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 Le temps de l'oubi (Beloved)

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  Gabriel Fawley
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en photographie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis célibataire, le coeur en miettes, jamais remis de ça, de l'avoir perdu lui et je le vis plutôt mal.
 
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« Peut-être oui… Mais surtout pour que tu rentres en un seul morceau. »

Comme si ça pouvait lui foutre quelque chose que je passe sous les roues d'une bagnole. Il s'en foutait bien de savoir ce qui pouvait m'arriver quand il s'était barré. Il se moquait bien de mes sentiments, de comment j'arrivais à vivre encore quand il s'était s....

Mais j'oubliais, ça c'était avant. C'était l'ancien Eden. Là j'avais affaire au nouveau, ou plutôt au remake de l'ancien. Le Eden d'avant qui semblait toujours croire qu'il y avait un nous deux, qu'on pourrait être un joli petit couple tout mignon. Je ne savais pas si je devais croire cet Eden là. Qu'est ce qui me prouvait qu'il ne se foutait pas de ma gueule? Que je n'allais pas finir par souffrir à nouveau à cause de lui? Que dale. A croire que j'étais condamné à souffrir à cause de cet homme.

« Je…je vais te laisser, tu es arrivé. C’était bien de te revoir… »

- Ouais... il vaut mieux que tu t'en ailles avant que je ne te vomisse dessus.

Et vu l'état dans lequel se trouvait mon estomac ça pouvait arriver à tout moment. J'avais la tête qui tournait dans un sens et mon estomac qui tournait dans l'autre. Et ce n'était vraiment pas un bon mélange tout ça.

Je soupirais en secouant doucement la tête.

- J'aimerais pouvoir te dire que ça m'a fait du bien aussi...

Mais c'était loin d'être le cas. C'était vraiment beaucoup trop douloureux de le voir sans cesse comme ça. S'il n'y avait pas eu mes parents, mes amis, la fac, j'aurais fui depuis longtemps pour ne plus jamais le revoir.

- Bonne nuit Eden.

Je le regardais une dernière fois avant de taper le code de mon immeuble pour entrer. Je me trainais comme je pouvais jusqu'à mon lit, parvenant par miracle à ne pas vomir partout en faisant ça. Je balançais mes vêtements rageusement dans la pièce avant de me coucher. Je m'écroulais sur le lit avant de m'endormir. La fatigue et l'alcool avaient pris le dessus, me permettant de m'endormir sans repenser à cette soirée, et à lui...



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  Eden Stokes
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en lettres et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis apparemment célibataire et le coeur brisé et je le vis plutôt plus que très mal.
 
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Il pouvait bien penser ce qu’il voulait je refusais qu’il lui arrive quoique ce soit. Pour moi ces deux dernières années n’existent pas encore. Je sais que le fossé entre nous deux est énorme. lui, il ne peut pas oublier mon comportement de ces deux dernières années, et moi, et bien je ne sais même pas ce que j’ai fait.

Parfois il y en a qui disent que je ferais mieux de ne pas me souvenir, de recommencer une nouvelle histoire sans passé. Mais, je ne peux pas, je e peux pas fuir mes responsabilités. Je l’ai déjà fait une fois, à ce que je comprends, mais cette fois, ce nouveau départ, je voulais assumer mes erreurs, et en faire acte, changer pour ne plus les reproduire.

Malheureusement je ne peux pas lui prouver que je suis de bonne parole, qu’il peut avoir confiance en moi maintenant. Je l’ai trahi, comment peut-il être certain que je ne le trahirais pas encore une fois ? Je n’ai que ma parole à lui donner. Je tente de lui sourire, mais son regard m’en dissuade. Je me recule en enfouissant mes mains dans mes poches. Je baisse la tête, notre amitié me manquait. Je sais bien que je dois faire une croix sur mes sentiments, même si ça me semblait impossible, mais je ne voulais pas le forcer.

Je tourne enfin dans la rue our prendre la direction de chez mon père. Pour une fois je rentrais à reculons chez moi. J’avais de nouveau cette sensation familière d’être un étranger même chez moi. Il n’y a qu’en présence de Gabriel que je ne me sens pas déphasé. Alors ça nous fait du mal à tous les deux mais c’est comme si un aimant m’attirait à lui.

