout à l'heure !"

Et puis, Trager émacié quitte la pièce en abandonnant l'infirmier à son sort, le goût du travail bien fait dans l'esprit. Les lèvres de Brodie s'endorment douloureusement tandis qu'il crache à intervalles régulières le trop-plein de sang qui l'emplit pour ne pas s'en étouffer. Ses yeux sous ses paupières le brûlent et le harcèlent des images d'horreur chaque fois qu'il les ferme. Tout son corps est si douloureux qu'il jurerait avoir eu un accident de voiture. Enfin, ou hélas, on vient le chercher. Trois gaillards méconnaissables sous leurs charlottes, masques chirurgicaux et surblouses anis dénouent Brodie de son fauteuil, le hissent difficilement sur une chaise roulante puis le rattachent encore. Le jeune homme sent une anxiété viscérale remonter le long de son sternum dans un souffle précipité - son regard, toujours encombré des parasites liés aux ondes, s'agite davantage encore. Parler le fait trop souffrir, aussi, il se tait dans une panique folle.

Il entre dans un énorme dôme des sous-sols profonds de l'asile, qu'il ne devinait pas même exister. Autour d'un pilier central de haute technologie proposant écrans et claviers, cinq bulles transparentes. Un escalier de service monte vers une porte coupe-feu en métal, et une large vitre au fond de la salle donne sur un vaste bureau de chercheurs équipé là encore d'un grand matériel technologique. Dans l'une des bulles, il voit ce qui l'attend. Billy Hope est à l'intérieur, nu, en position fœtale. Son expression témoigne à la fois de sa conscience mais aussi de la douleur qu'il est en train de vivre, criblé de tubes dans tous ses orifices, condamné à recevoir ondes, médicaments, à se désagréger encore et encore. Pire que cela, privé de toute son autonomie. Réduit à son enveloppe corporelle, un réceptacle, voilà comment ils appellent les patients destinés à recevoir le Walrider. De la peau trouée et des os décalcifiés.

Devant une bonne vingtaines de têtes pensantes, toutes les yeux rivés sur la nouveauté, les trois hommes injectent à Brodie un décontractant puissant qui conserve sa conscience tout débilitant ses gestes. Ils le font chuter à terre comme une loque pour lui retirer sa camisole et tout le reste, avant de tracter son corps impudique dans une bulle de verre qui s'ouvre. Brodie gémit sa protestation mais ne parvient à rien. Ils attachent son torse au siège et ses mains à des poignées à l'avant afin de lui attribuer cette position caractéristique qui épouse la forme de la bulle, avant de tirer sa tête en arrière avec violence. D'un outil métallique, ils passent un large tube dans la gorge du jeune homme, glissant contre ses gencives fraîchement dénudées elles aussi, et par maintes fois il réfrène un réflexe émétique violent. Il sent le tuyau toquer à ses bronches et ses yeux se révulsent en réaction alors que le câblage ne s'arrête pas là : des sondes intrusives le visitent plus bas et une nouvelle intubation, nasotrachéale cette fois, achève de le rendre totalement dépendant de la machine. Le globe se referme sur Brodie et à l'intérieur se dépressurise, tandis que son dernier élan de conscience s'achève. En lui-même commence le travail du Walrider.

***

Spoiler:
 

Bonjour maman. Ah, il fait si lourd. J'ai tellement mal si tu savais.

Aux os. Il y a des barres de pression sur mes os. Et plus rien dans les muscles. C'est tellement étrange, hier encore, j'étais anormalement fort. Hier, quel jour sommes-nous ?

Mes organes, c'est horrible. Je me sens ... rempli. Je vais imploser. Y a plus un organe qui a sa place, je suis trop petit. Ou bien ils sont gros, ils s'écrasent les uns les autres. Je crois que je pourrais m'ouvrir pour faire sortir le trop-plein.

Le pire, c'est la tête. Rien n'est réel, tout est vraisemblable. Ca se mélange, le temps, l'espace, tout est confus. J'entends avec les yeux, je vois dans la bouche et je respire par le front. Je te sens toi, mais je sais que tu es loin. Qui es-tu ? Que disais-je ? Tant pis.

Depuis Vanda je fais attention avec les filles. Elles sont toutes plus fragiles qu'elle ici. Toutes friables, du papier de riz. Quoi ? Ah, tout ce sang, ça me dégoûte. Y en a partout tous les jours. Quel boulot de merde, infirmier, des fois.

Sang de Vanda. Je voudrais pleurer mais tout est trop plein : si une goutte sort de moi, j'explose, je le jure.

Chant des ondes, chant des sirènes. Qu'est-ce que j'ai mal. C'est pas permis d'avoir aussi mal. Dedans, dehors, ça se serre sur moi. Ca serre si fort, je suis tout tassé, il y a des fourmis dans mon âme qui pétillent. Elles font un nid dans la tête. Ellen voyait toujours des fourmis.

Le cadavre d'Ellen. Le cadavre de Vanda.

Je me rachète tu crois, si je suis gentil ici ? Tu sais tes chocolats maman, je les déteste. C'est enfin dit. Ma tête, ma tête, dans un étau. J'ai la cervelle qui va sortir par les oreilles, l'impression que j'ai le crâne qui s'allonge vers le haut, quelque chose veut sortir putain mais y a pas d'issue par l'os occipital ! Sors, nom de Dieu, vas-y !

"Sors, vas-y ! Tu vas voir !" C'est ce que je lui ai dis. Et après, les yeux exorbités, la gorge bleue et plein de vaisseaux qui gonflent à ses tempes. Les tempes de Vanda, si jolies tempes, je les aurais embrassées toute ma vie ces tempes.

Ca remonte depuis mes vertèbres, ça donne l'impression de m'ouvrir en deux. Les côtes prêtes à s'ouvrir comme des ailes, plus de place, y a plus de place ! Y a un truc qui prend toute la place à la place de moi ! La place en moi ! Ca remonte, dans le ventre, dans le dos, je voudrais lui tordre le cou pour en finir pour de bon !

Le cou de Vanda. Sa nuque, toute fine, avec une petite vertèbre qui dépasse quand elle baisse la tête. Qu'elle sorte encore une fois et je la lui brise, cette vertèbre pathétique ! Entre le pouce et l'index, comme un poussin, et crac ! Un claquement de doigt et je l'ai là pour toujours !

