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 Not guilty [ft. squirowl]

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Narnia

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Louis Stentson
J'ai 30 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis gardien de la paix et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple dans une relation fausse et frivole, mais qui convient à ma famille qui a déjà honte que je sois gardien de la paix et je le vis plutôt mal car je me mens à moi même.




Jérémy Frérot :copyright:️ squirowl
Il avait l’air de ne pas avoir eu une vie facile, en tout cas son air enfermé trahissait des épreuves assez difficiles à vivre. Et le fait qu’il ne cherche jamais d’aide prouve d’une certaine manière son indépendance. Je ne le ferais jamais sans son consentement. Je ne peux l’aider qu’à mon échelle, ce n’est probablement pas énorme mais c’est mieux que rien. Si je pouvais gagner un combat contre l’injustice, ça ne changerait pas le monde, mais ça me ferait espérer un peu plus. Il méritait de s’en sortir, de ne pas rester ici.

On arrive dans sa cellule et on s’installe comme on peut. On n’était pas au plus confortable mais on serait au moins tranquille. En tout cas je l’espère. Je ne voulais pas que n’importe qui entende ce que l’on a à se dire. Et puis au moins j’étais certain qu’il ne me fuirait pas trop loin, c’est idiot mais j’ai l’impression que ce que je vais lui dire risque de le mettre en colère, ce qui serait compréhensible.

Je ne voulais rien lui cacher. Même s’il aurait du mal à lui faire confiance, je sais que je lui fais entièrement confiance. Et de toute manière je leur servirais d’intermédiaire à tous les deux. Je sais qu’il n’a pas eu à faire à des policiers corrects, ni même intègre je suppose, alors ça n’aidait vraiment à croire en la justice. Mais bon, j’étais plutôt du genre à croire dans les gens, et pas dans la société généralisée. Et mon ami, il avait bien compris qu’il ne devait pas me dire qu’il n’avait rien trouvé. s’il voulait qu’ashley lui fasse confiance et ne gâche pas toutes ses chances, il devait absolument trouver quelque chose. Et il l’avait fait, plus rapidement que je ne pensais d’ailleurs. Il avait rapidement vu les vices de procédure. Pour l’instinct d’un flic ça ne trompait pas, qu’il me disait. Alors on avait besoin de continuer sur cette voie, de trouver encore d’autres éléments. C’est comme ça que je lui demande un portrait robot, cela nous faciliterait la tâche.

Je lui souris alors qu’il grimpe sur son lit et se met à dessiner directement. Je me lève pour le regarder faire. Il avait le geste sûr, et j’avais déjà eu l’occasion de voir ses dessins pour savoir qu’il était vraiment doué. Je n’avais aucun doute que le portrait serait ressemblant, du moins s’il s’en souvient bien. Mais à voir son application et sa précision, je ne doute pas un seul instant qu’il s’en souvienne, et puis c’est un peu le seul espoir pour qu’il soit totalement innocenté. C’est tout ce que je lui souhaite en tout cas.

« Je dirais plutôt que l’on garde ça sous le coude, il ne faut pas que l’on grille trop vite nos cartes. Si on les attaque de front, ils vont trouver quelque chose pour répliquer et se justifier, et là ça sera complètement foutu car tu seras totalement décrédibilisé. Il faut que l’on parte du principe que le justice sera toujours de leur côté. Mais on trouvera le moyen de prouver ton innocence, Sam va identifier tous les points faibles. S’il peut prouver que tu n’as jamais détenu d’arme et que tu n’as pas de port d’arme ça peut déjà être un élément. Mais le plus crucial, c’est que l’on retrouve ce témoin. »


C’était le seul élément concret qui invaliderait toute la procédure. Mais le chemin est encore long. Se pencher sur le faisceau de preuves indirectes pour lui demander la liberté conditionnelle nous paraissait trop faible, à Sam et moi. Je finis par l’écouter, je soupire en voyant qu’il se rabaisse de nouveau. Il n’avait pas à se justifier pourquoi il ne connaissait pas le nom du type. Au départ il m’aurait balancé que ce n’était pas mes affaires. Mais là, on était tout à fait dans le contraire. « Tu sais, tu n’as pas à te justifier. Ce n’est pas moi qui vais juger tes choix de vie. » Si seulement il savait, il me trouverait pitoyable. Ce dont il a honte, ce n’est rien à côté de ce que moi je fais. Je hoche la tête en assentiment. J’entends mon biper sonner. « Je dois y aller. On se voit demain. »

Je retourne en cour, là où on m’a appelé, pour désamorcer un conflit entre deux détenus. C’est vite réglée et je vais pour repartir au bureau des gardiens quand j’aperçois Miguel et son air un peu trop sûr de lui. Je sens la moutarde me monter au nez, et je vais l’affronter. Mais je vois le mensonge dans ses yeux et je ne supporte pas son comportement. Je le lui fais comprendre de manière plutôt physique. Damien, un de mes collègues est obligé de nous séparer. Je suis, bien sûr convoqué au bureau de mon supérieur. Et j’en ressort, non seulement avec une mise à pied d’une semaine, mais un sentiment amer de corruption et d’indignation. Je faisais mon boulot par passion, avec intégrité, mais toute la prison est pourrie. Ce qui me travaille le plus c’est que je ne pourrais pas être là le lendemain pour Ashley, et c’est ce qui me met encore plus en colère.

J’avais pris mes affaires et étais sorti de la prison sans même regarder en arrière. Je ne pouvais pas faire passer de message à Ashley sans que l’on ne se doute de quelque chose, et ça serait vraiment préjudiciable à Ashley, j’avais promis de ne pas le mettre dans la galère, alors je n’avais pas le choix que de lui faire faux bond.