J’étais rentré et le quotidien a repris le dessus. Je n’avais pas recroisé Gabriel depuis la fameuse soirée. Je n’avais pas cherché à le recontacter. J’étais tranquillement installé dans ma chambre quand mon père, déjà bien imbibé, m’appelle. Il n’a plus de bière et veut que j’aille lui en chercher. Je refuse et la gifle claque la seconde suivante. Ma tête part sur le côté alors que je tente de me reculer, mais malgré qu’il soit sous l’emprise de l’alcool, il est encore rapide. Il m’attrape et me projette contre le mur. Je gémis de douleur en atterrissant sur le sol. Mais je n’ai pas le temps de me relever que le premier coup de pied claque sur mon ventre. Et à partir de là c’est un déluge de coups plus violent les uns que les autres. Je me roule en boule pour tenter d’atténuer les coups, les minutes déroulent et je ne sais pas combien de temps ça dure, jusqu’au moment où il décide de s’arrêter car il est trop épuisé. Je me traîne jusqu’à ma chambre pour attraper mon sac avant de passer par la fenêtre en poussant un grognement de douleur. Je tente de marcher, courbé en deux et étourdi par la douleur. Je dois prendre plusieurs poses de plusieurs minutes en cours de route. Je ne fais pas vraiment attention où je vais avant de remarquer que je suis près de chez Gabriel. J’ai encore cent mètres à faire pour sonner chez lui. J’arrive devant l’interphone, épuisé, et j’appuie sur les bouton de manière compulsive, jusqu’à ce que quelqu’un finisse par m’ouvrir. Je tombe à moitié sur es boite aux lettres pour trouver le numéro de Gabriel, avant de prendre, tant bien que mal, les escaliers. Chaque pas me fait un mal de chien. J’arrive à moitié conscient devant la porte de Gabriel, avant de toquer dessus à plusieurs reprises faiblement. Je tombe à genoux quand la porte s’ouvre… « Gabriel… » Je tente de redresser mon visage pour le supplier. Ce que je vois me fait blanchir, c’est pas Gabriel. Je secoue la tête, en me reculant. « Par…Pardon… » Je tousse avant de voir que des gouttes de sang s’échappent de ma bouche. « MErde… »


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Les jours avaient filé à nouveau. Je me concentrais à fond dans mes études. Je me plongeais un peu trop dedans, histoire d'oublier tout ce qui se passait à côté dans ma vie. Je ne voulais plus penser à lui. Je ne l'avais pas revu depuis la soirée et j'espérais que ça continuerait ainsi. Je ne cessais de lui dire que je ne voulais plus le voir mais quoi que je fasse il semblait toujours revenir. Pendant un an il avait pourtant bien réussi à m'éviter alors pourquoi n'essayait il pas de faire la même chose?

J'avais donc retrouvé une petite routine et j'espérais continuer ainsi. J'étais chez moi ce soir là, entrain de réviser un de mes cours. J'étais plutôt sage. Je ne sortais plus et ça faisait assez longtemps que je n'avais couché avec personne. A croire que me prendre un nouveau coup comme ça m'avait permis de me concentrer sur l'essentiel, sur mes études et ma carrière. C'était le plus important. Mon cul pouvait bien se passer d'attention quelques temps. Et les relations amoureuses... ça finissait toujours mal avec moi alors pourquoi continuer de m'obstiner?

Je soupirais alors que j'entendais frapper à ma porte. Si c'était un ami qui venait me proposer de sortir, il pourrait aller se faire voir. Là je travallais. Je ne voulais pas sortir, me bourrer la gueule et rentrer minable. Et ça c'était dans le cas où je rentrais seul et pas avec quelqu'un. Non parce qu'après un mois d'abstinence j'en avais un peu marre.

Je me levais pour aller ouvrir avant de me figer.

"Salut toi."

Je détournais le visage alors qu'il entrait dans mon appartement et tentait de m'embrasser au passage. Putain Caramel...

- Qu'est ce que tu fais là? Il me semblait pourtant avoir été clair avec toi. Toi et moi c'était l'histoire d'un ou deux soirs. Rien de plus. Je ne veux pas d'une relation sérieuse pour le moment.

" Mais toi et moi c'était si bon... Gaby... tu ne peux pas le nier..."

