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 Trapped and jailed in the grip of betrayal and the hungry mouth of despair, my dear, let's meet again - ft. Myre

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Myre
Myre
MESSAGES : 84
INSCRIPTION : 02/08/2020
CRÉDITS : Nina Y

UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. Parce que je voulais le sortir de l'ombre sans doute, lui faire profiter de ma lumière et de ma chance. J'ai cru y arriver puis nous nous sommes quittés, moi pour la fac et lui pour... Plus de délinquances. J'ai appris ce qu'il avait fait quelques mois après mon départ et c'est ça sans doute, qui m'a donné envie d'intégrer la police. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.
En 2018, j'ai découvert ce qu'il était réellement et je l'ai mis derrière les barreaux, à contre cœur même si j'essayais de le haïr à nouveau. Quelques mois après j'ai été mise à pied. Je perdais complètement la face.
En 2019, j'ai saisi une opportunité, fini la criminelle, bonjour les personnes disparues. Il fallut que ce soit Londres, évidemment, pour marcher sur les traces du démon dandy. J'ai hésité, puis j'ai décidé qu'il ne devait plus guider chacun de mes pas.
Si seulement...

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Gal Gadot
- Je ne joue pas Flynn, jamais. Et il faut que tu acceptes que toi aussi, comme tout le monde sur cette planète, mérite quelqu'un qui tient à lui. Tu es le seul à compliquer les choses, avais-je répondu avant que nous ne nous décidions à partir en direction de chez moi. Toujours à chercher des excuses, c'en était pathologique, même si je ne comprenais pas ce qui l'animait. J'aurais dû faire de la psychiatrie, c'était certain, vu mon béguin pour les gars dérangés. Flynn n'avait pas été le premier, je n'étais jamais sorti avec un type bien, j'avais eu mon lot de gangsters, délinquants et même connards avant lui. Ce qui me semblait certains, c'est qu'il était au seuil de ma tolérance, car pour faire pire, il faudrait que je vise un meurtrier.

En tous les cas je ne jouais pas, même si je l'avais envisagé comme une belle vengeance. Néanmoins ça ne m'avait pas paru fidèle à moi-même. Si un jour je me mettais à jouer à son propre jeu, c'est que nous aurions perdu tous les deux. Peut-être que cela arrivera. Pour cette nuit étrange, dans laquelle je reconnais avant tout mon entêtement incroyable, je n'avais rien prémédité de tout ça. J'avais imaginé maintes fois tout ce que je lui dirais, toutes les insultes, toute la colère. Je m'étais imaginée revoir avec lui dossier après dossier ce qu'il avait fait et pourquoi. Je m'étais imaginée en train de le rouer de coup, même de le tuer, et je dois confessé que j'avais fantasmé évidemment sur des fins très diverses qui comprenaient les meilleures parties de jambes en l'air de ma vie. J'avais même osé croire qu'il reviendrait en s'excusant et que nous tournerions la page, définitivement, et que je le pardonnerais avant de reprendre ma vie sans lui.

Mais que je l'inviterais sciemment à mes côtés sans même vraiment lui en vouloir, ça non, jamais je n'y avais pensé. Je ne voyais juste pas d'autres solutions, pas de véritable choix, je ne l'avais pas vraiment invité d'ailleurs, il était apparu dans cette ruelle et j'étais incapable de le rejeter, ni même de le laisser partir comme il me l'avait demandé. Est-ce qu'il aurait tenu sa promesse ? C'était difficile à croire. En le revoyant, et surtout en ressentant sa présence, j'avais réalisé d'un seul coup le poids de son absence. Cette absence que je ne supportais plus. Mais peut-être que ce n'était que le résultat logique de toutes ces années de manipulation où il avait soufflé le chaud et le froid en permanence, jouant sur mes sentiments et mes désirs, créant et cultivant ma frustration et mon amour pour sa personne. Ce soir il recommençait, en ne voulant pas de moi tout en refusant de me laisser partir.
Et cette situation ne me convenait pas.

- Non, je n'ai pas changé d'avis, et oui, je sais quoi craindre de toi, lui avais-je ainsi répondu, d'un air fier et défiant, avant que nous ne reprenions notre marche nocturne. Après tout, que pouvait-il me faire qu'il ne m'avait pas déjà fait ? Je me sentais, ou me croyais, prête à affronter tout ça de nouveau. Je savais qu'il me ferait connaître bien des tourments, qu'il me ferait du mal psychologiquement, mais jamais physiquement. Et je me sentais invincible, étrangement. Même si cela n'avait aucun sens. C'est pour cette même raison que je ne craignais pas de lui montrer où j'habitais, car de toute façon s'il voulait cette information, il l'obtiendrait d'une manière ou d'une autre.


Et maintenant nous étions là, sur le perron de mon immeuble, sur le pas de la porte. Qu'y avait-il derrière, l'enfer ou le paradis ? J'étais là, avec mes airs de sainte et ma proposition indécente, le regard brûlant et une batterie d'arguments en tête, de ma petite robe affriolante à d'autres négociations presque aussi démoniaques que lui. J'étais prête à accepter son offre contre une nuit d'amour, à cet instant et en dernier recours. Sincèrement Flynn, depuis le temps que je te veux.

- Ma sagesse, je l'ai laissé dans ta cellule, dis-je, la voix rendue rauque et fiévreuse par se proximité. J'étais persuadée à cet instant qu'il allait cédé, pourtant il recula, encore en conflit, encore à se chercher une excuse. Sincèrement Flynn, ça devient vexant. Et le ciel se déchira, comme s'il ne supportait pas notre séparation. Signe d'un destin irrévocable.

Je ne sourcillais pas, ne bronchais pas sous l'averse orageuse. Je ne le lâchais pas des yeux, pas plus que je ne lâchais sa main, le regard avide mais le visage neutre. J'attendais qu'il se décide. J'attendais immobile, sans répondre à ses provocations. Une fois de plus ? Je ne comprenais pas. Quand avais-je gagné exactement ? Il ne m'avait jamais laissé gagner. Sauf ce soir ? Cette nuit où les rôles s'inversaient d'une certaine façon. Il espérait un ange, et j'étais devenue succube. Et ce soir, j'avais l'impression de gagner, à une loterie pas très sympathique certes mais c'était le gros lot que je m'étais choisie.

Je l'avais choisi, je l'avais laissé faire.

Il céda enfin et m'attira brusquement à lui, encore avec des questions sur les lèvres, comme si je ne lui avais pas assez donné mon consentement. " Parce que cela n'a aucun rapport, Flynn, just... " Il me coupa la parole et après quelques mots, fondit sur mes lèvres. Je n'y croyais plus. Quand on a désiré quelque chose si longtemps, on est parfois déçu. Une petite partie de moi avait souhaité que ce baiser soit fade, sans-intérêt et qu'il me suffise à mettre fin à cette relation. Ou bien qu'une seule nuit comble mes désirs et puis s'en vont.

Ce n'était pas le cas. Ce baiser, c'était la foudre qui s'abattait sur nous. Jamais quelqu'un ne m'avait embrassé comme cela, comme si j'étais la chose la plus désirable et la plus précieuse au monde. Avec une avidité dévorante, presque terrifiante. J'étais subjuguée, j'étais effrayée, effrayée que cela me plaise tant. Et je le dévorais en retour, incapable de fuir ou de le repousser. Je reculais sous ses assauts maladifs, le tenant fermement contre moi même si ce n'était pas nécessaire. Sous la pluie, nous laissions enfin libre court à ce désir partagé, cet amour inachevé. Ça ne présageait rien de bon. D'ailleurs je ne m'étais jamais demandé ce qu'un sociopathe comme lui pouvait vouloir dans un lit, c'était bien trop tard pour ça. Dans mon dos, je vins trouver la poignée de porte, bêtement, puisqu'elle ne pouvait céder sans avoir composé le code. Dans une situation un peu incroyable, certainement grotesque vue de l'extérieur mais absolument immuable pour nous deux, je parvins à composer le code à l'aveugle sans quitter ses lèvres puis à ouvrir la porte.

Le mouvement me fit tomber en arrière et mit fin à ce baiser complètement dingue. Pantelante, je le regardai, craignant de le voir reculer à nouveau. Pourtant ce n'était plus possible, non ? Le pas était franchi et irréversible ? Je pris sa main et l'entrainai rapidement dans les escaliers, jusqu'au premier étage tout en déboutonnant mon trench. Les doigts tremblant de fièvre, j'ouvris la porte de mon appartement alors que la recherche de mes clefs m'avait semblé durer une éternité. Je balançai mes talons dans le couloir, puis le trench mouillé sur une chaise de la cuisine. L'appartement était propre et bien rangé, peu décoré mais joli. Une plante morte ornait la table, car comme les autres avant elle, je l'avais délaissé. Je me tenais là, dans ma petite robe pailletée, mes cheveux trempés et en bataille, un regard tendre et brûlant posé sur lui.

- Si seulement... Si seulement tu n'avais pas attendu tout ce temps... Je ne serais sans doute pas ta petite créature, prête à tout sacrifier pour être avec toi.

Je comblai le vide qui osait nous séparer à nouveau, vint reprendre ces lèvres qui étaient miennes, pour une nuit ou pour une vie. Je ne m'attendais à rien avec lui, je savais qu'il pourrait fuir dès qu'on aurait terminé, jouer les durs et insensibles comme il en avait l'habitude, ou toute autre façon de me faire du mal. Je le savais, alors je n'avais rien à craindre. Quoiqu'il puisse dire ou faire, mon cœur détenait l'unique vérité qui comptait.
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Dharma
Dharma
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INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
La raison s'effritait au rythme des battements de cils de son ensorcelante italienne. Flynn le savait, cette nuit, il pourrait bien tirer toutes les cartes de son jeu; elle serait celle qui gagnerait. Sans jouer, et c'était peut-être là que se situait le plus gros de la blague. Car oui, pour le Joker, tout ce brouillard de passion et de tendresse qui fracassait l'orgue de la décence n'était qu'une triste fumisterie. Elle s'en rendrait compte, tôt ou tard... et il semblait que ce serait tard. Que tout ceci, cette détermination maladive qui la guidait encore, même deux ans après, d'y voir le bien là où jamais il ne naitrait, était vaine et sans issue. Bella perdait son temps avec lui, et plus que tout, y perdrait son âme. Qui oserait être assez fou pour la vendre au diable en prenant les risques d'ignorer ce qu'il en ferait ?

