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 Le temps de l'oubi (Beloved)

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  Gabriel Fawley
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en photographie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis célibataire, le coeur en miettes, jamais remis de ça, de l'avoir perdu lui et je le vis plutôt mal.
 
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« Pour…pourquoi ? Je comprends pas.. Tu me parles d’oubli, de rupture.. Mais… Mais je ne vois aucune raison, non ? Que s’est-il passé ? »

Je baissais les yeux en me mordant la lèvre. A croire qu'il aimait remuer le couteau dans la plaie. Il ne voyait aucune raison à notre rupture... pourtant c'était bien lui qui l'avait fait. Si lui ne connaissait plus ses raisons, à l'époque il avait bien du en avoir de se détourner de moi comme ça. Je ne comprenais pas non plus. Je n'avais jamais su pourquoi et maintenant qu'il avait tout oublié je n'aurais probablement jamais la réponse. Mais le résultat était le même. Il m'avait abandonné, m'avait laissé le coeur en miettes et ça ne s'oubliait pas facilement.

Et même si je faisais la même chose que lui, si j'oubliais notre rupture, que je remettait à vivre à nouveau comme si tout allait bien, comme si rien n'avait eu lieu, qu'est ce qui me garantissait qu'il ne finirait pas par arriver à la même conclusion? Peut être qu'il finirait par arriver à la même conclusion que son ancien lui. Et ça je ne pourrais pas le supporter. Mon coeur ne pourrait pas supporter ça une seconde fois, déjà qu'il n'arrivait pas à se remettre de la première...

« Tu..Tu sais quoi, tu as raison je vais te laisser tranquille… »

Je ne le regardais toujours pas. J'avais toujours le regard baissé quand je parlais d'une petite voix.

- Tu as rompu avec moi... il y a deux ans.

Je relevais les yeux, essuyant mes larmes. J'évitais toujours de le fixer, préférant concentrer mon regard sur l'océan.

- Ca s'est fait du jour au lendemain. Je n'ai jamais su ce qui s'était passé. La veille encore on...

Je m'arrêtais un instant, l'émotion venant bloquer mes mots alors que les larmes se remettaient à couler.

- On avait passé l'après midi ensemble... on avait fait l'amour pour la première fois. Je... je t'avais dit que je t'aimais et... tu me l'avais dit toi aussi.

Je n'arrivais plus à les retenir désormais, elles coulaient sans que je puisse les arrêter. Et je n'osais toujours pas le regarder alors que je continuais mon récit.

- Puis ton père est arrivé et il nous a surpris. Il a littéralement pété un plomb et m'a chassé de chez vous. Le lendemain tu as commencé à me fuir. Tu n'as répondu à aucun de mes messages. Tu m'évitais chaque fois que je voulais te parler. Tu as arrêté de venir dans notre bar. Tu m'as simplement éjecté de ta vie et je n'ai jamais su pourquoi.

Je m'essuyais rageusement les yeux avant de le fixer. C'était la première fois que j'osais le regarder depuis le début de mon discours.

- Maintenant tu sais. Tu comprendras que je n'ai pas été spécialement emballé par le fait de te revoir après ça. Je t'aimais. J'étais fou de toi, prêt à tout pour toi. Et tu m'as jeté sans même une explication.

Me laissant le coeur en miettes...


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  Eden Stokes
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en lettres et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis en couple, enfin je crois, j'ai oublié deux ans de ma vie et je le vis plutôt bien .
 
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Je ne sais même pas s’il va me répondre ou m’envoyer chier. en fait j’opte plus pour la seconde option. Il n’a pas été des plus sympathiques depuis mon retour, je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant. Le truc c’est que je ne sais même pas comment me comporter avec lui, parce que je sais que je lui ai fait du mal, il me l'a parfaitement fait comprendre, mais je ne sais pas à quel point, si c’est réparable ou si c'est définitif. pourtant dans ma tête ce qu’il m’a lâché comme maigres indices me paraissent inconcevable. Jamais avec ce que je ressentais encore aujourd’hui, j’ai du mal à croire que j’ai pu l’abandonner. Pourtant ça a dû arriver car plus rien n’était comme avant. Je n’avais jamais eu cette impression qu’un océan coulait entre nous.

Je sais bien que j’ai, pour ainsi dire, la place du roi, puisque j’ai apparemment oublié tout ce qui était négatif dans ma vie. Je pouvais voir ça comme une nouvelle chance de tout reprendre à zéro, de démarrer un nouvelle vie. Mais qui dit que, justement, je ne referais pas les mêmes erreurs, alors je voulais avoir toutes les cartes en mains pour ne pas les refaire. Alors je veux obtenir ces réponses, même si elles me briseront le coeur.

