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 Concordia, Bendis, Archibald et Théobald ― The possession of anything begins in the mind

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SneakySkunk
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UNIVERS FÉTICHE : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Concordia, Bendis, Archibald et Théobald ― The possession of anything begins in the mind Empty

7ei5.pngMise en Situation



On pense que l'Union peut maintenir la paix. On prétend que tout savoir est en sécurité. On pense que nul ne peut briser ce qui perdure depuis de nombreuses années. On pense que la guerre ne peut se rendre jusqu'ici. Nombreux sont ceux qui souhaitent le pouvoir. Nombreux sont ceux qui se cachent à la Cité Primordiale pour se préserver de l'extérieur. Mais le fléau est peut-être déjà entre ses murs, s'il n'attend pas le moment opportun pour frapper.


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SneakySkunk
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Concordia, Bendis, Archibald et Théobald ― The possession of anything begins in the mind Empty

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Concordia
Concordia est le prénom attribué à l’enfant de l’Union. Pour faire la paix, mais également pour répandre leur gouvernance, deux royaumes ennemis ont célébré un mariage et donné naissance à Concordia. Elle était l’espoir d’un monde meilleur. Qu’elle soit femme était une bénédiction, car elle allait pouvoir enfanter et faire perdurer l’alliance des nombreuses cités sous leur pouvoir. On l’a logée à l’épicentre des peuples, la Cité Primordiale, là où repose le plus grand des savoirs et des pouvoirs. En plus du nombreux contrôle des trésoreries : des bibliothèques racontant l’histoire des anciennes générations, des anciennes gouvernances, des anciennes guerres, etc. Un palais si immense qu’il est, en lui-même, une cité d’érudits, éduqués pour enseigner les savoirs acquis. Aussi bien dire que tout homme possédant cette cité pourrait assouvir de grands desseins sur tout le continent. Concordia ne sait pas à quel point le monde n'est pas aussi joli et fleurissant et agréable qu'ici.
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Bendis

Bendis est une jeune fille des rues, ne possédant ni terre, ni couronne. Malgré tout, elle possède une énergie pétillante. Une vivacité d'esprit hors du commun. Elle est espiègle, ne manque pas de se faire remarquer dans les petites rues. Elle n'est pas native de la Cité Primordiale. Elle a été recueillie par un groupe de brigands/marchands alors qu'elle était toute jeune, à tendre les doigts pour des miettes de pain. Ils l'ont élevée comme une soeur, comme une amie. Elle connait la saleté des rues qui manquent d'entretien. Bendis aimerait devenir architecte. Elle est téméraire, casse-cou et généreuse.    

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Adelaide Kane :copyright:️ Emma Watson
Le glas des cloches résonnent au palais, au centre de la Cité Primordiale ; une cité si grande que cette musique annonçant le tragique événement n'est point entendu aux confins des quartiers, à des lieux de là. Les doigts de la fille s'agrippent au baril d'eau dans lequel on l'a plongée pour accoucher. Elle pousse et hurle pour que le deuxième enfant soit expulsé après des heures de travail. Son front tombe sur le rebord lorsqu'elle est enfin soulagée de cette présence qui la comblait depuis des mois. Elle n'a plus l'énergie de trembler. Dos à la scène, elle cherche son souffle. Le coeur au bord des lèvres, elle ne retient pas les larmes qui quittent ses yeux dans un silence accablant. Elle entend les cloches. Alors elle sait que le premier enfant est mort. Toute la cité le sait. Une sage femme pose une serviette fraîche sur son front. Concordia brise enfin le silence.

Sont-ils tous deux morts-nés?

Elle déglutit. Souhaite-t-elle réellement obtenir réponse à cette question? Personne ne répond, mais tout le monde s'active. Alors elle ferme durement les yeux, inquiète et dévastée. Et alors qu'elle est sur le point d'accepter qu'elle ne sait pas enfanter, des pleurs explosent dans la pièce. Son coeur manque un lourd battement. Elle trouve l'énergie de tourner la tête, les yeux ronds, la bouche entrouverte. Le médecin se positionne à proximité du baril et lui montre le petit être enveloppé d'un magnifique tissu bleu royal aux broderies dorées. Le visage de Concordia brille de joie à la vue de ce premier enfant né vivant. On lui annonce alors que c'est un petit garçon. Ses parents, tous deux morts, n'auront jamais la chance de le rencontrer.

Comment se nommera-t-il? lui demande-t-on.
Mon époux lui donnera un nom, souffle-t-elle dans un dernier effort, s'endormant à la divine pensée qu'elle a réussi, sans savoir néanmoins si cet enfant sera une bénédiction ou une malédiction, et si son époux sera ravi d'apprendre qu'il s'agit d'un garçon.

__________________

Penses-tu vraiment que ça peut fonctionner?
Évidement, mon génie n'a aucune limite!

Un garçon un peu plus jeune qu'elle se glisse à l'intérieur de leur nouvelle fabrication. Il doit s'allonger à plat ventre sur une planche de bois mince et doit tenir deux poignées à l'aide de ses mains. À l'aide de matériaux trouver ça et là dans les recoins de la ville, ils ont créé ce qu'ils appellent le planeur. Assez large et massif pour supporter le poids d'un enfant. L'engin possède de grandes ailes travaillées à l'aide de bois, de tissu et de cordage.

Nah, il ne va pas réussir, se moque un deuxième garçon, plus âgé, seulement pour faire peur au plus jeune déjà installé.

Le sourire de Bendis s'élargit gaiement à ce commentaire qui se veut effrayant. Le plus jeune clame alors qu'il veut descendre immédiatement. Trop tard, la fille pousse déjà sur le mécanisme hyper sophistiqué, composé d'une planche de bois et de deux pierres. Ce qui retenait le planeur au sommet de cette petite colline cède. Le gamin hurle, même si la colline descend en pente et que si il s'échoue, il aura les dents dans l'herbe, simplement. Les deux plus vieux rigolent. Mais l'engin plane réellement à la surface du sol, mimant un oiseau en suspend dans le ciel. Les deux plus vieux bougent enfin. Ils dévalent la petite colline en bordure de quartier. Mais Bendis se rend compte que le planeur n'est pas stable. Le vent l'envoie tout droit dans l'une des rues marchandes de la cité. Elle n'est pas apeurée, mais ce n'est pas forcément une bonne chose.

Lorsqu'ils rejoignent enfin leur ami, celui-ci est empêtré dans un kiosque. Le vieil homme donne des petits coups de pied inoffensifs au plus jeune pour qu'il dégage de ses légumes. Bendis rigole de bon coeur, c'est plus fort qu'elle. Le plus jeune doit joué des bras pour se dégager du planeur complètement démoli. Mais elle se tait rapidement lorsqu'elle aperçoit des chevaliers au bout de la rue. Ils risquent leur liberté s'ils se font prendre. Ils n'ont pas de quoi payer une amende. Et personne ne les sortira du pétrin si on les enferme. Les adultes du groupe les nourrissent, les revêtent et les logent, mais ils savent tous que c'est chacun pour soi. Alors tous les trois détalent au détour d'une ruelle pour gagner la rue passante suivante. Ils sont interrompus dans leurs moqueries respectives lorsqu'un type les interpelle. Bendis fronce les sourcils, puis tourne un oeil intrigué vers son ami. Celui-ci échappe un marmonnement incompréhensible.

J'ai fait une connerie, qu'il se contente de dire.

Deux nouveaux gardes semblent s'intéresser à lui ; il tend le cou pour trouver une échappatoire. La fille ne comprend pas, ne sait pas ce qu'il a pu faire pour ainsi attirer l'attention. Elle garde surtout le plus jeune contre elle, un bras par-dessus ses épaules. Elle essaie de se faire discrète.


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Archibald
Archibald est chevalier pour la cour de la Cité Primordiale. Il fait régner l'ordre dans les murs de la cité des érudits, mais il sait aussi se dégourdir et protéger la Citadelle des démons extérieurs. Il est un extrêmement bon combattant, mais ses passions sont les arts : la musique, la peinture, le dessin. Il était prince d'une contrée lointaine avant d'être recueilli par son oncle et sa tante. Il aurait pu vivre un destin bien différent, si sa famille n'avait pas péri, si ses contrées n'avaient pas été brûlées par l'ennemi. Jamais il n'oubliera la noirceur et l'abrutissement des peuples lointain. C'est un homme qui n'aime pas la guerre, et qui y prend pourtant part pour protéger ceux qui le mérite. Le sacrifice, c'est un sens qu'il a bien plus que quiconque dans la Cité. Le coeur sur le main, mais surtout le coeur plein de sentiments pour une femme qui n'est pas la sienne. Archibald est amoureux de la femme de son cousin, depuis qu'elle est arrivée à la Cité Primodiale. Il est doux, se veut toujours réconfortant pour Concordia. Il est à la fois un membre de sa famille, à la fois le gardien de ses secrets. Malgré son coeur écrasé par un mariage sans amour, à but politique, Archibald sera toujours là pour être l'épaule sur laquelle il pleure. Pourtant, il est capable de la sacrifier aussi : parce qu'il ne soulèvera jamais son cousin, qui a toute sa sympathie et sa dévotion. Loyal, et fidèle à sa famille et aux érudits.
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Théobald

Il a l'âme d'un inventeur dans le corps d'un homme qui est bon à rien avec ses dix doigts. Théo aurait préféré naître dans la boue plutôt que dans les linges d'un bleu royal. Il aurait aussi préféré être capable de construire des choses, expérimenter des découvertes de toutes sortes, plutôt que de devoir être un homme de lettres. Le prince a marché dans les pas qu'on avait créé pour lui ; il fait parti de ceux qui règnent sur cet endroit. Il finira par être le seul dont la parole compte aux yeux des autres. Mais tous les sujets de la Citadelle sont, à ses yeux, des misérables qui ne méritent pas son temps. Il se sent enfermé comme un animal en cage, et pourtant, il maîtrise bien ses pensées aux yeux des siens. Malgré sa femme, malgré ses devoirs, Théobald fait tout dans l'ombre pour qu'il n'ait pas d'avenir caché ici : il est la cause de toutes les fausses couches que son épouse a pu faire. Il est la cause de ses maux, mais aussi de ceux de son cousin : il connaît les sentiments de ce dernier pour Concordia, mais n'en fais rien. Il laisse Archibald être là sur le plan sentimental, émotionnel, mais il garde le corps de sa femme pour lui. Théo serait pourtant bien heureux de ne plus être collé à elle, lui qui regarde l'horizon lointain avec envie. Son seul désir est celui de vivre des aventures, et pourtant, c'est la seule chose qu'il n'obtient pas.

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Bradley James | Daniel Sharman
La cloche résonne jusque là où il se trouve ; et ses yeux se ferment quelques secondes pour entendre, écouter, profiter de ce son si particulier qu'il a apprit à aimer. Théo sourit d'abord faiblement, en coin, en douceur. Mais ses lèvres finissent par s'étirer d'avantage, jusqu'à découvrir ses dents blanches en un sourire rayonnant de bonheur : il connait la signification de ce son, et c'est ce qui le pousse à être si bien. Le prince n'est pas prêt d'entendre les pleurs d'un nourrisson dans les bras de sa femme. Les deux femmes qui partagent son lit à cet instant, elles ne demandent pas pourquoi il se met à sourire alors qu'elles entendent très nettement la mauvaise nouvelle ; d'où ils sont dans ce quartier si prêt de celui où Condordia se trouve, il ne pourrait pas en être autrement. Les deux donzelles pensent seulement que c'est le plaisir charnel qu'elles apportent au prince, qui le met dans cet état.

Le prince atteint l'orgasme le plus palpitant de sa vie, alors que sa femme subit à nouveau le même coup du sort. Théo n'a aucune pitié pour elle, au contraire. Au fond de son être, il espère que le mal-être qu'elle porte continuellement depuis des années maintenant, finira par la terrasser. Il se dit que si Concordia n'est plus dans les parages, il aura l'occasion de s'amuser, de profiter de sa vie comme bon lui semble. Mais Théobald est trop entêté pour se rendre compte que la brune n'est pas le fruit de ses problèmes. Elle mérite bien plus qu'il ne lui offre, qu'il ne lui offrira jamais. Ses pensées sont pourtant bien le contraire.

" - Tu devrais peut-être aller retrouver ta femme..." La rousse est encore empalée sur lui lorsqu'elle prononce ces mots. Elle use des mains de sa copine pour palper sa propre poitrine, puisqu'il ne daigne pas bouger le moindre petit doigt pour lui apporter le plaisir qu'elle désir tant recevoir, elle aussi.
" - Est-ce que j'ai envie de l'entendre pleurer ?" Qu'il demande, alors que ses yeux envieux sont posés sur les deux femmes qui s'amusent pour lui, avec son corps tel un simple objet. " Alors termine ta tâche, c'est plus important."

Les femmes ont mal au coeur pour celle qui partage leur gêne. Elles savent qu'elles ne sont utiles qu'à ça : le plaisir charnel. Et elles savent, surtout, que le prince n'a pas de compassion pour celle qui devrait avoir donné la vie à mainte reprises. Elles se demandent comment Concordia peut-elle tomber enceinte si souvent, et perdre chacune des vies qu'elle a portait si longtemps en elle. Elles ont de la peine, tandis que lui n'a pas la moindre douceur à son égard. Il se complet même dans la douleur de sa femme. C'est comme si tout rejeter sur elle, lui permettait de mieux vivre enfermé dans la Cité.
_________________________

" - C'est lui, là-bas ?" Un chevalier à la voix rauque s'adresse à un petit groupe de vendeurs sur le marché. Une vieille femme tend le bras et pointe du doigt un jeune aux pores suintant la pauvreté. " Allez-y. Attrapez-le, qu'il reçoive sa correction !"

