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 Contre la mort, il n'y a pas de philtre (Ft. Seolanne)

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Calville
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CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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7ei5.pngMise en Situation


Russie de nos jours. Moscou

Entre Mafia et Amour, aucun pont ne peut exister.

Oleg Puchkin est le grand maître de la mafia Russe et tient Moscou sous sa coupe. Entre meurtres, argent, sexe et trafics divers il étend son influence grâce aux appuis politiques, militaires, mais aussi grâce à la peur qu'inspire ses hommes. La violence de leurs actes n'a aucune limite.

L'un d'eux Nicolaï Tarasov est connu comme étant le plus impitoyable et le plus fidèle. Limite sociopathe, il voue à Puchkin, qui la recueilli très jeune et l'a élevé,  une indéfectible loyauté. Nicolai est celui que l'on appelle quand les menaces diverses ont échoué. Surnommé le croque-mitaine, il aspire la peur ou le respect mêlé de peur à quiconque le rencontre.

Irinia Volkov, de son coté, est la fille de Yuri Volkov, propriétaire d'un immeuble situé dans le vieux Moscou, nouveau secteur en vue pour les promoteurs immobiliers. Professeur de danse au rez de chaussée du même immeuble,  barmaid en soirée pour arrondir les fins de mois. Elle mène une vie tout à fait normale et loin de la violence de la capitale Russe.

Un soir, un club "La Zvezda" .


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"Liam est doux, Liam est fougueux, Liam est viril :ouloulou: :ouloulou: hum hum " @mioon
« Les gens s’en vont, mais la façon dont ils sont partis reste »
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Nicolaï Tarasov
J'ai 35 ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis Homme de main et fils adoptif de Oleg Puchkin, grand mafieux de la ville et je m'en sors plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.La seule chose qui m'intéresse est de voir la fierté dans les yeux de mon Père adoptif. Il m'a tout donné et j'essaie de lui rendre. (Le reste de la description est à venir)



JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Ben barnes


- Monsieur Tarasov, je vous assure. Il n’était pas nécessaire de vous déplacer. Monsieur Puchkin aura son argent demain, demain je vous le promets, demain avant la fin de la journée.

Cette voix, qui s’élevait en veine répétition dans le silence de mort qui surplombait la confortable suite de l’Hotel Hlton, tressaillait d’une angoisse difficile à contrôler. L’homme était pourtant agé d’une cinquantaine d’années, une carrure pour le moins impressionnante et bedonnante. Avocat, Surement hautain dans sa vie de tous les jours, cela se voyait dans son regard,  Igor Meliev était un as du barreau, un corrompu aussi : point de détail, mais il avait perdu la verve de sa plaidoirie. Il n’avait rien ici de l’homme qui avait défendu Iachkin Morisov, célèbre marchand d’armes. Non, ici il n’était qu’un bout de chair peinant à cacher ses peurs.  Mal à l’aise, il torturait dans un geste nerveux l’alliance dorée autour de son annulaire, jetant quelques regards à sa femme, magnifique Iranienne aux longs cheveux bruns relevés en chignons,  et sa fille, qui avait, fort heureusement pris de sa Mère.

Son regard désespérait de trouver un point d’ancrage assez fort pour qu’il réussisse à trouver le courage nécessaire à leur survie. Et c’est avec étonnement qu’il trouva l’appui dans le regard d’onyx posé sur lu par le jeune homme, silencieux, présent dans la pièce. Habillé élégamment d’un costume sombre rehaussé d’une chemise blanche, taillé impeccablement, son visage semblait jeune, bien plus que sa réputation pouvait le faire croire. Car oui Igor Méliev connaissait la renommée meurtrière du jeune homme. Et de ce qu’il avait vu en 10 minutes, elle n’était pas usurpée. Son entrée dans la suite s’était faite charmante, polie. Salya Méliev  ne s’était pas méfiée de l’homme quand elle avait ouvert. Pas un homme de mains de la mafia au premier abord, calme, pondéré. Une demande simple de voir Mr Meliev. En à peine cinq secondes tout avait changé dès qu’il avait passé la porte. Son arme fut sortie et d’un souffle à peine audible, le projectile fit éclater la tête du chien de la famille, cadavre qui trônait au milieu du salon,  déversant le sang du trou béant de son crane sur un tapis d’Iran luxueux. Igor savait à cette seconde qui était entré chez eux. Fin de la tentative de discussion.

