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 Une fenêtre s'ouvre sur une aube inconnue | Elonie

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Elonie
Elonie
Féminin MESSAGES : 25
INSCRIPTION : 15/10/2020
ÂGE : 20
RÉGION : Alsace
CRÉDITS : En Dinsy on ArtStation

UNIVERS FÉTICHE : Wow que cette question est difficile
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Noob

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Une fenêtre s'ouvre sur une aube inconnue | Elonie - Page 3 Arren_11
Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


Alors que Mao lui versait de la sauce sur sa viande, il posa sa main sur la sienne pour lui en demander davantage. Cela semblait ridicule de se soucier de son repas alors qu’il prévoyait de s’enfuir et d’entrer par effraction dans des pièces qui lui étaient interdites, mais ce geste prendrait tout son sens plus tard.

“Les indices bleus et vous trouverez peut-être ce que vous cherchez.”

Au signal de Mao, Arren s’était doucement éloigné vers la porte la plus proche. Il n’avait pas voulu perdre de temps en rejoignant la porte principale qui, de plus, se trouvait derrière la porteuse de cette immense tête ridée. Il se précipita vers la sortie en sachant très bien que la jeune fille se mettait en danger pour lui, il fallait que cela ne soit pas vain. Il était aussi conscient que cette opportunité serait sans doute sa dernière ; tout le monde semblait lui tourner autour, il était impossible qu’on ne se rende pas compte de son absence. La petite porte qu’il avait prise devait servir aux domestiques, c’est pourquoi il se hâta de quitter ce long couloir froid dès que possible, il ne voulait croiser personne. D’abord parce que se retrouver seul avec un de ces rats avares et pouacres pouvait le mettre dans une situation embarrassante et ensuite parce que plus tôt on le repérait, moins de temps il aurait pour trouver ce qu’il cherchait. Sans hésitation, il se mit à courir dans les couloirs et s’enfuit à la première échappatoire.

“Les indices bleus.”


Il se retrouva dans un hall de taille moyenne dans lequel il était déjà venu depuis son arrivée ici. Il lui fallut un court instant pour se repérer, il faisait sombre dans cette partie du château car tout le monde était soit dans la salle du banquet soit en cuisine. Arren repéra un de ces petits indices et longea le couloir qu’il précédait. Le chemin déboucha sur un ascenseur et là encore il suivit le conseil de Mao. Les portes s’ouvrirent et après avoir détalé sur plusieurs couloirs encore, en suivant toujours ces indices bleus, il déboucha sur un nouveau hall. Arren observa autour de lui : c’était le même que tout à l’heure. Il n’était pas tout à fait certain, il se pouvait que plusieurs pièces se ressemblent tout à fait alors il prit une de ses craies dans son escarcelle mais à la place de tracer une rune, il marqua d’un trait l’une des plinthes de la pièce et recommença à suivre les indices bleus. Un couloir, un ascenseur et plusieurs foulées, il se retrouva dans un hall similaire, encore une fois. Il pensa à la jeune et douta, avait-elle voulu le perdre ? Il se tourna vers la commode et en effet, à sa droite, la plinthe était marquée.

Arren serra les dents, il eut un haut-le-cœur. Il haïssait ce lieu et plus les heures avançaient, plus il trouvait de raisons de le faire.

“Je veux sortir de là.”

Sa plainte n’était qu’un chuchotis de désespoir. Il avait l’impression que le monde entier était à ses trousses et qu’il était tourné en ridicule par un château grinçant et criard. Outre plus, il y avait une faible lumière dans cette partie du bâtiment mais Arren ne voyait plus rien. Il ne voulait plus rien voir et ses sens le lui rendait dignement, c’était pour lui comme s’il vivait une nuit sans étoiles. Il frotta ses mains l’une contre l’autre et la friction créa de la chaleur puis une petite flammèche magique, il allait s’éclairer comme ça désormais. Il marcha dans un couloir au hasard et celui-ci déboucha sur la porte d’entrée du château. Du moins, c’est par là qu’il était entré le premier jour. Le premier jour ? Il avait l’impression d’être ici depuis des semaines mais cela se comptait en heures.