Je m’apprête à partir, je remarque bien dans son regard qu’il est blessé au plus profond de lui. Mais il me retient, à mon plus grand étonnement, il commence les explications. Bon ça j’avais bien compris, mais je me retiens de le lui dire. Je l’énerverais plus qu’autre chose. Mais je me retourne doucement, de trois quart, pour que l’on soit tout deux face à la mer. Je ne suis pas certain de parvenir à supporter son regard. Je me demande ce qui a bien pu se passer pour que, comme il le dit, je le fasse du jour au lendemain, entre deux il a bien dû arriver un évènement qui ne m’a pas laissé le choix ? Je manque de m’étrangler alors qu’il m’avoue qu’on l’avait déjà fait une seule et unique fois. Et bordel je lui avais dit ces trois mots, ces trois mots que je ne voulais pas dire parce que j’avais peur qu’un jour on père vienne tout gâcher et que ces mots soit le catalyseur d’une catastrophe. Je ne voulais pas lui dire pour qu’il ne s’attache pas trop à moi, qu’il ne se fasse pas trop d’illusions, mais j’avais baissé ma méfiance et mon père nous avait surpris. ça ne pouvait être que le pire scénario. Mon père ne s’en était jamais pris à Gabriel, mais l’a-t-il fait ce jour-là ? Homophobe comme il est, il a tout à fait pu.. ou…non je n’ose pas y songer. Je secoue la tête, il restait maintenant une grosse part d’ombre à découvrir : la soirée. Mais ça je sais que mon père ne me le dira jamais. J’emmagasine ses propos dans ma tête. peut-être qu’ils déclencheront quelque chose. Mais il y avait encore un an qui s’est écoulé avant mon hospitalisation, mais ça n’avait pas d’importance, je commence à comprendre pourquoi j’ai oublié deux ans de ma vie et surtout ça. Maintenant il me suffisait de recoller mes morceaux du puzzle et peut-être que ma mémoire reviendra. « Je… Je vois. » Je passe une main dans mes cheveux, nerveux. « Maintenant je comprends mieux… » Je soupire. « Je ne sais pas quoi te dire.. Je sais que ‘je suis désolé’ et injuste et insuffisant, que dire que je ne m’en souviens pas est encore pire. » Mais je ne le pense pas moins. Je comprends pourquoi il ne veut plus me voir. Le pire c’est que je sais que j’ai dû souffrir le martyr, parce que je n’ai été amoureux que de lui, je ne parvenais pas à imaginer qui d’autre que lui pourrait me rendre heureux. « Je … je vais te laisser… » J’enfonce mes mains dans mes poches. « Tu mérites d’être heureux Gabriel, n’éteins jamais cet éclat de bonheur dans tes yeux, pas pour moi. Je ne le mérite pas. » Je baise la tête avant de partir d’un pas lourd et les épaules basses.
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« Je… Je vois. Maintenant je comprends mieux… Je ne sais pas quoi te dire.. Je sais que ‘je suis désolé’ et injuste et insuffisant, que dire que je ne m’en souviens pas est encore pire. »

Et pourtant le coup du je ne m'en souviens pas il n'avait pas arrêté de me le sortir, notamment pendant sa crise de colère au café. Il m'en avait voulu de lui reprocher des choses alors qu'il ne s'en souvenait pas. Mais ce n'était pas parce que lui l'avait oublié que tout ça avait cessé d'exister. Moi je souffrais toujours...

Il n'y avait rien dire. Ni pardon, ni désolé. J'aurais voulu avoir une explication. C'était pour ça que j'étais parti chez lui ce jour là. Je voulais savoir. Il pouvait bien me rayer de sa vie s'il le voulait mais qu'il me dise au moins pourquoi. Comme ça j'aurais pu avancer, refaire ma vie, je n'aurais pas eu sans cesse cette question qui tournait dans ma tête, cette souffrance de ne pas savoir pourquoi il m'avait subir ça alors que la veille encore il prétendait m'aimer.

« Je … je vais te laisser… Tu mérites d’être heureux Gabriel, n’éteins jamais cet éclat de bonheur dans tes yeux, pas pour moi. Je ne le mérite pas. »

Je laissais échapper un petit rire triste. L'étincelle dont il parlait il s'était chargé de l'éteindre il y avait bien longtemps. Rien n'avait jamais réussi à la rallumer. J'avais cru à un moment qu'en sortant avec quelqu'un, qu'en tombant amoureux à nouveau tout irait mieux. Si je trouvais le bon, celui qui arrivait à réparer mon coeur en miettes, j'irais mieux. Mais je me trompais... J'avais seulement fait souffrir des personnes.