Il s'approcha de moi, posant ses grandes mains viriles sur mon visage et me fixant avec ses yeux de chien battu. Il était si beau, si mignon comme ça. Je pouvais sentir son parfum envoutant. Ca serait si facile de venir me perdre contre ses lèvres. Je pourrais baisser les bras et...

Je me retournais en entendant frapper à la porte. Sauver par le gong... enfin ce n'était pas ce qu'il pensait lui, vu qu'il alla ouvrir en râlant, prêt à envoyer chier la personne ayant oser nous interrompre. Il avait surement du se rendre compte que j'avais été sur le point de craquer.

Je bougeais un peu pour venir voir qui se trouvait là, qui avait murmuré mon prénom. Je me figeais en voyant Eden devant ma porte crachant du sang. Je me rapprochais rapidement et repoussais Caramel pour venir soutenir Eden.

- Viens... entre...

Je me retournais vers l'autre con en lui montrant Eden d'un coup de tête.

- Je dois m'occuper de mon ami. Tu peux nous laisser?

Il partit en marmonnant dans sa barbe mais il partit quand même. Je soupirais avant d'entrainer Eden dans mon appartement. Je le laissais s'installer dans le canapé avant d'aller chercher de la glace pour son visage. Je venais m'asseoir à côté de lui en le regardant inquiet.

- Qu'est ce qui s'est passé?

J'appuyais doucement sur son visage. J'étais là à m'inquiéter, à prendre soin de lui... comme autrefois... putain ce que j'étais con.


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  Eden Stokes
 
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J’avais tenté de ne plus pensé à Gabriel. Mais c’est un véritable échec, même si je me voile la face. J’ai cette impression de toujours trainer un vide derrière moi. Il m’arrivait parfois de commencer à le chercher dans mon répertoire et de commencer à lui écrire mais je me ravisais toujours à temps. Il m’avait bien fait comprendre qu’il ne voulait pas que je le contacte. Alors il fallait que je respecte son choix. Je ne pouvais pas débarquer chez lui à tout moment de la journée ou de la nuit comme avant.

Mais c’est comme ça que mon père comprend que j’ai recommencé à le fréquenter. J’ai eu beau lui dire que ça n’avait été que fortuit à chaque fois, que de toute manière il ne me voulait plus dans sa vie, je ne parviens pas à le convaincre, et depuis il est encore plus imbuvable que d’habitude. Certes je pourrais fuir de chez moi. Mais malheureusement je n’ai aucun endroit où me réfugier, et je n’ai même pas assez d’argent pour me payer un toit et mes soins. Je bosse déjà dans un fast-food pour payer mes soins, ça n’oserait jamais assez pour un appartement.

Je ne songeais même plus à tout les plans que l’on avait fait sur la comète avec lui. Ils étaient caduques et foireux de toute manière. Rester avec on père, ça serait ma punition. J’avais apparemment le droit à une vie de merde. Mais je l’acceptais, j’avais eu ma chance et je n’avais été bon qu’à la gâcher.

Ce soir avait été pire que d’habitude. J’allais sentir pour un bon bout de temps les coups. Il n’y avait pas été de matin morte. L’adrénaline me laisse juste assez de force pour sortir de chez moi et fuir sans me retourner en arrière. Au bout de quelques mètres je sens la douleur irradiait dans tout mon corps. J’avais eu du mal à m trainer, mais je voulais aller le plus loin possible de lui. Alors je me dirige vers la seule personne qui connaisse ma situation, et, malgré toutes les difficultés, en qui j’ai toute confiance. Peut-être qu’il me fermerait la porte au nez, mais je devais essayer.

Le pire avait été de grimper jusque chez lui. J’avais l’impression que chaque pas allait me coûter la vie. Bien sûr la sensation était faussée par la douleur. Mais bordel que ça fait mal. Je grogne avant de manquer de tomber alors que je vais pour frapper à sa porte. J’arrive juste à toquer avant de m’effondrer à genoux devant sa porte. Heureusement il n’y a personne dans le couloir, sinon je ferais pitié à voir. Mais je ne m’attendais pas à tomber sur un autre mec. Les premiers temps je commence à croire que je me suis trompé d’adresse, ou plutôt qu’il m’a montré une mauvaise adresse, avant que je ne l’aperçoive derrière le mec. Et ce n’est pas comme si mon coeur ne souffrait pas assez. Mais je n’ai pas la force de m’offusquer puisque je suis pris d’une quinte de toux.