Il regarda la porte un moment, à la lumière de son étincelle ; il était tenté de sortir. Un sentiment étrange le traversa, c’est comme si jusqu’ici on avait tout fait pour le perdre et alors qu’il était le plus désespéré, on lui avait présenté la sortie. Oui, il était persuadé que ce n’était pas Mao qui avait voulu le semer, quelqu’un l’observait encore. Un regard autour de lui, vers le plafond : est-ce qu’on le suivait ? Une de ces petites bêtes qui apportaient généralement des messages aux employés avait pu se cacher dans un coin sombre sans qu’il ne s’en rende compte. Pourtant il ne vit rien et se sentait parfaitement seul.

La porte de sortie n’était qu’à un mètre de lui, il s’avança et l’ouvrit. Partir aurait été si facile. Il fit un pas sur le porche. Sous lui, la terre bougeait ; ou plutôt le château se déplaçait à une allure folle. Arren respira l’air extérieur. Il faisait très humide et très froid. Après plusieurs grandes inspirations, il sauta.




L’idée lui était venue au dernier moment : si l’entité qui tentait de le semer pouvait faire de lui son jouet à l'intérieur de l’auberge, elle n’avait pourtant aucun pouvoir sur lui à l'extérieur. Yubaba ne lui aurait jamais montrer la sortie, elle ne devait donc pas être la -seule ?- magicienne qui protégeait ce château.
La pluie n’empêchait pas à Arren de voler, au contraire. Ses éléments principaux étaient l’air et l’eau, les deux étaient réunis pour lui permettre de remonter jusqu’au sommet de ce monstre rutilant.
Il se posa tout en haut, à l'extrémité même du bâtiment. Là, il comprit. Posé en son centre, le paysage changeait selon la direction vers laquelle il se tournait. Au sud, une ville ; à l’est, la forêt ; au nord, des champs ; à l’ouest, la mer. Pourtant, s'il se retirait de ce point de fuite du château, il ne voyait que ces champs et ces vallées du nord. Le château était un lieu de passage, un transporteur, un lien entre plusieurs lieux.
Arren quitta cet endroit pour rejoindre le balcon le plus haut de l’édifice. Il devait forcément mener aux appartements du roi de ce lieu.
Entrer par effraction serait un jeu d’enfants mais au lieu de ça, il prit sa craie et traça différents traits sur la plateforme. Le sceau était supposé amené l’objet ou la personne sur lequel il avait répandu un peu de poussière de cette même craie.

Mao apparut devant lui.


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Jo'
Jo'
Féminin MESSAGES : 269
INSCRIPTION : 21/08/2019
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RÉGION : Meurthe-et-Moselle
CRÉDITS : Avatar : Mary Cassatt | Signature : Toulouse Lautrec

UNIVERS FÉTICHE : Incertaine
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patrick

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Mao
Je ne me rappelle plus mon âge, j'ai l'impression d'avoir vécu des millénaire tout en étant née hier. Je vis et travaille à l'auberge depuis toujours. Dans la vie, je suis en cuisines, aux bains, de corvée de ménage ou au service selon les jours et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je dois travailler tous les jours toute la journée et je le vis plutôt avec abnégation volontaire.

_ Comme tout le monde ici, je n'ai aucun souvenir de mon passé. Nous sommes tous là, semble-t-il depuis toujours et pour l'éternité.
_ Je suis parmis les plus anciens à travailler à l'auberge, et il semble que je ne vieillisse pas.