J’avais passé deux jours à tourner en rond, je m’ennuyais sans travailler, en sachant que Miguel s’en sortait pratiquement avec les honneurs. Et en sachant qu’Ashley est cette fois encore plus à la merci de tout ces cons.

La seule personne que ça ravissait de me savoir à la maison pour une semaine, c’était ma cruche de petite-amie. Bon elle n’est pas méchante, ce n’est pas ce que je veux dire, mais bon la vie avec elle, c’est pas trop dans mes projets de vie. Le seul hic c’est que mes parents l’adorent. En même temps elle est le modèle parfaite de la catholique traditionnelle, tout ce dont rêvent mes parents. Et moi, elle m’offrait une couverture parfaite, de plus que j’étais plus que certain de ne pas tomber amoureux d’elle.

Je ne parvenais pas à avouer mon attirance envers les hommes. Mes parents ont toujours eu une sorte d’emprise sur moi. Pendant des années, j’avais cru que c’était les bons choix, que c’était le bon chemin de vie. J’avais tout l’étoffe d’un catholique parfait aux yeux de mes parents. et, à quatorze ans, il a fallu que j’embrasse un adolescent, pour un simple pari, pour que toutes mes convictions s’envolent en fumée. Et c’est là où j’avais commencé à vouloir enfin faire ce que je veux vraiment et pas ce que mes parents voulaient. J’avais eu, pour la plus grande horreur de mes parents, mon premier tatouage à la majorité, et j’avais décidé de me tourner vers gardien de la paix. C’était à la fois un geste symbolique, je me rebellais contre les projets de mes parents, ils auraient aimé que je sois dans les RH ou même banquier, mais aussi parce que je voulais aider les gens dont la vie avait été vache. J’aurais pu être flic ou avocat même, mais gardien m’a toujours plus attiré.

Jenni n’arrêter pas de me tourner autour, me serinant pour que l’on fasse un truc. Oh ça se cantonnait probablement à aller à une messe quelque part, elle gardait encore l’espoir futile de me reconvertir en bon catholique. Si elle savait combien elle se trompe. Je pourrais la larguer, malheureusement, je compte encore un peu trop sur l’argent de papa et maman pour cet appartement. Il faut bien avoir ses défauts quand même.

Alors pour fuir son empressement, j’avais dit que j’avais besoin d’aller voir un truc au boulot. J’avais besoin d’air et d’espace, j’étouffais quand elle était là. Mais en vérité, j’avais besoin de voir Ashley, de lui montre que je ne l’oublie pas, et d’avoir ce fichu portrait robot pour m’occuper.

heureusement le gardien était un bon ami, alors il me fait entrer. Je lui dis que je viens voir Ashley. Il secoue la tête en souriant, et me désigne la salle des visites, je choisis une table contre un mur, et un peu excentrée des autres pour que l’on est un minimum de tranquillité. Je dois maintenant attendre qu’Ashley arrive, s’il le veut bien.
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Beloved
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Ashley Cunnings
J'ai 23 ans et je vis désormais en prison en Floride, je ne sais trop où, Etats Unis. Dans la vie, je suis ou plutôt j'étais barman et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fraichement séparé et je le vis plutôt mal mais de toute façon il valait mieux que tout ça se termine avant que je ne finisse ici.

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Harvey Newton Haydon :copyright:️ angie

Je l'écoutais, grinçant un peu des dents alors qu'il me demandait de ne pas griller toutes mes cartes trop vite. Facile à dire, ce n'était pas lui qui était enfermé en prison, à la merci de ces brutes. Plus vite je sortirais d'ici et mieux ce serait. Je pourrais tenter de me reconstruire une vie. Mon appartement devait certainement être perdu depuis le temps. J'espérais que mes affaires se trouvaient quelque part. Peut être que je pourrais retrouver mon travail. J'avais raté la période des inscriptions pour mon apprentissage mais je pourrais toujours le tenter l'année prochaine. Je devrais tout recommencer mais au moins je serais libre. Et il voulait que j'attende... Mais je n'avais pas ce luxe. Je pouvais très bien crever dans ma cellule, tué par un de ces connards qui y serait allé un peu trop fort. Je devais sortir et vite.

Je hochais doucement la tête.

- Je n'ai jamais eu d'arme, ni même de permis. Et j'aurais bien dit que mes empreintes ne pouvaient pas être sur l'arme de crime mais ils ne l'ont jamais retrouvé.

Une des choses qui aurait pu me disculper, le fait que je n'avais jamais été en possession de l'arme. Sauf qu'ils ne l'avaient pas. Le vrai tueur devait toujours l'avoir avec lui. De toute façon même si ils l'avaient trouvé ils auraient été capable de dire que j'avais effacé mes empreintes et que ça ne prouvait rien.

Je ne relevais pas le fait qu'il m'assure ne pas me juger. Il ne pouvait certainement pas comprendre. Il avait tout du type propre sur lui. Le bon petit hétéro qui devait rendre fier ses parents, en couple avec une gentille petite fille. Tout ce que je n'étais pas et que je ne serais jamais. Pourtant mes parents avaient bien essayé de me faire devenir comme ça...

« Je dois y aller. On se voit demain. »

- Oui... j'aurais fini ça demain, je te le donnerais.

Je le saluais vaguement alors qu'il quittait ma cellule. Je terminais rapidement mon dessin, y passant ma soirée pour qu'il soit prêt. Je le cachais dans mes vêtements, prêt à le lui donner le lendemain. Sauf qu'il ne vint jamais...

La désillusion fut grande. Je m'étais attendu à ce qu'il tienne parole. Il avait eu l'air d'être le genre de gars sur qui je pouvais compter. Il avait rallumé en moi une petite lueur d'espoir. Il m'avait fait croire qu'il y aurait quelqu'un pour m'aider au milieu de tout ce merdier. Je m'étais trompé. J'étais seul... plus seul que jamais.

