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 Madness among us- feat Jo'

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Pyramid Rouge
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patrick

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Paulina

Gallinger

J'ai 26 ans et je vis à Denver dans le Colorado... Dans la vie, je suis assistante dans un bureau et je suis sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


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 superschool48 -Deviant Art

Tombée dans les pommes des flash lui revenait. D’abord le Noir complet et sa profondeur d’abysse sans fin, dévorant tout, le temps, le sommeil, les souvenirs. Il engloutissait tout… Puis, des lumières jaunes par intermittence se voulant comme des phares porteur d’espoir dans l’abysse cérébral. Puis la lumière de la réalité, une seconde à peine dans un gros choc. Puis, le coma, le blanc ou le noir, le coma. Chambre unicolore du cerveau traumatisé, torturé, cassé…  Puis, les lumières bleu l’appelant à revenir à elle directement mais l’appelant avant tout à la moindre parcelle de réactions aux produits. Puis, le coma, encore, la perdition, le néant, l’égalité d’humeur terrible l’empêchant de désirer quoi que ce soit d’autre que la mort. Pourtant, non, elle ne vient pas et elle ne viendra pas. Ainsi, en pleine nuit, la jeune femme repris ses esprits. En ouvrant les yeux violemment, ou plutôt l’œil elle ressent une vive douleur à l’œil gauche qui ne voit plus, percé, pansé, bandé il était inaccessible. Souhaitant tâter elle même son œil ou plutôt le pansement qui lui entour la tête, son mouvement rapide fut violemment retenu. Ne comprenant pas, la jeune femme remonte la tête de son oreillé et elle distingue alors ses poignets entravés par de fortes sangles de cuir fourrées de mousse. Ne pouvant s’empêcher de tester leur résistance, évidemment elle se fait plus mal qu’autre chose, alors regardant autour d’elle elle remarque qu’elle est dans une chambre aseptisée, seule.

La panique gagnant son âme elle ne comprend pas ce qu’il se produit et finis par doucement se souvenir de ce qu’il s’est passé… Même pas en colère et encore sous le choc elle voulait pleurer mais cela lui faisait mal… Commençant à gémir, elle reste discrète et  lorsqu’elle essaye de changer de position ses jambes, elle sent à ses chevilles les mêmes entraves qu’a ses poignets. Elle aurait voulu hurler de peur et de colère mais se retint… Si son frère avait réussi a la faire passer pour folle elle ne devait surtout pas se comporter comme tel. Restant patiente à réfléchir à comment se sortir de cet enfer elle  eu bientôt envie de faire pipi…

- Excusez-moi ! Il y a quelqu’un ?! Eh oh ? S’il vous plait ? 

Personne ne s’approchant elle décida de parler plus fort et commença a entendre des râle. De la ou elle était dans un petit renfoncement de la pièce, elle ne pouvait pas voir la porte ultra sécurisée qui la retenait.

- Au secours ! S’il vous plait ! J’ai besoin d’aide ! 

Hurlant de plus en plus fort, elle entendit finalement la porte s’ouvrir. Un infirmier entra. Il était très grand et assez mure d’age.

- Ah enfin, s’il vous plaît, pourriez -vous me détacher pour que je puisse aller aux toilettes j’ai très envie...

L’infirmier sourit un peu à ce qu’elle disait et n’y prit pas attention, il regarda avec une lumière dans l’œil son réflexe pupillaire. Notant le résultat Paulina était très mal à l’aise.

- S’il vous plaît, cela fait des heures que je me retiens !

Son petit air d’oisillon malheureux sur la figure l’infirmier la découvre pour soulever sa casaque sans geste déplacé et lui montrer qu’elle portait une couche.

- Comme tu le vois tu porte une splendide protection absorbante qu’on te changera demain matin.

Choquée et dégoûtée, elle se sentait profondément outrée d’être traitée comme une personne sénile plus capable de se lever. Fronçant les sourcils elle n’en pouvait plus et craqua un peu. L’infirmier quant à lui invita le médecin a venir la voir.

- C’est une sombre blague hein ? Laissez moi aller pisser aux toilettes ! Je suis capable de le faire seule ! Je ne vais pas vous agresser mon … c’est mon frère qui m’as fait ça pas moi-même ! Je serais incapable de faire mal à une mouche ! Merde quoi !

Le médecin arrivant, il l’examina un peu et alors qu’elle continuait à faire sa crise, lorsqu’il regarda son pansement, elle retira son visage voulant juste soulager ses besoins.

- ÉCOUTEZ MOI BON SANG !

Doc : - Bon définitivement, le cerveau n’a pas été touché, notez le s’il vous plaît. Bon je valide l’internement demandé par le frère.

- Quoi ?! Mais je ne suis pas cinglée ! Je veux juste aller faire pipi !

Gémissant comme un bébé elle les regardait avec désarroi. Le médecin fit signe à l’infirmier qui s’approcha avec du matériel. S’asseyant à bon niveau il prépare une injection de neuroleptique censé stabiliser son humeur… Cela la ferait surtout dormir et devenir un légume mental pendant quelques temps. Pleurant et paniquant comme n’importe qui de sain se retrouverait à la place du fou  elle sentit une longue aiguille venir en intramusculaire lui injecter un sédatif puissant. En quelques grandes secondes, la jeune femme fut plongée dans une béatitude la poussant à regarder le plafond mollement en se bavant à moitié dessus. Finalement, détendue par le médicament elle urina à 26 ans elle urina comme un bébé dans sa protection…

Le lendemain arriva et comme promis on la changea alors qu’elle se sentait noyée dans une nuée de coton retenant sa conscience en joue… Une injection suivit la précédente et c’était l’heure pour elle d’arriver en sa nouvelle maison… Le trajet fut rapide et elle ne s’en souvenait pas, alors un ambulancier signa les divers papiers de preuves de dépôt de la patiente et l’emmenèrent dans le service. Gérald qui était dans le coin, la pris en charge. Ne savant pas qui elle était et ou elle devait aller il lu rapidement son dossier pendant que les ambulanciers la transférèrent dans un lit toute demi- consciente baveuse qu’elle était.

- Dépressive, paranoïaque, violente envers elle même et les autres… Elle s’est crevé un œil ! Bordel… Traitement… hum neuroleptique en IM… sismothérapie ! Bordel, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu à faire ça… Eh bah quel aubaine.
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Brodie est tiré de son application par le piaillement strident de son bipeur. Sur le cadran, Gérald l'appelle à l'aide - mais le jeune homme sait déjà de quoi il en retourne. Aux côtés de sa reine, il bénéficie d'un coup d'avance. Mount Massive comme un large échiquier de marbre où ce ne sont pas tant les noirs et les blancs qui s'affrontent mais plutôt les anthracites et les cendres. Tout un camaïeu de gris ternes ou pâles qui s'étend sur la complexité morale de cet enfer sur Terre. Et lui, où se trouve-t-il sur l’échiquier ? Et sur le nuancier de couleurs ?

Le jeune homme quitte ses ouailles couvées à l'abri de Wernicke pour regagner son service officiel. La nouvelle venue est dans la pièce de quarantaine, où on doit au préalable vérifier son état de santé général avant de l'installer aux côtés d'autres patientes - mais avant cet examen de routine, Brodie jette un oeil au dossier. ID 197-PG, Paulina Gallinger. La liste de ses pathologies mentales n'a d'égal que celle du traitement qu'il est prévu de lui administrer et l'infirmier demeure sceptique - trop de choses ne tournent pas rond. Wernicke a officialisé la fermeture de l'aile des femmes le matin même où elle arrive, mais sur son dossier l'admission est datée de la veille. Tout une batterie de soins invasifs, surannés (même pour cet endroit) et douloureux lui sont prescrit alors même qu'elle n'a pas vu la docteure en chef ici. Cette mascarade aux allures bien légales ne trompe pas le jeune homme qui, à mesure qu'il s'enlise dans les combines nauséabondes de cet hôpital, s'efforce de gagner en lucidité. Rongé par sa courte nuit, sa toux grésillante et la fébrilité de ses os ne le quittent pas, et Brodie se dit alors que si le grand manitou Wernicke découvre la présence de cette patiente pour laquelle il n'a pas donné sa bénédiction, il mettra en place la machination contre Scarlet - aidé de l'innocence d'Ellen qui n'aura qu'à être son propre charnier pour plaider sa faveur. Immédiatement, il saisit qu'il faudra qu'il "transfère" Paulina, elle et toutes les preuves de son existence, dans l'étage désaffecté qu'est le cocon de la résistance capiteuse du binôme Scarlet/Brodie.