Anonyme :copyright: Ilya Kuvshinov'

L'angoisse du destin d'Arren me harcèle, planant au-dessus de tous mes faits et gestes, de chaque réflexion lubrique d'un riche démon, de chaque plat que je m'affaire à ravitailler. Nous sommes tous sous pression d'autant que Yubaba est de la partie, et qu'au moindre faux-pas, elle nous privera davantage encore de droits légitimes. Dans cette configuration, je n'ai pas d'alliés. Personne ne peut vouloir copiner avec la traîtresse, ne serais-ce que parce que ça les rendrait nuisibles aux yeux de la patronne. Les bruits courent plus vite que l'auberge même ici, et chacun a la conviction confuse que j'ai ma part de responsabilité dans tout ce qu'il pourrait arriver de perturbant. L'esprit si bien enfermé que leurs corps, ils ne s'imaginent pas que le chamboulement a aussi ses retombées heureuses.

Je n'ai pas un instant à moi, tantôt appelée aux cuisines, tantôt hélée en service : tout le monde a prévu son coup pour m'empêcher proprement de me mettre en travers de leurs intérêts. C'est une réelle battue qui s'organise pour cette chasse à l'homme nocturne et qui suit de son traquenard vicelard les pas d'Arren. L'unique salut du jeune homme se trouve en lui-même - s'il parvient à pénétrer le bureau de Yubaba, alors les sbires seront bien obligés de perdre sa trace, puisque nul employé ne passe jamais les lourds battants de la direction ... à l'exception de Haku, glacial serpent d'eau, bourreau de la patronne et vigilante seconde main.

On m'envoie au dehors rejeter une bassine d'eau de vaisselle. La pluie résonne sur les galets des jardins intérieurs et percute la marre aux poissons de ses ondes géométriques, elle ruisselle sur le préau de bois peint couleur corail et vient mourir au sol d'un choc plus sourd. Un instant les yeux vers le ciel pour y sonder autre chose que toute cette trombe qui nous assène, j’entraperçois la silhouette filiforme de Haku scindant les nuages. Mon coeur se soulève d'une agitation pressée - s'il découvre un intrus dans le bureau de Yubaba vers lequel il vole et dans lequel il peut pénétrer par le balcon, alors j'ai tout à craindre pour la vie d'Arren, et pour la mienne.

L'urgence de mon échappatoire pour, sinon le prévenir, tout du moins tenter quelque chose, devient impérieuse. Malheureusement, le petit jardin zen sur lequel je végète ma réflexion est clos de palissades trop hautes et lisses pour être surmontées. A bout de solution, je descends le petit ponton sur pilotis qui surplombe les galets et me glisse au-dessous à plat-ventre et rampe sur les pierres qui impriment leur formes dans mes côtes. Employée ici depuis des siècles, je connais chaque recoin par coeur et, bien indifférente à l'idée qu'on puisse me punir d'avoir contourné les ordres (car le pari est fou tant les mises sont grandes, mais l'appât du gain infini), je parviens à rejoindre le hall par les galeries d'engawas qui me conduisent à son extérieur. J'entre, sale et trempée, et traverse l'établissement à toute hâte.

Je gravis les escaliers menant à la direction quatre à quatre, avant de me jeter sur l'énorme double-porte dorée qui garantis l'accès au bureau. Une appréhension me saisit l'échine qui déjà frissonne son froid alors que je sers les poignées à deux mains pour les forcer à s'ouvrir. Soudain, le heurtoir de la porte - une tête miniature de Yubaba, qui porte sa voix et ses réflexions pénibles - prend vie et me déblatère des sommations.

"Ca suffit mon p'tit on t'a jamais appris à toquer ou quoi ?!
- Je dois entrer !
- Les employés n'entrent pas !
- Laissez-moi entrer, on m'a demandé de venir !
- Qui ?
- ... Yubaba."


Un temps, la porte hésite.

"Ca m'étonnerait, des bobards oui ! Et on pourrait savoir pourquoi elle t'aurait envoyée, toi, empôtée comme t'as l'air d'être !
- Un client déambule dans des endroits privés, et on est plusieurs à le chercher, s'il vous plaît ouvrez-moi ..."


Ma voix chouine et je trépigne.

