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 It is easier to forgive an enemy than to forgive a friend

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Eléonore Jenkins pédiatre au sein du prestigieux hôpital anglais St Thomas de Londres. Mariée depuis des années à Steve Jenkins. Beau tableau n'est ce pas ? N'importe qui pourrait croire que toute sa vie relève d'un conte de fée. 
Toutefois l'un de ses collègues, le Docteur Matthew Newman la trouve un peu éteinte. Comme si elle dissimulait un lourd secret honteusement inavouable. Au fur et à mesure de leur échange et à grands renforts de patience il sera amené à découvrir qu'elle souffre de violences conjugales qu'elle prend soin de cacher avec du fond de teint, des vêtements longs,...

Contexte provenant de cette recherche


« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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2bde487684a030e2c6d3e4bcc7fdd5e7.jpg
Matthew Newman
J'ai 39 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis chirurgien urgentiste et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon travail, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien.


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Matt Bomer:copyright:️ DK

L’alarme stridente résonne à travers les couloirs opalescents. Un mouvement de foule se précipite en direction de l’entrée des urgences. Après toutes ces années, le Docteur Newman n’éprouve même plus le besoin de relever le nez de ses comptes-rendus. Toute cette effervescence se mêle aux angoisses des familles. Entre un père colérique et une mère stressée, comment voulez-vous que le personnel médical conserve son calme ? Plusieurs infirmières passent à vive allure devant son bureau. L’une d’entre elles le regarde tristement. Cet enfant ne s’en sortira visiblement pas. Les conséquences de cet accident de voiture semblent désastreuses. Quelques minutes plus tard, le corps inanimé du conducteur déambule à son tour, sur un brancard. Certains jours Matthew se demande pourquoi il continue d’exercer ? Si parfois il sauve des vies, il arrive que le pire se produise. Lorsque l’électrocardiogramme cesse de biper pour produire un bruit continu, il se sent plus que jamais seul. La présence des infirmières et de ses collègues ne change rien à son échec. « Ce n’est pas de ta faute. » Répètent-ils comme pour se dédouaner de toute forme de responsabilité. Mais en vérité… Qu’en est-il ?

Une fois son compte-rendu achevé, Matthew referme le dossier de ce pauvre patient. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Trois mois ? Peut-être plus. Au fond il n’en a strictement aucune idée. Il ne peut donner qu’un ordre d’idée vague et imprécis. Soudain son téléphone sonne. L’assistante médicale lui indique que Madame Martin est arrivée et attend dans la salle d’attente. Dans un soupir las, il range son bureau. Chaque affaire, chaque stylo ou bloc-notes demeure à sa place. Il ne laisse rien au hasard. Son obsession du contrôle en deviendrait presque un défaut. Puis il se lève afin d’aller accueillir sa patiente. Au détour d’un couloir, un collègue l’interpelle. Il lui tend le dossier d’une femme désirant avorter. Sans se préoccuper de son identité, il lui répond et lui prodigue quelques conseils. D’un regard fatigué, il le remercie, puis il reprend sa course.

- « Madame Mar… »

La fin de sa phrase se meurt. Comment est-ce possible ? Mais que fait-elle ici ? A-t-elle un problème de santé ? L’un de ses proches est-il malade ? Tout un panel de question se bouscule dans mon esprit. La vieille dame qu’il doit ausculter se lève. Elle termine sa phrase sans même le reprendre, comme si elle connaissait ses pensées les plus intimes. Matthew Newman suit cette patiente depuis des années. À chaque fois il y a une petite phrase de sa part qui le fait rire. Aujourd’hui, ne semble pas faire exception.

