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 Petit secret, gros problème, écoute-moi ft DonJuanAuxEnfers

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Patate Douce
Patate Douce
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7ei5.pngMise en Situation


Il l'a abandonné sans laisser de traces. Elle était éperdument amoureuse, prête à tout abandonner pour lui. A présent, elle va se marier. Il lui envoie une lettre. Lui demandant de lui accorder 24h pour s'expliquer. Il l'a dérobe à la barbe des demoiselles d'honneur la veille de son mariage. Que va-t-il lui révéler ? Pourquoi venir insinuer le doute ? Quel sera l'issue de ces 24h ?

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Raphaël Hurley
J'ai 31 ans et je vis à Sydney. Dans la vie, je suis pianiste et je m'en sors moyennement. Sinon,à cause de ma bêtise, je suis redevenu célibataire et je le vis plutôt très mal.


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Raphaël Hurley, Raph pour les intimes.
Pianiste incompris à l'imagination débordante.

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Raphaël Hurley
Anciennement ton Raph

Sydney, le 5 juillet 2020
Lhéva Joaquim, future Reynolds

Lhéva,

I
l y a de ces amours que l’on refuse de ressentir. Il y a de ces sentiments que l’on s’interdit d’éprouver. Il y a de ces gens auxquels on refuse de penser. Car si nous acceptons ce déferlement d’amour nous atteindre il est fort probable que nous y laissions notre peau.

J’ai peur.
J’ai peur de t’aimer comme on aime une première fois.
J’ai peur de t’aimer comme on aime une dernière fois.
J’ai peur de t’aimer comme on aime pour toute une vie.

Je ne suis même pas sûr que l’on puisse appeler ce que je pense ressentir à ton égard comme étant de l’amour. Je pense que personne n’a encore osé mettre de mot sur ce sentiment violent et déchirant qui me traverse de toute part depuis que je t’ai quitté il y a trois ans. Je ne pense pas que quelqu’un ait déjà connu de chose pareille. Ne te méprends pas, loin de moi l’attention de te déclarer que je suis encore amoureux de toi. Si seulement cela avait été si simple… Je ne pense pas qu’il s’agisse de cela. C’est différent. C’est un sentiment tellement évident et pourtant si trouble à fois. Comme si tu étais ce que j’avais toujours attendu, mais sans jamais le vouloir.

Tu n’es pas l’un de ces bijoux que j’avais prévu de perdre. Tu n’étais pas un de ces trésors que j’avais désiré trouver. Je n’étais pas censé tomber dans l’oubli dans ton désespoir. Je n’étais pas supposé me nourrir de tes blessures. Tu n’étais pas censé caresser mes déchirures. Tu n’étais supposé me réconforter dans mes tourments. Beaucoup de choses n’auraient dû arriver. Beaucoup d’émotions n’auraient dû naître. Pourtant, il n’y a pas l’ombre d’un regret dans mon cœur.

Le temps est pluvieux aujourd’hui, et le brouillard s’abat sur notre ville aux couleurs chancelantes. Tu te demandes pourquoi je te parle du temps qu’il fait aujourd’hui ? Parce que le temps est similaire à ce qu’il se passe dans mon cœur. Ce matin j’ai appris que tu allais épouser Andrew Reynolds.

Peut-être est-ce un passage inévitable pour moi afin d’embrasser, ce que tu pourrais appeler, mon destin ? Alors pourquoi suis-je tant embêté à l’idée d’accomplir ce qui a été écrit pour moi ? Pourquoi suis-je irrémédiablement attaché à ce souvenir enflammé que j’ai de toi, de nous ? Pourquoi ai-je horriblement envie de m’attarder pour toujours dans cet espace d’attente ?

Parfois il me semble que tu es arrivé trop tôt.
Parfois il me semble que tu es arrivé trop tard.
Parfois il me semble que tu es arrivé au moment parfait.
Parfois il me semble que tu n’aurais jamais dû arriver.

Peut-être bien que cette énième lettre est une mauvaise idée. Peut-être n’aurais-je jamais dû l’écrire. Peut-être aurais-je dû conserver le délicieux sentiment de paix que tu m’apportais ce soir-là, dans la petite salle de ce café où nous nous retrouvions ? Le Mémoire de dernière minute est désormais empreint d’une douleur que je ne pourrai jamais plus effacer. Pourrai-je seulement un jour goûter au plaisir sucré sans penser à toi, me racontant ton histoire, assis sur le rebord de ce bar ? Pourrais-je un jour seulement me pardonner d’être partie ce soir-là ? C’est le cœur lourd de regret concernant cette partie de notre que je t’écris cette lettre Lhéva, cette lettre qui ne te parviendra sûrement jamais, mais qui sache-le, existe bel et bien. Le souvenir de ton passage m’a laissé une sensation de manque alors que je ne possédais rien…

Ton Raph

PS : Tu te souviens-tu de l'heure et du jour auquel nous nous retrouvions dans ce café ? Peut-être pourrions nous achever la boucle de notre histoire ?


