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 Mon coeur derrière les barreaux || ft Malone

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Maddy'n
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Féminin MESSAGES : 202
INSCRIPTION : 10/10/2019
ÂGE : 27
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CRÉDITS : Pop-Gun

UNIVERS FÉTICHE : Fantasy / Réel
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Mon coeur derrière les barreaux
Mise en situation
Gabriel et Noah sont amis depuis des années. Du moins, l'était. Il y a presque quatre ans, Gabriel a été agressé, et suite à  cet événement, Noah ne lui a plus donné de nouvelle. Aujourd'hui, Noah tente pourtant de revenir dans la vie de son ami, qui ne semble pas prêt de vouloir lui pardonner d'avoir été si lâchement abandonné.‌

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Maddy'n
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Noah Delano
J'ai‌ ‌24 ans‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌vis‌ ‌à‌ ‌Miami, Floride,‌ ‌USA.‌ ‌Dans‌ ‌la‌ ‌vie,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌en réinsertion professionnelle‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌m'en‌ ‌sors‌ pas vraiment bien.‌ ‌Sinon,‌ ‌à‌ ‌cause‌ ‌de‌ mon comportement impulsif et mes conneries,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌célibataire‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌‌le vie mal, regrettant de ne pas avoir vu celui que j’aime depuis si longtemps..‌ ‌

Mon coeur derrière les barreaux || ft Malone WarmGargantuanCockatoo-small‌ ‌+ Il sort tout juste de prison pour violences aggravées. + Initialement, il avait été condamné pour cinq ans, mais a pu bénéficier d’une réduction de peine pour bonne conduite. + Il est sous liberté conditionnelle. + A part sa famille, personne ne sait qu'il était en prison. + Avant son arrestation, il était étudiant en ingénierie mécanique. + Ce qu'il a enduré en prison pendant plus de trois ans l'a changé, il est devenu bien plus renfermé. + Il est également devenu très pudique, n'aimant pas montrer les diverses marques d'agressions qu'il a subit en prison. + Gabriel est la personne qui lui a le plus manqué pendant ces dernières années.


Xavier Serrano ‌:copyright:️‌ Sweet Disaster ‌(avatar)‌ ‌&‌ ‌inconnu ‌(gif)
« Tiens, tes affaires. Maintenant dégage. » J'attrape le petit sac plastique posé sur le comptoir et ne me fait pas prier pour quitter les lieux. Trois ans, six mois et huit jours que j'étais incarcéré. Une incarcération qui prenait fin aujourd'hui, presque dix-huit mois plus tôt que ce qui était prévu initialement. Une décision de justice pour bon comportement. Et surement parce qu’on estimait que j’en avais assez bavé jusque là. La tête basse, je marche à toute vitesse pour traverser le bâtiment et le quitté, veillant à ne pas croiser les regards des gens qui travaillent ici, et encore moins ceux des détenus qui ne se gênent pas pour me railler une dernière fois avant mon départ. Ce n’est que dehors que je respire enfin, retrouve un sentiment de légèreté dans mon être. J’étais libre. Et j’avais encore beaucoup de mal à le réaliser. Je prends une grande inspiration, appréciant à nouveau l’air frais dans mes poumons, mes poignets et mes chevilles qui ne sont plus entravés par la moindre chaîne. J’allais pouvoir revivre désormais. Je traverse la rue, puis une ou deux autres avant de m’arrêter sur un banc, vidé le sac qui contenait le peu de mes affaires, dont certaines qui avaient été conservé pendant plus de trois ans, quand on avait arrêté. Dont mon téléphone, déchargé, après trois années d’inutilisation, mon portefeuille, vidé des quelques billets que j’avais à mon arrestation, ma carte bleue, expirée, et quelques livres, qui m’avait occupé pendant mon séjour. Désormais, je n’avais plus qu’à rentrer chez moi, recommencer ma vie. Je remets toutes mes affaires dans le sac et prends à travers les rues, le chemin le plus court pour rentrer chez moi. Sans le moindre sous, je n’avais pas d’autre choix que de marcher. Ca allait être épuisant pour une première sortie non chronométrée, mais je n’allais pas foutre en l’air ma liberté conditionnelle en commentant un nouveau délit, même mineur.

Malgré la marche qui m’attendait, je prenais quand même plaisir à voir la bâtisse s’éloigner chaque fois que je me retournais. Chaque pas que je fais m’éloigne un peu plus de ce bloc de bétons qui alimente mes cauchemars, et je n’en demandais pas vraiment plus. Et puis, ça me permettait de redécouvrir le soleil de ma Floride natale. Floride dans laquelle j’avais grandi et que je n’avais jamais quitté. Et que je ne quitterais pas de sitôt désormais. Sur le chemin, je ne peux m’empêcher de me demander de quoi ma vie serait faite maintenant. Mes parents n’avaient rien dit à personne sur mon incarcération, je crois même qu’ils avaient prétendu au reste de ma famille une envie de tour du monde pour justifier que je sois injoignable. Moi, je n’avais rien dit à mes potes, à aucune personne que je fréquentais avant ce jour. J’avais juste disparu. Et il était trop tard pour que je me confesse désormais, ou tente de reprendre contact. Sauf peut-être pour une personne…

Je n’ais pas le temps de vraiment réfléchir à la question qu’une voiture ralentit près de moi et me klaxonne. La vitre se baisse et à l’intérieur, je découvre le visage souriant d’un jeune homme de quatre années plus vieux que moi, cheveux noirs, et stature un peu plus carrée que la mienne. « Je te dépose quelque part ? » Un très fin sourire se dessine sur mes lèvres alors que je monte dans la voiture et m’installe côté passager. « Je savais pas que tu étais dans le coin. » Une pichenette sur ma tempe en guise de salut et il reprend la route. « Je n’allais tout de même pas manqué la libération de mon petit frère. » Je roule des yeux à la façon dont il me balance ça, avec une nonchalance hors du commun. Avec Nathan, les choses n’étaient jamais grave de toute façon. Enfin, il était le premier à m’avoir engueulé lorsque j’ai été arrêté, mais en même temps, il savait voir le bon côté des choses. J’étais vivant, et en un seul morceau. « C’est quoi cette gueule Noah ? Tu peux sourire non ? » De la façon la moins sincère possible, je souris, pour lui faire plaisir. « Très bien, j’ai compris, continue de tirer la gueule. » La tête posée contre la vitre, je regarde le paysage défiler sous mes yeux. Je ne sais pas vraiment dans quel état je suis. Tout semble si différent maintenant.