- « Vous avez vu un fantôme Docteur ? Bon… Quand vous aurez fini d’imiter un poisson dans son bocal, vous me rejoindrez dans votre bureau ! Mon diabète, mon cholestérol et mon hypertension peuvent attendre ! »

Sa voix usée par le temps m’amuse toujours autant. À vrai dire il l’entend, plus qu’il ne l’écoute. Ses pas disparaissent dans les couloirs sinueux de l’hôpital. Sa canne accompagne ses derniers mouvements alors qu’il reste planté devant sa collègue : Éléonore Jenkins. Il n’est pas pétrifié, simplement Eléonoresifié. C’est encore pire. Pourquoi ? Parce que qu’il l’impression de perdre le contrôle lorsque qu’il se retrouve face à elle. Elle n’a rien dit, ni lui non plus. Et pourtant… Aux premiers abords on pourrait croire qu’Eléonore demeure une femme froide et distante. Cependant, et sans le vouloir, elle lui apprit quelque chose : au milieu des pics d’un cactus se dissimule une fleur.

- « Oui oui, j’arrive… » Répondit-il machinalement sans réelle conviction.

Sans réellement réfléchir, il s’assoit à ses côtés. La voix de l’un de leurs collègues s’élève à son tour. La dernière patiente de la salle d’attente tire sa révérence, les laissant ainsi seul à seul. Il ne sait pas par où commencer ni quoi lui dire, mais son regard semble différent. Quelque chose ne va pas, c’est certain. Si elle ose lui répondre le contraire, il s’envolera avec ses amis les pigeons.
Le silence s’éprend de la petite pièce. L’odeur plastifiée des sinueux couloirs qui les entoure accentue plus encore cet instant de répit. Comme s’ils luttaient pour se retrouver rien que tous les deux. Dans un geste bienveillant, sa main se pose délicatement contre la sienne. Un contact simple et innocent, mais symbolique. Leurs yeux se cherchent, un léger sourire étire la commissure de ses yeux tandis qu’il demeure à ses côtés.  



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Lullaby
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2bde487684a030e2c6d3e4bcc7fdd5e7.jpg
Eleonore Jenkins
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis chirurgienne urgentiste et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt mal.

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Eleonore est fille unique. * Quand elle a 17 ans, elle tombe amoureuse de celui qui deviendra son mari, Adam Jenkins * Elle épouse ce dernier à l'âge de 23 ans alors qu'il vient de terminer ses études de droits. * Elle a 27 ans quand son mariage dérape, son mari lui donnant un premier coup, un soir. * Il s'est excusé. Elle a pardonné. Il a recommencé. Elle n'a rien dit. * Elle espère toujours que ça ira mieux, c'est ce qui la fait rester. * Elle cache ses hématomes avec du maquillage, des manches longues, tout ce qui lui permet de ne pas dévoiler au monde la véritable nature de son mari.
Doutzen Kroes

Les larmes dévalent encore sur ses joues, en même temps qu'elle n masse une, en croisant son reflet dans le miroir de la salle de pause du personnel soignant. Déserte, de ces heures, alors qu'il n'est pas encore tout à fait l'heure de la relève, la demoiselle profite de sa solitude pour fuir le regard des autres, fuir ses problèmes. En apercevant une patiente et son œil au beurre noir un peu plus tôt, la demoiselle s'est décomposée. De voir cette femme là, comme ça, ça l'a retournée, ça l'a marqué, ça l'a renvoyé à sa propre histoire. À ses propres drames, à ce qu'elle vit une fois qu'elle ferme la porte de chez elle. Ça l'a remué. Et alors qu'elle est supposée travailler, la jeune femme n’en fait rien. Elle doit d'abord se remettre, elle doit d'abord apaiser son cœur. Quand elle se portera un peu mieux, alors elle pourra retourner faire son travail. Sûrement.  Enfin... elle pourra essayer. Faire son travail dans ces conditions naturellement, c'est compliqué. Mais même si ça ne va pas dans sa vie, même si elle a mal, elle a prêté serment. Un serment qu'elle se doit de tenir. Elle doit faire a mieux, elle doit faire passer ses patients avant elle... Alors même si elle a mal, même si c'est difficile, même si elle a un million de raison d'être en colère contre son mari et contre la vie en général, elle ne peut rien dire, rien faire. Ça va passer, tout simplement. Son mari finira par changer. Eleonore veut y croire. Elle veut y croire de toutes ses forces.