Il avait, par le passé, imaginé tout de la haine qu'elle pouvait éprouver à son égard. Celle qu'il avait cherché. Celle qu'il avait trouvé. Dans les dessins de la dernière image qu'il eut de ses traits si désirés. Il l'avait imaginé, la savait; surpuissante, frappant dans les parois de son cœur, dans les éclats de ses prunelles, à la force d'une dragonne que rien ne pourrait contraindre. Et alors que tout s'était évaporé pour ne laisser place qu'au manque terrible et effrayant, les restes de poussière de ses manipulations séductrices passées. Par son attachement pour ses ombres, elle s'oubliait, elle s'offrait à lui... et le souhaitait en retour. C'était dur à voir, en perspective. Roi sur son trône des rives du Styx, pouvait-il vraiment accueillir l'ange devenu démone à ses griffes ? À jouer de pions neutres quand plus rien ne pouvait l'être. À fuir la folie qui s'était éprise de la jeune femme. Quand il n'avait pas le choix que de s'impliquer, avec sérieux, avec vérité... ou rien qu'un peu. Il compliquait les choses ? Mais ne comprenait-elle pas, après tout ce qu'elle avait vécu, après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble; qu'il devenait enfin réaliste ? Pas bon. Pas meilleur. Pas sauvé. Pas repenti. Juste le réalisme du Monstre qui ne souhaitait plus répandre ses monstruosités au delà de ses cercles sanglants... qu'elle ne devait plus fouler.

Sa part la plus psychotique se délectait de la situation, de ce qu'elle lui permettrait plus tard si.... Non, Joker ne se laisserait plus aller si facilement à ses bassesses; du moins pas en sa compagnie. Mais elle ne l'aidait pas à voir clair, pas une seule seconde. Elle le voulait, envers et contre tout ce qu'il pouvait bien défendre, lui et ses horreurs, lui et ses ténèbres magnétiques. Elle l'invitait à l'aimer sans mots, pour une nuit. Et comment dire non encore et encore, comment ne pas céder après tout ce temps à la rêver ? Peut-être qu'après, elle se lasserait. Peut-être qu'une fois sa passion folle évanouie, elle retrouverait ses neurones de logique et de sagesse. Il n'était pas supposé être celui capable de les mettre en pratique. Les rôles ne pouvaient s'inverser de cette manière là.

Pourtant, le dernier regard chocolat fut celui de trop qui remit toutes ses réticences au placard. Bon débarras. Un grognement et Flynn s'oublia comme l'animal qu'il avait toujours été dans les tumultes de passion de sa bouche enivrante. Elle avait été prévenue. Maintes fois. Elle le voulait; elle l'aurait. Le monde tout autour s'effaça bien assez vite sous le poids de leurs assauts passionnels. Il n'y avait que Bella. Il ne voyait qu'elle. Et en l'instant, son cœur ne battait que pour elle. Précieuse perle façonnée à ses méfaits, elle était sublime dans toute sa douleur.

— Tu ne m'aurais que davantage haï après mes mensonges. Brûlante vérité cognée à ses pêchés. Sourire mielleux en coin. Il la provoquait, encore, toujours, cherchant gentiment à piquer là où elle ne semblait plus rien sentir, plus rien voir; trop éblouie ce soir par son obsession pour le diable qu'elle ne voyait pas à la lueur du jour.

(+18 warning)

Son regard devint aussi sombre que l'orage. Un bleu sauvage qui vogua une seconde ou deux à droite, puis à gauche. C'était donc là qu'elle vivait ? Il recula d'un pas. Hésitation à prendre la fuite. L'instinct du félin qui n'aimait pas être pris au piège. Mais il n'eut pas le temps de s'attarder sur l'appartement de sa douce amante d'une nuit d'erreur bien longtemps qu'elle s'appropriait de nouveau ses lèvres en une multitudes de baisers fiévreux et quémandeurs auxquels il répondit avec hargne, oubliant toutes ses réticences. Sa bouche la reprit dans la sienne, l'accueillant avec noirceur. La mordant avec un peu plus d'agressivité, d'envie, bien refrénée depuis tout ce temps. Sa respiration plus courte et ses râles trahissaient clairement la lascivité qui calcinait ses veines. Ses doigts jouaient sur les courbes de son corps, arrachant avec langueur le peu de vêtements qui la couvrait encore. Une seconde, il sembla se maitriser pour ne pas continuer, ne pas se jeter bestialement sur elle. Ce regard de prédateur qu'il lui voua, terrible monstre en chasse, prêt à jouer son dernier coup de crocs avant de déguster son repas. Il l'observa, la tête penchée sur le côté, soudain silencieux, se mordant la lèvre inférieure. Elle était si parfaite. Il la vit enfin, comme jamais il n'avait pris le temps de l'admirer auparavant. Elle s'offrait à ses désirs, à cette passion qui l'animait et le rendait fou... et il s'offrirait aux siens. Soudain, il remontait des abysses, récupérant entre ses lèvres un oxygène non vicié, la première fois depuis tant d'années qu’il se sentait aussi bien et désireux de la personne entre ses bras, à croire que rien d’autre n’avait existé avant elle. Il aurait aimé qu'elle soit quelconque. Qu'elle soit remplaçable, qu'elle ne le rende pas aussi dingue; plus dingue qu'il ne l'était déjà. Cela aurait été plus simple pour ce qu'il avait prévu après...

Leurs corps emprisonnés l'un à l'autre semblaient danser un tango sensuel qui ne laissait aucune place à un nouvel échappatoire entre eux. Alors que Flynn la faisait reculer, lèvres ne se dérobant pas aux siennes, les accompagnants dans chaque mouvement que leurs corps effectuaient en duo. Trouver la chambre ? Idée utopique. Comme s'ils pourraient l'atteindre. Fiévreusement, il la plaqua contre le premier mur qui se présenta, délaissant sur son passage le caban qu'il ne pouvait plus supporter sur son dos. Ses mains baladeuses et inquisitrices parcoururent en de longues caresses appuyées le corps de sa déesse tant malmenée qui lui avait tant manqué. Le dernier tissu de son haut soulevé avec hâte par son aide fut laissé tombé à leurs pieds; dévoilant le marquage sensuel de la plume et les oiseaux en plein envol aux contours de liberté, sur l’épaule et les clavicules. Tatouage d'une autre vie, d'un autre siècle, d'un sens qui n'en avait plus aucun.

— Tu m'as manqué, love. Un souffle se mourait dans un grognement mécontent. L'audace du ton mauvais qui lui en voulait. Comment osait-elle lui avoir autant manqué ? De quel droit s'était-elle ainsi immiscé dans ses regrets ? Dans ses passions secrètes...

Il vint faire naviguer ses lèvres au creux de sa nuque, faire semblant de la mordre à sang en un jeu de regards malsain; comme leur relation. Et d’une ligne directrice, il descendit ses lèvres tout le long de son dos pour en arriver à la cambrure de ses reins. Si elle avait douté qu’il la désirait, ses soupirs, ses mains, glissant sur le bord des limites infranchissables parlaient pour lui. Aucune limite, pas après tout ça. Il avait besoin d'elle.
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Myre
Myre
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Isabella Bertocchi
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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.

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Gal Gadot
Lui.
L'emporte dans un tourbillon des sens, sous les vents contraires de la déraison.
Elle le voulait, elle l'avait. Goutter sa peau, enfin, aussi délectable que son odeur. Inoubliable. Paupières closes, elle inspirait l'extase. En transe de s'offrir à lui, de se sentir monts et merveilles sous ses baisers, sous ses caresses. C'était au-delà de tout ce qu'elle avait imaginé, dessiné dans des draps solitaires, cherché dans les bras des autres.

La raison n'avait jamais existé dans cet amour malsain et auto-destructeur. Ce soir elle vendait son âme, et laissait libre à cours à son corps animal. Ange déchu, déjà tombé si bas. Tristesse et idées noires avaient remplacé la joie de vivre et la volonté inébranlable. Combat abandonné. Telle la feuille d'automne qui ne craignait plus les vents glacés de l'hiver. Et il était apparu, pour y déposer son givre, magnifique et délicat autant qu'il était meurtrier. La beauté, néanmoins, l'avait transcendé.

Nue sous ses yeux, sensuelle à se damner. L'intensité avec laquelle il prenait ses lèvres n'avait pas d'égale, n'en aurait jamais. Elle sentait cet amour dangereux, complètement fou, et le précipice au dessus duquel ils se trouvaient et qui ne faisait que renforcer ses désirs. Tu n'as pas peur du vide, il t'attire. Vertige disparu. Elle s'abandonne à lui, sous ses assauts impatients. Ils n'avaient pas le temps. Elle aida les oiseaux à se libérer de leur cage, les caressa du bout des doigts. Elle sourit à ses mots, à son ton de prédateur, sourire dément. Son regard lui disait de mordre, de croquer, de profiter. Elle ne s'offrait pas à moitié et comptait bien prendre sa part. Elle se mordit la lèvre alors qu'il jouait sur sa nuque, puis disparu sur ses courbes. Il jouait sur des frontières imaginaires, des murs abaissés depuis longtemps. Elle le voulait, elle voulait tout. Jusqu'à maintenant elle l'avait laissé guider le pas de deux, s'était même offert le luxe de simplement profiter des sensations que lui offraient ses lèvres sur la peau de son dos. Tout semblait si simple dans les délices de leurs corps entremêlés, alors que les premières lueurs pointaient déjà à l'horizon et menaçaient de tout gâcher. Même si elles mettraient plusieurs heures, avec elles la raison pointait le bout de son nez.

Elle n'avait pas le temps. Qu'importe ce qui les avaient emportés jusqu'ici, l'ivresse, la folie, l'amour, elle craignait un réveil brutal. Sans savoir ce qu'il lui réservait. Peut-être que rien ne serait différent. Mais sa raison était déjà là, et alors que ses mains glissaient entre ses cuisses, puis que ses lèvres venaient gouter ses parties les plus intimes et qu'elle se perdait dans le plaisir, elle venait lui dicter de reprendre le contrôle. Elle ne pouvait pas lui dire d'arrêter ou de le repousser, elle n'avait pas ce pouvoir, elle se rappelait juste d'avoir été manipulé maintes fois par cet homme, pervers narcissique, dangereux. Bella se cramponnait à l'embrasure d'une porte, pantelante, sous l'avidité de son démon. Ils n'avaient pas le temps, non. Elle le tira vers elle, vers le haut pour reprendre ses lèvres et explorer son corps finement musclé. C'était son tour de le faire reculer, de l'emmener où elle en avait envie, avec la même impatience dont il avait fait preuve. Elle le poussa sur le canapé, grimpa sur lui, féline. Du bout de la langue, elle dessina une croix sur son torse, sans le vouloir vraiment. Elle jouait avec les limites, volontairement, embrassant ses hanches, se rapprochant de son sexe en prétendant l'ignorer. Elle lui souriait, maligne. Enfin, elle l'importa entre ses cuisses, sans plus pouvoir attendre, dans une course un peu effrénée qu'elle avait beaucoup trop attendu pour pouvoir calmer, relativiser. Elle prit ses mains, les bloqua au dessus de sa tête, fit mine de lui offrir ses lèvres, avant de lui refuser. Il ne lui faudrait pas longtemps pour éclore, sans la moindre retenue, et déjà elle savait que cela lui ne suffirait pas. Assoiffée, affamée, sans provision au milieu d'un gigantesque désert, la raison ne l'emporterait peut-être jamais face à lui, son démon de la luxure. Elle l'aimait, elle l'aimait à en perdre la raison, autant qu'elle voulait se perdre dans ses bras. Et la vie, sans lui, n'avait plus de saveur.