J'ai mal, pourquoi j'ai si mal, qu'est-ce qu'il m'arrive ? Ca pousse, ça pousse le haut du crâne, ça grandit dans mon poitrail, j'vais mourir je l'jure ! J'ai plus d'air, j'ai plus d'âme, tout ça se presse si violemment - qui suis-je ? Ah, cette colère, maman, quelle rage ! Quelle impatience ! Il faut que ça sorte, il a fallut que ça sorte ! Elle l'a cherché aussi cette traînée ! Tu sais que j'suis un bon garçon, gentille tête blonde ! J'aurais jamais fais ça pour rien tu sais bien ! Putain de merde mais sors de là !! Non, pas toi, toi tu restes ici !!

Si seulement je pouvais pleurer un peu.

***

Une festivité contenue chez les chercheurs. Brodie réagit bien à l'expérience, et semble synthétiser le Walrider plus rapidement que Billy qui a été gâché par les épileptiques de Scarlet - mais il s'agirait surtout de pouvoir le tenir sur la longueur. Seules les données des moniteurs indiquent l'activité cérébrale folle de l'infirmier, immobile, impassible dans sa bulle, yeux grands ouverts sur l'écran d'ondes. Enfin, une nuée noire partiellement invisible, de forme humanoïde, s'élève de son cocon en sortant par le haut de la tête blonde - sans toutefois l'ouvrir. L'ombre est composée de particules si petites, si nombreuses, si malléables, qu'elle ne semble pas souffrir de la matière.

***

Je suis mort ? Je vois tout. A travers les murs. A travers le temps. Tout se superpose et je peine à y faire le tri mais, d'une certaine manière, j'arrive à y naviguer naturellement. La vie en d'infinies dimensions. Je croise une autre ombre. Je ne la vois pas mais je la reconnais. Je suis si serein que ça en devient fou. Cette puissance ! Le contrôle, enfin ...

Paulina ?


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Paulina

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J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


???[

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Après ce premier contact avec « l’infirmier de cendre », s’en suivirent de nombreux , qui pour Paulina était toujours d’extraordinaires moments malgré qu’elle ne remarque pas le désintérêt qu’il lui portait la plupart du temps. Quelque part, heureusement car il était ici son seul crochet qui la retenait là sans grande contrainte. Pour lui elle sacrifierais beaucoup alors qu’il avait toujours l’air si triste et fatigué. Au début quand il ne dormait pas encore dans l’asile, elle ne passait pas un moment en son absence  paisible ou elle se reposait pleinement ou se sentait simplement en paix. Scarlet était bien là et elle l’a rassurait mais la présence de Brodie était meilleure selon elle.

Malgré tout comme dans toute belle histoire, ou beau moment se produit un évènement tragique pour tout faire basculer dans l’horreur. Depuis la mutation de Brodie cela faisait des jours qu’elle ne dormait plus bien et ne se sentait plus à l’aise… Jusqu’à ce qu’arrive le pire qu’elle présentait en l’absence du chevalier des cendres… Arrivèrent d’autres hommes en blanc, plus grand, plus gros et plus musclé ils avaient l’air encore moins commode que les infirmiers qu’elle avait croisé brièvement. Ils n’étaient pas comme les autres, ils étaient beaucoup plus dangereux.

Entendant la vieille porte de fer se dégonder, Paulina comprit tout de suite qu’il ne s’agissait, ni de Brodie, ni de Scarlet mais d’un intrus. Un intrus en colère. Très en colère. Prise par la peur elle ne réussi qu’à se planquer dans une vieille armoire à médicaments laissant deux petite ouverture qui lui permettait de voir la scène, malheureusement…  
Tout alla si vite, c’était impressionnant de voir autant de chose bien rangée et mettant du temps à être organisé être dévasté en un si grand capharnaüm en quelques secondes.
Celles qui était trop endormie furent simplement saisi avec violence et arrachée a leurs diverses perfusions. La violence était telle que leurs pansement se décrochait et leur peau  partait avec ce qui leur arrachait des cris de douleurs infernaux et difficile a entendre… Elles toutes qui étaient si paisible toujours folle le cerveau liquéfié par l’expérience mais elles étaient paisibles. Et là. Elles retournaient en enfer sans même avoir à passer devant un quelconque Cerbère... Celle qui était réveillée eu moins de chance, car se débattant avec vigueur elle se fit liquéfier la dentition avant de tomber dans les pommes, de sa bouches coulant avec  afflux le liquide rougeâtre la composant.
Les larmes coulaient sur les joues de la jeune femme encore saine qui mit sa main devant sa bouche pour éviter de respirer bruyamment ou gémir.

- On en a combien ? Quatre? Mais… Il y a cinq lits. Le patron à dit qu’il y avait 5 filles à récupérer dont une borgne ! Trouvez la borgne il l’a veut.

Il n’y avait aucun doute, la borgne c’était elle et elle le savait bien. Terrifiée tout son corps tremblait et elle ne savait pas ce qu’elle pourrait faire pour éviter d’être attrapée… Que lui ferait-il ? Du mal c’était certain mais à quel point ? Le pire qu’elle imaginait n’était encore même pas à la cheville de ce qu’elle allait subir, et c’était peut-être ça Le pire.

Frémissant dans son casier comme une feuille l’infirmier ayant retourné tous les lits il était certain qu’il allait finir par ouvrir le casier, c’était impossible qu’il le rate il ne pouvait pas être si bête… Pourtant, une fois un râle de colère dégagé il sortie de la pièce et attendant un peu en écoutant elle en conclut qu’il était partit… Soupirant de soulagement elle attendit encore un peu avant de sortir. Marchant a pas de velours dans la pièce elle constate avec effrois les stigmates de l’enlèvement de ses camarades de folie…

Restant un petit moment là a constater le moindre dégât le fait que le temps passe et qu’elle n’entende aucun bruit la confortait dans son idée qu’elle était dorénavant en sécurité. Néanmoins quand elle décida de rejoindre le couloir sans même être sur ses garde elle se fit attraper par l’infirmier qui l’avait tout ce temps patiemment attendu ici… Une aiguille dans la gorge et elle sentit tout son corps glisser dans ses bras, son âme glissant dans l’antichambre de la folie…


A son réveil brumeux elle se constata rapidement attachée sur une table. Une table froide qui avait quatres sangles pour attacher chaque membre d’un patient, ses poignets et chevilles… La tête lourde elle se sentait se baver dessus tandis que sa tête la faisait souffrir de céphalés. Rapidement elle sentit également que ses tempes la brûlait tandis qu’il semblerait qu’elle s’était pissé dessus… N’arrivant même pas à s’en rendre compte ni à parler elle leva les yeux et vit la lampe lui éblouir la vue avant qu’une silhouette sombre ne l’occulte a son plus grand plaisir. Le visage figée dans une expression vide elle ne comprenait plus ce qu’elle voyait.