©️ Sobade.







« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
©Crack in time
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Lhéva Joaquim
J'ai 28 ans et je vis à Sydney. Dans la vie, je suis assistante avec tant de responsabilité et je m'en sors très bien. Sinon,à grâce à un contrat de mariage de familles aisées, je suis fiancée et je le vis plutôt très bien et en creusant, si mal mais personne ne peut me refaire vivre, hormis Lui, le Regrettable.


Je suis le fruit d'amour entre une sublime femme autralienne et un doux papa israélien. Amour qui donne naissance à deux autres filles. Une grande et une petite soeur.

Je suis la fille d'Elams Joaquim, un riche entrepreneur ayant fait fortune en montant une compagnie spécialisée dans la communication, applications et formation des community manager. Et je suis aussi son assistante, appréciant de le taquiner pour ne qu'il ne perde pas sa verve.
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J'ai emloyé un super accolyte, qui est mon assistante et se nomme Luis Nelson. Il est adorable et toujours de bons conseils, surtout pour liquider une bouteille. Il fait d'office de fidèle ami, si je peux dire.
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Je vais bientôt me marier avec Andrew Reynolds, possédant l'une des illustres galeries d'art du pays. C'est bien, sa plus belle qualité.
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Mon homme à tout faire, me concoctant de délicieux plats, Rhym Ayat, mon concierge. C'est un homme mystérieux mais en qui, j'ai une confiance aveugle.
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Et git dans mon passé, le regrettable Raphael Hurley, la passion ultime et l'ardente lâcheté étreignant mon coeur.
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Mardi.
17h17,
Café O’Neil,
Table quatre,
Près de la fenetre




Gal Gadot by @tearsflight on Bazzart
« Lhéva, pourquoi n’ai-je pas le rapport sur les données personnelles ? Tu sais qu’on peut se faire aligner par les Hautes Instances. On ne doit rien laisser passer. Il en va de notre réputation. Je ne tolérerais aucun écart. Discipline-toi ou cède ta place. »

Toujours le même discours. Je retiens un soupire. Mon père. Elams Joaquin, proche de la soixantaine mais n’a perdu aucune once de son Energie. J’ai eu la bêtise d’accepter d’être son assistante pour lui faire plaisir. Trois ans que je le suis. Et je le regrette amèrement. J’aime mon métier mais pas quand je dois subir le courroux d’un patron même jusque dans les repas dominicaux.

« Vous ne l’avez pas, car les Hautes Instances ont validé nos actions de protection de nos utilisateurs. Le dossier vert, qu’il y a sur votre bureau, est à signer pour .. Hier. »

Je me recule, car je sais que je vais me faire engueuler comme un enfant. Mais c’était tellement tentant de le provoquer constamment. Bien sûr, c’est pour dans deux jours mais faut bien bouger sa carcasse. Et avec lui, valait tout mettre à hier, sinon, ça pouvait trainer en longueur. Dix minutes sans broncher et il m’ordonne de m’éjecter.

« Qu’as-tu dit pour le mettre autant en colère ? Les murs ont tremblé. »

Luis me questionne. Mon ami depuis deux ans déjà. Il est arrivé après moi et nous avons tout de suite sympathisé. Les frasques amoureuses nous ont rapproché un soir de beuverie empreint de désespoir. Il est devenu l’assistant de l’assistante.

Cela fait six mois qu’il se murmure que mon père va prendre sa retraite, et que je devrais prendre sa place. Alors chacun forme son petit, si on peut dire. Et la journée se déroule ainsi entre ordres aboyés et fou rire avec mon employé. On décide de se faire un restaurant rapide puis je rentre chez moi. Penthouse en plein milieu de la ville. Quatrième étage.

Je retire mes Louboutins, me sert un verre de vin rouge. Un soupir de soulagement sort de mes lèvres colorées par un rouge pétillant. Le rouge pute comme on dit souvent. J’ai l’air ainsi mais il n’en est strictement rien. Un masque j’ai construit depuis … Sa disparition et que mon père me prend pour sa bonniche. Moment de félicité quand je me retirer mon soutien-gorge et mes escarpins. Je ne sais qui a inventé ces deux instruments de torture mais je le maudis franchement. J’ai à peine le temps de poser mon soyeux postérieur qu’on sonne à la porte. Je peste et soupire, agacée, marchant d’un pas lourd. J’ouvre pour découvrir Rhym, le concierge. Je penche la tête, intriguée.