Quittant la salle de pause, la demoiselle se perd dans les couloirs de l'hôpital pour poursuivre son travail, allant d'un patient à un autre en oubliant sa peine, en oubliant ses déboires. Elle doit aller de l'avant, elle doit remettre ses états d'âme à plus tard et continuer de travailler. Elle a une journée bien pleine aujourd'hui, en plus. Une de ces journées qui vous laisse sur les rotules. Quand elle reprend le travail, la jeune femme n'arrête plus jusqu'à l'heure de sa fin de service. Enfin. Ça a été une rude garde, c'est le moins que l'on puisse dire. Et maintenant... elle n'a plus la moindre force. Vidée de son énergie, la demoiselle déambule dans un couloir, se laissant tomber dans un siège. Elle pourrait rentrer chez elle à présent. Mais elle n'en a pas vraiment envie. Chez elle, rien n l'attend sinon son mari et ses éternelles fleurs. Tracassée, la demoiselle préfère ne pas rentrer tout de suite. Plus tard.

Elle ne fait attention à rien de ce qui peut se passer autour d'elle, ne remarque pas le docteur Newman qui l’aperçoit là, assise dans la salle d'attente des urgences. Alors que le brun s'inquiète de la voir assise là, craignant qu'elle n'ait eut un problème, la demoiselle ne s'en doute pas le moins du monde. Elle reste simplement assise, le regard perdu dans le vide. Jusqu'à ce qu'il pose une main sur la sienne, après l'avoir rejoint et s'être installé à ses côtés. La blondinette sursaute, ne l'ayant pas vu arriver. Et son regard croise celui de l'homme, en même temps que ce dernier esquisse un sourire. Un sourire qu'elle lui rend pour donner le change.

«- Matthew ! Je ne t'avais pas vu arriver pardon. Ça va ? Je peux faire quelque chose pour toi ?» s'enquit-elle alors.



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Matthew Newman
J'ai 39 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis chirurgien urgentiste et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon travail, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien.


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Derrière le masque froid et distant qu’elle arbore si fièrement, Éléonore demeure toujours aussi fragile que lors de leur première rencontre. Matthew se souvient encore de son regard aigue-marine fuyant la lumière artificielle des néons. Elle semblait résignée à rejoindre une vieille amie que nous croisons tôt ou tard. Pourtant elle ne disait rien. Ne laissait rien paraître. Elle auscultait ses patients sans rien révéler de sa sensibilité. Si certains de leurs collègues confondent cela avec du professionnalisme et de la bienveillance, il n’est pas dupe. Il y a quelque chose qui cloche. Personne ne perd subitement son sourire du jour au lendemain, sans avoir une véritable raison. Durant toute notre vie, on nous apprend à compter les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années… Mais personne ne nous explique la valeur d’un instant. Les derniers souffles d’une personne demeurent précieux. Pourtant lorsque les aiguilles de la grande horloge se sont parfaitement alignées, son heure n’avait pas encore sonné. Les deux batteries froides du défibrillateur se sont posées contre sa poitrine. Les trois impulsions électriques ont eu raison de son sommeil éternel. Elle s’est réveillée en sursaut. La prunelle de ses yeux aigue-marine s’est peu à peu transformée en une obscurité grandissante. Comme si elle lui reprochait de lui avoir épargné une douleur plus dévastatrice que la Mort elle-même. Sans le savoir, Éléonore Jenkins lui laissait l’impression qu’elle maudissait cette date. Ce jour où tout a basculé. Pendant ce temps, Adam, son mari ne cessait de remercier les médecins. Pour lui il ne s’agissait que d’un banal accident domestique. Rien de plus. « Ma femme est tellement maladroite. » Clamait-il d’un air fatigué en serrant la main du Docteur Newman. Puis quelques jours plus tard, c’est une autre Éléonore Jenkins qui s’est présenté à l’accueil de l’hôpital. Cette fois il ne s’agissait plus de l’épouse de Monsieur Adam Jenkins, mais plutôt du Docteur Jenkins. Si au début Éléonore laissait apparaître un sentiment de colère et de rancune, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Leur relation s’est apaisée. Les octaves de sa voix s’élèvent. Sans le vouloir, elle étire la commissure de ses lèvres. On dit que les temps difficiles permettent de savoir qui sont les vrais amis. Elle n’a qu’à ouvrir les yeux.  