Alors elle vint lui murmurer au creux de l'oreille, lâchant ses mains, d'une tendresse qui contrastait avec le tumulte et avant que quoique ce soit ne puisse changer l'état, l'extase dans laquelle elle se trouvait. Ni lui, ni elle. Parce que ça ne durerait pas, ça ne pouvait être aussi simple. Alors avant que tout ne soit que gâchis, qu'ils transforment le bonheur en enfer, un dernier instant de félicité.

Je t'aime.
Elle ferma les yeux, repris son va-et-vient.
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Dharma
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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Diablement attentif aux soupirs de sa terrible ivresse et aux frémissements de son corps sous ses doigts, Flynn se délectait sans l'ombre d'une compassion de son contrôle animal, de l'impatience maladive qui naissait seconde après seconde dans le regard si chaud de sa douce, qui, peu de temps auparavant, lui jetait encore des éclairs déchainés de haine. Cette éternelle manie malsaine revenant sans cesse au galop entre ses mains, dans les tumultes de ses pensées désenchantées ; le désir de maintenir un pouvoir immuable sur l'Autre pour s'assurer de garder l'ascendant. Cette nuit, le pouvoir sur celle qui n'était plus sous son joug... en principe. Mais de ces jeux, pour une fois, il n'en était pas l'initiateur. Donc non coupable. Elle était celle qui avait cédé la première, celle qui avait fait entrer le mal chez elle, celle qui assumerait les conséquences quand le monstre montrerait les crocs, bientôt. Elle gagnait, mais pas sur le jeu d'échec de ses noirceurs, pas à danser sur les tombes de sa douleur. Là-bas, dans les tréfonds, il était seul et il remportait tous les trophées. Là-bas, il était roi de ses méfaits. Demain, lorsque la vérité qu'il eut toujours tant méprisé brillerait de mille feux, il ne serait plus là. Dans les profondeurs, il était né, naturellement, il y retournerait.

Le temps comptait, et son impatiente et chancelante italienne commençait à y voir un peu plus clair. Il n'était jamais trop tard pour s'éveiller. Un instant, il crut déceler un geste de rejet de sa part qui le figea d'incompréhension. Il comprit bien vite qu'elle avait dépassé le seuil de tolérance à ses assauts de pure torture incandescente, et qu'elle voulait jouer sa partie, la leur, avant que le compteur ne reparte à zéro. Ils se retrouvèrent sur le canapé où la lionne prit le contrôle, lui échappant un grognement mécontent, contraste menteur avec l’état fiévreux de son corps tout entier qui la suppliait, emprisonné, énamouré immuablement de l'irrésistible démone. Et puis un baiser volé au vent qui n’apporta rien d’autre que plus de frustration, que plus de lames dans son regard chargé d'orage. Enfin, au rythme de ses désirs, il aperçut la note de musique qui manquait et qu'il avait tant moqué, tant méprisé : celle de la sincérité. Douce note oubliée qui renaissait, la délivrance, le manque, l’envie, la passion, tout ça, dans un seul et même être. Isabella. Alors qu'elle se mouvait au dessus de lui, tout contre ses reins, que ses cheveux dansaient dans un rythme d'absolue démence : il la trouva sublime, comme jamais auparavant.

Ô viendrait rapidement le temps où elle regretterait de l'avoir laissé fissurer les dernières murailles de son cœur, de son âme.

Elle n’avait pas à parler, son corps le faisait pour elle, pour eux. Elle n'avait pas à parler... Alors pourquoi tu l'a fait, Bella ?! À formule interdite, rage vengeresse. La glace se forma par cristaux aux confins de son regard lascif. Imperceptiblement, là, quelque part, dans le noir, une barrière de titane s'érigeait pour venir encadrer son cœur de cendres. Comme s'il n'était pas suffisamment protégé comme ça. Ils pesaient lourd; le froid du monstre refaisant surface et le chaud de l'Homme épris du bonheur intense de leurs ébats. Flynn ne put contenir plus longtemps cette crise colérique à outrance et prit fermement le poignet de la main l'ayant maintenue sulfureusement quelques instants plus tôt, pour reprendre ses droits, ou ce qu'il considéra comme tel, au dessus de toutes lois. La jambe de Bella retournée avec lui, contre ses hanches, lui ouvrant de nouveau l'espace à son intimité, sans que son regard ne quitta le sien, rendu noir sang par un mélange de désir erratique et de maux profonds. Fierté du Diable face à sa nouvelle recrue, délectable damnée. Sans plus attendre, il lui releva les épaules en l'enlaçant brutalement et l'empala de toute sa longueur. Il grogna du fond de sa gorge, un râle puissant venant de son torse. Les yeux fermés, il reprit ses esprits, lui laissant le temps de s'étirer de nouveau contre lui. Sa créature angélique métamorphosée en véritable succube soupirait alors qu'il entreprenait ses premiers mouvements dans cet autre décors. Tout devint plus erratique. Il la malmena tant et tant qu'elle en redemandait, qu'il ne s'en contenterait lui même. Il mordit ses épaules, sa jugulaire, laissant d'autres marques possessives sur sa peau qui elles, malheureusement, seraient disparues bien vite. La renaissance impériale du mal.

Bientôt, l'heure sonna. Leurs souffles finirent par mourir ensemble, à cris de velours. Elle lui appartenait. Pour la nuit ou pour toujours. Plus rien n'avait d'importance, elle était à lui.

Les traits détendus, il retrouva, dans ces moments d'abandon, une sérénité miraculeuse qui ne lui eut jamais appartenu auparavant. Sensation de bien être intense, d'avoir trouvé l'impensable dans des bras longtemps rejetés : une maison, une raison de se laisser vivre sans détruire tout ce qu'il frôlait. Stupide pensée qu'il bafouerait sans perdre une seconde, à la première lueur du jour.

***

— C'était pourtant simple, Joker, j'ai dit une semaine, et tu n'as toujours pas mon fric...

— Une semaine, deux semaines, franchement, je vois pas grande différence, l'ami. Faut me faire confiance, je récupère toujours ce que je perds.... ça met juste un peu plus de temps que prévu.


Deux semaines étaient passées. Il avait fui, rien de trop surprenant, sans l'once d'un indice, d'un mot sur la table de chevet ou sur le frigo, sans un numéro, sans un au revoir; si ce n'était ce baiser léger et tendre sur la tempe avant le départ. Deux semaines et il ne pensait qu'à elle, cette satanée voleuse de songes. Elle et ses lèvres, elle et ses joues rougies de désirs inépuisables, elle et ses soupirs... et son amour impossible. Souffle amer. Esprit rêveur d'un utopique avenir lui jouant de drôles de tours. Flynn ne sut exactement à quel moment la situation avait dégénérée, mais ce qui était sûr, c'est que le retour de Bella dans son esprit calculateur ne lui était absolument pas bénéfique pour les affaires. La preuve étant qu'il ne vit pas le premier coup assommant lui venir entre les côtes..... à priori le mercenaire n'était pas des plus prompt à rire de ses blagues et ses nonchalances. Au milieu d'un hangar, caché des regards indiscrets, les deux hommes se perdirent à la facilité des poings, avant que le commanditaire ne sorte une lame, faisant reculer Flynn dans ses élans barbares.

— C'est dommage, j'avais un petit quelque chose pour toi au sujet de tes potes mex...

Le souffle coupé par la surprise et l'intérêt soudain exacerbé, l'escroc ne sentit plus aucune douleur, plus aucune crainte de se voir mourir, couteau en plein coeur.

— Parle ! rugit le lion, éblouit par son passé, par tout ce qu'il pensait, non, était certain, devoir lui manquer.

— Sinon quoi ? Tu n'as plus personne sous tes ordres, Joker, plus personne pour rire de tes blagues. Dois-je te rappeler que...

Mais personne ne sut jamais ce qu'il était si nécessaire de rappeler au démoniaque britannique. Une balle en pleine tête pour cet homme qu'il ne sut payer à temps et Flynn vit rouge, courant se planquer. Qu'est-ce que c'est que cette merde ? Des crissements de pneus et puis plus rien. Le silence. L'incompréhension... L'illumination. Ils l'avaient retrouvé. Ce devait forcément être ça.

Que faire du corps maintenant ? Que faire de tout ça ? Flynn pensa à toutes les hypothèses dans sa tête, puis décida qu'il ne valait mieux rien faire. Ou plutôt laisser faire. C'était dangereux, très dangereux pour lui. Mais pour être certain qu'il s'agissait bien des siens, il devait laisser le passé revenir à lui. Jouer le jeu.

Inévitablement, il fut mêlé à l'enquête dès les premiers jours. Il savait tout de leur déroulement, jusqu'au moindre détail. Après son interrogatoire plutôt musclé, il fut libéré, pour un temps seulement. Ces imbéciles pataugeaient dans les indices et les contre indices. Et encore aucun signe de son clan... Flynn marchait dans les couloirs de la PJ, sous le regard lourd de reproches et d'inquiétude de sa "collègue" et de son équipe. Il quitta les lieux sans plus de manière, avec un désintérêt déguisé, sortit une cigarette de sa veste qu'il plaça entre ses dents, puis chercha de quoi l'allumer rageusement. Il aurait détesté se voir aussi pitoyable, l'arcade ouverte et la lèvre inférieure en sang, les hématomes profonds mais invisibles dansant sur le torse sur lequel un amour bien plus doux avait chuchoté ses tendresses, deux semaines plus tôt. Ah, Bella, ma Bella, vois ce que je suis devenu par mes propres méfaits, un homme dépassé par ses horreurs mystifiées.... et qui n'attend que d'y replonger de plus belle.
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Myre
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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.

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Gal Gadot
La douceur des rayons solaires qui caressaient sa peau nue n'arrivaient à compenser la solitude, le vide et l'amertume qu'elle avait ressenti en ouvrant les yeux. Il était parti le bel amant, l'amant maudit, la laissant avec quelques bribes d'une extase intense et irréelle, presque coupable, et ses pensées pour seule compagnie. Les regrets faisaient déjà surface pour alimenter une douleur lancinante. Il n'y avait pourtant pas de surprise, aucune même. Elle savait qu'il partirait, mais comme elle n'avait pas pu s'empêcher d'espérer naïvement alors qu'elle s'endormait dans ses bras, serrés l'un contre l'autre dans ce canapé. Aussi prévisible que cela pouvait l'être, ce n'en était pas moins douloureux pour l'égo. Contrairement à ce qu'elle aurait cru, la déception de toujours venait à lui rappeler qu'elle était sensée être en colère contre lui, pas lui ouvrir les cuisses. Première chose à faire, se laver, retirer son odeur, ses fluides, sa saleté. Et elle frotta fort pour retirer cette couche de pêchés et toute trace de son passage, frotta jusqu'à faire rougir sa beau sous le gant de toilette. Mais les morsures ne s'effaçaient pas si facilement, pas plus que le bleu sur son poignet. Et alors qu'elle les couvrait tant bien que mal de fond de tête, leur simple évocation lui faisait revivre cette nuit et remonter la culpabilité de les avoir adoré sur le moment. Comment avait-il osé lui dire qu'il n'était pas son diable, son petit démon personnel alors qu'il était l'incarnation même de la tentation ? De tout ce qui ne devait pas être ? Plus elle s'en voulait, plus elle lui en voulait, à la façon d'un vase communiquant très bien calibré.