L’arme n’avait jamais été pointée sur eux. Le jeune homme l’avait rangé, laissant le choc du geste creuser un sillon douloureux chez eux, et avait simplement saisi le bras de la jeune adolescente pour la faire se lever. La réaction du Père fut trop tardive, la Mère restant pétrifiée sur place.  La place que tenait « Mr Tarasov »  n’était pas anodine,  derrière la jeune fille. Les mains posées sur ses frêles épaules qui subissaient des soubresauts, dues à une crise de larmes. Debout tous deux au milieu du salon, Tarasov n’avait plus d’armes visibles, pas de gestes brusques, et ne parlait pas. Il n’aimait déjà pas cela, et en supplément, Igor savait très bien ce dont il s’agissait. Non seulement Il avait emprunté des sommes énormes au cartel, pour vivre la vie de luxe, mais il avait raté son dernier procès et s’était ensuite enfuit vers le Qatar, pensant être en sécurité dans le pays d’origine de sa femme. Ils avaient de l’argent et du pouvoir, mais visiblement pas autant que son employeur.

- Monsieur, s’il vous plait, relâchez ma fille, elle n’y est pour rien dans cette…


Il se tut d’un coup en remarquant que les mains du jeune homme venaient de raffermir leurs prises sur les épaules de l’adolescente.  

- Je … Vous assure, *répétition désordonnée *  demain. Monsieur Puchkin n’aura plus à souffrir de retard je vous promets. Je reviens à Moscou et nous pourrons reprendre...

Un signe de tete qu’il perçut  l’interrompit dans la future tirade d’un retour en arrière, on oublie tout et on reste pote.

- L’argent, oui, demain, demain et je rentre après
- Evitez Moscou

C’était la première fois que Nicolaï Tarasov parlait depuis son entrée dans le salon. C’était une voix calme, presque douce à l’oreille si la mise en garde n’avait pas été si brutale. Le hochement de tête presque frénétique d’Igor était un accord tacite, il ferait et agirait selon les ordres silencieux du jeune homme. Pour ce dernier, c’était … trop simple, trop facile d’effrayer cet avocat.  Aucun sport dans la frayeur que Nicolaï devait distiller. Il n’avait pas l’intention de faire du mal à la petite, pas encore, pas si le père de famille faisait ce qu’il fallait. La présence et la réputation de Nicolaï faisaient souvent le reste.

Prenant une mèche des cheveux long, soyeux et châtain de la jeune fille entre ses doigts pour les amener à son nez et en humer le parfum ils glissaient, lavés récemment, comme l’eau qui filait sous ses doigts
* - Charmante souffla-t-il avant de relâcher sa prise, laissant l’adolescente trouver refuge entre les bras de sa mère qui était restée silencieuse. Il n’y avait pas à dire plus que cela. Les « je vais te buter si tu foires » ce n’était pas pour lui, et qui disait « mot » disait justification, négociation. Et perte de la supériorité acquise. La peur  de l’inconnu, la peur d’un acte avait souvent bien plus de poids. Il ne doutait pas que l’argent arriverait à la première heure le lendemain ou que la famille fuirait entre temps, encore une fois. Une équation sur laquelle il ne misait pas, les gens avaient parfois des réactions qu’il ne comprenait pas.  Et qu’il ne cherchait pas à comprendre.

Il sortit de la suite avec la même démarche qu’à son entrée, prit l’ascenseur privé d’où s’échappait une musique en langue arabe, harmonieuse, et se retrouva 25 étages plus bas dans le grand hall d’entrée. La chaleur du pays se devinait aisément avant même d’avoir passé la porte d’entrée climatisée, clim presque inutile à mesure que l’on se rapprochait de la porte. Un groom faisant bonne figure lui ouvrit cette dernière lui souhaitant une bonne journée. Signe de tête pour le remercier et Nicolaï s’engouffra dans la berline noire qui l’attendait.

Il prit son téléphone et appuya sur une touche qui composa automatiquement le numéro. Un silence signe que l’interlocuteur avait décroché. La voiture avait quant à elle, démarrée et le conducteur avançait vers l’hôtel de Nicolaï sans ordre précis.  


- C’est fait.


- Nicolaï, Nicolaï, que ferais-je sans toi, Fils. * Flatterie au sourire satisfait qu’il se sentait même dans la luxueuse voiture à des milliers de kilomètres de là* - Restes encore un jour, tu sais quoi faire si les choses n’avancent pas. Oui. Il savait. – Reviens avant samedi, Sacha organise une fête, tu seras mon invité. Sentant venir le refus de du jeune homme, la voix se raffermit au bout du fil – j’ai dit, Samedi. 22h. La Zvezda. une voiture ira te chercher. Aucune discussion possible, aucune probabilité d’y échapper.  Nicolaï raccrocha sans avoir répondu, il savait que de toute façon discuter avec Puchkin ne servirait qu’à le rendre furieux, et cela il valait mieux éviter, même pour lui.