Étrangement il retrouve ce regard si particulier. Son regard. Celui qu’elle avait lors de leur première rencontre. Quelque chose ne va pas. Osera-t-elle prétendre le contraire ? Sans doute. Après tout c’est dans sa nature de le contredire. Pourtant ce soir il a l’impression que son mal-être dépasse sa propre personne. Elle semble apeurée par un Destin incontrôlable et dévastateur. On dit que ce qui ne peut être dit avec des mots ne peut être compris qu’à travers le silence. Et c’est ce qui se passe. Nous n’avons pas forcément besoin de parler, son regard trahit la moindre de ses émotions. D’un geste tendre son bras libre entoure son épaule, pendant que leurs mains continuent de s’étreindre l’une de l’autre. Ses patients peuvent attendre, pas Éléonore. La détresse que qu’il devine dans son regard n’est pas feinte, mais réelle. Le labre de ses lèvres se pose contre le sommet de son crâne. Pas de parole. Rien. Mais un baiser demeure la plus sûre façon de se taire en disant tout. Il est là, comme la première fois et pour les prochaines. Il ignore ce qui se passe. Il ignore tout. Mais il n’ignore pas sa souffrance. Sans réfléchir, sa quintuplée quitte la sienne durant quelques infimes secondes. Elle plonge dans la blouse blanche du Docteur Newman. C’est ce que qu’il est censé être ici, non ? Il en extirpe mon porte-clés et retire l’un des doubles de son domicile qu’il ne tarde pas à glisser contre sa main esseulée.

- « Tu connais l’adresse. »

Certes il outrepasse sa fonction de collègue et médecin pour redevenir son ami, mais peu lui importe. Il ne peut pas lui promettre de régler tous ses problèmes, mais il lui a promis qu’elle ne les affronterait pas seule. De loin Matthew aperçoit Madame Martin s’impatienter sur son fauteuil. Sans le vouloir, cette vieille dame le ramène à la réalité. Elle perce la bulle intime qu’ils venaient de se créer. Soudain l’un de ses collègues débarque dans la salle d’attente. Son regard est lourd. Il connait sa fonction. Si l’on rajoute à cela l’air désemparé et désespéré d’Éléonore, il n’y a aucune autre issue possible. Il ne dit rien. Il continue de se taire. Il n’a pas à intervenir. C’est son choix, sa décision. Il prononce le nom de sa patiente, discrètement arrivée, elle relève vainement la tête.

- « Madame Clarke ? C’est l’heure. »

La jeune femme s’en va avec son confrère les laissant ainsi de nouveau seul à seul. Puis les deux homologues se lèvent main dans la main, comme s’ils étaient un couple lambda. Sans réfléchir aux potentiels ragots ni conséquences, Matthew l’enlace tendrement, lui souffle quelques mots d’encouragement inutiles avant de rompre leur étreinte. L’extrémité de son index relève son menton. Le revers de son pouce s’échoue contre le galbe de sa joue. Ses lèvres épousent une dernière fois son front, puis mon collègue l’entraîne dans un monde qu’elle ne connaît pas encore, et n’aurait jamais dû connaître. Son bip sonne. Un enfant a encore besoin d’elle. Son pas est lent. Comme si elle se dirigeait vers l’échafaud. Ils disparaissent derrière l’une de ces portes protégées par le secret médical. Un vieil automatisme professionnel le pousse à reprendre ses consultations. Lorsqu’il se retrouve face à Madame Martin, il a l’esprit ailleurs. Heureusement qu’il ne s’agit pas d’une opération importante, mais d’un simple suivi. Une demi-heure plus tard, elle quitte son bureau. Son amie de toujours continue de frapper le sol de l’hôpital au même rythme que son pas. Il ôte sa blouse, enfile sa veste et quitte ce lieu où la mort et la vie cohabitent. Il pourrait rentrer directement chez lui et tout oublier mais non. Il attend, bras croisés devant l’hôpital Éléonore. Elle n’est pas encore sortie. Enfin il l’espère… Adossé contre la carrosserie de son véhicule il attend. Quelques patients sortent, certains le reconnaissent, ils le saluent d’un geste de la main ou d’un sourire salvateur. Matthew a l’impression d’être un mari attendant sa femme à la sortie d’une visite médicale. Pourtant ce n’est pas le cas. Loin de là. Il n’est qu’un ami à ses yeux. Est-ce qu’il aimerait devenir plus qu’une épaule sur laquelle on se repose ? Oui. Mais ce n’est pas le lieu et encore moins le moment pour tenter quoi que ce soit. Tout ce que qu’il attirerai ce sont ses foudres et non le coup de foudre.



