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 Madness among us- feat Jo'

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Jo'
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INSCRIPTION : 21/08/2019
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RÉGION : Meurthe-et-Moselle
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Brodie a maintenant les deux pieds dans cette histoire damnée. Quoi qu'il arrive, il a une part de responsabilité, il ne peut se cacher derrière le voile complaisant de la hiérarchie, puisqu'il la contourne, il ne peut plus décider de ne pas remettre les choses en question car "ce n'est qu'un emploi, et que peut-il faire ?". Il a pris cette décision et il lui semble que ses décisions vont de mal en pis. Il a rejoint la Murkoff par la promesse de l'assurance maladie et d'un emploi stable, et il se rend compte que l'assurance ne fonctionne qu'en partenaire des soins de l'asile et qu'il risque aujourd'hui de perdre sa place. Il a décidé d'être infirmier pour soigner autrui, et, il s'en rend compte bien qu'il se démène pour se le taire, il est devenu le rouage d'une des expérimentations les plus inhumaines de l'Histoire. Il a demandé d'être affecté à l'aile des femmes par admiration pour la réputation de la brillante Dr. Elkins, et le voilà amoureux transi en ces quatre ans de service, interdit d'entrer, être inférieur et souillé par le labeur, dans la vie de cette dernière.

Cette décision, ce risque, il les a pris parce qu'il n'a plus rien à perdre. Un choix par défaut qui a le mérite de stimuler son quotidien mortifère, de lui permettre de côtoyer son Athéna pour un soupçon, et de tenter une dernière chose pour ses patientes, jouets de la direction, davantage en sécurité sous leurs tests personnels que sous le joug du Pf. Wernicke et de ses manigances. Ces femmes n'ont pour la plupart personne à qui retourner, et au vu de la confidentialité des affaires de l'asile, il apparaît impossible de les réinsérer ailleurs où leur état pourrait trahir l'établissement. Brodie le sait, si l'aile des femmes ferme, elles vont toutes mourir pour de bon et sans plus d'espoir. Il prend note des indications de sa supérieure et envoie Gerald à une occupation pour s'accaparer le bureau en vue d'une tâche particulière, qui proteste.

"Eh ben mon vieux, entre les messes basses, les rapports dans le bureau, les scrubs neufs, et les missions spéciales, t'as eu ce que tu voulais avec la cheffe ou quoi ?
- Je ne veux rien. Et tu pourrais la respecter davantage. Remplace-moi pour les pansements, et je te remplace pour la durée de ta pause et de la mienne."

Obtenir une vraie pause déjeuner est un privilège que Gerald ne refuse pas, même pour toute l'horreur des plaies du monde. Les infirmiers ici disposent d'une demi-heure, mais avant de se mettre à manger, il faut daigner se changer, et surtout faire le vide. Impossible d'avaler quoi que ce soit avec les vues des patientes au fond des mirettes, y compris avec l'habitude - la demi-heure se résout donc souvent à dix minutes de réel temps pour soi. Brodie offre bien davantage, et se retrouve seul au bureau des infirmiers, affairé à embarquer du matériel le temps d'enclencher le répondeur du téléphone. La sonnerie retentit, il bloque la porte du bureau, écoute attentivement le message qui se sauvegarde. Il croit tomber des nues en entendant Scarlet parler avec Wernicke, et ce dernier répondre d'une voix nasillarde et éraillée, douloureusement vieillissante, au bord de la vie.

"Vous voilà enfin, Rudolf, vous vous cachez de moins en moins bien avec le temps. Qu’avez vous fait de ma patiente ? C’est très couard de votre part de la séquestrer  pour je ne sais quelle raison tordue, à peine sortie de sa dernière thérapie d’onde autorisée. La prochaine fois, si vous voulez entraver quelqu’un qui vous fait peur, prévenez aussi ses infirmiers. Comment pouvaient-ils savoir qu’elle n’était plus autorisée à recevoir ce traitement ?"

Mais le Professeur Wernicke connaît bien la docteure et sait rester prudent, aussi la laisse-t-il finir. Son ton distant et paternaliste est insupportable d'hypocrisie.

"J'avais un chien autrefois, un Terrier. Lorsque nous avions des taupes, il devenait fou, il creusait, et creusait, jusqu'à ce qu'il trouve la malheureuse et la chope entre ses dents. Un jour il est tombé sur la galerie souterraine d'une martre. Elle lui a lacéré le visage, et il a perdu un oeil. Le pauvre ne ressemblait plus à rien, alors ... Nous l'avons achevé - et mon jardin a tout à coup cessé d'être ravagé. Vous me faite beaucoup penser à ce sale chien teigneux, Scarlet."

Un temps. Brodie sent son sang le quitter par les pieds, ses fémurs le lâchent doucement,  il s'assoit les jambes tremblantes.

"Je ne séquestre pas votre patiente, elle se repose ... de vos méfaits, en réalité. Ne faites pas celle qui ne sait pas, Scarlet. Vos patientes sont dans un état déplorable. Mais je sais que vous vous obstinerez. Je ne sais pas ce que vous prévoyez pour continuer à faire souffrir ces pauvres femmes, alors j'ai décidé suite à notre houleux échange de m'occuper de votre cas directement."

Evidemment, les traitement ne sont pas beaucoup moins ravageurs sur les hommes que sur les femmes, ni beaucoup plus efficaces, et Wernicke n'est pas stupide. Néanmoins, il préfère se prévenir de rejeter en lui la culpabilité, habile et secret, pour que rien ne puisse lui être reproché à l'écoute de la conversation. Justement, Brodie se demande, car il n'est jamais allé voir les patients masculins, et il n'y a aucune intercommunication entre les services. Il ne sait pas que l'horreur est partout, employés tenus au secret sous serment mortel, et il s'interroge. Est-ce normal que ces femmes souffrent autant ? Après tout, et si la barbarie venait de sa supérieure, et non du traitement en soi, ou de la direction ? Et si la docteure Elkins profitait des mesures caritatives de l'asile non pas pour soigner, mais pour faire ses tests ? Et si cette femme en qui l'infirmier avait confiance s'était jouée de lui ? Devrait-il la dénoncer ? Il réfléchit mal, le cliquetis résonne violemment dans sa tête, il angoisse. Scarlet est la dernière chose normale et belle - aussi anormale et cruelle que leur relation à sens unique puisse être - qui lui reste. L'unique mouvement de vie qui lui somme de se réveiller le matin. Son souffle court saccade du tremblement de sa poitrine. Son nez saigne.

"Tentez quoi que ce soit, Scarlet, et Ellen saura être le témoin muet de vos agissem-"

Il coupe le téléphone sans en écouter la suite. Une large bouffée de chaleur lui retourne l'estomac, lèche sa nuque, pique sa chevelure d'une transpiration nerveuse. Ailleurs, ce n'est pas l'enfer comme ici. Sa vie aurait pu être normale, et peut-être même agréable sans les actes de sa supérieure. Pas de cauchemars. Pas de névroses. Pas de douleurs. Pas de toux. Pas de tics. Pas de nausées. Pas cette misérable existence qui consiste à le faire se lever chaque matin pour voir mourir, faire mourir, mourir en dedans à son tour. Tout, il le croit maintenant, par les mains graciles, grands dieux si désirables, grands dieux si détestables, de Scarlet. Il pleure à larges sanglots dans le bureau. Il n'a rien à part l'hôpital, à part elle. Son quotidien est un enfer ici, est un enfer chez lui, mais il l'a entretenu avec abnégation par conviction aveugle et amour borgne. Il va l'attendre. Il se rend là où ils devaient créer cette machination, plus clandestine encore. Une grande salle désaffectée, dont les néons fonctionnent une fois sur deux, lits retournés et matelas en décomposition, un vrai squat qui témoigne de la fermeture lointaine de cette partie du bâtiment, celle-ci jamais rouverte par la Murkoff.

Il se tient droit dans le couloir désert qui y mène. Il a besoin qu'on lui explique. Il a besoin de sortir du néant. Il va peut-être la tuer. Il va peut-être se tuer. Brodie était un enfant et plus tard un jeune adulte d'une douceur infinie. Depuis quatre ans, il se brutalise à mesure qu'il secoue son âme par l'horreur de l'hôpital. A fleur de peau pour ainsi dire, rongé d'eczéma.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Pyramid Rouge
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art

Alors qu’elle l’écoutait bavasser elle observait les pauvres hommes derrière la vitre dans un état pas meilleur que celui qu’il décrivait des patientes. Calme, mesurée, distinguée et charismatique, tout ce qu’il n’était plus, Scarlet était. Les bras croisées elle observait chaque détail de la détresse de ces hommes et imprima en sa grande mémoire les visages de ces pauvres hommes. Tandis que deux d’entre eux semblait avoir un comportement agité même a moitié endormi elle remarqua que l’un d’entre eux se tenait plus tranquille et c’est celui-là qui l’intéressait. Le laissant finir ses menaces, elle n’en à guère peur directement et se rit même déjà de ce qu’il pourrait lui arriver si le tout puissant chef de direction de Murkoff engagé dans les services secrets d’états et là cela lui faisait tirer un petit sourire froid et parfaitement glaçant.