Archibald préfère de loin les missions à l'extérieur de la Citadelle : mais en cette saison, jamais il n'aurait demandé à être envoyé de l'autre côté des murs sécuritaires de la Cité Primordiale. Il veut rester à l'intérieur, pour n'avoir qu'à monter sur son étalon et retourner le plus rapidement possible à la Citadelle aux premières nouvelles de Condordia. S'il aurait voulu être bien plus présent pour elle, Archibald sait où est sa place.

S'il aime faire régner l'ordre, il n'y a qu'une seule chose qu'il fait avec regret : attraper les jeunes, les pauvres, pour les punir comme s'ils avaient la même chance que tous les autres. Ils sont dans la Cité, certain nobles disent qu'ils ont déjà cette chance. Mais Archibald n'aime pas les différences si flagrantes qu'il voit entre les uns et les autres, alors qu'ils sont tous, qu'ils partagent tous cet endroit magnifique. Magique, ou les connaissances et le savoir sont partagés à tous. Quitte à fermer les yeux sur ces choses qui le dérangent, le chevalier voudrait ne pas en être un : être un homme simple aux cordes glissant entre ses doigts, ou avec un pinceau pour caresser quelconque toiles des couleurs qui ravivent ce monde. A l'intérieur de la Cité, il semble toujours avec un voyage de retard : c'est parce qu'il laisse les autres se salir les mains. Attraper un gamin ; sale travail pour autrui.

Un autre chevalier s'approche de la fille et du plus jeune. Il s'apprête à attraper la plus âgée, bien qu'elle n'ait rien fait. Ils ne sont pas là pour elle, alors Archibald lève sa main droite de façon sèche, ce qui arrête directement l'autre chevalier. Même s'il n'a pas donné l'ordre de quérir à leur poursuite, on l'écoute attentivement en tant que pupille du roi : personne n'a plus d'autorité mise à part le prince et les nobles de sa cour.

" - Ne serait-il pas préférable de lui demander où est-ce qu'il a pu le mettre, avant de l'emmener ?" Qu'il demande, le visage relevé, en s'adressant avec supériorité à l'autre chevalier. Supériorité intellectuelle, pas physique, et ça déstabilise bien plus l'homme aux muscles trop gonflés. " Auriez-vous connaissance du méfait de votre ami ?"

Le blond dans son armure étincelante, s'est tourné en douceur vers la fille. Posant un regard sur le plus jeune, collé à elle, pendant qu'un garde, plus loin, hurle qu'il a mit la main sur le voleur. Archibald ne prend prend pas la peine de regarder le voleur, tout ce qui est important est de retrouver ce qui a été volé. Alors il se concentre sur ceux qui sont sous sa protection, pour le moment. Protégé, mais toujours sur le point d'être arrêté au cas où ils seraient de mèche, au cas où ils ne coopéreraient pas. Mais puisque les plus jeunes, dont on devrait prendre soin pas les effrayer, semble se taire, il reprend.

" - Un coursier d'un lointain royaume est arrivé ce matin, avec un livre important qui doit être ramené en lieu sur à la Grande Bibliothèque. Nous avons besoin de ce savoir faire pour la Cité." Il explique, avec des mots qu'ils doivent bien comprendre, l'importance de la situation. S'ils travaillent le fer, ils n'ont pas encore le savoir faire des machines à vapeur. " Si vous aidez le voleur, vous serez traités comme tel." Peut-elle voir dans son regard doux qu'il n'est pas heureux de cette possibilité ? " Au contraire, si vous aidez la Cité, elle vous aidera en retour."
_________________________

Les heures ont passé, mais les idées d'Archibald sont toujours tiraillées entre deux des choses les plus importantes du royaume : ces machines de fer qui pourront leur rendre la vie plus facile, plus douce, plus belle, et la Dame qui détient de son coeur. Mais maintenant que cette première histoire est réglée, ou sur le point de l'être, toute son attention se porte sur Concordia. Après avoir enlevé son armure, revêtu son accoutrement habituel aux couleurs bleues de la Cité, Archibald s'est tout de suite dirigée vers les appartements de la Dame. Il croise peu de domestiques qui auraient pu l'éclairer sur la situation, alors, il est surprit, lorsqu'en arrivant prêt de la porte qui s'entrouvre pour laisser passer un serviteur, Archi entend les pleurs d'un nouveau né.

Ses pas se sont arrêtés net, comme son coeur qui manque un battement. Il n'a pas mal, d'entendre ces cris. Son coeur reprend une rythme bien plus rapide lorsque le domestique lui sourit, et qu'il concrétise les pensées pures du chevalier : la femme a mit au monde son premier enfant en santé. S'il a quelques pas, de bonheur, pour s'approcher de la porte, il s'arrête toute fois d'une nouvelle façon brusque pour demander au serviteur qui s'en va s'il lui est possible d'entrer. On réponds qu'il n'y a rien qui l'en empêche, comme d'habitude. Et si ça fait sourire doucement Archibald, d'être à sa place dans cet endroit, il reçoit une légère pointe de douleur dans son coeur : s'il peut entrer librement dans ces appartements, c'est que le prince n'est pas à l'intérieur.

Alors lorsque Archibald toque à la porte, et qu'il entend qu'il peut entrer, il est le premier des cousins à venir voir le nouveau né. Lui ressent tout le bonheur du monde, lorsqu'il voit Concordia, là, allongée dans son lit, exténuée après le travail charnel et douloureux qu'elle vient de vivre. Le bébé entouré d'un linge au bleu royal, dans ses bras, bien en vie par les petits cris qu'il pousse du fond de sa gorgée éveillée.

" - Je t'avais promis que la maternité te rendrait plus belle que tu ne l'a jamais été..." Qu'il souffle du bout des lèvres, avec tout le respect et tout l'amour qu'il peut lui porter, en retrait. " Es-tu sûre de vouloir de ma présence, Concordia ?"

Et pendant qu'il lui sourit, c'est le prince Théobald qui entre dans le palais, une pomme à la main qu'il croque comme il a croqué la vie à pleines dents pendant les souffrances de sa femme. Lui apprendra la grande nouvelle bien avant d'être entré dans les appartements qu'il partage avec sa femme. Sera-t-il heureux que trouver son cousin dans ses quartiers, avec sa femme et son enfant ? Il aurait dû être là en premier, aussi heureux que Archi.
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Concordia
Concordia est le prénom attribué à l’enfant de l’Union. Pour faire la paix, mais également pour répandre leur gouvernance, deux royaumes ennemis ont célébré un mariage et donné naissance à Concordia. Elle était l’espoir d’un monde meilleur. Qu’elle soit femme était une bénédiction, car elle allait pouvoir enfanter et faire perdurer l’alliance des nombreuses cités sous leur pouvoir. On l’a logée à l’épicentre des peuples, la Cité Primordiale, là où repose le plus grand des savoirs et des pouvoirs. En plus du nombreux contrôle des trésoreries : des bibliothèques racontant l’histoire des anciennes générations, des anciennes gouvernances, des anciennes guerres, etc. Un palais si immense qu’il est, en lui-même, une cité d’érudits, éduqués pour enseigner les savoirs acquis. Aussi bien dire que tout homme possédant cette cité pourrait assouvir de grands desseins sur tout le continent. Concordia ne sait pas à quel point le monde n'est pas aussi joli et fleurissant et agréable qu'ici.
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Bendis

Bendis est une jeune fille des rues, ne possédant ni terre, ni couronne. Malgré tout, elle possède une énergie pétillante. Une vivacité d'esprit hors du commun. Elle est espiègle, ne manque pas de se faire remarquer dans les petites rues. Elle n'est pas native de la Cité Primordiale. Elle a été recueillie par un groupe de brigands/marchands alors qu'elle était toute jeune, à tendre les doigts pour des miettes de pain. Ils l'ont élevée comme une soeur, comme une amie. Elle connait la saleté des rues qui manquent d'entretien. Bendis aimerait devenir architecte. Elle est téméraire, casse-cou et généreuse.    

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Adelaide Kane :copyright:️ Emma Watson
Auriez-vous connaissance du méfait de votre ami?

La fille aux idées folles observe le chevalier qui s'adresse à elle. Dans un mouvement naturel, elle pousse le plus jeune dans son dos, pour qu'il soit hors de la vue de ces hommes. Elle ne répond pas immédiatement, daigne même chercher son ami en fuite des yeux. On l'a capturé. Et s'il se débat au début, il se calme rapidement, car il ne fait pas le poids. Mâchoire levée, yeux malicieux, elle hausse les épaules, prétextant ne pas savoir. Elle ne sait pas, c'est un fait. Mais elle préfère rester silencieuse avec classe, avec bravoure.

Un coursier d'un lointain royaume est arrivé ce matin, avec un livre important qui doit être ramené en lieu sur à la Grande Bibliothèque. Nous avons besoin de ce savoir faire pour la Cité.
Voilà qui est bien fâcheux... nargue-t-elle d'une voix mélodieuse, entre douceur et défiance.

Du coin de l'oeil, elle aperçoit son ami. Il est coupable jusqu'au bout des ongles. Il transpire le crime. Elle pourrait le défendre, prétendre qu'il n'a rien fait, mais ses mots ne seraient pas entendus. Il a commis un crime contre la cité, et voilà qu'on le coince. Il aurait dû faire plus attention. Il aurait dû courir plus vite pour qu'elle puisse le couvrir. Là, elle se demande si elle l'abandonne à son triste sort ou si elle ira à l'encontre des lois non écrites des siens pour l'aider.

Si vous aidez le voleur, vous serez traités comme tel. [...] Au contraire, si vous aidez la Cité, elle vous aidera en retour.
Je n'ai jamais demandé l'aide de qui que ce soit jusqu'à présent, pourquoi en aurais-je besoin aujourd'hui? rétorque-t-elle, faussement outrée ; elle est fière de se débrouiller toute seule.

Elle répond à l'homme uniquement pour gagner du temps, pour réfléchir à une échappatoire. Il aurait dû laisser le chevalier l'empoigner. Aucun ne sera laissera faire. Aucun n'avouera quoique ce soit. Et surtout, lui avouer l'importance de l'objet dérobé ne fait qu'attiser sa curiosité mal placée. Maintenant, elle veut voir ce livre, veux savoir où son ami l'a camouflé.

D'un geste rapide, elle incite le plus jeune à courir pour sa vie. Elle bouscule elle-même des passants au passage afin de se frayer un chemin, comme une voleuse. Elle se sent vivre, sans la peur qu'on la rattrape. Ça l'amuse, car elle pense pouvoir les semer et ne plus entendre parler d'eux : on les oubliera. Elle invite le plus jeune à se faufiler dans un étroit passage où lui seul est capable d'entrer. Des chevaliers la poursuivent, alors elle poursuit sa route sans savoir si son autre ami en a profité pour fuir. Elle se dirige à un endroit en particulier. Et lorsqu'on la rejoint, elle n'a qu'à tirer sur une corde pour que des sacs de farine vienne s'écraser sur ses poursuivants. Ceux-ci ouvrent dans un nuage de poussière. Elle est amusée de son propre méfait.

Malheureusement pour elle, au détour d'une rue, elle se retrouve face à face à des hommes qui transportent des planches de bois. N'ayant pas la rapidité de s'accroupir pour passer dessous, elle reçoit le bois de plein fouet au visage. Elle se retrouve plaquée au sol par la force de la gravité, une légère marque bleutée sur le front. Elle geint vaguement lorsqu'elle passe une paume sur sa tête dans un étau. Elle n'a pas le temps de se remettre de cette folle aventure qu'on la met sur ses pieds, comme si elle pesait une tonne. Elle est étourdie, oublie vaguement pourquoi elle courrait. On l'arrête pour avoir fait du grabuge dans les rues de la citadelle.

__________________

Elle trace des dessins invisibles sur le visage de l'enfant qu'elle garde précieusement au creux de son bras. Elle le regarde tendrement et avec amour depuis des heures, sans se lasser. Concordia rayonne sincèrement pour la première fois depuis longtemps. Malgré la perte des nombreux enfants, jamais elle n'a perdu son sourire ou sa vigueur. Elle a toujours tenu bon, s'est accrochée à la vie, à son besoin de devenir mère. Elle n'a jamais perdu la foi, malgré les jours sombres, malgré les funérailles, malgré le manque d'affection de son époux. Elle aurait aimé que Théobold soit différent, qu'il se sente aimé de sa personne. Son regard et de n'avoir su être celle qui le comble sincèrement. Mais elle est loin d'imaginer qu'elle est la victime de sa médiocrité. Désormais qu'elle tient le plus merveilleux trésor dans ses bras, elle se sait aimée. Le nouveau-né vient de boire à son sein, alors il se tortille dans l'attente de s'endormir. Cet accouchement l'a épuisée, pourtant, elle ne souhaite fermer les yeux, ne souhaite dormir. Elle veut le voir, s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un rêve. Cet enfant sans nom, car son époux n'est jamais venu, est réel, vivant, merveilleux. Il est précieux. Concordia ressent du bonheur, même après tout ce qu'elle a enduré, de difficile et de douloureux. Archibald l'a maintenue en vie par sa promesse qu'elle ferait une bonne mère.