Et d’un seul coup il est à mes côtés. Je tente d’endiguer ma toux, qui finit par se calmer quelques minutes après, me laissant la gorge en feu. Je m’accroche à lui alors que je tente de me lever avant de grogner de douleur. Je me traine, surtout grâce à son aide, dans son appartement. J’ai l’impression que la douleur m’assomme. Je termine affalé dans son canapé. Je tente de trouver une position confortable mais ni de bout ni assis je me sens bien. Je n’ai même pas pris d’antidouleur.

Je soupire. « L’alcool, comme toujours. » Je parlais toujours de ça, jamais de ce qui a déclenché la dispute, comme si je voulais le protéger de l’horreur de ce qui se passe chez moi. Je gardais toujours ce besoin de le protéger de mes problèmes.
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Ca avait un peu trop un goût de déjà vu tout ça. Combien de fois était il venu se réfugier chez moi parce que son père avait un peu trop abusé et qu'il s'était laché sur lui? Beaucoup trop souvent... Mes parents n'avaient jamais rien dit, acceptant qu'Eden vienne chez nous et y reste tant qu'il en avait besoin. Ils étaient dans le même état que moi, se sentant beaucoup trop impuissant en le voyant ainsi. C'était pour ça aussi que j'avais tellement voulu vivre avec lui quand on devait aller à la fac. Je voulais qu'il fuit avec moi, qu'il s'échappe loin de son père, qu'il ne lui fasse plus de mal. Je voulais le protéger, parce que je l'aimais.

Et voilà que tout recommençait... je le trouvais une nouvelle fois devant ma porte, le visage tuméfié à cause des coups qu'il avait reçu. Mais cette fois les choses étaient en partie différentes. Nous n'étions plus ensemble. Je n'avais plus cet espoir de fou, de me dire qu'un jour il quitterait la maison de son père pour venir vivre avec moi. Il avait détruit cet espoir il y avait bien longtemps. Il ne me restait plus rien à quoi me raccrocher. Il n'y avait plus que la douleur, de l'avoir perdu, de le voir comme ça, de ne rien pouvoir faire pour lui à part soigner ses blessures et lui offrir un refuge pour la nuit.

« L’alcool, comme toujours. »

- Oui... comme à chaque fois. J'ai pas oublié. J'ai l'habitude.

Je laissais la glace sur son visage et posa sa main dessus pour qu'il la tienne. J'allais me lever ensuite pour aller chercher des anti douleurs et un verre d'eau. Je le rejoignis ensuite et les lui tendis pour qu'il les prenne. Je savais qu'il n'avait rien pris. Il me faisait le même coup à chaque fois.

- Tu peux rester ici cette nuit si tu veux. Le canapé se déplit. Je dormirais dessus.

Et il n'aurait qu'à prendre ma chambre. Ca aussi ça changeait... Avant je le laissais dormir dans mon lit. Je le gardais serré tout contre moi, comme si en le serrant assez fort je pouvais effacer ce qui s'était passé. Mais ça ne se passerait plus. Il m'avait rayé de sa vie. Et même si il semblait vouloir y revenir désormais, je ne pouvais plus me permettre de le laisser faire. Ca faisait beaucoup trop mal.... comme ça faisait trop mal de le voir ainsi.


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Gabriel était la seule personne chez qui je pouvais me réfugier. Si je n’avais pas décider d’aller chez Gabriel, je serais encore plus estropié à l’heure actuelle. Ou je serais dehors. Je n’avais pas d’autres endroits, et je n’ai pas choisi de venir par dépit ici. J’avais besoin de le voir, quitte à s’engueuler une nouvelle fois. Il était celui qui m’offrait toujours cette fenêtre sur une humanité possible. Il voulait que l’on habite ensemble quand on serait à la fac. J’avais accepté, mais je ne pensais pas encore que la vie se mettrait entre nous. Tout nos espoirs, nos pro-jets ont été réduits à néant… par moi-même.