Le déjeuner passa, pas de nouvelles de Louis. Je m'en foutais de toute façon. Je n'avais pas besoin de ce connard pour m'en sortir seul. Il m'avait certainement mené en bateau depuis le début. Son ami flic n'existait probablement pas. C'était peut être un simple mensonge, un petit jeu pervers auquel il avait joué. Je savais que les gardiens pariaient souvent entre eux. C'était peut être tout simplement. Un pari à la con qu'il avait fait sur ma gueule et j'en avais fait les frais.

J'étais occupé dans la cuisine, nettoyant la vaisselle aux côtés de Pablo. Je me forçais à suivre sa conversation souriant légèrement alors qu'il me disait que des gardiens s'étaient battu.

"Je n'étais pas là mais putain j'aurais bien voulu voir ça. Je ne sais pas qui c'était. Il y en a qui disent que c'était Miguel et le gros Dany à propos d'une histoire de fille. Mais je n'y crois pas trop. Comme si le gros Dany pouvait se taper une fille."

Je ris avec lui, chassant un petit peu mes soucis de mon esprit. Dans tous les cas, si Miguel s'était bien fait arranger la gueule ça me convenait.

Je restais encore à discuter un peu avec Pablo avant de reposer mes affaires.

- Je te laisse. Je file à la bibliothèque.

Je commençais à partir quand Pablo m'arrêta. Je me retournais vers lui, surpris.

"Je... j'aimerais venir avec toi. J'aimerais faire une demande de libération anticipé, pour bonne conduite et tout."

Je le regardais, toujours autant sous le choc alors qu'il se tortillait mal à l'aise.

"C'est Rosita... elle vient de m'annoncer qu'elle était enceinte alors... j'aimerais sortir rapidement tu vois, pour voir naitre mon gosse. Puis... je quitterais le cartel. Je mettrais un terme à tout ça. Je trouverais un boulot sérieux pour l'élever ce gamin."

Je souris avant de partir avec lui vers la bibliothèque.

- Et comment t'as réussi à lui faire un gamin ici?

"Oh tu sais... un service à un gardien, un petit échange l'air de rien... et j'arrive à obtenir des minis visites conjugales de temps en temps. La capote a du craquer sans qu'on s'en rende compte et... voilà"

Je le félicitais alors qu'on partait s'installer dans la bibliothèque. Je repris mon dossier de zéro, me servant de ma mémoire pour réécrire tout ce que j'avais déjà préparé. Je ne pouvais pas tenir compte de ce dont Louis m'avait parlé. Je ne savais même pas si c'était la vérité. Je gardais quand même son idée pour le port d'arme et je joignis quelques preuves allant dans ce sens dans mon dossier. Plus je mettais d'éléments mieux ce serait.

Je décidais de monter mon dossier. J'écrivis aussi à plusieurs associations, sans rentrer dans les détails, pour ne pas dévoiler ma défense, je tentais de leur démontrer mon innoncence. Peut être que si j'arrivais à leur prouver que j'étais innocent ils accepteraient de me défendre. J'en envoyais même une à une association défendant la communauté LGBT. Je leur expliquais que j'étais avec un homme ce soir là, qu'il était mon alibi. Peut être que eux me défendraient...

Avec Pablo à mes côtés les choses étaient plus simples. J'étais davantage en sécurité. Les black n'osaient pas m'approcher. J'avançais, peut etre un peu moins vite parce que je l'aidais aussi, mais j'étais davantage en sécurité.

Deux jours passèrent ainsi. Je n'avais aucune nouvelles de Louis et je ne m'en étonnais même plus. Je l'avais rayé de ma vie et c'était mieux ainsi. J'allais m'en sortir, sans l'aide de personne, comme toujours.

On était encore entrain de bosser avec Pablo, je n'en revenais toujours pas de ce que l'amour pour son futur enfant lui faisait faire, quand un garde vint me chercher pour une visite. Il refusa de me dire qui c'était mais je le suivis, plein d'espoir. Se pourrait il qu'une des associations ait déjà répondu à mon courrier? Venaient ils me dire qu'ils m'aidaient? J'y croyais un instant, avant de déchanter en voyant Louis.

Je m'assis face à lui, attrapant le téléphone fixé au mur pour lui parler.

- C'est la nouvelle mode? Tu viens me parler comme ça? Pour me dire quoi d'ailleurs? Tu viens jubiler et m'expliquer comment tu t'es foutu de ma gueule? Ca te tardait tellement de le faire que t'as pas pu attendre de revenir bosser, tu l'as fait sur tes jours de repos?

Pas de bonjour ni rien. J'étais simplement en colère. Une fois de plus j'avais fait confiance, et une fois encore on m'avait trahi.


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Louis Stentson
J'ai 30 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis gardien de la paix et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple dans une relation fausse et frivole, mais qui convient à ma famille qui a déjà honte que je sois gardien de la paix et je le vis plutôt mal car je me mens à moi même.