La porte ouvre, après son accord, mais ses yeux ne se relèvent pas immédiatement ; l'enfant qui a poussé un gémissement retrouve une moue paisible ; elle l'observe se rendormir en toute sécurité, même s'il ouvre parfois ses yeux sensibles. Son corps se réchauffe au moment où elle aperçoit Archibald. Ce moment est parfait. Archibald est respectueux, la regarde comme un homme devrait la regarder. L'enfant mérite qu'on lui témoigne ce bonheur, lisible sur les traits de l'homme.

Je t'avais promis que la maternité te rendrait plus belle que tu ne l'a jamais été... [...] Es-tu sûre de vouloir de ma présence, Concordia?
En a-t-il déjà été autrement? répond-elle de sa voix douce, amusée, animée d'une nouvelle étincelle de vie.

Elle paraît sûre d'elle lorsqu'elle s'exprime. Elle est bien élevée, Concordia. Nombreux ont été ceux recevant son affection, par manque d'enfants à chérir. Les serviteurs la regardent dans les yeux sans la craindre. Elle discute souvent avec eux sans qu'ils ne se sentent dénigrés. Concordia n'a pas le sentiment de vivre entourée d'ennemis. Seul son époux est distant. Des mois qu'ils se croisent à peine : à quoi bon procréer alors qu'elle est déjà enceinte. C'est un cycle. Il s'éloigne sitôt le devoir accompli. Dire qu'elle ne ressent pas du soulagement en son absence serait un mensonge. Que Archibald puisse être le premier à voir l'enfant la comble de bonheur, qu'on la réprimande pour cette pensée odieuse.

C'est un garçon, qu'elle annonce, tout sourire. Approche.

Elle a confiance en lui, alors elle veut qu'il vienne s'asseoir sur le lit pour prendre le petit dans ses bras. Elle caressera le crâne de l'enfant une fois qu'il sera dans les bras de cet homme, à la fois doux et fort. Parce que s'il devait refuser poliment sa demande, elle ne lui laisserait pas le choix. Ses propres bras endoloris se reposeront et elle se rallongera contre les oreilles, bougeant à peine pour prendre conscience des sensations de son corps. Légère, elle respirera. Mais sa gorge se nouera de culpabilité, parce qu'elle s'ouvre à lui :

J'en portais deux, l'un n'a pas survécu... confie-t-elle tristement, mais, soucieuse et presque apeurée, elle ajoute : Archibald, je ne veux pas le perdre lui aussi.

Et pour ça, elle fera tout ce qui est nécessaire. Le blond pourra voir la détermination dans le regard de cette mère, une détermination féroce et suppliante. Le problème, malheureusement, c'est que le manque d'affection de la part de son époux ne la prive pas dans le considère comme le père de son enfant, ne l'empêche pas de se remémorer les rares moments où, oui, elle a souri grâce à lui.

On annonce, pendant ce temps, la mort du premier enfant à Théobald. Mais la triste annonce est rapidement suivie de félicitations, car un enfant a vu le jour. Un petit garçon, qui se porte à merveille, tout comme la mère qui n'en garde aucune séquelle. Elle est résistante, qu'on lui laisse savoir.

__________________

Bendis ouvre les yeux. Elle est dans une cellule plus propre que les endroits où elle s'allonge pour dormir. Sa tête est douloureuse, mais elle se désintéresse rapidement de cette sensation lorsqu'elle se lève d'un bond, tournant en rond dans sa cellule, s'approchant des barreaux forgés qui la maintiennent loin de son quartier. On l'a entreposée comme une jument. Elle colle son visage près des barreaux, devant, un long couloir, un couloir où les cellules ne sont placées que d'un côté. En face, un mur plein, avec fenêtre, qui donne une vue d'ensemble sur la cité.

Non... ils n'ont pas osé m'amener ici?
Bienvenue au palais, chérie, salue une voix dans la cellule à côté d'elle, un homme poli, bien vêtu, sagement assis, le dos contre le mur de sa propre prison.

Un homme qui n'a rien de pauvre, qui a été arrêté pour corruption, parce qu'il sait se servir de son intelligence. Le genre d'homme agréable à côtoyer, mais qui sait profiter des bonnes choses de la vie à son avantage. Mais la fille ne se laisse pas démonter, alors elle fouille dans ses vêtements pour trouver des bricoles. Elle force la serrure. Elle y met du temps, mais elle y parvient. Elle se glisse donc dans le couloir. L'homme daigne ouvrir un oeil pour la regarder, mais il se contente de sourire pour montrer que c'est un peu impressionnant. Elle ne saurait aller bien loin de toute façon. Bendis sourit, et demande, comme si ce n'était pas un crime :

Je vous ouvre la porte?

L'homme dit que c'est bon, il sortira bien assez vite.


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patrick

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Archibald
Archibald est chevalier pour la cour de la Cité Primordiale. Il fait régner l'ordre dans les murs de la cité des érudits, mais il sait aussi se dégourdir et protéger la Citadelle des démons extérieurs. Il est un extrêmement bon combattant, mais ses passions sont les arts : la musique, la peinture, le dessin. Il était prince d'une contrée lointaine avant d'être recueilli par son oncle et sa tante. Il aurait pu vivre un destin bien différent, si sa famille n'avait pas péri, si ses contrées n'avaient pas été brûlées par l'ennemi. Jamais il n'oubliera la noirceur et l'abrutissement des peuples lointain. C'est un homme qui n'aime pas la guerre, et qui y prend pourtant part pour protéger ceux qui le mérite. Le sacrifice, c'est un sens qu'il a bien plus que quiconque dans la Cité. Le coeur sur le main, mais surtout le coeur plein de sentiments pour une femme qui n'est pas la sienne. Archibald est amoureux de la femme de son cousin, depuis qu'elle est arrivée à la Cité Primodiale. Il est doux, se veut toujours réconfortant pour Concordia. Il est à la fois un membre de sa famille, à la fois le gardien de ses secrets. Malgré son coeur écrasé par un mariage sans amour, à but politique, Archibald sera toujours là pour être l'épaule sur laquelle il pleure. Pourtant, il est capable de la sacrifier aussi : parce qu'il ne soulèvera jamais son cousin, qui a toute sa sympathie et sa dévotion. Loyal, et fidèle à sa famille et aux érudits.
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Théobald

Il a l'âme d'un inventeur dans le corps d'un homme qui est bon à rien avec ses dix doigts. Théo aurait préféré naître dans la boue plutôt que dans les linges d'un bleu royal. Il aurait aussi préféré être capable de construire des choses, expérimenter des découvertes de toutes sortes, plutôt que de devoir être un homme de lettres. Le prince a marché dans les pas qu'on avait créé pour lui ; il fait parti de ceux qui règnent sur cet endroit. Il finira par être le seul dont la parole compte aux yeux des autres. Mais tous les sujets de la Citadelle sont, à ses yeux, des misérables qui ne méritent pas son temps. Il se sent enfermé comme un animal en cage, et pourtant, il maîtrise bien ses pensées aux yeux des siens. Malgré sa femme, malgré ses devoirs, Théobald fait tout dans l'ombre pour qu'il n'ait pas d'avenir caché ici : il est la cause de toutes les fausses couches que son épouse a pu faire. Il est la cause de ses maux, mais aussi de ceux de son cousin : il connaît les sentiments de ce dernier pour Concordia, mais n'en fais rien. Il laisse Archibald être là sur le plan sentimental, émotionnel, mais il garde le corps de sa femme pour lui. Théo serait pourtant bien heureux de ne plus être collé à elle, lui qui regarde l'horizon lointain avec envie. Son seul désir est celui de vivre des aventures, et pourtant, c'est la seule chose qu'il n'obtient pas.

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Bradley James | Daniel Sharman
Archibald se retrouve avec le bébé dans les mains, qu'il en est été digne ou pas. Qu'il ait souhaité le faire, ou pas. Qu'il ait cru nécessaire que le père porte l'enfant en premier, ou pas. Mais assit là, au bord de ce lit conjugal, il se sent mieux que nul part ailleurs. Parce qu'il est à ses côtés, parce qu'il tient l'enfant le plus parfait au monde, mais surtout parce que Concordia a les yeux posés sur lui malgré la fatigue. Archibald regarde ce petit bout d'être qui vient d'avaler son premier véritable repas. Il a une bouille d'ange, tout comme ses parents. Mais il n'a pas la noirceur de son père, cachée derrière ses prunelles bleues de nourrisson. Si son index caresse avec délice le visage du bébé, il ne peut s'empêcher de ressentir au plus profond de lui, la douleur de ne pouvoir embrasser cette femme pour la récompenser, pour lui montrer son amour. Mais ça ne l'empêche pas de poser un regard fier sur elle, et Archibald ne peut plus avoir autre chose qu'un sourire sincère et ému collé sur ses lèvres.

'' - J'en portais deux, l'un n'a pas survécu...'' confie-t-elle tristement, mais, soucieuse et presque apeurée, elle ajoute : '' Archibald, je ne veux pas le perdre lui aussi.''
" - Il n'arrivera rien à ton fils, Concordia. " Il comprend sa peine, Archi la ressent comme si c'était la sienne. L'oncle lâche son neveu d'un bras, parvient à le tenir naturellement comme s'il était pas pour ça ; tout ça pour glisser son pouce sur la joue tendue par la fatigue de la nouvelle mère. " Je te le jure sur ma vie. "

Une promesse qu'il pense tenir coûte que coûte. Mais qu'est-ce qu'il adviendrait si le père tentait de se prendre à l'enfant ? Serait-il capable de s'en prendre à son propre sang pour venger la perte de cette mère dont il est tant amoureux ?  Le blond est pourtant loin de cet état d'esprit. Il se contente de sourire en portant son attention sur l'enfant, mais tout autant sur la mère.

Pendant ce temps seuls, rien qu'à tous les trois, ils auront eu les conversations qu'elle aura voulu avoir. Archibald aura eu les mots les plus doux et les plus sincères possible pour lui apporter le bien et la sérénité dont elle a besoin. Tout ce qu'elle mérite de recevoir. Tout ce que le père devrait être en train de faire. Mais quoi qu'il arrive, Archibald posera la question qu'il a sur le bout de la langue, alors que lui connaît la propre réponse qu'il aurait donné s'il avait été dans sa position.

" - Tu as déjà un nom en tête, pour nommer ce petit prince?" Il se met légèrement à rire. Sa tête se tourne vers elle, et son visage se penche d'un quart, preuve que ce qui va suivre est dit avec humour sans rien enlever de son sérieux. " Futur roi de la Citadelle Primordiale. "

Mais le prochain roi est derrière la porte ; on entend déjà ses parents, le roi et la reine, féliciter le prince Théobald pour la naissance de son premier fils, l'héritier du trône. Le brouhaha des voix se fait entendre et oblige Archibald à redresser son visage vers le bois qui sépare le père de sa progéniture. C'est automatique ; le chevalier se lève du lit conjugal, caresse une dernière fois la joue du bambin avant de le remettre aux mains de sa mère. Fait-il cela pour que Théobald pense être le premier à tenir son fils ? Pourtant, les deux hommes connaissent déjà la vérité à peine Théo a-t-il refermé la porte derrière lui. Ils échangent un regard, les deux sont sur la même longueur d'onde.
_________________________

" - J'aurais cru votre tête plus dure que cela. " Archibald est surpris de voir la prisonnière en dehors de sa cellule. Il est heureux de tomber sur elle plutôt qu'un autre chevalier, ou pire, un garde de la Cité. Le blond se moque légèrement d'elle à cause du plan de fuite dont elle a user pour lui filer entre les doigts ; la pauvre fille a du caractère. " Mais elle est assez solide pour que vous soyez déjà entrain de parcourir la Citadelle... Je dois avouer que vos ressources sont exceptionnelles. Un vrai délice à contempler. "

Le blonde porte toujours son armure. Et même s'il n'a pas son épée à la main, il n'aurait pas besoin de bien longtemps pour l'attraper et s'en servir contre elle. Pourtant, il n'en a pas la moindre intention. Archibald se contente de poser sa main sur la pierre de la Citadelle. Son regard divague de sa silhouette féminine jusqu'à l'horizon par les fenêtres qui donnent sur l'extérieur. Un soupire s'échappe de ses lèvres ; il aime contempler ce paysage, cette Cité, comme il se dit qu'il aimerait voir le pays où il est né. Tout ça lui semble lointain, mais une part de lui doit reconnaître qu'il sait ce que c'est, de se sentir étranger à la Cité Primordiale. Lorsqu'il était plus jeune, tout fraîchement arrivé, apeuré par ce qu'il a connu sur ses terres, il s'était senti seul et abandonné. Heureusement, Théobald avait été la pour lui. Pour le soutenir. Il ne s'est jamais vraiment senti lui-même, jusqu'à ce qu'un an plus tard, on lui ramène sa sœur. Ce n'est qu'à ce moment là que la Cité Primordiale est devenue son foyer.