J'attendis qu'il parte avant de faire moi aussi demi tour pour rentrer dans mon petit deux pièces.

Je passais les jours suivants à me concentrer sur mes cours, les devoirs que je devais rendre. J'avais eu une excellente note pour ma photo sur le coucher de soleil, la meilleure de la classe même. Je n'en avais pas fait d'aussi bonne depuis longtemps.

Plusieurs semaines étaient passées depuis notre discussion sur la plage. Je l'apercevais parfois de loin sur le campus. Je sentais mon coeur se pincer, comme toujours, chaque fois que je le voyais. Puis je faisais demi tour et je partais de mon côté pour ne pas avoir à le croiser. Je me plongeais dans le travail et ça me convenait. Je n'avais pas eu de nouvel du mec caramel. Il semblait avoir compris la leçon depuis la dernière fois qu'on s'était vu dans cette boite gay. De toute façon j'avais été tellement occupé par mon travail que je n'avais pas eu le temps de sortir.

"Allez Gaby bouge toi. Il n'y aura plus une goutte d'alcool sinon et les filles bourrées seront déjà dans la phase où elles feront que dormir, on aura raté le moment où elles dansent sein nus"


Je sortis de ma chambre en souriant, enfin habillé d'un jean troué et d'un tee shirt près du corps, pour aller retrouver mon ami.

- Justement ça m'arrange. C'est le moment où les mecs sont désespérés de ne plus avoir de filles sous la main et où ils sont tellement bourrés qu'ils sont prêt pour de nouvelles expériences.

Je lui souris alors que je glissais mon portable, mon portefeuille et mes clopes dans mes poches. Une autre salle habitude que j'avais prise depuis notre rupture. Ca m'avait détendu les premiers temps, m'évitant de trop péter un plomb. Je tentais de réduire désormais, une part de moi savait que ce n'était pas bon même si c'était trop dur d'arrêter pour le moment.

"Tu ne penses vraiment qu'à ton cul!! Je te préviens bourré ou non je refuserais de tenter l'expérience avec toi."

Je ris légèrement avant de sortir avec mon ami pour rejoindre la fameuse fête où il voulait me trainer. Je sortais rarement dans les fêtes étudiantes, trop de filles bourrées et vulgaires, trop de mecs cherchant à jouer les machos et à les taper et pas assez de gays pour moi. Je préférais en général l'ambiance des boites gays, là où je savais à coup sur que je pouvais finir la soirée en charmante compagnie. Mais cela faisait longtemps que je n'étais pas sorti et je l'avais promis à mon ami.

On n'était pas si en retard que ça. Les filles venaient à peine de passer au stade où elles dansaient sans aucune retenue. On alla se servir un verre chacun, bière pour moi, avant que je n'aille danser sur la piste au milieu des filles. Je devais reconnaitre que pour une fois je m'amusais bien. C'était agréable pour elles de pouvoir se lacher à danser avec un mec qui n'avait aucune arrière pensée. Ouais c'était ce qu'une fille suivant des études de droit m'avait expliqué alors qu'on dansait tous les deux.

J'avais fini par les laisser pour aller faire une pause sur le balcon pour fumer un peu. Je soupirais doucement. Je l'avais oublié quelques minutes mais comme toujours il avait suffi d'un détail, j'avais cru le voir et... mon coeur s'était remis à saigner.


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j'étais un peu de mauvaise foi, je ne peux pas vraiment le nier. je n'étais pas l’homme parfait qu’il a toujours pensé. mais on se complétait parfaitement tous les deux. et on s’aimait à la folie. La seule chose que je me souviens, et j’ai l’impression que le corps me le crie. C’est que je l’aime à la folie. Et que je ferais n’importe quoi pour lui. c'est ce que j'ai fais apparemment, mais sans lui donner d’explication. Alors je sais pourquoi il semble autant souffrir quand je suis là, mais la raison semble un mystère, et apparemment moi seul la connaît.

mais je ne pourrais plus lui apporter de réponses maintenant. La seule chose que je pouvais faire, c’est de partir, de m’éloigner de sa vie, comme il me l’a demandé à chaque fois depuis que l’on se croise. J’ai l’impression que mon coeur se déchire. Et en même temps cette sensation me semble tellement familière. Comme si j’avais déjà atrocement souffert dans le passé. Je ne l'aurais jamais quitté si je n’avais pas eu une raison valable. Et même, j’ai dû mobiliser toutes mes forces e ma volonté pour cela, je ne l’aurais pas fait si ça pouvait le protéger de quelque chose de grave. je commence à me dire que ça à voir avec mon père. J'allais devoir trouver le courage de le confronter. Même si je doute obtenir des réponses.

