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 Le temps de l'oubi (Beloved)

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squirowl
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Deux adolescents, amis d'enfance. deux amants à l'amour impossible. Un amour secret, découvert par le paternel au grand jour. Souffrance et douleur dans l'obscurité, retrouveront-ils la lumière un jour ? Mais qu'en est-il de l'oubli ? Deux ans de séparation ?


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  Eden Stokes
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en lettres et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance , je suis en couple, enfin je crois, j'ai oublié deux ans de ma vie et je le vis plutôt bien .
 
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Un an. Un an que j’ai passé dans le noir, dans un nuage entre la vie et la mort. Je m’étais réveillé il y a un peu plus d’une semaines. Je venais de sortir de l‘hôpital après que tout les contrôles étaient au vert. Mon père avait proposé que je vienne chez lui pour le temps de ma convalescence, en me disant que je me trouverais un appartement ensuite. Mais je ne comprenais pas pourquoi il me disait cela, j'habitais encore avec lui, non ?.

Depuis que je suis sorti du coma j’ai cette étrange sensation de ne pas être en phase avec le monde actuel, comme si j’avais un train de retard. Les médecins m’ont dit que ça s’arrangerais avec le temps. Mon amnésie n’était pas totale, j’avais oublié deux ans de ma vie au vu de ce ue j’avais dis comme informations, et il n’y a rien de définitif, je devais exercer quotidiennement ma mémoire, et pour cela je devais retrouver au plus vite mes habitudes.

Alors j’avais décidé de retrouver mon meilleur ami. Et surtout stopper mon père et ses attentions nouvelles, il n’a jamais été ainsi avec moi, comme s’il avait quelque chose à se faire pardonner, il avait vraiment un comportement étrange. Même si je n'avais pas à me plaindre, il était dans ces bons jours en ce moment.

Enfin j’étais arrivé à la demeure des parents de Gabriel, j'avais sonné en attendant sagement, je m'étais toujours bien entendu avec eux, cette maison était souvent un refuge quand mon père n'était pas en état de s'occuper de moi, qu'il n'avait pas tout ses esprits, je venais ici pour me cacher de la violence souvent. et même si je n'en ai jamais parlé ouvertement, ils le savaient. ici c'était un peu mon coin de paradis.


J’attends en remarquant quelques changements qui me déstabilisaient avant de sursauter quand la porte s’ouvre. Je ne comprends pas leurs expressions, ni même leur étonnement. Alors je tente de sourire naturellement. « Salut » Pourquoi j’ai l’impression qu’il y a un truc qui cloche ? Je me penche sur le côté, la maison semble tellement silencieuse. " Est-ce que Gaby est là ?" J'enfonce les mains dans mes poches, mal à l'aise pour la première fois avec eux.
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Beloved
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  Gabriel Fawley
 
J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en photographie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis célibataire, le coeur en miettes, jamais remis de ça, de l'avoir perdu lui et je le vis plutôt mal.
 
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Troye Sivan :copyright:️ ilyria

- J'ai vu mon patron et c'est bon j'aurais mes congés pour le mois de juillet. On devrait pouvoir partir quelque part tous les trois si ça vous tente. Tu en penses quoi mon chéri? Tu voudrais aller où?

Je jouais distraitement avec le contenu de mon assiette, écoutant à moitié ce que ma mère racontait depuis tout à l'heure.

- Gabriel... mon chéri... tu m'écoutes?

Je relevais rapidement le regard, essayant de quitter mes pensées et de reprendre le fil de la conversation. Je tentais difficilement d'assembler les bouts ensemble pour retrouver ce dont elle me parlait plus tôt. Elle m'avait posé une question il me semblait...

- Désolé maman j'étais ailleurs. Mais je suis content pour tes congès, c'est super.

Je me forçais à lui sourire alors qu'elle échangeait un regard inquiet avec mon père. J'évitais leurs regards, me concentrant sur mon repas, essayant de retrouver ce qu'elle disait.

- Tu es sur que ça va? Tu n'as pas de soucis en cours? Tu nous le dirais n'est ce pas? Tu as le temps de te reposer au moins? Tu travailles trop avec tes examens qui approchent c'est ça?

Et voilà, le retour du discours de la mère poule. Je ne pouvais pas avoir quelques cernes sous les yeux sans qu'elle s'affole et qu'elle me croit surmené. J'avais vingt ans, j'étais étudiant et elle avait certainement déjà oublié qu'à mon âge elle aussi aimait bien aller dans des fêtes, se coucher tard et.. passer la nuit avec des beaux mecs, enfin pour moi pour elle je préférais garder le flou sur cette partie de sa vie.