Arrivé chez nous, je redécouvre notre maison. Vide. Mes parents absents pour leur travail, que je ne verrais pas avant ce soir. C’est bien ce que j’appréhendais. Personne n’attendait mon retour. Je plante mon frère au milieu du salon et monte dans ma chambre, m’isoler. Encore une fois, un sentiment étrange m’habite. Cette dualité entre mon sentiment de solitude en prison, et le fait que je n’étais pourtant jamais seul. Je ne sais pas comment je devais vivre le sentiment que j’éprouvais maintenant, et s’il me faisait du mal ou du bien. D’un pas lent, je parcours ma chambre. Rien n’avait bougé depuis mon départ, tout était resté à la même place, couvert par une légère couche de poussière. J’étais bon pour faire du ménage.

Fenêtre grande ouverte, je me mets au travail pour rendre l’air un peu plus respirable. Les poussières, les vitres, la literie, je fais en sorte de tout nettoyer dans les moindres recoins, ce que je n’avais jamais fait. En passant un coup de lingettes sur les cadres, je redécouvre même les photos qui se cachent derrières, dont une, qui fait battre mon coeur plus que de raison. Je plaque tout et redescend dans le salon, clés en mains. « Je sors vite fait, je reviens vite. » Sans me préoccuper de mon état, mes cheveux mal coiffés, les marques de poussières sur ma joue ou mon t-shirt, je ressors sans laisser le temps à mon frère d'ajouter quoique ce soit. Je traverse à nouveau certaines rues, porté par le mouvement mécanique de mes jambes. Je ne sais pas vraiment ce que je fous, mais je n’ais pas envie d’attendre une journée de plus pour le faire. Je m’arrête finalement devant un bâtiment que je connais bien. Dans l’un des appartements vit Gabriel. Ou vivait. En réalité je ne sais pas s’il en est parti depuis tout ce temps… Mon coeur bat à mille à l’heure, mes mains tremblent, ma gorge se noue. Je n’ais jamais été si stressé dans ma vie, et il me faut rassembler tout mon courage avant de chercher son nom sur l’interphone. Et s’il n’était plus là ? Je n’ais pas le temps de plus transgiversé que je trouve son nom parmi la liste et presse le bouton. Je n’ais aucune idée de ce que je fous, de ce que je compte lui dire, mais j’ai besoin de le voir, m’assurer qu’il va bien.
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Malone
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Gabriel Alavés
J'ai 25 ans et je vis à Miami. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à mon passé, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ? Je ne sais pas vraiment, et je ne cherche pas à savoir.

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Que dire sur moi ?
Ces dernières années m'ont changé. J'ai pris du muscle, un peu. J'assume encore moins mon penchant pour les hommes qu'avant. Parce que oui, je suis gay. Sauf qu'on n'a pas cessé de me répéter que c'est pour ça qu'on s'en est pris à moi il y a 3 ans et demi. Ma famille me l'a "reproché". Mon... meilleur ami ? m'a lâchement abandonné après ça. Entre les connards englués dans la pitié, et les amis qui n'en sont pas, je me suis fait mon idée de tout ça. Faut le dire, j'ai fini à l'hôpital. J'ai encore des cicatrices qui me rappellent à quel point la vie est une chienne chaque fois qu'un miroir me renvoie l'image de mon corps quand je sors de la douche. J'ai bien failli ne pas remarcher. Alors j'ai choisi de vivre avec les gens qui le méritent et de tourner le dos aux autres. J'ai assez de rancune et de colère pour en créer un océan, mais j'ai d'autres choses à voir que ceux qui ne le méritent pas.



avatar (c) :️ AJNA
titre (c) :️ FRIMELDA


Mon cœur
derrière les barreaux
Noah & Gabriel
(@MADDY'N & @Malone)



Tu ne sais plus vraiment à quelle heure tu es rentré hier soir. Tu t'es juste affalé tout habillé sur ton lit comme la dernière des loques. Pas que tu sois allé t'amuser en boîte ou quelque chose du genre. A la place, t'as juste couvert une soirée mondaine débile, mais dont l'argent va te permettre de payer le prochain loyer, et d'acheter du lait. Ou Lily va vraiment finir par t'écorcher vif si tu oublies encore d'en ramener ce soir. Elle, c'est cette jolie petite rouquine aux tâches de rousseur et aux yeux verts qui a sous-loué ta chambre quand tu n'étais plus en état de payer le moindre loyer. L'une de celle qui n'a pas vrillé après ton agression. Il y a eu comme un ouragan dans ton existence à cette époque... bourrasques venimeuses qui t'ont arraché plus que tu n'aurais pensé. Surtout celui... mais comme toujours quand tes pensées dévient, tu sens la colère qui gronde, la rancune qui tambourine une histoire qui n'aura sûrement jamais de vraie conclusion. Tu aurais eu besoin de lui à l'époque. Mais tu t'es relevé seul. Tu t'es redressé. Tu as combattu à la force de ta douleur, jour après jour, nuit après nuit. Et ton univers s'est épuré pour le meilleur.

Tu attrapes ton portable sur lequel tu déchiffres l'heure, et forcément tu grognes parce que tu vas être en retard, et que tu pues le fauve. Alors tu te redresses précipitamment, tu sautes dans la douche de laquelle tu ressors rapidement sans un regard vers ton reflet, double qui pourrait presque te scruter s'il n'était pas lui-même occupé à se sécher à l'aide d'une serviette. Derme bronzé. Cheveux sombres qui retombent sur ton front en désordre. Lignes fines, plus pâles, plus claires, qui contrastent, qui captivent les ombres audacieuses. Elles sont l'aveu de ce qui t'es arrivé autrefois, de la douleur qui t'embrasait, de ces craintes qui te tenaient éveillé, de tes tourments désespérés. De ce téléphone que tu as sacrifié au profit de ta colère quand Noah ne répondait pas. Tu n'es plus totalement le même qu'autrefois. La prudence t'embrasse. La retenue dirige ton existence. L'inavouable te dévore avec obstination. Tu te refuses à être entièrement toi, parce que le monde t'a craché au visage que tu n'en avais pas le droit. Ta propre famille te l'a reproché comme la cause qui devrait excuser l'agresseur.