Dr divers - Paulina, te revoilà ça faisait un moment que tu n’avait plus ouvert les yeux…

Dire depuis combien de temps elle était là lui était impossible, mais à mesure que l’homme lui parlait il prenait des notes et elle, elle retrouvait sa conscience. Agitant sa langue dans sa bouche, elle était sèche et elle avait soif. Si seulement Brodie était là. Là pour lui donner à boire et la libérer. C’est tout ce dont elle pensait encore. Son nom, ou elle était et pourquoi n’était plus que de lointains souvenirs effacés. Tout ce qui lui restait maintenant était ses souvenirs qu’elle avait pour Brodie.

- Alors dis moi il lui tapota d’un doigt sur le front. combien font 2 +2 ?

Ses souvenirs ébranlés sa tête était lourde mais pas encore vide à son grand malheur alors innocemment elle répondit la même chose que les 5 dernières fois sans même se souvenir que cela faisait 5 fois qu’il s’amusait au même jeu cruel…

- 4...

- C’est bien aller… Une dernière petit fois pour être sûr que la machine marchera mieux sur toi maintenant...

Sans se faire attendre, il mit une sorte de dentier en plastique dans la bouche de la jeune fille qui n’opposa même pas une quelconque résistance. Puis prenant en main une étrange pince entre laquelle il pinça les tempes de la demoiselle. Il tourna une molette a fond pour ensuite appuyer sur un interrupteur. Le corps de Paulina se crispa pendant les 30 secondes ou il maintenu le courant allumé avant de partir en convulsions et spasmes lorsqu’il retira la pince.
La conscience ? Non. Elle n’y aurait plus droit pendant un bon moment…

Balbutié d’un traitement à un autre elle ne faisait que se vomir dessus et gémir lorsqu’elle avait mal. Elle était devenu comme celle sur qui l’infirmier veillait… Son état était moins avancé mais son visage n’était plus que fatigue et folie tandis que tout son corps était emprunt de toutes les saloperies imaginables… Elle détestait se voir comme ça lorsqu’elle était dans la bulle. Se voyant et voyant tout ceux qui l’entourait elle était incapable de rien que de pleurer dans un coin de comprendre enfin l’horreur de ce qui lui était arrivé… Elle avait été attrapé et il avait matraqué son esprit et maintenant elle était si folle qu’elle était sortie de son corps… Quel enfer… Chaque jour… chaque fois qu’elle montait dans cette machine elle était dans son état de fantôme comme elle disait… Complètement irraisonnée elle criait parfois des heures en pensant que quelqu’un l’entendrait mais jamais personne n’était la. Jusqu’à ce qu’elle entende son prénom dans la voix de quelqu’un qu’elle n’osait plus espérer entendre… Le chevalier de cendre.

Son corps nue figé dans une boule de verre rempli d’eau elle s’était caché plus loin dans un coin ou personne n’allait jamais autour de cette grosse machine. Se dégageant doucement pour suivre la voix elle vit Brodie dans une bulle lui aussi. Ayant oublié beaucoup de choses elle n’en fut pas alarmée sur le coup. Elle était contente qu’il soit là mais mécontente qu’il souffre encore sans savoir pourquoi. Flottant vers lui, elle l’aida à prendre forme comme elle et le saisit dans ses bras ému de pouvoir toucher quelqu’un alors que dans ses  moments de  conscience elle n’était plus qu’un fantôme, incapable de retrouver une once de conscience quand elle était dans son corps.

- Oh Chevalier des cendres… je vous rencontre enfin… J’ai toujours sur que vous existiez que vous viendrez me sauver !

Le regardant elle lui souriait l’air complètement enchantée comme dans un Disney. Elle ne se rappelait plus leurs jours… Tous les jours qu’ils avaient partagés…

***
-Time Wrap
Pleurant dans son lit, Scarlet venait de partir et elle avait froid. Si froid, les fenêtres frémissaient à la force du vent et les locaux devenait terrifiant. La lumière faible et sautillante du couloir ne l’aidait pas à se sentir protéger en cette seconde nuit depuis son arrivé. Elle pensait. Elle pensait a son frère à ce qu’il avait fait et a chaque fois qu’elle essayait d’entrevoir la réponse de ce qu’elle devrait faire en réponse à cette affront elle ne récoltait qu’un infâme mal de tête. Les autres filles se tournait et se retournait dans leurs lits et a chaque fois qu’une faisait un bruit, Paulina posait son œil sur elle… encore tourmenté par la première rencontre avec Lena…
Puis en entendant Brodie arriver après avoir échangé avec Scarlet, elle baisse l’œil et le regarde s’installer sur un coin de la table à l’opposé de son lit. Attendant un peu elle finit par se lever pour l’approcher doucement.

- Bonsoir… Comment allez-vous ? Vous avez pu vous reposer ?

Restant a bonne distance derrière lui elle se tripotait un peu les mains et courbait toujours les sourcils dans une expression entre peur et joie. Elle tremblait et ses pieds nues sur le carrelage sale devenait doucement bleu...

-Vous… vous m’avez manqué...

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Brodie Moore
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Paulina lui adresse quelque chose qu'il ne comprend pas de suite, c'est elle oui, aucun doute. La voix cristalline résonne dans son esprit sans que pourtant elle n'émette de son. Une union particulière dans cette strate d'outre-tombe, un appel supérieur à cette réalité morbide où ils sont mastiqués, piétinés, écartelés et torturés par l'hôpital. Elle serre son fantôme dans ses bras immatériels, mais il lui semble que tout coule à travers son corps. Son esprit divague entre les temps et les espaces, l'amènent au passé puis miroite d'hypothétiques futurs sans jamais se fixer, et enfin il s'arrête en un moment aléatoire des semaines passées.