- Ca va maman ne t'en fais pas. Ca ira mieux quand l'année sera terminé tu as raison. Je dois rendre mon gros projet pour le mois prochain et c'est du boulot. Mais parlons plutôt des vacances. Tu penses quoi de la muraille de Chine? On veut y aller depuis longtemps.

C'était son rêve depuis toujours alors je savais que je visais juste avec ma remarque. D'ailleurs elle me lâcha  pour parler avec excitation de ce voyage. Elle parlait déjà de combien ça nous couterait, des économies qu'ils avaient et qu'ils devrait faire encore un peu pour partir en vacances.

Je replongeais dans mes pensées, ne l'écoutant que vaguement. J'avais d'autres soucis en tête.

Il s'était réveillé...

J'étais venu pour le voir, lors d'une de mes visites que je faisais sans que personne ne me voit, à part le personnel de l'hopital. Je m'arrangeais toujours pour venir quand son père était au travail, quand j'étais certain que personne ne serait là pour me voir. Je ne restais pas longtemps, juste quelques instants le temps de le voir un peu, de lui parler... Mais ce jour là l'infirmière était venue me voir avant que j'entre dans sa chambre. Elle était arrivée le sourire aux lèvres m'annonçant que mon "ami" s'était réveillé. Elle m'avait laissé là, pensant que je me précipiterais pour le voir, elle s'était trompée. Je n'avais rien à lui dire. Tout ce que j'avais voulu lui dire ce jour là, tout le bon discours que j'avais préparé pendant des jours s'était envolé à la vu du sang, de son sang se répandant sur le carrelage. Il m'avait quitté, pas une fois mais deux fois. Je ne lui devais plus rien.

Je relevais vaguement les yeux alors que ma mère allait ouvrir à la personne qui avait frappé. Je me forçais à faire un petit sourire quand mon père me félicita pour l'idée de la Chine, qu'il adorait voir ma mère aussi heureuse.

"On va aller faire une cure de nems et de canard à l'orange je crois."

Je ris avec lui alors que ma mère m'appelait pour venir voir le visiteur. Et je me figeais en le voyant...

- Qu'est ce que tu fais là?

C'était sorti tout seul, sans que je ne puisse le retenir. Après tout ce temps... après tout ce que j'avais enduré à cause de lui... comment pouvait il se pointer comme ça chez mes parents?

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  Eden Stokes
 
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J’avais toujours cette impression d’être déphasé qui ne me quittait pas et qui se renforçait jour après jour, sans que je ne sache vraiment comment faire pour me réadapter à cette vie. Perdre un an dans les limbes m’avait totalement fait sentir comme exclu. Et ce n’est pas vraiment mon père qui m’aide. Pour lui il semblait jubiler que j’ai oublié en tout deux ans de ma vie. C’est comme un grand trou noir et ça m’angoisse souvent.

Le pire c’est que dans tout ce tumulte je n’ai toujours pas eu de nouvelle de Gaby, ce qui est étrange car quand on ne pouvait pas se voir on s’échangeait des textos ou on s’appelait, j’adorais toujours entendre le son de sa voix. Mais là j’avais envoyé des textos qui étaient tous, sans exception, restés sans réponse. J’avais cette impression amère qu’il m’ignorait, mais je ne sais pas la raison car dans ma tête, il ne s’était rien passé.

Mais si je devais en avoir le coeur net, je devrais aller le confronter. Peut-être qu’il allait enfin me donner quelques éléments pour combler le vide. Parce que je n’attendais que ça, des réponses. Mais comme il ne me répondait jamais à mes textos, je ne pouvais pas lui demander de se voir, c’est comme si je parlais à un mur.

J’avais décidé d’aller le confronter chez ses parents. S’il ne me répondait pas, aller le voir était le meilleur moyen de l’empêcher de me fuir. J’avais sonné et attendu quelques secondes avant de voir sa mère apparaître sur le seuil. Elle ne me dit rien et son air choqué ne me dit rien qui vaille. Elle finit cependant par appeler Gabriel et je deviens soudainement nerveux. J’angoissais à l’idée d’avoir fait quelque chose qui l’aurait blessé. On se serait disputé avant mon coma ?