" - Je sais, que ça peut être difficile parfois. Mais je ne suis pas votre un ennemi. " Archi tourne la tête vers elle, un mince sourire traverse ses lèvres. " Votre don pour manier quelconque outils," Par là, le chevalier désigne le fait qu'elle ait pu crocheter une serrure dite imprenable. " me laisse croire que vous pourriez être l'inventeur de l'objet retrouvé en ville. Qui a fait de beaux dégâts, si vous voulez mon avis... "

Une pointe de fierté peut être entendue dans sa voix. C'est parce que Archibald est capable de reconnaître le génie lorsqu'il le croise dans les yeux de quelqu'un. S'il en est capable et surtout de l'apprécier, c'est parce qu'il voit le même pétillement dans les yeux de son cousin depuis qu'ils sont enfants. S'il s'intéresse un minimum à toutes ces inventions nouvelles, c'est uniquement grâce à son frère de coeur. C'est de l'art, différent du sien, qu'il ne comprend pas toujours. Mais les merveilles du monde extérieur sont si belles et intrigantes.

" - Je peux vous proposer un marché. Si vous me dites où trouver ce que je recherche... " Là, il lâche le mur. S'en décolle, pour se tourner complètement vers la fille ; elle pourrait s'enfuir en courant depuis le début, mais en quelques bonnes enjambées, Archibald l'aurait rattrapé. " Vous ressortirez avec vous deux amis. Vous aurez aussi la chance de faire partie de l'équipe qui travaillera sur le projet... Ne voudriez vous pas avoir la chance de mettre vos dons à profit de la société ? Surtout qu'une machine volante de la sorte n'a encore été jamais vu par chez nous."

Car c'est de ça dont il s'agit dans le livre dérobé ; un dirigeable usant de la magie de la vapeur d'eau. Tant de choses à apprendre, tant de choses que Théobald voudrait découvrir lui aussi.
_________________________

" - Merci d'avoir prit soin de ma femme, mon frère. " Théo prononce ces mots à haute voix, assez fort pour que son épouse entende, mais pas suffisamment pour que sa voix traverse le bois de la porte. " Qu'est-ce que l'on serait sans toi."

Théobald semble si sincère dans ses paroles, alors qu'il relâche son cousin après l'avoir tenu fermement entre ses bras. Il frappe son épaule d'une manière amicale, et se décalé pour faire face à sa femme. A son enfant. D'abord, il ne pipe pas mots en sa direction. Mais il précise bien à Archibald qu'il peut rester, que sa présence n'est pas un problème.

C'est sa manière de les dominer tous les deux ; dans sa bonté, avec son visage charitable. Mais Théo n'est pas comme il paraît l'être au premier abord. Il a beau sourire, tout ce qu'il ressent à l'intérieur est bien différent. Il est en colère, dégouté de ce qu'il voit. A ses yeux, Concordia n'est pas belle avec ce bambin contre la poitrine. Il voit qu'elle attend tant dans son regard. Elle est aimable lorsqu'elle écarte les cuisses et encore, il préférerait ne pas avoir à la toucher.

Pourtant, il s'approche du lit. Ne s'assoit pas là où il voit la marque laissé par son cousin. Non, Théobald n'a pas non plus un mot doux pour sa femme. Il se contente d'une caresse sur ses cheveux, comme si c'était suffisant. Puis, il lui prend l'enfant comme si elle n'était pas digne de le porter. Comme s'il l'aimait déjà cet enfant. Mais il n'en est rien. Théo le porte dans ses bras comme Archi a pu le faire, mais il n'y a pas tout l'amour, tout le respect que le blond y a mit. Non, le père se contente d'aller à un bout de la chambre, là, tournant le dos au reste de sa famille. Si de là, on pourrait croire qu'il est doux avec l'enfant présentement endormi, il se contente de le regarder sans le moindre sourire.

" - Lui as-tu trouver un nom ? " Qu'il demande, lui aussi, tout en sachant qu'il contrera ses désirs. Théo parle, prononce ces mots, non dans l'espoir de connaître son avis, mais de lui couper l'herbe sous le pied. Alors il attend que sa femme réponde, puis reprend, comme si de rien était. " J'aime beaucoup Léonard... Ça casserait cette vieille tradition de notre famille. "

Les hommes de leur famille portent tous le même suffixe à leurs noms. Il veut casser ça. Même s'il ne veut pas de cet enfant. Et Théo se dit que, ce n'est pas parce qu'il est en vie aujourd'hui, qu'il le sera prochainement. Alors même s'il se prononce pour le nom, il n'éprouve pas de bons sentiments pour son enfant. Léonard, c'est le nom d'un inventeur particulier qu'il apprécié particulièrement. Qui fait parler de lui via une autre contrée.

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Concordia, Bendis, Archibald et Théobald ― The possession of anything begins in the mind Empty

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Concordia
Concordia est le prénom attribué à l’enfant de l’Union. Pour faire la paix, mais également pour répandre leur gouvernance, deux royaumes ennemis ont célébré un mariage et donné naissance à Concordia. Elle était l’espoir d’un monde meilleur. Qu’elle soit femme était une bénédiction, car elle allait pouvoir enfanter et faire perdurer l’alliance des nombreuses cités sous leur pouvoir. On l’a logée à l’épicentre des peuples, la Cité Primordiale, là où repose le plus grand des savoirs et des pouvoirs. En plus du nombreux contrôle des trésoreries : des bibliothèques racontant l’histoire des anciennes générations, des anciennes gouvernances, des anciennes guerres, etc. Un palais si immense qu’il est, en lui-même, une cité d’érudits, éduqués pour enseigner les savoirs acquis. Aussi bien dire que tout homme possédant cette cité pourrait assouvir de grands desseins sur tout le continent. Concordia ne sait pas à quel point le monde n'est pas aussi joli et fleurissant et agréable qu'ici.
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Bendis

Bendis est une jeune fille des rues, ne possédant ni terre, ni couronne. Malgré tout, elle possède une énergie pétillante. Une vivacité d'esprit hors du commun. Elle est espiègle, ne manque pas de se faire remarquer dans les petites rues. Elle n'est pas native de la Cité Primordiale. Elle a été recueillie par un groupe de brigands/marchands alors qu'elle était toute jeune, à tendre les doigts pour des miettes de pain. Ils l'ont élevée comme une soeur, comme une amie. Elle connait la saleté des rues qui manquent d'entretien. Bendis aimerait devenir architecte. Elle est téméraire, casse-cou et généreuse.    

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Adelaide Kane :copyright:️ Emma Watson
Je te le jure sur ma vie.

Elle hoche la tête à cette promesse. Ses craintes ne quittent pourtant pas son cœur. Perdre tous ces petits êtres qu'elle n'a jamais eu la chance de connaître, ça laisse des séquelles, des cicatrices invisibles. La caresse à sa joue est tendre pourtant. Ses paupières se ferment. Sa joue reste tendue. Elle reçoit peu de tendresse. Archibald est un pansement sur ses maux. Et parce qu'elle est à l'aise en sa présence, elle est capable de fermer les yeux à quelques occasions, parce qu'il prend soin du petit être. Mais chaque fois que c'est possible, qu'elle ne fatigue pas trop, elle le regarde, non pour le surveiller, mais plutôt pour l'admirer. Être en sa présence est un réconfort. Elle lui demande un service, celui de trouver un livre qu'elle pourra lire à son enfant pour l'endormir, mais aussi pour qu'il puisse entendre une voix qui le fera voyager dans ses petits songes fertiles, frétillants.

La question incontournable finit inévitablement par quitter les lèvres du chevalier. Elle aimerait sourire et lui partager l'identité de ce poupon, mais dans un silence absolu, elle observe sa progéniture qui attend encore l'approbation de son père. Un père qui ne saurait l'aimer. Elle secoue la tête. Par là, il comprendra que le choix n'a pas encore été fait, que Théobald n'est pas encore venu quérir de ses nouvelles. Concordia n'est ni aimée ni désirée ni respectée. Archibald sait lui offrir toutes ces belles choses par sa présence ― car nul besoin de la toucher, sa bienveillance est palpable et diffuse dès qu'il est à ses côtés. L'enfant semble si bien dans les bras de cet homme, qu'avec la fatigue, elle lui avoue naturellement :

Il t'aimera assurément autant que moi.

Mais dans la précipitation des voix, le petit revient dans les bras de sa mère. La porte ouvre. Cette fois, c'est son époux qui entre dans la pièce. Son regard est doux à l'intention des parents qu'elle entrevoit dans le couloir. Sa gorge se noue à la vision de cette complicité entre les deux hommes. Théobald est doté d'un charisme incroyable. Elle a été charmée dès leur première rencontre. Pour plusieurs raisons, elle se sent rejetée, pourtant elle ressent quand même une once de bonheur à le voir, à tenir cet enfant qu'il ne désire pas. Comment pourrait-elle seulement savoir? Ça contribue à nouer davantage que sa gorge : parce que ses propres sentiments disparaissent, mais qu'elle fait l'effort de continuer pour l'Union. Si elle avait la permission d'en aimer un autre... Ce serait plus simple si Théobald lui témoignait de l'amour.

Elle a honte du bonheur ressentie lorsqu'elle voit Théobald remarquer la marque dans le lit laissée par la présence de son cousin. Et si elle glisse légèrement le pied sur le côté, elle peut encore ressentir sa chaleur. Mais ce bonheur est de courte durée : il caresse sa tête. Dans un léger mouvement de recul, elle plisse le nez. Son coeur se serre. L'odeur du bébé est tout ce qui emplit ses narines depuis qu'elle le tient dans ses bras. Et l'odeur florale, aux flagrances sexuelles, qu'elle peut renifler au contact de Théobald, lui donnent la nausée. Elle se laisse pourtant flattée. Il prend l'enfant. Elle le regarde faire, le regarde se déplacer. Elle n'est pas à l'aise. C'est son enfant. Se divertissait-il encore?

Lui as-tu trouver un nom?
Non, j'attendais ton retour, où étais-tu? elle le sait.
J'aime beaucoup Léonard... [...]
Léonard, c'est un joli prénom, qu'elle répond seulement. Rends-le moi, s'il te plaît.

Plus vite elle lui donnera raison, plus vite l'enfant reviendra dans ses bras. Léonard conviendra, du moment que cet enfant est choyé. Le bras de Concordia est tendu, signe qu'elle attend avec impatience qu'il lui redonne l'enfant. Et si Théobald concède, elle s'allongera avec le petit, de manière à faire dos à la porte, prétextant être épuisée pour dormir, pour garder cet enfant contre son coeur. Elle souffre déjà qu'il puisse avoir baisé avec d'autres. Pour une fois, elle se permet de ressentir cette pointe de colère. L'enfant est vivant. Mais s'il devait refuser de lui tendre l'enfant, soi-disant pour le présenter à sa famille, elle ne saurait fermer l'oeil, ne saurait quitter son lit pour quelques heures encore. Physiquement, elle doit se reposer.

__________________

Je dois avouer que vos ressources sont exceptionnelles. Un vrai délice à contempler.
Et je dois vous avouer que vous êtes très aimable, pour un chevalier, c'est un compliment, qu'elle le remercie, d'un ton arrogant, mais également très sincère.

Et si lui regarde l'horizon, ses propres yeux curieux examinent le couloir. Elle cherche un moyen de fuir en laissant son esprit imaginer mille et une solutions. Mais le chevalier enchaîne.

― [...] votre dont pour manier quelconque outil [...] me laisse croire que vous pourriez être l'inventeur de l'objet retrouvé en ville [...] de beaux dégâts [...] vous ressortirez avec vous deux amis [...] l'équipe qui travaillera sur le projet [...] une machine volante.

Ses pupilles intriguées sont depuis longtemps posées sur le chevalier. En quelques mots, il est parvenu à capter son entière attention. Elle ne cherche pas à fuir. Elle se demande surtout : pourquoi lui demande-t-on son aide alors qu'une poignée d'hommes serait apte à la tâche? Il trouve qu'elle a du talent. Elle sourit, pleine de fierté. Oui, elle est le cerveau derrière cette fabrication. Mais la fierté est rapidement remplacée par l'importance du projet qu'il mentionne. Le genre d'opportunité qui ne pourrait se présenter qu'une fois dans une vie. Bendis mime réfléchir, mais elle se pince déjà les lèvres d'amusement, les yeux plissés, comme si elle devait se méfier

Je le ferai pour assouvir ma seule soif de connaissance, lâche-t-elle enfin, ne ressentant pas le besoin de réfléchir davantage.

Non, elle ne le fait pas uniquement pour son seul désir d'approfondir ses connaissances révolutionnaires, même si ce besoin s'est toujours fait ressentir au plus profond de son être. Elle est égoïste, dans la mesure où elle sait penser à elle. Néanmoins, elle a toujours été là pour soutenir ses amis, pour voler pour son groupe. Mais est-on si généreux lorsqu'on vole aux plus riches pour donner aux plus pauvres? Et il y a ces fois où... ils ont volé pour donner aux plus riches, pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. S'est-elle déjà sentie coupable de dérober à autrui? Bonne question. Elle sait se convaincre qu'elle est généreuse, parce qu'elle est joyeuse. Mais depuis toute petite, elle a toujours voulu accomplir de grandes choses. Elle a toujours voulu voir ses œuvres ailleurs que sur les papiers qui tombaient entre ses mains. Des créations gigantesques, fonctionnelles, voilà ce qui la fait rêver en couleur.