***

Il entame sa nuit dans le couloir abandonné, croisant sa supérieure qui lui échange des considérations professionnelles en toute simplicité ; et il ne peut s'empêcher d'y contempler avec émotion la lueur fatiguée de son regard, désireux de l'emporter elle, ses longs cheveux, ses lèvres rouges et toutes ses manies distinguées au loin dans un endroit qui lui ressemble. Cet asile, ce dortoir en décrépitude, c'est un lieu pour lui - pas pour elle. Il demeure silencieux comme souvent, hoche la tête avec réserve, plutôt cela que desserrer les dents et prendre le risque de lui arracher un baiser ou de lui déclarer une envolée lyrique et désespérée.

Troublé un moment comme toujours après leurs échanges, Brodie tremble d'un souffle court qui fait grincer son cerveau. Les sons et images intempestifs sont devenus coutumiers de son existence, tant et si bien qu'il ne les entend presque plus, et il se déride se recomposant au bureau. Les patientes gémissantes, souffrant de leur santé qui s'effrite, ont été calmées par Scarlet avant que l'infirmier ne prenne son poste. Si distrait par sa supérieure, il en oublierait presque Paulina qui se manifeste à lui avec douceur.

"Bonsoir, comment allez-vous ? Vous avez pu vous reposer ?"

Il se retourne sur sa chaise et la voit debout à même le carrelage assiégé de poissons d'argent, pieds nus sur le grand froid des dalles, camaïeu à peine réchauffé par la lumière jaunâtre de la lampe de bureau qui l'aide à déchiffrer les dossiers. Il s'étonne toujours qu'une patiente soit capable de parler, à fortiori à lui et de façon cohérente, puis se rappelle qu'elle ne suit pas les lourds traitements des autres femmes.

"Vous ... vous m'avez manqué ..."

Lisse mais pas stupide, il remarque la détresse émotionnelle de la jeune femme à son allure soucieuse et hésitante - son dossier fait par ailleurs mention de plusieurs antidépresseurs. Il est indécis quant à son rôle : en temps normal, il aurait fait en sorte de la remettre au lit sans autre forme de procès, avec douceur peut-être mais sans émotion aucune. Néanmoins dans cette antre secrète, avec une patiente qui n'en n'est pas tout à fait une, et mû par les conseils de sa supérieure, il se sent contraint d'être plus humain.

"Ca va, merci."

C'est faux, bien sûr. Il ne dort presque plus, harcelé de cauchemars et d'enfers angoissés. Il passe toute sa veille auprès de femmes mourantes, violentes, répugnantes. Il sent ses os céder sous lui chaque matin davantage. Il ne fait que croiser Scarlet qu'il sait retourner à un autre homme le soir, élevant en lui le bouillon rageur d'une possessivité déplacée. Cet homme-là plante la femme de ses rêves dans le couffin soyeux de leurs draps frais sûrement, tandis que Brodie change ceux souillés de patientes qui s'oublient dans l'immensité de sa solitude totale alors qu'il ne voit plus même ses collègues. Mais il lui manque, à elle, à Paulina. C'est quelque chose, cela, tout de même. Alors, quoi qu'il n'ai pas d'affect particulier pour cette hirondelle en perdition, il fait un effort.

"C'est normal, vous n'avez pas ravissante compagnie ici."

Il le dit avec dégoût davantage qu'avec dédain pour les autres femmes du dortoir. Quittant sa chaise, il raccompagne la jeune esseulée à son lit et s'assoit à son chevet. Il est embarrassé, ne sait tenir une discussion classique. Que pourrait-il lui raconter ? La vie au-dehors pour mieux la faire languir ? D'ailleurs, quelle vie - son appartement moisi, humide, puant la javel et le vieux linge ? Le service est calme, c'est appréciable.

"Et vous, vous parvenez à dormir de temps en temps ?"

Il sait évidemment qu'on lui administre des somnifères, puisque comprenons-la, dans tel environnement et sous une dépression déjà latente, Morphée ne visite pas souvent. Malgré cela il tente d'avoir une conversation digne du "dehors". Il s'enfonce dans sa chaise qui grince ainsi que ses articulations. Il y a une douceur morne dans ce théâtre.


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J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


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Sa main fantômatique contre la sienne, elle ressentait toute sa douleur et dans l’espace de ce lieu de mort et de souffrance morale, elle essayait d’absorber toute sa douleur tandis que leurs délires s’accordaient en un souvenir commun…

Quand il se retourne sur elle elle le regarde et sent son œil briller pour lui, mais les siens de brille pas quand il la regarde. Pourtant elle sait qu’elle l’aime tellement, son chevalier des cendres… Son teint et pâle presque morbide, mais c’est beau. Ses yeux sont d’un bleu triste, mais c’est beau. Ses cheveux blonds sont presque blancs de stress, mais c’est beau. Son corps un peu biscornue, tordu par endroit dévoile une musculature d’esclave , mais c’est beau.
Tout est beau, tout est magnifique de lui dans l’œil restant de Paulina qui ne saurait dire pourquoi elle souhaitait tant qu’il la prenne dans ses bras.

Les larmes aux bords de l’œil comme un petit animal apeuré, ses réponses sans retour ni  émotion particulière aucune, elle refuse de le voir. Elle refuse de voir qu’il y a encore quelques secondes ses yeux brillait pour Scarlet.  Alors, son cerveau entreprend un travail et enferme ces faits dans son inconscient. Elle serait incapable de le voir mais surtout, de supporter l’impact de cette indifférence manifeste dont il fait preuve avec elle. Cela serait une allumette jetée sur un champ de blés d’espoirs sec et stérile.

- Justement… Heureusement que vous êtes-là.