Tu as finalement tourné la page, tu as trouvé un équilibre dans ce qui est devenu ton existence. Et si tu monnaies tes talents de photographe, c'est pour te permettre de faire les photos dont tu as envie. Tu as toujours eu cette âme d'artiste un peu vacillante. Peut-être un peu trop pâle pour cet univers criard qui n'avait jamais eu de cesse de t'oppresser. Des études d'art, des petits jobs pour financer ta chambre, remplir tes placards de pâtes. Tes menus sont un peu différents à présent. Mais c'est toujours un tee-shirt que tu passes rapidement, un pantalon sobre que tu enfiles tout aussi vite. L'interphone sonne... « Mierda ! » que tu râles. Voilà qu'elle est en avance. Tu t'avances rapidement dans l'appartement, manque de te rétamer une fois, et puis finalement tu appuies sur le bouton. Tu n'interroges pas l'interlocuteur, trop persuadé que tu es de connaître son identité. « Deux minutes et je descends ! » Des mots qui semblent essoufflés. Des mots que tu ne lui destines pas. Pas vraiment. Parce qu'il est sensé avoir disparu de ton existence depuis plus de trois ans et qu'il n'a plus le droit d'en faire parti. Tu rebrousses chemin, râles encore un peu tandis que tu termines de t'habiller. Clés en mains. Ton portable au fond de ta poche. Les cheveux en batailles, définitivement encore humides. Tu enfiles encore ta veste lorsque tu arrives dans le hall et qu'un bip de messages te fait extirper ton portable, le nez sur l'écran, l'autre main sur la porte que tu ouvres. Distrait.

Je ne peux pas venir, m'en veux pas.

Tu relèves les yeux sur la personne qui se tient sur le trottoir, et qui ne peut définitivement pas être celle qui vient de t'écrire. La porte est déjà ouverte quand tu te figes face à ces traits que tu connais trop bien. Il y a comme un problème, ton ventre se noue, ta gorge s’assèche et tu déglutis inutilement quand un simple battement de cœur te semble impossible. C'est un fantôme qui se tient devant toi. Le spectre de celui qui t'a abandonné. Tourné le dos quand tu en avais le plus besoin. Celui qui t'as... et ça te boufferait les lèvres de l'avouer, mais il a lacéré ce qui tu servais de cœur et qui à cette seconde semble n'être qu'un cadavre en sursis. Ta mâchoire se serre, un muscle de ta joue tressaute, et la moindre douleur est assassinée au profit de cette rancœur dévastatrice dont tu sens les flammes t'avaler. Les lèvres pincées, tu termines d'enfiler ta veste, moyen risible de reprendre contenance, tu le sais bien. Mais il n'a pas le droit de voir, de savoir, de comprendre. « T'as trois ans de retard. » que tu craches dans sa direction. « Repars d'où tu viens, et laisse-moi passer. »

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Maddy'n
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Noah Delano
J'ai‌ ‌24 ans‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌vis‌ ‌à‌ ‌Miami, Floride,‌ ‌USA.‌ Dans‌ ‌la‌ ‌vie,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌en réinsertion professionnelle‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌m'en‌ ‌sors‌ pas vraiment bien.‌ ‌Sinon,‌ ‌à‌ ‌cause‌ ‌de‌ mon comportement impulsif et mes conneries,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌célibataire‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌‌le vie mal, regrettant de ne pas avoir vu celui que j’aime depuis si longtemps..‌ ‌

Mon coeur derrière les barreaux || ft Malone WarmGargantuanCockatoo-small‌ ‌+ Il sort tout juste de prison pour violences aggravées. + Initialement, il avait été condamné pour cinq ans, mais a pu bénéficier d’une réduction de peine pour bonne conduite. + Il est sous liberté conditionnelle. + A part sa famille, personne ne sait qu'il était en prison. + Avant son arrestation, il était étudiant en ingénierie mécanique. + Ce qu'il a enduré en prison pendant plus de trois ans l'a changé, il est devenu bien plus renfermé. + Il est également devenu très pudique, n'aimant pas montrer les diverses marques d'agressions qu'il a subit en prison. + Gabriel est la personne qui lui a le plus manqué pendant ces dernières années.


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L'interphone se met à grésiller, la connexion est en cours. Mon coeur continue de s'accélérer, mes mains sont moites. Depuis quand est-ce que j'appréhende autant de voir mon meilleur ami ? Certainement depuis plus longtemps que je ne voudrais l'admettre, mais jusque là, je n'avais pas vraiment pris le temps d'y penser. J'avais souvent pensé à lui, à ce qu'il avait pu devenir en trois ans, mais à nos retrouvailles, pas vraiment. En fait, je n'avais jamais osé les imaginer, j'avais trop peur d'y mettre trop d'espoirs et que la déception soit trop grande. Après tout, je l'avais laissé plus de trois années sans la moindre nouvelles. Pas un mot pour son anniversaire, pour Noël, pour le nouvel an. Pas un mot pour le féliciter de l'obtention de son diplôme, de la réussite de ses études, pour peu qu'il est pu les reprendre après son agression. Rien, silence radio. Je ne sais rien de ce qu'il avait vécu pendant depuis tout ce temps.

Sa voix grésille dans l'appareil et mon coeur loupe un premier battement. Je cherche mes mots, quoi lui dire pour m'ouvrir la porte mais avant même que j'ai pu ouvrir la bouche, il m'annonce descendre et raccroche. Je ne suis pas sûr qu'il sache que c'était moi son interlocuteur… La panique continue de me gagner, le doute aussi. Peut-être que je n'aurais pas dû revenir. Peut-être être que je devrais repartir. Trois ou quatre fois, je descends et remonte les escaliers du patio, incapable de prendre une simple décision. Ce qui me confirme ce que mon frère  m'avait déjà dit : j'avais changé. Avant mon incarcération, je n'aurais pas tant réfléchi. J'aurais sonné sans pression, l'aurait rejoint par tous les moyens, confiant, souriant. Mais depuis quelques temps, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je suppose que j'avais du boulot pour redevenir moi. A condition que ce soit possible.