Le lendemain à l’aéroport, au bord de l’avion privé affrété par son « père » et patron, les infos défilaient sur l'écran qui recouvrait un pan de la paroi. Un gros titre en particulier semblait retenir l'attention des journalistes locaux. Une famille exécutée dans une salle de l'aéroport. Les vidéos surveillances envolées.  Affaire qui faisait grand bruit des Etats Unis en Russie, en passant par le Qatar qui condamnait fortement ce crime. Nicolaï changea la chaîne pour tomber sur un vieux film français en noir et blanc. Adepte de la langue de Molière, il posa la télécommande sur la table en acajou et prit la coupe de champagne offerte par la délicieuse hôtesse, elle-même cadeau pour service rendu.Surement une des prostituées du réseau d'Oleg, ou une employée zélée. Il l'observa retirer son chemiser en buvant le champagne français pendant que l'avion prenait sa vitesse et hauteur de croisière. Le temps jusqu'à Moscou serait bien occupé.



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Irina Volkof
J'ai 34ans ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis professeur de danse classique et je m'en sors pas suffisamment pour vivrem donc je travaille aussi en tant que serveuse . Sinon,  je suis célibataire et je le vis plutôt bien, sans trop me poser de question

Danseuse étoile pour le Ballet Bolchoï de Moscou, elle allait démarrer une carrière internationale quand une blessure à la cheville met fin à ses ambitions. Après une longue période de remise en question qui frôle la dépression, elle finit par ouvrir un petit studio de danse au rez de chaussée de l’immeuble dont son père est propriétaire. Irina découvre qu’elle aime enseigner et s’épanouit dans cette voie bien qu’elle danse rarement elle-même et se cantonne strictement dans un rôle de professeur, refusant les nombreuses sollicitations pour donner des galas ou démonstrations privées. Elle mène sa vie en toute légalité et si elle a conscience que la société moscovite cache des remous bien sombres, elle s’en tient à l’écart. Trois soirs par semaine, elle travaille dans un bar de la ville et il lui arrive de faire des remplacements dans d’autres établissements.


Kate Beckinsale  Blaz

Son regard noisette regarde avec bienveillance le petit groupe de filles et de garçons qui s’entrainent à la barre, corrigeant parfois leur position et redressant les postures quand elle évolue au milieu d’eux. Ils ont tous entre neuf et douze ans et au moins deux ans de danse derrière eux. Ils sont sérieux sans pour autant être obsédés par la danse. Suffisamment pour ne pas oublier que c’est avant tout un plaisir, même si ils préparent intensément le gala de fin d’années où ils pourront montrer à leur famille les progrès qu’ils ont fait pendant cette année. C’est rarement qu’elle doit intervenir pour maintenir la discipline entre eux. Bien qu’il lui arrive de devoir dissimuler ses sourires devant les piques qu’ils s’envoient et les reparties qui fusent entre eux.
-Irina, est ce que tu va danser avec nous cette année ? Tu nous l’avais promis !
Arrachée à ses pensées, elle se tourne vers la frimousse brune qui vient de prendre la parole. Probablement celle qui a tiré la courte paille pour aborder le sujet. Elle secoue la tête, refusant de leur montrer à quel point elle a du mal lorsqu’ils abordent ce sujet. Danser en publique ne fait que lui rappeler combien elle a perdu dans l’exercice de son Art.
-J’ai dit Peut être, Nacha, et j’ai beaucoup trop de chose à faire en coulisse, vous le savez.
-Mais quand tu danses, on dirait un ange
, renchérit un autre, sans pour autant abandonner l’étirement qu’elle leur demandait de pratiquer. Plutôt que de répondre, la jeune femme fait signe à son pianiste de reprendre les premières mesures de Coppélia.
-Venez plutôt vous remettre en place et reprenez les enchaînements depuis le début. -Les enfants s’exécutent, reconnaissant la note plus ferme dans le ton de leur professer. Le cour se continuera dans le calme et la concentration avant de se dissiper avec plus d’éclats lorsqu’ils se rendent aux petits vestiaires pour se changer. C’était son dernier cours de la journée et c’est vers 17h qu’elle ferme son petit studio, admirant la calligraphie élégante qui surplombe la grande baie vitrée qui donne sur la rue. Son école,  Malen'kaya zvezda (petite etoile) commence à se faire une réputation serieuse depuis les cinq dernières années. Et cela se confirme par les cours privés qui occupent tous son lundi. Ils sont réservés aux 14/17ans qui préparent les auditions des différents ballets de Moscou. S’éloignant de l’immeuble qui appartient à son père, elle ne remarque pas la berline sombre qui ralentit devant le batiment, plus préoccupée par son environnement. Si il ne s’agit pas d’un quartier completement délabré dans la banlieue moscovite, il ne s’agit pas non plus d’un des quartiers les plus riches et la petite délinquance y est courante. Bien que sa relative proximité avec le centre ville évite les plus grosses dégradations.