Selon mes conditions, qu'elle s'autorise à dire : parce que vous n'avez pas encore ce livre.

Des conditions qu'elle énumère sur le champ. Elle demande à voir ses amis qui ont été capturés avant d'énoncer ses demandes. Elle souhaite que ses amis soient libérés et qu'on leur verse remboursement pour ce mauvais traitement. Une somme adéquate, de quoi les nourrir et les vêtir longtemps. Mais surtout, elle demande la possibilité d'avoir accès à tous les livres qu'elle souhaite, quand elle le souhaite. Ce point n'est pas discutable. Et elle veut être convenablement logée. Elle exige, sans ressentir qu'il s'agit d'une aide qu'elle demande. C'est son paiement pour l'aide qu'elle offrira. Et si ses demandes sont approuvées, elle demandera à son ami de lui indiquer l'endroit où se trouve le livre dérobé. Livre qu'il se résignera à donner, car lui le gardait uniquement pour être payé. Un simple voleur. Donc si les demandes sont approuvées, Bendis récupérera l'objet derrière la brique d'un mur, là où est construit un pont de pierre surplombant le principal fleuve qui traverse la citadelle. Elle le lui remettra en main propre, à ce chevalier.  

__________________

Dès les nouvelles premières lueurs du jour, Concordia est réveillée et fraîche. Elle ne saurait dire à quel moment elle s'est endormie, exténuée, ni même si Théobald a dormi à ses côtés. Avec Léonard dans les bras, elle se présente sur l'un des immenses balcons surplombant la citadelle, là où pousse la végétation. Des fleurs décorent les passerelles et des vignes grimpent sur les murs du palais. La journée promet d'être ensoleillée. Une énorme table est positionnée sur le balcon, garnie de nourriture pour le petit-déjeuné. La famille royale est déjà là, notamment Théobald. Et on ne manque pas de faire savoir à Concordia qu'elle est rayonnante, en forme. À table, ça parle d'un projet qui verra bientôt le jour. Elle prend place sur l'une des chaises disponibles.


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Archibald
Archibald est chevalier pour la cour de la Cité Primordiale. Il fait régner l'ordre dans les murs de la cité des érudits, mais il sait aussi se dégourdir et protéger la Citadelle des démons extérieurs. Il est un extrêmement bon combattant, mais ses passions sont les arts : la musique, la peinture, le dessin. Il était prince d'une contrée lointaine avant d'être recueilli par son oncle et sa tante. Il aurait pu vivre un destin bien différent, si sa famille n'avait pas péri, si ses contrées n'avaient pas été brûlées par l'ennemi. Jamais il n'oubliera la noirceur et l'abrutissement des peuples lointain. C'est un homme qui n'aime pas la guerre, et qui y prend pourtant part pour protéger ceux qui le mérite. Le sacrifice, c'est un sens qu'il a bien plus que quiconque dans la Cité. Le coeur sur le main, mais surtout le coeur plein de sentiments pour une femme qui n'est pas la sienne. Archibald est amoureux de la femme de son cousin, depuis qu'elle est arrivée à la Cité Primodiale. Il est doux, se veut toujours réconfortant pour Concordia. Il est à la fois un membre de sa famille, à la fois le gardien de ses secrets. Malgré son coeur écrasé par un mariage sans amour, à but politique, Archibald sera toujours là pour être l'épaule sur laquelle il pleure. Pourtant, il est capable de la sacrifier aussi : parce qu'il ne soulèvera jamais son cousin, qui a toute sa sympathie et sa dévotion. Loyal, et fidèle à sa famille et aux érudits.
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Théobald

Il a l'âme d'un inventeur dans le corps d'un homme qui est bon à rien avec ses dix doigts. Théo aurait préféré naître dans la boue plutôt que dans les linges d'un bleu royal. Il aurait aussi préféré être capable de construire des choses, expérimenter des découvertes de toutes sortes, plutôt que de devoir être un homme de lettres. Le prince a marché dans les pas qu'on avait créé pour lui ; il fait parti de ceux qui règnent sur cet endroit. Il finira par être le seul dont la parole compte aux yeux des autres. Mais tous les sujets de la Citadelle sont, à ses yeux, des misérables qui ne méritent pas son temps. Il se sent enfermé comme un animal en cage, et pourtant, il maîtrise bien ses pensées aux yeux des siens. Malgré sa femme, malgré ses devoirs, Théobald fait tout dans l'ombre pour qu'il n'ait pas d'avenir caché ici : il est la cause de toutes les fausses couches que son épouse a pu faire. Il est la cause de ses maux, mais aussi de ceux de son cousin : il connaît les sentiments de ce dernier pour Concordia, mais n'en fais rien. Il laisse Archibald être là sur le plan sentimental, émotionnel, mais il garde le corps de sa femme pour lui. Théo serait pourtant bien heureux de ne plus être collé à elle, lui qui regarde l'horizon lointain avec envie. Son seul désir est celui de vivre des aventures, et pourtant, c'est la seule chose qu'il n'obtient pas.

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Bradley James | Daniel Sharman
Théobald ne répond pas à la question au sujet de ses occupations lors des dernières heures. Il aurait du être présent auprès de sa femme lors de son accouchement, mais ça n'est plus le cas depuis bien longtemps. Alors il devrait être plus aimable, plus tendre, plus aimant envers celle qui vient de donner la vie. Il impose le nom, et elle voudrait imposer de récupérer l'enfant. Mais Théo met un certain temps à se tourner pour la regarder.

" - Rends-le moi, s'il te plaît.."
" - Tu dis ça, comme s'il n'était pas le mien. " Un léger rire passe la barrière de ses lèvres, comme si cette touche d'humour était donnée au moment opportun. Il tient toujours l'enfant dans ses bras, mais il n'avance pas vers le lit. " Tu as besoin de repos. Et il a besoin de rencontrer les siens."

Le regard de Théobald se pose sur son cousin ; il est témoin de la scène depuis le départ et une boule s'est formée dans la gorge d'Archibald. Il n'aime pas la façon dont son cousin se comporte avec sa femme, ça lui crève le coeur, ça lui fait mal. Mais il reste à sa place, là pour lui et là pour l'écouter pleurer. Pour aider Concordia comme il le peut. Ils se toisent longuement, comme si Théobald cherchait à prendre le dessus sur lui, mais un rire s'échappe des lèvres du nouveau père. Ce qui aurait pu détendre l'atmosphère fait peser un poids un peu plus lourd sur les deux autres.

" - Tu peux rester là si tu le désirs, cousin. Mais dis-moi, as-tu retrouvé le bien de notre cité ?"

Un signe positif du menton de la part de Archibald met une réponse à la question du cousin. Ils ont récupéré le livre volé, mais ils ont récupéré plus que ça encore. Parfois, le talent vaut mieux que de longues explications. Théobald serait d'accord avec les pensées de son cousin, parce qu'il a l'esprit pour créer sans en avoir les doigts. Son plus grand malheur.

" - Le livre est retourné là où il aurait dû être. Mais nous avons rencontré un léger contretemps..."
" - Arf, tant que tu as récupéré notre bien. Peu importe ce que cela nous a coûté, nous en parlerons demain."

D'un signe de tête, Archibald s'écrase devant son cousin. Ils ne parleront pas de ça ce soir. En réalité, c'est le dernier moment où ils se croiseront tous les deux. Et si Théobald fait le tour du lit, il ne rend pas l'enfant à Concordia comme il a pu l'insinuer plus tôt. Non, il se contente de passer à côté d'Archi, qui n'ose alors pas regarder l'enfant alors que le père ouvre la porte. Elle se referme derrière lui, et déjà, on entend les voix qui s'exclament à la présentation du futur roi. Pourtant, on entend bien rapidement un silence à la suite de l'évocation du nom : Léonard. Ca choque les siens, parce qu'ils n'ont pas respecté la tradition familiale, mais personne n'a son mot à dire.

Archibald lui, est resté là. Le regard triste posé sur Concordia qui aurait voulu récupérer son fils pour se reposer. Il ressent, il voit, qu'elle ne pourra pas fermer l'oeil de suite sans avoir récupéré son nourrisson. Mais la réalité est qu'il est en sécurité avec les siens, des yeux autre que ceux de Théobald posés sur lui. Une attention bonne, contrairement à celle du père. Et tout ce qu'il parvient à faire paraître dans son regard, Archibald, c'est qu'il est désolé pour elle. Le chevalier pense du fond du coeur, qu'il aurait fait tellement mieux. Que c'est un devoir, d'aimer sa femme plus que Théobald ne le fait.

La porte s'ouvre de nouveau sans leur laisser le temps d'être seuls : Amalia entre. Une femme belle, au visage angélique, aux cheveux blonds et longs toujours parfaitement coiffés. Elle est douce, la soeur d'Archibald. Elle lui ressemble, pourtant, elle porte la joie de vivre sur son visage au contraire de son frère. Elle lui caresse la joue, mais déjà, elle s'approche pour féliciter et embrasser elle-même la nouvelle mère : c'est Amalia qui entre pour prendre soin de Concordia, pour lui donner, pour lui faire, peu importe ce dont elle aurait besoin. Amalia n'est pas une servante, pourtant, elle veut donner en retour pour tout ce qu'on lui a offert dans cette cité. Elle aime sa famille, particulièrement Concordia. Alors, Archibald s'éclipse, la boule toujours coincée au fond de sa gorge.
_________________________

Théobald est assit à la table du petite déjeuner, le nez caché dans son verre forgé lorsque sa femme passe par la fenêtre le nourrisson entre les bras. S'il n'a pas passé la nuit avec elle, il n'a pourtant pas été accompagné. Théobald, il a passé une partie de la nuit dans la grande bibliothèque, à tourner les pages de cet ouvrage fraîchement récupéré la veille. Quelle perte cela aurait été pour la Cité, de ne pas l'avoir pour partager les découvertes et machines des autres contrées. Il détourne le regard vers ce qui se passe en bas dès lors qu'on s'adresse à Concordia pour la féliciter. Des grains de raisin dans la main, il mange, enfoncé dans le fauteuil du prince : il n'escompte pas récupérer le bébé aujourd'hui. Il voudrait qu'il soit déjà mort.

" - Qui est donc la dame au bras de mon cousin ? " Qu'il demande à voix haute, peu importe la conversation qui s'est faite autour de la table. Amalia se lève et se penche directement au balcon pour voir de ses propres yeux ce que son cousin voit. " Je ne crois pas l'avoir déjà vu dans la Citadelle..."
" - C'est la romano qui lui a ramené le savoir volé hier." Le roi répond, alors que le silence s'est installé à table. " Nous avons passé un marché avec elle. Elle a retrouvé le livre en échange d'un poste sur la construction du premier dirigeable de la Cité Primordiale." Il a l'air fier, on l'applaudit à table comme si le roi était à la tête de toutes ces idées.
" - 'Retrouvé'," Qu'il se moque, en se disant bien qu'elle doit être la voleuse, et qu'elle s'est jouée de la famille royale pour obtenir ce qu'elle souhaite. " tu veux dire par là qu'elle nous a offert quelque chose qui nous appartient, pour obtenir ce qu'elle désirait. Je ne crois pas avoir autorisé qu'on accepte des romanos sur le chantier..."
" - Et je suis toujours le roi, mon fils." Son père le coupe, d'un coup de poing sur la table. Théobald tourne alors un visage vers lui, un faux sourire aux lèvres, disant qu'il est bien au courant de ça. " Tu travailleras avec le petit peuple, que tu le veuilles ou non. Si tu avais été capable de le construire toi-même, une vie ne t'aurais pas suffit. Alors laisse Archibald gérer ces histoires. Il s'en sort très bien."

Théobald a levé les yeux au ciel, même s'il a dit être d'accord avec son père à ce sujet. Archibald est quelqu'un de fiable, quelqu'un à qui on peut faire confiance. Et parmi tous ces gens, il n'y a qu'envers le blond que le bouclé peut donner toute sa confiance. Il donnerait tout à Archibald si c'était possible. Ses yeux finissent par quitter le spectacle d'en bas pour se concentrer sur sa femme. Sur elle. Pas sur l'enfant. Et il s'est redressé pour lui servir le petit déjeuner qu'elle mérite comme s'il en avait envie. Un verre de jus d'orange fraîchement pressé, un baiser sur la tempe, et lui se contente de rester debout pour déguster des fruits : il voudrait être ailleurs, même à la place de son cousin.
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" - J'espère que votre nuit a été meilleure que les précédentes." Archibald se permet une touche d'humour, face à Bendis. " Êtes-vous prête ? Il est l'heure..."

Il est venu la chercher, dans la petite maisonnette qui lui a été donné à partir de la veille. Une seule pièce, propre, avec un lit et une grande baignoire qui, dans ces temps, sert à de nombreuses choses. Des draps propres, des vêtements. De quoi se nourrir. Tout ce que Bendis a exigé la veille, ce que Archibald lui a offert. Il n'y avait qu'une condition à tout cet échange : que ce lieu de vie soit uniquement le sien, pas celui des deux autres. Et la porte, et l'unique fenêtre, ont été surveillé par deux gardes tout le long de la nuit. Les deux autres garçons ont été libéré, ils ne seront pas poursuivit plus pour le vol alors que le plus vieux aurait pu perdre une main. Il est là, tendant la main à la femme correctement apprêtée, pour la conduire là où ses rêves prendront vie.