Fait-elle d’une voix douce et frêle. Elle se tient les mains, peu sûre d’elle tout son corps la trahit. Il se lève et lorsque que son corps s’approche du sien, la dominant de toute sa hauteur elle sent comme une chaleur venir la réchauffer. Mais en s’approchant sur son lit et s’écrasant sur celui-ci, elle comprend qu’il voulait la remettre au lit. Encore une chose à cacher dans la boite de l’inconscient. Alors, reprenant son sourire qu’elle avait perdu en s’en rendant compte, elle le regarde comme si elle seule avait décidé de rejoindre son lit qu’elle déteste. Le matelas n’est pas confortable, l’ossature du lit rouillée par endroits dégage une odeur désagréable… Au fond il n’y a que la propreté des draps qui ne sont changé qu’une fois par semaine qui rattrape le tout de cette catastrophe. Eh puis, près de lui rien n’était trop désagréable pour elle. Puis alors qu’elle allait reprendre pour relancer encore la discussion c’est lui qui posa une question et elle se sentait tout émoustillée de joie.


- A vrai dire non… je n’aime pas dormir. Quand je dors, je fais d’affreux cauchemars qui me rappelle les choses noires...

Oh oui. Les choses noires. Elle ont toujours été là au creux de son crâne. Toutes ces pensées inconscientes qui remontait comme une vague désagréable dans sa conscience nocturne. Ces vagues qui lui criait la vérité qu’elle ne voulait ni voir ni affronter. Ce que personne ne savait ici. C’est qu’à la mort de son père la jeune fille était là. Il s’était écroulé au milieu du salon. Il était seul pour le week-end et devant recevoir sa petite fille chérie si empli de joie que son cœur avait décidé de s’arrêter. Ça c’est ce qu’elle se disait. Elle n’avait jamais voulu entendre qu’on l’avait empoisonné. L’enquête n’avait pas abouti. Mais dans ce verre qu’il avait bu, c’était bien du poison qui avait été retrouvé et le même que celui qui avait ravagé son estomac et arrêté son cœur.  

A son arrivée Paulina ne voulu pas voir qu’il était mort. Alors comme un petit effrayé de devoir survivre seule, s’était simplement blottit au sol contre son père. Elle était resté comme ça. Sans bouger ou presque pendant trois jours. C’est Anibal qu’il l’avait retrouvé ainsi au sol le regard vide et complètement givré dans le passé à coté du cadavre de son frère. La décoller de son géniteur l’avait plongée dans une crise d’hystérie incroyable  qu’elle nierait en bloc si on lui en reparlait aujourd’hui… Car  durement mâtée pour être remise sous contrôle ils avaient effacé sa mémoire à coup d’électrochocs. Ce n’est qu’à la vu de la tombe qu’elle comprit. Qu’elle comprit que c’était vrai… Et là son inconscient n’avait rien pu faire pour la protéger et elle se laissait mourir.

Un moment suspendu dans le vide le regard vide elle reprend et vient saisir la main de Brodie qu’elle caresse de son pouce délicatement.

-Pourquoi vous me mentez. Je sais que vous ne dormez pas. Nous avons les mêmes cernes...

Elle le regarda, le sourire légèrement réduit tandis qu’elle a l’air toujours touchant mais un peu plus sérieuse. Et elle continue a caresser sa main pour lui insuffler moins de peine et de douleur. Comme dans le moteur. Elle prenait tout comme elle pouvait et d’une façon diablement étrange. Le fixant de son œil encore valide elle tire son bras pour l’attirer sur le lit à ses cotés et se blottir contre lui.

- Je n’arrive à dormir que quand vous êtes là...

Elle fit une pause, puis termina, tout bas...

- Mon chevalier des cendres...

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Sa main se pose sur celle de l'infirmier, caresse son pouce avec délicatesse - ses doigts frais serpentent sur ceux méticuleux du jeune homme, et ses mots aussi sont une douceur. Il y a, en effet, quelque chose de commun entre eux. Juste assez fous pour être ici, mais pas suffisamment pour s'y laisser couler. Résilients, capables de faire le dos rond pour que l'orage passe, infiniment soumis à la plus petite forme d'autorité. Des roseaux qui ploient, ploient sous le vent mais ne se rompent pas - pas par souplesse, mais par abnégation. Des roseaux en réalité qui demeurent couchés au ras du sol pour moins souffrir le vent, sans plus espoir de se relever. Deux roseaux au sol oui, qui s'y croisent, et copinent à défaut de trouver mieux.

Brodie n'est pas un idiot. Il voit le trouble de Paulina. Il voit l'émotion qui la saisit lorsqu'il entre, lorsqu'il lui administre ses anti-dépresseurs, ou qu'ils font un brin de discussion comme ce soir. Elle n'est pas la première à qui il plaise, quoique son isolement le prive aussi de ce genre de compliments, mais il ne mets pas cela sur le compte d'affinités. Se serait-elle enamourée de lui s'ils s'étaient rencontrés à l'extérieur ? Il en doute, il n'a pas confiance en lui. De toutes manières, cela n'aurait rien changé. Scarlet lui a pris tout son désir, tout son amour, toute sa passion. Elle a absorbé ses pensées, les a mises au supplices, trop séduisante pour qu'il ne la désire pas, trop supérieure pour qu'il la désire sans culpabilité. Paulina l'attire à lui, il se laisse guider, elle se love contre son coeur.

Assurément, se dit l'infirmier, cet amour innocent provient de la situation. Elle est seule et malheureuse comme une tombe, il est l'unique homme qu'elle voie, et probablement délire-t-elle. "Chevalier des cendres". Au-delà de l'incongruité de l'image, il trouve qu'elle ne lui sied pas. Chevalier, lui ? Il est plutôt palefrenier, les doigts dans la crasse, dans la bassesse, épris d'une princesse nichée haut dans sa tour. Cendres ... Oui, les cendres, voilà qui lui convient bien néanmoins : tout a brûlé en lui et il ne reste qu'un tas réduit de ce qu'il était. "Palefrenier des cendres", voilà comme il corrigerait Paulina. Un résidus qui balaie d'autres résidus dans le délabrement d'une écurie abandonnée.

Brodie n'est pas mal à l'aise de ce contact. Lorsqu'il a commencé à travailler ou chaque fois qu'une patiente encore consciente faisait son entrée, il n'était pas rare qu'on lui réclame une étreinte, une main tendue, un signe qui prouvait que ce monde avait en reste un peu d'humanité. Désormais, elles sont toutes trop enlisées dans la vase de leur conscience bouillie. Que Paulina recherche son contact lui rappelle quel infirmier il aurait voulu être. Doux, à l'écoute, au-delà des protocoles. Brodie avait le potentiel pour devenir un être humain formidable, mais cet hôpital lui fit payer tout le bon qu'il aurait pu sauver en lui.