Néanmoins l'infirmier entre dans la salle d'isolement et constate que la jeune femme est allongée sur le brancard, attachée, presque inconsciente. Il la détaille un instant avant de commencer les examens - qui sait combien de temps elle restera elle-même dans ce capharnaüm, aussi profite-t-il de cette vision d'humanité résiduelle en elle. Sa silhouette mince et filiforme est couronnée d'une chevelure lisse, sombre, rutilante dont les mèches collées par la sueur et agitées par le transport sont désordonnées. Son visage anguleux et jeune est ravissant, néanmoins marqué par la détresse et les puissants sédatifs qui lui ont été administrés. Au coin de lèvres charnues bombées en coeur comme pour un baiser, un filet de bave épaisse et opaque s'échappe - Brodie se saisit d'une gaze stérile pour sécher le fluide qui s'échappe et court le long de sa joue presque jusqu'à son oreille. D'un élan de tendresse pour cet oisillon émacié, apathique, il dégage de son visage les cheveux qui l'encombre. De savoir qu'elle ne sera pas charcutée par le traitement d'ici, conformément aux doléances de sa supérieure, il se risque à humaniser leur rapport médical qui ne devrait pas s'effriter trop vite dans l'inconscience crasse de la patiente, cette fois.

Il profite de l'abandon de Paulina pour prendre sa tension - détestablement faible -, poser des électrodes pour surveiller son coeur - effroyablement instable - et appliquer dans ses narines de quoi la renflouer en oxygène et accessoirement la réveiller. Il ne se décide pas derechef à retirer les liens de la jeune femme, incertain de la psychose dans lequel elle sera lorsqu'elle aura émergé de son état second, mais s'affaire à l'extirper de son coma médicamenteux avant de décider de lui administrer quoi que ce soit de plus. Consciencieux, il panse la prunelle percée de la patiente avec douceur et efficacité, bon dans son travail, accoutumé à des plaies bien plus dégradées et suintantes que celle-ci - il la débarrasse ainsi du bourrage de ouate imbibé de sang qui lui servait de cache-oeil. Gérald l'assiste distraitement.

"Ca sert à rien qu'on la garde pour l'année d'ici à ce qu'on ferme, tu crois pas ? Ils ont encore fait une couille l'administration.
- On va pas la garder ici. Elle est directement transférée là où ils ont embarqué les quatre patientes sorties hier."

C'est un mensonge pour pouvoir la subtiliser sans la houle de fausse paperasse qu'implique d'achever l'admission officielle pour faire disparaître ensuite le dossier et l'embarquer enfin - à plus forte raison qu'il ne sait de combien de temps il dispose avant que l'administration réalise le poteau rose. L'infirmier n'est pas sans savoir que la "planque" des patientes n'est pas des plus discrètes : il n'y a pas mille endroits dans cet hôpital où enlever des malades qui ne peuvent plus voyager - il paraît évident que si quoi que ce soit s'ébruite, alors c'est directement dans le couloir désaffecté que le personnel ira chercher ses disparues. Au bout du compte, Scarlet a décidé de faire dissimuler ses patientes sous le nez de leurs bourreaux, plus c'est gros plus ça passe, du moins il l'espère. Ce n'est pas l'audace qui manque à sa supérieure.

Bon vieux Gérald entourloupé, Brodie s'échappe donc avec la nouvelle recrue, l'emmène dans les décombres et l'accouche dans cette chambre commune nouvellement ré-apprêtée où elle dort encore. Les autres patientes sont plus agitées, voilà que presque vingt-quatre heures les sépare de leur dernier traitement aux ondes, et la déstabilisation qui en découle les trouble tout à fait. Entre râles, vomissements et pleurs qu'il ne sait même plus consoler, le jeune homme a de plus en plus de mal à les bombarder de calmants qui ne font qu'éroder encore leur conscience, davantage que plus rien ne l'y oblige. Dans le secret de cette petite chambrée dont il est l'unique soignant, confidentiel à Scarlet avec qui il partage cette clef que l'espiègle chatte a savamment dérobé au trousseau du roquet-Wernicke, il se sent la responsabilité d'une éthique toute relative.

Pris dans le coup de feu de ces consciences dévastées qui ainsi s'élèvent et la surveillance minutieuse de la nouvelle patiente, Brodie est rivé dans la désuétude de son couloir et bien incapable de regagner le bureau de sa dulcinée pour un rapport.


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Paulina Gallinger

ID 197-PG

J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable et perdue au milieu d'un conflit d'intérêt...


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 superschool48 -Deviant Art

La masse, la masse, elle était noyée dans la masse. Dans sa tête se produisait comme une immense masse semblable à du pu mais en bien plus collant et dure. Celle-ci à l’infâme injection de tranquillisant se forme dans sa tête et comme un raz-de-marrée viens chasser sa conscience. D’abord, elle engloutit les mains, les poignets puis les bras tout entiers, ensuite, la pauvre victime qu’est sa conscience reste à la merci de la masse qui s’est imposé sans prévenir… A chaque fois elle entendait toute son âme crier face à cette masse qui la rendait rapidement mutique et manipulable comme une jolie poupée de chiffon qui ne le resterais plus très longtemps. Gérald laissant rapidement Brodie s’affairer à ses obligations, il s’en va lorsqu’il entend le peu de patiente restant dans la partie « légale » de l’asile se hurler dessus pour une histoire... de vêtements de couleurs ? Futilité importante aux yeux de folie apparemment.

Paulina, inerte comme une morte est en stress permanent dans son propre esprit qui ne fait qu’être réveillé,puis endormie dans une nouvelle torpeur, si bien que la pauvre demoiselle à son réveil ne saura ni quel heure, ni quel jour on peut bien être. Affreuse perte de contrôle… Elle avait déjà entendu la réplique du Joker dans un Batman : « Il suffit d’un seul mauvais jour pour que l’homme le plus sain d’esprit sombre dans la folie.» C’était vrai. Et la vérité de cette phrase transperçait un peu plus son âme plongeant la pauvresse plus profondément enlisée dans sa dépression pareille à une marée noir de mazoute dans lequel meurt les oiseaux de ses pensées agréables.
Puis, petit à petit après un temps qu’elle ne saura déterminer vraiment, la masse devient de plus en plus petite dans son crâne et doucement sa conscience se libère de nouveau. Papillonnant d’abord des yeux. Léna, jusque là et même encore après l’arrivée de Paulina la plus jeune patiente de la pièce le remarque pour une fois assez éveillée pour penser ou voir quelque chose, sous fort calmant et bien déstabilisé par les ondes mentales expérimental, elle profite de l’occupation de Brodie à penser les plaies de la violeuse au dos qui la font hurler sans discontinuer passer une heure de la journée pour se lever discrètement et observer la nouvelle. Scotchée à leurs lits certainement contre leur gré volontairement, les demoiselles avait leur temps de conscience chacune… Malheureusement les unes pour les autres…
De toute Léna était celle qui était restée le plus « futée »- étrangement malgré l’immaturité physiologique de son cerveau selon la science- suite aux traitements d’ondes.  
S’approchant à pas feutré elle se glisse sous le lit de Paulina pour lui faire une sorte de blague… ou quelque chose dans ce goût après tout personne ne sais plus vraiment ce qui se produit dans leurs têtes…