D’habitude c’était lui qui se chargeait de me protéger. Quand ça devenait trop violent chez moi, je me réfugiais chez lui, dans ses bras. Ses parents sont rapidement devenus mes parents de substitution, je ne parlais jamais clairement de ce qui se passait, sauf à Gabriel. Je déchargeais ma peine, ma peur dans ses bras. Et il me faisait voir un monde meilleur, là où l’amour existe et pas que le chaos et la violence. Il a bien essayé de me demander d’où venait cette violence, mais je ne savais pas, j’ai toujours connu ça, depuis tout petit. Ma mère m’a abandonné dès mes six mois, et je n’ai jamais cherché à la connaître. Mon père me l’interdisait. peut-être retournait-il sa frustration contre moi ?

Mais aujourd’hui plus rien de tout ça ne comptait. Notre relation s’était brisée de manière définitive, et je sais que j’en étais pleinement responsable désormais. J’allais lui rendre cette liberté, je ne l’importunerais plus. mais, je ne pourrais plus le croiser. J’aimais cet homme bouclé et au visage d’ange, encore plus avec son blond qui flaire bon l’été. Je devais arrêter de penser à lui, de me faire souffrir encore et encore. Alors je me plongeais encore plus dans les bouquins, évitant soigneusement tout les romans à l’eau de rose pour ne pas avoir mal encore. Je m’enfermais dans ma chambre pour étudier jusqu’au petit matin. Depuis cette fameuse rencontre je ne dormais plus la nuit. J’évitais tout le monde, ou presque.

une collègue de promo me bassinait depuis plusieurs jours pour que j'aille à une de ses fêtes étudiantes en me baratinant. -Tu verras c’est la fête de l’année, il ne faut pas que tu manques ça! Et puis ça te changera les idées. Peut-être que tu te trouveras quelqu’un pour la nuit, allez viens !- Pour ne plus l’entendre j’avais fini par accepter. Mais je sais que je ne repartirais avec personne, il n’y a qu’une seule personne que je veux, et c’est impossible.

Elle était venue me chercher en bas de ma rue. Je préférais que mon père ne la voie pas, va savoir ce qu’il va s’imaginer. Même si franchement elle aurait pu servir d’une couverture parfaite à mon mensonge, je ne lui imposerais jamais cela. On avait fait le trajet à pied, discutant surtout de notre année de fac. C’était la seule qui avait été sympa avec moi en début d’année, il faut dire que je suis bien plus âgé que la plupart de mes camarades.

La soirée battait déjà son plein. L’alcool coulait à flot, la musique faisait tremblait les basses, et tout le monde se déchainait en faisant pratiquement trembler le sol. Je tente de me frayer un chemin à travers la foule de jeune déjà bien imbibés d’alcool. Je me contenterais d’un verre. je connais trop les dégâts de l’alcool pour me saouler à en être inconscient. Parfois Gabriel me serinait que j’étais trop sérieux… Jusqu’au moment que je lui dise que je ne veux jamais ressembler à mon père. Je secoue la tête pour évacuer cette pensée.  j'étais venu ici pour l’oublier, le temps d’une soirée, que son souvenir arrête de me hanter.

j’avais fini par trouver un endroit calme, autour de la piscine. Je remonte les jambes de mon jean avant de retirer mes chaussures et de m’asseoir au bord de la piscine. Je regarde le reflet flou de a piscine. J’ai envie de m’insulter. Cette fête ne m’intéresse pas du tout. Emily revient en sautillant, essayant, en vain, de me trainer sur la piste de danse. elle était déjà un peu pompette. Je la ramènerais chez elle ce soir. Je préférais ruminer au bord de la piscine, le cadre était quand même plus sympathique que ma chambre au mur gris dénué de toute décoration.

J’avais retrouvé un des vieux bracelets de Gabriel. Je m’étais posé la question de savoir si je devais lui rendre ou non, et j’avais finalement décidé de le garder et de le porter. Mes doigts jouent avec ce bracelet, alors que je suis plongé dans mes pensées. Je regrette déjà d’être venu à cette fête.

après avoir admiré l'eau de la piscine pendant de longues minutes, je décide d'aller reprendre un verre. Peut-être que cette fois l’alcool m’aiderait à oublier le visage de Gabi qui hante mes pensées. Je me dirige vers le bar improvisé pour l’occasion pour y prendre un verre. Je me retourne en prenant une gorgée de mon cocktail dans un verre en plastique avant de rentrer par inadvertance dans quelqu’un. « Oh pardon Je suis… » Je m’arrête en pleine phrase quand je vois que je fais face à Gabriel. « Euh… salut… » Je passe une main dans ma nuque, gêné.

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J'étais tranquille dans mon coin, dans mon petit coin de terrasse sans personne pour venir me faire chier, quand mon ami était revenu me tirer de là. Aucun respect pour les potes celui là.