"Jamais de la vie !
- Imaginez qu'il soit dans le bureau, entré par le balcon, ou même le toit : si Yubaba apprend que vous m'avez interdit d'aller vérifier et qu'il arrive quelque chose, vous allez vous faire remplacer par une sonnette ..."


Un silence méfiant s'impose entre nous, et elle ne me croit toujours pas - à raison. Néanmoins, à mon plus grand bonheur, je n'ai pas besoin de continuer à négocier et à m'épuiser sur la porte. Je suis prise d'un étrange trouble qui brouille mes sens et lorsque je reprends mes esprits, me voilà sur le balcon même de Yubaba, devant Arren, au milieu d'un cercle en craie et de la pluie.

"Ca tombe à pic ..."

Je me lève avec encore un vertige et à travers la vitre me gifle un souvenir diffus qui pourtant changea ma vie à jamais. Trône devant moi, de l'autre côté de la paroi, ce bureau qui me vit signer un contrat qui me lia pour toujours et par le travail à cet endroit. Je me rappelle néanmoins l'objectif de ma venue, plus précipitée.

"Il faut absolument se mettre à l'abri, quelqu'un arrive que je vous assure qu'on ne veut pas rencontrer."

J'oublie de le tutoyer comme à mon accoutumée et bricole le verre pour nous laisser entrer dans la gueule du loup. La pièce s'encombre d'un vieux mobilier de bois massif surplombé de liasses de papiers, bibelots mystiques et objets précieux. Un feu de cheminée qui semble parti des chaufferies danse tranquillement dans son âtre et nous réchauffe du torrent rapidement. Je suis tout à fait perdue. La réponse est là. La clef est là. Je risque ma vie au paris de la regagner. Une mise immense, un gain infini. Face à l'enjeu, je suis décontenancée.

"Que cherchons-nous ?"


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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Elonie
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Arren
Tribu des Egao.
Il ne connaît pas sa quête mais tout ce qu’il sait, c’est qu’elle le mène ici, à cette auberge ambulante. Après ça, son apprentissage de sorcellerie sera terminé et il deviendra le magicien officiel de sa tribu.


De peu, il a évité le sang sur ses mains et depuis elles sont recouvertes de craie. Craie et incantations, c’est ainsi qu’il crée de la magie. La terre et l’air, le calme du sol et l’agitation du vent dans le ciel ; ce sont des éléments qui lui sont aujourd’hui essentiels.


Se mettre à l’abri. Très bien, Arren ne comptait pas rester sur ce balcon étroit toute la nuit. Il allait donner un coup sur la fenêtre mais les petites mains de Mao étaient si habiles qu’ils étaient déjà à l’intérieur. Le plafond était incroyablement haut, bien plus qu’on aurait pu le croire de l'extérieur : l'omniprésence des illusions. Son regard fit le tour de la salle assez rapidement, il repéra directement deux portes chacune sur le mur opposé à l’autre. Il y avait donc plusieurs sorties en cas de besoin, ce qui signifie également plusieurs pièces à fouiller. Mais que chercher ? Le lieu était luxueux et bien rangé, valait-il mieux aller directement dans les autres pièces ?

-Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on peut trouver ici mais cherchons.