Paulina reprenant conscience, des gémissements de réveil lui échappe et un mal de crâne lui stabilise l’expression en une grimace de douleur comme après une grosse cuite sans avoir bu d’eau depuis 20 bonnes heures… Tentant de se prendre la tête, cette même sensation affreuse : l’entrave.
Se mettant à couiner du fond de la gorge comme un petit enfant agacée et appeurée elle regarde brièvement autour d’elle et distingue d’autres personnes, dire si cela était des femmes ou des hommes restait difficile, notamment parce qu’elle ne voyait pas leurs visages… Ce qu’elle vit néanmoins c’était le lit vide juste à coté d’elle. Se mordillant les lèvres elle se sent plus que piégée et à peur. A mesure que son temps de conscience s’élargit elle se souvient de ce qui s’est produit à l’hôpital et remet doucement les choses dans l’ordre… Déduisant rapidement son transfert dans le dit hôpital psychiatrique elle pleure de son seul œil valide incapable de rien d’autre pour le moment. La pièce était en piteuse état, les odeurs plus qu’insalubres, les sons terrifiants… Toutes les pires choses qu’un citoyen lambda pourrait imaginer des asiles. Comment faire ? Comment faire pour s’enfuir ? Echapper à cette folie qui règne dans tout ce qui compose cet endroit ? Mais attendez… Qu’est-ce que c’est que cette sensation ? La folie la possède déjà, ou elle sent une main lui faire des guillis sous le pieds ? Des frissons lui remontant l’échine jusque dans la nuque elle se mord la lèvre si profondément qu’elle en saigne, pas certaine de vouloir savoir ce qui produit cela. Doucement, elle relève la tête les lèvres frissonnant comme le nez d’un lapin apeuré et distingue le haut d’une tête. L’horreur est insoutenable elle imagine les pires visage et ferme les yeux en rebattant sa tête sur l’oreiller… A t-elle mal vu ? Elle l’espère, elle espère que son seul œil valide lui joue des tours… Mais à mesure qu’elle tremble en se forçant à ne rien dire pour ne pas être de nouveau absorbée dans une masse d’entravants psychiques elle sent l’horreur remonter le long de son mollet puis de sa cuisse, et enfin de ses hanches. N’osant pas ouvrir les yeux elle ne fait que gémir très doucement,  ses larmes coulant sur ses joues. Enfin elle ne sent plus rien que sa couverture ne plus toucher son corps… N’arrivant pas à ouvrir les yeux elle sent quelque chose se poser juste à sa gauche et dans le creux de son oreille elle entend l’horreur lui susurrer à l’oreille.

- Tu sent la pisse tu me dégoûte…mais si tu veux je peux te tenir chaud la nuit, j’adore les pisseuse comme doudou...

Lui léchant la joue, s’en est trop pour la pauvre Paulina qui se met à hurler d’effroi en tournant la tête et ouvrant l’oeil sur le demoiselle aux cheveux sombre semblant tout droit sortie d’un film d’horreur.

- Bordel mais pourquoi t’es là?! Laisse moi !

Se pleurant dessus en tentant de cacher sa tête dans son aisselle opposée à la position de l’autre patiente qui rigole très fort en lui caressant les cheveux elle est obligée de se tenir aux entraves de son lit pour se raccrocher à quelque chose de réel avant que Léna ne l’enjambe pour commencer à essayer de l’étrangler.

- Petite Tre ! FERME TA GUEULE ! JE SUIS PAS UN BIPÈDE NÉBULEUX D’ABORD FERME LAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERME
LAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELA FERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELA FERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELA FERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELAFERMELA !!!!


Son seul œil restant ouvert près à sortir de son orbite la jeune femme deviens rouge comme la tomate alors qu’une autre patiente semble beaucoup apprécier les spectacle dans de petits rires sans une once de sanité.
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Le dos purulent se déconfit sous ses doigts qui appliquent la pommade. Ganté de nitrile et de douceur, Brodie ne parvient pas à épargner ces chairs rongées d'escarres qui s'effritent à son toucher dans le gémissement plaintif de la patiente. Il l'a pourtant blindée en calmants et, si elle ne réalise pas ce qui lui arrive, ça ne l'empêche pas de souffrir. Tout appliqué à préserver tant que possible cette peau si friable, ce sont les vociférations de Léna qui l'extirpent de ses soins. Il jette un coup d'oeil par-dessus son épaule et appréhende avec sang-froid la furie qui se déchaîne sur la nouvelle patiente - l'infirmier garde son calme, se débarrasse de ses gants souillés pour feindre l'hygiène, et d'un soupir résigné, trop longtemps habitué, approche la scène de violence. Il prépare une seringue de sédatif avant d'agir puis ne peine aucunement à retirer les serres de l'adolescente de la gorge de Paulina, qui cherche une goulée d'air dans la rougeur bouffie de son visage asphyxié.

"Lâche-moi gros crevard !!! Lâche-moi j'te dis !! J'vais t'buter et t'baiser ensuite j'te jure, saloperie !!"

Il ceinture Léna sans peine, prenant même attention à ne pas briser ce bassin fougueux qui se débat entre ses bras, et la pique fermement dans le fessier - dernier endroit assez fourni pour que l'aiguille puisse s'y vider dans ce sac d'os - avant de récupérer sa tête endormie qui balance entre ses épaules. Il l'installe dans son lit attitré, toujours sans un mot pour la victime, habitué à ne pas faire attention aux propos des malades qui au début le perturbaient tant. Il constate à la déchirure sur les poignets de l'adolescente qu'elle s'est extraite de ses liens en y sacrifiant sa peau, et à court de temps comme de moyen se contente de rembourrer l'entrave de cuir pour mieux la serrer autour des extrémités ensanglantées de la jeune criminelle. Il suffit à Brodie d'un regard froid pour calmer l'hystérie rieuse de Jodie qui tente d'éviter le contact visuel en tordant le cou vers les fenêtres jaunies.

Enfin, le jeune infirmier peut ausculter Paulina - il constate dans son regard borgne qu'il lui reste de l'humanité, qu'il demeure une conscience provisoire, mais que si ce ne sont pas les médicaments, ce sera peut-être l'ambiance ici qui la rendra toquée. Il vérifie ses constantes par deux doigts à la finesse glabre de son poignet, un pouls paniqué mais qui ne la mets pas en danger. A la sécheresse de ses lèvres, il observe la soif de la patiente malgré les perfusions qui l'hydratent et du même temps, il perçoit qu'elle s'est souillée. Il pense à Scarlet et à sa demande. Il faut la préserver. S'il la préserve alors sa supérieure verra qu'il sait encore être humain. Qu'il est n'est pas monstrueux malgré les ondes qu'il a encaissées comme un patient. Malgré le cliquetis de la tête, des os, le nez qui saigne et les bronches malades. Malgré les pulsions violentes, amoureuses, suicidaires et criminelles. Qu'il sait être un homme, juste et bon, et pas seulement le pion sans cervelle qui s'est laissé porter dans l'horreur et l'illégalité. Qu'il sait être la douceur dont la Mme Elkins angoissée et troublée de ce matin, avait peut-être besoin.

Un soupir - sa vision est gênée par des tâches noires qu'il agite d'un clignement forcé. S'ouvrir à la patiente, s'ouvrir à l'humaine, voilà ce qu'on attend de lui. Voilà ce qu'il s'est empêché de faire depuis plus de trois ans. Presque, il ne saurait s'y prendre. D'ailleurs, il loupe de tenir un mot sur la strangulation d'il y a quelques instants, comme si des tragédies pareilles faisaient partie du décor pour lui, se contente d'attendre qu'elle reprenne un souffle plus tranquille pour causer banalités.

"Mademoiselle Gallinger, je m'appelle Brodie, je suis votre infirmier. Vous vous trouvez dans un hôpital psychiatrique, et n'étant pas sûr de votre état j'ai préféré vous maintenir attachée. Si vous me promettez de ne pas toucher à votre oeil, je vous détache, on pourra boire un peu d'eau ... et vous doucher."

Il tente d'avoir le tact de respecter la dignité de la jeune femme. Rien n'est naturel - pour lui, les malades sont comme des bêtes : elles souffrent bien sûr, et il faut en prendre soin, mais avoir égard pour leur intégrité lui semble superflus. Ses patientes sont tellement dérangées depuis tant de temps, voilà des siècles lui semble-t-il qu'il n'a pas conversé avec l'une d'entre elles. Enfin, il percute ce qu'elle vient de vivre.

"Vous avez fait la rencontre de Léna. Il n'y a que des femmes perturbées ici, mais toutes ne sont pas violentes. Elle a réussi à s'arracher à son entrave mais ça ne devrait plus de produire."

Note pour lui-même : maintenir Léna sous entrave médicamenteuse continuelle pour assurer la sécurité de son petit dortoir clandestin. Il lui revient de faire ce type d'ajustements pour assumer seul le travail d'une équipe entière. Du moins naturel possible, Brodie dégage le visage de Paulina de ces cheveux noirs et gorgés de sueur.