Pourtant je ne voyais que lui comme refuge. J’avais bien des amis, oui, mais aucun qui ne connaissait ma vie familiale. Et je n’avais surtout aucunement l’envie de me confier à eux. J’avais du mal à faire confiance à d’autres personnes, à m’ouvrir aussi à d’autres personnes. Je déteste voir leur regard changer quand ils apprennent que la vie normal ce n’est pas pour moi. Je déteste voir leur pitié apparaitre dans leurs yeux. Dès qu’ils le savent, je remarque qu’ils commencent à me juger, et après ils ne savent pas comment se comporter avec moi. Ca crée toujours une gêne entre nous. Je soupire, je n’avais pas besoin de m’étendre sur le sujet, je sais qu’il a compris de qui je parle. Je soupire alors que j’appuie ma poche de glace sur mon visage. Bien sûr qu’il s’en rappelait, j’étais venu bien trop souvent pour qu’il oublie.

Je soupire alors qu’il part en cuisine, c’était plutôt tendu entre nous, j’aurais vraiment aimé que tout redevienne comme avant mais c’est impossible. Je le vois revenir avec des anti-douleurs. Comme à chaque fois il était trop prévenant. Je n’en prenais jamais, ou plutôt je me dépêchais de fuir loin de chez moi. Je refuse d’un mouvement de tête. Je ne veux pas qu’il dorme sur le canapé. « JE dormirais dedans, t’en fais pas, le canapé ça me va très bien. »

Je n’avais même pas imaginé qu’il puisse me laisser dormir ici, je n’avais pas prévu d’arriver ici. Alors s’il ne veut pas de moi, j’accepterais, de toute manière j’ai gâché beaucoup trop de choses entre nous pour penser qu’un jour je peux arranger les choses. Je n’aurais même pas dû venir ici. Je lui imposais trop de choses qu’il n’avait pas à accepter. Il aurait pu me mettre dehors. Mais il est bien trop gentil. Il ne me mérite pas.
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« JE dormirais dedans, t’en fais pas, le canapé ça me va très bien. »

Je secouais la tête alors que je me levais pour commencer à ranger un peu mes affaires de cours et faire de la place pour la nuit.

- Hors de question. Tu es blessé. Tu as besoin d'être confortable. Et tu devrais aller dormir.

Je lui montrais la porte de ma chambre, lui faisant signe pour qu'il aille se coucher. J'attendais qu'il se lève pour défaire le canapé et le passe en mode lit. Je lui jetais un regard, souriant légèrement.

- Bonne nuit Eden.

J'attendis qu'il ait quitté mon salon pour me mettre en boxer et me mettre au lit. Je soupirais alors que je tentais de trouver le sommeil. Qu'est ce que j'étais encore entrain de faire comme connerie? Non... ce n'était rien... je n'allais pas me faire avoir. C'était juste l'histoire d'une nuit. Ca ne voulait pas dire que je ferais une connerie du genre de me remettre avec lui. Je lui donnais juste un coup de main pour la nuit, parce que je n'étais pas un monstre non plus. Je n'allais pas le laisser seul dehors alors qu'il venait de se faire amocher par son connard de père.

Je m'endormis sur cette pensée, en me disant que je n'allais pas replonger, que je n'allais pas céder à nouveau à son charme.

Mais je dormis mal cette nuit là. Je me tournais et me retournais à plusieurs reprises dans le lit. Et je l'entendis faire de même. Je n'arrivais pas à fermer l'oeil. Je me réveillais de bonne heure le lendemain. C'était le week end, j'aurais pu faire la grasse matinée sauf que voilà j'avais passé une nuit de merde.

Je me levais, replié mon lit avant d'enfiler un jean et un pull épais dans lequel je serais confortable. J'allais nous préparer du café et m'installais devant mon ordinateur, revoyant des photos que j'avais fait pour les trier et les retravailler. J'étais encore plongé dedans quand je l'entendis se lever. Je me retournais vers lui, lui souriant légèrement.

- Salut... j'ai fait du café et.. tu as des anti douleurs sur la table.

Je continuais ce que je faisais sur l'une de mes photos. Je restais le regard fixé sur l'écran alors que je le sentais s'agiter dans la cuisine.

- Je me suis dit que.. du café ça serait bien... Tu as passé une mauvaise nuit je crois...

Je me retournais vers lui.

- Je t'ai entendu t'agiter.