Lorsque la porte s'ouvre, j'ai un petit mouvement de recule. Mon coeur loupe un nouveau battement et je sens tous mes muscles se tendre sous mon mal être. Je le détaille de la tête aux pieds. Il n'a pas beaucoup changé si ce n'est qu'il me paraît avoir grandi, et prit en muscle. Ses boucles noires sont tombent toujours sur le haut de son visage, le bleu presque gris de ses yeux donne toujours autant de profondeur à son regard. Certains de ses traits semblent s'être affinés, ou c'est mes souvenirs qui sont flous, mais je prends plaisir à le revoir, le redécouvrir. Lui, aux paroles qu'il me crache, visiblement beaucoup moins. Pourtant, malgré son agressivité à mon égard, je ne me laisse pas démonter, quand bien même ça me brise un peu plus intérieurement. « Je sais que j'ai plus de trois ans de retard. J'ai déconné Gabriel, et j'en suis sincèrement désolé. » Je parle à toute vitesse, sans réfléchir, comme si mon temps était compté. « Je ne te demande pas de tout me pardonner maintenant, mais juste une chance de me rattraper. S'il te plaît. » Je comprenais qu'il m'en veuille, qu'il me punisse pour mon silence, mon absence, mais je ne demandais rien de plus qu'une seconde chance avec lui, comme je l'avais avec la société.
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Malone
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Gabriel Alavés
J'ai 25 ans et je vis à Miami. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à mon passé, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ? Je ne sais pas vraiment, et je ne cherche pas à savoir.

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Que dire sur moi ?
Ces dernières années m'ont changé. J'ai pris du muscle, un peu. J'assume encore moins mon penchant pour les hommes qu'avant. Parce que oui, je suis gay. Sauf qu'on n'a pas cessé de me répéter que c'est pour ça qu'on s'en est pris à moi il y a 3 ans et demi. Ma famille me l'a "reproché". Mon... meilleur ami ? m'a lâchement abandonné après ça. Entre les connards englués dans la pitié, et les amis qui n'en sont pas, je me suis fait mon idée de tout ça. Faut le dire, j'ai fini à l'hôpital. J'ai encore des cicatrices qui me rappellent à quel point la vie est une chienne chaque fois qu'un miroir me renvoie l'image de mon corps quand je sors de la douche. J'ai bien failli ne pas remarcher. Alors j'ai choisi de vivre avec les gens qui le méritent et de tourner le dos aux autres. J'ai assez de rancune et de colère pour en créer un océan, mais j'ai d'autres choses à voir que ceux qui ne le méritent pas.



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Mon cœur
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Tu n'aurais jamais pensé recroiser sa route, le voir réapparaître comme il est présentement en train de le faire. Et à présent que les mots s'échappent de tes lèvres, tu ne peux que retrouver les battements de ton cœur, mais ils ont entrepris une cavalcade que tu ne maîtrises pas vraiment. Il ne bouge pas. Reste immobile face à toi. Est-ce qu'il a changé ? Tu ne peux t'empêcher de le regarder malgré cette colère qui irradie ton être, le dévore à mesure que tu sens la douleur revenir lécher de ses flammes chaque parcelle de ton être. Ca te révolte qu'il puisse être encore important à tes yeux. Parce qu'il l'est, sinon il n'y aurait pas ce monde qui s'écroulerait autour de toi. Ton souffle ne te brûlerait pas la gorge comme il le fait, assourdissant ta respiration. Elle semble si sèche. Et tu désespères. Vas-t'en. Disparaît. C'est comme une formule de magie noire que ton âme psalmodie avec une ferveur désastreuse. Il est toujours légèrement plus grand que toi, et ton regard est levé en direction du sien quand il prend la parole. Mots vifs qu'il déverse comme s'il craignait que tu l'interrompes.

Tu pourrais, réellement. Mais il commence par souffler une vérité, la reconnaissance de sa faute, de cet abandon qu'il a commis au pire moment de ton existence. A t'en rendre fou. A te laisser hurler en silence. En vouloir à la terre entière. Ce fut pire qu'une blessure physique, le myocarde lacéré, tu as du t'accrocher à la vie, la reconstruire comme un mur de brique qui se serait écroulé. Et il n'était pas là. Alors tu te raidis à ses mots, ceux qui suivent, et c'est un sourire désabusé qui naît sur tes lèvres, railleries charmantes que tu arbores avec habitude à présent. Tout ? Maintenant ? Une chance ? Tu déglutis, avant de mordiller brièvement ta lèvre inférieure. Ton regard cherchant l'obscurité du sien, tes doigts se resserrent autour du smartphone dans lequel tu n'as pas enregistré son numéro. Et cela veut tout dire, n'est-ce pas ? Tu n'en as pas changé, il pourrait te contacter dessus, mais il ne l'a jamais fait. Pas un mot. Pas un souffle sur ton répondeur qui pourrait dire qu'il a au moins tenté. Non, plus de trois ans de silence assassin est la seule chose qu'il t'ait jamais offerte.

« Tu te fous de moi ? C'est trop facile de revenir un beau matin quand tout va bien. » Tu pourrais la lui hurler, cette attente, ce silence qui t'a torturé, cette rancœur qui a fini par trouver le chemin de ton âme. Il t'a trahi, abandonné... pire encore alors qu'il est l'une des raisons de ce qu'il t'était arrivé. Pas directement. Pas vraiment en vérité. Ca se fracasse dans ta poitrine, contre ces côtes qui le retiennent prisonnier. Tu aurais préféré qu'il ne réapparaisse pas. C'est trop tard. C'est trop dur... et ça te fait beaucoup trop mal. « T'existe plus pour moi, Noah. Alors va pleurer l'amitié de quelqu'un d'autre. » Parce que tu n'es pas certain de survivre à une nouvelle trahison. Peut-être également parce que ce qui fait s'agiter ton myocarde tu l'as rejeté, étouffé, pour que plus jamais ce qu'il t'est arrivé ne puisse se reproduire. Tu n'es plus ce type. Tu n'es plus... la saveur du mensonge est plus appréciable lorsqu'elle t'assure un semblant de sécurité. Sensation qu'il pourrait détruire avec facilité. Pas seulement. Tu lui en veux. Tu as l'impression de le haïr pour toute cette douleur infâme qui pulse sous ton derme... et que tu pensais morte, enfouie au fond d'une tombe défraîchie. « Fous-moi la paix. »

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Mon coeur derrière les barreaux || ft Malone WarmGargantuanCockatoo-small‌ ‌+ Il sort tout juste de prison pour violences aggravées. + Initialement, il avait été condamné pour cinq ans, mais a pu bénéficier d’une réduction de peine pour bonne conduite. + Il est sous liberté conditionnelle. + A part sa famille, personne ne sait qu'il était en prison. + Avant son arrestation, il était étudiant en ingénierie mécanique. + Ce qu'il a enduré en prison pendant plus de trois ans l'a changé, il est devenu bien plus renfermé. + Il est également devenu très pudique, n'aimant pas montrer les diverses marques d'agressions qu'il a subit en prison. + Gabriel est la personne qui lui a le plus manqué pendant ces dernières années.