"Tâchez de vous rassurer. Vous n'allez pas finir comme elle, en ce qui vous concerne."


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Paulina

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???[

 superschool48 -Deviant Art

Les suffocations de la jeune femme était telles qu’elle commençait à ne plus réussir qu’à y voir flou de son dernier œil valide. La jeune femme sur elle avait beau être encore bien plus maigre qu’elle -malgré qu’elle ne soit pas bien épaisse- l’avantage de sa position et de l’entrave de Paulina lui permettait tout. Elle serrait si fort dans un regard de détermination tel qu’elle n’y voyait plus le visage de celle qu’elle étranglait…
***
- Pfff… Regardez-là c’est encore l’hystérique aux yeux globuleux ! Elle me fait pitier… Parfois je me demande comment certaine personnes font pour ne pas se tuer quand ils voient quel désastre ils sont.

C’est une jeune fille blonde qui parle en regardant plus loin devant elle dans le creux de l’ombre d’un préau une petite jeune fille brune. Elle devait mesurer à peine plus d’un mètre soixante pour une quarantaine de maigre kilos cette fille, recroquevillée sur elle, un mot haineux dans les mains, l’air blâmée par la terre entière… Elle regarde la blonde derrière les épais verre de ses lunettes qui lui permettre de ne plus trop y voir flou ni de travers, envieuse. Pourquoi certains ont-ils tout, tandis que d’autres rien pour eux qu’une sensibilité si tranchante qu’ils se promènent à chaque émotion plus forte qu’une autre au bord du gouffre de la violence ?  Parfois, elle se le demandait au creux des bras de son désespoir.

Plus tard, lorsque la blonde est seule, la pauvre binoclarde la rejoins à pas de velours. En baissant sa tête encapuchonnée personne ne la remarquais plus assez pour se moquer d’elle et de son œil qui part de travers…

- Hey… excuse moi… je sais que tu me déteste mais… je voulais te dire une chose… Tout ce que je voudrais c’est être quelqu’un comme toi ...

La blonde se retournant elle regarde la binoclarde dans les yeux et se retient d’exploser de rire à ses mots ridicules qui ne toucherait pas d’un souffle son cœur empierré par l’orgueil.

- Hum… je te comprend. Elle fait une pause et tandis que la frêle brune se retire elle reprend. Si tu veux je peux t’apprendre… Enfin autant qu’il en est possible… Viens chez moi ce soir.

L’invitation inattendu rendait pleine d’espoir cette fille que la nature n’avait pas gâté d’autre chose qu’une agilité particulière. Le soir viens. Elle entre. Tout arrive vite. Au début tout est beau, tout est rose. La belle ennemie devient amie. Puis confidente. Et alors qu’elle pense que tout change. En fait tout bascule. Maquillée, bonifiée par des vêtement qui ne lui ressemble pas on lui retire ses lunette et elle n’y voit plus rien que des flashs. Des flashs jaunâtre blanc. Des flashs et des rires. Tout est flou. Tout est terrible. Pourquoi ne sait-elle plus ou elle est ? Peut-être ne l’a t-elle jamais su ? Elle ne sait pas elle ne sait plus, tout ce qu’elle sait c’est ce qu’elle à entendu pour la dernière fois avant de se laisser tomber dans le gouffre de la violence.

- Tu seras toujours un bipède bigleux , nébuleux même, Léna.
***
Le cauchemar est si intense, aussi terrible qu’un coup de tonnerre en plein cœur ! Alors elle serre, elle serre , elle serre si fort sans rien y voir d’autre que les belle lèvres rouges… Les mêmes qu’avait la blonde. Mais bientôt cette odeur de cendre… Et le placard, l’oubli, le vide. Non, pas le vide, pas ça pas encore… L’infâme vide qui emmure toute l’âme pour le laisser ressortir que la souffrance de leurs chairs qui s’effrite à leurs lits de presque mortes... Léna sent la cendre la saisir et le vide revient bientôt l’emmurer dans une douleur fessière vive, emmurer tout son âme, toute sa peine.

Le chevalier des cendres s’avançant pour sauver la princesse borgne, celle-ci reprend doucement à grandes inspirations de carpe sa respiration. Reposant sa tête sur l’oreiller, la plafond moisi lui offre un parfait dégoût qui l’oblige à rester consciente pour tourner le regard sur lui. Ses cheveux blonds viennent rayonner de leur couleur dans le cœur de la jeune femme. Le regard posé sur lui son visage n’est que tragédie grecque. Les rides de la peine ne gâche en rien sa beauté, elle est faite pour souffrir  de la tragédie de sa vie.

Il s’approche doucement, son visage reste aussi glaciale qu’une statut de marbre est-il réel ? Il en a tout l’air, pourtant il a l’air si peiné si fatigué par sa vie. Profondément reconnaissante de son acte en somme toute normal quand on y réfléchis, elle ne se sent plus en danger lorsqu’il commence a lui parler. Sa voix, particulière, rauque et monotone mais pourtant si vibrante viens réchauffer son cœur amoindrit d’émotions positive depuis des semaines… Il est particulier, il n’est pas comme les 16 appels en absences, un homme rongé par le besoin du paraître. Non, lui il s’en fiche du paraître et cela lui plaît et la rassure. A ses cotés elle se sent enfin moins mal... Alors tandis qu’il lui parle elle lève autant que possible son visage vers lui, buvant ses paroles comme si il s’agissait de son dernier repas. Brodie… et sur sa blouse a coté du B elle lit Moore de son dernier œil valide. Brodie Moore, chevalier des cendres de son cœur il serait maintenant. Souriant à ses mots elle lui répond d’une petite voix tremblante comme si elle était une biche écorchée d’un piège à ours et qu’il était son libérateur.

- Oh merci beaucoup… Vous êtes la première personne bienveillante que je croise depuis quelques jours..

Baissant l’œil valide, elle est calme et mesurée. Néanmoins quelques questions reviennent perturber son admiration béate. Pourquoi est-elle ici ? Comment est-ce que cela a pu lui arriver ? Pourquoi lui dit-il qu’elle ne finira pas comme elles toutes… De nouveau paniqué, regardant ses poignets elle se souvient de son désir de liberté… Elle avait besoin de comprendre, mais détâchée.

- Je vous promet que je ne toucherais pas à mon œil… ni personne… j’en suis incapable...

De nouveau elle baisse l’œil encore plus bas et détourne même leur trajectoire.

- Pitiez, détachez moi j’ai tellement soif… et tellement mal aux poignets…
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Brodie Moore
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Ses yeux se posent d'une tendresse surprise sur l'effarouchement hagard de cet oiseau déplumé au regard suppliant. Il entend enfin sa voix, faiblarde et doucereuse, chassant la raideur de la strangulation qui la saisissait plus tôt. Cette jeune femme était pour Brodie un ovni : voilà deux bonnes années qu'il n'avait plus pris en charge de patiente consciente, calme et réceptive. Son égarement tout à fait légitime est ponctué d'un impressionnant recul qui lui intime de faire confiance à sa promesse. Sans mot ajouter, il desserre doucement les liens en réponse à la supplique malheureuse de la demoiselle.

Le cuir ploie entre les doigts experts de l'infirmier et prestement la première entrave s'ouvre sur l'articulation irritée de Paulina. Il y passe son pouce gelé pour constater la rougeur, sans plaie ni boutons. Il n'adresse toujours rien à la jeune femme et se penche pour relâcher son autre main, dans le même état. Les liens des chevilles cèdent de la même manière, moins serrés par ailleurs. Devinant la confusion motrice imposée par les résidus de sédatif et la posture fixe maintenue depuis vingt-quatre heures de la jeune femme, il lui refuse de boire seule. Passant son large avant-bras derrière le coussin de la malade, il la redresse avec douceur dans le vertige que le mouvement est susceptible de lui imposer, et porte lui-même à ses lèvres un gobelet d'eau en plastique. Faire boire ou faire manger les patientes est plutôt rare pour lui : ses autres malades se nourrissent par sonde et s'hydratent par intraveineuse. Aucun verre en verre n'existe chez les fous, leur imprévisibilité a par deux fois conduit à des tragiques accidents où ils ont mordu le récipient à pleines dents et avalé la "glace" pilée.