« Je vous prie de m’excuser Mlle Joaquims mais il y avait une lettre à votre destination et je devais absolument vous la remettre en mains propres. »

Il me tend le fameux colis. Je le remercie chaleureusement. Une lettre cachetée et le seau ne me dit rien du tout. Une invitation à un Gala ? Une nouvelle organisation caritative. Je porte mon verre à la bouche et ouvre en deux la lettre. Je viens de souiller mon parquet et gâcher un bon vin.

Ton Raph. Je tremble. Je suffoque. Comment est-ce possible ? Comment .. Ma vue se trouble. Je me tiens à un meuble. Je tente de respirer bruyamment. Non, non, non !! Un fantôme. Celui-là même qui me hante. Je sens déjà les larmes monter. Je jette la lettre. Puis la prends du bout des doigts. Et la jette aussitôt. Je vais me marier, à la dixième richesse de ce pays.

IL EST HORS DE QUESTION QUE CE NUISIBLE GACHE MES BONNES RESOLUTIONS...

Je décide de jeter aussi mes bonnes manières et de boire directement au goulot. Je défais ma robe Balenciaga et fuis sous la douche. Je finis prostré sous l’eau chaude, vidant mon âme de mes larmes.

cry

J’ai eu grande peine à remplir mon rôle le lendemain. Deux couches de fond de teint pour masquer mes cernes violacés. Une exécrable humeur. Et je me rends compte, que je ne suis pas en état que je me mets à hurler sur mon père.

« Tu as tes trucs de bonne femme ? »

GOUJAT !

J’ai envoyé valser un dossier et j’ai pris le restant de ma semaine. Soit aujourd’hui, Jeudi et demain, Vendredi. Cela fait trois ans que j’ai pu sortir la tête de l’eau, du moins mon nez, pour être honnête. De l’abnégation. Me plonger dans le travail pour oublier le cuisant abandon que j’ai subi. A tel point, que je suis une ombre, prête à me marier. Une Ben-Oui-Oui. Voila ce que je suis mais dotée d’une conscience professionnelle. Et voila que ce salaud venait avec sa plume foutre en l’air tous mes efforts.

OU QUE TU SOIS, JE TE HAIS.

:fuck:

Il m’aura fallu deux jours entiers pour que ma curiosité prenne le dessus. Et lorsque je veux récupérer le poison, horreur, plus de poubelle. Je me mets à paniquer et descends aussitôt aux poubelles. Adieu dignité. Heureusement, il n’y en a que trois. Et telle une désespérée, je les éventre pour fouiller, me remettant à pleurer, de cet indigne acte que ce pouilleux me fait subir. Il me faut deux heures à pester et faire ma mijaurée pour retrouver la preuve de ce lâche.

Je me lave trois fois à frotter comme une damnée et enfile un doux peignoir. Quitte à souffrir, autant le faire dans de bonnes conditions. Du vin. La terrasse gorgée de soleil et un transat. Je sais que mon fiancé n’arrive qu’en fin de journée, je pourrais me remettre de mes émotions, plus facilement, je l’espère.

5 Juillet. Il aura fallu trois jours pour me la faire parvenir. Comment cela se fait ? Où pouvait-il être ? Non Lhéva. Tu lis, tu jettes, c’est le deal ! Tu déchires, tu brules. Tu conserves, susurre ma conscience. Ta gueule toi, merci. Je prends une grande inspiration et commence à lire véritablement. Il sait que je vais me marier. M’enfin rien de bien extraordinaire, si on suivait l’actualité. Cela signifie qu’il le fait ? Depuis combien de temps ? Ma tête va exploser. Je roule des yeux à toutes ses phrases. Les larmes coulent. Tant de proses, tant de souvenirs, tant de souffrances. J’inspire profondément et redescends à l’étage. Ce post-scriptum ouvre la plaie béante mais je conserve encore un soupçon de lucidité. Je pars dans ma chambre cherchant, du papier à lettre, parfumé à la rose et à la vanille, puis de l’encre et une plume. Il me faut deux essais pour réussir à avoir une écriture convenable.