Si son père habite quelques étages plus haut, Irina a choisit de louer un appartement à quelques rues de distances, préférant un minimum d’indépendance. Sans compter qu’elle a besoin d’une coupure si elle veut éviter d'être plongée entièrement dans l’univers de la danse. La jeune femme a pu constater que depuis son accident, cela pouvait être une pente dangereuse. C’est aussi pour cela qu’elle est serveuse régulière à la Zvezda. Son père désapprouve l’établissement à cause de rumeurs concernant les propriétaires. Ils entretiendraient des liens étroits avec la pègre russe selon les langues de la rue. Cela ne concerne pas vraiment l’ancienne danseuse. Son père se montre parfois trop protecteur envers elle depuis la mort de sa mère quinze ans plus tot. Ce qu’elle apprécie surtout, c’est que la plupart des clients se tiennent bien. Si il peut y avoir des exceptions, il y a rarement de comportements déplacés envers les divers employés. Elle a conscience que la sécurité renforcée autour du club n’est pas anodine mais le salaire est plus que correcte et elle se tient loin de toutes discussions ambiguës. Elle a fait depuis longtemps sa politique personnelle de ne pas entretenir de relations étroites avec les consommateurs et ceux qui le savent en jouent parfois. C’est sans avoir sa langue dans sa poche qu’elle les remet à leur place le cas échéant. Tout en gardant une mesure de respect qui la protège des tempéraments parfois orageux de certains.

***

C’est sans surprise que son sac est examiné sommairement quand elle se présente à l’entrée des employés par l’un des vigiles. Tout comme ses papiers d’identités et sa carte d’employés sont vérifiés attentivement. Cela fait près de deux ans qu’elle est habituée à cette routine, aussi la brunette ne s’en formalise pas. Rapidement, elle se change pour l’uniforme imposé pour les serveurs et les barmaids. Une chemise d’un bordeaux profonds avec un col en V légèrement prononcé et une petite jupe noire coupée une main au- dessus des genoux, des chaussures plates. Sur le coté droit, une plaquette avec le nom du bar en lettrine dorée avec son prénom au dessus. Dès qu’elle entre dans la partie publique du club, il devient évident qu’il a été reservé pour la soirée. Malgré une longue file d’attente devant la porte principale, ceux qui rentrent détiennent un sésame particulier ou sont clairement identifiés par les videurs. Dans la salle circulent aussi des femmes et des hommes dont les tenues plus suggestives et les attitudes sont limpides. Chacun d’eux portent autour du cou un lien de velours avec un pendentif discret en forme de coucher de soleil, le symbole du bar. Permettant aux clients (et clientes) de savoir exactement quel personnel est à leur disposition totale et lesquels sont hors limites. Si son manager, Dimitri Gribov, a déjà une ou deux fois proposé à Irina de porter la rune du Bar contre des bonus plus que conséquents, il ne s’est pas offusqué du refus de celle-ci. La réputation de l’endroit est primordiale à ses yeux et il tient à conserver celle-ci, refusant d’en faire un simple bar à pute.

C’est un détail qu’elle n’a pas divulgué à son père, connaissant d’avance sa réaction. Irina n’a pas de souci moral avec ce genre d’activités. Il est évident que chacun des hommes et des femmes qui proposent ses charmes le fait de manière volontaire, cela lui suffit. Sacha Mondiakeff est l’organisateur de la soirée, ce n’est pas la première fois qu’il privatise le bar aussi Irina le connait-elle de vue tout comme certains de ses invités dont une poignée est considérée avec une déférence évidente. Les consignes pour ces VIP sont strictes. Ne leur poser aucunes questions, répondre à leur demandes et ne les importuner en rien sous peine de voir leur contrat résilié sur le champ. Cela convient parfaitement à la danseuse qui louvoie entre eux, pour prendre les commandes, retirer les verres vides ou les remplir selon les envies.

Une brève minute de silence surprend Irina alors qu’elle était en train de vider son plateau dans l’arrière salle. Le temps qu’elle retourne dans la pièce principale, les conversations ont repris mais les regards et les salutations ont convergés vers deux hommes qui viennent d’arriver. Mondiakeff abandonne le petit groupe avec lequel il se tenait pour venir les saluer chaleureusement, donnant une ferme poignée de main au plus âgé avant d’enfouir dans une accolade d’ours le plus jeune. -Monsieur Puchkin, Nikolaï ! C’est toujours un plaisir et un honneur de vous avoir avec nous. Vous êtes les bienvenus et mes invités personnels. Vous êtes ici chez vous.