Il prit sa bague qu’il tentait de cacher depuis son arrivée et la remit à son doigt. La lumière recommença à clignoter, c’est comme si l’objet se réveillait petit à petit. Il ne voulait pas perdre une seconde et se précipita vers le bureau, il y avait tellement de papiers qui s’y entassaient qu’il était difficile de savoir par quel bout commencer. Il ouvrit le premier tiroir du meuble et s’arrêta net à l'entente d’un croassement grinçant. Un corbeau immense avec une étrange tête surplombée d’un nez humain fonçait à pique sur lui. Arren ne l’avait pas vu entrer mais il n’y avait aucun doute sur le fait que ce suppôt de Yubaba faisait office d’alarme lorsque l’on touchait aux affaires de la doyenne. Le premier réflexe d’Arren fut de saisir l’un des immenses classeurs sur le bureau pour tenter de frapper l’animal alors que celui-ci lui fonçait dessus. Il ne le toucha pas et l’animal s’envola vers l’un des coins de la salle pour reprendre son élan. Dans la hâte, le jeune homme ouvrit la sacoche à sa ceinture et plongea sa main à l'intérieur. Il n’en fallait pas plus pour en ressortir une arme coupante. Loin d’être une épée, son bras s’était tout de même changé en une étrange lame acérée et contondante. Le corbeau fut pris par surprise et Arren réussit à le blesser mais même l’aile ensanglantée celui-ci revenait à la charge. Après plusieurs aller-retours pour estropier Arren de ses longues griffes agressives, Arren réussit à le blesser suffisamment pour qu’il s’écrase sur le sol et ne tente plus de se relever. Lui-même avait reçu quelques griffures mais le volatile n’avait jamais réussi à l’atteindre assez longtemps pour lui causer des dégâts trop douloureux.
Ce n’était pas dans l’idée du magicien de le tuer, il espérait que Yubaba s’occuperait de lui dès qu’elle le retrouverait. En attendant, il avait une mission.

La bague - sur son unique main désormais - avait repris ses couleurs et traçait une ligne lumineuse vers l’une des armoires. Arren jeta un œil vers Mao et se précipita vers le meuble en question. Il l’ouvrit avec prudence : est-ce qu’un autre disciple de la vieille femme allait venir les attaquer ? Il fallait compter dessus mais il suivit les indications de sa bague.

Il n’y avait aucune étagère dans cette armoire, ni aucun vêtement, simplement une immense maison de poupée. Les yeux du jeune homme parcoururent attentivement chaque pièce de l’édifice et il comprit : c’était une maquette de l’auberge. Il tenta de comprendre comment les pièces étaient disposées, lui qui jusqu’ici n’avait jamais su se repérer dans l’établissement. Il doutait fortement de pouvoir se servir de cet agencement de bibelots comme d’une carte. Cependant, un mouvement retint son attention : des petits personnages se déplaçaient dans l’une des salles du rez-de-chaussée, c’est là que se trouvait le banquet. Il repéra chacun des enfants qui offraient toujours des boissons à leurs invités. Il tenta de repérer Yubaba, car les personnages pouvaient en effet se distinguer les uns des autres même sous cette composition. Il ne la trouva pas dans la pièce où il l’avait laissée. Arren se redressa et jeta un œil vers les étages. Il remarqua une silhouette qui le représentait dans les bureaux de Yubaba, une autre pour Mao. Cette maison aurait pu l’amuser, en effet ce n’était qu’un immense jouet représentant l’établissement que la directrice dirigeait mais il n’aimait pas cette idée. Son mal être revint et lui serra les organes. C’est pour cette raison qu’il s’était senti observé depuis son arrivée. C’est également pour ça que jusqu’ici, partout où il allait on le retrouvait. Ca devait avoir été si simple de le perdre dans l’auberge de cette manière, aucun espion n’était requis, ce monstrueux objet était suffisant.

-Mao. Étais-tu au courant de… ça ?

Il prit l’une des pièces encastrée dans l’édifice au hasard et la retira pour la lui montrer mais un bruit sourd se fit entendre et l’auberge trembla excessivement fort au point qu’Arren tomba au sol. Ensuite cette pièce lui échappa des mains et se remit d'elle-même à la place ou le jeune homme l’avait prise.

Les pensées fusaient dans son cerveau à une allure folle, il tenta de raccorder ses idées. Yubaba n’était pas avec eux en ce moment donc ce n’était pas elle qui s’était servie de la maison de poupée pour égarer Arren tout à l’heure. Deux possibilités s’offraient à eux, l’une aussi glaçante que l’autre.
Arren, toujours sur le sol, se redressa et se tourna vers Mao, un air grave sur le visage.

Soit il y avait deux maisons de poupées, soit ils n’étaient pas seuls.


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