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Sa colère est légitime, je le sais. J'ai mérité ces années en prison, j'ai mérité que personne n'attende mon retour après la façon dont j'avais disparu, et je m'étais fait une raison à ce qu'on m'ignore, à ce qu'on me traite comme j'avais traité les autres. Je m'y étais résigné pour tous, sauf pour lui. Car il était le seul dont je désirais vraiment le pardon, le seul qui pouvait m'aider à oublier ces trois années, six mois et huit jours. Il était le seul qui m'avait permis d'y survivre même. Pourtant, je n'ai aucune idée de comment lui dire tout cela, sans que mes aveux soient associés à une tentative minable de l'amadouer pour qu'il me pardonne. Et je ne voulais pas de sa pitié, seulement  sa confiance. Celle qu'il avait eue en moi, quand il m'avait confié son penchant pour les hommes, celle qu'il avait eue en moi, quand, un peu trop éméché, il fallait rentrer. Cette confiance qui avait grandi avec nous et s'était solidifiée avec les années. Cette confiance, que j'avais sûrement réduite en poussière dans un silence sans fin et une absence injustifiée. Cette confiance, dont j'avais besoin pour exister. Car s'il me rejetait, je le savais, c'était tout mon monde qui s'écroulerait.

C'était égoïste au possible, de penser à mon monde alors que le sien avait dû bien changer, mais je ne savais pas quoi faire d'autre. J'étais désemparé, effrayé de me retrouver seul dans ce monde immense. Non, pas seul : sans lui. Il était la constante de mon existence, la raison qui poussait mon coeur à battre, à tambouriner si rapidement dans ma cage thoracique. La raison pour laquelle ces mots étaient si difficiles à entendre. Parce qu'ils venaient de lui, et que ce n'était pas mes oreilles qui les écoutaient, mais mon coeur. Mon coeur qui n'arrive pas à trouver un instant de répit dans cet échange. Mon coeur qui me donne l'impression de se fissurer lentement à chacun de ses mots, qui s'insinuent dans mes veines comme du venin. Comme si tout était fait pour m'anéantir.

Mais je n'arrive pas à lâcher prise. Il y a encore cette petite braise d'espoir en moi qui attend seulement d'être ravivée depuis que nos regards se sont croisé. Et je veux croire qu'il en est de même pour lui, pour sa confiance, son amitié. Que quelques braises se consument encore, à l'abris, attendant le bon moment pour devenir un brasier ardent. Alors malgré ma gorge qui se noue, mes yeux qui deviennent humides, et les morceaux de mon coeur qui s'écrasent, je n'abandonne pas. « Juste une chance. Une seule. » Mon regard se plante dans le sien, déterminé. Je pourrais me perdre dans la profondeur de ses yeux, que j'avais toujours trouvé magnifique, mais ce n'était pas le moment pour ça. « Et si après ça tu ne veux plus me voir, jamais, alors je respecterai ta décision. » Je ne sais pas par quel miracle je trouve la force de faire un pas vers lui, alors que tout mon être tremble. Ma main vient délicatement se poser sur sa joue, trouve ce premier contact entre nous qui m'électrise. J'avais oublié l'effet que ça faisait de sentir une peau si douce sous ses doigts, de toucher quelqu'un que l'on aime. De tout simplement avoir désiré ce contact. « S'il te plait Gabriel. » Je me retiens de dire que j’ai besoin de lui, ce qui était vrai, mais égoïste, et ce qui n’aiderait surement pas ma cause. Parce que moi, je n’avais pas été là quand lui avait eut besoin de moi. J’avais merdé si fort...
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Malone
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Gabriel Alavés
J'ai 25 ans et je vis à Miami. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à mon passé, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ? Je ne sais pas vraiment, et je ne cherche pas à savoir.

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Que dire sur moi ?
Ces dernières années m'ont changé. J'ai pris du muscle, un peu. J'assume encore moins mon penchant pour les hommes qu'avant. Parce que oui, je suis gay. Sauf qu'on n'a pas cessé de me répéter que c'est pour ça qu'on s'en est pris à moi il y a 3 ans et demi. Ma famille me l'a "reproché". Mon... meilleur ami ? m'a lâchement abandonné après ça. Entre les connards englués dans la pitié, et les amis qui n'en sont pas, je me suis fait mon idée de tout ça. Faut le dire, j'ai fini à l'hôpital. J'ai encore des cicatrices qui me rappellent à quel point la vie est une chienne chaque fois qu'un miroir me renvoie l'image de mon corps quand je sors de la douche. J'ai bien failli ne pas remarcher. Alors j'ai choisi de vivre avec les gens qui le méritent et de tourner le dos aux autres. J'ai assez de rancune et de colère pour en créer un océan, mais j'ai d'autres choses à voir que ceux qui ne le méritent pas. Ce n'est que rejet que tu lui offres, rejet auquel tu le condamnes. Tu refuses de trembler face la buée qui trouble ce regard qui croise le tien. Tout ça, c'est de sa faute, uniquement de la sienne. Il n'avait pas qu'à agir comme il l'a fait, voilà tout.



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Mon cœur
derrière les barreaux
Noah & Gabriel
(@MADDY'N & @Malone)


C'est l'étendard le plus infâme, le plus teigneux, qui s'érige sur le mat de ton bateau. Tu refuses qu'il puisse remettre un pied dans ta vie, et tu ne cesses de le rejeter dans chacun des mots que tu lui destines. Ceux qui ne sont qu'un pâle reflet de la rancune que tu lui voues. Il était absent au pire moment de ton existence. Et pire encore, il n'a jamais pris la peine de t'en donner la raison en plus de trois ans. Et il espère qu'aujourd'hui tu accepterais de lui donner une nouvelle chance ? Et qu'est-ce qu'il pourrait faire pour se rattraper à tes yeux ? Tu as l'impression que ce serait tout simplement impossible. Après tout, qu'est-ce qui pourrait être assez, suffisant, pour apaiser les tourments, la rancune, la colère, la douleur... ? Rien. Tu en es absolument convaincu. Tout comme tu refuses qu'il revienne, qu'il fasse s'embraser ce myocarde qui te fait si mal à cette seconde. Tu t'es reconstruit. Sans lui. Il n'a plus sa place dans ton monde, et tu refuses de lui en faire une, quelle qu'elle puisse être. Lui qui insiste encore, dont tu peux lire la détermination dans ces prunelles qu'il darde dans ta direction, alors qu'il persévère, persiste à réclamer cette chance que tu n'es pas prêt à lui accorder. Tu secoues légèrement ton visage de gauche à droite, en ce non silencieux pour lequel tu n'es pas prêt à démordre. Tes traits sérieux, tendus, tes lèvres pincées. Tu te mords l'intérieur de la joue, laissant une saveur ferreuse s'y répandre lentement. La même qui a hanté trop longuement ton palais autrefois.