Dimitri, ayant vu l’arrivée des deux hommes, a chargé le plateau d’Irina de plusieurs coupes du plus fin champagne de la maison, avant de lui faire signe silencieusement de leur proposer les flûtes. Irina a déjà aperçu les deux hommes ensembles dans le bar sans qu’elle n’ait jamais attiré l’attention sur elle, un élément qu’apprécie Gribov, valorisant la discrétion de ses équipes avant tout. Plusieurs des demoiselles tarifées laissent courir des regards appréciateurs sur le plus jeune, dont la silhouette svelte est parfaitement mise en valeur par un costume coupé sur mesure, sans compter l’éclat de ses yeux sombres qui paraissent prendre la mesure exacte de chacun des personnes autour de lui. Oui, l ‘ancienne Etoile peut comprendre leur intérêt alors qu’elle présente le champagne doré. Le plus âgé, Puchkin prend une coupe sans interrompre sa discussion, il ne la voit pas. Elle allait offrir une coupe au second, quand un des clients, déjà bien entamé à la vodka, trébuche. Il serait tombé sur elle si Irina ne l’avait pas aperçu du coin de l’œil. Ses réflexes de danseuse lui servent et c’est avec un pas sur le coté et un mouvement du poignet qu’elle stabilise son plateau sans en verser une goûte. L’ivrogne, lui, ne s’est appercu de rien et a continué sa course titubante jusqu’à un fauteuil où il s’effondre. Irina ne peut retenir un petit sourire de triomphe personnel avant de pouvoir présenter sa coupe à Nikolaï. -Je peux vous servir autre chose si vous avez un alcool que vous préférez au champagne, annonce t’elle d’une voix posée, à la tessiture légèrement plus grave que celle à laquelle on s’attend chez une femme de sa stature. Le regard qu’elle lui adresse est franc et professionnel. Dénué de toutes lueurs inquisitrices. La curiosité est un défaut dangereux dans la Moscou de Poutine.
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J'ai 35 ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis Homme de main et fils adoptif de Oleg Puchkin, grand mafieux de la ville et je m'en sors plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.La seule chose qui m'intéresse est de voir la fierté dans les yeux de mon Père adoptif. Il m'a tout donné et j'essaie de lui rendre. (Le reste de la description est à venir)



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Moscou presque 30 plus tot.

Le coup de poing l’avait sonné le faisant tomber au sol brusquement. Bruit sourd qui s’échappait d’une respiration privée de rythme. A terre, il regardait le sol de la salle d’entrainement sombre qu’il découvrait depuis deux jours. Il avait mal, il était groggy, il voulait partir, des larmes coulaient sur son visage tuméfié. Partir pour où ? Il n’avait nul part où aller. Sa tête fut tirée en arrière par sa chevelure noire de jais brisant la ligne droite de son corps maigrelet . – Alors petit on pleure déjà. Tu ne mérites surement pas que je m’intéresse à toi. Six ans et toute sa vie passée à l’orphelinat. Trop vieux pour être adopté jusqu’à ce jour. – Vous m’avez fait mal monsieur – Mal ? Le mot est éraillé dans la voix de l’homme qui le surplombait, il puait le tabac et le parfum de luxe – Tu sais ce qu’est- d’avoir mal ? Moi je vais te montrer. Les petits bras cachèrent son visage espérant parer gifle ou coup de poing. C’est alors que le coup parti, non vers son visage de poupon, mais vers ses côtes droites. Il sentit les doigts puissants de l’homme appuyer fortement, attrapant une cote pour tirer aussi fort qu’il le pouvait. Le monde tournait, le garçonnet ne pouvait meme pas hurler tant la douleur était intense et s’écroula sur le sol quand l’homme le lâcha comme un fétu de paille alors que le sang tachait son tee shirt – Ca c’est avoir mal Petit dit l’homme en se relevant. - Le monde ne te fera jamais de cadeau, à toi de voir si tu te laisseras bouffer. La nuit te portera conseil. Il s’éloigna ignorant les hurlements de douleurs et la porte se refermait sur un dernier cri qui résonna dans la salle vide

Nuit de souffrance promise et intense. Hurlements de douleur à chaque respiration. Fièvre, délire, et encore des cris. Et de la colère, tellement de colère, pas étonnant qu’on ne l’adoptait pas si il était si faible. Non il ne laisserait pas l’homme le ramener là-bas. Jamais. Il tenta de se relever un peu, mais la douleur coupa son souffle et le petit corps retomba inerte sur le parquet.