Ah, tout serait simple si Scarlet était un homme. Il aurait peut-être été disponible à ce joli moment, dans la lumière faiblarde de la lampe et des moniteurs des autres patientes, rayonnant sur le visage albâtre de Paulina. Paulina, en l'attente, en l'espoir d'un amour rendu. C'aurait peut-être été ce qui aurait pu la sauver, le sauver : une union franche et sincère dans ces murs manipulateurs. Mais c'est impossible. Elle a beau blottir son corps maigrement couvert contre le sien, rien ne se passe. Il aurait aimé que ce soit plus simple, l'attirer à lui là tout de suite, unir leurs lèvres et puis leurs corps, fuir à deux et disparaître - mais il n'a ni l'amour, ni le cran de nourrir pareil projet. Alors il la laisse s'emmitoufler contre ses battements irréguliers, dérangés par les retombées des ondes, et apprécie d'être au calme au moins.

Enroulant son bras autour d'elle pour qu'elle ne se sente pas rejetée, il la berce doucement.


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Paulina

Gallinger
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J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


???[

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Âmes sœurs de douleurs plus il se rapproche d’elle plus elle se sent frissonner. C’est si doux, c’est si beau si parfait. Il était là tout près d’elle alors qu’elle ne trouvait pas le sommeil. Pas pour lui administrer quoi que ce soit ou lui tendre un mouchoir ou lui faire n’importe quel soin non il était juste là près d’elle. Et alors qu’elle se lovait contre lui doucement se demander pourquoi il le faisait lui était agréable. Car dans l’évidence tout enfantine et naïve de Paulina il était impossible qu’il se force. Non. Si il le faisait c’est parce qu’il le voulait lui aussi, parce que cela lui faisait du bien aussi. C’était fantastique. Comme un rêve impossible d’adolescente amoureuse devenant aussitôt possible lorsque les étoiles sont suffisamment bien alignées. Oh Chevalier des cendres tu es si beau.

Il sent un mélange étrange, entre celui des pansements neufs, des couloirs de l’hôpital et une transpiration masculine pleine de phéromone qui ne rendait pas insensible Paulina.Profitant du moment elle le regarda un moment, profitant d’occuper son regard pour venir se saisir de ses mains délicatement pour les caresser avec son pouce très doucement. Que faire ? Que dire ? L’instant était comme suspendu à un fil, un fil ou se jouait beaucoup pour le petit cœur tout moue de la demoiselle qui éprise à sens unique du chevalier des cendres refusait de voir la vérité, aussi difficile qu’elle soit a voir. S’obligeant à ne dire mot, elle a compris depuis un moment et à son langage corporel qu’il n’est pas très loquasse et n’apprécie pas vraiment parler. Alors, elle ne le force pas. Sûrement pas c’était impossible pour elle d’imaginer d’être à l’origine d’une de ses contrariété. Cela la tuerais elle en était persuadée. Jamais elle n’avait autant aimé, jamais elle n’avait autant sentit de compréhension et d’empathie. Il était gentil ici et c’était bien le seul.

Eh oui, elle l’avait remarqué. Il n’était pas comme tous les autres. Il avait quelque chose que les autres n’avait pas. Il avait une profondeur, une fêlure, une histoire. Et alors qu’elle  le savait elle voulait combler cette fêlure en lui. Tout savoir de lui mais elle ne pouvait pas le forcer alors elle acceptait tout. Son silence, sa tristesse, son amertume, sa mélancolie. Tout ce qu’elle n’acceptait pas de voir c’est sa passion pour l’irrésistible impératrice de ces lieux : Scarlet Elkins. Elle était belle, intelligente, trop belle, trop parfaite. Une femme en compétition avec elle fumerait sur place en un grand feu tant elle incarne une passion inébranlable. Personne n’arrive a la cheville de Scarlet Elkins. Personne. Alors comme tout le reste cette rivalité latente qui ne vit que dans l’esprit de Paulina est dans la boîte de l’inconscient pour éviter une nouvelle fois qu’elle puisse se consumer sur place.


Si bien, l’instant durait et cela lui plaisait, si bien qu’elle finit par se laisser allonger sur son lit. Tenant la main du chevalier des cendres de son cœur elle le fit basculer doucement. Et raide comme un bâton il était couché sur le lit tourné vers elle son visage à seulement quelques centimètres. Elle sourit et elle est belle mais ses sourcils son courbé comme si elle souffrait à chaque minute de ressentir quoi que ce soit. Ils sont là, lui raide, elle fluide l’un face à l’autre lié par une main celle de Paulina venu attrapé celle de Brodie. Cessant bientôt ses douces caresses sur ses mains elle remonte doucement le long de son bras et viens caresser son cou puis sa nuque et enfin ses cheveux de façon très douce. Elle regarde ce qu’elle fait et elle sourit un peu avant de s’avancer un peu plus près sans rien faire. Leurs souffles se croisent, c’est improbable et dans d’autres circonstances absolument dangereux. Sa respiration est lente d’habitude mais là elle sent que la sienne s’accélère et elle sourit un peu plus avant de venir rencontrer ses lèvres des siennes en fermant l’œil. Caressant sa tête et ses cheveux elle lui offre un baiser plein d’un amour sincère et paisible qui ne veut que du bien. Elle pense qu’il apprécie, elle, elle apprécie. Mais est-ce le cas ?

Se retirant doucement de ses lèvres elle le regarde, l’instant agréable étant devenu une tension palpable. Allait-il vraiment apprécier ? Se forçait-il même si elle pensait que c’était impossible. Ce doux baiser était une belle épreuve qui prouverait bien des choses. Pour elle c'était une explosion de passion qui venait s'emparer de tout son cerveau faisant naître de multiples papillons dans son estomac retourné par une nourriture détestable.  