Jérémy Frérot :copyright:️ squirowl
Je ne voulais pas qu’il ne se retrouve sans aucune solution s’il met tout dans sa demande d’appel. C’est idiot à dire mais sa demande d’appel c’est juste pour rouvrir un procès, il faut simplement trouver un élément important qui permettre la réouverture de son procès. Mais si on met tout, on ne pourra ensuite plus rien sortir de notre poche. Il est important que l’on garde cet effet de surprise, pour que l’on assomme les jurés avec les erreurs qui ont été commises pendant son enquête. Plus on accumulera, mieux ce sera. L’idée de montrer le fait qu’il n’ait pas de permis est une bonne chose, surtout si on arrive à prouver que la police n’a pas fait son travail. C’est une des premières choses à vérifier. Surtout qu’apparemment ils n’ont même pas envisagé l’infraction, pour moi c’est presque une preuve flagrante du manque de professionnalisme de ces policiers. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui que dans notre police on compte des incapables. C’est comme ça que l’on a de multiples erreurs judiciaires

« Ca va se vérifier assez rapidement, c’est donc une bonne chose qu’on parte sur ça pour ta demande en appel. Pour le reste je fais confiance à Sam, il trouvera ce qu’il faut pour faire pencher l’affaire en ta faveur. De ce qu’il a vue tout repose sur un faisceau de preuve, donc c’est facilement démontable. »
Je tentais de me montrer encourageant, la partie allait être dure, mais j’étais certain qu’il recouvrerait la liberté. Et alors là il pourrait engager une seconde bataille pour retrouver son honneur. Et elle serait aussi longue que celle que l’on fait, mais pour celle-là peut-être ne serions-nous plus en contact.

Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense, il reste très discret et secret, et je respecte son choix. On ne se connaissait pas si bien que ça après tout c’était moi qui avait décidé de le prendre sous mon aile. Et il n’était pas obligé de me dire quoique ce soit. Je comprends que l’on ait besoin de garder un jardin secret pour pouvoir s’évader de la prison.

Mais je ne peux pas rester indéfiniment avec lui sans que ça n’éveille les soupçons. Et j’avais aussi des choses à régler. Il était hors de question que Miguel ne s’en sorte sans aucune conséquence. Je veux bien laisser passer des choses, mais là ça va trop loin. Bien sûr je sais que je devrais taper du poing sur la table mais ça ne me faisait pas peur.

Ce que je n’avais pas imaginé c’est de faire face à un silence de mort et à un rejet complet de la situation par nos supérieurs. c’est vrai sue le viol ce n’est pas condamnable. Et puis soi-disants le détenu devait l’avoir bien cherché. certes, je n’aurais probablement pas bouger le petit doigts si ça avait été un violeur multirécidiviste et pédophile, mais ils n’allaient jamais dans la bibliothèque, ils savaient très bien ce qui les attendaient là. Je n’avais pas divulgué ce que je savais, je n’étais pas aussi con pour savoir qu’il valait mieux que personne ne sache que c’était Ashley, je n’avais fait remarquer que la coïncidence avait été étrange. Mais j’avais compris qu’ils n’interviendront pas.

Alors oui, j’avais décidé d’agir par moi-même. Ce n’était pas du tout professionnel, mais je m’en foutais royalement sur le moment, je voulais rendre la justice moi-même. Alors oui la discussion fût plus qu’animée et l’attraction vira au coup. On a. Dû nous séparer car j’étais vraiment prêt à le démolir.

Mais aussi rageant que ce soit, je fus mis à pied avec effet immédiat. Je ne pouvais pas retourner dans l’enceinte même de la prison sauf pour reprendre mes affaires. Je ne pouvais prévenir personne, et je pense qu’ils ne dédaigneront même pas le faire, histoire de bien enfoncer le couteau dans la plaie. Le pire dans tout ça c’est que Miguel s’en sort indemne. Ça me rendait furieux de voir qu’il ne serait soumis à aucune sanction pour son manque de professionnalisme. C’est dans ces jours-là que je me sens totalement impuissant, désabusé face à l’immensité du travail qui nous reste à faire en prison pour les droits de l’homme. Parfois je me dis que ça ne servait à rien de tenter d’améliorer le quotidien des détenus.

J’aurais au moins voulu prévenir Ashley. Il n’avait déjà eu personne pour le soutenir, alors si je lui fais faux bond, il va penser au pire, et je ne peux même pas lui dire que je ne lâche pas l’affaire sans éveiller les soupçons de mes collègues. j’étais en colère contre Miguel, contre le système carcéral, mais surtout contre moi-même.

J’étais donc rentré chez moi, dans cette atmosphère qui m’étouffe. J’ai l’impression de revêtir un costume quand je rentre chez moi. Tout ce que je vis n’est qu’un écran de fumée. Qu’un faire-valoir pour plaire à mes parents. Certes j’avais un bel appartement, payé par papa et maman, et bien au-dessus des moyens d’un simple gardien de prison, dans un quartier chic, mais tout cela ne servait qu’à me cacher la vérité. Je me voilais la face en laissant Eleonore s’installer à chaque fois un peu plus chez moi.

Elle commençait à désespérer, et je ne pouvais même pas la contredire, ce n’est pas à elle que je pense quand je m’endors, ce n’est pas à elle que je pense en allant au boulot. Mais plutôt à un mec aux traits encore bien indistinct. Je m’étais malgré tout empêcher de tomber amoureux. Tout le monde pense que c’est facile d’assumer son orientation sexuelle, mais parfois je me demande si les gens qui sortent des phrases toutes faite, savent vraiment ce que ‘est que de se sentir bridé par sa famille, de sentir une pression sur ses épaules. Malgré le fait que mes parents désapprouvent mon choix de métier, mes tatouages, je suis quand même en quelque sorte attaché à eux. Ce n’était pas si simple de les rayer de ma vie. Alors oui, je dois supporter Eleonore dans ma vie, c’est peut-être ma pénitence pour ne pas être à la hauteur de mes parents. Ils ne doivent jamais savoir pour le fait que j’aime les hommes.

Mais au bout du deuxième jour à la maison j’ai déjà l’impression d’étouffer, je sens que j’ai besoin d’air avant d’exploser. Je passe donc voir Sam, en lui disant que je lui donne le portrait robot demain ou dans la semaine au plus tard. Il faut déjà que je le récupère. Je tente de réécrire tout ce que j’ai comme élément pour son dossier. Il est encore mince mais je n’ai aucun doute que l’on trouvera de quoi l’étoffer davantage. J’ai aussi rappelé ses collègues pour savoir qui était prêt à témoigner pour lui, le plus important c’est que le jury se fasse une image globale de lui.