Le lendemain à l’aube la porte s’ouvrit sur deux hommes, dont un qui était celui de la veille. Le jeune garçon était assis sur la tapis se tenant le coté, respirant à peine, le corps frêle et blanc cadavérique couvert de fièvre et de sang. Mais il ne pleurait pas, il ne pleurait plus, il tremblait simplement de faim, du sang perdu, de la fatigue et de douleur, mais il ne pleurait plus. L’homme s’agenouilla à ses cotés, portant une main chaude sur la joue tremblante il releva le visage enfantin vers lui. –Je suis fier de toi. Très fier. Ça aurait dû lui faire peur à ce petit gars, mais son regard noir sonda celui de l’homme avant de tenter un sourire. L’autre homme s’agenouilla aussi retirant avec précaution le tee shirt ensanglanté il regarda l’hématome noir et l’os sorti On doit l’emmener à l’hôpital le ton de l’homme était plus empressé, inquiet. Puchkin acquiesça et aida même à relever l’enfant. Si ses gestes de la veille étaient aussi durs que le roc, brutalisant ce petit corps, il était là profondément délicat. Il posa ses deux mains sur les épaules du jeune garçon : - maintenant tu es mon fils, je vais faire de toi un homme Nicolaï. Tu n’auras plus jamais à avoir peur.

Aujourd'hui.

La pièce était blanche et lumineuse, ouverte sur l’extérieur par de hautes baies vitrées dont le sommet était arrondi en arc de cercle. Le paysage était d’une même teinte uniforme de neige tombante encore alors que la nuit s’élevait sur la bâtisse. Blanc et noir, noir et blanc. Reflet sur un parquet surement datant du temps de Romanov coupait l’eternelle blancheur des murs, ainsi que le tapis de sol qui s’étendait presque sur toute la surface d’un noir de jais. Seul deux fauteuils en bois et tissu pour meuble, un tourne disque posé au sol dont la musique s’élevait avec force et une serviette qui trônait négligemment à ses côtés.. La haute cheminée allumée était le seul éclairage qui illuminait la pièce.  

Beethoven - Symphony No.7 in A major op.92 - II, Allegretto. https://www.youtube.com/watch?v=vCHREyE5GzQ&list=RDGMEM8h-ASY4B42jYeBhBnqb3-w&index=4

Au centre des tapis un corps étendu les bras en croix alors que Beethoven emplissait le calme de la pièce. Aux trompettes, le corps se mit en mouvement, les bras s’étirant au-dessus de sa tête, son corps s’arque-bouta en se relevant . Un arc de cercle de son dos presque parfait , ses genoux se pliant un peu pour lui donner l'élan de se propulser pour relever son corps quasi à la verticale. Un poirier à bout de bras, avant qu'il ne fléchisse les bras , son torse nu effleurant le sol sans le toucher. A nouveau, il se retrouva la tete en bas, exerçant plusieurs fois les mêmes positions. Pompes poirier pour ce corps longiligne. faux mince, mais d'une musculature délicatement proportionnée.

Bach suite pour violoncelle ; n°1
https://www.youtube.com/watch?v=2CM_J3r-Nt4&list=RDGMEM8h-ASY4B42jYeBhBnqb3-w&index=2

Bach et ses violoncelles. Le mouvement plus rapide Il retomba sur ses pieds avant d'effectuer une roulade le menant à un couteau posé sur le tatami sombre. Il s'en saisit venant en des mouvements amples et aléatoires sous les coups imaginaires d'un ennemi se positionner derrière le mannequin de bois tranchant le bois au niveau de la tete. Puis il s'éloigna trouvant un second ennemi, un pied d'appui, un autre, de droite à gauche, de gauche à droite, se pliant à moitié , capoeira qui ne dit pas son nom et effectuée avec des gestes propres au jeune russe. Technique acquises pour tuer de façon plus propre et plus brutale. Un coup au coeur plantant la lame dans le bois tendre. Couteau qu'il laisse en place se faufilant devant le troisième ennemi.

Adagio d'Albinoni:
https://www.youtube.com/watch?v=XMbvcp480Y4&list=RDGMEM8h-ASY4B42jYeBhBnqb3-w&index=3

Son tibia percute le corps en bois, une fois, deux fois, visant les côtes fragiles, malgré le bleu qui s'étend sur son mollet. Il ressent la douleur, mais elle ne s'impose pas. Un recul, bon en arrière en un mouvement de gymnaste , un dos qui se courbe encore pour s'appuyer sur ses mains, et des pieds frappant en roulade le corps de bois avant qu'il ne retrouve son equilibre. Sans attendre il se projette devant lui, bras en avant, équilibre sur ces derniers, venant attraper de ses jambes le mannequin et faire basculer le lourd bois l'achevant en montant sur lui, un coup sec au niveau du cou.