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Spoiler:
 
Elle l'attire à elle pour l'allonger à ses côtés et il s'y abandonne sans volonté ni protestation. Brodie glisse sur l'ondine fluette de la nymphe éborgnée et au fond, il apprécie la douceur de l'instant. Un moment en dehors du temps, du lieu. Un moment profondément ancré dans l'asile, là, entre les râles souffreteux des autres patientes et la raideur des draps trop lavés, mais radicalement différent. Ce sont leurs détresses similaires qui s'unissent douloureusement, qui se pansent, qui se cherchent ; Paulina dresse pour eux une alcôve où l'infirmier a le droit d'être humain, fragile, sensible, et où il est aimé pour cela. Sans concession, sans bornes, l'amour de sa patiente l'accueille dans toute sa fêlure et veut panser l'indignité qui le ronge. Un amour de mère, dans l'esprit du jeune homme. Et comme sa mère, elle a tant besoin de lui.

Les doigts graciles de Paulina serpentent le long du bras veineux de Brodie dont le pouls bat dans les tempes. Il n'aurait pas laissé s'installer ce climat avec une autre malade, mais avec elle, tout est différent. La clandestinité de sa présence, la santé de son esprit, la douceur fragile de tout son être. Ils se ressemblent. Manipulés par d'autres, secoués par la vie, coincés dans la torpeur de cet asile. Ils se ressemblent trop, en cet instant précis, pour que l'infirmier y impose la distance professionnelle. Il n'est toujours pas amoureux, il ne peut l'être d'une autre, mais cette main qui flatte sa nuque polit son armure et Brodie demeure humain malgré l'obsession idéalisée de Scarlet. Il reçoit ce réconfort avec la faim de la dépression - mais quelque part, il tremble en lui de la frayeur d'accueillir cette émotion. A ce moment, Paulina est lui-même, Paulina est sa mère, Paulina est tout sauf Paulina. Et voilà que tout est plus facile pour lui.

Elle se penche et l'embrasse et, à sa propre curiosité, il n'a pas de mouvement de recul. Il demeure raide, placide, accepte le contact comme s'il était chaste, comme une poignée de main, une bise sans singularité. Mais l'oeil bleuté de Paulina, celui-ci et celui-ci seulement, l'appelle à la déraison - c'est alors qu'elle le regarde qu'il sent qu'elle l'a embrassé. Faillible, isolé, désespéré d'un amour irréaliste pour sa supérieure, il est ébranlé par un moment d'égarement et dans un sursaut de désir approche Paulina de son corps la tirant d'une force naturelle vers lui. Il rencontre ses lèvres à nouveau, cette fois de son fait, dans une étreinte plus passionnelle - sa main, du dos de la jeune femme, voyage à sa nuque. Leurs langues se rejoignent comme si tous deux cherchaient leur air et Brodie vient puiser dans la bouche de sa partenaire toute l'émotion qu'il s'interdit depuis des années. Le cliquetis cesse, ses os se taisent, les bronches reposent et il ne voit plus les parasites devant ses yeux. Tout son être se tend vers elle. Il ne l'aime pas d'amour, mais il lui manque ô combien d'être aimé.

Et puis, l'ivresse du moment retombant, il rouvre à peine les paupières. Mais c'est le pansement de l'oeil borgne qu'il rencontre. Et il lui semble voir un oeil cauchemardesque au-dessous, un oeil inhumain, un oeil d'outre-tombe - turpitudes de son esprit dérangé. Il réalise ce qu'il est en train de faire, se sent l'infidèle serviteur de Scarlet, le profane abuseur de l'innocence de Paulina, une bête qui aurait peut-être été prête à tuer pour s'assouvir et se hait en l'instant. De la nuque, sa main empoigne la gorge de l'hirondelle sans la serrer. Les pensées confuses et horribles se battent dans sa tête au rythme du cliquetis qui lui reprend : n'est-elle pas celle en tort, qui l'a embrassée ? Mais que lui a-t-il pris de s'être allongé, pour commencer ? Et Scarlet dans tout ça ? Et sa mère ? Et Van ... Il ne termine pas son nom et lâche avec peur de lui-même la nuque fragile de Paulina.

Cet oeil, au-delà de l'accuser, lui rappelle surtout l'hôpital - comme dans ses cauchemars lorsque, possédant Scarlet, elle devient son propre cadavre. L'asile qui lui vole jusqu'à ses plus primaires désirs, jusqu'à son désir de vie. L'asile qui le baigne dans le sang, les infections et les pires abjections. Il a un dégoût soudain pour cet oeil, qu'il ne voit d'ailleurs pas en réalité, et qui de plus ne lui faisait rien jusqu'ici - il a vu bien pire, mais c'est là qu'il s'outrage. Il tente, tremblant, souffle court, yeux écarquillés sur sa faute et son écoeurement, de regarder l'autre, valide - mais rien n'y fait. Paulina est redevenue Paulina. Brodie s'interdit le plaisir d'une passion simple, bouleversé en son for intérieur, et quitte tentant de ne pas paraître goujat le lit. Il a une profonde affection pour elle et se refuse à la tromper, ou blesser, davantage. Il balbutie.

"Ce n'est pas déontologique. Excusez-moi, je me suis laissé aller, je n'aurais pas dû."

Et il sort avec force vertiges du dortoir, abandonnant l'esseulée Paulina à elle-même, à court d'option. Dans le couloir, la colère pour lui-même d'avoir faillit à son adoration Elkinsienne le pousse à se frapper violemment la tête dans le mur de ciment. Un grand coup qui ne fera pas taire le vrombissement sourd qui occupe maintenant toute son ouïe. Son trouble, semble-t-il, aggrave les symptômes. Le choc, sa haine et sa répulsion le poussent à vomir au sol. Du même temps, ses jambes le lâchent, et il s'agenouille dans son propre refus de lui-même. Il grogne et pleure, a l'impression de ne faire que ça depuis les griefs entre Scarlet et Wernicke.