- Vous me faites bien rire, Rudolf. Quand est-ce qu’est votre anniversaire ? Le 20 octobre c’est cela ? Elle connaissait très bien la date. Ce jour-là vous pourrez compter sur moi pour vous offrir un magnifique miroir pour voir à quel point ces découvertes ne sont plus à votre niveau, sénil que vous devenez. Non mais écoutez-vous, vous vous comparez à une taupe et une martre...

Elle eu un léger rire moqueur en le regardant avec un air supérieur qu’elle avait déjà de sa hauteur par rapport à lui. Il voulait jouer, et si il voulait jouer c’est parce qu’il avait peur et si il avait peur c’était parfait. La peur était toujours la clé. La frayeur suffirait toujours pour tout pensait-elle. Puis, sans une crainte elle décida de s’en aller, très au point de ce que le visuel de sa position lui avait offert comme conclusion de ses récentes découvertes elle savait très bien comment ébranler l’avancement de la vieille tortue.

- Vous avez lancé les dé Wernicke, vous ne viendrez pas pleurer lorsque vous aurez perdu misérablement.

Se dirigeant vers la porte elle s’arrêta se tournant un peu.

- Je suis sûr qu’en voyant le teint de rêve de vos patients édentés, tout le monde vous croira à votre dénonciation. Amusez-vous bien mais faites attention, Ellen à encore ses dents et elle mord fort.

Sur cet phrase, elle s’en alla pour de nouveau rejoindre son service et Brodie, son infirmier des plus serviable. En montant, elle réfléchissait à la proposition de l’autre inopportun… Elle n’avait pas envie d’accepter mais elle avait besoin de finance maintenant qu’elle serait à son compte pour les découvertes scientifique et si elle ne voulait pas tenir informer tout ces supérieurs… Mais que faire de la fille ? Résolument, Scarlet avait tant -ou si peu tout dépend du point de vue-d’empathie pour les âmes névrosées qu’elle faisait ces expériences d’apparence très cruelle en un sens pour éteindre leur vie d’exclusion social à petit feu, celle-ci ne se constituant que de névroses permanente et douloureuse. Dans ce programme, elles ne faisait que rêver et vivre dans un rêve.  Cruelle, certes tout de même un peu, la dame de fer rouge ne pourrait jamais imposer ce traitement à une personne incluse dans la société et non dénuée de toute sanité mentale.Les patientes en passe de faire office de cobaye n’était pour Scarlet que de pauvres femmes sans avenir dans tous les cas. La résidait toute la complexité de faire la part des choses.

Retrouvant Brodie dans la salle désaffectée après être passé au bureau infirmier elle le surpris un peu pâle et l’air complètement retourné. Visiblement, rien n’était prêt contrairement à ce qu’il avait promis ce qui fit hausser un sourcil à Scarlet qui sentait ses doigts brûler d’envie d’allumer une nouvelle cigarette pour aider ses idées à venir à elle. Que faire de la fille ? La confier à Brodie ? Peut-être… peut-être pas…

- Que vous arrive-t-il Moore, on dirait que vous avez vu un mort ?

Lorsqu'elle avait appuyé sur le bouton pour écouter le message, elle avait froncés les sourcils en entendant qu’il l’avait arrêté bien trop tôt. Lui lançant un regard menaçant une fois face à lui et surtout très perçant elle croise les bras et attend des explications. Que lui prenait-il ? Ou pensez-t-il se trouver ?

- Voyons… Pourquoi avez vous arrêté de prendre le message aux mots de Wernicke ? Elle laissa une pause le regardant si profondément dans les yeux qu’il ne pourrait s’échapper devant tant de persuasion. Vous l’avez cru c’est ça ? Vous pensez qu’il est un exemple de bonté a suivre alors que vous ne l’avez jamais vu ? Réfléchissez un peu Moore. Qui travail dans des souterrains et qui travail dans  des couloirs a la surface je vous le demande ?

Faisant appelle a son bon sens elle espérait vivement ne pas avoir à user de force sur lui pour en obtenir ce qu’elle voulait car si il y avait bien une personne en ce bâtiment qui pouvait toucher le cœur froid et dure de Scarlet c’était bien ce pauvre infirmier invisible comme l’air pour beaucoup trop de gens. Il tenait en elle la vive envie de le faire devenir quelqu’un, de le sortir de son trou pour lui permettre de grandir et se déployer. Alors, elle le regardait d'un air maintenant bien plus empreint d'espoir et d'honnêteté.
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Paulina

Gallinger

J'ai 26 ans et je vis à Denver dans le Colorado... Dans la vie, je suis assistante dans un bureau et je suis sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable.


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superschool48-Deviant Art

Devant la tombe, encore, et encore, c’est encore là qu’elle se trouve ce matin ou ce soir, elle ne sait plus, son chagrin surpasse tout et ne faisant qu’aller et venir au cimetière comme un fantôme cherchant son corps elle n’avait plus goût à vivre de rien que de l’amertume salée de ses larmes. Depuis l’heure fatidique du décès de son père, la pauvre fille s’imagine abandonnée comme une fillette de 6 ans à peine. Sensible et profondément meurtrie, cela fait des jours qu’elle n’a même plus la force d’aller travailler. Même l’immense somme d’argent qu’elle est sur le point de toucher ne la réconforte pas. Vrai chiffon, lorsqu’elle se traîna jusqu’à l’étage de son appartement sans prétention mais sans insalubrité aucune, elle manqua de glisser sur une bouteille de verre de couleur bleu. Ne quittant même pas son manteau elle va se reclure dans son lit pour y pleurer en observant des photos d’elle petite sur les épaules de son père…  Soupirant, lorsqu’elle arrête de pleurer c’est pour se traîner jusqu’à la cuisine pour grignoter du pain et des nouilles instantanées asiatiques laissant une ignoble odeur de cuisine dans tout l’appartement. Dehors, il fait bien jour, alors nous sommes le matin. Des nouilles au petit déjeuner de la dépression.  Pourtant, les volets sont à moitié fermés et ne seront pas plus ouvert, ni aujourd’hui,ni demain. D’ailleurs, l’araignée du coin de sa fenêtre de salon l’avait compris on dirait car elle avait eu le temps de tisser une grande toile.

Le temps n’ayant plus d’importance mais toujours de l’influence,la  jeune femme regardait l’horloge de temps à autre alors que encore dans son manteau mouillé de pluie elle était recluse dans un plaid vert un peu sale avec sous son nez, une peluche recousu en tout point impossible à reconnaître devant une série idiote de femmes niaisement romantiques. Cela lui rappelle de regarder son téléphone sur lequel elle à plusieurs appels en absence d’un nom masculin. Elle n’ose pas le rappeler, qui pourrait aimer une loque pareil ? Se disait-elle avec sûreté.

Puis s’endormant dans un songe doux, elle voit son père, ils sont dans une clairière très lumineuse et belle mais impossible a reconnaître vraiment. Visiblement, elle ne pouvait pas bouger dans ce rêve mais elle l’appelait, et il se retournait pour venir la chercher, un sourire bienfaisant sur les lèvres. Pendant tout ce temps ou elle le voyait avancer, elle devait dormir profondément avec un petit sourire aux lèvres. Puis, quand il fut devant elle, il l’embrassa sur le front avant de poser son doigt sur ses propres lèvres pour lui dire chut en silence.

-Paulina !  

Surprise, elle se réveilla brusquement face à son frère qui tirait une tronche de six pieds de long. Si la jeune ne se rendait pas compte de la haine de son frère, elle cacha sa peluche qui ne tarda pas malgré tout a finir dans les mains de son grand frère.

-Franchement Paulina ? Tu as vraiment repris ce truc ? Putain mais faut pas te laisser abattre pour ça ma jolie petite sœur.

Devant elle en gardant la peluche hors de sa portée, la jeune femme lui reprend avant de la serrer contre elle.

- Arrête laisse-moi tranquille Finnick…

-Je dis ça pour ton bien moi, c’est tout ce que je veux ton bien Lina.
En disant cela il vint s’asseoir à côté d’elle et la serrer dans ses bras doucement lui caressant le dos puis la nuque.

- Tu sent encore le crack et l’alcool...

-Mais non c’est ma veste. Tu sais bien que je l’ai récupéré dans mes anciennes affaires de Junkies chez papa… Elle a pris l’odeur du grenier et surtout n’as pas perdu l’odeur de mon ancienne vie, mais tu sais je suis un homme neuf maintenant, je ne toucherais plus à ça je te le promet.

Caressant doucement ses longs cheveux bruns, il la regarde finalement avec un sourire lui caressant maintenant la joue.

-Allez, ça va aller. Tu sais, je suis si inquiet pour toi que j’ai contacté une psy, tu sais, la nouvelle femme de notre oncle… Je pense que ce serait bien que tu la vois pour ta dépression…

- Ma dépression ?

-Paulina, tu vis dans une décharge dans le noir depuis la mort du vieux. Tu viens de t’enfiler des nouilles instantané a 8h du matin pour la 5 ème fois au moins et tu ne vas plus au travail comment veut-tu appelez ça autrement ?

- Ne l’appelle pas comme ça ! Et puis va t’en si ma façon de faire mon deuil ne te conviens pas et que tu ne veux pas me soutenir toi-même !