Mais avant je devais rassurer Ash sur le fait que je ne l’abandonne pas. c’est pour ça que je me retrouve face à lui dans ce parloir. J’attrape le téléphone, il n’a même pas besoin de parler pour que je comprenne qu’il est furieux et blessé. Je le laisse débiter sa fureur et sa déception en secouant la tête.

Une fois qu’il a terminé de parler je lui répond « Salut. Déjà je ne suis pas en repos mais en mise à pied. » Je croise son regard étonné et je souris doucement. « Je pense que tu as dû entendre des versions erronée d’une bagarre. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais la discussion a dégénérée et il l’avait bien mérité. Ils ne m’ont pas laissé le choix, je n’ai pas pu repasser, sinon je t’aurais prévenu, c’est pour ça que je suis là. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu crois que je te lâche. Je n’ai pas ou venir avant. Mais j’ai de nouvelles infos à te transmettre. » Je lui souris, j’avais vraiment de l’espoir pour lui.
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Harvey Newton Haydon :copyright:️ angie

Je le foudroyais du regard. Je me demandais ce qu'il venait foutre ici au juste. Il s'était bien foutu de ma gueule. Il s'était amusé à me donner de l'espoir, à me faire croire que tout le monde n'était pas pourri dans ce monde de merde, que peut être quelqu'un pourrait m'aider. Mais au final la vérité m'avait explosé à la gueule. Je ne pouvais que compter sur moi même pour me sortir de cette merde. Aucun preux chevalier en armure ne viendrait à mon secours. La vie ce n'était pas un conte de fée. La vie c'était de la merde.

« Salut. Déjà je ne suis pas en repos mais en mise à pied. »

Je fronçais les sourcils en entendant sa remarque. Mis à pied? Putain mais qu'est ce qu'il avait pu foutre pour être mis à pied au juste? Monsieur était le parfait petit gardien, respectueux du réglement, des détenus... jamais il n'irait faire une connerie. Alors pourquoi?

« Je pense que tu as dû entendre des versions erronée d’une bagarre. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais la discussion a dégénérée et il l’avait bien mérité. Ils ne m’ont pas laissé le choix, je n’ai pas pu repasser, sinon je t’aurais prévenu, c’est pour ça que je suis là. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu crois que je te lâche. Je n’ai pas ou venir avant. Mais j’ai de nouvelles infos à te transmettre. »

Je secouais la tête en l'entendant parler. Alors c'était lui qui avait pété la gueule de Miguel? Non mais il était sérieux? Il était parti lui casser la gueule, à cause de moi? Parce qu'il m'avait trouvé dans cet état là dans la bibliothèque. Je ne savais pas bien si je devais être touché ou énervé de voir qu'il avait fait ça à cause de moi.

Mais dans un sens j'étais rassuré. Il ne m'avait pas abandonné. Pas de son plein gré du moins. Je ne m'étais peut être pas trompé sur lui en fin de compte. J'avais peut être eu raison de lui faire confiance, d'avoir... eu à nouveau de l'espoir à cause de lui.

Je me radoucis un peu. Je préférais ne pas parler du fait que j'avais été blessé par son presque abandon. Je n'étais pas prêt à assumer quelque chose comme ça, encore moins devant lui.

- J'ai avancé aussi. Pas vite. Mais je pensais ne plus te revoir alors j'ai commencé à monter mon dossier d'appel. Et... j'ai contacté quelques associations de défense. J'en ai contacté une défendant les droits de la communauté LGBT. Je me suis dit que peut être eux seraient susceptible de m'aider. J'attends encore leur réponse. Je te montrerais c que j'ai fait quand tu reviendras si tu veux.

Voilà mes maigres progrés. Je le laissais parler désormais. J'étais curieux de savoir sur quoi il avait bien pu avancer et pourquoi il avait toujours de l'espoir pour moi.


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J'ai 30 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis gardien de la paix et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple dans une relation fausse et frivole, mais qui convient à ma famille qui a déjà honte que je sois gardien de la paix et je le vis plutôt mal car je me mens à moi même.




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Je peux tout à fait comprendre qu’il ne veut pas me voir ici s’il n’a pas toutes les cartes en main. Je suppose que personne n’a dû lui dire que je ne pourrais pas venir pendant une semaine, de toute manière nous ne sommes que des gardiens, donc absolument pas indispensable dans cette prison. Je ne peux donc pas lui en vouloir de me tourner le dos maintenant, surtout s’il pense que je l’ai lâchement abandonné. Il n’avait vécu que cela pendant des années, d’après ce que j’ai compris, alors la confiance ce n’est pas en un jour que ça se gagne, et surtout pas quand on ne tient pas ses promesses.

Je hausse les épaules, de toute manière j’avais quoi à perdre de lui raconter que j’étais mis à pied ? Après si jamais il dit qu’il m’a vu au parloir et que ça tombe aux oreilles de la direction, je peux dire adieu à mon travail, ce qui ferait le bonheur de mes parents mais aussi de ma petite amie. Pour eux je n’ai rien à faire au milieu de criminels. Parce que pour eux si on est en prison c’est que l’on a forcément fait quelque chose de mal, que l’on est des démons. J’avais beau eu débattre avec eux, je ne les ferais jamais changé d’avis. Ils n’attendaient qu’une chose c’est que je reprenne mes études pour devenir avocat au pire. Même si mon père ne cessait de me tanner pour que je reprenne l’entreprise familiale, ou plutôt sa multinationale. Et dire qu’ils sont pathos traditionalistes, leurs valeurs sont bien loin quand il s’agit des affaires.