Je relis plusieurs fois ces quelques lignes. Elles ne feront jamais honneur aux siens. Mais je ne peux me permettre d’ouvrir ce passé qui me fait tant souffrir. Non, c’est impossible. Et le voir, O Seigneur, il est fou ! Je souffle sur la lettre. J’appelle mon concierge et lui donne pour mission de déposer cette lettre dans notre habituel café, à cette quotidienne place, à cette heure fixe et ce jour inscrit dans le marbre soit Mardi. 17h17, au Café O’Neil, table quatre, près de la fenêtre... Je ne sais pas si j’ai bien fait mais je ne peux ouvrir la boite de Pandore. Espérons que cela l’apaise. Enfin, je ne sais même pas ce que j’attends d’ailleurs. Une autre lettre ? Cesse tes enfantillages Lhéva. Tu vas te marier. Oui, je n’aime pas Andrews mais au moins, il ne m’abandonnera pas.


Réponse de Lhéva:
 




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Raphaël Hurley
J'ai 31 ans et je vis à Sydney. Dans la vie, je suis pianiste et je m'en sors moyennement. Sinon,à cause de ma bêtise, je suis redevenu célibataire et je le vis plutôt très mal.


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Lhéva Joaquim. Lhéva Hurley. Lhéva Reynolds. Intérieurement je me répète solennellement ce mantra. Il résonne comme l’un de ces au revoir que l’on n’ose pas prononcer de peur qu’il ne devienne réel et s’ancre dans une réalité que l’on fuit de toute notre âme. Ces quelques phrases couchées sur le papier s’apparentent au récit de la dernière chance. Les notes de musique qui s’échappent de ce piano à queue laissent transparaître toute la nostalgie de notre Histoire. Elles s’envolent au gré des graves et autoritaires octaves du chef d’orchestre. Il juge. Il préside. Il inspire. Toute chose dans son empire. Les musiciens qui composent son orchestre fuient tour à tour la scène. La mélancolie s’insinue au cœur de mes pensées les plus intimes. Un, deux, peut-être trois. Le temps semble s’être suspendu depuis l’envoi de cette maudite lettre. Aucune réponse ne m’est parvenu. Est-ce étonnant ? Non. Que voulez-vous que Lhéva me réponde ? Que voulez-vous qu’elle pense ? Que voulez-vous qu’elle espère ? Plus rien ne peut nous réunir, si ce n’est… Elle. L’architecte bienveillante de mon malheur. Le col noir satiné du chef d’orchestre brille au contact des lumières de la grande salle de l’Opéra alors qu’il tire sa révérence. Le silence reprend ses droits avant de se heurter aux vibrations des cordes de mon ami. Désormais il n’y a plus que lui qui puisse me comprendre. Il rythme le mouvement du balancier de la grande horloge alors que son tintement régulier m’arrache à lui. D’un pas calme et assuré je quitte ce lieu aux mille complaintes. Le chemin jusqu’à mon appartement me paraît long et interminable, sans doute parce qu’il n’y a plus personne pour m’y attendre.

Les grincements de la porte d’entrée et du parquet remplacent la présence absente de Lhéva. Le silence redevient une triste réalité. La brise estivale tente de rafraichir ces murs en proie à un panel de réminiscence. Sans réellement réfléchir, j’ouvre les fenêtres avant de m’arrêter devant la grande baie vitrée. Jcontemple les fines gouttes d’eau frapper énergiquement cette dernière. Elles dégoulinent le long de cette dernière, avant de s’éteindre contre l’ardoise froide du balcon. Comme si elle pouvait vainement se substituer aux larmes de mon cœur. « Lhéva ? » Prononçais-je naïvement en espérant secrètement une quelconque réponse, même un simple grognement ou soupir d’exaspération. Mais rien… Pour toute réponse, un silence. Long. Éloquent. Et terriblement présent. En poussant la porte de ma chambre, je (re)découvre sa présence absente. Toute notre Histoire s’est achevée en un claquement de porte. On ne quitte jamais impunément une personne que nous avons aimé.