Répondit-elle en pleurant a moitié avant de se rouler en boule dans son canapé. Finn leva les yeux au ciel avant de s’approcher d’elle le regard bien plus sombre. Sortant un petit crayon de papier de sa poche il vint s’asseoir a coté de sa sœur.

-Bon, dans ce cas tu ne me laisse pas le choix, je vais devoir employer la manière forte pour que tu te soigne.

L’attrapant à l’arrière de la tête, il tenait le crayon à la vertical sur la table et vint dans un mouvement de force violent, empaler l’œil gauche de sa petite sœur. Hurlant d’effroi, le crayon avait été taillé à une hauteur suffisante pour lui percer l’œil sans toucher le cerveau. Le crayon ensanglanté planté dans son tissus oculaire pleurant de sang elle était horrifiée, si bien, qu’elle s’évanouit de dégoût en voyant tant de sang sur sa main.

-Allô, le samu … ? C’est… c’est ma sœur ! Elle … à… oh … je… je viens d’arriver chez elle… ça faisait plusieurs jours qu’elle ne me répondait plus, je m’inquiétait… beaucoup… elle… elle est inconsciente au sol, les voisins m’ont appelé parce qu’ils avaient entendu crier il y a un quart d'heure environ… Elle s’est planté un crayon dans l’œil ! Je… Je ne sais pas quoi faire venez vite… Je pense qu’elle ne prenais plus ses médicaments...

Fit-il d’un jeu d’acteur très convainquant plaçant dans l’appartement des petits flacons orange de médicaments curatif de maladie mentales au nom de sa cher sœur tandis qu'il répondait assidument aux questions du médecin coordinateur qui lança rapidement une ambulance.
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Brodie Moore
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Il l'attend dans les décombres déconfits de cette portion de l'asile désaffectée dans une pièce qui lui ressemble. Murs humides dont le papier-peint d'époque se décolle languissant, chariots de soin rouillés renversés vomissant leur matériel dépassé sur le sol d'une crasse folle, lits au sommier mourant timidement arrangés comme ils l'ont toujours été. Il ne fixe rien, son malaise lui trouble la vue. Brodie comme tous les autres sont enveloppés dans de jolis secrets qui les privent de bon sens et de discernement. Pipeau lyrique de la direction qui leur garantit le bien-fondé du traitement avec (fausses) preuves à l'appui, et leur somme avec force menaces de s'en tenir au secret professionnel. Et ce brouillard, ce brouillard de tâches d'encres qui lui occulte l'esprit empêche le jeune homme d'accorder le bénéfice du doute - il ne peut plus douter, car il a justement trop peu remis en doute.

Il avait confiance en Scarlet. Il savait, évidemment, que ça ne tournait pas rond. Surtout pour un bâtiment auto-proclamé caritatif. Mais si jusqu'alors il mettait les agissements inhumains de l'hôpital sur le dos du "système", concept arrangeant qui lave les consciences à mesure qu'on s'y sent soumis, il a bien fallut qu'il prenne l'échange téléphonique pour argent comptant - seules informations qui sentaient le vrai et qu'il a grappillées bien malgré lui. A entendre le professeur Wernicke, il n'y avait que la docteure Elkins pour commettre telles horreurs d'expérimentation. Il n'y avait qu'elle, elle était le problème, elle était à évincer pour le bien de tous. Ailleurs, ils soignent. Ici, elle tue, pour elle-même. Et tout fait plus de sens ainsi pour Brodie. Il paraît plus évident pour lui qu'un seul service sache camoufler ses crimes contre l'humanité plutôt qu'un asile entier. Et ceci explique cela. Il n'a pas cherché plus loin, parce qu'il ne sait plus voir loin.

Il est assis sur un chevet en bois vieillit, son squelette pulse sous sa peau d'une douleur sourde, mais il est de marbre. Il perçoit tout très mal. Sa vue est imparfaite. Son ouïe brouillée par le cliquetis de son propre esprit. Sa respiration roule encombrée. Puis elle arrive, sublime dans la vétusté de l'endroit qu'elle réclamait pourtant prêt - ou presque. Elle est déçue, c'est normal. Il l'est aussi. Elle lui reproche de faire confiance aveuglément aux propos fallacieux de Wernicke et elle a raison, mais elle est au moins autant dans l'inconnu de sa situation que lui de la sienne. On l'a embauché comme un classique soignant. Il s'est enfoncé dans l'enfer de cet endroit graduellement, de plus en plus enlisé, de plus en plus coutumier des tortures, toujours mieux muselé par les dispositifs de la Murkoff. Sous écoute. Sous menace. Il ne sait rien à rien. Il doit juste soigner les symptômes en silence, et se répéter qu'il est du bon côté. Certains n'ont pas voulu s'y résigner - ils ont trouvé un moyen de les faire patients, dit-on. Mystérieuses désaffections mentales. Comment lui reprocher son étroitesse, alors que pour la première fois, il obtient une réponse : "Comment c'est possible ? - Comme ça."

Il se lève tremblant, crispé, morose. Il comprend bien qu'il n'a pas de vue d'ensemble. Il a capté la diminution de sa cognition. Surexposé passif aux traitements de ses patientes, il se désagrège. Il n'a pas fais le rapprochement et s'est simplement dit qu'il devenait abruti de travail. Mais malgré sa lucidité face à son ignorance, l'émotion le ronge, il a de plus en plus de difficulté à la contenir. Trahi, il se sent trahi. Sa vie est ruinée par les images d'ici, lui qui s'est abîmé cent fois plus que les autres, lui qu'on a rendu responsable en quémandant sa complicité, lui qui partait déjà malade et devient fou. Sa voix rauque semble venir de ses tripes.

"Nous travaillons peut-être dans les couloirs mais nous nous cachons malgré tout ... et de plus en plus."

D'un regard, il fait allusion à cette partie enfouie du bâtiment qui accueille la confession de leurs manigances clandestines. Il l'approche d'un pas lent, les yeux rivés en elle. Sa voix monte de tons au fur et à mesure qu'il peine à exprimer le désespoir de sa colère.

"Que puis-je savoir des souterrains, que puis-je savoir de Wernicke ? A quoi m'attacher pour savoir quoi que ce soit, d'ailleurs ?"

Il tousse avec véhémence et enrage de cette santé qui file au fil des ondes Wernicke.

"Je suis supposé vous faire confiance à l'aveugle ? Ne l'ai-je pas déjà assez fait ?!"

Sa réaction est démesurée, à la hauteur de cette agonie qu'il contient. Il renverse un des lits pourtant lourdement ancré dans le sol dans un fracas violent. Cela plutôt que de serrer la gorge de Scarlet entre ses doigts. Il lui fait face, tout proche, et plante en son visage mirifique tout l'épuisement de sa condition. Sa voix s'apaise dans cette vision angélique tandis que son souffle tremble de tout son trouble.

"Je suis le seul infirmier à accompagner les patientes dans les salles d'ondes, vous le saviez ? Ça les rassure, pour celles qui sont lucides. Je suis en train de devenir comme elles à petit feu. Si vous ne m'expliquez pas tout ce que je dois savoir sur ce qu'il se passe ici, et si vous ne parvenez pas à me garantir que l'on est, que vous êtes, du bon côté, je crois que je nous tue sur le champ."

Et dans le même temps, il réalise quelle immondice de loque humaine il commence à devenir, ses patientes comme une vision d'un lui futur. Sa menace est sérieuse, Brodie est une force de la nature. Près de deux mètres, si ce n'était que ça - s'il a l'impression que son squelette s'effrite à mesure que ses douleurs le rongent, c'est en réalité que le traitement a décuplé par ailleurs ses capacités physiques. Brodie est un homme, et les effets prennent mieux sur les sujets masculins, c'est un fait qu'il ne sait pas.

"Je suis en train de mourir Madame Elkins, et vous êtes la dernière à pouvoir faire en sorte que ça signifie quelque chose."


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Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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Entendant crisser au fond de sa voix ébranlé toute l’apogée de sa détresse elle se demande si il va pleurer alors qu’elle reprend un air plus froid et concentré pour le regarder mais surtout l’écouter attentivement. Il était vrai que depuis le début des opérations la dame n’avait pas réellement pris le temps de lui expliquer et avait remarqué qu’il ne comprenait rien à la grande mascarade qui se tramait ici. Alors devant tant de détresse justifiée elle prend un air un peu moins dur, pas ce qui pourrait s’apparenter comme doux, mais moins dur que ce qu’elle démontrait jusqu’à présent. Consciente de la situation délicate dans laquelle elle se trouvait la psychiatre commençait vraiment à se demander à quelle force avait t-elle pu déplaire pour qu’aujourd’hui soit le point culminant du drame. Tout partait en vrille, sauf elle qui depuis le début du traitement n’a cessé d’être la même. Ainsi, il était délicat pour elle de démêler l’esprit embrumé de ce pauvre Brodie. Il lui faisait de la peine et elle pris un petit moment pour réfléchir dans quel sens lui expliquer les choses pour qu’il ne soit pas brusqué, mais comprenne qu’ici était loin d’être un monde parfait.