Paulina accueille l'eau avec plaisir et Brodie la redépose à plat sur sa couche. Il pense à Scarlet qui n'est toujours pas venu le libérer de son surmenage, se soucie de son trouble plus tôt, se languit d'un sommeil qu'on ne l'autorise pas à prendre. Non pas que rentrer chez lui le saisisse, mais gagner le repos sans la responsabilité des patientes, s'échapper un instant à la crasse gore des dos en décomposition et des insultes sauvages, cela oui lui fait envie. Il ne sait pas comment il pourra encore être capable d'assumer son service à l'aile des hommes lorsqu'il l'aura intégrée, tout en continuant à prendre soin des patientes en secret sur ses heures libres. Clic, clic, encore le son résonne dans sa tête, croît avec la fatigue. Il ferme les yeux un instant sur son esprit qui se trouble.

"On va tâcher de faire un brin de toilette. Vous risquez d'attraper une infection, en l'état."

Mais les douches sont toujours insalubres dans cette portion du bâtiment, et il est impossible d'amener Paulina à l'aile des femmes alors qu'elle est supposée avoir changé de service. Brodie devra donc l'amener aux communs des employés où on risquerait moins de les surprendre. Sans y mettre les formes ou le dialogue, l'infirmier passe un bras dans le dos osseux de la jeune fille, l'autre dans le pli de ses genoux, et la décolle du lit comme une funeste mariée pour l'installer dans un fauteuil roulant délabré. Jodie, dans la pièce, chantonne un air moqueur. Elle était, auparavant, une collègue appréciée. Sa jolie couette blonde et ses grands yeux bleus n'avaient d'égal que sa douceur et son intégrité. Elle s'est opposée aux pratiques effectuées sur les patients et a servi d'exemple pour les autres employés : on l'a internée, sa famille a été menacée en cas de procès, elle si vivace est devenue folle dans ces murs, par le traitement qui prétendait offrir du soin. Jodie était une femme très active, en excellente santé, et d'une bonne constitution mentale par ailleurs : elle est la moins affectée du service, et son symptôme principal est de tout juger extatiquement drôle - la pose de la sonde nasale lui confère des fous rires psychotiques. Si les traitements se poursuivent sur elle, alors peut-être comme un Chrysippe de Soles, mourra-t-elle d'une crise de rires.

Dans la discrétion toute relative de son attention, Brodie amène Paulina aux douches, se penchant sur sa nuque pour lui murmurer quelques observations toutes particulières.

"Si vous croisez quelqu'un qui demande ce que vous faites ici, laissez-moi parler et jouez le jeu de ce que je dis, je vous prie. Nous sommes en quelques sortes en train de manigancer pour que vous échappiez à des procédures particulièrement violentes."

Les locaux des employés sont heureusement vides en cette fin de matinée, ce qui est pour rassurer le jeune homme qui n'imagine absolument pas comment mentir pour justifier qu'une patiente logiquement transférée soit là en train d'occuper les douches du personnel.

"La prochaine fois, nous ferons une toilette en chambre, c'est moins risqué."

C'est ici que Brodie s'embarrasse de ne pas savoir comment agir. Ses autres patientes sont inconscientes, complètement déphasées ou hystériques, pourrissantes sur pieds, n'ont pratiquement plus conscience d'elles-mêmes ni de ce qui leur arrive. Sur les sommations de sa supérieure, il lui faut gagner en délicatesse, ce qui n'est, pour ce froid et traumatique infirmier, pas des plus minces affaires.

"Il faut se presser, vous n'êtes pas supposée être là."

Et quelque part, lui non plus.


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Paulina

Gallinger
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J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


???[

 superschool48 -Deviant Art

Enfin libre. Elle voudrait sauter de ce lit et courir vers la sortie la plus proche mais dans son cœur une lourde charge pèse encore. Comment trahir la confiance du seul homme lui ayant fait confiance alors qu’elle avait la place de « la folle » ? Non, elle ne pouvait pas. Recroquevillée sur elle-même comme une huître la colonne fragile de son dos, dépassait de sa casaque mal attaché par des lanières dans le dos. Tremblant un peu elle avait froid et tourna un peu son visage vers l’infirmier. N’osant pas trop le regarder elle avait ce même petit air de chiot  battu et effrayé d’un rien. L’écoutant attentivement, elle a pleins de questions, mais la situation est telle qu’elle n’arrive même pas à vraiment se les poser ou poser les bonnes questions : stigmates de la lourde entrave médicamenteuse dont elle avait été victime quelques heures plus tôt.

Comme une enfant elle hoche simplement de la tête et se laisse faire. Ses mains sont chaudes et abîmées, elle le remarque lorsqu’il la porte tel le prince des  cendres qu’il est pour elle. Ne cessant de regarder son visage à ce moment, lorsqu’elle est dans ses bras elle se sent bien. Au chaud, alors qu’il à le cœur si froid, est-ce elle qui le réchauffe ? Ou bien l’inverse ? Elle ne sait point et ne veux point savoir. Tout ce qui compte c’est qu’elle est bien. Toute bien qu’elle est au creux de ses bras de fatigue elle le regarde discrètement baissant parfois les yeux comme un cygne gêné. Il est beau pense-t-elle mais il est fatiguée et triste. Si triste. Cela vient affliger en pleins cœur la jeune femme qui malade d’empathie veux déjà inconsciemment le sauver de cet enfer. Posée sur le fauteuil la chaleur se brise et elle baisse les yeux pour se regarder un peu. Se laver. Quelle bonne idée pense-t-elle alors qu’elle prend conscience qu’elle porte une couche trop grande ampli de pisse… Rougissant déjà en y pensant, elle à si honte… Se cachant les yeux d’une main en serrant ses cuisses elle laisse le blond infirmier la guider.

L’écoutant en retirant sa main se ses yeux, elle tourne son visage sur le coté pour l’apercevoir et hocher de la tête simplement. Lorsqu’il parle de manigance elle se rappelle qu’elle ne sait même pas vraiment pourquoi elle est ici… Et pourquoi la protège t-il ? Qui est le « nous »  dont il parle ? De quoi il la protège ? En tout cas il la protège... Elle ne sait pas et prenant conscience pleinement de l’état de son œil elle espère que ce n’est que temporaire et s’accroche à cette idée pour ne pas s’écrouler dans une triste envie de mourir sur place. Passant à coté de Jodie elle croit comprendre que la sont les effets des traitements de violences… Néanmoins, toutes ces questions se bousculent dans sa tête et elle se demande par laquelle commencer à poser. Y réfléchissant, ils arrivent dans un vestiaire. Les murs sont en un meilleur état que ceux d’où elle vient et elle le remarque sans vraiment pouvoir en déduire quoi que ce soit.  Se levant faiblement, elle arrive à se tenir debout et se déplaçant jusqu’à la douche en tenant sa casaque à l’arrière par pudeur qu’on ne remarque trop son corps, elle  s’arrête dans son chemin lorsque d’un reflet de lumière elle prend conscience de la présence d’un miroir. Percée de curiosité elle s’en va devant se miroir voir l’immondice de son visage.


Tâtant sans trop oser le pansement de son œil. Elle ne voit que les cernes, la douleur de son expression et la rougeur de son visage passé par tout un panel d’émotions. Belle comme un cœur qu’elle était elle réalise à ce moment que cela fait des semaines qu’elle ne s’était plus regardée dans un miroir vraiment. Comment avait-elle pu devenir cela ? Baissant l’œil et lâchant une larme elle a mal et son pansement oculaire se rougit un peu à sa base. Brodie la ramenant à l’illégalité de la situation, levant la tête vers lui,  elle entra rapidement dans la cabine pour commencer à se laver docilement comme il le demandait. L’eau sur son visage venait la tirer un peu plus dans un réel état de conscience et  l’aidait à se souvenir de ce qui s’était produit. Des pas approchants accompagnés de conversations animées, deux infirmières du service parle de banalités de vie tandis qu’elles entrent et voient Brodie à coté d’un fauteuil roulant vide devant l’entrée des douches.

- Brodie ? Qu’est-ce que tu fais ici ?Je savais pas que tu bossais ce matin,  me dit pas que tu fais des heures sup pour plaire à la belle boss ? En tout cas Bambino tu es coté femme là...