"Allez Gaby arrête de bouder dans ton coin. Tu manques aux filles. Alors bouge ton cul."

Puis il était reparti aussi vite qu'il était venu. Mini tornade venant rompre le calme que j'avais réussi à trouver. J'écrasais donc ma cigarette avant de me retourner pour aller les rejoindre. Puisqu'il le fallait... Je n'avais aucune envie d'y aller. J'avais bien danser un petit moment mais le coeur n'y était plus vraiment. Je me forçais à m'amuser, comme toujours, mais les filles n'arrivaient pas à me changer les pensées bien longtemps.

J'irais les rejoindre avant de trouver une excuse pour rentrer chez moi et aller me mettre au lit, seul pour ce soir. C'était la dernière fois que j'allais à leur fête minable d'hétéros. Je me faisais beaucoup trop chier pour avoir envie d'y rester.

Je repartais vers le bar, avec la ferme intention de prendre un verre. Peut être que si je me saoulait un peu plus j'arriverais davantage à me détendre. Sauf que je ne l'avais pas vu. Ou il ne m'avait pas vu. En tout cas on s'était rentré dedans et j'étais soulagé de ne pas avoir encore eu le temps de prendre un autre verre sinon j'en aurais été recouvert.

« Oh pardon Je suis… »

Je secouais la tête en reprenant mes esprits. Heureusement le verre du mec ne m'avait pas atteint non plus.

- Ce n'est rien, ça va.

Je relevais les yeux, après avoir vérifié que ma tenue n'avait rien. Et je me figeais... putain mais j'étais vraiment maudit.

« Euh… salut… »

- Oui... salut...

Génial... il fallait que je tombe sur lui. J'avais réussi pendant des semaines à l'éviter et c'était très bien. Forcément ça ne pouvait pas durer. Je soupirais en détournant le regard, tout aussi gêné que lui.

- Je crois que je ne vais pas rester longtemps. Les filles commencent à être beaucoup trop bourré et ça devient n'importe quoi là.

Je regardais en grimaçant une des filles qui s'était allongé sur la table et avait relevé son tee shirt. Elle avait mis ce qui semblait être de la tequila dans son nombril et invitait les mecs à venir boire. Pathétique... et forcément qui était le premier à foncer? Bah oui mon pote. J'étais un peu de mauvaise foi quand même je l'avoue. Si ça avait été un beau mec qui avait proposé la même chose j'aurais été le premier à aller le lécher son nombril. Mais là franchement, j'étais parti pour me faire vraiment chier.

Je me retournais vers lui, le regardant en me forçant à sourire un peu.

- Mais tu as l'air d'aller bien.. de récupérer... c'est cool.

Et moi j'étais vraiment nul là tout de suite. Je n'avais pas mieux à sortir franchement? Parce qu'il était venu à une fête il allait forcément bien? Moi j'étais bien venu et je n'allais pas bien...


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J’avais décider de piétiner une de mes résolutions. Celle de boire, finalement j’avais besoin de noyer mon chagrin dans l’alcool. Cela faisait des années que je n’avais pas touché à l’alcool, depuis ce fameux soir où mon père était trop ivre pour se retenir. J’avais arrêté le soir où j’avais reçu mon premier tabassage en règle. Je ne l’avais jamais dit à Gabriel, même si je sais qu’il s’est douté de quelque chose. aujourd’hui, ça ne me faisait plus rien. Je prends moon premier verre d’alcool avant de me retourner. Je voulais oublier son regard qui hante mes nuits, cette relation dont j’étais si dépendant et laquelle j’avais totalement gâché. Et si je restais sobre, et bien j’allais sans cesse tourner ces mêmes pensées dans ma tête. Peut-être que j’allais devenir comme mon père après tout.

C’était très certainement ma destinée. Rien que cette idée me fait boire d’une traite la moitié de mon verre. Je me retourne, décidé à retrouver ma place loin de la foule. Mon amie m’avait abandonné, tout à la fête, je ne l’en blâmais pas, mais ce n’était vraiment pas mon genre de soirée.

Heureusement que le verre était à moitié vide, ou plein, ça dépend comment on voit les choses. Mais s’il avait été plein, on serait tous les deux trempé de cocktail. Mais la chance, ou la malchance, pareil une question de vision des choses, il fallait que je tombe sur Gabriel. certainement un coup du destin.

Je ne termine pas ma phrase quand je me rend compte de mon interlocuteur. On s’évitait depuis la dernière fois. Et je ne sais pas trop quoi lui dire. Je sais que rien ne pourrais excuser ce que j’ai fais, ni même atténué le fait que je l’ai complètement sorti de ma vie sana aucune explication. Je tente de sourire, plutôt maladroitement alors que l’on se salut. La gêne est plus que palpable entre nous. Il y a un malaise qui nous semble insurmontable.

