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 L'amour plus fort que tout? [ft. DonJuanAuxEnfers]

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Beloved
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7ei5.pngMise en Situation



Les piles... ces objets sensés révolutionner l'avenir de l'humanité. Ils offraient l'opportunité de vivre éternellement. Tout notre vie, tout ce qu'on est, sauvegardé dans une simple pile et tant que celle ci reste intact... impossible de mourir. Ca c'était dans un monde idéal. L'argent est venu se mêler de tout ça et les dérives sont arrivées...


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 Harper Brown
 
J'ai 34 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis gérante d'une boutique de lingerie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis mariée à un homme merveilleux et je le vis plutôt merveilleusement bien.
 
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Anne Hathaway :copyright:️ loudsilence

Je me retournais vers la jeune femme qui venait de m'interpeller en souriant. Je la laissais partir, gardant mon sourire sur les lèvres.

"Et c'est notre deuxième rendez vous. Le premier s'est tellement bien passé. J'ai l'impression que c'est le bon. Alors j'aimerais, s'il te plait, pouvoir partir à l'avance pour me préparer et tout. J'ai vraiment envie que ça marche."

Je souriais largement face à son plaidoyer pour aller retrouver son possible petit copain. Enfin rien n'était fait mais à l'entendre c'était certainement le bon.

- C'est bon tu peux y aller. Il n'y a plus grand chose à faire alors je peux fermer toute seule.

Je riais légèrement alors qu'elle me remerciait chaleureusement avant de partir. Je la regardais sortir, un brin nostalgique, avant d'aller terminer de ranger la boutique.

J'avais été comme ça à une époque moi aussi. Je passais des heures à me préparer avant un de mes rendez vous avec lui. J'avais le coeur qui battait la chamade, les mains qui tremblaient. Je passais des heures devant ma penderie à trouver la tenue parfaite, celle qui pourrait faire flancher l'homme dont j'étais déjà entrain de tomber amoureuse. Maintenant... maintenant tout était différent. Plus de sept ans que nous étions ensemble. On était un vieux couple. On avait emprunté pour s'acheter une maison où on pourrait construire notre petite famille.

Et pourtant... alors que je le voyais qui venait d'arriver de l'autre côté de la rue, je ne pouvais m'empêcher de sourire encore, comme lorsque je l'avais vu la toute première fois.

Je lui fis un petit signe de la main avant de m'en aller pour aller terminer de ranger la boutique. Je me dépêchais. J'encaissais la dernière cliente, la complimentant sur son choix avant de ranger les derniers articles et de fermer la caisse.

Moi aussi j'avais choisi un des ensemble de la boutique pour moi. C'était la bonne période du mois pour nous. Cinq mois qu'on essayait de faire un enfant et je commençais à désespérer. Mais je m'accrochais. Ce mois ci serait certainement le bon. En attendant j'avais sorti le grand jeu niveau lingerie. Ce n'était pas parce qu'on se sentait plus ou moins forcé de le faire, ovulation oblige, qu'on ne pouvait pas être un minimum romantique et sexy aussi.

Je quittais finalement la boutique pour verrouiller derrière moi. Il était encore là à m'attendre, fidèle au poste, mon roc.

J'étais tellement heureuse de le voir là, même si il me l'avait promis je restais touchée. Ils étaient toujours là, les papillons dans le ventre quand je le voyais. Alors je ne réfléchis pas. Je traversais la route en courant comme je pouvais du haut de mes talons. Je fonçais vers lui, ne voyant que lui. Et je ne vis pas la voiture.

J'entendis le choc plus que je ne le sentis. Je ne sentais pas la douleur en fait, ni même le bitume sous moi. J'entendais vaguement l'agitation qui régnait autour de moi alors que le froid commençait à m'envahir de plus en plus. Je parvins à sourire péniblement quand je le vis lui, entrer dans mon champ de vision. J'avais l'impression qu'il me tenait. J'aurais voulu pouvoir sentir ses bras autour de moi...

- Chéri je... je t'aime...

Je ne sais pas si il me répondit ou non. Je sentais juste le froid m'envahir encore plus, les sirènes retentir au loin et...

Plus rien...


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patrick

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tumblr_myho5phnz61sddei4o8_250.jpgThomas Brown
J'ai 37 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis exploité par mon patron en tant qu'ingénieur digital et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis marié à une femme exquise et je le vis plutôt merveilleusement bien.

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Christian Bale :copyright:️ Lolita

Les octaves graves et désobligeantes de la voix de mon supérieur hiérarchique s’amenuisent peu à peu. Personne n’ose le contredire sous peine de licenciement. Depuis des années le venin silencieux de l’argent l’a perverti. Si autrefois Monsieur Peterson respectait chacun de ses collaborateurs, aujourd’hui ce n’est plus le cas ou si peu. A chaque réunion la même rythmique s’installe entre nous. Il parle et nous écoutons. Lorsqu’un collègue fou ou insensé ose émettre son avis nous baissons tous les yeux. La colère de de Monsieur Peterson n’est en aucun cas une légende, bien au contraire. Combien d’employé ont fini en larme à la médecine du travail ? Combien d’entre ont été victime d’un burn ou bore-out ? Combien d’entre eux n’ont pas déclaré un accident de travail ? Pire encore… Il y a quelques mois deux de mes collègues se sont défenestrés. Je me souviens encore du vacarme de leurs fenêtres brisées et de leurs corps s’écrasant au sol. Si pendant quelques semaines cet évènement l’avait calmé, à présent c’est peine perdue. Le stress et l’angoisse que cet homme génère demeure tétanisant. Parfois je me demande pourquoi je reste dans cette entreprise aux allures de prison dorée.