Un mal de tête saisissant ne venait guère aider à mettre de l'ordre dans la brume de son esprit qui contrastait avec le si beau temps. Elle avait beaucoup pesté ce matin là tout en se préparant un bon café, puis elle était partie travaillée, même si c'était samedi. Il lui fallait occuper sa tête et revoir tous les dossiers de personnes disparues pendant des heures et des heures étaient encore le meilleur moyen. Il n'y avait pas de week-end, ni de jours fériés pour ceux qui s'évanouissaient dans la nature. Des heures et des heures à relire des papiers, des preuves, des indices. A croiser des informations sans savoir ce que cela donnerait. Finalement, elle finit par relier plusieurs disparitions entre elles, qui de prime à bord n'avaient rien à voir. Il y avait quelque chose d'étranges sur le profil de ces personnes, des solitaires, plutôt associables, peu de connexions hormis via des jeux vidéos et une découverte de leur disparition assez tardive. Isabella avait parcouru des comptes twitter et instagram, relus des screenshots de discord et s'étaient notés quelques serveurs, dont certains où ils y étaient tous. En rentrant chez elle, elle se créa un compte discord et rejoins ces serveurs, se faisant passer pour une nouvelle joueuse ou juste en sous-marin. Elle explora ainsi une bonne partie de la nuit, se faisant livrer de la junk food et buvant de la redbull. Lorsque l'écran bleu fut éteint, il revint hanté ses songes et ses désirs. Elle le détestait à nouveau, tout en rêvant de lui, comme si plus rien n'aurait de saveur désormais.

***

Le lendemain, elle continua ses recherches, puisqu'il ne lui restait plus que ça et l'étrange sensation de ne plus s'appartenir. Elle fit quelques signalements à la police et à la fin de la journée un corps fut retrouvé, celui d'un de ses disparus. Une profonde détresse l'accapara pour la soirée qu'elle passa devant des films netflix nuls.

***

Quatre jours étaient passés. Toujours pas de nouvelles. La belle brune tentait de se convaincre qu'il était sorti définitivement de sa vie, comme il le lui avait proposé et que c'était pour le mieux. Elle l'avait eu, ils s'étaient aimés, elle ne devait pas croire que cela puisse durer plus qu'une nuit. Elle n'avait pas le droit. Et elle devait donc aller de l'avant et passer à autre chose, même si ça ne se ferait pas en quatre jours. Pendant ce temps, elle avait continué son infiltration sur les serveurs discords, avait entamé des téléchargements de jeux interminables et discutait en privé avec un administrateur dans des conversations bien étranges. Elle entrait dans son jeu volontairement, un jeu de séduction qu'elle trouvait incroyablement incompréhensible. Ce n'était vraiment pas son monde, mais elle comprenait qu'une personne plus jeune puisse se laisser manipuler. Comme un écho à une expérience personnelle... Elle envoya quelques textos à ses amis également, espérant retrouver Jude via l'ami d'un ami d'un ami.

***

Sept jours plus tard. Elle revit Jude, c'était fade, néanmoins simple et frais. Ce fut encore plus insipide au lit alors qu'elle ne pensait qu'à lui. Elle le chassa tant bien que mal, et prétendit être ce qu'elle n'était pas. Elle se sentait plus écorchée que jamais, une coquille vide qui se complaisait dans la domination et dans la douleur. L'amertume et les regrets étaient bel et bien là. Elle s'était brûlée les ailes, n'aurait jamais dû dépasser cette limite.
Elle revit Jude plusieurs fois cette semaine là, quand elle n'était pas dans ses enquêtes, ils prirent même quelques selfies aux sourires heureux qu'ils laissèrent sur les réseaux. Elle appréciait les moments passés avec lui, sa joie de vivre et sa simplicité lui faisaient oublier momentanément sa triste vie et sa colère. Elle était loin de passer à autre chose évidemment, c'était juste une distraction bienvenue face au manque qu'il avait laissé derrière lui.
Un autre corps fut retrouvé, l'enquête avançait.
Mais comme elle l'avait prédit, savoir que Joker était là, quelque part dans Londres, si proche d'elle n'arrangeait rien. Et l'idée qui lui était rapidement venue cette nuit là refit surface régulièrement, à savoir partir loin de lui.

***

Deux semaines étaient passées, et elle lui en voulait de plus en plus. L'absence créait le doute, la fragilisait. Et en même temps, elle ne cessait de se dire que ça suffisait, qu'il fallait qu'elle arrête, que si elle venait à le revoir, elle ne serait pas si faible et si niaise. Que trois mots de confession (et un sauvetage) ne pouvaient suffire à ce qu'elle cède... Même si elle se rappelait cette promesse étrange, ce qu'elle avait pensé et ressenti, ce devoir dont elle se sentait investie... Il était facile de revoir cette nuit à posteriori et sous un autre angle tout en critiquant ses choix, surtout en ayant l'égo blessé. Elle était fichtrement embêtée maintenant entre l'envie d'accepter sa proposition et celle de tenir sa promesse. Ce si elle le revoyait bien sûr.

Tous les jours, elle s'était attendue à le voir débarquer, chez elle ou à son bureau, pour une affaire ou un service évidemment, ou par manque d'un petit jeu malsain. Elle ne le connaissait que trop bien. Et elle avait beaucoup, beaucoup ressassé, si bien que sa colère menaçait d'exploser à chaque instant.

Ce jour là, elle devait diner avec son nouvel ami d'internet dans ce qui était très certainement un rendez-vous galant. Elle n'avait parlé de ça à personne, pas même à sa responsable avec qui elle n'avait pas évoqué sa petite infiltration web d'ailleurs.

Mais avant, elle passait l'après-midi à la PJ pour discuter des deux corps retrouvés et exposer sa théorie qui les reliait avec d'autres disparus. Son cœur fit un bond lorsqu'elle l'aperçu devant l'entrée. Elle pensa à se cacher et attendre qu'il parte, mais n'en fit rien. C'était puéril et indigne. Et de toute façon, il l'avait déjà remarqué. Comment pouvait-il en être autrement alors qu'ils étaient reliés comme deux aimants ? Elle avança d'un pas qu'elle jugea naturel, prêtant attention au moindre détail de sa propre attitude. Elle ne voulait pas paraître blessée, ni déçue, ni affecté d'une quelconque façon. Elle avança jusqu'à sa tête défigurée, incapable de ne pas ressentir l'envie de panser ses blessures. Elle se pinça discrètement mais douloureusement la cuisse. Il avait une clope éteinte au bec, mais miss perfection ne fumait pas.

- Flynn, dit-elle en guise de bonjour sur le ton le plus neutre possible. Flynn c'était bien, c'était sans sous-entendus. Je vois que tu t'ai fait de nouveaux amis, ou que tu en as déçu d'anciens... Tu vois Bella, rien ne changera jamais.

Elle allait s'avancer, simplement continuer sa route mais elle s'arrêta dans son élan, les poings fermés.

- Tu vois, notre petit accord... On a un léger problème. Un gros problème même. Ici, c'est mon travail. Toi, tu n'as rien à y faire sauf derrière les barreaux éventuellement. Alors ça m'est bien égal de comment tu dois faire pour le respecter, ni de comment tu te démerdes pour échapper à la justice, juste débrouille-toi pour ne pas me croiser. Jamais.

Proposition qu'elle avait déclinée, évidemment. Elle le savait très bien, mais elle pouvait bien arrangé la réalité en son sens, pour une fois.
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J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Le poing égratigné tremblant d'une colère lasse, consécutive à la durée interminable de l'entretien que l'escroc avait du endurer ; il parvint enfin à trouver le briquet dans le fond de l'une de ses poches. Lentement, il alluma sa clope. L'instant de pure délivrance ne dura qu'une seconde avant que la vision ne se trouble au milieu de la fumée, sous la silhouette d'un ange déchu. Bella. Encore. Toujours. Comment pouvait-elle prétendre qu'il était celui qui la pourchassait encore et indéfiniment quand c'était elle qui lui tombait dessus ? Deux fois de suite. Aussitôt, la machine Joker se mit en marche et l'examen minutieux de l'allure, des gestes, de la démarche, et du regard de son ex marionnette put commencer. Avant, il s'en délectait, de ce jeu des apparences, de ses certitudes malsaines à savoir la démasquer, la faire tourner en rond, tourner tout autour de lui sans pouvoir l'attraper. Aujourd'hui, les réponses lui étaient inconnues. Il ne savait pas s'il aimait cela, mais il le fit tout de même, par réflexe. Parce qu'il ne connaissait que ça. Son seul bouclier, sa seule défense était l'assaut. Un sourire narquois naquit en coin.

— Plus de Goldstein ? Le ton faussement déçu se prêtait au début d'un jeu dont il semblait être le seul à maitriser les règles, et donc le seul à savoir tricher.

Cette attaque était vicieuse. Auto destinée. Auto destructrice. Retour au point de départ. Si elle voulait tout oublier, comme ses allures le présumaient, il fallait recommencer sur les mêmes bases.

La déception. La fameuse. Il en lut un éclat quelque part, par delà ses prunelles chocolat et c'en fut suffisant pour le raidir. Il se détourna légèrement, soufflant sa fumée dans le sens du vent, le regard perdu sur la rue qui leur faisait face. Il lui en avait suffisamment parlé. Ils en avaient suffisamment parlé... à son goût. Il n'y avait rien à rajouter sur le sujet. Ou presque rien.

— Les "amis", ça va, ça vient. Que veux-tu, il faut croire que je suis devenu expert en la matière. ronronna-t-il en replantant ses rétines glaciales sur elle, qui vinrent s'imprégner sans pudeur de chacune des parcelles de peau de son doux visage.

Dire que la revoir ne lui faisait rien serait mentir. Et bien qu'il fut un bien beau menteur, Flynn ne se mentait pas à lui même sur d'aussi gros sujets. Ou du moins pas de façon aussi peu subtile.