- Brodie, je vais être honnête avec vous, votre détresse découlant de votre ignorante naïveté m’afflige. Beaucoup. Par conséquent, nous allons revoir quelques bases ensemble pour que je puisse vous expliquer ce que vous n’avez pas compris, certainement parce que votre inconscient sait très bien qu’il valait mieux pour votre force empathique se voiler les évidences plutôt que de voir en face la folie parmi nous.

Ses mots était prononcés avec une lenteur et choisi avec grand soin, trahissant son aisance toute puissante à lui parler. Sa posture, le ton de sa voix, elle était la maîtresse de ce lieu et de la parole présentement. Magnifique, admirable elle avait cette posture dans tout ce qui la compose qui produit ce je ne sais quoi de charisme impressionnant qui faisait que malgré tout ce qui pouvait se produire autour on l’écoutait. Grande oratrice qu’elle était elle serait capable de faire l’avocat du diable et gagner. Heureusement, quelque part car c’est présentement ce qu’elle devait faire et elle aurait horreur de ne pas gagner la confiance de la personne selon elle méritant le plus son attention.

- Asseyez-vous s’il vous plaît. N’allez-pas m’indisposer, vous ne le souhaitez pas tout autant que moi. Croyez-moi.

Fit-elle dominatrice alors qu’elle avait ramassé une chaise rouillé qu’elle tenait devant son fin corps sculpté de voluptée.

- A partir de maintenant, vous allez attentivement m’écouter, ce que je vais vous dire, je ne vous le direz qu’une seule fois et je ne compte pas avoir à me répéter, jamais. Peut- on guérir une maladie psychique et ou mentale, Brodie Moore ?

Ses yeux aiguisés le transperçait, son aura était presque pareil à celui d’une divinité pour celui qui voudrait bien le voir. Le regardant l’air fière, elle avait un léger sourire, observant la moindre de ses réactions. N’attendant aucune réponse, elle poursuivit.

- La réponse est non, définitivement et catégoriquement, non. Non. Marquant une pause ainsi qu’un regard plus appuyé dans ses yeux, elle voulait marquer au fer rouge cette réponse dans son esprit. Si vous êtes un bon professionnel de santé et intelligent, vous savez pertinemment que les patients psychiatriques atteints de troubles se retrouvant hospitalisé à courte ou longue durée ou vivant comme ici à l’asile ne sont pas guérissable mais adaptable à la vie en société. Car si il y a un endroit ou on enferme les fous c’est bien parce qu’il ne pourrait vivre seul au cœur d’une société standardisée dans une et une seule « bonne » façon de vivre. Nos patients, sans nous dans ce monde sont perdus, il est vrai, voilà ou nous intervenons nous:professionnels en santé psychiatrique. Nous intervenons pour les rendre adaptable à notre dysfonctionnelle et terrible société, mais ici monsieur Moore nous sommes dans un établissement psychiatrique de haut grade, cela signifie que les patients accueillit ici sont pour l’intégralité des malades psychiatrique et criminel. Vous savez déjà quelle est la difficulté de réinsérer des malades psychiatrique innocent dans la société et vous savez au fond de vous que le pourcentage de ces gens se disant heureux, peuvent se compter sur les doigts d’une main d’un soldat à qui il en manque trois.

Marquant encore une pause, ses doigts meurent d’une envie puissante de prendre une cigarette qu’elle se refuse pour ne pas altérer le rythme de sa parole.

- Pour autant, mérite-t-ils de souffrir ? Absolument pas non. Savez-vous depuis combien de temps je suis ici ? Pour vous répondre, cela fait 10 ans que je suis ici tandis que Wernicke à élu domicile dans nos sous-sol il y a environ 4 an à peine… Vous avez été engagé spécialement pour pallier au besoin des recherches inhumaines de cet homme. Maintenant, vous devez vous demander pourquoi moi aussi je me prête au jeu ?

Elle retira son gant et dévoila une main robotique similaire en tout point a une vraie main d’apparence, néanmoins elle était robotisé du bord de son poignet à l’extrémité des ongles. Sublime mais visiblement grossière par rapport a la finesse naturelle de son autre main, elle grimace a la vu de ce boulet, handicape de sa beauté.

- Pour ça. Exactement pour ça. A l’époque je travaillais à l’aile des hommes … Tout se passait bien jusqu’à ce que Wernicke débarque et me les massacre sous les yeux. Mes plus grandes réussites de stabilisations mentales devenaient agressifs et ne parlait même plus pour communiquer… C’est l’un d’eux, le cerveau ravagé par les traitements inhumains de Wernicke qui s’est jeté sur moi pour me bouffer la main, comme un chien. Elle ne faiblissait pas et demeurait froide et concentré ce petit interlude, long mais nécessaire lui rappelant pourquoi elle faisait tout cela. Depuis ce jour je m’efforce de cacher cette plaie car elle serait un trophée pour ce salopard d’Allemand. Là, vous devez vous demander pourquoi fais-je cela sur de pauvres femme, alors que ces ravages expérimentaux me dégoûte au plus haut point… Et bien tout simplement parce que pour récupérer mon asile, je me dois d’annihiler ces expériences. Wernicke cherche à contrôler une entité très puissante créée de toute pièce par le biais d’un patient. Ces ondes auxquelles nous soumettons ces patients ont pour but de rendre leur esprits accessible et contrôlable via une puissante machine : le moteur morphogénique. Et si je trouve la façon de le faire en premier, je pourrais retourner le Walrider comme ils appellent l’entité pour détruire Wernicke et tout les ravages qu’il a fait à mes patients et ...Enfin récupérer mon asile et lui redonner sa valeur d’en-tant…

Faisant une pause, elle était consciente que toutes ses explications seraient lourdes pour le pauvre infirmier. Ne le lâchant pas du regard elle se déplaça enfin, l’air d’en avoir gros sur le cœur. Tout ce qu’elle lui avait révélé n’était que la stricte vérité. Elle était la seule à connaître tout cela même son mari n’était pas dans la confidence et si elle l’avait partagé avec Brodie c’est bien parce que d’où ils étaient personne ne pourrait les entendre et qu’elle avait plus que besoin d’un allier.

- Croyez-moi, faire souffrir ces femmes et ces hommes, faire souffrir le personnel n’est aucunement mon souhait et je ne le fait pas avec gaîté de cœur mais parce que nous sommes en guerre et que si nous nous laissons faire… Ces horreurs ne cesseront pas… Alors malheureusement toutes ces horreurs que je fais que nous ferons sont des sacrifices nécessaire pour revaloriser l’établissement. Lorsque vous vous occupez des patients, rappelez vous qu’il ne pourrait pas être heureux dehors … On ne peut pas leur donner les soins adaptés, rappelez vous qu’ils sont criminels, rappelez-vous tout ce qui peut vous aider à tenir en leur faisant subir cela...

Son regard était différent, il était grave et sincère mais surtout sensible… Ses sourcils légèrement courbés pour une fois la trahissant. Elle espérait l’avoir convaincu car ces précédents mots l’avait fortement effrayée malgré tout, dans le sens ou, si il était au bout du rouleau, elle ne pourrait rien en tirer et devrait encore se battre seule, mais elle ne le pouvait plus…

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Les mots de Scarlet sont une pluie de briques ardemment honnêtes qui ratatinent toute la stature de Brodie dans sa chaise. Péremptoire, captivante, éclatante, elle possède toute cette pièce, tout l'hôpital, tout le coeur de l'infirmier parfaitement pantois de l'immensité du monde qui lui tombe sur la tête. Elle propose toutes les questions à la place du jeune homme et y répond avec la rigueur la plus correcte et froide, brutale mais ô combien rassurante ; elle arrache de son phrasé céleste le couvercle que Brodie tentait désespérément de maintenir sur ses inquiétudes malicieuses - et son ébranlement sauvage s'en accompagne paradoxalement d'une stabilité plus affirmée. Le cliquetis de son esprit s'efface à mesure qu'il s'ancre dans les mots de son adorée.

Il la trouve plus belle encore dans cet instant, plus douce à l'intérieur, plus semblable à lui - estropiée dehors, estropiée dedans. Ses ridules affectées couvrent son visage d'une sensibilité ravissante qui laisse trahir son âme fêlée, cette main mécanique aux métacarpes puissantes offrent à sa perfection juste assez d'accessibilité, et cette raison bancale mais tenace achève de convaincre Brodie qui désormais se lève et fait face à l'expression changée de sa supérieure. Il soupire brièvement, mi d'amour-mi de résolution, et se frotte un instant les yeux pour conjurer les parasites obstruant sa vue. Il ne se figure pas l'horreur dérangée qu'il consent à nouveau à pratiquer. La morale ébréchée par ces quatre ans de torture le greffent absolument sur celle de Scarlet - parfaitement chaotique pourrait-on juger, car une course au Walrider implique tous les sévices du monde, cela vers des prédictions invariablement malheureuses. L'opinion public aurait été un bon moyen de détrôner Wernicke par les foules, mais Scarlet, elle, n'est pas couarde. La lionne joue dent pour dent.

"J'ai douté de vous, navré ..."