Le soir lorsque je rentre, je suis tellement épuisé que je cède aux tentations de la dispute avec mon épouse. Nous essayons depuis cinq mois de concevoir un enfant. Mais comment voulez-vous que j’accueille un petit-être dans ces conditions ? Je suis si fatigué que parfois je refuse un moment d’attention charnel. Sur les bons conseils d’Harper, je suis allé chez le médecin afin de lui expliquer la situation. Sa remarque me fait encore rire « il faut vous reconcentrer sur l’essentiel. » Elle est bien bonne celle-là. Je vais aller à la pharmacie et leur demander « l’essentiel », avec un peu de chance ils ont encore un peu d’huile.

En descendant les marches mes yeux se portent sur la grande horloge dominant le hall d’entrée de mon entreprise. Les aiguilles forment un bel angle plat de cent quatre-vingt degrés : dix-huit heures. Sans pouvoir le réprimer, un grognement d’insatisfaction s’échappe de mes lèvres. J’ai promis à Harper de venir la chercher ce soir. Sans plus attendre mes pas finissent de dévaler les dernières marches, je salue d’un simple geste de la main mes collègues avant de monter dans ma voiture. A cette heure-ci, si je suis là l’heure c’est un véritable miracle. Sans m’en rendre compte je conduis par automatisme. Je me perds dans mes pensées au même rythme que les klaxons. Je me souviens encore de nos premiers rendez-vous. Je stressais avant chaque rencontre. Je me posais un panel de questions. Je souriais naïvement à chacune de ses blagues. Sans m’en rendre compte je tombais peu à peu amoureux d’elle. Puis Harper Mackenzie est devenue Harper Brown. Ses pommettes carmin ressortaient davantage. Son regard amoureux laissait transparaître toute l’excitation de l’instant présent.

Aujourd’hui certaines choses ont cessé d’exister. Les premiers émois d’une vie de couple n’existent presque plus. Elle me connaît par cœur et inversement. Pourtant Harper réussis à me surprendre par moment. J’ignore quel est son secret mais elle y parvient encore et toujours. Perdu dans mes pensées, le klaxon retentissant d’un conducteur m’extirpe de celles-ci. Heureusement qu’il m’interpelle sinon je louperai le prochain embranchement. Quelques minutes plus tard je me gare enfin devant la boutique de lingerie féminine de mon épouse. D’un petit signe de la main elle me salue. Le sourire qui étire la commissure de mes lèvres me trahit. Rien n’a changé. Je suis toujours aussi heureux de la retrouver. Elle encaisse la dernière cliente puis ferme son magasin. Il n’y a que quelques mètres qui nous séparent…

Soudain un bruit strident et terriblement aigu retentit. Le vrombissement d’un moteur de camion se rapproche dangereusement. À peine ai-je le temps de relever la tête qu’une voiture, poussée par ce dernier, heurte violemment mon épouse. Impuissant je me retrouve projeter quelques mètres plus loin. Vainement je tente de me relever. Ma vision devient de plus en plus floue alors que je crie le prénom de mon épouse. Personne ne me répond... Seuls les gémissements et les plaintes d’une fille étendue par terre me gagnent. Plusieurs personnes se précipitent immédiatement sur les lieux de l’accident. De nombreux cris s’échappent de la foule, l’une des victimes traîne sur une seule jambe. Son autre jambe sort de son jean déchire, blessée et dans un sale état, perdant du sang au genou. Un gonflement spectaculaire en haut de son blouson révèle une épaule déboîtée, pendant que du sang noir coule de son front et de son cou. Plus loin... Une jeune fille demeure allongée par terre. Son bras droit, désarticulé, pend. Il est cassé. Elle pleure à chaudes larmes alors qu’un vieillard tente de l’aider. Ses premiers pas sont hésitants. Elle est tellement choquée qu’elle ne tient pas sur ses jambes.

- « HARPER ?! HARPER ?! »

Je me frotte les yeux et tousse. Tant bien que mal je cherche mon épouse du regard. Et là... Le temps s’arrête. Mon sang se glace si froidement que je pâlis devant cette horrible scène. Mes jambes ne veulent plus bouger. Il me faut quelques secondes supplémentaires pour me ruer vers elle. Mes bras soulèvent délicatement son buste. Un filet de sang rouge vif s’échappe de ses narines. Dans toute la cohue ses mots agissent tel un pansement inefficace.

- « Harper... Réponds moi mon amour… »

Elle ne me répond plus. J’ai beau l’appeler ou la toucher, rien. Au loin j’entends des sirènes. Des voitures rouges et blanches apparaissent.

- « Je t’aime… Reste avec moi je t’en prie… »

Ne me laisse pas où je ne peux pas te suivre. La fin de ma phrase se meurt entre mes lèvres et mes larmes. Entre la peur et l’angoisse, un homme m’attrape et me force à lui lâcher la main. Inévitablement je vocifère, non. Je refuse catégoriquement de la laisser seule. Cette vision me paralyse. Elle est là. Devant moi. Inconsciente. J’ai beau lui répéter que c’est ma femme, il me force à rester dans l’ambulance. Mais comment demeurer calme face à cette situation ? Impuissant je regarde les pompiers l’allonger sur une civière. Fort heureusement nous sommes dans le même véhicule, mais pour combien de temps ? Sans plus attendre le fourgon démarre, sa sirène retentit si fort qu’elle m’en donne mal à la tête.