Elle s'en allait. Encore. Et il ne sut pas si c'était une si bonne idée que de lui répondre, que de commencer ce qu'il serait incapable de finir. Une conversation honnête, ou rien qu'un peu, avec le fruit de ses maux. Elle parla et il but chacun de ses mots, sourire aux lèvres. Que de facéties, que de mensonges. Elle avait donc fini par prendre exemple sur lui. Tragique ironie. Il n'aimait pas ça du tout... Au fur et à mesure que sa rage grondait, il se rapprochait d'elle, ne craignant étrangement pas le revers de la médaille. Petits pas de loups pour finir à quelques centimètres derrière l'italienne qui s'efforçait de demeurer froide et distante. Ce dos, droit comme la justice, qu'elle lui érigeait comme une barrière définissant l'impossibilité d'une nouvelle entrevue.

Mais comment pouvait-il répondre à ses attentes quand elle cherchait autant ses ténèbres, alors que la liaison presque chimique les liant se renforçait de plus belle.

Toujours. Seul et unique mot qu'il lui chuchota au creux de l'oreille avant de s'éloigner aussi furtivement qu'il était venu à elle.

Œil malice et allures vulpines. Le diable n'oubliait pas. Rien. Ce ne serait certainement pas sur ce terrain qu'elle pourrait le contrebalancer.

— Comme c'est charmant, Bella, mais tu n'as pas toujours dit ça. Je me souviens que ton cœur saignait pour moi et que ton corps me murmurait ses moindres désirs, je me souviens de tout ton intérêt pour la si insignifiante personne que je suis à tes yeux, d'après ce que tu prétends.

Jeu malsain. Et puis la nonchalance se fraya un chemin vicié aux mains du démon.

— Un deal est un deal. Je suis peut-être... tous les jolis adjectifs que tu as surement en tête pour me qualifier. Mais je tiens au moins le peu de promesses que je fais. Que tu n'assumes d'avoir refusé mon pacte en premier lieu ou non, ce qui est même plutôt mignon, ne change rien au fait que je l'ai mis, comme promis, en pratique. Je vis ma vie et toi la tienne. C'est simple, non ? Maintenant, si ma vision te donnes des élans meurtriers, sans doute que c'est toi que nous devrions garder derrière les barreaux. Pour ma sécurité et mon bon loisir de liberté. l'air dramatique qui finit sa tirade était consciemment surjoué, main libre contre cœur de glace et rire railleur pour clôturer le tout.

Entre leurs retrouvailles mouvementées (à bien des aspects) et ce jour, Bella lui paraissait si désireuse de le revoir derrière les barreaux, s'assurant définitivement qu'il resterait loin d'elle; qu'elle lui montrait sans en avoir conscience, une certaine crainte à lui faire face. Qu'il s'agisse d'un masque de rage ou non, l'idée ne le touchait pas plus qu'elle n'aurait dû le faire. Car elle ignorait une chose. Une vérité difficile d'omettre : la prison avait définitivement creusé sa tombe. Il était mort derrière ces barreaux, ces murs blancs interminables et ces rires gras de gardiens sans âmes, et personne ne pourrait prétendre un jour à lui faire entendre le contraire. Il avait tout perdu là-bas ; sa liberté, ses sœurs, son pouvoir, ses petits jeux malsains, Bella..... et même ce qu'il avait de plus cher encore : sa propre identité. Flynn était mort depuis deux ans. Il était parti, ou resté, peut-être les deux, à Pelican Bay. Il s'était annihilé au silence et au vide. Il ne craignait plus rien désormais. Le monstre, délaissé de son humanité, ne pouvait que briller de plus de cynisme. Alors, consciemment, il en était devenu sourd, des remarques, légères ou plus appuyées de l'italienne souffrante de leur passé commun, de ses regards qui en disaient longs. Il en était devenu aveugle, de toutes ses peines abominables qu'il avait causé, de toute cette rage qu'il avait façonné à son goût, de toute cette rancœur qu'il se savait, mériter. Plus rien n'avait d’intérêt, puisqu'il ne vivait plus vraiment.

Dans ses pensées, Joker tira une taffe, puis s'éloigna à son tour, dans la direction opposée à Bella, prêt à disparaitre et à retourner dans ses ombres. Honnête dans sa promesse. Une fois n'était pas coutume.

You think i am scared of death ?
I have done it a million times.
I am great at it.
How many times have you died ?
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Myre
Myre
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INSCRIPTION : 02/08/2020
CRÉDITS : Nina Y

UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.

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Gal Gadot
L'ignominie de ses mots, de tout son être la révulsait plus qu'elle ne l'attirait aujourd'hui. Il fallait croire que c'était un équilibre impossible à trouver et que la balance penchait toujours plus d'un côté que de l'autre. Variant au gré du vent.

Elle haussa les épaules quant à ses amitiés. Évidemment, il était bien trop insupportable pour entretenir une quelconque relation sociale sur du long terme. Mais à aucun moment elle n'avait émis l'hypothèse que ces blessures lui venaient d'un interrogatoire de la police, sinon, même pour lui, elle aurait été révolté. Certes il méritait, néanmoins il y avait des lois et des règles et battre quelqu'un pour obtenir des informations s'appelaient de la torture, déjà que la torture psychologique était largement et librement employée. Il aurait pu lui dire, il avait choisi d'être fidèle à lui-même, fourbe, sarcastique, baratineur. Elle n'avait pas demandé parce qu'elle n'avait pas imaginé.

Un sourire dément aux lèvres suffit à faire bouillir son sang un peu plus. Il se moquait d'elle ouvertement, se délectait de tout, absolument tout. Il était incroyable, incroyablement insupportable et vicieux. Quoiqu'elle dise, quoiqu'elle fasse il trouvait le moyen d'avoir le dernier mot, de transformer cela en jeu où il gagnait systématiquement. Bella n'en revenait pas, elle était à bout, bien plus à bout qu'elle ne l'imaginait. Il est imbattable à son propre jeu. Si en premier lieu elle se dit qu'elle ne devait pas perdre son temps avec lui, cette fois, elle ne put que se laisser à nouveau envoûter par les mots susurrer, le souffle sur son derme. Une évocation irrésistible à l'alchimie de leurs corps. Elle était incapable de bouger, comme enchainée par sa proximité qui ne dura pas, la libérant de son emprise physique.

Toujours... Toujours là, toujours présent. La perspective, encore séduisante cette nuit là, l'a pris de panique. Il savait bien sûr, il savait à quel point elle lui appartenait.

Elle se tourna vers lui pour écouter sa tirade, au lieu de partir. Comme toujours. Ce qu'il pouvait être ignoble et vile, chaque mot sur ses lèvres étaient viciés, chaque expression sur son visage était affreuse. Il se jouait d'elle, tant et plus, réduisait à néant ses moindres tentatives, se moquait d'elle si ouvertement que c'en était invivable.
Elle fulminait.
Joker était trop fort pour elle, n'est-ce pas ? Bien meilleur, bien plus intelligent, toujours une longueur d'avance. Elle avait dit cela pour le provoquer, il n'avait même pas mis un pied dedans, pire, il trouvait la parade et se permettait même un petit côté théâtrale.
Elle étouffait.
Absent quand elle avait besoin de lui, présent dès qu'il fallait lui rappeler à quel point elle lui appartenait. Elle était cet oiseau qu'il avait sur son tatouage, avant qu'il n'ait pu s'enfuir et lui, Joker, était sa cage. Il l'avait marqué au fer rouge, avait apposé sa marque à l'encre indélébile, se rappelait à elle dès qu'elle tentait de l'oublier. Il la possédait, d'esprit, et maintenant de corps. Il la rendait folle, influait sur sa façon de s'habiller, de parler, et par dessus tout, de penser. Alors l'entendre dire qu'il avait tenu sa promesse, qu'il lui permettait de vivre sa vie était pire que tous les mensonges qu'il avait pu lui dire. Il n'y avait plus de mot assez fort pour l'exprimer. Elle serrait les poings, serrait sa mâchoire, son visage déformé par la rage alors qu'il s'éloignait, lui tournait le dos après avoir déballé tout ce tissu de conneries.
Elle n'en pouvait plus.

Elle se sentait comme ce mégot lorsqu'il l'écraserait au sol, insignifiante, indigne, sans-intérêt. Mais c'était lui le seul responsable de tout ce qu'elle ressentait, lui qui osait prétendre qu'il avait tenu une promesse que personne ne lui avait demandé de tenir. Au contraire d'elle, évidemment. Elle qui avait promis de ne plus l'abandonner et qui avait été incapable de la tenir. La rage guida ses pas, ses jambes le rattrapèrent bien vite. Elle pris son épaule, le tourna vers elle et le gifla avec toute cette colère qu'elle contenait depuis deux ans. Tant pis pour sa joue déjà meurtrie.

- Tu es ignoble ! Toi, tes simagrées, ta petite mise en scène, comme s'il s'agissait d'un one man show du Joker. C'est à moi que tu parles, la seule personne qui tient à toi, la seule personne qui t'écoutes. Pourtant tu te moques, tu continue de me détruire, de m'humilier.

De ses deux mains, elle le repoussa en arrière, furieuse.

- Je ne t'ai pas demandé de faire cette putain de promesse, tu n'avais pas à la tenir.  Arrête de prétendre que c'est pour ça que tu m'as ignoré, que tu m'as abandonné comme une amante baffouée, que c'est pour une autre raison que par pur égoïsme, pas lâcheté de ce qui pourrait arriver si tu te laisses aller à tes sentiments, si tu affrontais ta culpabilité.


Elle le poussa à nouveau.

- Si tu veux tenir ta promesse, fais-le vraiment. Libère-moi. Arrête de me garder dans ton sillage comme une bouée de sauvetage, comme ton petit jouet malsain que tu viens titiller quand bon te semble. Arrête de prétendre que tu fais autre chose que me garder en ton pouvoir, car tu ne trompes personne.

En opposition à ce qu'elle avait fait jusqu'à maintenant, elle vint saisir fermement son visage entre ses doigts pour l'obliger à la regarder dans les yeux. Malgré la proximité, il n'y avait rien de sensuel dans ce geste, rien de désirable. Il ne restait que le dégoût dans son regard en cet instant. Ainsi qu'un soupçon de pitié.

- Regarde-moi, Flynn. Regarde-moi et ose dire que tu es capable de me laisser partir, capable de me libérer de ton emprise. Regarde-moi, et ose dire que je suis aussi belle que quand tu m'as connu, que je ne suis pas qu'une ombre désespérée à la poursuite de quelque chose qui n'existe pas. Il n'y a plus rien en moi, plus de vie, plus de soleil, seulement la nuit et la désolation...

Son pessimisme la frappa soudain et une tristesse immense l'envahit, l'empêchant de poursuivre. Elle n'était plus rien, elle n'avait plus rien, même lui ne la désirait plus. Les idées noires s'emparèrent de sa conscience. Elle le lâcha, regarda le sol avec une expression si vide qu'elle faisait froid dans le dos. Sa main flotta dans l'air une éternité avant de tomber contre sa hanche, abattue.