Elle rit un peu pour détendre l’atmosphère qu’elle comprend rapidement tendu.
Brenda, était une infirmière particulièrement musclée du service, touchée de la même admiration pour leur boss... Si elle n’avait pas ses faux cils, des faux ongles- Dieu seul sait comment elle faisait pour les garder intact dans un tel travail...-  et son cou particulièrement fin laissant remarquable l’absence de pomme d’Adam, on pourrait croire qu’il s’agirait d’un homme tant elle était musclée et grande. Son crâne rasé  et tatoué lui donnait un air enragé, pourtant elle était très sympathique en tant que collègue. Elle appréciait travailler avec Brodie et ils entamaient toujours d’intéressantes conversations sans plus de détails. Le problème, c’était Sylviane qui l’accompagnait. Une vieille infirmière grasse et amer qui était la plaie Wernickienne de ce service… Elle rapportait tout au supérieur hiérarchique lorsqu’il ne s’agissait pas de Wernicke... Et si Scarlet la tenait en silence par les sentiments elle détestait Brodie et serait capable de n’importe quoi pour l’évincer. Elle comprit déjà qu’il admirait la boss… Piste intéressante à poursuivre. Peut-être était-il amant de la boss ? Le supérieur suprême de l’hôpital serait sûrement heureux de le savoir…  Elle s’était tue et semblait déjà se délecter de la situation de détresse dans laquelle se trouvait l’infirmier, crapaud immonde du coin de la pièce qu’elle était. Brenda quant à elle était dans une situation délicate car amies des deux infirmiers elle ne pourrait choisir camp et peur des représailles de Sylviane elle se tairait sûrement.

Paulina sous la douche en entendant la voix d’une femme frissonna et se demanda quoi faire. Elle avait si peur de souffrir encore plus… Ou de mettre en galère son sauveur.L’idée même de cela  la comblait d’horreur… Elle n’était pas sûre de pouvoir supporter plus de souffrance, mais faire souffrir plus quelqu’un qui l’aidait… Non c’était trop... Se tenant la bouche pour éviter que ses respirations de stress ne soient audibles elle regarde l’infirmier qui ne la voit pas dos qu’il est devant elle. Attendant ses directives elle ne veut pas le décevoir et espère bien se défaire en beauté avec lui de cette situation délicate.

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Le piaillement strident de deux infirmière prétendent s'approcher, alors que Brodie constate avec effroi que l'heure des roulements de postes approche. L'aile des femmes est si petite, et les équipes si peu à même de se croiser, qu'elle ne compte qu'un vestiaire pour hommes et femmes - ce qui en accroît le passage bien sûr, qui sera toujours moins affluent que dans les douches des malades où les patientes restent des heures, et leur toilette dure presque la demi journée. Le jeune infirmier se maintient, plutôt pour se donner de l'aplomb qu'à réelle raison, qu'il a fait le bon choix en emmenant Paulina ici. Mais désormais, il faudra gérer les collègues un peu en avance, probablement arrivée ici ensemble, profitant d'un covoiturage qui exigea qu'on parte plus tôt.

Il s'agit de Brenda et Sylviane. Si l'infirmier entretient des rapports amicaux avec la première, qui à peu de choses près ressemble beaucoup à Gérald dans son tempérament (et dans sa calvitie), il est nettement moins proche de la seconde. Scarlet faisant confiance au jeune homme pour l'application sage des protocoles et le soin appliqué des réactions, la jalousie titille parfois des collègues ambitieux qui, sans qu'on le comprenne, désirent grimper dans ce capharnaüm inhumain. Si la présence de Brodie, en soi, peut s'expliquer, celle du fauteuil roulant beaucoup moins - sans parler des conséquences si c'était Paulina, patiente cachée de tous, qui débaroulait d'une douche d'employé (dont il a prestement refermé les portes). Il revient ainsi à l'infirmier de justifier sa présence étonnante.

"Avec la fermeture du service, dont vous avez dû voir la note, il y a beaucoup de transfert. Alors je donne un rapide coup de main, c'est tout."

Il tait sa possible mutation à l'aile des hommes, et Sylviane ne l'entend pas de cette oreille.

"Ouais, donc tu fais des heures supp pour la boss, quoi. Et la direction est au courant ou c'est un truc que vous décidez le matin dans le plumard ?"

Un feu naît dans la trachée du jeune homme. Outrager ainsi Scarlet, bafouer son nom par de la bave de mégère, ridiculiser les efforts incessants de Brodie pour protéger les patientes de femmes comme cette garce, cracher sur sa nuit blanche à tout apprêter et toutes les autres à se torturer l'esprit, sur ses fémurs grinçants et ses yeux troublés, sur les risques qu'il prend pour tenter de sauver les soins du services, sur ce qu'il lui reste d'humain en réalité. Sa mâchoire se serre alors que, dans un désir de violence suraigu comme il en est parfois traversé, il pourrait la plaquer contre ce mur et lui serrer le double-menton jusqu'à ce qu'elle devienne bleue, les yeux exorbités. Brenda calme les tensions en indiquant l'heure à sa collègue. Elles déposent dans le casier leurs sacs, enfilent leur surblouse, et partent rejoindre les malades. Le jeune homme soupire et, pas encore tout à fait libéré de cette rage qui le conduisit presque au meurtre, entre comme une bourrasque dans la douche de Paulina.

"Montez sur le fauteuil tout de suite, dit-il avec glas. Il faut partir."

Car si la relève arrive, alors cela signifie que Brodie n'a que le temps du résumé de poste avant que Gérald n'arrive au vestiaire, lui, pour s'y doucher et donc croiser la malade. Sans attention aucune jetée à la pudeur de la jeune fille, il lui envoie un drap de bain pour s'y enrouler et l'enjoint du fauteuil roulant de monter. Ensemble, au pas de course, ils rejoignent l'aile désaffectée et froide où ils évoluent maintenant bon gré mal gré. Refermant derrière eux par la clef dont Scarlet lui avait confié le soin, un large soupir de soulagement calme le bruit de ses tempes et celui de ses os. Depuis qu'il ne subit plus toutes les thérapies d'onde avec les malades, puisque les voilà tout à fait assignées au secret de leur chambrée, supposées disparues, la douleur semble se calmer. Mais la fatigue, elle se fait sentir. Il faut que sa supérieure vienne à tout prix le remplacer, veiller sur ses malades, juste un temps qu'il dorme - il ne voudrait rien de plus au monde. Et son approbation, grands dieux, qu'elle lui dise à nouveau qu'il a fait du bon travail, voilà parfait baume au coeur de sa dépression.

Attendant la délivrance, il fait le tour de ses patientes clandestines, les assomme de médicaments une nouvelle fois, réajuste les entraves sans trop d'émotion. Leurs états sont déjà trop dégradés, même si elles ne subissent plus le traitement de Wernicke, leurs cellules continuent à se détériorer, et elle feront tumeur sur tumeur, les organes lâcherons les uns après les autres, sans que l'infirmier, sans moyens et sans chirurgien, ne puisse y faire quoi que ce soit. Il décide de ne pas trop s'y attacher et de rendre la déchéance pour ces femmes aussi paisible que possible. Être plus humain, lui a-t-on dit. Il se figure ainsi que l'indifférence est ce qu'il y a de plus humain à faire face à l'impasse de la mortalité.

Une fois les ouailles achevées de traitement palliatif, l'infirmier s'assoit au chevet de Paulina qui se vêtit.

"Vous devez avoir beaucoup de questions. Quelqu'un viendra bientôt, qui en aura toutes les réponses."

Il se dit qu'il pourrait en répondre à certaines, mais se ravise en partie : si elle devenait folle pour la simple raison qu'elle est dans ce mouroir, elle pourrait en dévoiler trop. Sur la réserve, harassé de fatigue, il se tasse dans le siège.


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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence  , je suis irrésistible.
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???
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ATTENTION: Ce post aborde les violences conjugales.