Brodie est à court de mots, bien malingre orateur, malaisé d'avoir accusé sa supérieure de tous les péchés alors qu'elle s'éventre à la vertu.

"Demain huit heures tout sera prêt."

Agir, voilà le mieux qu'il puisse faire pour se faire pardonner, et puisqu'il a les mains dans la suie, autant tenter quelque chose. Que lui reste-t-il autrement ?

Brodie vide la pièce de sa présence et rejoint son service à longs pas. Il quittera son poste à quinze heures pour commencer une deuxième journée de labeur en une à la pièce désaffectée qui a besoin, sinon de rénovation, de nettoyage. Gérald le quitte pour déjeuner, et son propre estomac se tord d'une faim nauséeuse - qu'importe, il mangera plus tard. Evaluant l'état des malades, il dresse une liste des patientes pouvant être emmenées : Ellen a disparu, une autre est décédée cette nuit, il en reste 13 ; la pièce clandestine ne peut habiter que cinq patientes - cela signifie que huit autres vont mourir à la fermeture de l'aile des femmes. Si son tumulte émotionnel lui barre la route de la lucidité et son incrédulité jusqu'alors inébranlable l'a tenu loin des affres des magouilles de l'asile, l'infirmier n'est pas stupide. Il sait très bien que Wernicke, en fermant ce service, réalisera qu'il manquera des patientes. Savamment, il détruit donc les documents prouvant l'arrivée de ces femmes qu'il va subtiliser, les immolant patiemment dans une cuve d'inox avant de les rejeter aux canalisations. Dr. Elkins a les doubles dans son bureau, qu'elle s'occupera d'éradiquer, ou de défendre comme elle le jugera nécessaire.

Une crise cardiaque et un nourrissage nasal des patientes plus tard, le jeune homme est relaxé de ses fonctions. Ereinté, accablé des remugles de cette journée qui marque le tournant de sa vie dans ce qu'il s'y ferait de plus ardu, il mange un sandwich chétif assis à même les décombres de la pièce. Ses os le font toujours souffrir, mais le cliquetis s'est calmé, et le silence dans ce désert du passé est exquis - le jeune homme n'attend néanmoins pas que l'épuisement s'installe et s’attelle promptement au nettoyage du lieu. Le sol recrache toute sa crasse folle sous les coups de balais brosse de l'infirmier, les murs à leur tour qui parfois lui abandonnent des bandes entières de papier-peint désuet, les sommiers sont récurés, désinfectés, les matelas évacués pour être remplacés par d'autres, volés au dispensaire. L'endroit n'est pas à son idéal mais il offre un écrin fragile à l'abri des pinces décharnées du Professeur Wernicke, demeure fonctionnel, propose une issue à défaut de la promettre. L'infirmier s'assure que les prises électriques fonctionnent, nouent des liens aux barreaux des couchages, achève d'apporter un chariot de matériel, et attend la nuit pour voler enfin les patientes, un faux justificatif de Scarlet entre les mains pour les arracher aux doigts de l'équipe de veille.

ID-190 LT : une adolescente de 17 ans, enfermée ici pour avoir fusillé ses camarades.
ID-173 JD : une infirmière de l'asile qui a menacé de le dénoncer et s'est faite interner par Wernicke.
ID-138 CE : une mexicaine qui a tenté de faire sauter le centre d'immigration qui détenait son mari.
ID-098 ML : une violeuse multirécidiviste.

La cinquième qu'il devait emmener est celle décédée d'une crise cardiaque plus tôt dans la journée, en ce qui concerne les autres, elles sont beaucoup trop souffrantes ou nécessitent l'isolement. Brodie installe donc les "chanceuses" et leur sursis aussi patiemment que possible, leur administrant d'un même coup le nécessaire de calmants pour éviter le déferlement de leurs hurlements, traumatismes et auto-mutilations qu'il a de plus en plus de mal à souffrir. Sur les carnets de suivi suspendus aux pieds du lit, il s'impose d'humaniser ces femmes sanglantes, presque chauves, faméliques, purulentes - comme une tentative de plaire à Scarlet mais surtout de se réapproprier sa responsabilité, il note des noms. Des noms qui lui arrachent les bronches. Des noms qui se superposent sur des chiffres, et sur des destins tragiques.

Leva Tent.
Jodie Davis.
Carla Elveroès.
Myriam Loyd.

Une quinte de toux le secoue comme s'il rejetait l'idée de leur individualité. Mais il s'y force, il les répète ces noms, en un murmure qui serpente dans le silence du lieu comme une incantation mystique. Brodie incante son humanité. C'est peut-être la partie la plus éreintante de toute cette mise en place.

Une fois le troupeau endormi - ou plutôt comateux - sous les étoiles des moniteurs de constantes vitales, le jeune homme se tire un fauteuil, et s'endort sans sourciller, écroulé de travail, vidé d'efforts, poursuivi de cauchemars pourtant. Il est éveillé au petit matin par un hurlement confus, incertain de sa provenance - un rêve ? Une patiente ? Lui-même ? La voix du fantôme cruel qui possède l'horreur de ces lieux ? Sur les lits, les femmes gémissent doucement l'issue de leur entrave médicamenteuse, et c'est là que Brodie réalise :

Il est le seul infirmier pour elles.

Il n'aura plus jamais de repos - il ne peut décemment pas les abandonner. L'asile est parvenu à l'avaler tout à fait. Il fait maintenant tout autant partie des machines qui battent les rythmes cardiaques. Irremplaçable parce qu'il est seul, infiniment seul, mais invisible. Ces femmes ne savent plus que souffrir, elles ne parlent plus, elles ne regardent plus rien, elles entendent sans écouter. Elles sont là comme des chimères qui lui hurlent sa propre mort tapie sous les symptômes qu'il ignore. Devenues simples objets, des objets qui secouent son âme par la vision, et l'odeur d'épouvante qu'ils agitent sous son visage. Ces dépouilles à peine mouvantes, tout juste souffrantes, sont devenues toute sa vie pour de bon. Il se résigne, ajuste les anti-douleurs pour en calmer une, passe une pommade sur les squames graisseux du dos d'une autre. Bienfaiteur sadique. Belle âme corrompue. Corps puissant entamé. Brodie est l'ombre de lui-même. Brodie est l'ombre de cet hôpital.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence  , je suis irrésistible.
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???
Zarnala-Deviant Art

Il se lève et son regard change. Enfin. Le voir la dévisager la rendait amer d’un sentiment d’illégitimité alors que dans cet hôpital ou du moins ce qu’il en reste, elle était peut-être la seule à avoir un motif restant valable dans une certaine mesure. Reprenant son sourire lorsqu’il s’excuse, elle s’approche à pas lent de sa personne et viens lui faire relever la tête doucement du bout du doigt. Elle n’a pas vraiment à forcer pour qu’il finisse les yeux dans les yeux par lui promettre l’impossible. Demain le plan avancerait enfin un peu mieux grâce à lui. Satisfaite et fière, elle le regarde s’en aller avec un air plus que souriant pareil à celui du grinch. Retrouvant les couloirs du service initial, Scarlet prend enfin le temps d’aller voir chacune des patiente pour leur parler et même si elles ne parlent pas et se trouve sous entrave médicamenteuse, sa présence semblait malgré tout les apaiser. Elle pris même le temps  de panser elle-même certaine plaies, d’y refaire les pansements et d’ajuster les dosages de perfusions qui pour certaines ne coulait plus ou coulait trop rapidement , tout un tas de petites choses qui pour ces femmes paraîtrait bien plus grande…

Ce n’est que vers 14h affiché à la large pendule de l’entrée qu’elle remonte dans son bureau pour manger un peu mais surtout fumer au moins trois cigarettes. C’était étrange car elle fumait toujours beaucoup mais, ni ses cheveux, ni ses vêtements, ni sa propre personne ne sentais le tabac froid…  S’occupant de remplir un nombre incalculable de document tout en répondant et envoyant des dizaine de mail, sa fin de journée approche et pourtant rien ne la pousse à partir. Personne ne l’attend à la jamais à la maison, non, c’est elle qui attend à la maison, par obligation par peur de l’autre elle ne savait pas vraiment elle-même. Tout ce qu’elle savait c’est que depuis quelques mois qui allaient devenir une année, elle fuyait son foyer pour venir se réfugier ici. Son bureau était le seul endroit ou elle avait plein pouvoir et pleine quiétude.