Sans réfléchir, ma main retrouve celle de mon épouse. Un masque à oxygène recouvre son visage tandis qu’un épais filet de sang s’échappe de sa tempe. Les minutes me paraissent affreusement longues. Le trajet jusqu’à l’ambulance est long. Trop long pour que je ne parvienne à garder mon calme. Une fois à l’intérieur de l’hôpital on l’emmène en salle opératoire. Cet horrible sentiment... D’être impuissant me gagne. Tellement que je finis par passer mes nerfs contre une pauvre machine à café. Au même moment une infirmière s’approche de moi. Elle m'emmène avec elle dans une salle à l'affiche plus que compréhensible « réception des familles ». Il devrait la rebaptisé «  salle où l'on vous annonce le décès de vos proches. »

La voix chancelante du médecin s'élève. A présent la réalité me rattrape. Harper n'existe plus... Harper n'est plus. Les larmes fuient mes yeux. Ces quelques paroles réconfortantes demeurent vaines. Je ne peux pas imaginer ma vie sans elle. C'est impossible. Je m'écouterais, je sauterais d'un pont ce soir. Courageusement je les essuie d'un revers de manche.

- « Est-ce que... Enfin... Est-ce qu'il serait possible d'effectuer un réenveloppement ? » Lui demandais-je en priant qu'il me réponde favorablement.

Le Docteur Emery inspire avant de jeter un oeil au dossier de ma défunte épouse.
- « Oui mais... Si vous désirez un corps correspondant au sien le montant est horrifiant. »

Il me tend un petit morceau de papier sur lequel est écrit le prix d'une telle demande. Nous n'avons pas les moyens. Résigné je lui rends en hochant par la négatif.

- « Mais il y a un autre moyen... » Ajoute-t-il avec précaution. « Votre femme continuera de vivre mais dans un corps que vous ne pourrez pas choisir... »
- « C'est vrai ? Il existe un moyen de ? » Je m'en fiche de ce détail. Ce qui compte c'est elle. Je ne l'ai pas épousé pour son physique.
- « J'accepte... »

Il acquiesce, puis l'infirmière me raccompagne dans la salle d'attente.



« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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 Harper Brown
 
J'ai 34 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis non j'étais gérante d'une boutique de lingerie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis mariée à un homme merveilleux et je le vis plutôt pas bien là tout de suite, comment il pourrait m'accepter comme ça?
 
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Le choc... puis plus rien... plus rien à part le froid... puis lui... son regard dans lequel je pourrais me noyer... je voulais lui dire quelque chose, quelque chose d'important... je bafouillais, pas certaine d'avoir réussi à lui dire à quel point je l'aimais... je ne le sentais plus... je ne sentais plus... juste ce froid qui se faisait de plus en plus important et puis... et puis plus rien... le noir...

Je me redressais en sursaut dans mon lit, le coeur battant la chamade. Je me sentais mal. J'avais mal à la tête. Je sentais la pièce tourner tout autour de moi. Je me rallongeais, laissant le temps à ma tête de se remettre, à mes idées de se faire plus claires.

J'avais le souffle court toujours. Je fermais les yeux me forçant au calme. J'avais fait un cauchemar, un horrible cauchemar. J'avais... j'avais rêvé que je mourais. Mais ce n'était que ça, qu'un cauchemar. J'étais là pourtant, bien en vie dans mon lit. Je tendis la main sur le côté pour partir à la recherche de Thomas mais rien.. rien que le vide.

Je rouvrais les yeux, la peur me frappant à nouveau alors que j'entendis quelqu'un entrer dans ma chambre et se mettre à parler.

- Ah vous êtes réveillé Harper. Ne soyez pas surprise si vous vous sentez mal les premières minutes. Nausées, vertiges, maux de tête... ça finira par passer, c'est le temps que vous vous habituiez à votre nouveau corps.

Je me redressais complètement, alors que je sentais mon coeur s'emballer à nouveau. Qu'est ce qui s'était passé?

Je n'étais de toute évidence pas chez moi. Je me trouvais dans une grande pièce blanche, beaucoup trop blanche. Je ne comprenais rien. Et cette femme qui continuait de me sourire de cet air qui se voulait rassurant qu'avaient toutes les infirmières. Le genre de sourire qui faisaient flipper encore plus.

- Le réenveloppement est toujours un moment difficile. Il faut quelques minutes pour s'habituer. Surtout que c'est votre premier si j'en crois votre dossier.

Réenveloppement... non non ce n'était pas possible... et pourtant tout se mettait en place. Le choc... le froid... le noir... j'étais morte... et je me réveillais dans un nouveau corps.

Je baissais les yeux pour la première fois sur mon corps... pour avoir le pire choc de ma vie... un torse viril, des abdos bien taillés et...

Je me reculais précipitament, tombant du lit sur lequel j'étais, me retrouvant nu au sol. Je sentais les vertiges me prendre à nouveau alors que la nouvelle me frappait de plein fouet. J'avais un pénis... un putain de pénis de mec!! C'était un cauchemar. Il fallait que je me réveille et vite.

- On a du vous transenveloppé. Votre mari n'avait pas les moyens de payer pour la formule sur mesure alors, c'est le hasard de l'ordinateur qui vous a attribué ce corps. Il appartenait à un condamné à mort. Sa pile a été détruite et son corps a été saisi.

Elle me regarda en souriant, une lueur d'envie passant dans son regard.

- Et il était plutôt pas mal...

Oh putain j'allais vomir, la voilà qui me faisait du charme maintenant. Non non non ce n'était pas possible. J'étais une femme. Une femme mariée avec un corps tout ce qu'il y avait de plus féminin. Je n'étais pas... cet espèce d'armoire à glace bodybuildée que je sentais sous mes doigts.

- Il vous faudra un petit temps d'adaptation. Ce corps aura des envies, des habitudes que vous n'aviez pas forcément. Ne soyez pas trop surprise. Le corps garde en mémoire pas mal de choses.

Elle finit par lâcher son dossier avant de revenir vers moi, son petit sourire agaçant toujours bien fixé sur son visage.

- Vous avez des vêtements pour vous habiller juste là. Votre famille vous attend au bout du couloir dans une petite pièce à côté de la sortie.

Elle posa des papiers sur la table où se trouvait une pile de vêtements.

- Et voilà vos nouveaux papiers d'identité. Bonne journée madame.