Ils ont du traverser la cour, pour ça. C'est à ce moment-là que la famille royale l'a vu en compagnie d'une femme douce. Il n'est jamais vu en compagnie d'une femme, hormis celles de sa famille. Ca fait parler le petit peuple comme les plus érudits, mais il se contente de la conduire dans la pièce la mieux surveillée de toute la Citadelle : elle est belle, elle est grande, lumineuse, aux nombreuses fenêtres qui donnent sur l'extérieur. La bibliothèque est immense, des milliers de livres sont sur des étagères. Mais une immense table de bois trône au milieu de la pièce, de tout son long. Comme un énorme plan de travail où tous les érudits, tous les inventeurs se rendent pour travailler. On met à leur disposition tout le matériel nécessaire. On leur apportera ce qui leur manque. Mais sur la table, il y a une boite qui fut scellée hier ; l'objet qui était avec le livre, l'objet qui n'a pas pu être dérobé.

" - Vous serez fouillée à chaque fois que vous sortirez d'ici..." Archibald se moque, doucement, avec un sourire en coin de ses lèvres. " Mais comme promis, vous aurez accès à tout le savoir que vous désirez." Sa main attrape l'ouvrage qui a été récupéré prêt du pond hier, et le fait tomber à côté de la boîte. " J'espère que vous saurez en profiter."

Archibald a laissé Bendis là, parce qu'il a d'autres choses à faire. Mais deux chevaliers gardent l'unique sortie de la bibliothèque magique. Elle ne pourrait s'enfuir sans casser une immense fenêtre, car elles ne s'ouvrent pas, hormis à plusieurs mètres du sol. Mais les deux cousins ont échangé leur place, sans s'en douter pour le blond. Il est arrivé à la table du petit déjeuner à l'air libre, alors que Théobald a déjà filé. On le félicite pour avoir récupéré l'ouvrage important, mais il prend place à la table en mimant que ce n'est rien. On lui apporte ce qu'il mange quotidiennement, alors que ses yeux se posent directement sur Concordia est l'enfant. Il sourit, tendrement, avec amour.

" - Souhaites-tu que je t'en soulage pour que tu puisses terminer dignement ton repas ?" Qu'il demande avec douceur, en parlant du jeune Léonard. " La nuit semble t'avoir reposé."

Pendant ce temps, Théobald arrive dans le couloir qui mène à la bibliothèque. Il sursaute lorsqu'il voit quelque chose foncer droit sur lui : une sorte d'oiseau qui émet un cliquetis étrange, dont une fumée semble s'échapper. C'est la petite machine à vapeur qu'on leur a envoyé avec le livre : déjà monté, l'oiseau n'était un entraînement pour faire comprendre le principe de cette nouvelle énergie. Et si Théobald n'a pas été capable de le mettre en marche de toutes les heures qu'il a passé dessus cette nuit, son coeur manque en battement de bonheur en découvrant que quelqu'un y est parvenu. Un maigre sourire se dessine sur ses lèvres lorsque son regard se pose sur la porte de la bibliothèque. Théobald, il finira par y entrer après avoir récupéré la petite machine : Bendis n'est désormais plus seule à l'intérieur.
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Concordia
Concordia est le prénom attribué à l’enfant de l’Union. Pour faire la paix, mais également pour répandre leur gouvernance, deux royaumes ennemis ont célébré un mariage et donné naissance à Concordia. Elle était l’espoir d’un monde meilleur. Qu’elle soit femme était une bénédiction, car elle allait pouvoir enfanter et faire perdurer l’alliance des nombreuses cités sous leur pouvoir. On l’a logée à l’épicentre des peuples, la Cité Primordiale, là où repose le plus grand des savoirs et des pouvoirs. En plus du nombreux contrôle des trésoreries : des bibliothèques racontant l’histoire des anciennes générations, des anciennes gouvernances, des anciennes guerres, etc. Un palais si immense qu’il est, en lui-même, une cité d’érudits, éduqués pour enseigner les savoirs acquis. Aussi bien dire que tout homme possédant cette cité pourrait assouvir de grands desseins sur tout le continent. Concordia ne sait pas à quel point le monde n'est pas aussi joli et fleurissant et agréable qu'ici.
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Bendis

Bendis est une jeune fille des rues, ne possédant ni terre, ni couronne. Malgré tout, elle possède une énergie pétillante. Une vivacité d'esprit hors du commun. Elle est espiègle, ne manque pas de se faire remarquer dans les petites rues. Elle n'est pas native de la Cité Primordiale. Elle a été recueillie par un groupe de brigands/marchands alors qu'elle était toute jeune, à tendre les doigts pour des miettes de pain. Ils l'ont élevée comme une soeur, comme une amie. Elle connait la saleté des rues qui manquent d'entretien. Bendis aimerait devenir architecte. Elle est téméraire, casse-cou et généreuse.    

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Adelaide Kane :copyright:️ Emma Watson
Elle est heureuse pour le savoir retrouvé, qu'importe si un voleur l'avait précédemment en sa possession. Concordia aime que cette cité puisse s'épanouir, même si Théobald ne lui parle pas ouvertement de ce projet. Il préfère la tenir dans l'ignorance. Alors si elle a des questions, elle doit parler à d'autres. Mais elle devait surtout se concentrée à sa grossesse, son accouchement, et maintenant à cet enfant. Mais en ce qui concerne l'aide reçue, Archibald sait gérer ces choses. Comme le roi, Concordia aurait accepté cet accord. Un accord qui ne semble pas ravir son époux. Elle aime qu'on le remette à sa place. C'est un plaisir doux, sans méchanceté, qui lui fait avoir un sourire, qu'elle prétend offrir à son enfant. Il le mérite. Concordia remercie son époux lorsqu'il met la nourriture et le jus d'orange devant elle. Pourtant, lorsqu'il se retrouve debout non loin d'elle, elle tend les doigts pour toucher les siens, sans le regarder. Ils ne s'entrelacent pas, ne restent pas connectés longtemps, mais au fond d'elle, elle en avait besoin. Qu'importe qu'il ait retiré sa main, qu'importe qu'il l'ait ignorée. L'arrivée de Archibald échasse les mauvais nuages.

―  Souhaites-tu que je t'en soulage pour que tu puisses terminer dignement ton repas? une demande qui fait grandement sourire Concordia, parce que Archibald s'intéresse à cet enfant avec un intérêt non-dissimulé.
Avoir un enfant dans les bras n'est pas un fardeau, qu'elle se moque doucement, parce qu'elle se sent digne de le tenir, mais elle se lève déjà alors qu'il dit qu'elle semble bien reposée.
Semble-t-il.

Elle n'entre pas dans les détails. La famille royale n'a pas besoin de savoir que Théobald ne lui offre pas l'attention dont elle a besoin ni même qu'elle ne se sent pas à l'aise lorsqu'il tient le bambin. Elle doit essayer de mettre ses appréhensions de côté. Elle essaiera, sans savoir si elle pourra le faire. Elle aimerait trouver beau Léonard dans les bras de son époux. Mais dès lors qu'elle repense à son odeur de la veille, elle sent sa gorge se nouer. Heureusement que la vie est bonne, au palais. Concordia arrive à se complaire parmi ces gens différemment. Chacun lui apporte gaieté et réconfort à leur façon. Mais alors qu'elle se déplace pour rejoindre Archibald, on s'inquiète qu'elle puisse faire des efforts physiques si rapidement, qu'Archibald aurait pu se lever pour le prendre. Un doux rire quitte ses lèvres. Non, tout est supportable.

Vous semblez oublier que je n'en suis pas à mon premier accouchement, qu'elle se moque en toute amabilité, mais avec vraisemblance.

Effectivement, les accouchements ont été nombreux. Mais c'est la première fois qu'elle tient un enfant vivant. Juste pour ça, ça vaut la peine qu'on se lève.

Si Amalia n'était pas entrée dans la pièce, la veille, Concordia se serait effondrée au départ de Archibald. Elle a regardé la porte se fermer derrière lui, espérant qu'il reste. Les secondes ont passé, les minutes ont passé, et Théobald n'est pas revenu avec l'enfant. Sa poitrine était lourde, mais elle évitait de paniquer. Il est assurément normal de s'inquiéter pour son enfant après tout ce qui est arrivé. Elle veut qu'il soit en sécurité. Mais Théobald a raison : il est également le père de l'enfant. La présence de Amalia a su calmer certains doutes. Ça lui changeait les idées. Mais elle aurait voulu s'endormir, le petit contre sa poitrine. Elle a gardé les yeux ouverts, dans l'attente infinie qu'il revienne, mais elle s'est endormie sans lui.  

Malgré tout, elle vient elle-même déposée le petit dans les bras du chevalier. Elle prend place à ses côtés, sur une chaise libre, alors on vient déposer son assiette face à elle. Et si elle mange, elle tend souvent les doigts pour être en mesure de caresser le petit crâne sensible de l'enfant au duvet déjà bien présent. Elle ne craint pas que l'enfant soit dans les bras de cet homme. Elle sait qu'il peut en prendre soin. Ce n'est pas pour se soulager, qu'elle le laisse entre ses bras, mais parce qu'elle est fière de partager cette création, qu'elle est comblée de le voir heureux de cette attention.

Tu n'as pas besoin de le demander si tu souhaites le prendre, lui dit-elle même si les membres de la famille pourrait entendre, elle est aimable avant-tout.

Néanmoins, en prononçant ces mots, ses doigts se sont légèrement déposés sur son poignet, un geste se voulant tendre. Elle pourrait enlever ses doigts, mais ils restent en place, car elle peut facilement manger de sa main libre.

__________________

Bendis s'est appropriée cette petite maisonnée. Pour le temps que ça dure, elle se met à son aise. Elle a touché à tout, elle a déplacé le lit pour le mettre là où elle le souhaitait. Elle a organisé cet endroit pour qu'il soit à son image. Et lorsqu'elle ouvre la porte au chevalier, elle est fringante, prête à vivre ce rêve. Elle a dormi à poings fermés, alors elle est vive. Elle savait ses amis en sécurité. Elle savait qu'elle aurait accès aux livres désirés. Le suivre n'est donc pas un problème. En chemin, elle touche à ce qui se glisse sous ses doigts, regarde ce qui peut être regardé. Elle dit au chevalier qu'une jeune femme les observe du haut du balcon, parce que Bendis ne manque pas de lever la tête pour voir les recoins de cet endroit.

Serais-je escortée ainsi chaque matin? qu'elle demande au chevalier, une fois à la bibliothèque, un peu avant qu'il ne s'éclipse. Simple question ; l'attention est adorable, mais je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps. Je saurai me débrouiller.

Et même si les mots semblent soucieux, elle cache un sourire ― perceptible ― qui démontre bien qu'elle se fiche bien de lui faire perdre son temps, mais que s'il trouve amusant de l'escorter, elle ne va pas s'en plaindre. Elle ponctue néanmoins ces mots pour de réels remerciements, autant pour le maison que pour la proposition au projet. Elle retrouve son sérieux quelques instants, mais ne tarde pas à tout regarder, tout toucher, avec l'avidité d'en apprendre toujours plus. Elle n'a aucun remord à toucher l'engin qui vise à mettre en pratique le savoir. Même si elle devait le briser. Elle y pense un certain moment.

__________________

La minuscule machine volante quitter ses doigts pour s'envoler. Elle est fière de son exploit. Elle aurait pu aller le récupérer, mais un homme s'en charge. Sans lui porter plus d'intérêt sur le moment, elle replonge son nez dans le livre du savoir, ayant compris une partie du fonctionnement de ce petit engin.

La pièce est grande et illuminée. De nombreux détails la remplissent et la caractérisent, que ce soit les gravures dans le bois des étagères ou les lettrines sur les couvertures des livres. Tout semble prendre vie, même ce qui est immobile, allant du papier qui se déplace sous la brise d'un corps qui passe jusqu'au raclement d'une chaise qu'on bougerait sous une petite table solitaire. L'homme entre bruyamment, dans ce silence ; le son de ses semelles claquent en écho dans son dos ; lui aussi amène du mouvement dans l'immobilité des meubles. Dans un réflexe purement curieux, elle tourne un oeil dans sa direction uniquement lorsqu'il arrive à sa hauteur. Elle ne sait pas qu'il a tenté de faire fonctionner l'objet.

Fascinant, n'est-ce pas?

Elle s'adresse à l'homme sans le saluer, sans connaître son titre. Sans la moindre gêne, elle tend la main pour récupérer le petit objet qu'elle repose sur la table pour l'étudier à nouveau, sans se soucier du fait qu'il vient de le ramener. La fille est debout, ne ressent pas le besoin de s'asseoir sur la chaise pour manier les outils qui servent à comprendre l'objet volant. Car il ne fait pas que planer, il s'élève, se déplace et s'anime dans les airs. Grâce aux grandes fenêtres qui entourent la salle, elle peut correctement voir tout ce qui se trouve sur cette table. Le soleil entre même par les fenêtres qui servent de toit à cette bibliothèque.

Où est-ce que je l'ai mis? qu'elle parle pour elle-même.