Il s'étend de son long étirant les muscles contractés alors que des applaudissements se font entendre à l'entrée de la pièce. Nicolaî ne regarde pas son visiteur poussant à nouveau pour se remettre sur ses pieds , la musique qui emplissait la pièce coupée nette par l'homme qui prit place sur une chaise
. - J'aime de l'amélioration dans la perfection. La tête de l'homme acquiesçait en meme temps que ses paroles. Nicolai poussa un souffle chaud, étirant légèrement son cou avant de venir chercher sa serviette. - Tu as fais un bon travail en Arabie. On a put récuperer l'argent qu'il nous devait. Mais ton message a été limpide pour qui voudrait me trahir Le silence du jeune homme répondait à cette tirade paternaliste et paternelle. - Demain on parlera d'un autre problème mais ... Allez Puchkin frappa dans ses mains.- Va te doucher ce soir c'est Sacha qui nous invite.

Il y avait près d’une heure de voiture jusqu’au centre de Moscou depuis la résidence de Nicolaï. Un laps de temps assez long pour que la discussion s’élève et se taise plusieurs fois. Nicolaï ne parlait jamais vraiment beaucoup,  On lui avait appris le silence attentif, le détail que l’interlocuteur donnait sans même le savoir. Une main forte se posa sur son épaule alors qu’ils approchaient le club :
- Fils, Sacha t’aime beaucoup essaie d’être gentil avec lui. Et amuses toi. En clair, pas de cassage de gueule s’il y avait trop de familiarité. Sacha était le neveu de Yourgi Oriev Autre grand ponte de la mafia russe et avait pris Nicolai en qualité de frère de cœur dès leurs 10 ans et la première rencontre, bien que ce dernier n’ait jamais fait de gestes en ce sens. Ils étaient de parfaits opposés . Sasha tout dans le bling bling doré et extravagant avec des fêtes à n’en plus finir. Nicolai dans la classe discrète et un caractère à la limite dépassée du sociopathe.

Le club avait été semi-privatisé pour l’occasion. Puchkin entra le premier dans la salle du club, suivit à deux pas de Nicolai. De suite, deux jolies jeunes femmes se précipitèrent dans ses bras, surement des habitués du lit du mafieux.  Mais le silence se fit à son arrivée. Voilà pourquoi il n’aimait les fêtes « publiques ». On le connaissait, on le reconnaissait. Et il était dévisagé à mi chemin entre le monstre et la créature bizarre qu'on doit éviter ou amadouer. Il n'aimait pas ça. Sasha au contraire vient directement le gratifié d'un "calin" de bienvenue. Ce qui eut pour effet de le tendre un peu plus avec irrépressible envie de se barrer. Il sentit sur lui le poids du regard de Puschkin et dut se résoudre à un vague sourire, ou étirement des lèvres pour répondre à celui du jeune homme. - Merci de m'avoir invité. Articulation difficile. OH tu plaisantes ? on va se faire une soirée entre frères ! Installez vous. - Sacha, Sacha, demain je dois voir ton Père, tu lui diras? - Bien sur monsieur Puchkin - Tu vois les affaires sont ...

Le champagne arrivait servit sur un plateau, ce ne fut pas pour autant que la conversation s'interrompit. Chacun et chacune savait ici qu'il ne fallait pas avoir trop de curiosité et que les oreilles devaient rester fermées. . - Compliquées en ce moment, certains se croient dotés de passe-droit, Nicolai va passer quelques messages, mais je ne voudrais pas empiéter sur le territoire de ton Père tu comprends. Nicolai écoutait toujours saisissant que dès le lendemain il aurait à faire couler du sang.