Je jette un regard aux jeunes femmes sur la piste de danse. Je manque de m’étouffer en voyant mon amie au milieu de ce groupe. Je regarde mon verre avec regret. j’allais devoir freiner sur l’alcool, si on veut rentrer en un seul morceau. Mais pour autant je ne suis pas très motivé à arrêter. « Ouais, a faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans ce genre de soirée. Enfin, ce n’était pas notre genre. » Je souris légèrement à ce souvenir, on préférais les boites où l’on pouvait être juste deux jeunes à s’amuser. On restait invisibles et ça nous allait bien. Mais je n’avais pas Reims un pied à une soirée depuis ma sortie de l’hôpital. Alors j’avais suivi mon amie, et j’étais là. Mais je l’avais regretté, jusque maintenant. Peut-être que ça nous permettrait de tenter une rapproche.

Je hausse les épaules prenant un nouvelle gorgée de mon verre. Ouais j’allais parfaitement bien pour me saouler la tronche. Idiot. Mais si on jouait aux banalités, allons-y. « Toi aussi, t ‘as l’air d’aller bien. » Pour un déterré en tout cas.
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« Ouais, a faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans ce genre de soirée. Enfin, ce n’était pas notre genre. »

C'était vrai, ça ne l'avait jamais été. Je préférais davantage les moments qu'on passait tous les deux en tête à tête. Je ne buvais jamais. Je le faisais en soutien pour lui parce que je savais qu'il ne supportait pas ça. Il voyait trop souvent son père se saouler à mort. Alors il ne le faisait pas. Et je l'aimais tellement que j'étais prêt à m'en passer pour le soutenir. Je l'aimais tellement que j'aurais passer toute ma vie seulement avec lui, rien que lui et moi sur notre plage. Mais tout ça c'était terminé.

« Toi aussi, t ‘as l’air d’aller bien. »

Mais bien sur. Je buvais, fumais, baisais dans tous les coins pour tenter de l'oublier mais je n'y arrivais pas. Ca me tuait un peu plus chaque jour. Ca faisait mal, encore plus de le voir là. J'aimais toujours cet abruti et c'était difficile. Je le voyais et je souffrais tellement, de ce qu'il avait fait, de ces sentiments que j'avais toujours pour lui....

- Ouais.... c'est un peu trop hétéro pour moi tout ça. Ca aurait été un mec à qui il fallait lécher le nombril... je n'aurais pas dit non.

Je souris légèrement avant de vite me reprendre. Je parlais quand même à mon ex, l'amour de ma vie.. et je lui parlais d'aller lécher le nombril d'un autre mec. Mais après tout, on était plus ensemble. Il m'avait fait assez souffrir comme ça, même si il ne s'en souvenait pas. Je n'avais jamais vraiment eu droit à ma vengeance alors je pouvais bien m'en offrir une petite.

Je terminais mon verre d'une traite. Je sentais la tête me tourner légèrement. Il fallait que je ralentisse quand même un peu sur la boisson. Je n'avais pas avaler grand chose aujourd'hui. Ca faisait d'ailleurs un moment que je ne mangeais plus beaucoup.

Je lui fis un petit signe de tête pour montrer les filles en question.

- Tu devrais y aller. Ca doit bien te tenter non? Je t'avais vu avec plusieurs filles à l'époque. Donc c'est plutôt ça ton truc. Moi j'avais été qu'une erreur que tu t'étais empressé de corriger.

J'avançais un peu, titubant légèrement avant d'aller me servir un autre verre.

- En fait... peut être que ça t'as tellement dégouté de toucher à mon cul que tu as préféré fuir sans rien me dire. Ouais... ça doit être ça.

Je hochais doucement la tête alors que je reprenais de mon verre. Je ne me rendais plus compte de ce que je disais. Il y avait... un mélange de peine et de colère qui me faisait dire n'importe quoi.

Je secouais doucement la tête alors que je terminais mon verre.

- Je vais rentrer je crois.

Je fis quelques pas avant de tituber et de tomber. Je me rattrapais à ce que je pouvais, manque de pot, le premier truc que je trouvais c'était son tee shirt à lui.

- Merde.... pardon...

Et remerde... pourquoi est-ce qu'il sentait toujours aussi bon?


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  Eden Stokes
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en lettres et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis apparemment célibataire et le coeur brisé et je le vis plutôt plus que très mal.
 