Une étincelle de vie, c'était tout ce qu'il lui restait et sa lueur s'affaiblissait.
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Dharma
Dharma
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INSCRIPTION : 15/04/2019
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Une certaine dextérité dans la frivolité du Joker. Et pas de Flynn. Où était-il encore allé se terrer, ce lâche ? Si facile, de reprendre les mêmes armes délicieusement dégueulasses et de les replanter là où les cicatrices rougeoyaient encore, démentes marques de son cauchemar. La faire fuir... la garder pour lui. La démolir, faire mine de la reconstruire. L'aimer, la repousser, s'en indifférer. Pattern du psychopathe malade de son si cher contrôle répugnant et de ses rêves noirs.

Il s'en allait, lui tournant le dos, le masque retombait, comme cette clope qu'il vint écraser contre le bitume avec rage. Il s'en allait, se répugnait, de ce qu'il était, avait toujours été, mais s'en contentait. Il fut rattrapé dans ses élans couards par la victime numéro un de ses plus viles illusions. Victime au bord de l'implosion. Femme devenue démone, mais pas le genre qu'il avait eu loisir à déguster et contenter cette nuit partagée. Il se prit la gifle sans sourciller, l'observant avec peine alors que ce simple geste sembla lui révéler la cachette de Flynn, dans tout ça. Ce lui, cet autre lui, ce véritable lui, qui prenait malin plaisir à se planquer dans les pires moments et ne réapparaitre que quand ça l'arrangeait. Il avait le beau rôle. Mais aujourd'hui, ce ne serait pas suffisant. Bella avait mal, elle souffrait de sa présence, de tout ce qu'il était et faisait. Comme avant. Et pire que tout, il la dégoutait, il la répugnait, il lui faisait peur, lui donnait la nausée... Rien n'avait changé, si ce n'était qu'elle avait atteint la limite de ses propres maux. Il la laissa parler, incapable de prononcer le moindre mot, ni de l'arrêter dans sa tirade sortie du plus profond de ce cœur si tendre qu'il avait découpé en petits dés comme un putain de boucher. Il avait tant mal de ce mal. Mal de lui faire mal et de se sentir mal. À y réfléchir, la stratégie de Joker était pitoyablement tragique, et stupide : se jouer d'elle, prétendre y gagner beaucoup sur l'instant, n'en avoir que faire de ses états d’âme..... et regretter, se haïr d'être ce qu'il était, dès l'instant où son visage disparaissait, se détester de ne savoir l'aimer. Quel intérêt ? Elle avait raison, il lui suffisait de la libérer. Vraiment ? Etait-ce aussi simple que ça ?

Elle ne croyait pas en sa promesse. Évidemment. Comment pourrait-elle croire en quoi que ce soit venant de lui ? Il avait semé lui même tout ce trouble, soufflé lui même tout ce brouillard dans son joli regard. Il ne pouvait pas prétendre être choqué. Et pourtant, il était sincère dans l'idée... pour ce qui était de l'application, il avait encore du chemin à parcourir. Elle voyait clair en lui, mais ne voyait pas toutes les ombrures, pas tout ce qu'il gardait caché, même pour lui même.

Il crut bon de lui rappeler son identité, comme pour se rassurer lui même qu'il en avait encore une, quelque part. Que sa vie avait un sens, que ses choix n'étaient que le résultat de la fatalité. Le cynisme d'une vie de mort.

— Bella, tout ce que je te fais endurer n'est que le reflet de ce que je suis, ce que j'ai toujours été. Tout ce qui te révoltes, tout ce que tu hais, tout ce que tu fuis, tout ce que tu ne seras jamais. Le mensonge, la trahison, le mal ont toujours un prix et moi j'ai accumulé tellement de dettes que je ne pourrais jamais m'en acquitter, à moins que je ne change les règles. Alors c'est ce que je fais, tous les jours, chaque seconde, je survis sans penser au lendemain. Je pense à ma jolie gueule, parce que c'est plus facile de survivre seul que d'avoir à s'inquiéter en permanence pour quelqu'un d'autre. Je triche, je mens, je batifole et je joue, encore et toujours. Parce que je ne sais rien faire d'autre. Et tout ça, tu vois, tout ce chaos, ça ne se partage pas. C'est un cadeau empoisonné. Je n'ai rien à t'offrir, alors ce n'est pas égoïste. Lâche, tu dis, mais de quoi exactement ? Pourquoi voudrais-je tenter une entreprise qui est déjà vouée à l'échec ? Je ne joue que quand j'ai la certitude de gagner. Et le jeu de la Vie n'est pas mon préféré.

Son ton se voulait être posé, et ses élans dramatiques, maitrisés. Il n'était pas nécessaire d'envenimer les choses en reprenant les traits du Joker. Il n'aimait pas les dangers de la vérité, mais maintenant qu'elle l'avait poussé de force derrière le miroir, il ne voyait pas comment s'en sortir autrement. Ni de quelle façon lui faire entendre raison, puisque ce devait bien arriver un jour ou l'autre. Il évitait soigneusement son regard, cherchant un moyen de se sortir de là. Comme toujours. Emprisonné dans ses propres petits jeux. Il se faisait pitié.

Et puis, il ne put plus fuir éternellement. Elle lui mit le nez face à ses horreurs. Une bouffée d'air impur. La marionnette avait toujours été en vie. Une torture de prise de conscience tardive, et qui, surtout, ne changerait rien. Il se tût, alors que la fin arrivait, alors qu'elle prit son visage et le regardait avec ces yeux. Ces yeux qui parlaient le langage des damnés, de ceux ayant perdu le goût de vivre, de ceux qu'il avait croisé dans son enfer carcéral, de ceux qu'il voyait chaque matin lorsqu'il disait bonjour au diable, dans son miroir. De ceux que Bella n'avait pas le droit d'avoir. Flynn demeura muet, devant ce spectacle décoloré : de tant de blanc repeint en gris... bientôt noir, s'il ne faisait rien pour empêcher la coloration de ses propres peintures. La peine se forma doucement sur ses traits, comme le soleil se cachait derrière les nuages. Qu'avait-il fait de son amante ? De l'unique femme qui lui avait volé son cœur ? Comment avait-il pu aussi bien ensevelir son cœur face à autant de tendresse et d'amour révolu. Il avait perdu le goût de vivre dans sa cellule, mais il semblait que Bella l'avait perdu bien avant, entre ses mains diaboliques.

La rage indomptable, carnassière, l'épaulait jour après jour. Il n'y avait toujours eu qu'elle derrière ses sourires atroces et ses tromperies fumeuses. Et en l'instant, il  haïssait Bella, comme elle l'avait elle même toujours haï. Pour lui, c'était une première. Il avait été monstre, mais n'avait jamais senti la moindre colère pour sa douce italienne. Aujourd'hui, elle tombait, et Flynn refusait qu'une telle ignominie ne se produise sous ses yeux, sans que rien ni personne ne la retienne. Il ne pourrait pas la porter, pas alors qu'il était celui qui l'avait poussé au fil des années jusqu'au bord du ravin. À cet instant, il ne pensait que violence, que vengeance, que douleur et satisfaction écœurante. La mort avait un goût acidulé. Mais la mort de qui ? De toute cette rage auto-destructrice qu l'étouffait.

Il s'éloigna, pour mieux la protéger, pour mieux refuser de la voir s'évanouir, de la voir perdre sa lumière. Il examina ses phalanges aux plaies ouvertes avec dégoût, passa une main sur ses lèvres pour retrouver ce sang qui lui appartenait et qui aurait dû être aussi noir que lui. C'était donc ça qu'elle voyait à chaque instant depuis près d'une décennie. Un monstre.

Enfin, il se rapprocha avec hésitation et douleur, lui relevant le menton d'une délicatesse contrastant énormément avec ses yeux remplis de sang.

— Tu ne comprends donc vraiment pas ? Je te regarde, je t'admire, te dévore, je ne fais que te voir, Bella. Partout, tout le temps, tu me hantes, tu me rends dingue. Je n'ai pensé qu'à toi dans cette foutue cage, à toi et tout ce que je t'ai fait, à tout ce qu'on aurait pu être si je n'avais pas été.... Moi. Je t'interdis de dire de telles horreurs ! Premièrement, tu es une femme magnifique. Regarde-toi. Tu as des courbes qui ne demandent qu'à être épousées, caressées et possédées. Un sourire à faire pâlir le soleil. Une détermination de lionne et des convictions pour lesquelles tu te bats corps et âme quoiqu'il advienne. Je n'ai et n'aurai jamais un millième de tout ton courage, de toute ta justice, de toute ta bonté. Il y a tout en toi, tant que je ne pourrais jamais prétendre à savoir l'apprécier. Et ce merveilleux Tout, je refuse de croire que tu l'a abandonné, qu'il ne vibre pas encore là, quelque part, au milieu des débris et des cendres que j'ai laissé dans mon sillon.

Flynn enrageait de la voir si faible par sa faute. Si faible d'avoir tant cherché à aimer l'impossible.

— Réveille-toi Isabella, je ne peux plus être ton cauchemar, alors lève-toi et souris, je t'en supplie. Pas à moi, à n'importe qui d'autre qui te plait et te rends heureuse, mais vis, bordel, tu n'as pas le droit de te laisser t’éteindre par ma faute. Tu vaux tellement mieux que moi et mon univers fielleux. Le monde a besoin de ta lumière, de ton bonheur et de tes folies.

Vu de l'extérieur, le psychopathe paraissait invraisemblablement souffrir de bipolarité. Une maladie de plus à ajouter à son carnet de folie. Un instant plus tôt, chevalier des ténèbres et maintenant quoi ? Il jouait les preux chevaliers. Jouer du feu et de la glace, des vérités et des mensonges. Il ne savait lui même si tout ceci avait du sens, si encore une fois elle prendrait la peine de le croire. Pour ce que cela lui avait coûté toutes les autres fois... Mais il ne mentait pas, ne jouait pas, pas maintenant, pas encore. Pas alors que le sujet était aussi détruit, leur duo, aussi proche de la brisure que jamais. Il ne pouvait pas jouer face à tant d'inégalité, face à la détresse de la seule personne qui était encore là pour lui malgré tout le rouge de son être.

— Je veux que tu partes, j'exige même de toute mon arrogance, que tu t'en ailles... J'aimerais tant savoir comment te libérer. Et pourtant, c'est pitoyable, mais j'y arrive pas. J'arrive pas à te laisser partir, alors je recommence cette spirale infernale, tu le vois toi même, j'en reviens toujours à elle, à t’engouffrer avec moi dans mes vices dégueulasses. Parce que j'apprends pas, je retrace les mêmes schémas, je ne change pas. Empêche moi, putain, ne me laisse pas t'ai... mer. C'était simple. C'était la vérité.