Je la regardais sortir, encore sous le choc. J'attendis qu'elle soit partie pour aller récupérer les vêtements. Je regardais ma carte d'identité avec une grimace. J'avais l'air d'un homme des cavernes avec mes cheveux hirsutes et ma barbe. Le corps d'un criminel en plus... je n'aurais pas pu tomber plus bas. Et c'était Thomas qui avait payé pour ce corps... On ne roulait pas sur l'or déjà avec le crédit de la maison alors comment avait il pu faire une chose pareille? Nous mettre dans la merde pour... pour me condamner à une vie pire que la mort. Ca ne serait pas une vie ça. Je n'étais plus moi même. Je ne pourrais jamais retrouver ma vie d'avant et... Je laissais échapper un sanglot étouffé alors que je réalisais que plus jamais il n'aurait envie de moi dans cet état.

Je m'habillais tant bien que mal, les larmes coulant sur mes joues. Je manquais de me la coincer en fermant mon pantalon. Merde comment les mecs faisaient ils pour supporter ce truc entre leurs jambes?

Je sortais de la pièce, marchant un peu en canard. J'espérais que j'arrive à m'habituer avec le temps. Je m'arrêtais devant la pièce où il était là à m'attendre. Je notais aussi la présence d'amis à nous, de ma meilleure amie. Tous m'attendaient, mais ils m'attendaient moi pas... ce mec.

J'essuyais mes larmes avant de quitter précipitament le bâtiment, ne m'arrêtant pas pour aller les voir. Pour la première fois de ma vie, j'avais besoin d'un verre et d'un bien corsé.


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Christian Bale :copyright:️ Lolita

L’attente me paraît interminable. Mes pas vont et viennent à travers les couloirs opalescents de l’hôpital. Par moment l’alarme des médecins résonnent alors que trois infirmières déboulent à vive allure. Le regard triste que j’adresse au brancardier accompagne les sanglots d’une vieille femme. Son défunt mari a rejoint une vieille connaissance que nous finissons tous par rejoindre tôt ou tard. Ses larmes chaudes froissent son mouchoir froissé qu’elle sort in extremis de son petit sac à main en moleskine noir. La robe qui enveloppe son corps frêle porte les stigmates de la vie. Elle ne semble pas pouvoir s’offrir le luxe d’un réenveloppement. Compte-tenu du prix exorbitant, je le comprends. C’est un privilège que de pouvoir retrouver l’être aimé, même si c’est dans un autre corps. Patiemment j’attends devant la lourde porte scellée de l’hôpital. D’autres personnes attendent également. L’un d’entre eux paraît si anxieux qu’il remue frénétiquement la touillette de son gobelet de café. Pour se distraire il finit par le poser et feuillette plusieurs pages d’un magazine dédié au sujet. Cela semble si abstrait et inaccessible pour certains, alors que pour d’autres il s’agit d’une opération anodine. Effectivement lorsque l’on demeure une personne aisée, c’est simple. Pour nous c’est différent. Le crédit de notre maison nous grève notre budget mensuel. Certains mois Harper Vends ses lingeries comme des petits pains et parfois c’est le schéma contraire. Les heures supplémentaires que j’effectue nous assurent au moins un revenu stable avant les prochaines échéances.

Subitement la porte s’ouvre. Plusieurs personnes quittent la petite pièce. Je cherche désespérément mon épouse du regard. Je sais, enfin j’espère pouvoir la reconnaître. Harper m’a toujours regardé d’une manière particulière. Une manière qui nous est propre. Je ne pourrai pas la définir précisément, mais c’est nous. Personne ne se dirige vers moi. Peut-être que le procédé de réenvellopement n’est pas achevé ? A vrai dire je n’en sais strictement rien. C’est un univers totalement inconnu. Résigné je m’assois sur l’une des chaises de la salle d’attente. Par moment mes lourdes paupières se ferment. Morphée tente de gagner son nouveau combat. Pourtant je lutte. J’essaye de ne pas céder à la tentation d’un sommeil anesthésiant et salvateur. Je pique du nez avant de me redresser. Au bout d’une demi-heure je me lève et tente de trouver un médecin ou une infirmière. Au bout du couloir j’aperçois le Docteur Emery. Une fois sa conversation achevée, je me permets de l’interpeller.

- « Docteur ? »
- « Monsieur Brown ? Vous êtes encore là ? Vous n’êtes pas rentré votre épouse ? » Me demande-t-elle surprise en retirant ses lunettes rondes.
- « Justement je… » Je quoi ? Je vais vraiment lui dire que j’ai perdu mon épouse ? Apparemment…  « J’ai attendu devant la salle et rien… Enfin personne n’est venu vers moi ! Je me disais que… Enfin peut-être que le procédé prenait plus de temps et que… »
- « Votre femme est sortie tout à l’heure ! Vous devriez rentrée chez vous… Elle vous y rejoindra sûrement ! Elle a sans doute besoin de se retrouver avec elle-même, dirons-nous ! C’est une opération perturbante et je… » La fin de sa phrase se meurt contre l’alarme générale de l’hôpital. « Je dois y aller ! Bonne soirée Monsieur Brown ! »
- « Merci… » Soufflais-je en regardant la professionnelle de santé s’éloigner.

Ma femme est sortie. Mais personne n’est venu vers moi. Pourquoi ? Pourquoi Harper n’est-elle venue ? Certes nous n’avons jamais discutés de ce qui se passerait dans le pire des cas mais je pensais qu’elle serait « contente » de cette opération ? Après tout, elle continue de vivre même si ce n’est pas dans son corps d’origine. Ma quintuplée traverse plusieurs fois ma chevelure. Je ne comprends pas… Vainement je déambule dans tout le bâtiment à la recherche de mon épouse. A travers leurs regards je cherche celui de mon épouse, mais rien. Personne ne me rappelle Harper. Résigné, fatigué et déçu je me force à rentrer.