« Et si après ça tu ne veux plus me voir, jamais, alors je respecterai ta décision. » Tu hésites à ces mots. Parce que ça pourrait être quitte ou double. Tu crains tes propres réactions. D'autant plus que tu n'as vraiment pas envie de lui laisser cette maudite chance qu'il réclame un peu trop fort. Pourquoi ? Comme si tu lui devais quelque chose ? Rien. Vraiment rien. Il a tout brisé en disparaissant au pire moment qui soit. Mais il semble assez déterminé pour te hanter jusqu'à ce que tu lui offres cette possibilité, et cela pourrait être ta porte de sortie pour qu'il disparaisse définitivement de ton existence. Tu n'es pas certain de ce qui te fait le plus mal à cet instant. Comme si quelque chose était en train de se fissurer à l'intérieur de ton être. Il aurait mieux fait de ne jamais revenir. Jamais. Juste respecter ce qu'il avait déjà entamé. Il s'approche et c'est comme si ta respiration se volatilisait, que tes poumons refusaient de se remplir quand sa main vient toucher ta joue. Et puis le myocarde s'active sous ton derme, frappe, intense déraison qui s'obstine. Tandis que tu restes immobile, prisonnier d'un sentiment aussi imprévisible que destructeur. Et puis ta main, ton bras se fait vif, venant rejeter le contact, le chasser, le faire disparaître. « Ne me touche pas ! »

Tu gueules ? Tu hurles ? Tu le crois, mais c'est juste un souffle criard sous la rocaille d'un timbre brisé par l'émotions. Tu recules d'un pas. Tu lâches la porte. Le laisses l'empêcher de se refermer s'il le souhaite. Tu t'en moques au fond, totalement à cette seconde, alors que tu t'enfonces dans le hall de l'immeuble. « Tu veux une chance ? De te rattraper ? Et comment ? vas-y, dis-moi ! Parce que moi je vois pas comment ! T'étais pas là ! T'étais toujours pas là quand les médecins m'ont dit qu'ils étaient pas sûr que je puisse remarcher ! T'étais pas là, putain ! T'as jamais tenté de m'appeler, de m'envoyer un message. RIEN ! Et là c'est "s'il te plaît" ? Ben ça me plaît pas, tu vois ! Et toi tu crois vraiment que tu la mérites ta putain de chance ?! » Les mots se sont précipités à tes lèvres, mais c'est la douleur qui a marqué tes traits, la colère qui les déforme à présent, la rancune blessée qui brûle dans ton regard. Tu enfonces tes mains dans tes poches et tu recules encore. Tes lèvres s’entrouvrent, mais tu les refermes sans le dire ce va-t-en, parce que c'est un sanglot inavouable qui te noue la gorge.

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Maddy'n
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Noah Delano
J'ai‌ ‌24 ans‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌vis‌ ‌à‌ ‌Miami, Floride,‌ ‌USA.‌ Dans‌ ‌la‌ ‌vie,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌en réinsertion professionnelle‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌m'en‌ ‌sors‌ ‌pas vraiment bien.‌ ‌Sinon,‌ ‌à‌ ‌cause‌ ‌de‌ mon comportement impulsif et mes conneries,‌ ‌je‌ ‌suis‌ ‌célibataire‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌‌le vie mal, regrettant de ne pas avoir vu celui que j’aime depuis si longtemps..‌ ‌

Mon coeur derrière les barreaux || ft Malone WarmGargantuanCockatoo-small‌ ‌+ Il sort tout juste de prison pour violences aggravées. + Initialement, il avait été condamné pour cinq ans, mais a pu bénéficier d’une réduction de peine pour bonne conduite. + Il est sous liberté conditionnelle. + A part sa famille, personne ne sait qu'il était en prison. + Avant son arrestation, il était étudiant en ingénierie mécanique. + Ce qu'il a enduré en prison pendant plus de trois ans l'a changé, il est devenu bien plus renfermé. + Il est également devenu très pudique, n'aimant pas montrer les diverses marques d'agressions qu'il a subit en prison. + Gabriel est la personne qui lui a le plus manqué pendant ces dernières années.


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Ma main sur sa joue, mon regard dans le sien, j’espérais que quelque chose m’aiderait à le calmer autant que moi, mais rien n’y fait. Mon rythme cardiaque est toujours aussi irrégulier, sa colère toujours palpable et mes derniers espoirs s’estompent lentement. Une agonie longue et douloureuse, bien cachée derrière ce costume de peau, derrière ce regard déterminé qui perd sa ferveur quand sa main rejette la mienne franchement. Et je n’essayerais pas de recommencer. Car je sais le mal que ça peut faire, de prononcer ces mots sans que personnes ne les entendent. Moi, je les entends ses mots. Pas tous, comme lorsqu’il m’a demandé de partir, mais ceux là, si. Et je refuse de lui faire plus de mal que je n’en ais déjà fait. Alors je rebaisse le bras, recule même d’un pas pour lui laisser de l’espace, pour qu’il ne se sente pas agressé. Un effort qui ne change cependant rien au reste, à tout le mal que j’ai déjà pu lui faire, à tout ce qu’il a déjà pu endurer. Je perds à nouveau mes moyens, indécis sur ce que je dois dire, faire, alors que lui recule doucement, rallonge cette distance entre nous, jusqu’à rentrer à nouveau dans le bâtiment, relâchant la porte qui se referme doucement entre nous.

Il ne reste que quelques centimètres avant que la porte ne se referme quand je me décide à la bloquer, de mon pied et de ma main. J’avais hésité, persuadé que c’était fini, mais je ne pouvais pas accepter qu’une porte fermée soit ce qui mettrait fin à notre relation, à cette discussion. Si je devais ne plus jamais le revoir, je voulais que ce soit avec des mots, avec de la détermination. Je voulais qu’il me regarde et qu’il me dise qu’il ne voulait plus jamais me revoir ou entendre parler de moi. Pas autrement. Je m'introduis donc dans le hall de l'immeuble à mon tour, m'interdisant d'aller plus loin, même si Gabriel se décidait à me fuir, à remonter les escaliers ou à s'engouffrer dans l'ascenseur pour rejoindre son appartement. Je n'irais pas plus loin. Ce n'était pas en le harcelant que j'obtiendrais ce que je voulais. Et ce qu'il ne semblait pas décidé à me donner. A juste titre.