Mes sorties nocturnes n’étaient pas inhabituelles. Près de la grande jetée de Sydney, je me perdais entre les vers et les mots des étoiles. Je composais et écrivais une saison en Enfer. Puis je revenais toujours vers elle. Quelque chose de plus fort nous réunissaient. Son père ? Certainement pas. Il ne m’a jamais aimé. Il n’a jamais pu accepter que sa fille chérie fréquente un pianiste incompris. Combien de fois nous sommes nous disputés à son sujet ? Combien de repas dominicaux ai-je éviter en prétextant un rhume quelconque ? Mais pourquoi fuyais-je régulièrement le domicile conjugal ? L’appel du grand large n’était pas aussi important que l’amour que je pouvais lui porter. À croire que cela en devenait presque une habitude… Est-ce moi que je fuyais ou l’image que je lui renvoyais ? Naïvement je surveille les notifications de mon téléphone portable. Rien. Aucun appel ni message. Sans doute a-t-elle besoin de temps… J’ignore ce qu’il en est de son côté. S’il s’agit uniquement d’une lettre lambda, ou celle de trop. Les abondantes idées qui traversent mon esprit ne m’aident pas. Je suis totalement incapable de prendre le recul nécessaire face à cette situation qui m’a complètement échappé, chose que je déteste le plus au monde. J’hésite terriblement à lui envoyer un message. Pourquoi devrais-je faire le premier pas ? Parce que je l’ai abandonné ? Certainement. Cependant mon orgueil et ma fierté personnelle me retiennent de la contacter. J’attendrais notre rendez-vous. Si jamais Madame Joaquim, future Reynolds, consent à s’y rendre. Sans réfléchir davantage, je me dirige dans la salle de bain. L’eau m’a toujours permis de me retrouver. Pourquoi ne serait-est pas le cas aujourd’hui ?

L’eau chaude ruisselle le long de mon enveloppe charnelle. Je ne coupe nullement le jet de la pomme de douche, bien au contraire. J’ai besoin de reprendre pleinement possession de mon corps et de mon esprit. Par moment mes yeux dérivent sur mon téléphone portable, qui se trouve sur le plan de travail de la salle de bain. Même là… Il me suit. J’attends un signe de sa part. Mais rien. Il ne s’allume pas. Plus le temps passe, plus je me questionne sur les effets de cette lettre. En quittant la petite pièce chaude, je vérifie de nouveau mes notifications. Toujours rien. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Ou pire encore… Un mariage. Un vieil automatisme me pousse à lui écrire un message sauf qu’au dernier moment je l’efface et verrouille ce dernier. J’imagine que si elle ne m’a pas contacté, c’est qu’elle n’en éprouve pas l’envie ou le besoin. Son nouveau compagnon bodybuildé et écervellé doit s’être substituée à la présence d’un ancien amant soufflant constamment le chaud et le froid.

La pluie s’est arrêtée de battre. Les parapluies et capuches disparaissent. Les roues des voitures à aspergent certaines rues, alors que certains enfants s’amusent à sauter innocemment dans les flaques d’eau. Un faible rayon de soleil s’immisce entre les nuages grisés. Il tente vainement de les chasser, comme on repousse de mauvais souvenirs. Cet orifice de lumière éclaire une partie de Sydney qui ne m’est pas inconnue. J’ignore s’il s’agit d’un signe, mais je me hâte de m’habiller afin de m’y rendre le plus rapidement possible. Depuis que je suis revenu dans cette ville, il y a quelqu’un que je n’ai pas revu. Une personne chère à mes yeux et à mon cœur. J’aurais aimé le lui confier il y a si longtemps… Et pourtant il en est autrement. En claquant la porte d’entrée j’éprouve un sentiment d’amertume. Bien évidemment je n’ai pas oublié mon téléphone portable. J’espère encore percevoir sa sonnerie, que j’ai si souvent regretté d’entendre. En descendant les marches de mon immeuble, je retrouve une ancienne connaissance. La vieille dame du premier étage n’a pas changé, ou si peu. Comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle. Promptement elle me salut d’un regard nostalgique « Monsieur Hurley ? Oh excuser moi je vous ai pris pour Ben. Comme vous lui ressembler… » me lance-telle avant que je ne continue ma course dans la cage d’escalier. Une fois à l’air frais, un doux vent caresse mon visage alors que je me faufile à travers les étroites ruelles.

Sur le chemin qui me mène à ma destination, je me surprends à retracer un itinéraire si familier : celui que j’empruntais avec lui. Plusieurs souvenirs me reviennent en mémoire au fur et à mesure de cette promenade inopinée. En passant par le Sydney Harbour l’odeur, cireuses des pins et chênes gagnent mes narines. À présent les feuilles recouvrent les allées autrefois si verdoyantes. Certains habitants se plaisent à sortir leurs animaux de compagnies. D’autres encore… Se promènent main dans la main, comme si de rien n’était. Comme s’il était si aisé pour eux d’être un couple anodin. Secrètement je les jalouse. Ils me rappellent, sans le vouloir, notre couple. Notre rencontre, nos souvenirs, jusqu’à nos disputes… Demeure le reflet de notre histoire. En quittant le parc, je tombe nez à nez avec un embranchement que je ne pourrai jamais oublier. Il porte encore les cicatrices d’un passé que j’ai désiré effacer. Amèrement je déglutis en repensant à ce terrible jour d’octobre. J’ai laissé mes souvenirs disparaître avec lui… Depuis toutes ces années, je ne me suis toujours pas pardonné. La culpabilité me ronge encore, sans jamais en avoir parlé à qui que ce soit. À quoi bon ? Ma mère n’y comprendrait rien. Quant à mes grands-parents, je leur ai déjà pris involontairement leur fils. Pourquoi ressasser de vieux souvenirs douloureux ? Mais tous les dix-neuf de chaque mois, je ne parviens pas à trouver le sommeil, depuis de nombreuses années. J’ignore si Lhéva l’a remarqué ou non. Si oui, s’est-elle posé la question ? A chaque fois je prétextais une angoisse musicale puis je me rendormais contre elle. Sa présence me rassurait. Elle usait des bons mots au bon moment. Ses caresses se mêlaient à son tendre regard. Elle chassait ces mauvais souvenirs d’un battement de cil.