« Euh.. Je … je viens te voir ? »

J’étais loin du compte, je ne sais pas à quel point on s’était éloigné tous les deux. À quel point je l’avais blessé. Je ne me souvenais de rien. Et de l'eau avait coulé sous les ponts. il avait tellement changé..
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Beloved
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« Euh.. Je … je viens te voir ? »

Alors ça c'était la meilleure de l'année. Il venait me voir. Après tout ce qui s'était passé entre nous, il revenait me voir.

C'était comme si il se foutait de tout ce qui avait pu se passer entre nous, toutes les épreuves que j'avais traversé à cause de lui. Il m'avait fallu du temps pour m'en remettre. Et encore... je n'étais pas certain de m'en être complètement remis.

La première chose que j'avais faite, c'était changer de téléphone et de numéro. Après un moment passé sans avoir aucunes nouvelles de lui, j'avais voulu me forcer à l'oublier. J'avais jeté mon précédent téléphone avec tous les numéros qu'il contenait et j'en avais pris un nouveau, un vierge, un dont je ne lui donnerais pas le numéro, pour éviter d'être trop faible, de le recontacter ou de lui répondre si il m'envoyait un message.

Mais j'avais cédé. J'étais parti le voir un soir où j'avais été trop mal. J'avais eu dans l'idée de lui demander des explications, de le supplier de me reprendre parce que ma vie sans lui... ce n'était plus vraiment une vie. Et c'était là que je l'avais trouvé. Les images de lui me hantaient encore. Plus d'un an après je continuais d'en faire des cauchemars la nuit, de me réveiller en sursaut en me rappelant de ce jour.

J'avais tenté d'avancer, de ne pas penser à lui allongé sur son lit d'hôpital, quelque part entre la vie et la mort. J'avais fait des changements dans ma vie, les cheveux, le piercing.. j'avais tenté de fréquenter des mecs. Sans succès... j'allais toujours le voir. Juste pour m'assurer qu'il respirait encore, qu'il était toujours là.

Et le voilà... qui se tenait devant moi. Comme si tout ça n'avait jamais existé. Comme si il ne m'avait pas fait tout endurer.

Alors je le fixais froidement. Je restais dans l'encadrement de la porte, lui interdisant l'accès à la maison. Je ne voulais pas le voir entrer. Je ne voulais plus de lui dans ma vie. Il l'avait assez détruite comme ça.

- Pourquoi?

Pourquoi il s'acharnait à revenir comme ça?


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Je ne comprenais pas vraiment pourquoi je ne pouvais pas venir le voir. Pourquoi il avait autant d’hostilité de sa part. Je sais qu’en deux ans il a pu se passer plein de choses, mais pour moi il était inconcevable que je fasse un truc aussi grave que le sortir de ma vie. Dans ma tête, c’était impensable que je puisse le sortir de ma vie. J’avais bien trop besoin de lui. Il tait ma bouée, celle qui me sortait de ma routine, de mon quotidien avec mon père. J’avais besoin de lui pour sourire, pour rendre ma vie un peu plus heureuse. Alors je ne vois pas pourquoi je lui aurais délibérément fait du mal. Mais je comprends qu’il y a quelque chose qui s’est définitivement casse entre nous. Mais je n’arrivais pas à saisir ce que j’ai pu faire pour lire tant de douleur dans ses yeux. Je fronce les sourcils en penchant la tête sur le côté, cherchant à comprendre.

Personne ne m’avait expliqué ce qui s’était passé, mon père changer de sujet dès que j’abordais mon amnésie, comme s’il était heureux que je ne me souvienne de rien, je commençais à croire qu’il s’était pass quelque chose, que mon amnésie lui avait apporté ce qu’il avait voulu. Je ne pouvais pas aborder le sujet de Gabriel avec lui, il ne le portait pas vraiment dans son coeur. Et j’avais toujours eu à coeur de protéger Gabriel de mon père.

Mais je n’en pouvais plus de ce brouillard, de ne pas savoir pourquoi Gabriel ne m’avait pas envoyé de message, que tout mes sms étaient restés sans réponses, que dès que je l’appelle je tombe sur sa messagerie, comme s’il filtrait mes appels. Mais s’il ne voulait pas me répondre, il ne pourrait pas m’échapper si je vais sonner chez lui.

Je finis par croiser mes bras sur ma poitrine en soupirant, le silence s’étendait entre nous, nous mettant mal à l’aise tous les deux.

Il refusait l’entrée dans cette maison où je me sentais comme chez moi, il y avait quelque chose qui clochait définitivement. Je serrais mes doigts autour de mes pectoraux.