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J’avais toujours été le vilain petit canard dans ce genre d’endroit. Je détestais les fêtes, enfin plutôt ce n’était pas une vraie partie de plaisir pour moi : trop bruyant, trop d’abus, et surtout trop d’alcool. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prohibé l’alcool dans ce genre d’endroit. Mais bon, comme me disent certains de mes amis, ils en auraient trouvé ailleurs. Alors je servais de sam, toujours, j’étais celui qui ramenait tout le monde à bon port tout en les laissant s’amuser. Mais maintenant je sortais encore moins d’avant. J’avais toujours l’impression d’être en décalé avec les jeunes d’aujourd’hui. J’avais deux ans de retard.et en deux ans, à notre âge, les choses bougent à une vitesse affolante.

Je lui lance également une banalité. Si nos discussions se résumaient désormais à ça, c’était triste. Mais en même temps je ne pouvais pas m’attendre à autre chose, après tout ce qu’il a enduré par ma seule faute. Il me restait un trou énorme à combler, mais j’avais compris qu’il n’avait pas la réponse. J’allais devoir la trouver seul, savoir pourquoi je l'avais quitté alors que l’on avait vécu un moment de presque symbiose. Je soupçonne que ça a voir avec mon père, j’en suis certain même, mais il n’allait pas me donner la réponse. Je comprends maintenant pourquoi il était ravi de mon amnésie. Je ne lui avais pas parlé une seule fois de Gabi.

Je hausse les épaules. « C’est ridicule tout court ce genre de chose. » Je suis un peu amer de l’entendre dire ce genre de chose. Je ne sais pas si c’est pour délibérément me provoquer ou non. Je préfère néanmoins ne pas réagir, nous n’étions plus ensemble et il m‘avait bien fait comprendre que je n’avais désormais aucun droit sur lui.

J’avais envie, également, de l’arrêter quand il s’enfile son verre d’une traite. S’il voulait être bourré, il n’y a pas de meilleur moyen pour ça. Je ne l’avais jamais vu boire devant moi. Mais c’était une autre époque, celle où on était ensemble, amis et amants.

Je le fusille, littéralement, du regard. Je lui interdisait de penser cela. Ouais j’avais merdé pour on ne sait quelle raison, mais certainement pas parce que j’avais honte de lui, jamais. Je sais que j’ai été celui qui a mis du temps à s’accepter tel qu’il était. Mais il faut dire que je n’ai pas vraiment été aidé avec mon père, qui est un homophobe notoire, et que je n’avais eu que Gabriel dans ma vie. mais quand j’avais touché ses lèvres, je savais que le monde allait tourné différemment pour moi. « Ne dis pas ça, et ne le pense pas une seule seconde. Tu n’a spas été une erreur, j’en suis certain, je ne peux pas te l’expliquer, mais au fond de moi je sais que ce n’est pas pour ça que je t’ai quitté, je n’aurais pas pu le faire ça sans une bonne raison… »

Je glisse une main rageuse dans ma crinière, pourquoi je n’arrivais pas à me souvenir, hein ? Pourquoi je ne peux pas le démentir ?

Je soupire doucement, m’apprêtant à lui dire qu’il ne devrait pas rentrer seul, mais il trébuche, et naturellement je le retiens. Je me raidis en fronçant les sourcils. Je sentais la chaleur de son corps sous mes mains. « C’est.. ce…c’est rien… » Je ne le lâche pas du regard pendant plusieurs secondes. Je finis par me reculer en raclant la gorge, gêné. « Je vais te raccompagner. » Je hausse les sourcils en lui prenant le bras fermement mais sans violence. « Et c’est non négociable, j’ai pas envie que tu passes sous les rues d’une voiture ce soir. » vu comment il tenait debout, ça relèverait de l’exploit qu’il arrive chez lui en entier sans aide.
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J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en photographie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis célibataire, le coeur en miettes, jamais remis de ça, de l'avoir perdu lui et je le vis plutôt mal.
 
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Je ne l'écoutais pas alors qu'il me parlait. Je ne voulais pas entendre ses excuses à la con. De toute façon il ne savait pas. Il ne se souvenait pas de tout ça. C'était un autre Eden qui m'avait fait endurer ça. Il pouvait bien dire ce qu'il voulait il ne savait rien des raisons qui l'avaient poussé à me quitter. C'était peut être ce que je venais de dire. C'était peut être autre chose, peut être quelque chose de pire encore. Peut être s'était il foutu de ma gueule depuis le temps juste pour avoir mon cul. Et il avait choisi la première occasion pour se barrer et me planter. Il avait eu ce qu'il voulait, pourquoi continuer?