Elle se penche sur la table, le cul relevé, même si ses pieds doivent légèrement quitter le sol, pour dégager quelques feuilles afin de voir si elle ne trouverait pas son outil. Elle aurait pu se déplacer, mais elle pensait gagner du temps ainsi. Il n'est pas là. On peut l'entendre murmurer un faible « hm » dans sa réflexion. Elle se remet ensuite droite. Ses yeux en pleine exploration. Finalement, elle se recule d'un pas, regarde sous la table, et là, elle voit l'outil. Alors elle se penche au sol, mais se cogne le crâne sous la table. Cette fois, on peut l'entendre maugréer un « aie! » Comme si elle n'avait pas assez de marque avec l'hématome à son front. Mais elle a trouvé l'outil. Et lorsqu'elle se tourne de moitié, ses yeux tombent directement sur les pieds de l'homme.

Vous participez au projet également? qu'elle demande enfin, toujours à la hauteur du sol, l'outil entre les doigts.

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Un homme se présente sur le balcon, vers la fin du repas. Il prend le temps de saluer la royauté, même de s'excuser s'il devait interrompre quelque chose. Il tient un parchemin entre ses doigts. Et si on pense que cette lettre s'adresse au roi, il n'en est rien. Gentiment, il prévient que ce parchemin est destiné à Concordia. Elle se demande si elle est autorisée à le lire sans la présence de Théobald. Mais elle se souvient qu'elle n'est ni séquestrée ni contrôlée. Alors elle invite l'homme à approcher. Il tend le parchemin qu'elle prend entre ses doigts pour le dérouler. Et si elle avait peur du contenu, elle finit néanmoins par sourire, touchée par cette attention. Le peuple autrefois gouverné par l'un de ses parents, ayant eu vent de la naissance, lui envoie ses félicitations. Un homme est en chemin, arrivera d'ici quelques jours pour lui offrir un présent. On la soutient, même de loin. Des voeux sont cordialement offerts au père. Voilà ce qu'elle dit à voix haute. Mais si Archibald est toujours près d'elle, il pourra voir qu'une autre information a été ajoutée. Concordia ne sait pas si c'est une bonne chose. Si elle devait en faire la demande dans le futur, on lui offrirait une armée.


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Archibald
Archibald est chevalier pour la cour de la Cité Primordiale. Il fait régner l'ordre dans les murs de la cité des érudits, mais il sait aussi se dégourdir et protéger la Citadelle des démons extérieurs. Il est un extrêmement bon combattant, mais ses passions sont les arts : la musique, la peinture, le dessin. Il était prince d'une contrée lointaine avant d'être recueilli par son oncle et sa tante. Il aurait pu vivre un destin bien différent, si sa famille n'avait pas péri, si ses contrées n'avaient pas été brûlées par l'ennemi. Jamais il n'oubliera la noirceur et l'abrutissement des peuples lointain. C'est un homme qui n'aime pas la guerre, et qui y prend pourtant part pour protéger ceux qui le mérite. Le sacrifice, c'est un sens qu'il a bien plus que quiconque dans la Cité. Le coeur sur le main, mais surtout le coeur plein de sentiments pour une femme qui n'est pas la sienne. Archibald est amoureux de la femme de son cousin, depuis qu'elle est arrivée à la Cité Primodiale. Il est doux, se veut toujours réconfortant pour Concordia. Il est à la fois un membre de sa famille, à la fois le gardien de ses secrets. Malgré son coeur écrasé par un mariage sans amour, à but politique, Archibald sera toujours là pour être l'épaule sur laquelle il pleure. Pourtant, il est capable de la sacrifier aussi : parce qu'il ne soulèvera jamais son cousin, qui a toute sa sympathie et sa dévotion. Loyal, et fidèle à sa famille et aux érudits.
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Théobald

Il a l'âme d'un inventeur dans le corps d'un homme qui est bon à rien avec ses dix doigts. Théo aurait préféré naître dans la boue plutôt que dans les linges d'un bleu royal. Il aurait aussi préféré être capable de construire des choses, expérimenter des découvertes de toutes sortes, plutôt que de devoir être un homme de lettres. Le prince a marché dans les pas qu'on avait créé pour lui ; il fait parti de ceux qui règnent sur cet endroit. Il finira par être le seul dont la parole compte aux yeux des autres. Mais tous les sujets de la Citadelle sont, à ses yeux, des misérables qui ne méritent pas son temps. Il se sent enfermé comme un animal en cage, et pourtant, il maîtrise bien ses pensées aux yeux des siens. Malgré sa femme, malgré ses devoirs, Théobald fait tout dans l'ombre pour qu'il n'ait pas d'avenir caché ici : il est la cause de toutes les fausses couches que son épouse a pu faire. Il est la cause de ses maux, mais aussi de ceux de son cousin : il connaît les sentiments de ce dernier pour Concordia, mais n'en fais rien. Il laisse Archibald être là sur le plan sentimental, émotionnel, mais il garde le corps de sa femme pour lui. Théo serait pourtant bien heureux de ne plus être collé à elle, lui qui regarde l'horizon lointain avec envie. Son seul désir est celui de vivre des aventures, et pourtant, c'est la seule chose qu'il n'obtient pas.

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Bradley James | Daniel Sharman
Concordia a pensé que cet accord ne ravissait pas son époux : elle a tord dès lors où il pose ses yeux sur le visage de Bendis. Il n'a pas hésité à avancer jusqu'à elle en faisant résonner ses semelles au sol dur. Il n'a pas hésité à s'approcher : parce que ce qu'elle tient est à lui, mais surtout parce qu'il est soudainement envoûté à l'idée de faire d'elle la sienne. Dès qu'il a vu qu'elle était belle, en plus d'être intelligente, Théobald n'a plus eu de pensées pour l'oiseau de fer qu'il tient entre ses doigts. Il a sourit, à peine, lorsqu'elle a levé les yeux sur lui.

" - Fascinant, n'est-ce pas?"
" - C'est le mot, en effet..."

Il lui rend l'objet qu'elle a su animer, et pourtant, ce n'est plus que ça qu'il est concentré. Théobald la regarde sans affront, sans se dire qu'elle est mal élevée de s'adresser à lui ainsi, sans se dire qu'elle aurait du faire autrement que d'être simple, avec lui. On peut facilement déceler de l’attrait, de la fascination dans son regard : si Archibald avait été là, il aurait su tout de suite ce qui se tramait dans sa tête. Il la regarde travailler comme un homme le ferait : assez grand, assez fort, assez habile de ses doigts, assez intelligent. Elle est belle dans toutes ses démarches. Et Théobald ne prononce pas un mot, non, sa main est posée à plat sur l'immense table, cherchant un appui pour mieux contempler ce spectacle. S'il comprend ses gestes, il serait incapable de les reproduire. Théo est loin d'être aussi habile.

D'un coup, elle se met à chercher quelque chose de quelconque. Théobald lève se main de la table, ses yeux se baissent, ses pieds bougent comme s'il était en train de chercher, mais il n'en est rien. Il finit par se concentrer sur les fesses relevées de cette femme de bas étages vêtue de façon trop belle pour que ce soit les siennes. Il a un sourire en coin en se disant que c'est certainement une des choses qu'ils ont perdu dans l'échange contre le livre du savoir : Archibald n'a pas fait que donner une place au sein de la création du dirigeable. Mais il ne reste pas sur cette idée, non ; les siennes divaguent parce qu'il voudrait la prendre là. Coincée sous cette table, si basse contrairement à lui. C'est plus son intelligence que son physique qui attire l'oeil du prince, même si elle est magnifique. Mais il en côtoie beaucoup, des belles femmes. Celle là mérite un coup de butoir pour faire remuer toutes ses idées. Et quand elle se retourne, en ayant surement retrouvé ce qu'elle cherchait, les yeux de Théobald la regardent avec une étincelle différente, plus chaude encore, qu'il ne l'a fait plus tôt. Son sourire est également plus tendu.

" -  Vous participez au projet également?"
" - Je suis celui en charge de ce projet." Qu'il conclu, alors que ses yeux tiquent enfin à la marque sur son front. Alors Théobald se baisse pour être à sa hauteur, seulement, il reste en appui sur ses pieds, jambes pliées. " Qu'est donc arrivé à votre si joli visage ?"

Sa main se lève avec bien plus de douceur qu'elle ne le fait lorsqu'il s'approche de sa femme ou de son enfant. Et ses doigts viennent à peine caresser l'hématome qu'elle porte sur le front : il forme un -T- au dessus de ses sourcils et de ses cheveux jusqu'à la pointe de son nez. Il est doux, caresse sa joue avant d'attraper sa main pour l'obliger à se redresser. Mais il n'est pas brusque, il n'est pas en colère. Au contraire, le sourire charmeur qu'il porte sur ses lèvres n'a encore jamais été offert à quelqu'un de la Cité.

" - Vous devriez usez de la consoude. En pommade, deux à trois fois par jour. Vous feriez disparaître cette vilaineté plus rapidement." Qu'il conseil grâce à ses connaissances diverses. " Mais allez-y, montrez moi comment vous l'avez fait voler."

Il omet bien de dire qu'il est prince, futur roi de la citadelle. Il ne veut pas qu'elle soit différente, Théo. Il veut qu'elle agisse : et si elle devait obéir, il n'attendrait pas sur le côté pour la voir faire. Non, Théobald se serait placé derrière elle pour l'observer au dessus de son épaule. Et si elle a obéit, il aura regardé à de nombreuses ses courbes à défaut de pouvoir la coller à la table. S'il est abjecte pour la plupart, Théo respecte assez le sexe opposé pour ne pas en disposer tel un objet à ses convenances.
____________________________________

Si Théobald est capable de prendre les remarques de son père sans rien laisser paraître, Archibald est différent. Oui, il est piqué à vif de ne pas s'être levé pour prendre l'enfant sans que Dame Concordia n'ait eu à se lever elle-même. Mais il sourit, doucement : plus parce qu'elle s'assoit à ses côtés que parce qu'il tient le bambin. Pourtant, ses yeux se reposent rapidement dessus : comme la veille, il caresse ce petit être du bout des doigts. Mais il s'arrête lorsqu'il sent les doigts de la femme de son cousin attraper son poignet dans un mouvement doux et agréable. Il regarde d'abord ce lien longtemps, avant de lever les yeux sur son visage pour bien incorporer ses mots à son esprit.

" - J'aurais toujours besoin de ton accord..."

Il a prononcé ces mots qui font rire sa soeur, mais qu'elle ne comprend pas. Il n'y a que Théobald qui aurait pu comprendre le vrai sens de cette phase : Archibald sera toujours en quête de plaire à cette Dame même s'il ne pourra jamais l'avoir. Il convoite en silence, en retrait, sans même pouvoir espérer que son amour se concrétise un jour. Il sait où est sa place, il ne l'échangerait pour rien au monde ; parce qu'il se sait plus proche qu'il ne pourra jamais l'être de Concordia. Et ça lui suffit, qu'elle puisse lui sourire et l'étreindre avec amitié mais sincérité. Il n'en demandera jamais plus. Sa bonté le perdra.

Lorsque la lettre parvient dans les mains de Concordia, il aurait pu ne pas y jeter ses yeux. Mais Archibald a été incapable d'en faire autrement, parce qu'il est curieux xparxe qu'il s'inquiète toujours pour elle, ses yeux ont parcouru la feuille manuscrite. Est-il heureux de affection et du présent offert ? Dans les deux cas, oui ; car c'est prendre soin de cette Dame. C'est lui donner quelque chose, quelque uns, qui seront prêts à protéger sa vie ou quelconque de ses affaires ou de ses opinions : ce que son mari ne fait pas. Mais cette information ne pourrait rester secrète ; dès qu'il a vu, Archibald regrette déjà. Parce qu'il sait qu'il ne pourrait taire cette information aux oreilles de son cousin. Peu importe la raison : que ce soit parce que Théobald pourrait s'en servir, ou parce qu'on pourrait s'en servir contre lui. Même s'il n'a aucun doute envers les intentions de Concordia. C'est son devoir d'être là pour défendre les arrières du futur roi.

Sa sœur le regarde du coin depuis tout à l'heure : n'a-t-elle rien d'autre à faire ? Elle sourit en douceur, mijotant quelque chose. Elle est douce, elle est mignonne, Amalia. Elle rêve d'amour mais jamais personne n'est assez bien pour elle. Archibald le sait, il la voit rediriger les hommes qui viennent lui faire du charme, que ce soit par les paroles ou pas les actes. Elle aime voir l'amour, elle aime voir les papillons dans les yeux de ses proches. Elle voudrait que son frère puisse aimer et être aimé ; elle ne sait pas pour les sentiments qu'il ressent envers Concordia. Alors elle pose sa fourchette sur la table, dans le bon sens, parce qu'elle ne touchera plus à son assiette. Amalia s'essuie la bouche après avoir bu sa dernière gorgée de jus fraîchement pressé.