Le ciel de San Francisco se couvre. Une pluie saccadée ne tarde pas à éclater. De vieux automatisme me conduisent chez nous. Trempé jusqu’aux os, je pousse la porte de notre maison. Cette fois la voix d’Harper ne m’accueille pas. Seul son fantôme absent et nos souvenirs heureux hantent ces lieux. Le soupir las qui s’échappe de mes lèvres trahit ma déception. Et si le réenvelloppement n’avait pas correctement fonctionné ? Et si Harper n’appréciait pas ce que j’ai décidé à sa place ? Un panel d’interrogation traverse mon esprit alors que je claque la porte d’entrée avant de m’effondrer dos à elle en sanglotant au rythme des gouttes de pluie battant nos fenêtres.



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J'ai 34 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis non j'étais gérante d'une boutique de lingerie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis mariée à un homme merveilleux et je le vis plutôt pas bien là tout de suite, comment il pourrait m'accepter comme ça?
 
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- Vous êtes sur que c'est votre alcool le plus fort?

Je foudroyais le barman du regard, certaine qu'il m'avait dupé. J'en étais à mon troisième verre de son whisky le plus fort et je ne sentais toujours rien. D'habitude je sentais déjà la brûlure de l'alcool dés la première gorgée. Un verre et je sentais déjà la tête me tourner. Je ne buvais que rarement et chaque fois que je buvais Thomas était obligé de me ramener pendant que moi, complètement pétée, je titubais en racontant de la merde. Mais là rien. Ca ne me faisait quasiment aucun effet. J'aurais pu être entrain de boire un soda que ça ferait la même chose.

- Absolument monsieur. Vous voulez un autre verre?

Je secouais la tête avant de laisser quelques billets sur le comptoir. C'était certainement la faute de ce nouveau corps. Ce mec devait être une espèce de grosse brute alcoolique. Il devait passer son temps à picoler et à force il était devenu résistant à tout. J'allais avoir du mal à prendre la cuite qui me faisait envie. J'avais eu besoin de tout oublier, de laisser de côté l'enfer dans lequel je me trouvais. J'aurais voulu pouvoir tomber endormie, me réveiller et me rendre compte que tout ceci n'avait été qu'un rêve. Pouvoir me réveiller dans MON corps, aux côtés de mon mari, sentir sa main me caresser doucement, le sentir m'embrasser... je pouvais toujours rêver. Vu la tête que j'avais maintenant plus jamais il ne voudrait me toucher. Mon couple... ma vie... tout était terminé. Je n'avais plus rien. J'aurais préféré être morte en cet instant.

Et je ne savais même pas où aller. Il était impensable que je rentre chez moi dans cet état là. Il me fuirait et je n'étais pas certaine de pouvoir supporter ça. Ressentir du dégoût pour mon nouveau corps c'était une chose, mais retrouver ce dégoût dans son regard... ça serait trop dur.

Alors après avoir bien réfléchi, je décidais d'aller chez la seule personne capable de me soutenir.

***

- Arrête moi si je me trompe... tu as eu un accident de voiture, ça je le sais Thomas m'a appelé pour me prévenir. Tu es morte. Puis Thomas a décidé de te réenvelopper.

Je hochais doucement la tête au discours de Megan, ma meilleure amie. Les mains serrées sur ma tasse de thé, les jambes relevées contre ma poitrine, je restais prostrée dans mon coin, sur son bout de canapé incapable de parler.

- Ce que je ne comprends c'est comment tu as pu passer de la belle femme que tu étais... à ça?!!

Je soupirais alors qu'elle me fixait, l'air complètement hallucinée. Elle avait d'ailleurs cette tête depuis que j'avais frappé à sa porte. Il avait fallu un moment pour qu'elle me croit, qu'elle comprenne que c'était bien moi. Maintenant il allait certainement falloir encore du temps pour qu'elle l'accepte. Je n'étais pas certaine de pouvoir l'aider, je n'y arrivais pas moi même.

- Il n'avait pas les moyens de me payer mieux. Nos deux salaires nous permettent de vivre décemment mais avec les crédits qu'on a déjà... sans compter que les corps sur mesure coutent une vraie fortune. Alors ils m'ont mis au hasard dans un des cours disponible qu'ils avaient. Donc.... ça.

Je jetais un coup d'oeil à mon corps avant de soupirer à nouveau.

- Sérieusement comment tu veux que je fasse? Je n'ai rien à voir avec la femme qu'il a épousé. Jamais il ne voudra de moi dans cet état là. Et mon boulot... tu m'imagines aller vendre de la lingerie fine dans cet état? Mon responsable va certainement me virer pour mettre à la place une jeune et belle jeune femme qui refléterait davantage l'esprit de la marque.

Je savais comment tout ça marchait. Si on avait pas le look type, on dégageait. Et là j'avais davantage le look du vendeur en bricolage que du vendeur en lingerie.

"Ecoute... tu viens de te prendre la nouvelle de plein fouet, c'est normal que tu vois tout en noir. Tu as quand même eu une journée très chargée. Laisse passer la nuit, repose toi et demain tu y verras plus clair ok?

Je hochais doucement la tête avant de me laisser faire alors qu'elle me poussait doucement pour que j'aille m'installer sur le canapé. Je me déshabillais rapidement pour me mettre en boxer alors que je me couchais.

Elle avait raison, j'y voyais un peu plus clair le lendemain. Je n'avais pas beaucoup dormi de la nuit. J'avais tourné en rond une bonne partie de la nuit, réfléchissant sans cesse à ce que j'allais faire désormais de ma vie. Et je décidais de ne pas me laisser abattre. Bon d'accord j'avais un peu changer d'apparence, mais dans le fond je restais toujours la même. J'allais prouver à mon patron que j'étais capable de travailler toujours aussi bien. Si je soignais un peu mon apparance ça passerait. Et pour Thomas... c'était mon mari je ne pouvais pas le fuir indéfiniment.