Quelques longues minutes de marche plus tard je me retrouve face à une sombre porte en fer forgé. La rouille orangée qui s’est éprise de ses rouages s’est incrustée comme tous les souvenirs qui habitent ce lieu. Le soupir qui s’échappe de mes lèvres s’éternise. Il est long et faible à la fois. Un peu comme mon envie de renouer et me pardonner mes erreurs passées. Je regarde une dernière fois mon téléphone portable. Rien. Toujours rien. Lhéva ne m’a toujours pas écrit. Sans réfléchir, j’active le vibreur. La sonnerie ne retentira plus, seul un vibrement pourra m’extirper de mes songes. Je ne veux pas être dérangé lorsque je me recueille sur sa tombe. En poussant la lourde porte, le crucifix donne le ton. Silencieusement je foule la terre humide du cimetière Waverley. Les quelques flaques d’eau retiennent les larmes des derniers enterrements. Les fleurs qui ornent les tombes en témoignent à leurs tours. Plusieurs familles se recueillent en silence. Les larmes et sanglots d’un petit garçon attirent mon attention. Je m’arrête en pleine allée centrale et l’observe. L’espace d’un instant, j’ai l’impression de me revoir plusieurs années auparavant. J’étais ainsi… Apeuré par un destin incontrôlable. Inconsolable. Je me suis tue pendant des semaines, où seul mon chagrin parvenait à m’accompagner sans que je ne me renferme davantage sur moi-même. Alors qu’il quitte la tombe sur laquelle il venait de trouver refuge, je poursuis mon chemin jusqu’au caveau familial. Le nom Hurley y est inscrit depuis des nombreuses années. La peinture dorée qui l’ornait a disparu au profit du relief de la pierre tombale. Le livre mortuaire qui y repose n’a pas bougé. La photographie qui l’accompagne non plus. Toujours aussi souriant malgré la situation dans laquelle il repose depuis toutes ces années. Instinctivement je me signe, puis l’émotion me gagne. Mes yeux s’humidifient légèrement. Au même moment quelques faibles et insignifiantes gouttes s’échappent du feuillage des arbres. « Bonjour Papa. » Murmurais-je en refermant mon poing. Si je n’avais pas lâchement fui, j’avais prévu d’emmener Lhéva ici. Elle aurait peut-être pu comprendre pourquoi je refuse tellement de lui passer la bague au doigt.

De longues minutes me sont nécessaires pour me recueillir. Soudain mon téléphone portable vibre. Instinctivement et vivement je regarde mon écran. Mais rien n’apparaît. Étrange. Un fin sourire gagne mon visage alors j’adresse un dernier regard à la dernière demeure de mon père. « J’ai compris… » Lui lançais-je comme s’il était encore présent à mes côtés. Parfois je sens son regard réconfortant et bienveillant, se poser sur moi, au moment où j’en ai le plus besoin. Aujourd’hui, ne fais pas exception. Je me signe une dernière fois avant de quitter le cimetière. Une fois à l’extérieure je m’autorise un soupir salvateur.

[Quelques jours plus tard]

L’heure est venue. Je suis arrivé depuis plus de trente minutes. J’attends avec une impatience déraisonnable mon ancienne compagne. Je fais les cent pas devant l’enseigne. J’ignore totalemen si Lhéva me rejoindra. Si tel est le cas, elle ne devrait pas tarder. Je n’ai toujours pas répondu à mes questions intérieures. Dois-je lui serrer la main et faire comme si de rien n’était, ou pas ? Et si nous demeurions un long moment sans bouger, enveloppés d’un nuage de vapeur et de secrets, physiquement proches, et cependant distant sur le plan émotionnel. Je déteste cela. Être à court d’échappatoires. Pourtant cette discussion doit bel et bien avoir lieu. Mon regard s’évade de l’autre côté du trottoir et s’attarde sur le taxi qui patientait au feu rouge. Sur la banquette arrière, le portable coincé contre l’oreille, la passagère remue les lèvres à toute allure tout en feuilletant fébrilement un carnet. Derrière elle, au coin de la rue, un vendeur de journaux se démène pour satisfaire les clients qui faisaient la queue. Une scène anodine non ? Sauf que j’ai l’impression d’être un étranger de leur bonheur.