Je vois qu’il a finalement compris le noeud du problème. Mais il a aussi dû comprendre que je me suis abstenu de parler de lui dans ma déclaration, sinon ils seraient venu le trouver pour lui demander des explications. Mais il en avait déjà bien assez bavé comme ça pour que l’on remette de nouveau en doute sa parole. Car je n’étais pas assez con pour savoir que c’était l’autre abruti que l’on croirait plutôt qu’un prisonnier. Alors je m’étais contenté de démontrer les faits, pour que ça fasse un ratage complet. J’avais finalement compris qu’ils ne chercheraient pas plus loin. Les blacks s’en sortiraient indemnes de tout problème.

Je le vois se détendre, comme si son corps s’ouvrait un peu plus. Il finit par m’expliquer un peu son avancement dans le dossier. Il a baissé sa garde, et je souris en voyant qu’il avait repris un peu d’espoir. Le fait qu’il est contacté les associations est une bonne chose, même si le chemin est encore long. Je hoche la tête avant de lui répondre. « C’est déjà une belle avancée. Sam lui aussi a pas mal avancé. Il a refait le chemin que tu m’as expliqué, et pour lui, tu devrais être un sacré tireur car tu n’aurais eu que quelques secondes pour tirer et partir. » Et il n’y croyait pas une seule seconde, il dit que lui-même n’y arriverais pas. J’enchaine ensuite avec mes avancées. « de mon côté j’avais aussi réécris des petites choses, mais je te laisse plutôt terminer, ce sera plus sincère. J’ai aussi contacté ton patron, et tes collègues. Et tous sont plus que prêt à apporter leur témoignage. Plus on dressera ton portrait, comment on te voit, par le plus de gens possible, plus ça mettra les chances de notre côté. » oui j’étais désormais pleinement investi dans sa course à l’innocence.

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J'ai 23 ans et je vis désormais en prison en Floride, je ne sais trop où, Etats Unis. Dans la vie, je suis ou plutôt j'étais barman et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fraichement séparé et je le vis plutôt mal mais de toute façon il valait mieux que tout ça se termine avant que je ne finisse ici.

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Je l'écoutais parler, encore un peu incrédule. J'avais du mal à croire tout ce qu'il avait fait pour moi. Il passait du temps, en dehors de son travail, à se donner du mal pour m'innocenter. Il était allé voir ce pote flic. Il était parti parler à mon ancien patron, à mes collègues pour qu'ils parlent en ma faveur. Merde il avait même tenté d'écrire ma demande d'appel. Mon avocat n'avait même pas fait le dixième de ce qu'il avait fait pour moi, et pourtant cet enfoiré avait été payé pour le faire. Et tout ça c'était sans parler du fait qu'il s'était battu et s'était retrouvé mis à pied parce qu'il avait tabassé le gardien responsable de... de ce qui m'était arrivé. J'avais du mal à le croire, qu'un simple inconnu ait pu faire tout ça pour moi.... et sans demander aucune contrepartie.

Je soupirais quand même en l'entendant me parler des calculs de son ami flic.

- Si on part du principe que je suis parti de chez moi après y être resté plus d'une demi heure avec ce gars, oui bien sur que c'est infaisable. Il aurait fallu que je cours extrêmement vite, que j'entre et tire directement avant de repartir. Mais comme je n'avais personne pour confirmer mon alibi les jurés n'ont pas cru à ma version. Ca semblait peu crédible qu'après une soirée de travail je rentre chez moi, que j'attende une demi heure avant de sortir pour faire une mystérieuse course. Et vu que je prétendais ne pas être seul ils m'ont demandé de fournir le nom de la personne. Comme je ne pouvais pas le donner.... la personne n'existait pas. L'accusation soutient que je suis parti à la supérette directement en sortant de mon travail. Et effectivement vu l'heure à laquelle j'ai quitté mon poste, j'avais largement le temps de me rendre à la supérette et de lui tirer dessus.

Donc en gros, sans le mec avec qui je devais passer la nuit pour me servir d'alibi, j'étais un peu dans la merde. Mais je voulais appuyer le fait qu'ils n'avaient que des preuves indirectes contre moi, qu'une vague ressemblance avec l'agresseur, que l'arme du crime n'avait jamais été retrouvé ni ce que j'étais sensé avoir volé. Je m'étais juste retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment et c'était ce que je voulais démontrer. Si quelqu'un voulait bien me croire.... Ca c'était la partie la plus dure.

Je poussais un nouveau soupir en entendant le garde me dire que mon temps de visite était terminé. Je hochais vaguement la tête avant de me retourner vers lui.

- Je dois y aller.... je te ferais passer le portrait quand tu reviendras travailler. Et évite de frapper tes collègues et de te faire mettre à pied à nouveau. Si tu cherches à me draguer, il y a beaucoup plus simple comme méthode que ça.

Je le taquinais gentiment, souriant doucement avant de retourner vers ma cellule.



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J'ai 30 ans et je vis à Miami, Etats Unis. Dans la vie, je suis gardien de la paix et je m'en sortais assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple dans une relation fausse et frivole, mais qui convient à ma famille qui a déjà honte que je sois gardien de la paix et je le vis plutôt mal car je me mens à moi même.




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Pour moi ça me paraissait totalement normal, même si je dois probablement être le seul gardien à aider un détenu à sortir de cet endroit. Mes amis me répétaient que je n’étais pas au bon endroit pour jouer au bon samaritain, mais c’était dans ma nature de combattre l’injustice. Pour ça mes parents ne pouvaient pas me le reprocher. Même si ce n’est pas la compassion qui les étouffe. Mais je m’étais en quelque sorte pris d’amitié pour Ashley sans que je n’explique vraiment pourquoi. Ma conviction avait été renforcée quand j’en ai parlé à Sam et qu’il fût assez d’accord avec moi avec les hésitations de l’enquête. Alors après ça coulait de source de rassembler tout ce que je pouvais pour lui.