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Je ne vois pas pourquoi je devrais forcément lui piquer son lit ce canapé m’a l’air parfaitement confortable. Et après tout c’est bien tout ce que je méritais. Il devait arrêter de prendre soin de moi, ça ne rendait pas les choses faciles, ni pour lui ni pour moi. Comment veut-il que je me détache de lui s’il faisait autant de petites attentions.

Je soupire en baissant les bras, ça ne servait à rien de tergiverser des heures durant avec lui, il semblait obstiné à me tenir tête. Je lui souris en remerciement, j’avoue qu’un lit ça ne me ferait pas de mal, mai j’avais l’impression d’abuser un peu. Je me lève en secouant la tête. « Bonne nuit à toi Gabi. » Voilà sans même réfléchir je l’appelle de nouveau par son surnom.

Je me couche dans son lit. Punaise j’aurais dû insister pour dormir dans le canapé. Il y a son odeur absolument partout. Ça ne m’aidait vraiment pas à dormir et à rester raisonnable. Mais je ne bouge pas, je m’enfonce dans ses draps. C’était un maigre réconfort de sentir son parfum à défaut de pouvoir le tenir dans les bras. Je tentais de m’endormir, je ne voulais pas abuser en me réveillant trop tard le lendemain. Mais le sommeil me gagne. Je m’agite dans mon sommeil, ressassant sans cesse la même scène de la veille. C’était toujours ainsi les premiers jours.

Il ne me faut que du temps pour voir mes cauchemars s’atténuer. On m’avait bien proposé un psychologue, mais je ne croyais pas vraiment au pouvoir de parler à un inconnu, et puis que me pourrait-il contre les coups de mon père ? Il ne pourrait jamais m’aider. Le seul qui peut est actuellement dans le salon. Et en parler à la police ? Personne ne me croirait, j’avais déjà essayé, mais mon père avait réussi à me faire passer pour un menteur, alors que j’avais à peine dix ans. Depuis je n’ai plus aucune confiance dans les forces de l’ordre.

Je me réveille tout autant épuisé que la veille, j’ai l’impression de ne pas m’être reposé du tout. J’entends déjà du bruit dans le salon, signe que Gabriel est déjà réveillé. Je repousse la couette avant de me lever. Je refais le lit, comme si je ne laissais aucune trace de mon passage. Je tente de discipliner mes cheveux sans grand succès le matin. Je renfile mon pantalon avant de sortir.

Je le vois sur son ordinateur, plongé dans son travail avant de croiser son regard. « Salut…MErci.. » j’avoue que je ne crache pas dessus. Je vais dans la cuisine pour chercher une tasse et me servir un café bien rempli. J’avale mes anti douleurs avec avant de revenir dans le salon avec la tasse entre les mains. Je hausse les épaules à ses mots. « Comme des mois si ce n’est que les cauchemars se sont rajoutés encore. Je ne dors plus vraiment très bien depuis mon réveil, comme si mon corps me dit que j’ai déjà assez dormi pour des années. » je regarde avec ferveur l’or noir, pour ne pas plonger dans ses yeux et sortir indubitablement une connerie.
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Il avait une sale tête. En plus du bleu qui commençait à s'étaler sur sa joue, il avait aussi la sale tête de celui qui avait passé une nuit difficile. Il le portait sur lui. Et je n'aimais pas ça. Je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter pour lui. C'était comme ça, c'était limite viscéral. Je l'aimais... quoi que je fasse pour tenter de l'oublier, je n'y arrivais jamais. Je ne pouvais taire ce que je ressentais pour lui. A le voir comme ça ce matin, le bleu sur sa joue, la détresse inscrite dans ses traits... Je sentais la douleur venir serrer ma poitrine.

« Comme des mois si ce n’est que les cauchemars se sont rajoutés encore. Je ne dors plus vraiment très bien depuis mon réveil, comme si mon corps me dit que j’ai déjà assez dormi pour des années. »

- Vu ta tête pourtant je ne peux m'empêcher d'être en désaccord avec ton corps.

Je lui fis un pauvre petit sourire avant de revenir me concentrer sur ce que j'étais entrain de faire. Je terminais de retoucher ma photo avant de l'enregistrer.