De tous les rendez-vous, professionnels et personnels, auxquels j’ai participé, aucun d’entre eux n’a réussi à me stresser autant que celui-ci. J’attends avec une impatience déraisonnable mon ex. Qu’allons-nous, nous dire ? Comment réagira-t-elle ? Nous sommes en public, un esclandre n’est donc pas possible. Dommage. La douce mélodie de nos disputes me manque. Nerveusement je regarde sans cesse l’heure sur la montre de mon défunt père. Et si Lhéva avait tout simplement décidé de ne pas venir ? Et si elle avait tout bonnement baissé les bras ? Cette idée augmente plus encore mon angoisse. Instinctivement je vérifie mes messages. Rien. Aucuns signes de sa part. Ni d’un quelconque retard ou pire encore… Le serveur s’approche de nouveau de moi afin de prendre ma commande. Si je lui réponds poliment par la négative, je n’en pense pas moins. Tant que Lhéva ne sera pas face à moi, je ne serais pas serein. Pour passer le temps et surtout oublier mon stress, je m’amuse avec l’un des jeux de mon téléphone portable. Pendant quelques minutes je ne réfléchis plus et j’aligne des bonbons sur une grille, avant qu’ils ne disparaissent. Puis je relis me notes. J’ai récapitulé tout ce que j’avais à lui dire, un peu comme une check-list.

Soudain une voix familière m’extirpe de mes pensées. Inutile de préciser de qui il s’agit. Je n’ai pas le temps de me lever pour… Pourquoi déjà ? Mais qui c’est celui-là ? D’où il sort ? Pourquoi n’est-ce pas Lhéva ? Que lui est-il arrivé ? Rhym Ayat… L’homme à tout faire de Lhéva. Dites-moi que je rêve… A-t-elle osée ? Oui. Bien évidemment que oui. C’est une Joaquim. Elle tient bien de son père. Il me tend une lettre. Le parfum qui s’en échappe… Je le reconnaîtrais entre mille. C’est le sien. Mes yeux se retrouvent à mi-chemin entre une incompréhension totale et la curiosité. Frénétiquement je l’ouvre et la dévore du regard. Un fin sourire achève la lecture de sa lettre alors que je griffonne quelques mots en guise de réponse, avant de les lui donner.


Réponse de Raphaël:
 




« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Patate Douce
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patrick

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Lhéva Joaquim
J'ai 28 ans et je vis à Sydney. Dans la vie, je suis assistante avec tant de responsabilité et je m'en sors très bien. Sinon,à grâce à un contrat de mariage de familles aisées, je suis fiancée et je le vis plutôt très bien et en creusant, si mal mais personne ne peut me refaire vivre, hormis Lui, le Regrettable.


Je suis le fruit d'amour entre une sublime femme autralienne et un doux papa israélien. Amour qui donne naissance à deux autres filles. Une grande et une petite soeur.

Je suis la fille d'Elams Joaquim, un riche entrepreneur ayant fait fortune en montant une compagnie spécialisée dans la communication, applications et formation des community manager. Et je suis aussi son assistante, appréciant de le taquiner pour ne qu'il ne perde pas sa verve.
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J'ai employé un super accolyte, qui est mon assistante et se nomme Luis Nelson. Il est adorable et toujours de bons conseils, surtout pour liquider une bouteille. Il fait d'office de fidèle ami, si je peux dire.
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Je vais bientôt me marier avec Andrew Reynolds, possédant l'une des illustres galeries d'art du pays. C'est bien, sa plus belle qualité.
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Mon homme à tout faire, me concoctant de délicieux plats, Rhym Ayat, mon concierge. C'est un homme mystérieux mais en qui, j'ai une confiance aveugle.
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Et git dans mon passé, le regrettable Raphael Hurley, la passion ultime et l'ardente lâcheté étreignant mon coeur.
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Mardi.
17h17,
Café O’Neil,
Table quatre,
Près de la fenetre




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Réponse de Lhéva:
 

Je ne sais pas pourquoi, je persiste à lui répondre. On dirait une gamine, qui entretient un secret et qui espère se faire prendre afin qu'on lui rappelle à quel point, c'est mal ce qu'elle fait. D'autant que cette fichue lettre est parsemée de mensonges. Mais il est hors de question, que je le lui dise. Je suppose que c'est le meilleur moyen pour le tenir loin. Mais connaissant Raph' et vu la teneur de sa lire, m'ayant fait rire, pleurer, hurler et rire, je doute qu'il abandonne de sitôt.