Fatiguée une nausée l’enivre et elle semble si perturbée par cela qu’elle allume nerveusement une cigarette en se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir dire à l’autre dégénéré de neveu par alliance que le destin avait eu la mauvaise idée de lui mettre dans les pattes. Elle avait besoin de cet argent, ne serait-ce que pour augmenter personnellement Brodie, il le méritait et en avait certainement besoin pour réussir une fois tout ce chapitre clos sur recommandation de sa supérieur à prendre ses vacances. Puis la dernière heure fatidique approchant à grand pas elle se demanda si il avait quelqu’un dans son cas qui l’attendait chez lui… Avait-il des enfants même ? Si Scarlet connaissait parfaitement tout son personnel pour appuyer sur les bonnes faiblesses au bon moment, elle ne s’était jamais méfiée de lui et n’avait jamais eu à s’en méfier. Il obéissait, faisait son travail avec hardiesse et ne craignait pas comme les autres la dame rouge. Sa curiosité aurait voulu jouer la faciliter et demander à son contact de lui rapporter comme pour tous toutes ses informations personnelles, mais non, elle préféra avec réflexion à se plonger dans l’apprentissage tumultueux d’apprendre à le connaître par elle-même.
Dix-neuf heure sonnant bientôt, elle se lève pour récupérer dans des mouvements las son manteau puis son sac à main rangé à clé dans un tiroir de son bureau. S’habillant, dehors la nuit est déjà noire et le vent souffle furieusement dans les arbres pour les faire chuchoter. Le trajet non qu’il soit très long à faire lui pris un certain temps car l’envie de rentrer chez elle à reculons était un boulet dans ses membres et lui firent faire un détour. Les fards s’éteignant devant la façade de sa très confortable maison, la voiture de son mari est déjà là. Elle aurait aimé fumer mais ici elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus. Rangeant alors tous les produits du délit dans une chic pochette elle la plaça entre l’intérieur de sa cuisse et l’élastique de son bas avant de la replacer pour sortir de sa voiture et pénétrer la maison. Le feu du salon était allumé et le reste de la maison était sombre. Sans un bruit, elle se déchausse et enfile de délicates ballerines s’apparentant à des pantoufles pour se défaire de son sac à main. Dans l’ombre se déplace à pas de velours l’homme aux cheveux pâle qui d’un geste inquisiteur doux sur son bas ventre ramena la dame rouge contre lui. Humant sa nuque et ses cheveux, il l’embrasse dans le creux de son cou et semble doucement insister.

- Cesse de me sonder ainsi, je ne suis pas d’humeur ce soir et ce n’est pas nécessaire, tu le sais... c’était notre accord… Tu sais quel droit du m’octroie si tu le brise.

Ose t-elle dire d’un ton grave. L’homme, sans un mot relève sa tête pour défaire son emprise et disparaître dans le salon comme un fantôme. Ainsi, las la belle s’octroie un peu de bon temps dans un bain moussant pour tout de même finir après des heures par rejoindre dans de douces caresses son amant au creux du lit conjugale. Ses doigts viennent caresser son large dos meurtrit d’innombrable stigmates de coup de couteaux. Et c’est là tout ce qui se produit avant d’emporter dans un sommeil tumultueux la belle brune.
***
Finalement, le matin viens doucement, mais il fait encore nuit et lorsqu’elle se réveille comme à chaque fois le lit est vide. Encore chaud pour autant, comme chaque matin, elle viens caresser la zone opposée à elle délivrant doucement toute la chaleur accumulée dans la nuit. Un trait de lumière sous la porte de la salle de bain, il n’y a presque aucun bruit dans la large maison comme toujours ce qui en meurtrit d’avantage le propriétaire. Puis lorsqu’il sort, toujours le même rituel depuis trois mois. Il attend à la porte,elle s’enferme. Ça coule et du résultat satisfait il disparaît un instant lui permettant de s’asseoir devant sa coiffeuse en bois peint comme à son habitude. Puis, un baiser au creux du cou, cette fois-ci elle l’attrape au poignet et se lève pour caresser son visage avant de l’embrasser en passant sa main sur son torse. Mais, lui saisissant le poignet au dessus de sa ceinture, elle s’arrête, il repousse sa main et s’en va.

Frustrée,une fois que la porte claque, s’allume une nouvelle cigarette aux lèvres de Scarlet. Première d’une innombrable tournée sur sa journée. La routine commençant, ce matin elle ne rejoint pas en premier lieu son bureau, non, elle va veiller à l’avancement de l’installation de l’interdite pièce et pour tout dire, elle en est satisfaite. Dans ses yeux cependant trône un air vide de tristesse. S’observant à peine, aujourd’hui c’est inhabituel, la dame à une robe noir qui n’épouse pas ses parfaite forme comme à son habitude. Cherchant Brodie, elle tiens depuis qu’elle est sortie de sa voiture une boite dorée venant d’un magasin de très bonne qualité. Ne le trouvant pas, elle finit par rejoindre son bureau pour préparer son entretien l’estomac noué et la gorge sèche face à ce qu’elle bientôt accepter de faire bien contre ses principes. Si bien que sans prévenir, elle fut prise d'un violent réflexe hémétique avant d'avoir pu allumer une cigarette. La poubelle gâché elle s'essuya la bouche du revers de sa main dégoutée par elle-même.
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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Alors que le petit matin s'installe en toute lenteur, Brodie est contraint d'abandonner ses patientes à leur solitude pour regagner le service "officiel" et y quérir le nécessaire pour les nourrir. Au bureau, et comme toute cette semaine, Gérald est déjà là depuis cinq heures. Gérald est un quasi-sexagénaire sympathique mais rustre qui cache son mal-être derrière des plaisanteries grivoises. Muté ici pour se rapprocher de la faculté à laquelle son fils s'était inscrit, il a débarqué en 2007 bien avant l'arrivée de Wernicke - et depuis le début des "traitements" du vieillard infirme, il se plaint d'arthrite, de cataracte, d'une "mauvaise toux qui ne le quitte pas". Mais il est bien plus épargné que Brodie : moins exposé d'abord, et surtout, il a quelque part où rentrer et où on l'attend, une position qui doit rendre plus aisée l'appréhension des complications de l'asile. Lorsque le jeune homme le salue en coup de vent tout en prenant les sondes nasales, il se fait fatalement harponner par ce collègue qui l'a pris d'affection.

"T'as vu qu'ils ont déjà déplacé quatre patientes ? Quand je suis arrivé ce matin j'ai rien compris, pis j'ai vu que la direction avait laissé une lettre au service, tu l'as lue ?"

Sans mot, le visage froncé en son centre, Brodie lit ce courrier adressé à toute l'aile des femmes.

Citation :
A tout le service,

Comme vous le savez, l'asile de Mount Massive peut fonctionner grâce à ses généreux donateurs. C'est la bienveillance de nos contributeurs, entreprises et particuliers, qui nous permet de garantir gratuitement la prise en charge et le soin de tous ces individus en détresse que nous avons pour mission de soulager ; conformément à l'Histoire de ce bâtiment somptueux que nous occupons, hospice depuis déjà les années 1950.

Néanmoins, vous n'êtes pas sans savoir que les temps sont difficiles pour chacun, et que la misère qui frappe notre société n'est pas sans nous épargner. Malheureusement, l'hôpital souffre de grandes difficultés à couvrir ses frais. Il apparaît évident que demander une contribution aux familles de nos résidents irait contre le principe même de ce projet caritatif que nous portons, d'autant que beaucoup de nos patients n'ont plus un seul parent connu.

En deux mots comme en cent, une décision déchirante a été prise par tout le comité de direction de l'hôpital : nous allons être forcés à fermer l'aile des femmes définitivement. Le traitement est peu réactif sur les sujets féminins et nous ne pouvons souffrir de laisser miroiter quelque chose qui n'arrivera pas aux proches de nos patientes. Par ailleurs, c'est un gouffre d'argent qui nous empêche de sauver plus de personnes.

La fermeture devrait être actée d'ici cette fin d'année 2013, car nous avons à coeur de trouver des solutions pour nos patientes ainsi que nos employés, héros de ce beau projet, que nous refusons de laisser tomber.

Vous êtes priés de vous organiser pour prendre les jours de récupération et congés dont vous bénéficiez cette année - étant donné le contexte actuel, ils ne seront pas payés.

Merci de votre compréhension, et de tous vos efforts.
Le Professeur Rudolf Wernicke, au nom de toute la direction.

Le jeune homme joue l'air surpris. Evidemment, il était prévenu par Scarlet depuis la veille au matin, et avec les atroces aveux de la docteure, Brodie voit maintenant toute l'insanité hypocrite de cet hôpital, un farta de calomnies si bien goupillé qu'il y a deux jours encore il aurait lu cette lettre avec toute la bonne intention du monde. Il soupire tandis Gérald surenchère.

"Moi ça va, trois ans de chômage et la retraite, mais toi mon pauv' gosse pour retrouver quelque chose bonjour ! Pis t'as une telle mine ... Ils vont peut-être te muter chez les bonhommes, va !"

Mais il s'emmure encore une fois dans le silence, et quitte la pièce sans plus de sommation. Il sent qu'il fait maintenant partie du matériel ici : observateur silencieux, confident des miasmes coupables, purement fonctionnel. Il aimerait trouver Scarlet et lui montrer son travail. Qu'elle visite les patientes qui seront maintenant les leurs, seulement les leurs, le secret purulent de leur relation privilégiée. Le jeune homme s'enorgueillit d'avoir un semblant de but et d'espoir, un semblant de nouveau tout du moins moins, bien que cela signifie qu'il ne doive plus qu'être infirmier, infirmier et rien de plus, infirmier tout court. Rejet d'humanité, Brodie doit devenir sa fonction, ce qu'il était presque déjà, au détail qu'il ne l'était pas dans la lumière stellaire de Scarlet.