Mais le plus gros était encore devant nous, et nous n’étions pas serein ni lui ni moi. Tout sur quoi reposer l’enquêtes était la parole des enquêteurs, et nous étions conscient que la justice était parfois plus apte à écouter leurs paroles plutôt que celle s’un lambda. C’est pour cela que notre dossier se doit d’être en béton. Je l’écoute, il avait raison, vu ainsi, notre argumentaire était plus que faible. Et sa seule chance se situait dans ce témoignage de ce témoin. Mais j’étais confiant dans les talents de Sam pour le retrouver. Tout le schmilblick avançait doucement mais sûrement. Je pense que d’ici deux à trois semaines nous pourrions déposer sa demande d’appels et après poursuivre nos recherches. Ça débroussaillait un peu le merdier dans lequel il s’était enfonçait malgré lui. Il méritait de s’en sortir. Il n’était coupable que d’être tombé au mauvais moment et au mauvais endroit. C’était du pain béni pour les flics. Mais je voulais garder l’espoir que l’on parvienne à l’innocenter.

Pour le moment nous n’étions qu’une minorité à le croire, Sam, ses collègues et moi, et je sais que c’est faible pour faire bouger les montagnes mais je veux croire que l’on y arrivera. S’il a de l’énergie pour se battre on l’aidera. Il ne faut pas qu’il désespère, c’est tout. Je lui souris, j’étais quand même heureux que les choses soient parfaitement claire entre nous. J’allais continuer mes investigations pendant ma mise à pied, au moins je n’aurais pas à subir le stress de rester enfermé avec ma copine. Même si je vais devoir endurer un repas familial ce dimanche, il allait être interminable.

Je baisse la tête quand le garde avance, je ne fais pas trop le malin, car je ne sais pas trop comment il pourrait réagir. J’entends le gardien repartir et je relève la tête. « Désolé il ne fut pas trop qu’il me reconnaisse. » je le devance avant de l’écouter. Je hoche la tête de haut en bas. Je manque de m’étouffer à sa blague en secouant négativement la tête. Je ne cherchais pas du tout à le draguer ! Je ne sais pas où il est allé chercher cette idée.

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« Désolé il ne fut pas trop qu’il me reconnaisse. »

Je hochais doucement la tête, montrant que j'avais compris, avant de me détourner pour suivre le gardien vers ma cellule. Je n'étais pas certain que ce soit très bien vu qu'il vienne rendre visite à un détenu sur son temps de repos. Je ne savais pas s'il y avait un réglement ou quoi là dessus mais dans tous les cas je doutais que son chef voit ça d'un très bon oeil.

Je retournais dans ma cellule, reprenant le cours de ma journée. Les autres jours se passèrent tranquillement. Mes saignements s'étaient enfin calmés maintenant que les blacks me laissaient un peu en paix. Ils n'avaient plus trop le choix. J'étais rarement seul pendant la journée. Quand je n'étais pas aux cuisines en train de travailler, j'étais à la bibliothèque accompagné de Pablo. On avançait doucement mais on avançait tous les deux. J'étais content de le voir aussi investi dans son propre cas. Mais ça ne l'empêchait pas de tenter de m'aider lui aussi. Avoir un oeil neuf ça ne faisait pas vraiment de mal. J'avais évité de lui dire que j'étais gay. Il pensait que ce soir là j'étais avec une femme. Je savais le point de vu qu'il avait sur les homosexuels, il m'en avait parlé quelques fois, et je ne tenais pas à ce qu'il apprenne que j'étais une de ses tafioles, un de ces dégénérés qui faisaient honte à Dieu comme il le disait si bien. Il était sympa Pablo. Il voulait s'améliorer et ne plus être le petit trafiquant qu'il avait été, mais sur bien des points nous étions trop différents. Sans la prison jamais nous ne nous serions rencontrés.

Je reprenais donc ma petite routine, beaucoup plus agréable désormais que je passais beaucoup de temps avec Pablo. Je voyais bien les regards noirs des blacks parfois mais j'étais en relative sécurité pour le moment. Je savais que ça ne durerait pas, qu'ils me coinceraient à la moindre occassion. Mais je savourais chacun de ces instants.

A côté de ça, je m'accrochais comme je pouvais. J'avais déjà reçu des réponses d'associations. Toutes négatives. Ils étaient du côté des groupes de défense des noirs. Toutes les preuves étaient contre moi selon eux et mes faibles tentatives pour me défendre étaient une insulte faite à la mémoire de ce pauvre homme tué parce qu'il était noir et qu'il se trouvait sur mon chemin. C'était décourageant dans un sens mais je tentais de ne pas me laisser détruire par tout ça. Même si je devrais assurer ma défense seul, je le ferais. Et si je devais mourir... au moins je ne me serais pas laissé faire et j'aurais tout tenté.

J'étais installé dans ma cellule ce matin là. Je devais aller travailler dans un peu plus d'une heure. Je rejoindrais Pablo dans l'après midi à la bibliothèque et pour le moment j'avais un peu de temps de libre. Je savais que les blacks travaillaient surtout le matin à la blanchisserie. J'étais donc tranquille. Je m'étais installé sur ma couche, dessinant distraitement pour me changer les idées, quand je l'entendis entrer.

Je ne relevais pas le regard de mon dessin, souriant simplement.

- Bonjour toi... alors tu es de retour ça y est?