Non, elle ne l’avait pas oublié, son cher infirmier Brodie. Comment le pourrais-t-elle ?
Attendant un peu que ses pas s’éloigne elle repris une respiration plus posée et se frotta le visage.Encore bouleversée par le dégoût d’elle-même qu’elle éprouvait de s’être vu vomir ainsi à son bureau, elle avait discrètement quitté celui-ci pour les toilettes du couloirs afin d’effacer ce fâcheux incident qui empoisonnait déjà son existence.  Pourquoi s’infligeait-elle tout cela ? Pourquoi ne craquait-il tout simplement pas ? Après tout ces mois ? Son amour pour elle était donc surpassé par ce besoin qu’il ressentait à l’approche douce de la cinquantaine ? Toutes ces questions perturbait le crâne de la belle docteure alors qu’elle rejetais au toilette ce qu’elle avait rendu.  
Revenu à son bureau dans une discrétion qu’elle pensait contrôlée elle balança la corbeille à papier en métal au sol se triturant le front en se massant les tempes. Elle avait mal au crâne, l’estomac retourné. Cela faisait un plus d’un mois maintenant. Se postant devant un beau miroir orné qui agrémentait son bureau elle regarda avec attention son visage.

S’épiant sous toutes les couture elle se forçait a garder un air neutre pour éviter les rides comme elle le faisait depuis toujours, mais en voyant l’état de sa peau si rayonnant elle fut contre toute attente agacée. Se retournant elle regarda avec perdition son bureau et plus précisément son distributeur de cigarette ancien, posté sur son bureau et la draguant de son chant sirènique. Elle ne pouvait pas se servir dedans. C’était comme elle le disait pour les visiteurs, et pour le duper, effectivement si il voyait qu’à chaque fois il n’en manquait pas ou simplement deux si elle avait des rendez-vous qu’il connaissait par cœur, il pouvait la croire.Mais ayant besoin de bien plus qu’une pour calmer son état de nerfs,  si il passait elle serait démasquée qu’il en manque plus d’une. Se traînant au fauteuil de son bureau elle fouilla son sac et tous les tiroirs de son bureau mais rien… Aucun paquet aucune cigarette. Avait-elle perdue à ce point la tête à cause d’un manque certain de partage conjugale ?

Non, plus le temps passait, moins elle avait de temps sans être épiée. Elle ne pouvait pas demander cela en supplément a Brodie… Cela ferait désordre, il pourrait penser qu’elle l’utilise comme simple toutou et rien que d’y penser l’idée lui était insupportable. Se torturant l’esprit à savoir comment le duper pour prendre cette cigarette elle trouva une solution. En prenant plusieurs qu’elle plaça dans son tiroir a double fond elle jeta les autres dans la corbeille a papier. Ainsi, il ne se douterait de rien. Parfait. Peut-être était-il strict mais il n’irait quand même pas jusqu’à compter combien il y à de cigarettes dans la poubelle. Le tas devrait être suffisant pour le convaincre, du moins c’est ce qu’elle espérait vivement. Allumant enfin sa promise elle la fuma avec énormément de complaisance et savoura chaque bouffée comme si il s’agissait d’un plaisir presque sexuelle.
Ouvrant la fenêtre alors même qu’elle ne l’avait pas terminée, elle avait oublié son cendrier pleins de cigarettes écrasées.

Le pallier du couloir craque à la suite des escaliers et c’est lui. Si éprise par le boniment de ce moment la dame rouge n’entend pas vraiment ou plutôt que de ne pas entendre elle n’est pas attentive elle n’écoute pas. Tout ce à quoi elle se consacre c’est le met de la nicotine qui elle l’espère viendra la libérer de son fardeau.
Bientôt la porte grince fortement et s’ouvre d’un grand coup sec. Un homme de grande stature vêtue d’un costume chic et impeccable était la juste au pas de la porte. Le regardant dans les yeux, les deux se jaugent , l’ambiance est lourde. Touchée coulée pourrait-il dire. Car il venait de la prendre sur le fait. La peur parcouru alors toute l’échine de la belle femme qui ici et maintenant serait impuissante face à la perte de son combat. L’homme juste à l’entrée ferme la porte à l’aide de la clé qui se trouve encore sur la serrure. Il baisse le rideau de la fenêtre du bureau indiquant le nom : « Scarlet Elkins - Psychiatre ». Soupirant elle finit sa cigarette sans un semblant de honte.

- Quand cessera-tu Scarlet... de me prendre pour un imbécile ?

Doucement il s’approche d’elle l’anis du vert de ses yeux venant perfidement faire détourner le regard à la dame. Il semblait plus vieux qu’elle. Pas de beaucoup mais les années étaient là à marquer de ride son visage tandis que plusieurs cicatrices minimes donnait du caractère à son visage. Plus précisément, il n’avait qu’un œil actif en réalité, l’autre était caché par un cache œil mais il le retirait à chaque fois qu’il était avec elle. S’approchant d’elle alors qu’elle écrase effrontément sa cigarette contre le fond du cendrier, il grimace en fronçant les sourcils. Elle ne semblait pas oser le regarder vraiment dans les yeux ou si ce n’était pas le cas elle ne voulait pas subir son regard. Alors qu’il était plus proche elle se  leva et se tourna dos à lui les bras croisés regardant l’extérieur tout près de sa fenêtre.

- Je savais que je finirais par te coincer en train de fumer. Certes quand tu rentre on ne sent rien. Mais j’ai trouvé la valise. Tu sais celle que tu as mis dans ton coffre pour te changer tous les soirs avant de franchir le pas de porte.

S’approchant très doucement d’elle comme un cauchemar grandissant,  il arriva bientôt tout près d’elle dans son dos, les bras lié derrière le dos il ne la touchait pas mais la dominait de sa présence. Un silence pesa.
Puis, sans prévenir il lui fit faire volte face pour qu’elle se retrouve face à lui. La tenant tout contre lui, il ne se gêna pas pour venir poser sa main sur son sexe en baissant partiellement sa culotte. Scarlet comme une morte le laissait faire comme si tout ce qui arrivait lui glissait dessus. Fermant simplement les yeux par moment lorsqu’il venait toucher de ses doigts les parois de ses lèvres intimes de façon un peu brutale, sans pénétrer pour autant. Il retira bientôt sa main pour se reculer et la regarder. Observant lui-même ses doigts immaculé d’hémoglobine il soupire un peu soulagé et la regarde elle.

- Je déteste te voir comme ça mais tu ne respecte pas tes parts du contrats. J’espère que ça ne va pas finir en marre de sang comme la dernière fois...

- Oh Anibal… N’en n’a tu pas assez d’essayer… Tu sais que je ne le veux pas au fond.

- Ah oui et je peux savoir pourquoi cela te viens tout a coup ?

- Mais parce que tu ne pense qu’a toi ! Tu sais tout comme moi le plaisir que l’on ressent lorsqu’on à un poste à responsabilités… Tu sais que je ne pourrais pas le conserver , que je devrais m’occuper de l’enfant ! Toute seule parce que je sais très bien a quel heure tu finis quand tu ne me flique pas !

La femme s’arrêta de parler alors que d’un geste elle se rhabilla un peu. Ils étaient semblables à deux lions en gage incapable de se mettre d’accord. Incapable d’accepter que quelque chose était mort entre eux.

- Je ne veux pas de cela et je t’interdis de promettre que ce ne sera pas le cas ! Si je donnais naissance à un enfant ce ne serait pas pour le voir grandir dans les jambes d’une nourrice ! Mais je ne veux pas l’élever, devenir déformée, fatiguée, incapable de plus rien qu’a tirer mon lait comme une vache… Je ne veux pas quand bien même je serais capable de surmonter tout cela avoir une faiblesse ultime! Marquant une pause elle reprit une ou deux respirations suivant Je passe mes journées à menacer des gens de tuer leurs enfants parce que c’est ça d’avoir du pouvoir, c’est se confronter et devoir dominer à longueur de temps les autres par n'importe quel moyens, même si c'est horrible !  Je ne veux pas donner naissance à un être que j’aimerais plus que tout au monde et qu’on pourra m’arracher et avec lequel on pourra me torturer…Tu le sais comme moi alors arrêtons d’en parler! Laisse moi doucement arriver à la ménopause et redevenir ta femme et ton amante…

Sa voix avait quelque chose d’épuisé, de friable comme si elle allait pleurer et pourtant elle restait de marbre tout comme lui.

- Bon sang Scarlet mais tu te monte la tête ! Nous avions un accord et tu en était bien heureuse!

Se détournant de lui l’air tourmentée elle se tenait la tête tandis qu’il la suivait du regard sans bouger. Néanmoins il semblait prêt à faire jaillir sa colère comme un volcan.  