Mais il n'avait pas la force de lui imposer ça, alors il tût la fin de sa phrase, pris par une seconde de panique. Il était bien tard maintenant pour penser aux conséquences de ses révélations. Alors, doucement, comme le soleil revenait briller après sa sieste dans les nuées, il lui prit la main. Celle fragile qui s'était perdue dans les confins, puis la déposa contre son torse; sur son cœur qui battait maladroitement. Pour elle. Pour eux. Malédiction.

— Ne le laisse pas battre pour toi. souffla-t-il dans un sourire sincère.

Détruis-le, ravage le, et va-t-en, fuis-moi, c'est la meilleure chose à faire. Je suis incapable de te sauver, alors sauve-toi avant qu'il ne soit trop tard.

Theory of a Deadman - Angel
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Myre
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UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.

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Gal Gadot
Bella était perdue, dans un labyrinthe complexe qu'elle connaissait pourtant par coeur. Il n'y avait pas vraiment de pièges, ni d'embûches, ou du moins elle les avait déjà tous rencontrés. A moins que ce ne soit l'inverse, et qu'elle ne retombe dedans sans arrêt, elle ne savait même pas. Dans tous les cas, elle pensait qu'il n'avait plus de secrets pour elle, qu'elle en connaissait tous les recoins. Il y avait des sorties, plusieurs, certaines impossibles à franchir, fermées ou barricadées, une qu'elle n'avait jamais réussi à atteindre, celle où il partait ensemble, main dans la main, comme une renaissance par l'amour. Et puis il y en avait une évidente, simple, très bien indiquée. Une grosse porte ouverte avec un panneau clignotant sortie au-dessus, on ne peut plus visible. Elle n'avait pourtant jamais pu se résoudre à la prendre.

Mais ce labyrinthe était dans son esprit, dans sa vie, ce n'était pas le cerveau de ce malade qu'elle adorait, détestait, détestait adorer et détestait détester. Flynn, il avait été un personnage pendant des années, puis elle avait découvert avec dégoût le reste de son être, de sa personnalité. Ses mensonges, ses manipulations, la façon dont il l'avait conduit et éconduit dans ce labyrinthe, son labyrinthe, pour qu'elle n'en sorte plus jamais. Elle le savait, au moins partiellement, se mentait sans doute pour le reste, ou ne voulait simplement pas voir. Elle était dans ce brouillard atroce, guidée par un cœur en souffrance, incapable de distinguer la direction qu'elle prenait et soumise à ses sentiments et ses émotions les plus primaires. Elle était myope, l'horizon lointain était flou. Elle avançait à l'aveugle sur un chemin dont elle ne savait plus si elle l'avait choisi ou non au départ.

Que voulait-elle ? Que voulait-elle vraiment ?

Et lui. Il semblait si bien tout savoir, de lui-même, de ses choix, de son fonctionnement, de ses raisonnements et de son propre cerveau. Il se comprenait, s'était longuement analysé, faisant sa propre thérapie. Peut-être qu'en prison il n'avait eu que ça à faire. Et voilà qu'elle le plaignait. Il savait qui il était, il aimait s'écouter parler aussi. Ca c'était la première chose qu'elle avait remarqué chez lui, et la raison pour laquelle elle l'avait détesté au départ. Mais elle enviait aussi cette introspection.

Alors qu'elle... Qui était-elle ? Elle se sentait si vide, si transparente en son absence. Elle se sentait définie par lui, aussi pathétique que cela puisse sonner. Alors la vie perdait toute sa saveur lorsqu'il n'était plus là. Et ça, elle venait de le réaliser. Ces deux années, partagées entre la haine et le manque avaient été difficiles mais elle avait trouvé des raisons de se lever le matin. Ces dernières semaines, elle avait compris la place qu'il prenait dans sa vie et dans son cœur, le besoin de le voir, le sentir, le toucher au quotidien. Et l'immense peine de le croire partie pour toujours, la difficulté de continuer de vivre sans lui. Cela venait de la frapper, à l'instant alors qu'elle lui criait dessus comme il le méritait. Paradoxalement.
Il n'était pas le toit, ni les murs de sa maison, juste l'intérieur grouillant de vie, les objets du quotidien, indispensables ou non, les photos accrochées au mur qui font rire ou pleurer. L'essence de toutes sensations. Bonnes comme mauvaises.

C'était intolérable et elle essayait de se révolter, c'était bien le but de ses cris d'ailleurs non ? De sa rage ? Ou alors, le voulait-elle juste comme ça, comme maintenant. Voulait-elle juste le forcer à redevenir sincère ? Pour qu'encore une fois elle ne puisse s'échapper. Bien sûr qu'il avait raison, qu'il disait vrai, mais quand il se montrait ainsi, elle ne pouvait que croire en une capacité de rédemption et de changement. Pour l'instant elle continuait de se révolter, coincée quelque part entre sa tristesse et sa colère. Elle hochait la tête, négativement, croisait les bras. Alors qu'une petite voix lui disait épouse-moi, caresse-moi, possède-moi. Une petite voix qui repensait à une nuit sous le signe de l'intensité, qui. Elle la rejeta, dit non, pour elle-même, mais aussi pour lui. Comme s'il était plus simple de ne pas le croire pour ne pas retomber dans ses bras. Elle disait non pour le monde, il n'avait pas besoin d'elle, personne n'était indispensable.

Rien dans la vérité ne pouvait la faire fuir. Quand les masques tombaient, elle ne pouvait faire autrement que de l'aimer. L'aimer et vouloir le raisonner.

Elle secoua la tête encore, dans un ultime effort pour ne pas le croire, objecta comme s'il ne racontait que des foutaises, le rejetant lui et tout ce qu'il représentait. S'il ne l'avait pas aimé, c’eût été bien plus simple. Il aurait dû mentir sur ça, il aurait dû mentir sur tout pour tomber définitivement de son piédestal. Le problème c'est qu'elle aussi était dingue de lui, elle aussi ne pensait qu'à lui. Une obsession, qu'elle savait malsaine mais qu'elle assumait de plus en plus. Elle ne voulait pas vivre sans lui...

- Non ! Merde ! Arrête de faire comme-ci tu tiens à... moi... Une dernière tentative de lutte. Rejeter la vérité afin de le repousser. C'était l'unique moyen.

Il lui avait pris la main, la perturbant sur la fin de sa phrase. Puis il l'avait posé sur son cœur et avait dit des mots bien plus beaux que tout ce qu'elle avait pu imaginé. La poésie, la tragédie, toutes ces histoires qui avaient rythmé sa vie, belle et puissante, et infiniment triste. Héroïne tragique. Vivre pleinement, en prenant tous les risques, en frôlant tous les interdits. Elle avait tout, oui, tout et l'ennui, tout sauf l'immoralité et lui était venu, compléter le puzzle et créer l'intensité, l'excitation, l'adrénaline. Elle regarda sa main sur la sienne, puis son visage et son sourire, le sien empli de doutes et de conflits, d'espoir et de désespoir. Elle murmura dans un souffle douloureux, à peine audible...

- Je ne peux pas...

Elle prit sa main à son tour et la posé également sur sa poitrine tout en se rapprochant de lui.

- Laisse-le battre pour toi, murmura-t-elle en écho.

Sa main avait glissé bien malgré-elle jusque sur sa joue et elle s'était rapprochée encore, le caressant doucement.

- Flynn... Tu ne peux pas me demander ça. Tu ne peux pas me refuser ce que je ressens pour toi. Tu ne peux pas m'interdire de te choisir. Fais un choix maintenant, un choix définitif. Quitte Londres, quitte moi ou bien cesse de me rejeter, d'être absent et là à la fois et accepte que je fasse partie de ta vie, quand bien même tu penserais que je mérite mieux. Je m'en fous de ce que je mérite ou non, j'ai fait mon choix. J'en connais les conséquences et je veux vivre avec. Tu n'es pas mon cauchemar, tu es mon rêve, c'est bien mon problème si mes rêves ne sont pas ceux des princesses Disney, si je ne suis pas si lumineuse et parfaite que tu le crois. Alors soit tu pars très loin, soit tu restes avec moi mais tu arrêtes de faire irruption de façon inopinée.

Elle s'était rapprochée encore, irrépressiblement attirée par lui pour murmurer plus sauvagement, plus fiévreusement aussi, très certainement perturbée par sa proximité. Tout acte de révolte envolé.

- J'ai aimé chaque seconde de notre dernière nuit, absolument tout.


Et subitement, elle recula, se détacha de lui, remis ses cheveux en place, profondément gênée. Comme toujours lorsqu'ils étaient ensemble, le monde autour s'évanouissait pour devenir un simple tableau impressionniste, un décor flou et inintéressant. Pourtant ils avaient crié et échangés des gestes qui avaient immanquablement attirés l'attention. Elle remarqua plusieurs passants qui s'étaient donc arrêtés et les regardaient, interdits. Ce n'était pas eux pourtant qui l'avait sortie de leur instant, mais des pas, lourds et une voix grasse et bien connue.

- Tout va bien Bertocchi ? S'il t'emmerde on peut l'amocher encore un peu plus ! Lui faire le deuxième œil.... Ahahahah... Il rit grassement avant de s'arrêter brusquement et de les regarder, comprenant la tension qui régnait entre Bella et Flynn et de les regarder comme s'il s'agissait de quelque chose d'inimaginable. Comment la sublime Bella pouvait en pincer pour un enfoiré pareil ? Mystère. Dans une heure, toute la PJ de Londres serait donc au courant. Certainement le ragot de l'année.

Il s'agissait de l'inspecteur Lourd en personne, alias Malcom Green. Beauf, macho, aucun sujet de conversation intéressant. Un vrai con sans la moindre finesse. Mais Bella tiqua sur les mots qu'il avait choisi et la façon dont il les avait tourné, elle croisa les bras et le regarda avec fureur.

- Comment ça encore Malcom ? Ça veut dire quoi ça ? Vous l'avez passé à tabac dans le poste de police ? T'es sérieux ? Et tu viens me balancer ça comme ça, en pleine rue qui plus est ? Avec ton insigne de police ? C'est ça la police, tabasser des mecs pour un oui ou pour un non ?