« Euh.. Parce que ça fait longtemps que l’on ne s’est pas vu. Depuis mon réveil, je pensais que tu serais là. C’est pas ce que font les petit-ami ? Ou au moins les meilleurs amis ? »
Je sentais que ça finirait mal si je forçais le passage.
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J'ai 20 ans et je vis à Wellington, NZ. Dans la vie, je suis étudiant en photographie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance , je suis célibataire, le coeur en miettes, jamais remis de ça, de l'avoir perdu lui et je le vis plutôt mal.
 
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Qu'est ce qu'il foutait là putain? Il ne m'avait pas assez fait souffrir comme ça? Il avait besoin de revenir remuer le couteau dans la plaie? Je ne voulais plus le voir. Je ne voulais plus souffrir à cause de lui. Je voulais... je voulais réussir à l'oublier, enfin. Je ne voulais plus ressentir ce pincement au coeur que j'avais en le voyant là comme ça. Je ne devais plus penser à lui, me sentir bêtement heureux de le voir debout et en bonne santé. En vie... après avoir cru le perdre pour de bon.

Non... parce que je l'avais perdu, il y avait plus de deux ans maintenant. Et il était temps que je tourne la page et que je l'oublie. Il fallait que j'y arrive. Je n'avais pas le choix. Si je voulais pouvoir être heureux à nouveau un jour il fallait que je mette un terme à tout ça. Et que je le sorte de ma vie, définitivement.

« Euh.. Parce que ça fait longtemps que l’on ne s’est pas vu. Depuis mon réveil, je pensais que tu serais là. C’est pas ce que font les petit-ami ? Ou au moins les meilleurs amis ? »

Je laissais échapper un petit rire en l'entendant parler. Il se foutait vraiment de ma gueule. Je baissais la tête, le secouant doucement pour essayer de retenir les larmes qui menaçaient de me submerger. Petit ami... on n'avait jamais vraiment été ça. Il m'avait caché. Il avait eu honte. Jusqu'au jour où il avait fini par me balancer. J'avais cru qu'on était amis, et même plus que ça. Mais on n'était rien l'un pour l'autre. Et je ne voulais plus de lui.

- Je ne suis jamais allé te voir à l'hôpital. C'est pour ça que tu ne m'as pas trouvé à ton réveil.

Je mentais, mais il n'avait pas besoin de savoir la vérité. Il ne devait pas savoir à quel point j'avais été faible d'aller le voir comme ça.

Je le regardais durement, le foudroyant du regard pour éviter de craquer.

- Tu n'es pas mon petit ami. Tu ne l'as jamais été. Et on n'est plus amis depuis longtemps.

Alors qu'il arrête de jouer au con comme ça avec moi.

- Mais je suis ravi de voir que tu vas bien. Bonne soirée Eden.

Je me reculais et lui claquais la porte au visage avant de me détourner. Je les sentais qui arrivaient pour de bon, ces putains de larmes. Je les essuyais d'un geste rageur alors que ma mère venait me voir inquiète.

- Ca va... ça va aller... je vais rentrer chez moi je crois. Je n'ai plus vraiment faim.

Je me forçais à lui sourire avant d'aller récupérer mes affaires.



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Je ne comprenais pas pourquoi il ne voulait pas de moi. Nous étions plus ou moins ensemble non ? Certes, de mon côté je n’avais jamais fait mon coming-out, et je ne comptais pas le faire. Mon père aurait ainsi le prétexte parfait pour cogner davantage sur moi. Mais je sais que le pire c’est qu’il serait capable de s’en prendre à Gabriel, et cette idée m’était tout bonnement insupportable. Alors notre relation devait rester secrète pour son propre bien à lui. Il sait bien que mon paternel ne le portait déjà pas dans son coeur. Alors s’il savait qu’il était homosexuel, il serait capable de le tabasser aussi. Mais je sentais qu’il s’était passé quelque chose d’important que j’avais oublié. Les médecins m’avaient dit que ma mémoire reviendrait avec le temps. Ils m’avaient donné quelques exercices à faire pour exercer ma mémoire, mais je ne pouvais pas provoquer mes souvenirs. Ils disaient que certains objets allaient provoquer une sensation de déjà-vu. Pour le moment, rien n’était vraiment probant.