Alors le lendemain, je me levais, je préparais du café avant de l'attendre dans la cuisine. Je me retournais vers mon amie et lui souris alors qu'elle arrivait.

"Par contre Harper, si tu pouvais enfiler autre chose que simplement un boxer ça m'arrangerait?"

Je la fixais sans comprendre ma tasse de café à la main.

" Parce que t'es quand même super bien foutu dans ce nouveau corps alors couvre toi merde."

Ouais bon... j'étais pas dans la merde si ma meilleure amie commençait à baver sur moi.

***

Je m'arrêtais devant ma boutique. Certainement que la nouvelle de mon accident et de ma mort était déjà venue aux oreilles de mes responsables. Mon chef était là, gérant la boutique à ma place. Je pouvais le voir à travers la vitre alors que j'avais du mal à me décider à entrer. La belle motivation que j'avais réussi à trouver dans la nuit s'était envolée. Je flippais. Même si j'avais un peu taillé ma barbe et que je m'étais coiffé, je ressemblais quand même plus à un viking qu'à une vendeuse en lingerie.

Je prenais quand même mon courage à deux mains pour entrer dans la boutique et discuter avec lui. Et forcément, tout se passa mal.

- Mais vous n'avez pas le droit de me faire ça!!! C'est mon boulot vous ne pouvez pas me virer comme ça. J'ai toujours bien bosser et vous le savez. Ma boutique est l'une de celles de la marque qui nous tourne le mieux.

"Mais enfin regardez vous... je doute que vous parveniez à avoir les même résultats comme ça..."

Voilà où j'en étais... adieu ma motivation... adieu mes espoirs et ma vie... je voulais juste craquer.

Quel enfoiré!!



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J'ai 37 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis exploité par mon patron en tant qu'ingénieur digital et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis marié à une femme exquise et je le vis plutôt merveilleusement bien.

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Certaines nuits nous paraissent longues et insupportables. La solitude emporte une part de nous-même alors que notre enveloppe charnelle demeure ancrée sur Terre. La pluie qui s’abat sur San Francisco se heurte aux carreaux de nos fenêtres. Les fines gouttes ruisselle le long du carreau. Leurs sillages se creuse alors que le reflet de mon visage se perd dans la nostalgie de notre couple. Je revois encore son regard affectueux et taquin s’éprendre du mien. Toutes ses petites taquineries matinales, son rire cristallin… A présent cela n’existe plus. On dit que l’on reconnaît le bonheur au bruit qu’il produit lorsqu’il nous quitte. C’est vrai… Les clapotis des humides pas des passants en témoigne. Ils sont semblables à l’écho de ce silence immuable. Sans réellement chercher une issu à tout ceci, je m’asperge le visage d’un jet d’eau froide. Comme si je cherchais à me réveiller. Comme s’il ne s’agissait que d’un mauvais songe. Pourtant… Rien. Je ne dors pas. Je ne rêve pas. Je vis un cauchemar éveillé qui ne semble pas s’achever. « Pour le meilleur et pour le pire. » En fin de compte le pire ce n’était pas moi… Soudain un bruit inquiétant m’interpelle. Qu’est-ce donc ? Un cambrioleur ? Prudemment je me dirige vers notre salon. « Harper ? » Prononçais-je vainement en espérant une réponse. Mais rien. Personne ne me répondit. Seul l’un de nos livres, désireux de s’enfuir, venait de tomber de notre bibliothèque. Sans réfléchir je me penche afin de le ramasser et de le ranger. En le retournant sur sa première de couverture, mes quintuplées se glacèrent. Il ne s’agissait pas de n’importe quel livre. Pourquoi le Destin me torturait-il encore de la sorte ? Notre album de famille me revenait en pleine figure. Mes doigts l’ouvrirent. Ils le feuilletèrent alors que de chaudes larmes s’échappaient de mes orbes. « Haper… » Murmurais-je de nouveau en caressant son doux visage du bout du doigt. A cet instant… La situation devint plus que douloureuse. Elle s’ancrait dans une réalité que je refusais. Alors que je composais un message à destination de sa meilleure amie, Megan, le ciel se couvrit davantage. Une fois ce dernier envoyé, de vieux automatismes me conduisirent dans notre chambre. Assis aux pieds du lit, je tâtais sa place froide en espérant désespérément quelque chose qui ne pourrait jamais plus exister.

***

Le lendemain matin je cherchais encore mon épouse. Mais elle n’était plus là. Sa voix ne me réveillait plus. Seule son absence demeurait présente. Sans réfléchir je m’apprêtais pour cette nouvelle journée. Secrètement je préférerai que celle d’hier n’existe pas. Aucuns sourires, aucunes émotions ne réussissaient à égayer mon visage. Seule la culpabilité commençait à s’éprendre de mon âme. Pourquoi ai-je demandé un réenveloppement ? Pourquoi n’ai-je pensé qu’à moi ? Pourquoi ai-je été aussi égoïste ?

Sur le chemin qui me mène à mon travail, les travaux de voierie des employés municipaux m’oblige à emprunter une déviation. Instinctivement je râle. Ce n’est pas le jour pour m’embêter de la sorte. Encore moins pour des choses aussi stupides. Alors qu’un flot de voiture s’engouffre dans cette direction, un violent sentiment de culpabilité continue d’œuvrer. Est-ce un signe du destin ? Mais ce nouvel itinéraire me pousse à me diriger vers la boutique d’Harper. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi, mais je m’arrête devant celle-ci et descend afin de récupérer les quelques affaires de mon épouse.