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Eleonore Jenkins
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis chirurgienne urgentiste et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt mal.

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Eleonore est fille unique. * Quand elle a 17 ans, elle tombe amoureuse de celui qui deviendra son mari, Adam Jenkins * Elle épouse ce dernier à l'âge de 23 ans alors qu'il vient de terminer ses études de droits. * Elle a 27 ans quand son mariage dérape, son mari lui donnant un premier coup, un soir. * Il s'est excusé. Elle a pardonné. Il a recommencé. Elle n'a rien dit. * Elle espère toujours que ça ira mieux, c'est ce qui la fait rester. * Elle cache ses hématomes avec du maquillage, des manches longues, tout ce qui lui permet de ne pas dévoiler au monde la véritable nature de son mari.
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Dans cette salle d’attente des urgences, le temps s’est comme suspendu alors que la demoiselle a oublié tout ce qu’il y a autour, Matthew la sortant cependant de ses pensées quand il vient la rejoindre, posant sa main sur celle de la demoiselle pour lui faire réaliser sa présence. Sursautant, réalisant qu’elle n’est pas seule, la demoiselle cligne des yeux une ou deux secondes, le temps pour elle de reconnaître le visage de son collègue et ami. Collègue et ami à qui elle cache, comme à tous les autres, les conditions de sa vie, les conditions de son existence. Et pourtant, il aurait put comprendre lui-même les raisons de ses yeux si souvent éteints, si souvent morne, alors même qu’elle se contraint à sourire, à donner le change, à donner l’impression que tout va bien. Ici, c’est une comédie perpétuelle pour la demoiselle, une comédie au quotidien. Jour après jours, quand elle passe les portes de l’hôpital, la demoiselle laisse ses problèmes au vestiaire, autant que possible et masque ses tourments derrière la façade de son sourire, ce sourire dont beaucoup ignorent à quel point il peut être faux, à quel point il lui coûte. Il aurait put comprendre, mais Adam est bon pour mentir. Adam sait y faire. La maladresse de son épouse, depuis, les gens y croient. Ils y croient sans réaliser qu’elle ne l’est pourtant pas au quotidien, avec eux, quand elle doit soigner, quand elle doit opérer. Elle fait ce qu’elle a à faire, du mieux qu’elle peut, soigneusement. Et si certains diront que, tout simplement, elle fait plus attention une fois qu’elle est dans l’exercice de ses fonctions, d’autres pourraient trouver cela étrange. Mais cela ne choquait personne, en réalité.

Elle ne dit rien, muette sur son siège alors que l’homme reste à ses côtés, déposant un baiser rassurant sur son front en essayant de la réconforter, quand bien-même il ne sait pas de quel mal elle peut souffrir. A moins qu’il ne l’ait comprit, mais ne lui en ait jamais parlé, par peur de sa réaction ? La jolie blonde nierait probablement la découverte de l’homme, cependant. C’est une chose, de mener la vie qu’elle mène au quotidien. Mais ça ne est une autre de la révéler, de l’assumer, de la montrer. Même si c’est formateur pour les autres, c’est difficile pour soi-même.  Et la demoiselle se tait, elle se tait sur la réalité de son existence, une fois que les portes de l’hôpital la laissent sortir. Elle se tait sur la réalité de sa vie. Et elle avance, tant bien que mal. Elle fait ce qu’elle peut.