Après nourrissage et calmants administrés à ses ouailles qui achèvent de ramollir leur clairvoyance, le jeune homme décide d'arpenter une nouvelle fois les couloirs vers le bureau de Scarlet. Il s'est senti abusé qu'elle ne revienne pas le voir d'elle-même - il lui avait pourtant promis qu'à huit heures tout serait installé. Toute sa substance est dépendante d'elle, à plus forte raison qu'elle a désormais main mise sur son travail, qui est devenu son lieu de vie et son seul contact humain. La docteure est pour lui une drogue qui lui fait supporter l'enfer, l'envoie dans des retranchements intenses, bons et mauvais, et l'envoûte pour qu'il en redemande, encore et encore, toujours plus. L'attachement est maladif, et tourbillonnent en lui les interrogations irrationnelles de son abandon. "Pourquoi n'est-elle pas venue ? Qu'a-t-il pu l'en empêcher ? Se moque-t-elle de moi pour de bon ? Vais-je finir seul avec les loques, moi-même loque parmi elles ?"

Il se dirige timidement, mendiant, vers le bureau lorsqu'il en voit sortir un jeune homme triomphant. Inquiet, non pas par jalousie - car l'inaccessibilité de Scarlet n'a d'égal que sa désirabilité - mais par une flambée protectrice, il passe son regard dans l'interstice de la porte mal fermée et la surprend assise à son bureau, sombre. L'index en crochet, il toque sagement pour prendre l'initiative d'entrer malgré tout - attiré invariablement par cette émotion qui le tractera continuellement vers elle. Elle est ravissante dans tous ses soucis, si droite et puissante sous les pluies de bombe, si parfaite grands dieux qu'il se demande par quelle chance insolente il garde le droit de graviter sur ce même caillou qu'elle qui leur sert de planète. Sa contrariété est un coup au coeur qui le pousserait à la serrer contre ses bronches sifflantes ou à défigurer le responsable. Les reproches de son absence sont balayés d'un coup d'un seul, oubliés même comme s'ils n'avaient jamais été formulé en son esprit, par cette adoration fidèle qu'il voue à celle qui tient entre ses mains les tenants et aboutissants de toute sa vie. Sa voix grave se fait caresse tandis qu'il se montre efficace - tout pour ravir sa belle.

"Bonjour Madame Elkins. Je ne voudrais pas vous déranger, mais j'ai du nouveau ... J'ai installé cette nuit les patientes que j'ai pu déplacer. Je me suis chargé de leurs dossiers pour qu'on ne soit pas inquiétés. Pour leur administrer la thérapie d'onde, il faudra que je les y emmène de nuit, parce que le dispositif n'est pas mobile."

Il passe sa main dans sa chevelure bouffée par le psoriasis.

"Le professeur Wernicke a rendu officielle la fermeture de l'aile des femmes auprès du service, pas avant la fin d'année apparemment. Je tenterai d'être muté chez les hommes, pour continuer à pouvoir venir, si toutefois vous aurez toujours besoin de moi."

Sa voix est d'une langueur évidente. Il voudrait lui être pour toujours indispensable, bien qu'il ne l'ai jamais vraiment été. Il sonde l'expression froide mais nerveuse de sa supérieure, qu'il a appris à reconnaître derrière son masque de distinction.

"Est-ce que tout va bien ? Que s'est-il passé ?"

Il s'avance à peine sans risquer de s'installer. Prêt à être congédié. Il ne doit rien vouloir, ni attendre.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Pyramid Rouge
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.
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???
Zarnala-Deviant Art

La respiration rapide et stressée, la dame à besoin de quelques minutes pour reprendre ses esprits. L’odeur est immonde et elle n’a pas le temps d’aller nettoyer cela avant que l’inopportun Finnick Gallinger se plaise à venir lui casser les tarses. Elle devait accepter et cela la dégoûtait au moins autant que le liquide pâle dans sa poubelle à papier. Parfois la dame rouge de fer si forte et imprenable qu’elle était se promenait sur les rebords dangereux du doute et de l’abandon qui l’appelait comme des sirènes marines. S’essuyant la bouche d’un mouchoir de papier, elle glisse sous le bureau la corbeille souillée avec son pied en espérant que l’odeur ne se sentirait point. Elle détestait sa situation et sa réaction hémétique aurait pu lui déclencher des larmes ainsi que l’intérieur de son corps qu’elle sentait se dérégler de plus en plus. Les cigarettes arrangerait tout : la situation, l’odeur, tout serait résolu à l’aide des cigarettes prometteuse de mort selon les chics emballages au design attrayant.

Puis neuf heures s’avance rapidement sans que Brodie ne soit venu. Elle était fière de son travail, cela était la seule chose qui l’avait réconfortée ce matin pour l’instant. Finnick collé à la porte comme un silure toque et entre à l’autorisation las de la psychiatre à l’air pâle et fatiguée. Ce qu’elle ne semblait jamais d’ordinaire.Le saluant elle fait accompagner sa tête alors qu’élégamment elle fume encore et toujours, un tabac acre.

-Bonjour, madame Elkins, ou Gallinger devrait-je dire plutôt, non ?

Le fusillant du regard elle le déteste et l’imagine déjà empalé sur un mur des seringues dans les yeux lui faisant larmoyer du sang. Il sait qu’il a gagné, il le sais car en ce moment même sa pauvre sœur est dans une ambulance en direction de Mount Massive.

- N’allez pas m’indisposer plus que ce que vous ne faites déjà Finnick… Je n’ai pas besoin du nom de votre oncle pour être valorisée, pas comme vous.

Un petit sourire en coin comme un scorpion, elle pique de son dard a la moindre menace. Se mordillant  la lèvre nerveusement, il sait qu’ elle tape juste et il reste ainsi mutique attendant simplement sa réponse.

- Je suis d’accord pour faire affaire avec vous j’ai préparé un petit document que je vous demanderais de signer.

Glissant la feuille sur le bureau avec un stylo, la feuille du contrat stipule toutes les modalités énoncée de façon admirablement détourné par Scarlet et Finnick sans trop de difficultés signe au bas de la page avant de se lever un grand sourire aux lèvres lui tendant la main.

-Marché conclu ! Je dois vous avouer que je suis content de ne pas avoir à révéler vos vilains petits secrets, vous savez la première comment est mon oncle lorsqu’il est contrarié de ne pas avoir ce qu’il souhaite...

Un sourire obscène sur les lèvres, elle et froide comme un métal emprisonné d’un iceberg, le regard de braise fumant tout sur son passage. Il était vrai qu’il ne la regardait pas trop dans les yeux même si il était irrespectueux au possible.

-Le timing est parfait ! Paulina est en route pour ici… A cause de votre indécision, j’ai du être un peu plus violent que nécessaire pour vous forcer la main en cas de besoin…

Il rigole et en le regardant sans relâche en fumant comme un dragon dormant dans son antre, elle fronce un peu les sourcils se demandant bien ce qu’il avait pu faire. Pauvre gamin, pauvre gamine, pauvre Paulina. Elle avait peur de la voir, peur de défaillir en voyant son acte en face, peur de ne pas réussir a la protéger comme elle le prévoyais de la folie de ce lieu.

- Dévoiler son plan à son adversaire avant la fin du match est une mauvaise idée Finnick.

-Vous ne pouvez rien contre moi Scarlet avec ce que mes petits yeux ont vus vous êtes foutu si vous me contrariez… Vous êtes discrète pourtant mais votre petit tour n’est pas si imparable que cela.Il fait une pause avant de reprendre balançant deux grosses enveloppes pleines de billets sur le bureau de Scarlet.Sur ce bye bye Red lady, nous nous revoyons dans un mois pour que l’ordonné du juge vienne s’enquérir de la désastreuse situation mentale de ma sœur demandant une mise sous ma tutelle.

Partant aussi joyeux qu’un nain de conte de fée il croise un blond pâle semblable à un fantôme il le remarque à peine.

- Que tu crois, imbécile...

Chuchote t-elle à elle même avant de ranger dans un tiroir fermé a clé a double fond l’argent que venait de lui donner le nouveau riche. En prenant une liasse qu’elle met dans une belle enveloppe rouge elle a peine le temps d’écrire qu’enfin, arrive son élu qui lui arrache un petit sourire de bienvenu. Se levant à son arrivée elle écrase sa cigarette pour en rallumer une autre, espérant qu’a force de sentir de nauséabonde odeurs de réjections humaine il ne soit pas capable de sentir son vomi.

- Oh bonjour, mon cher Brodie, vous ne me dérangez  pas voyons, entrez,  je vous ai cherché ce matin, j’avais une chose à vous donner.

Le laissant terminer elle l’écoute jusqu’à ce qu’il n’ai plus rien à dire. Il à une mine affreuse et il est fatigué, le voir ainsi tous les jours lui déchire le cœur. Ainsi elle se lève et va quérir la boîte dorée. En l’entendant, elle remarque tous ses efforts pour lui plaire et rendre son quotidien comme elle le désirait. Cela lui faisait chaud au cœur, elle n’avait pas l’habitude mais elle comptait bien faire quelque chose pour lui quelque chose de grand qui changerait sa vie pour le mieux. A ses questions elle relève le regard, ravalant sa salive. Cela se voit qu’elle n’est pas bien… Quel enfer pour elle. Un sourire maladroit et en fermant les yeux elle se reprend. S’approchant de lui l’enveloppe rouge et la boîte dorée à la main elle sourit plus sincèrement comme à son habitude et s’est forcé a revêtir tant bien que mal son masque social.