En poussant la porte de la boutique, aucunes expressions de s’échappe de mon visage. Il semble se figer dans les méandres de la solitude. Un grand blond, baraqué, aux allures d’un videur de boîte de nuit s’énerve. Qu’est ce qu’il a celui-là ? La dentelle ne rend pas la même chose sur sa copine que sur les mannequins ?

" Bonjour... Je suis le mari d'Harper et je... Je suis venu récupérer ses affaires." Lançais-je d'une voix monocorde.



« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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J'ai 34 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis non j'étais gérante d'une boutique de lingerie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis mariée à un homme merveilleux et je le vis plutôt pas bien là tout de suite, comment il pourrait m'accepter comme ça?
 
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Enfoiré de patron!! Il n'avait pas le droit de me faire ça. C'était de la discrimination pure et simple. Il n'avait pas le droit de me virer de mon boulot parce que mon apparence ne lui convenait plus. Ca voulait bien dire une chose, il ne m'avait pas engagé pour mes compétences mais parce que j'étais une belle jeune femme bien foutue qui représentait l'idéal féminin qu'il voulait pour vendre ses putains de sous vêtements à la con. J'avais envie de m'énerver, de lui hurler dessus à quel point il pouvait être un connard. Il n'avait pas le droit de me faire ça. Il n'était pas sensé pouvoir me virer sans motif valable. J'étais certaine qu'il devait y avoir quelque chose comme ça dans la loi. Peut être que si je trouvais un avocat je pourrais le faire plonger pour licenciement abusif. Qui sait, j'aurais peut être assez d'argent pour me payer un nouveau corps, peut être pas le mien mais au moins un qui serait féminin.

Je comptais bien lui dire ma façon de penser, je n'allais pas abandonner comme ça, quand j'entendis une voix derrière moi. Impossible de ne pas la reconnaitre. Je l'avais entendu tellement souvent me parler, me chuchoter des mots d'amour à l'oreille. Je me retournais et me figeais en le voyant. J'avais tellement envie de me jeter dans ses bras à cet instant. Trouve refuge contre son torse comme je l'avais si souvent fait. Mais je me rendais compte que maintenant, j'étais plus grand que lui, plus baraqué, que nous aurions l'air ridicule ainsi et surtout qu'il ne me reconnaissait pas... Il venait récupérer mes affaires, comme si j'étais morte, comme si j'étais déjà viré.

Mon patron resta figé un instant, son regard allant de mon mari à moi, se demandant ce qu'il convenait de faire. Le carton de mes affaires attendait bien sagement sur le comptoir. Il l'avait fait apporter quand il avait su que c'était moi qui venait. Une façon fort peu élégante et plutôt lâche de me signifier mon renvoi. Petit connard sans couilles.

Je me décidais à rompre cet instant gênant. Je me penchais en avant pour récupérer mon carton avec mes affaires. Sans oser regarder Thomas je regardais durement mon ex patron désormais.

- Ne pensez pas que je vais en rester là. C'est un licenciement abusif et vous le savez très bien. Je ne me laisserais pas faire. Je vous poursuivrais et je vous ferais tomber.

Je serrais mon carton contre moi avant de faire demi tour pour quitter la boutique. Je n'osais toujours pas regarder Thomas. Je voulais qu'il m'oublie. Je n'étais pas et ne serais plus la femme qu'il avait épousé. Je ferais peut être mieux de demander le divorce, de me trouver un nouveau travail et un nouvel appartement. Recommencer ma vie et accepter ce nouveau corps. Me trouver un gentil gars à qui cette grande carcasse plairait. Je n'étais absolument pas attiré par les femmes pour m'en trouver une et je trouvais même dérangeant de me faire mater par les filles que je croisais. Qu'est ce que ça faisait de moi tout ça? Une femme hétéro? Non... je n'étais plus une femme. J'étais un grand mec gay? Non je ne me considérais toujours pas comme un homme. J'étais... un monstre.

Je me laissais tomber sur un banc pour attendre le bus et une fois de plus je me laissais aller à pleurer.



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La porte de la boutique se ferme dans mon dos. Un affreux sentiment d’inachevé embaume les alentours. Le patron de mon épouse s’est contenté de m’ordonner de partir également. Quel mauvais caractère ! Comment Harper a-t-elle pu le supporter ? À présent je comprends pourquoi elle semblait si exténuée, certains soirs. Les fines gouttes d’eau qui s’échappent de cette tristesse céleste s’abattent contre le bitume froid. Et maintenant que suis-je censé faire ? Travailler comme si de rien n’était ? Retrouver goût à la vie ? J’ignore toujours l’apparence et où Harper se trouve. Hier soir, personne ne m’attendait. Et si elle était devenue amnésique ? Après tout…Elle n’a pas retrouvé le chemin de la maison. Pire encore… Et si Harper refusait de me voir ? Peut-être que c’est le moment idéal pour qu’elle demande le divorce. Je ne suis pas forcément l’époux rêvé. J’ai mon petit caractère… Au fond je comprendrai parfaitement si cela devait se produire.

Alors que je m’apprêtais à rejoindre ma voiture, les sanglots de ce grand gaillard hirsute m’interpellent. Il est rare de voir un homme pleurer, encore plus en public. Je l’imagine plus bucheron au fin fond de l’Alaska que vendeur en lingerie féminine. Etrangement son visage ne me dit rien… Harper ne m’a jamais parlé de lui. Est-ce un nouvel employé ? Sans doute… Quoi qu’il en soit, pourquoi se retrouve-t-il dans cet état ? Lui a perdu son travail… Moi j’ai perdu ma femme. Dans un acte de compassion incompréhensible, je m’assois à ses côtés. Et si nous partagions notre peine ? J’ignore si cela lui permettra d’aller mieux, mais en ce qui me concerne c’est certain. J’ai besoin de parler. Je n’ai pas envie d’embêter Mégane avec toute cette histoire. Je passerai certainement la voir dans quelques jours, mais pas maintenant. C’est encore trop tôt.