Bella regarda Flynn en quête de réponses, bien qu'elle n'ai pas vraiment de pouvoir dans cette situation. Ce n'est pas comme s'il y avait la moindre chance qu'il porte plainte. C'était juste une preuve de plus que ce monde était pourri et détraqué et que Flynn ne faisait qu'y survivre avec ce qu'il avait appris de ses propres parents détraqués. Elle était outrée, dégoutée et profondément impuissante alors que Malcom rétorquait, à juste titre certes, que Flynn était un connard et qu'il l'avait bien mérité. Puis d'ajouter, avec dégoût, qu'une fille comme elle ne devrait pas être avec un type comme lui, que c'était contre-nature. Bella resta muette.
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Dharma
Dharma
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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Il y avait quelque chose de puissant, d'incroyablement beau dans son regard. Un éclat d'amour chagrin qu'il avait vu naitre au fil des années... qu'il avait consciemment fait naitre aussi, surtout, diabolique démon aux mille et un larcins. Et dans sa manière de le voir dansait le triste fantôme des mensonges de l'homme qu'elle avait fini par aimer malgré elle. Il ne voyait que ça. C'était comme se regarder dans un miroir. Elle ne voyait que lui et ça le rendait malade de vie. Pourquoi ne pouvait-elle pas rendre les choses plus logiques ? Le haïr de toute son âme sans l'once d'un autre sentiment, tout aussi fulgurant. C'était là le juste retour des choses après la case prison. Il n'avait droit à aucune rédemption. Comment pouvait-elle encore croire le contraire ? Douter de sa lumière qu'il n'avait jamais tellement vu briller chez lui. Il l'avait toujours su optimiste, mais pas utopiste à un point aussi ridicule à ses yeux. Elle rêvait de sa résurrection quand elle devait se focaliser sur la sienne en s'éloignant de celui qui avait causé sa chute. Responsable au cœur lourd de regrets. Bella avait ce terrible, dangereux pouvoir sur lui. Elle le rendait vulnérable et... sincère. Chose qu'il ne s'était permis que très peu de fois dans sa vie jonchée de ruines et de défaites, et qui commençait à devenir une habitude à force de la côtoyer... pour essayer le moins possible de l'abimer, se rattraper aux branches pour ne pas la laisser tomber pour de bon. Quelle blague, il venait encore de la briser, comme s'il n'avait pas suffisamment joué de ses pions sur elle. Recoller les morceaux encore et encore. La roue tournait et revenait toujours dans le mauvais sens. Il n'apprendrait définitivement jamais. Comment pouvait-elle croire en lui quand lui ne savait même plus quelle définition donner à ce mot ? Un bien grand mystère.

La caresse de ses mots sur sa peau. Les yeux clos et le cœur s'accélérait. Traitre. La tentation était abominable de cruauté et Flynn baissait les armes. Il avait tant lutté. Ils avaient tant lutté. C'était une évidence qu'il la voulait rien que pour lui et que le contraire serait tout aussi vrai si seulement il assumait qu'il existait un monde parallèle où ils pouraient se battre ensemble pour y arriver. S'aimer à deux, apprendre à vivre. Il l'avait prévenue, avait jeté toutes ses cartes. Trop de fois pour que ce ne soit pas assimilé. Elle persistait, et périssait de le voir recommencer. Non, ils ne pouvaient pas reprendre la spirale infernale. Plus maintenant. Ce devait cesser. Alors, elle était définitivement devenue folle. Aussi folle que lui. Aussi folle qu'il était fou d'elle, un pauvre salaud prêt à crever pour voir fleurir un sourire heureux sur le sublime de ce visage de bonté qui lui était interdit de corrompre. Mais peut-être était-ce trop tard maintenant, après tout...  

Et puis, enfin, la capitulation colérique du prince des ténèbres au regard diamanté détraqué d'amour pour sa belle amante. Encore une fois, il ne dirait pas clairement les choses, mais il cédait, il lui céderait bien tout ce qu'elle voudrait. Elle comprendrait. Qu'il leur laissait une micro-chance, ou peut-être donnait-il l'illusion que c'était le cas ?... Non, pas en l'instant, pas alors qu'il avait lâché le masque pour un temps privilégié avec l'unique personne en ce monde qui prenait la peine d'essayer de le comprendre et l'aimer.

— J'ai terriblement besoin de toi. souffla-t-il avant de capturer ses lèvres dans un baiser qui fut coupé par les aveux fiévreux de son italienne. Elle ne regrettait pas leur nuit. Et moi c'est toi que j'aime, absolument tout de toi.

Mais il ne dit rien, elle lierait dans ses yeux.

À la place, il laissa naitre un sourire séducteur typiquement... Flynn. Comme s'il avait encore besoin de prouver qu'il lui faisait de l'effet, il pencha sa tête sur le côté pour la dévorer du regard.

***

Et puis un coup de vent. Ou plutôt une rafale violente. En plein cœur du cyclone. Joker retrouva les pieds sur terre, ou plutôt sur scène. Rideau. Joker reprit ses droits à l'arrivée de Green sur le trottoir. L'enfoiré. Voilà qu'il venait jouer son cinéma après celui qu'il lui avait fait vivre injustement plusieurs heures plus tôt. La mâchoire serrée, Flynn s'éloigna de Bella, les yeux ombrageux fixés sur l'homme répugnant avec lequel il avait un certain passif. Il parla, et comme l'abruti qu'il était et resterait sans doute toute sa vie, il en dit trop pour se griller ce qui eut don de scandaliser son ex-collègue. Si seulement elle savait quel genre d'ordure trainait dans cette PJ. Flynn était bien heureux qu'elle ne bosse pas continuellement avec eux à la crime.

Lorsqu'il s’écœura de les imaginer ensemble de ces airs dégueulasses et méprisants, le sang de Joker ne fit qu'un tour et aussitôt, il s'avança de sa démarche féline dangereuse en direction du flic, se foutant royalement de ce qui pourrait bien lui arriver, pourvu qu'il se la ferme et dégage au plus vite. Démarche et allures provocantes. Il cherchait la merde, la faute. Le ton se voulait railleur à souhait.

— Bah alors, qu'est-ce qui se passe, Green, tu veux ta médaille en chocolat de meilleur ripou de Londres, c'est ça ? J'ai eu la mienne il y a longtemps, c'était plutôt classe... Mon amie n'a étrangement pas tellement apprécié. Mais, toi, je suis certain que ta femme sera ravie d'apprendre que son alcoolique de mari à bien failli flinguer un gamin en...

— Ferme ta putain de gueule de merde, Joker !

Le flic corrompu, gros pitbull impulsif, se saisit sans plus de manière de Flynn pour venir le plaquer contre un mur, dans une ruelle à l'opposé des bureaux, où les passants les voyaient un peu moins.

— Que de poésie, dis moi. Allez, fais toi plaisir, champion, que tout le monde admire à quoi ressemblent les beaux flics de la crime londonienne.

Sourire satisfait qui ne quitterait donc jamais ce masque insolent. Enfin, une voix grave retentit de l'autre côté du mur, à l'entrée de la PJ. Immédiatement, Green relâcha son emprise sur Flynn et s'écarta, un peu paniqué. Il lança un regard lourd de reproches à Bella, puis reporta un dernier regard vers celui qu'il croyait coupable du meurtre sur lequel il bossait. Coupable d'exister, sans doute, aussi.

— Ne traine pas avec ce genre de types, Bertocchi, je dis ça pour toi.

Flynn se redressa non sans laisser échapper un léger grognement de douleur. Entre les coups reçus durant son combat avec son ancien mercenaire et les quelques poings laissés gratuitement par Green et ses larbins, le traitre avait passé de sales quart d'heure en très peu de temps. Son corps demandait une pause, mais son cœur enragé, lui, hurlait vengeance en badineries.

— Écoutez-le, qu'il est mignon. Sérieusement, tu sais peut-être des choses sur moi et ça t'amuses de jouer les terreurs maintenant que je suis seul dans mes emmerdes, mais avec ou sans les Mex, je sais jouer mes partitions, t'inquiète pas pour moi. J'ai pas besoin de la justice pour te pourrir l'existence, et tu le sais très bien.

Des menaces qui n'entrèrent pas dans les oreilles d'un sourd. Ils se savaient, tous les deux. Enfin, le partenaire du loubard sortit plus franchement de la PJ et l'appela une nouvelle fois. Aussitôt, Green s'éloigna des deux ex-collègues pour le rejoindre. Les poings fermés, il était clairement furieux, ce qui amusa franchement Flynn.

— Tu diras rien, Joker, sinon tu sais très bien ce qu'il va se passer. fit-il en s'en allant, après un signe de tête à Bella doublé d'un regard mauvais.

Joker roula des yeux puis reposa lourdement sa tête contre le mur. Tout ceci était vraiment ridicule. Il passa une main sur son visage abimé, las de toutes ces conneries... les siennes, aussi.

— Vivement qu'il tombe, celui-là. Il va pas me manquer. marmonna Flynn dans un soupir.

Il se retourna vers Bella. Son regard se décomposa lorsqu'il croisa le chocolat réconfortant qui brillait dans celui de l'italienne. Il se rapprocha, doucement, pour venir frôler une mèche rebelle encadrant son visage... hésitant, un moment, perdu. Il ne savait plus tellement comment s'y prendre avec elle.

— Tout va bien ? demanda-t-il, la voix rauque.

— Je suis désolé...

Rare fois où le regret prenait place entre les lèvres du traitre. Un instant à imprimer dans les mémoires.

— Je ne voulais pas te créer d'ennuis. C'est un abruti mais il n'a pas tort sur toute la ligne, toi et moi c'est.... complètement absurde aux yeux de tout le monde, à commencer par les miens. sourit-il, amer.

— Je ne peux pas encore me permettre de le faire taire, il se charge de l'enquête dans laquelle je suis accusé. Je préfère rester en retrait pour le moment. Mais si je peux faire quoi que ce soit d'autre, dis le moi, il est hors de question qu'il te pourrisses la vie par ma faute.

Inconsciemment, il l'avait guidé un peu plus loin dans la rue. Loin de cette foutue PJ et de ces ordures, la tenant légèrement par l'épaule comme pour s'assurer qu'elle resterait bien avec lui. Un certain sérieux se dessina sur ses traits tandis qu'il cogitait. Devait-il lui parler un peu de... ?

— Bella, tu as forcément entendu parler du type qui a été retrouvé assassiné à White City, dans un parking privé, n'est-ce pas ? D'après ce que j'ai compris, ils l'ont recoupé avec une autre enquête liée à des disparitions et c'est un sacré beau bordel. Parfois, je bosse sur des dossiers avec l'Inspectrice Lopez en échange de... bref, peu importe, mais là, je ne peux plus toucher à rien, faut que je cherche par moi même sinon je vais avoir des.........

Au fur et à mesure que Flynn lui parlait, ou plutôt lui confiait imprudemment ses emmerdes par petits éclats parcellaires ; simplement, sérieusement, sincèrement... Il se raidit au moment où il sembla réaliser, ou plutôt penser que c'était complètement con comme démarche. Il ne fallait surtout pas la mêler à tout ça. C'était le début de la fin. C'était idiot. Complètement déplacé de sa part, et risqué, aussi, après tout elle l'avait déjà foutu une fois derrière les barreaux. Elle pourrait très bien recommencé si il parlait un peu trop, si elle ne l'aimait pas autant qu'elle le disait. Bon, c'était un peu de mauvaise foi de penser cela, mais Flynn pouvait bien être autant parano qu'il le voulait, c'était légitime.

— Pourquoi je te dis tout ça, moi. Putain. s'énerva-t-il contre lui même.

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