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Le gardien s’était éloigné, ce qui me permettait de pouvoir redresser ma tête pour le saluer correctement. J’avais passer un bon moment en sa compagnie. Puis ça me tenait à) coeur de venir ici, je n’avais jamais voulu qu’il croit que je faisais cela juste pour passer le temps au travail on avait déjà bien assez de choses à faire. mais, si jamais on venait à cafter que j’étais venu ici, j’allais certainement me prendre une ou deux semaines de mises à pied supplémentaire.

J’avais ensuite retrouvé ma routine, je m’étais pris la tête avec ma copine car elle trouvait sue je passais trop de temps à l’extérieur sans elle, occupé à je ne sais quoi. Si seulement elle savait, elle ne verrait pas l’affaire d’un bon oeil. Mais bon, j’aurais pu lui en parler si j’étais certain que ça la fasse fuir, ce qui n’est pas le cas. J’étais retourné au bar, j’avais obtenu une promesse par écrit d’un témoignage, de son côté Sam avait parlé de l’affaire à son chef, et ils avaient tout deux déposé une mesure pour demander de reprendre l’affaire officiellement. C’était en bonne voie pour que l’affaire soit rouverte à sa demande d’appel. Mais pour le moment ils ne peuvent rien faire avant que le procès ne soit réouvert. Après je ne pouvais pas faire plus, je n’avais pas le portrait, et Sam l’attendait tout aussi impatiemment que moi. Je m’inquiétais de savoir s’il avait encore eu des soucis ou pas. Il était en tout cas plus que temps de remettre la machine judiciaire en marche pour lui. Je sais que Pablo l’avait pris en quelque sorte sous son aile, ce n’était pas un mauvais bougre, et il avait assez de relation pour le protéger un minimum.

J’avais hâte de reprendre le travail, l’ambiance est plus qu’étouffante à l’appartement. J’avais passé le dimanche midi chez mes parents, qui avaient encore tenté de me faire démissionner pour que je reprenne mes études. Je leur avais dit noir sur blanc qu’il était hors de question que je reprenne les études et surtout qu’il fallait qu’ils arrêtent de régenter ma vie. Bien sûr ça s’était terminé plutôt en dispute, j’avais claqué la porte en râlant. J’étais prêt à abandonner l’appartement luxueux qu’ils me payaient, mais ma copine m’a raisonné. Elle s’accrochait à moi comme de la glue. J’avais déjà tenté de lui dire que je ne l’aimais pas, mais elle avait été pleuré dans les basques de mon père. Mes parents l’adoraient. Et je me détestais d’être encore trop dépendant d’eux et de leur influence. Au moins dans mon métier, ils ne pouvaient pas gérer spa position, c’était mon seul moyen d’échapper.

Le lundi était finalement arrivé pour moi. Tout le monde déteste ce jour mais moi là il était signe de délivrance. Je retournais enfin au boulot. J’avais salué les collègues, qui avaient décidé de me taquiner sur la bagarre. Heureusement le Miguel ne travaillait pas aujourd’hui, j’étais donc tranquille. J’avais encore du temps avant de faire ma première ronde, je me dirigeais donc vers la cellule D’ashley, j’étais pratiquement persuadé de le retrouver dedans.

Je m’adosse au chambranle avec un sourire en croisant les bras sur mon torse. « La délivrance est là. » Je souris doucement en secouant la tête. « Tu es en retard.. je croyais que le portrait était prêt…. Va falloir accélérer monsieur… » Je lâche un rire face à son regard courroucé.


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« La délivrance est là. »

Je secouais doucement la tête en souriant alors que je l'entendais dire ça. Il avait quel genre de vie à l'extérieur pour être heureux de revenir dans un endroit pareil? Je n'arrivais même pas à comprendre comment on pouvait vouloir travailler ici. Cotoyer des criminels de la pire espèce, des connards qui ne cherchaient qu'à faire du mal aux autres. Il n'y avait que les sadiques dans le genre de Miguel pour être heureux de travailler ici, à pouvoir user d'un peu de pouvoir sur nous parce qu'à l'extérieur ils n'en avaient pas. Ca leur permettait d'avoir l'illusion qu'ils étaient au moins meilleurs que quelqu'un dans leur vie. Mais Louis n'était pas comme ça. J'avais du mal à le cerner, à comprendre ce qu'il faisait ici, pourquoi il semblait apprécier de venir bosser, pourquoi il s'acharnait à vouloir m'aider comme ça....

« Tu es en retard.. je croyais que le portrait était prêt…. Va falloir accélérer monsieur… »

Je souris simplement avant de bouger un peu pour attraper une pile de papiers que je planquais dans mon lit. Je pris celui qui était sur le sommet de la pile avant de le lui tendre.

- Ca fait des jours qu'il est prêt. C'est toi qui es en retard je te signale.

Je repris le croquis que j'étais entrain de faire, continuant de dessiner le regard penché sur mon travail alors que je reprenais notre discussion.

- J'ai reçu quelques réponses des associations que j'avais contacté. Ils me disent tous à peu près la même chose. Ils sont persuadés de ma culpabilité. Ils ne voient pas pourquoi ils aideraient à défendre un assassin tel que moi. Et le fait que je veuille absolument faire croire que je suis innocent est une insulte à la mémoire de la victime.

Je soupirais légèrement. Chaque refus avait tendance à me décourager un peu plus. Mais je tentais de me remotiver comme je pouvais. Je ne pouvais pas non plus rester les bras ballants sans rien faire. Il fallait que je me batte, même si personne ne me croyait.

- Je commence à me dire qu'aucune ne prendra la risque de me défendre. Ca risque de donner une trop mauvaise image d'eux si ils défendent le mec qui est sensé avoir tuer un noir. Et ils ne peuvent pas se le permettre.

Si seulement ce pauvre mec avait pu être blanc, je ne serais peut être pas autant dans la merde que je l'étais maintenant.




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