- « Je suis désolé pour votre travail… » Lâchais-je d’un ton compréhensif en regardant distraitement son carton. « Au moins vous avez pu récupérer quelques affaires… » Soufflais-je d’un ton monocorde.

Je n’ai même pas pu récupérer les effets personnels de mon épouse. Il ne me reste rien, si ce n’est ma mémoire. Dans un soupir las, ma tête se balance en arrière et s’appuie contre la paroi en plastique.

- « Moi j’ai perdu ma femme… » Je ne sais pas pourquoi je parle à cet inconnu. C’est vrai. Nous ne nous connaissons pas. J’ai l’impression d’être Forrest Gump, racontant sa vie à qui veut bien l’entendre. « Enfin… Je ne sais pas où elle est. Je crois que je ne la reverrai plus… Peut-être que c’est mieux comme cela. Je ne suis pas le mari parfait, vous savez. Celui que toutes les femmes rêvent d’avoir… Aujourd’hui lorsque je repense à nos disputes, je souris. C’était tellement stupide de ma part… Je donnerai tout pour la retrouver. » Puis je m’arrête de parler en m’apercevant que je dois saouler ce pauvre homme. « Vous devez la connaître non ? Elle travaillait dans cette boutique. Harper Brown. Une petite brune aux yeux si étincelants que je suis tombé amoureux d’elle sans m’en rendre compte. » Murmurais-je d’une voix nostalgique alors que le bus arrivait. « Oh… Je suis désolé de vous avoir importuné. Je parle, je parle… J’espère que vous retrouverez rapidement du travail ! » Lâchais-je en feignant un petit sourire de soutien.

Ce soir je me rendrai chez Mégane. Après réflexion, il vaut mieux que je lui parle le plus rapidement possible. Attendre ne fera que reculer cette terrible échéance.



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J'en avais marre. Je craquais. Je n'en pouvais plus de cette situation de merde. J'aurais préféré être morte, qu'il ne me ramène pas. J'avais l'impression de vivre en enfer. Ca ne pouvait pas être vrai, c'était un cauchemar. J'avais eu l'espoir de me coucher et de me réveiller dans mon vrai corps, comme si rien ne s'était passé. Mais tout était resté identique... et je ne savais pas encore si je devais tenter de reprendre ma vie en main, commencer une nouvelle vie, ou définitivement détruire cette putain de pile pour que personne ne me ramène à la vie, mourir pour de bon sans retour dans un corps qui me faisait horreur.

Puis je le sentis arriver à côté de moi. Impossible de ne pas le reconnaitre, même sans le regarder. Je savais que c'était lui. Je reconnaitrais son odeur entre mille. J'étais encore plus dans la merde. Il m'avait reconnu. Il avait compris que c'était moi. Merveilleux, moi qui aurait voulu qu'il ne me voit pas comme ça, c'était foutu. Non seulement il me voyait dans cette apparence monstrueuse mais en plus il me voyait entrain de chialer comme une merde. Je n'aimais pas pleurer en règle générale mais là avec cette apparence je devais être particulière ridicule. J'attendais que la sentence tombe, qu'il me crie dessus et m'engueule pour ne pas être revenu vers lui... mais ça ne vint pas.

« Je suis désolé pour votre travail…  Au moins vous avez pu récupérer quelques affaires…  Moi j’ai perdu ma femme… »

Sauf que s'il avait jeté un coup d'oeil aux affaires en question, il aurait vu une photo de nous deux, enfin du nous deux d'avant. Il aurait reconnu aussi mon petit chemisier en soie bleu que je gardais au cas où je me tâcherais au boulot. Puis ma plante, la énième d'une longue série parce que je les tuais toutes mais je m'acharnais à en prendre parce que ça faisait plus joli sur un bureau. C'était mes affaires, pas celles de l'inconnu pour lequel il me prenait.

Et il continuait de parler, ne captant pas que je n'avais jamais bossé avec un mec, encore moins avec un gars qui aurait aussi pu le profil du poste. Je sentais mon coeur se serrer en l'entendant parler de notre couple. Bien sur on avait eu des disputes, comme tous les couples. Ca ne voulait pas dire qu'il n'était pas un bon mari et que je ne l'aimais pas à la folie. Et je m'en voulais de le faire souffrir ainsi. De m'être faite renversée par une voiture, d'être morte, de ne plus être celle qu'il aimait. Je ne voulais pas le faire souffrir. Je ne voulais pas l'obliger à me voir tous les jours, à retrouver dans mes gestes et mes paroles la femme qu'il aimait, mais sans pouvoir la voir ou la toucher. Ca serait beaucoup trop dur pour lui. Il ne méritait pas ça. Il devait lui aussi reconstruire sa vie, avec quelqu'un d'autre, quelqu'un qui l'aimera et qu'il pourra aimer.

Je séchais mes larmes alors que le bus arrivait et se garait devant nous. Je me redressais et attrapais mon carton avant de commencer à monter dedans. Je m'arrêtais juste un instant, un pied sur une marche, dos à lui, n'osant pas affronter son regard.

- Ne dis pas ça Thomas. Tu as été un mari merveilleux...

Je montais dans le bus et laissais les portes se refermer sur moi, ne me permettant pas de voir ou d'entendre sa réaction. Je ne voulais pas savoir si il avait compris ou non que c'était moi. Je ne voulais pas voir la douleur dans son regard.

Je me laissais tomber sur un siège et repartis vers l'appart de mon amie. Je m'installais sur son canapé, un verre entre les mains et je lui fis part de ma décision. J'allais divorcer, retrouver un nouveau boulot, un nouvel appartement, retrouver une autre vie. Je n'avais pas le choix.


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