Je ne tenais plus vraiment debout. J'avais un peu trop forcé sur la boisson. J'avais eu besoin de ça pour oublier, pour arriver à supporter de le voir là à cette soirée. Je savais que je n'aurais pas du y aller. J'aurais mieux fait d'aller en boite, de me trouver un nouveau mec. Il aurait même mieux valu que j'appelle Caramel. Ca aurait été beaucoup moins douloureux pour moi. Il aurait fallu que je le vire ensuite mais j'aurais préféré.

Puis je tombais. Sur lui. Dans ses bras. Je sentais son odeur m'envahir à nouveau. J'avais l'envie un instant de revenir me blottir contre lui, de retrouver cette époque où nous étions ensemble, où je pouvais simplement me laisser aller contre lui...

Et forcément il finit par me lâcher. Je me redressais comme je pouvais, chassant ce sentiment de mal à l'aise qui grandissait sans cesse en moi.

« Je vais te raccompagner. Et c’est non négociable, j’ai pas envie que tu passes sous les roues d’une voiture ce soir. »

Je me dégageais alors que je sentais sa main venir tenir mon bras.

- C'est bon je peux encore marcher seul.

Je le foudroyais du regard avant de quitter la fête. Si il voulait me suivre grand bien lui fasse. Mais j'étais parfaitement capable de rentrer chez moi seul. Je saluais mon ami avant de quitter la maison sans faire attention si Eden me suivait.

Je me sentais nauséeux, la tête me tournait un peu mais je me sentais parfaitement capable de rentrer chez moi seul.

Je l'entendais me suivre. J'entendais ses pas me suivre. Je ralentis finalement, le laissant se mettre à ma hauteur.

- Avoue... tu fais ça pour réussir à savoir où j'habite?

Comme si ça ne lui avait pas suffi de réclamer mon numéro de téléphone, d'aller frapper chez mes parents... je faisais tout pour le fuir mais il semblait décider à rester dans ma vie et à s'y imposer.


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JJ’avais l’impression que le mur entre nous s’érigeait un peu plus à chaque fois. Je ne pouvais pas lui en vouloir, je ne lui avais pas demander pardon, parce que je voudrais lui faire des excuses sincères, et pas seulement parce que je le dois, c’en serait que plus cruel. Je l’avais déjà assez fait souffrir pour continuer de jouer avec lui. Pourtant je refusais tout simplement de ne plus avoir de contact avec lui. Je venais de le retrouver et je n’avais pas envie que l’on continue à faire comme si nous étions deux inconnus quand on se croise. Tout le monde avait l’impression qu’avant mon accident j’étais un mec populaire et entouré de monde, mais tout ce dont je me souviens c’est qu’il n’y a que Gabriel.

Il n’avait jamais bu devant moi au point d’en être bourré, parfois je le poussais à prendre un verre, je m’en rappelais, il disait toujours qu’il voulait me tenir compagnie. Mais ça ne me dérangeait pas, je sais qu’il n’aurait pas abusé, j’avais une confiance aveugle en lui. Mais aujourd’hui tout était à reconstruire, et il ne me facilitait pas la tâche. Il avait raison en même temps de douter de ma sincérité.

Enfin il finit quand même par me tomber dans les bras.je sais que c’est l’alcool qui lui fait faire ça, mais je décide quand même d’en profiter un peu plus. Je resserre doucement mes bras autour de lui, au moins je pourrais lui servir comme excuse que je l’empêche de tomber.

Je finis néanmoins par me reculer et le lâcher à contrecoeur. Je soupire, j’aurais aimé prolongé ce moment, mais il aurait trouvé ça louche.

néanmoins, il est hors de question qu’il rentre seul. On ne ait jamais ce qui peut se passer et puis il est vulnérable ainsi alcoolisé, et c'est idiot, mais je refuse qu’il lui arrive quelque chose. En le voyant tituber, je lui prends le bras, mais il se dégage rapidement. Je hausse les épaules avant de le lâcher.

Je le suis, le surveillant, j’avais rapidement saluée mon amie qui semblait s’amuser à cette soirée, contrairement à moi. j’avais donc saisi l’idée de le raccompagner pour sortir de cet endroit étouffant.

On ne parle pas pendant tout le trajet, j’enfonce mes mains dans mes poches de mon jean, on avait terminé le chemin côte-à-côte, toujours en silence, mais un peu plus léger. je voulais lui dire des choses mais ça ne sortait pas. Je souris doucement à son allusion. « Peut-être oui… » Je hausse les épaules. « Mais surtout pour que tu rentres en un seul morceau. » Je soupire alors qu’il s’arrête devant la porte. Je baisse la tête. « Je…je vais te laisser, tu es arrivé. » Je recule doucement. « C’était bien de te revoir… » Je lui lance un sourire en coin avant de faire demi-tour et repartir chez moi, retrouver la compagnie insupportable de mon père.

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