- Tout est parfait, vous faites un travail extraordinaire Brodie, je ne pourrais me passer de votre précieuse aide. Je veillerais a vous faire remplacer sur les prochains jours pour que vous travailliez de nuit et puissiez vous reposer la journée chez vous. Vous avez été plus qu’efficace la nuit dernière pour tout installer alors je voulais vous donner cela.

Lui donnant la boite dorée, ce sont de délicieux petits chocolats au lait de différentes forme qui remplisse la boite. La marque de chocolatier trahit la qualité et l’attention toute particulière qu’elle avait pris pour aller chercher cette boite au point de se rendre en retard dans son exigent quotidien familial…

- J’espère que vous aimerez, en ce qui concerne l’enveloppe il s’agit d’une petite avance sur ce que vous toucherez lorsque nous aurons récupéré l’asile aux griffes de Wernicke.

Le laissant là, reculant doucement après s’être permise un geste de sincère gratitude en lui tenant rien qu’une demi seconde l’épaule. Elle souriait sincèrement et alla reprendre sa place de reine pour récupérer sa cigarette est fumer toujours plus pour tout noyer en elle. Prenant un air plus grave elle soupira et pensa à Paulina, après ce court instant de douceur il fallait reprendre la dureté de ce chaos qui ne lui faisait plus peur. La fermeture de l’aile des femmes n’était pas un problème. Réfléchissant elle avait les mains jointes et dû réfléchir quelques minutes avant de nouveau se mettre à parler.

- J’y pense, en ce qui concerne votre mutation, je pense que il serait judicieux que nous l’avancions avant la fermeture de l’aile des femmes… Je ne sais pas nous verrons...De toute façon mon plan doit prendre action avant la fin de l’année,mais ce que je voulais dire c’est que j’aimerais que de par vos collègues vous réussissiez a garder à l’œil un certain patient. Billie Hope. Wernicke n’a pas commencé à l’infecter de la thérapie pour le moment et il doit continuer à ne pas le faire. J’ai découvert il y a peu que ce patient avait des données intéressantes et j’aimerais vraiment conserver cet avantage pour faire de ce pauvre homme la bombe qui fera exploser Wernicke… Pour cacher tout cela j’ai fait mettre des épileptique dans ses bouillons. Les épileptiques ne sont pas choisis en priorité par Wernicke ce qui nous fait gagner un temps d’avance considérable…  

Soupirant ce n’est pas la toute les nouvelles dures qu’elle a à lui annoncer.

- De plus, dans une heure environ je pense, nous allons accueillir une nouvelle patiente… J’ai dû accepter de faire cela pour des raisons très personnelles et je vous demande de me faire confiance sur ce coup. Cette jeune fille n’est aucunement folle… Par conséquent je compte sur vous pour la cacher parmi les patientes de thérapie d’onde et de veiller à ce qu’elle soit bien traitée. Il ne doit rien lui arriver… Je ne veux pas la détruire comme il me le demande... Nous devons la protéger et au moment voulu je ferais ce qu’il faut pour porter à confusion l’odieux maître chanteur et qu’elle n’en pâtisse pas pour autant...

Elle espérait qu’il n’ai aucune questions, mais si il en avait elle espérait qu’il ne les garderait pas pour lui car les questions sont graines de gangrène poussant à l’erreur fatale…

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Cette averse de boniments et les présents tendus par la remarquable Scarlet meuvent en Brodie une nuée endormie depuis bien longtemps. Cette femme est une lumière qui éclaire le visage du jeune homme d'un demi sourire endolori par l'inhabitude, silencieux dans son émoi, s'affirmant par la simple incrédulité de son expression rehaussée de surprise heureuse. Il l'écoute d'une attention grisée parler du programme à venir : travailler de nuit auprès des femmes, se voir muté chez les hommes de jour pour se glisser encore dans les petits papiers de sa douce, faire l'admission d'une nouvelle "patiente" qui ne sera pas traitée dans les mêmes horreurs que les autres, peu lui importe - justement, tout lui importe. Il sait pour quoi, pour qui il le fait. Hermès sage d'une Aphrodite révoltée. Il la suivra sur tous les fronts.

Trop ébloui par cette attention salvatrice qui irrigue le désert de cendre qui le compose, il acquiesce humblement sous peu de réflexion et quitte le bureau encore agité de cette proximité doucereuse. Il s'accorde une pause, livrant un peu plus longtemps ses patientes clandestines au délabrement de leur condition, pour se remettre de cette gifle au coeur sur un banc extérieur de l'asile. Il contemple le coffret doré avec perdition - la boutique est si classieuse que leurs emballages semblent des boîtes à bijoux, et à l'ouverture les mignardises sont autant de perles d’agate. Il se figure qu'il ne mérite pas une si jolie attention, trop belle, bien trop proche du monde de Scarlet dont il ne fera jamais partie. Une sphère céleste qui s'étend au-dessus de sa terrestréité et, bien que visible, doit demeurer inatteignable. Il referme le coffret sans toucher à un seul chocolat - il ne s'en sent pas encore prêt, ni méritant. Dans l'enveloppe, une prime coquette qui surtout porte l'odeur du parfum de son aimée et du tabac qui noie son bureau. Seul, discrètement, il l'hume avec amour. Il a conscience d'être fou.

Passée la béatitude de ce tout premier échange affectueux, Brodie reconsidère le plan de sa patronne. Travailler chez les hommes lui fait peur - il ne sait rien de ce qu'il se fait là-bas, puisqu'il est formellement interdit de communiquer entre collègues sur le déroulement du traitement dans les différents services, mais il s'imagine l'horreur puisque la docteure Elkins lui promettait être la plus humaine. Par ailleurs, l'échelle est très différente, puisque le programme de Wernicke fonctionne mieux sur les mâles : si dans la minuscule aile des femmes la capacité d'admission s'élève à une petite vingtaine, une trentaine tout au plus, les hommes eux peuplent des halls entiers aménagés en salles communes sur une bonne centaine. Un service entre la prison et l'asile qui l'inquiète fortement. En cas de crise hystérique, Brodie ne sera peut-être pas aussi à l'aise physiquement, et en témoigne la main perdue de Scarlet, ces sujets sont des bêtes forts comme des boeufs. Les collègues y sont aussi plus nombreux, probablement plus rudes, étant donné la difficulté accrue du métier. Entrer là-dedans dans un quasi-objectif d'espionnage, voilà un risque supplémentaire, avec à la clef un possible internement de sa propre personne si on repère sa nuisance. Il se frotte le visage comme pour se réveiller. L'autre inquiétude qui rampe en lui, c'est d'être plus loin de son étoile. Egalement, travailler dans un autre service revient à laisser seules les patientes dont il est l'unique soignant - hormis Scarlet qui aura d'autres chats à fouetter qu'à faire la lecture ou poser des sondes nasales. Il prend du recul dans cette clarté matinale : si Wernicke gagne, tout est fini - quoi qu'il en coûte, il faut l'en empêcher. Ce choix appartient à Scarlet, celui de la suivre appartient à l'amour de Brodie.

Le jeune homme n'a néanmoins pas tant l'occasion de se laisser aller à des réflexions anxieuses et contemplations éprises, puisque la nouvelle patiente va devoir arriver bientôt. Il retourne à sa chambrée dissimulée et apprête le lit qui l'accueillera. Si cette jeune femme n'est pas folle furieuse, elle va pourtant être condamnée à partager les locaux avec des névrotiques et neurasthéniques sévères, ce qui ne sera pas pour l'apaiser. Brodie fera l'effort d'être un humain, il se le promet, aussi humain qu'il lui reste d'humanité tout du moins - s'il ne se voit plus que comme un monstre lézardant les couloirs, il sait que c'est un détail qui plaît à sa supérieure. Tout en ordre pour la nouvelle recrue, le jeune homme prend une douche brève - il déteste la sensation de cette eau brûlante qui semble entamer ses chairs déjà friables, qui dévore son cuir chevelu labouré par le stress, qui décontracte cette armure de courbatures sur la fragilité de ses os. Sa vie a pris un drôle de tournant, en deux jours, en une décision. D'avoir garantit sa fiabilité à cette supérieure qui l'anime tant, le voilà pris dans une guerre humaine en course transhumaniste, responsable de quatre (bientôt cinq) patientes subtilisées dont il est le seul infirmier, peut-être prochainement simultanément affecté à un autre service comme outil de sabotage ; il se demande à quel point le film est navrant pour avoir donné tel beau rôle à un personnage aussi modeste. Il lui semble qu'il ne mérite rien, si ce n'est l'invisibilisation dont il souffretait avec complaisance. Aujourd'hui, par sa simple efficacité, sa condition semble le dépasser.

Rejoignant le secret de la chambre commune des patientes que Scarlet et Brodie ont camouflé à l'abri des mains incertaines de Wernicke, le jeune homme anticipe la venue de son nouveau chamboulement du jour : une nouvelle patiente ... à ne pas traiter.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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