Je fronce les sourcils, on avait eu des disputes, oui, mais jamais il ne s’était montré aussi vindicatif, moqueur. Ni aussi rancunier et revanchard. J’avais envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser. Je sais qu’ici je ne craignais rien, mais je ne comprenais pas pourquoi il me refusant l’entrée de cette maison, ni même pourquoi sa mère avait filé sans un mot à mon intention. Il fallait que je découvre pourquoi. Je reçois un uppercut en plein visage quand il m’annonce qu’il n’ait jamais venu me voir. « Je te faisais trop pitié c’est ça, tu n’as pas eu le courage de venir me voir ? » Je lui lance d’un ton amer, pour cacher ma déception et la blessure qui brûle mon coeur. Surtout que le dernier souvenir c’est que l’on s’embrassait avant de se quitter, je devais retourner chez moi.

Mais le second coup est encore pire que le premier. Qu’est-ce qui lui prenait de me dire cela ? Comme si notre histoire ne comptait plus ? Je ne comprenais pas ce revirement de situation. Je fronce les sourcils, incapable de lui répondre, tellement sonné par ses mots. Je recule, sous le choc alors qu’il me referme la porte au nez. Je repars, maussade chez moi.

Quand je reviens mon père me questionne, curieux de savoir où j’étais. Mais quelque chose me pousse à ne pas le lui dire.

Les jours passent et quelques petites choses infimes me reviennent. C’est souvent juste des sensations, rien qui n’explique le comportement de Gabriel à mon égard ni ces derniers mots. J’avais compris qu’il ne voulait plus me voir, et je le laissais tranquille.

J’étais retourné dans le bar où on avait nos habitudes, peut-être que cela me donnerait des réponses. On y venait pratiquement tous les jours. Le patron semble sincèrement surpris de me voir ici. Je pense que c’est dû à mon coma, et donc à ma longue absence. Quand je lui pose la question, il me dit que je ne venais plus ici depuis deux ans, et quand je lui ai demandé pourquoi il m’a menti, je l’ai vu dans son comportement. Mais il n’a jamais voulu me dire la vérité. Alors je m’installe sur une table avec mon café en prenant mon livre.
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Je ne rentrais pas chez moi ce soir là. Enfin si mais... bien plus tard... et pas seul. Ca m'avait fait mal de le revoir comme ça, beaucoup plus que ce que j'aurais cru. Mes sentiments... je n'étais pas certain de pouvoir les oublier un jour. Il avait été mon premier amour. Ce n'était pas rien. Et il m'avait complètement détruit.

Alors j'étais sorti en boite, dans une boite gay que je fréquentais régulièrement. J'avais bu, un peu trop, beaucoup trop certainement... mais j'en avais eu besoin. J'avais besoin de chasser le souvenir de son visage, de la peine que j'y avais lu quand j'avais refermé la porte sur lui, que je lui avais dit la vérité. Ca lui faisait mal à ce connard d'entendre ça? Et bien tant pis s'il ne supportait pas ça. C'était uniquement sa faute à lui si on n'était plus ensemble. C'était lui qui m'avait jeté comme une merde jour au lendemain. C'était lui qui m'avait fui pendant des mois. C'était lui que j'avais trouvé.... peu importe. Là ce soir j'avais décidé de m'éclater. Et je l'avais fait. J'avais passé la nuit avec ce beau mec, ce beau brun au corps musclé, à la peau caramel...

Et plusieurs jours après on en était là... Le premier matin je lui avais donné mon numéro pour qu'il accepte de partir. J'avais réussi à tenir deux jours sans penser à rien, à simplemet me concentrer sur mon travail. Puis j'étais retombé sur des photos de nous en cherchant un livre de cours que j'avais perdu. Alors je l'avais rappelé...

J'étais là entrain de m'habiller pour aller en cours, pendant qu'il restait sur mon lit, le drap le cachant à peine, me maudissant d'avoir cédé et de l'avoir appelé. .

"Que ce soit clair, j'ai adoré la nuit dernière mais... j'aimerais bien que... tu m'accordes un peu plus. On pourrait aller diner toi et moi un de ces soirs? Le courant passe plutôt bien non? "

Il me regardait avec son sourire charmeur. Celui là même qui m'avait fait craquer le premier soir. Il arrivait parfois que les lumières de la boite soient trompeuses, qu'on se réveille le lendemain en trouvant beaucoup moins de charme à l'homme avec qui on avait passé la nuit... mais il faisait exception à la règle. Il était encore plus bas comme ça, les cheveux désordonnés, le soleil faisait ressortir le hâle de sa peau. C'était peut être un peu pour ça que j'avais craqué et que je l'avais rappelé.

Je m'approchais de lui souriant, venant ébouriffer doucement ses cheveux avant de me pencher pour l'embrasser.