Ses questions sont pertinentes, ses accusations véridiques. Je ne savais pas comment je pouvais me faire pardonner, je n'y avais pas réfléchi. J'avais seulement décidé de débarquer parce que l'attente me paraissait désormais bien trop cruelle maintenant que j'étais dehors. Mais j'avais manqué bien trop de choses pour faire comme si je n'étais jamais parti. Et certaines de ses révélations ne m'aident pas réfléchir. Mon sang pulse dans mes veines, et la colère commence à me dévorer. La même colère qui m'avait fait vriller la première fois, qui m'avait poussé à vouloir faire subir la même douleur que lui à ces agresseurs. Cette colère dont j'avais peur de subir les conséquences à nouveau. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de serrer les poings, de me mordre la lèvre, jusqu'à ce qu'un petit goût ferreux parvienne à mon palet. Même en trois années d'absence, l'idée qu'on ait pu lui faire du mal restait insoutenable. Mais cette colère en plus de l'éprouver envers les autres, je l'éprouvais aussi envers moi-même. Parce que du mal, je lui en avais fait, et maintenant qu'il me le reprochait, je me demandais vraiment si ma démarche était légitime. Est ce que j'avais le droit à cette seconde chance ? Mes muscles se détendent et mes poings se relâchent alors que je réfléchis. En réalité, je n'avais aucun argument qui pourrait justifier qu'il me l'offre. « Non… » D'une petite voix, je prononce ce mot qui me fait tant de mal. La lucidité me pousse à admettre que je suis le seul à avoir merdé dans cette histoire, et qu'il ne me doit rien. La prison je l'avais mérité parce que j'avais mal agis. Et j'avais mal agis parce que j'avais été con et impulsif. Parce que je l'aimais, c'est vrai, mais ce n'était pas pour autant que je méritais son pardon. L'amour n'était pas une excuse pour justifier la douleur. « Je ne mérite rien, ni ton amitié, ni ton pardon. J'ai déconné, j'ai été le seul fautif. Et rien de ce que je ne pourrais dire ou faire n'effacera ces trois années de silence, et j'en suis navré. Sincèrement. » La lucidité de mes propres mots me donnent l'impression de me faire arracher sauvagement le coeur. Muscle lacéré par ma propre conscience, accompagnée par mes démons et mon abdication. Je venais de reconnaître que je méritais de l'avoir perdu, que je lui faisais perdre son temps à réclamer un pardon que je ne méritais pas. « Désolé de t'avoir fait perdre ton temps. » Je déglutis difficilement, me décalant pour laisser libre le passage entre lui et la porte, la tête basse. Moi, je n'ais pas la force de la franchir, de l'abandonner une nouvelle fois. Parce que je n'ais pas envie qu'il disparaisse de ma vie. Mais je ne peux pas le retenir, le forcer à rester s'il ne veut plus de moi. Mes yeux humides se posent une nouvelle fois sur lui, guettant tous ses mouvements, espérant comme un miracle, n'importe quoi qui pourrait recoller un peu les morceaux entre nous.
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Gabriel Alavés
J'ai 25 ans et je vis à Miami. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à mon passé, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ? Je ne sais pas vraiment, et je ne cherche pas à savoir.

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Que dire sur moi ?
Ces dernières années m'ont changé. J'ai pris du muscle, un peu. J'assume encore moins mon penchant pour les hommes qu'avant. Parce que oui, je suis gay. Sauf qu'on n'a pas cessé de me répéter que c'est pour ça qu'on s'en est pris à moi il y a 3 ans et demi. Ma famille me l'a "reproché". Mon... meilleur ami ? m'a lâchement abandonné après ça. Entre les connards englués dans la pitié, et les amis qui n'en sont pas, je me suis fait mon idée de tout ça. Faut le dire, j'ai fini à l'hôpital. J'ai encore des cicatrices qui me rappellent à quel point la vie est une chienne chaque fois qu'un miroir me renvoie l'image de mon corps quand je sors de la douche. J'ai bien failli ne pas remarcher. Alors j'ai choisi de vivre avec les gens qui le méritent et de tourner le dos aux autres. J'ai assez de rancune et de colère pour en créer un océan, mais j'ai d'autres choses à voir que ceux qui ne le méritent pas. Ce n'est que rejet que tu lui offres, rejet auquel tu le condamnes. Tu refuses de trembler face la buée qui trouble ce regard qui croise le tien. Tout ça, c'est de sa faute, uniquement de la sienne. Il n'avait pas qu'à agir comme il l'a fait, voilà tout.



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Mon cœur
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Ca se noue. Ca crève au creux de ta gorge nouée. Et tu ne peux tout simplement pas dire un mot de plus à la suite de toutes ces accusations qui se précipitent dans sa direction. Elles sont l'écho de tes douleurs, de ta rancœur, de ta colère. Et bien plus encore, mais tu ne veux pas le reconnaître. Jamais. Pas plus que le voir entrer à l'intérieur, ou ne pas tenter à nouveau de te toucher. Il accuse tes paroles comme autant de gifles que tu pourrais lui asséner. Ses poings qu'il serre, tu les remarques. Tout comme cette colère insidieuse que tu ne parviens pas à cerner à cette seconde. Comme si tout un monde s'était finalement dressé entre vous. Qu'est-ce... pourquoi ? Ca te dévore de l'intérieur, et l'univers tout entier sait qu'il aurait mieux valu qu'il ne revienne jamais. Pas après... Non, pas après. Alors en quoi méritait-il la moindre chance ? Sauf que sa réponse te désarçonne. Ce "non" sorti de nulle part qui t'immobilise, le regard braqué dans sa direction, sans trop savoir, sans trop comprendre.