Je me levais allant me chercher une autre tasse de café avant de revenir m'installer sur le canapé, ma tasse serrée contre moi. Je le fixais un petit moment avant de me décider à parler à nouveau.

- Je me doute que si tu es venu ici c'est que tu n'as nulle part où aller...

Je devais bien être la dernière personne au monde chez qui il aurait du avoir envie d'aller. Je n'avais pas été tendre chaque fois que je l'avais vu. J'étais encore mal de tout ce qui s'était passé entre nous. Il ne s'en souvenait pas mais ça ne changeait rien. Je l'aimais... mais j'avais beaucoup trop mal.

- Alors je vais te poser une autre question. Pourquoi tu ne pars? Pourquoi tu ne pars pas loin d'ici, fuir cet enfoiré qui te sers de père. Tu pourrais te construire une nouvelle vie là bas, sans lui, sans avoir à subir tout ça.

Faire ce que je voulais faire il y avait bien longtemps, mais seul. Après tout qu'est ce qui pouvait le retenir ici? Moi j'avais mes parents, ma famille... Mais lui... il n'avait que son père, cet enfoiré qui ne lui causait que de la souffrance. Il serait bien mieux loin de tout ça. Et ça serait plus facile pour moi de l'oublier s'il était loin.

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  Eden Stokes
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en lettres et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis apparemment célibataire et le coeur brisé et je le vis plutôt plus que très mal.
 
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Je ne devais pas être beau à voir. En tout cas ça se voit à sa tête. Mais bon les insomnies qui s’enchainent ça laisse forcément des traces. Mais il n’avait pas à s’inquiéter pour ça, un jour mon esprit finirait bien par lâcher prise, je ne pourrais pas rester éternellement sans dormir, sans que les conséquences ne soient grave. Puis le manque de sommeil c’était le cadet de mes soucis. Je ne m’en inquiétais même pas. Parce que j’avais eu une soirée tranquille sans la crainte de voir mon père débarquer à tout moment. Mais j’allais devoir y retourner très vite et rien qu’à cette idée j’ai mon coeur qui se met à battre désespérément. Je ne pouvais pas avouer à Gabriel que j’avais peur d’y retourner. Je ne pouvais plus me permettre de me confier à lui, même si j’en crève littéralement d’envie. Mais je sais que je m’impose déjà bien assez comme ça. J’avais d’ailleurs l’intention de m’en aller dès ce soir.

Je hausse les épaules à sa réponse. « de toute manière j’ai tout essayé, rien ne marche. Je devrais peut-être faire comme mon père, boire à outrance pour oublier…le fait que j’ai oublié ma vie. » va expliquer que le fait de ne rien me rappeler est en train de me ronger.

Je le regarde aller se chercher une nouvelle tasse alors que la mienne est également pratiquement vide, mais si j’en bois un second, je vais rapidement devenir imbuvable. Je fronce les sourcils à sa phrase. Il a totalement faux sur toute la ligne. Certes je n’avais peut-être pas d’endroit où me réfugier, mais ce n’était pas à reculons que j’étais venu ici. La seule chose qui me gênait c’est le fait que, justement, je lui impose ma présence alors que je vois bien que ça le dérange. J’avais oublié l’Eden d’il y a un an, mais pas lui. Et je devais certainement lui rappeler ce cauchemar. Ce n’était pas juste de ma part.

Je l’écoute avant de prendre le temps de réfléchir à ma réponse. Je me l’étais posé mille fois. J’avais des milliers de raisons de partir d’ici, surtout quand mon père entrait dans l’équation. Mais il y a une bonne raison pour que je reste : lui. Et cette raison de rester surpasse largement toutes celles qui me poussent à partir. Je regarde le fond de ma tasse avant de hausser les épaules. « J’y ai pensé… de nombreuses fois. Mais y a toujours quelque chose qui me pousse à rester ici. Et puis c’est ici que je retrouverais la mémoire. Mon médecin me dit, à chaque fois, que je dois continuer mes habitudes, pour pousser mon cerveau à travailler. » Je soupire en passant ma main sur mon visage, las. « Je sais que je t’ai blessé, brisé.. je ne suis pas idiot pour ne pas le voir. Et je veux découvrir pourquoi. » Parce que j’ai l’impression de passer pour un salaud qui a la vie belle à ne pas assumer ses responsabilités.
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