" - Compte-tu nous parler de cette femme que j'ai vu à ton bras ?" Qu'elle demande sans pudeur, mais avec toute la douceur du monde. " J'imagine qu'elle est aussi jolie d'ici qu'elle ne l'était à tes côtés." Elle sourit, lance un clin d'oeil discret à son frère mais c'est le roi qui rit de façon grasse.
" - Est-ce que tu connais au moins son prénom ?" Qu'il demande avant de manquer de s'étouffer avec un grain de raisin. Il rigole encore quand il entend le faible non qu'Archibald lance pour toute réponse. " Mon tendre Archibald... tu n'es pas prêt de transmettre le sang de tes parents si tu continues à laisser filer toutes les femmes qui s'approchent de toi."
" - C'est parce que j'ai tout ce qu'il me faut à cette table, mon oncle, que mon coeur ne s'attarde pas ailleurs." Il lance un sourire au roi, mais derrière ces traits se cachent tellement d'autres choses. " Mise à part Théobald... où est donc mon cher cousin, d'ailleurs ?"
" - Certainement à la bibliothèque." Amalia répond avec tout autant de bonne humeur, sans même se douter que son cousin puisse avec des regards et des gestes pour autre femme que la sienne. " En parlant de lui... tu sais ce qu'il dirait. Si tu la croises une troisième fois, c'est que le destin souhaite que tu l'invites. Tu pourras le lui demander à ce moment-là." Elle rigole doucement, pourtant, elle ne plaisante pas. " Tu dois laisser quelqu'un t'approcher. Tu mérites d'être aimé, mon frère."
" - Tu auras le droit d'en discuter, ma chère soeur, lorsque tu auras donné au monde un si joli bambin que Léonard." Il se moche d'elle, tendrement, en tournant l'enfant pour qu'elle puisse le contempler. " Mais d'ici-là, ne cherche pas à me mettre sur la voie du destin que tu m'auras choisi."

L'enfant retourne dans les bras de Concordia même si pour ça, il doit la faire lâcher son poignet. Archibald aurait voulu que cette main reste là où elle était, comme il voudrait qu'elle ne le lâche jamais lorsqu'elle l’étreint. S'il mange quelques miettes rapidement, c'est avec une pomme, et une caresse sur l'épaule de la nouvelle mère, qu'il finira par quitter le balcon. La famille royale retournera à ses occupations, et lui, au maintient de l'ordre de la Citadelle ; comme d'habitude.
____________________________________

Si Archibald a quitté sa table, ce n'est pas le cas de Théobald qui n'aura pas quitté la bibliothèque même après qu'elle ait fait voler le petite oiseau de fer devant ses yeux. Le prince n'a jamais été pétillant qu'à cet instant : elle lui met des étoiles dans les yeux et ne fait que grossir les connaissances du nouveau père qui ne sont déjà pas moindre. Elle accentue l'envie charnelle qu'il éprouve à chaque fois qu'elle prononce un nouveau mot savant, qu'elle utilise un outil qu'il n'a jamais vu entre les doigts d'une femme. Théo n'a jamais été aussi dur pour sa femme. Mais il se contente de rester là, assit sur la chaise qu'il a tiré parce qu'elle ne l'occupait pas. L'écouter, la voir, semble plus excitant à ses yeux.

" - Comptez-vous me dire votre nom ?" Qu'il demande alors qu'il trifouille entre ses doigts d'une vice ou écrou qu'il ne saurait placer avec délicatesse. " Que je puisse compter au roi vos prouesses et qu'il vous connaisse."
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Concordia
Concordia est le prénom attribué à l’enfant de l’Union. Pour faire la paix, mais également pour répandre leur gouvernance, deux royaumes ennemis ont célébré un mariage et donné naissance à Concordia. Elle était l’espoir d’un monde meilleur. Qu’elle soit femme était une bénédiction, car elle allait pouvoir enfanter et faire perdurer l’alliance des nombreuses cités sous leur pouvoir. On l’a logée à l’épicentre des peuples, la Cité Primordiale, là où repose le plus grand des savoirs et des pouvoirs. En plus du nombreux contrôle des trésoreries : des bibliothèques racontant l’histoire des anciennes générations, des anciennes gouvernances, des anciennes guerres, etc. Un palais si immense qu’il est, en lui-même, une cité d’érudits, éduqués pour enseigner les savoirs acquis. Aussi bien dire que tout homme possédant cette cité pourrait assouvir de grands desseins sur tout le continent. Concordia ne sait pas à quel point le monde n'est pas aussi joli et fleurissant et agréable qu'ici.
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Bendis

Bendis est une jeune fille des rues, ne possédant ni terre, ni couronne. Malgré tout, elle possède une énergie pétillante. Une vivacité d'esprit hors du commun. Elle est espiègle, ne manque pas de se faire remarquer dans les petites rues. Elle n'est pas native de la Cité Primordiale. Elle a été recueillie par un groupe de brigands/marchands alors qu'elle était toute jeune, à tendre les doigts pour des miettes de pain. Ils l'ont élevée comme une soeur, comme une amie. Elle connait la saleté des rues qui manquent d'entretien. Bendis aimerait devenir architecte. Elle est téméraire, casse-cou et généreuse.    

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Adelaide Kane :copyright:️ Emma Watson
L'homme s'abaisse à sa hauteur. Bendis pourrait jurer avoir aperçu des étoiles dans ses yeux ; alors elle s'y concentre, avec fascination. Peut-être parce qu'il admire autant qu'elle cet objet volant ; cette réflexion n'est pas à la hauteur de son intelligence, mais elle finit quand même par se demander s'il ne regardait pas autre chose, même si cette dernière pensée est passagère. Sans chercher à se relever, elle sourit comme s'ils étaient complices d'un crime, presque cachés sous la table. Mais lui est bien trop grand pour se faufiler en-dessous.

Je suis celui en charge de ce projet. [...] Qu'est donc arrivé à votre si joli visage?
Vraiment? qu'elle souffle à la première remarque, plus intriguée que dépourvue face à cette révélation, mais elle est surtout traversée de frissons lorsqu'il vient caresser son visage, en douceur.
Vous devriez usez de la consoude. En pommade... ajoute-t-il alors qu'elle est surtout concentrée au fait que sa main soit dans la sienne et qu'il l'aide à se lever en parfaite galanterie.
Parce que vous avez des connaissances au sujet des plantes également? qu'elle demande d'un oeil taquin, toujours sans savoir qu'un homme royal se doit d'être éduqué.

Bendis est douée dans sa passion, mais elle manque cruellement d'éducation concernant les choses qu'elle n'a jamais apprises. Mettre de la pommade? Voilà une chose qu'elle n'a jamais faite de sa vie pour soigner les blessures. Tout le monde se fait mal dans la rue : elle tout particulièrement. Elle ignore tout des bienfaits des plantes. Lui aussi aura des choses à lui apprendre. Mais au moment de détourner le regard, elle semble concéder en faisant une petite moue amusée. Peut-être qu'elle va essayer : parce que c'est nouveau, parce que ça lui apporte de nouvelles connaissances, même si cette information a été offerte par un érudit. Déjà, elle se positionne dos à lui pour reprendre le travail ; pour lui expliquer les étapes, elle désigne à la fois le livre et l'objet, les images et les pièces. Elle comprend qu'il a tenté de le faire voler. Elle finit néanmoins par demander, malicieuse :

Alors vous êtes réellement à la tête de se projet... Donc si je dois craindre quelqu'un pour mes bêtises, ce sera vous?

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Concordia se sent bien à cette table, même si elle ressent une pointe de tristesse tout au fond de son coeur lorsque le roi parle d'une future descendance pour Archibald. Les yeux de la dame se pose sur Léonard, endormi, confortable, dans les bras du chevalier. Il ferait un père formidable, Archibald, nul doute à ce sujet. Il serait tendre, dévoué, à l'écoute. Il saurait transmettre ses goûts pour les beautés de l'art. Concordia sait qu'il aime la musique, la peinture tout autant que le dessin. Elle s'informe souvent à son sujet, et comme elle pose souvent des questions, il n'a pas vraiment le choix de répondre. Elle voudrait qu'il puisse avoir le coeur léger. Ses enfants seront bons. Amalia a grandement raison sur un point : il mérite d'être aimé, parce qu'il donne tant aux autres. Concordia aime Archibald, sans savoir que c'est un amour puissant. Elle est l'épouse de Théobald. Il lui serait impossible de vivre quelconque amour avec Archibald. Mais elle ne nie pas l'aimer pour ce qu'il est. C'est un sentiment qu'elle ne cache à personne. Il est son ancre. Pour cette unique raison, elle approuve les propos de Amalia. Pour son bien. Pour le moment. Parce qu'elle n'a jamais été confrontée à la jalousie. À son sujet, sentiment qu'elle a connu avec Théobald. Elle a survécu à Théo grâce à Archi. Perdre Archibald est inconcevable. Après le repas, Concordia est restée un moment avec Amalia. Non sans se demander, si cette fille deviendrait importante pour Archibald.

Concordia permet à Amalia de garder l'enfant pour la journée. Concordia doit s'occuper de choses importantes, notamment de l'enterrement de son enfant, celui qui n'a pas survécu. Théobald ne sera pas présent. Dans les débuts, la famille la soutenait, mais c'est devenu un processus presque " normal ". Concordia est seule lorsqu'on écrit les informations dans un registre pour ; le décès et la naissance. Encore une fois, elle refuse de donner un nom à l'enfant, même si dans son cœur ils en ont tous un. Le petit être décédé, enveloppé avec amour, reçoit des mots, profite de la présence de sa mère, avant d'être incinéré, le tout avec son médecin et un témoin royal. Elle s'occupe de tout, par habitude, mais non sans douleur. Demain aura lieu le baptême de Léonard. Ce sera le premier. Tout le monde sera là. Et Concordia ne peut s'empêcher de se demander si Théobald sera présent. Beaucoup seront présents pour cet événement. Concordia reste longtemps seule, dans le silence, après l'incinération. Maintenant que c'est fait, elle est bouleversée. Théo ne devrait-il pas la soutenir en pareil instant? Alors même si elle inspire pour contenir les émotions, elle finit par pleurer.

__________________

L'objet vole, avec plus de stabilité que la première fois. Ce n'est pas encore parfait. Mais une chose est sûre : ils savent comment le faire zigzaguer dans les airs.

Dommage qu'on ne puisse le manœuvrer, qu'elle dit au moment où l'objet tombe dans sa main, parce que si elle le laisse voler, il ira s'écraser au bout de la pièce.
Comptez-vous me dire votre nom? Que je puisse compter au roi vos prouesses et qu'il vous connaisse.
Ce ne sont pas des prouesses, qu'elle sourit, reposant le petit oiseau sur la table, là où était la main de l'érudit plus tôt. Pas encore, tout du moins. Un projet beaucoup plus grand nous attend, non? ajoute-t-elle en fermant le livre du savoir pour le tapoter du bout des doigts.

Son visage, à la fois délicat à la fois pétillant, se pose sur lui. Elle est maintenant adossée à la table, face à lui installé sur sa chaise. Elle regarde ses doigts qui manipulent la vis. Pour être à la tête de ce projet, il doit certainement avoir des idées de grandeur. Dans la rue, rares sont les personnes aussi motivées qu'elle. Ces personnes n'ont pas les moyens de réfléchir et de créer, alors elles ne voient pas au-delà. Cette fille expérimente depuis toujours avec tout ce qui peut lui tomber dans les mains. Mais surtout, sa tête déborde de projets, de structures, de fondations, de formes. Elle met en pratique ce qu'elle imagine parce que personne ne peut le faire à sa place. Même si elle se trouve palais, endroit qu'elle a toujours craint détester, elle est ravie d'avoir accès à tous ces savoirs. Elle est étonnement excitée que cet homme puisse la comprendre ; excitée qu'il puisse lui donner les moyens d'avancer.

Vous pensez que c'est possible? qu'elle réagit enfin après une longue réflexion. De parler de moi au roi? Enfin, pas de moi, mais de toutes ces choses qui pourraient voir le jour. Parce que...

Elle semble soudainement pleine de vie, ne sachant par où commencer son explication. Alors elle se décale de la table, attrape une chaise qu'elle fait traîner sur le sol même si ça grince bruyamment. Elle vient à quelques centimètres de lui, puis s'assoit, légèrement penchée dans sa direction. Ses jambes sont courtes, par rapport à la chaise, elle doit les maintenir sur les pointes des orteils, les avant-bras sur les cuisses.

J'ai des tonnes de croquis sur lesquels on pourrait s'amuser, qu'elle avoue avec espoir, des idées dont les citadelles pourraient bénéficier. Mais je manque de ressources, mais aussi d'endroits pour les représenter.

Elle n'a pas assez de papiers pour correctement visualiser les structures. Tout faire de mémoire ce n'est jamais évident. Elle voit trop grand. Mais surtout, certains projets demandes davantage de réflexion : ils ne sont pas complets. Elle pense pouvoir les terminer grâce aux livres, sans se douter que Théobald lui-même pourrait l'aider à concrétiser ses rêves. Un mot qui était si doux sur la langue du chevalier. Elle rigole bêtement en baissant brièvement les yeux, parce qu'elle s'emporte de joie. Ce n'est pas sans raison qu'elle a sauté sur cette fabuleuse occasion. Alors lorsqu'elle relève ses pupilles vers lui, elle tend la main, disposée à faire connaissance :

Bendis, enchantée. Et vous?

Et s'il devait vouloir voir, elle serait emballée de lui partager certains dessins.

__________________

Un peu en début de soirée, Concordia se retrouve dans le couloir. Si elle devait croiser Théobald, elle lui dirait simplement que les démarches ont été faites, comme elles le sont à chaque fois. Mais si elle devait croiser Archibald, nul doute qu'elle s'approcherait en silence pour venir réclamer une étreinte réconfortante, pour rester longtemps dans ses bras, jusqu'à verser des larmes.


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