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Le baiser semblable à des millions de papillons venant se poser sur ses lèvres elle sentait son cœur d’ordinaire si lourd et difficile à supporter  s’alléger. Oui son amour pour lui si il était partagé comme à ce moment était aussi efficace que le plus lourd des calmants. Rien, rien ne pourrais effacer ce moment. Et le problème était bien là. Chacun des creux de ses lèvres s’étaient imprimé sur les siennes, marqué dans sa chair à vie. Le goût, la sensation tout était semblable à une perfection improbable. Comme si à cet instant leurs âmes avait joint entre eux l’apogée possible de leur relation pour redescendre maintenant doucement jusqu’à l’oubli. Pourtant elle serait incapable d’oublier. Incapable. Son œil fermé elle en avait une larme qui lui coulait de l’œil si bien que le borgne cracha quelques gouttes de sang qui rajouterait à l’horreur de son pansement.  Ne se doutant pas de l’horrible cauchemar auquel elle ressemblait l’oeil ouvert face à lui, le sourcil toujours courbé dans cette expression de souffrance étrange qui lui donnait tout son charme.

En parlant de charme aussitôt le baiser achevé que la réalité reprend les raines de toute sa laideur. Le sourire sur ses lèvres se transforme en inquiétude lorsqu’elle perçoit toute l’horreur dans son regard alors que transpirant il s’enfuit lâchement. Celui-ci s’en allant et disparaissant comme un courant d’air, l’inconscient ouvre sa boîte pour engloutir tout cela et c’est mieux. Son cœur et si lourd, si douloureux, une douleur de plus et se déverserait dans son âme pure la pire des haines qui comme un cancer viendrait détruire toute la beauté friable de sa pureté. Impossible.
Néanmoins avant que son cerveau fasse toute son œuvre, cela ne l’empêche pas l’espace de quelques minutes de ressentir dans son petit cœur la douleur. La douleur du rejet. Elle l’aime tellement, tellement, c’est impossible. Impossible. Impossible.

Restant immobile incapable de bouger elle tremble et ce rêve, oui ce rêve partagé devient un endolorissant cauchemar. Aussi douloureux que ce qu’elle aspire de l’âme de Brodie qui nouvellement harnaché au moteur morphogénique souffre le martyre. Mais elle ne le supporte pas. Aspirateur empathique qu’elle est le souvenir devient un cauchemar et elle pleure sur son épaule alors que son fantôme aspire tout pour qu’il n’ai plus mal. L’inconscient relâche la vérité, celle-ci au moins, l’espace d’une seconde en bribes et les machines reliées au corps de la pauvresse se mettent à s’affoler.

Pour reprendre le dessus elle le serre plus fort et si elle avait vraiment voulu savoir pourquoi c’est parce qu’à cette minute elle aurait souhaité le briser de l’avoir repoussé mais la haine dans le grand cœur de Paulina se noie vite pour laisser place à une nouvelle salve d’empathie. Cela laisse le temps à l’inconscient de reprendre en joue ce douloureux souvenir pour les emmener dans d’autres souvenirs.

- Tenez le coup, Brodie je suis là.
Une seconde, la dernière de conscience fantomatique pour que ses mots raisonne dans le corps, la chair et l’âme du pauvre infirmier partiellement édenté que les larmes ne cesse de couler des joues de Paulina.

Cette fois-ci le matin serait bientôt là. Dans son lit la jeune femme est réveillée par Brodie qui non loin d’elle semble comme chaque nuit s’affairer du mieux qu’il peut à faire son travaille. Alors que rassurée de le voir elle sourit en se rendormant. Une douleur lui enserre le bras et tout est floue. Lorsqu’elle ouvre de nouveau les yeux, elle est sur un fauteuil roulant non attachée mais pourtant elle se sent incapable de bouger. Puis, viens une chaleur, une chaleur agréable qu’elle comprend bientôt comme étant celle de Brodie qui l’avait portée pour l’installer dans un fauteuil peu confortable. Se laissant faire en souriant de penser à lui, elle ne se rend pas compte. Elle ne se rend pas compte de la présence du diable dans un coin de la pièce. Le diable fumant élégamment une cigarette en regardant la scène sans émotion.

- Le chevalier des cendres...

La chaleur s’en allant, tout semble lointain et le diable s’approche tout prêt Brodie n’est plus là enfin elle croit. Il est en réalité juste derrière elle et ne la regarde même pas, non, trop happé par la beauté du diable qui sans détour ramène Paulina à la réalité en l’attachant fermement au fauteuil. Plus réveillée lorsqu’elle essaye de distinguer la tête du diable elle n’y voit que des lèvres rouges. Le diable parle mais à qui ? Ou est Brodie ? Ou est-elle ? Ou est Scarlet ?
Les questions deviennes nombreuses, sûrement trop nombreuses. La panique arrive gagne tout alors qu’elle ne se souvient de rien et voit les choses flous.

- Brodie… Brodie… Brodie ?!

Sa voix et soufflante, presque suffocante et emprise d’une panique intense. Le diable contrarie ses lèvres en un sourire inversé et il s’éloigne avant qu’elle ne puisse voir son visage. Il parle mais elle n’entend rien que du brou-ah.

- Restez là Brodie, je reviens il faut la clé. Nous sommes obligés d’essayer. Ça ne devrait pas trop l’affecter si tout vas bien.

Elle quitte la pièce. Le diable est partie. Tout deviens moins flou et la pièce n’est plus noire. Un écran géant  est en face d’elle pour l’instant éteint et elle le remarque enfin. Sa tête, elle,  est emprisonnée entre deux électrodes prête à faire pénétrer dans tout son crâne les ondes sans qu’elle ne se doute de rien. La panique prend de l’ampleur et elle pleure doucement, sans presque ne faire aucun bruit. Elle ne voit personne, elle pense qu’elle est seule et elle a peur. Si peur. Pourquoi elle ? Quelle est cette pièce ? Est-ce un rêve ? Un souvenir ? Un cauchemar inventé ? Elle ne savait plus et c’était mieux. Oui, c’était mieux qu’elle ai oublié que tout ce qu’elle imaginait c’était à deux trois détails près la réalité qu’elle avait vécu il y a encore peu.

Quand elle l’appelle elle n’entend rien. Elle ne l’entend pas se manifester et la peur grimpe, son âme sœur n’est pas là, elle ne peut pas oublier qu’elle à mal. Tremblant de tout son corps elle ne croit plus en rien et pense être aux portes d’une mort atroce. Mais cela lui faisait plaisir, car en détresse qu’elle était le chevalier des cendres apparaîtrait sûrement devant elle pour la libérer encore une fois du joue des occultes personnalité l’entourant.

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