Il ne dit rien, lui non plus. Il se contente d’être présent, sans même savoir de quoi elle peut souffrir, sans même savoir ce qui peut agiter son cœur. Quand elle l’avait connu, elle l’avait détesté. Il l’avait sauvé, un jour où elle aurait put ne plus jamais souffrir. Il l’avait réanimé, quand elle aurait put s’endormir, enfin, dans la quiétude. Mais il l’avait soustraite à la mort. Il l’avait dérobé à la faucheuse. Depuis, elle ne se sentait ni vraiment morte, ni vraiment vivante, par moments. C’était un entre-deux des plus déstabilisant. La mort, elle ne l’a jamais envisagé comme une éventualité, Eleonore. N’empêche que cette fois là, si elle avait put fermer les yeux pour toujours, au lieu d’être sauvée par ses futurs collègues… Mais Adam avait réalisé sa connerie assez vite, l’avait emmené en urgence à l’hôpital, inquiet de son état, faisant des pieds et des mains pour qu’elle voit un médecin, tout en mentant sur les causes de l’accident. Ça n’en était pas un. Ce qu’il nommait accident portait un tout autre nom. Féminicide. Mais il avait échoué – à vrai dire, il n’avait pas voulu la tuer – ou violence conjugale. Tels sont les mots qui conviennent. Violence, quand bien-même aucun homme ne devrait toucher une femme, ni aucune femme ne devrait toucher un homme.

Il sort un trousseau de clé, lui en donnant un double, rompant le silence dans un même temps, comme il lui affirme qu’elle connaît l’adresse.  La demoiselle acquiesce alors. Oui, elle la connaît. Mais elle ne devrait pas y aller… si son mari l’apprenait, elle n’ose penser à ce qu’il dirait, à ce qu’il lui ferait. Ça le mettrait tellement en colère. Elle devrait décliner l’invitation, sûrement. Mais dans un même temps, la jolie blonde doit bien admettre que l’envie de rentrer tout de suite à la maison n’est pas l0. Ce sera sûrement mieux qu’ici, où elle ne peut parler. Quoiqu’elle ne lui dira probablement rien comme d’habitude, restera vague sur ses problèmes. Il n’a pas besoin de savoir ça, Matthew. Il n’a pas besoin de savoir ce qu’elle vit. Stupidement, la médecin continue de protéger son mari, en n e révélant pas les mauvais traitements dont elle est victime, les bleus qui maculent son corps, les douleurs dans le buste, dans les cuisses, toutes ces plaies invisibles à l’œil nu, pourtant bien présentes, pourtant bien réelles.

«- Ok.»

La demoiselle se lève, un confrère arrivant, demandant un coup de main pour une intervention. Elle qui devait finir le travail… elle s’empresse d’attraper son téléphone pour envoyer un message à son mari, appuyant son propos par une photographie rapide de sa tenue dans la salle adjacente au bloc opératoire, sans quoi il serait bien capable de ne pas la croire, de s’imaginer une flopée d’horreurs. Et puis elle se lance dans cette intervention pour venir en aide à l’adolescent, oubliant ses problèmes, pour un temps.

Quand elle termine d’opérer, il est déjà tard et la demoiselle quitte rapidement le bloc opératoire, tandis que les infirmières de bloc font le nécessaire. La jeune femme est pressée, devant rentrer au plus vite pour ne pas s’attirer les foudres de son mari. Elle en oublie la demande de Matthew, pressée par le temps, comme elle rassemble précipitamment ses affaires. Ce n’est qu’en l’apercevant adossé à son véhicule dès sa sortie de l’établissement que la demoiselle réalise qu’elle est supposée aller avec lui, ce soir. Elle jette un regard à sa montre. Il se fait tard. Elle sait d’avance qu’Adam ne va pas aimer. Elle devrait reporter à une autre fois. Elle devrait décliner l’invitation, prétendre que ça va, qu’il n’a pas à s’en faire. En arrivant devant lui, elle étire ses lèvres en un sourire, essayant de se dépêtrer de cette situation.

«- J’espère que tu ne m’as pas attendu trop longtemps...» souffle la demoiselle. «Je suis un peu embêtée… Adam est à la maison, je devrai rentrer..» commence-t-elle en essayant de se sortir de là.



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