- C'était très bien je ne le nie pas. Mais... je te l'ai déjà dit. Je ne cherche rien de sérieux.

Je me détournais pour aller terminer de ranger mes affaires dans mon sac de cours. Je récupérais au passage un de ses vêtements avant de le lui lancer au visage.

- Tu as dix minutes pour être prêt et partir. Je vais être en retard sinon à cause de toi.

Un quart d'heure plus tard, j'avais enfin réussi à le virer. J'étais dans mon café, celui qu'on fréquentait depuis toujours lui et moi. Celui qu'il s'était mis à éviter quand il m'avait évité à moi aussi. Moi j'avais continué. J'aimais cet endroit. Il était plein de souvenirs, de bons moments que j'avais passé ici et je ne voulais pas tirer un trait dessus.

Je venais de commander mon café frappé, petite gourmandise pour commencer la journée, quand je le vis. Je soupirais avant de m'approcher de sa table, mon gobelet à la main.

- Tu me suis maintenant?


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J’avais tenté de reprendre le cours de ma vie. J’avais cherché en vain à comprendre son ressentiment envers moi. Mis je n’avais pas obtenu de réponse. Personne ne daignait m’en donner et c’était ce qui était le plus compliqué à gérer. J’avais l’impression que j’avais été un connard invétéré, mais sans savoir pourquoi, et personne ne voulait me le dire.

J’avais l’impression de devenir fou à force de rester dans ce brouillard. Il ne m’avait même pas donné l’occasion de lui dire que j’avais oublié deux ans de ma vie, que je ne me souvenais de rien. J’avais voulu prendre les formes, ne pas lui balancer ça comme ça. Mais il m’avait fermé la porte au nez. Ne me laissant aucun espoir pratiquement de lui expliquer tout ce que je vivais. Il était mon seul soutien et il s’était dérobé. Lui avais-je fait tant de mal qu’il ne voulait plus de moi ? Quelle dispute avions-nous eu pour que l’on en arrive là tous les deux ? Je refusais de croire que c’était fini entre nous. Je ne peux pas l’imaginer, tout simplement.

J’avais donc plongé dans mes études, le nez le premier, pour oublier toute cette merde. J’avais dû reprendre tout mon cursus depuis le début. Les deux ans d’oubli m’ont fait prendre du retard. Mais ça ne me dérangeait pas, j’adorais toujours autant ces études, je passais le plus clair du temps le nez plongé dans un bouquin pour ensuite rédiger mes commentaires de texte. Ça me passionnait autant, et parfois j’avais cette sensation de déjà-vu.

j’avais beau être dans la même université que Gabriel, on ne se croisait pratiquement jamais. , ce qui me contentait pleinement en ce moment, je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Je ne sais pas trop quelle sera sa réaction s’il me revoit, et surtout je n’avais aucunement envie de subir un esclandre devant tout le monde. J’en avais déjà bien assez de me coltiner les regards plein de pitié de mes camarades, pou en plus subir ma propre honte.

Généralement je ne sortais plus trop, me contentant de rentrer chez moi après les cours. La seule fois où j’étais sorti, j’étais rentré le coeur lourd, et comme s’il soupçonnait quelque chose, mon père me fliquait de plus en plus. Je n’avais pratiquement plus aucune marge de manoeuvre. C’était trop beau pour être vrai, de croire que mon père avait retrouvé les esprits, il s’était certes retenu de boire pendant quelques semaines après ma sortie d’hospitalisation, mais je soupçonnais que c’était pour faire bonne figure devant les médecins, pour prouver qu’il pouvait s’occuper de moi.

Mais c’était juste pour qu’il puisse finalement avoir le contrôle total sur moi. J’avais du mal à respirer, j’étais idiot d’avoir osé croire que les choses changerait de façon irrémédiable. Complètement con.

La journée se passait plutôt normalement, j’étais content de passer du temps hors de la maison. J’avais décidé de prolonger la liberté en passant dans un de mes endroits favoris, connu pour son café inégalable.

Je ne pensais pas du tout le revoir alors je suis plus que surpris d’entendre sa voix. « Je ne savais pas que tu étais là. » Je lève le nez de mon bouquin en haussant les épaules d’un geste nonchalant. Je soupire doucement en refermant mon livre « Mais je peux partir si tu veux. » Et c’est ce que je commence à faire, il ne semblait pas vouloir me voir dans la même pièce que lui. Et entre le patron et lui, j’ai bien compris que j’étais persona non grata.
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