Je soupire, relis ma lettre. Je me déteste à l'heure actuelle. J'aimerais juste, qu'il ne m'ait jamais écrit. Je ne comprends vraiment pas. Serait-il malade ? Mon cœur se serre douloureusement à cette idée. Et je sais qu'à présent, tant que je n'aurais pas le fin mot, il ne pourra plus quitter mon esprit. J'éclate en sanglots - encore. Est-ce que je vais devoir reprendre des tranquillisants ? J'ai bien assez enduré pour réussir à surmonter notre rupture. Pourquoi me fait-il cela ?

Respire Lhéva. C'est la dernière fois que tu lui écris. Il est en bonne santé. Et dans la même ville que moi. Non, non, je ne dois pas raisonner ainsi. Calme-toi. Tu es maitre de toi. Tu es le capitaine de ton bateau. Il va à bon port. Putain de vagues qui tente de me dévier de ma trajectoire. Mais non, Raph', je ne vais pas te laisser faire. Je ne peux pas détruire les projets de mon père. Il compte sur moi, pour étendre son empire, je ne peux plus le décevoir. Nous nous sommes suffisamment affrontés pour le faire plus encore.
Je sais bien que j'avais perdu la bataille à la seconde où je me suis effondrée dans ses bras, le jour où j'ai compris que le Nuisible, ne reviendrait pas à la maison. Mon père fulminait, tandis que ma mère, préparait mon lit. Ce fut si douloureux de revenir chez eux, après tant de disputes. Tout ça, pour ça. Être resté un an dans 20m² parce qu'on a peur de revivre seule. Diagnostic : peur de l'abandon. Il m'est arrivé de supplier mes parents de dormir avec dans le living-room parce que me réveiller seule me rendait malade.

Six mois a refusé de me nourrir. Six mois à combattre des fantômes, et cesser de vouloir une lame pour mettre fin à mon calvaire. Des pensées morbides. Comment aurais-je pu vivre sans l'homme pour qui, j'aurais pu lui offrir mon cœur, sans confession ? J'étais cassée. Je ne voulais plus vivre. Dans le noir constamment. Être dans la lumière, c'est accepter d'avancer et je ne le voulais pas.

C'est mon père qui m'a sorti de ma dépression, au bout d'un an. Un pacte. J'endossais le rôle d'assistante, je l'aidais à faire fructifier son empire et je pouvais partir à la recherche de Raphael. Maintenant, les choses ont grandement changé. Il est revenu. Pour moi. Pour me tourmenter. Je ne saurais dire.

Je lis encore sa lettre. Et j'ai l'impression qu'il tente de me dire quelque chose mais je n'en perçois pas l'essence. Je la mets en boule et la jette loin de moi. Je me pince l'arête du nez. J'appelle mon confident et lui demande de jouer encore les facteurs.
Le pauvre, je l'avais noyé de questions quand il m'a affirmé que Raphael était bel et bien en vie, en chair, en os et aminci d'après ses dires. Je m'en serais passé. Menteuse hurle ma conscience, comme cette lettre.

J'ai l'impression d'être usurpatrice, à présent. Non Lhéva, tu as réussi ! Tu as le droit d'être heureuse ! Ton fiancé, est bon avec toi. Il a été le plus patient. Même si ce n'est qu'un contrat de mariage à un million, vous avez le droit d'être ami. Alors je ne dois rien lâcher. Pas après tous mes efforts. Je dois écraser ce nuisible et frapper très fort avec la tapette. S'il le faut je le ferais moi-même. Heu ... Il me faut un verre d'abord.

Je décide de me verser un verre de rouge, pour me féliciter d'avoir été plutôt cordiale avec mon entourage, restant impassible alors que tempête se faisait en moi, depuis la première lettre ; Je ne dévierais pas de mes objectifs.

Va surtout falloir que je réfléchisse à comment annoncer, ce pénible retour à mes parents. C'est la moindre des choses. Ce fantôme va me poser de gros problèmes. S'il se met à commenter toutes les étapes de ma Vie, Andrew va avoir des soucis à se faire. Non ! C'est à lui que tu te donnes, entièrement à présent, enfin surtout financièrement.


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