Pas plus que le reste de ses paroles. L'instant d'avant il était en train d'insister et maintenant... il abandonnait ? Il s'excusait simplement de ses erreurs passées. Affirmant ne plus rechercher ni ton amitié, ni ton pardon. Non, ne pas mériter, c'était différent, n'est-ce pas ? Pas de raccourcis possible dans toute cette histoire. « Désolé de t'avoir fait perdre ton temps. » qu'il souffle en se décalant pour t'offrir toute latitude de déserter les lieux comme tu le réclamais l'instant d'avant. Alors pourquoi n'esquisses-tu pas un geste dans cette direction ? Tu le regardes, la tête basse, coupable. Tu te mords une nouvelle fois l'intérieur de ta joue, parce que c'est un vieux réflexe qui voudrait renaître, un sourire, un coup d'épaule taquin, et une phrase du genre "t'as fini de bouder" qui t'effleure l'esprit. C'est stupide. Tout un déluge s'est écoulé depuis cette époque, mais tu réalises surtout que tu tiens toujours à lui et ça t'énerve plus que jamais. Ce muscle qui tressaute au niveau de ta mâchoire.

« Joder de mierda. » que tu jures quand tu croises son regard humide qu'il lève dans ta direction, avec tout un monde d'espoir insensé que tu devines si facilement. Ta grand-mère te laverait la bouche avec du savon si elle t'entendait. Mais c'est comme une vieille habitude dont tu as besoin à cet instant précis. « Désolé de m'avoir fait perdre mon temps ? T'es sérieux, Noah ? » Ca te semble tellement aberrant qu'il soit venu pour finalement te sortir un truc pareil. « Désolé de m'avoir fait perdre mon temps... j'y crois pas. OK. » Comme si tu t'y étais fait. Comme si tu n'avais pas besoin de plus, un sourire amer s'étirant à tes lèvres. On était si loin de celui de l'imaginaire qui était venu hanter ton esprit de ses souvenirs. « Je veux juste une chose. Pourquoi au bout de 3 ans ? Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui a changé ? Pourquoi tu m'as abandonné ? Tu sais quoi, je m'en fous. Réponds pas ! » Les questions qui se précipitent à tes lèvres, les mots qui se fracassent plus vites que tes pensées prennent sens. Et puis, oui, tu changes d'avis. T'es pas certain de vouloir entendre d'autres excuses. T'as déjà l'impression de crever à l'intérieur, alors si c'est pour qu'il te dise quelque chose qui t'assassinera plus encore... tu n'en veux pas. Tu déglutis, et tu t'avances dans ce hall, direction la sortie, et cette poignée sur laquelle ta main s'abat. Tu as besoin d'air. Besoin de l'agitation de la rue. La gorge sèche, le cœur en pleine débâcle, c'est ton monde qui menace de s'écrouler encore une fois.

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Dans mon esprit, tout se mélange et devient confus. Je ne sais plus quoi faire, plus quoi dire, ni même qui écouter parmi mes démons qui s'obstinent à vouloir me faire toujours plus de mal. Certains me murmurent de partir, ce que j'aurais pu faire, si ça ne donnait pas raison à tout ce qu'il me reprochait jusque là. Mon abandon. Mon départ soudain, sans le moindre mot pour le justifier. D'autres me murmurent de rester, de l'affronter, quand bien même ses mots déchirent les derniers morceaux de mon coeur, alors que je m'enfonce. Car je le sens dans sa voix, dans ses injures venues d'une autre langue, ce n'est pas ce qu'il aurait voulu entendre, ce n'est pas ce que j'aurais dû dire. Rien ne va dans ces "retrouvailles" et j'ai l'impression d'essayer d'éteindre bêtement un incendie avec de l'huile. Une huile que j'aurais finalement remplacé par de l'alcool en me rendant compte de son inefficacité. Le plus grand imbécile de cette planète c'était moi.

Je me retrouve pris au dépourvu lorsqu'il m'interroge à son tour. Oui. Non. Peut-être. Je ne sais pas. Je ne sais pas parce que mon coeur crève et que je n'arrive pas à réfléchir. Le brouhaha dans ma tête s'intensifie à chaque instant, le doute revient sans cesse tacler le peu de confiance en moi qu'il me reste. J'ai juste envie de pleurer, de hurler, de me libérer de ce tourbillon de sentiments qui balaie tout en moi. Comme une immense tornade qui aurait tout ravagé en moi et autour de moi, me laissant seul, meurtri au milieu des débris de notre relation, de mon coeur, de mon amour pour lui. Mes lèvres tremblent alors que j'ouvre la bouche, pourtant sans que le moindre son ne puisse sortir. J'ai peur de ce que je pourrais encore dire, peur de continuer à lui faire du mal, alors que c'est bien la dernière chose dont j'ai envie. Je suis figé alors que je continue d'encaisser chacun de ses reproches comme des poignards plantés directement dans mon coeur, dans ce qu'il en reste. Plus grand chose déjà. Et j'ai de bonnes raisons de croire qu'il n'en restera absolument plus rien quand je rentrerais.

L'envie me prends alors de tout lui dire, la vérité sur mon absence, mais les sons ne sortent toujours pas. Je bloque sur son regard, sur ses yeux bleus et j'ai peur de l'image qu'ils reflèteront si je lui dis. Celui d'un monstre, d'une ordure ? Y verrais-je la même déception, les mêmes accusations que dans le regard de mes parents le jour de mon arrestation ? La même honte ? Je n'ais pas envie de connaître cette réponse, mais la violence de ses accusations me poussent à bout. « Ce n'est pas moi Gabriel ! Je n'ais pas eut le choix ! » Ma voix est bruyante, comme si je le lui reprochais mais tremblante, parce que tout mon être menace de s'écrouler. Je n'avais pas voulu ça, je n'avais pas voulu disparaître de la sorte. Je n'avais pas eut mon mot à dire, pas eut le moindre choix possible. Tout m'avait été imposé. Jusqu'à mon silence, par mes parents qui voyaient en moins leur plus grande honte, leur plus grand échec. Criminel et gay, le combo, l'ultime disgrâce qui devait être passée sous silence. Personne ne savait à part eux, et personne ne devait savoir. Mais je n'arrive pas à me résigner plus de quelques secondes à perdre Gabriel, et c'est tel une girouette que ma détermination va et vient à chaque bourrasque entre nous. « Trois ans, six mois et huit jours Gabriel. Et pas un seul jour pendant lequel je n'ais pas pensé à toi. » Ma voix déraille quelques peu alors que je le vois se diriger vers cette porte qui lui ait désormais accessible. J'ai envie de le retenir de l'empêcher de partir, mais je n'ais plus la moindre idée pour le convaincre de rester. Plus la moindre idée pour sauver notre relation, notre amitié et mon coeur.
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