- Eh bien … je … je sais que tu attendais ce moment,que je te l’avais promis mais je … je ne suis plus prête… Je ne peux pas abandonner tout ce que j’ai bâtis… pas maintenant … S’il te plaît Anibal comprend le… Nous étions si bien avant quand tu ne voulais pas d’enfants. J’ai finis par m’habituer à cette idée…

Il s’approcha d’elle très rapidement et la plaqua contre un mur assez violemment pour la surprendre mais pas assez pour lui faire vraiment mal. La tenant par les joues d’une main avec une certaine force son regard transperçait le sien et là son expression s’aggrava. Elle ne pleurait pas mais elle avait peur.  

-Que tu m’entende bien Scarlet… Il est HORS. DE. QUESTION QUE J’AI SACRIFIE NOMBRE DE CONTRATS IMPORTANTS ET OFFICIEUX POUR TES BEAUX YEUX POUR QUE TU NE RESPECTE . PAS. TA PART DU CONTRAT . C’était un descendant contre ma protection indéfectible même si cela venait à me desservir, et dieu sait que ça a été le cas Scarlet... C’était notre compromis… Pour qu’on puisse continuer.

Il était terrifiant et pourtant il ne l’avait pas toujours été. Marquée par ses mots elle détourna le visage dans un mouvement rapide qui lui fit lâcher ses joues et elle tenta de le repousser.

- Lâche moi !

La lâchant à son ordre la femme tenait sa joue en enveloppant son bras autour de son propre torse dos à lui.  La regardant d’un air fâché en secouant la tête il ne bougeait pas et croisa les bras.

-Que je n’apprenne pas pire chose Scarlet… Tu as déjà plus que dépassé les bornes en cherchant Wernicke… Ça suffit maintenant je ne veux plus que tu t’approche de cette machine, je ne veux pas qu’elle te rende folle c’est donc si dur à comprendre ! Regarde l’état de tes patientes ! Tu veux devenir comme elles ?!  

Elle ne disait plus rien et ne dirait plus rien. Voyant l’heure d’un coin de l’œil il devait l’attendre  son infirmier et devait être exténué elle ne pouvait pas continuer à le faire attendre. Alors, elle ne renchérit rien. Ce qu’il disait était méprisable mais sa protection… elle en avait eu grand besoin et il fallait avouer même si elle détestait le faire que sans lui elle ne serait sûrement plus là.

-C’est moi qui gère tout ici. C’est moi qui décide. Je suis déçue d’avoir du en aller à laisser Wernicke « couper les versements » pour l’aile des femmes pour que tu arrête de t’entêter dans des recherches qui n’aboutissent pas et risque de te blesser...

Se calmant doucement, il regrettait ce qu’il avait fait et restait entre Scarlet et la porte. Porte qu’elle devait franchir rapidement.  Scarlet retournée par ces évènements désagréable se mit à lâcher quelques larmes tout bonnement et elle chercha des mouchoirs partout sans en trouver. Anibal s’avança alors pour lui en tendre un propre qui venait de sa poche. Elle le saisit avec vigueur pour s’essuyer les yeux et s’arranger un peu devant le miroir.

-Je m’excuse Scarlet. Mais un compromis c’est un accord commun, pas un accord solitaire. Nous en rediscuterons ce soir plus calmement si tu veux bien.

Elle hocha la tête et finis comme toujours dans ses bras. Comment cela se faisait ? Eh bien malgré tout ce qu’il faisait leur relation était si passionné que malheureusement elle serait prête a tout pardonner pour le plaisir d’une passion si intense... Il n’avait jamais été à tendances violentes comme ça avant qu’il n’ai eu cet « accord ». Il connaissait tout d’elle et elle tout de lui elle se refusait de faire une croix sur lui même si elle était parfaitement consciente de la toxicité qui s’insinuait dans leur relation. Le laissant repartir elle se retrouva de nouveau de glace dégoûtée par elle-même et par l’impuissance de sa position. Elle se sentait happée en tout point par tout. Wernicke, Paulina, Finnick, son propre mari… Tout devenait compliqué mais elle se refusait d’abandonner, tout viendrait à point très bientôt. Descendant les escaliers comme si rien ne s’était passé elle rejoignit bientôt son aile des femmes illégale.
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Paulina

Gallinger
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J'ai 26 ans et je vis à Mount Massive dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


???[

 superschool48 -Deviant Art

La douche s’arrêtant de couler sur sa tête et son corps, le fait que les vestiaires ne soit pas chauffée se fit ressentir et elle grelottait déjà tout en étant victime d’une chair de poule. Ses lèvres tremblant elle n’arrivait qu’a se concentré sur la silhouette brumeuse de Brodie qu’offrait la porte de verre transparente déformée. Cachée derrière les pavés de douches elle était invisible et se forçait à se taire. Elle se serait cru dans un jeu de survie ou dans un film d’horreur, jamais elle n’avait ressentit une telle tension… Comment avait-elle pu en arriver là ? S’entourant de ses propres bras, c’est tout l’ensemble de son corps qui grelotta bientôt alors que ses dents commençait a claquer… Serrant ses jambes l’une contre l’autre, elle écrasait l’un de ses pieds avec l’autre comme pour essayer de trouver de la chaleur là ou elle pourrait en trouver.

Ne comprenant rien à ce qui se passait lorsqu’il lui somma de s’asseoir elle s’exécuta sans un mot son même air perdue et fragile ridant son visage d’une expression pitoyable… Alors qu’ils roulaient dans les couloirs elle tenta a plusieurs reprise de se retourner pour voir son visage… Elle lui rendait la tâche ardu elle avait comprit et elle s’en voulait. Il avait l’air si serviable, si poli, si gentil et si fatiguée… Arrivée au service, posée sur son lit elle l’écouta en le regardant et une fois toute habillée, elle vint prendre doucement sa main.  

- Vous avez l’air affreusement fatigué et je vous cause du soucis.. Allez vous changer je reste ici pour surveiller si quelque chose se passe en attendant votre collègue.

Pleine de gentillesse, d’innocence et d’incrédulité. Tel était Paulina qui toute adulte qu’elle est semblait toujours être une enfant. Une grande enfant. La vie ne lui avait jamais vraiment été difficile avant maintenant alors elle n’était pas encore forgée… Mentalement et moralement elle était encore pure et aussi scintillante qu’un bloc de pierre encore vierge de toute sculpture. Dans son œil on pouvait lire et même ressentir toute la douceur de ses mots et leur bienveillance. Paulina était si obnubilée par son empathique personnalité qu’elle semblait en avoir oublié ses envies de liberté et d’évasions. Et puis lorsqu’elle y pensait, elle pensait a la mort de son père et son appartement vide de tout bonheur. Au final, ici son bonheur c’était de se sentir protégée et entendue par cette homme et le lui rendre à sa façon singulière.

Avant que quoi que ce soit puisse se produire, Scarlet arriva et on entendait du couloir ses talons claquer. En arrivant, la jeune fille était si éprise du regard par le visage de Brodie qu’elle n’en remarqua pas tout de suite Scarlet.
Celle-ci semblait plus froide qu’à l’accoutumé et lorsqu’elle vit Brodie elle semblait avoir perdue son sourire.

- Brodie, je suis navrée de vous avoir fait attendre. Aucune excuse ne serait bonne à mon retard, allez vous en vite vous reposer je prend les commandes en mains. J’ai pris soins de vous faire remplacer sur les journées comme prévu alors profitez de votre journée. Reposez- vous c’est un ordre vous avez suffisamment travaillé.

Fit-elle un peu plus taquine sur ses derniers mots. Sur sa joue naissait déjà les stigmates d’un léger hématome et elle espérait de tout cœur qu’il ne remarque rien. Prenant le relais elle vérifia les perfusions et regarda les notes qu’il avait pu prendre avant de s’avancer vers Paulina qui prenant enfin conscience de qui elle avait en face d’elle tomba des nues mais fut quelque peu rassurée. Ne pouvant s’empêcher de la prendre dans ses bras elle se remit a pleurer.

- Calmez-vous Paulina… Ne pleurez pas tant votre œil est encore fragile.

Fit-elle alors qu’elle lui caressait la tête dans son étreinte, le lui rendant légèrement avant de commencer à lui expliquer la situation lorsque Brodie aurait quitté les lieux.

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