Le bras tendu pour prendre la coupe de champagne, il eut à peine le temps de le relever pour ne pas toucher l’homme qui venait de leur foncer dessus en titubant. Une vague de colère l’aurait submergé face à ce manque de respect, mais le geste gracieux de la jeune serveuse et son sourire bloquèrent son instinct naturel, emprunt à la violence. Il était .. intrigué par un charme naturel , sans vulgarité, discret mais en meme temps apportant un charisme définitivement charmant.  Elle avait posé sur lui un regard qui n’était pas celui des autres personnes du club, professionnel et sans jugement. Une rareté . Et ce sourire de triomphe. Surement pour la première fois depuis des années il sourit. Sincèrement. Presque amusé. La tete du jeune homme secoua légèrement en prenant la coupe offerte – Le champagne est parfait. Merci mademoiselle il lu le nom sur le petit badge doré –.. Irina. Le duo fut bientôt trio quand Puchkin posa un bras sur les epaules de la jeune femme– Mon petit tu m'amènes à manger, je meurs de faim . Nicolai ? Deuxième instant où il secoue la tete – Comme tu veuxIl relâcha la jeune serveuse donnant une petite claque sur ses fesses et reprit les bras des autres femmes moins .. coincées . Ensemble ils se dirigèrent vers un coin plus privé du club, des canapés en U rouges entourant quelques tables noires. Nicolai inclina légèrement la tête pour prendre congé de la jeune femme suivant Puchkin qui continuait à parler sans filtre de la journée du lendemain. .



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« Les gens s’en vont, mais la façon dont ils sont partis reste »
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Irina Volkof
J'ai 34ans ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis professeur de danse classique et je m'en sors pas suffisamment pour vivrem donc je travaille aussi en tant que serveuse.  Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, sans trop me poser de question

Danseuse étoile pour le Ballet Bolchoï de Moscou, elle allait démarrer une carrière internationale quand une blessure à la cheville met fin à ses ambitions. Après une longue période de remise en question qui frôle la dépression, elle finit par ouvrir un petit studio de danse au rez de chaussée de l’immeuble dont son père est propriétaire. Irina découvre qu’elle aime enseigner et s’épanouit dans cette voie bien qu’elle danse rarement elle-même et se cantonne strictement dans un rôle de professeur, refusant les nombreuses sollicitations pour donner des galas ou démonstrations privées. Elle mène sa vie en toute légalité et si elle a conscience que la société moscovite cache des remous bien sombres, elle s’en tient à l’écart. Trois soirs par semaine, elle travaille dans un bar de la ville et il lui arrive de faire des remplacements dans d’autres établissements.


Kate Beckinsale  Blaz

Une mini catastrophe venait d’être évitée dans le silence et sans attirer l’attention sur elle. Exactement comme l’aime Irina. Le monde des serveurs est truffé de non événements dont personne ne s’aperçoit qu’ils ont été gérés par un personnel presque invisible. Sauf pour les clients les plus observateurs ou qui se trouvent sur la trajectoire des éléphants dans les magasins de porcelaine. Nicolaï Tarasov fait partie de ceux là, l’ancienne danseuse en mettrait doigts au feu. Si il ne fait aucun commentaire sur l’homme qui a failli les prendre pour des quilles de bowling, le peu qu’il laisse filtrer est une indication suffisante. Malgré un demi sourire aux lèvres, ses yeux n’ont rien perdu de leur sérieux et de leur concentration. Elle connaît son nom, comme la plupart des employés réguliers. Sacha Mondiakeff est l’un des patron les plus influents du club et il ne fait pas de mystère de l’affection particulière qu’il éprouve pour le cadet. Il n’est pas rare de le voir aux soirées qu’il organise. Qu’il soit dans l’ombre d’Oleg Puchkin à chacune apparitions publiques de l’oligarque russe renforce sont aura de mystère et de crainte diffuse dont se régale les autres serveuses. Qu’il ne soit pas désagréable à regarder est un bonus non négligeable. Contribuant à faire du jeune homme une source d’attraction considérable de la part des abeilles industrieuses de l’endroit. Ce dont elle a décidé de ne pas se mêler depuis ses premiers jours dans le bar.

Irina n’écoute ni les conversations, ni les rumeurs. Règle cardinale dont les autres serveuses se moquent gentiment, trouvant souvent la jeune femme un peu trop sérieuse. La taquinant sans merci sur son manque d’intérêt pour les relations romantiques, durables ou éphémères. Elle a beau leur répéter qu’elle n’a juste pas le temps pour ce genre de distraction, cela ne semble pas les empêcher de lui demander son avis sur les clients acceptables qu’elles croisent. Et elle peut sentir leurs regards de commère qui ne la quittent pas d’une semelle pendant leur bref échange. -Passez une bonne soirée, monsieur Tarasov, monsieur Mondiakeff y tient. -Elle allait se retirer vers les cuisines quand son mouvement est suspendu par un bras qui se glisse familièrement sur elle. Soigneusement, son visage demeure un masque courtois et professionnel. Pas de mouvements brusques, pas de dégagement, pas même un raidissement du corps qui pourrait indiquer le malaise qu’elle ressent à ce contact physique qu’elle n’a pas demandé. -Tout de suite, monsieur Puchkin. -Les mots s’échangent par-dessus sa tête. Elle les entends mais ne les écoutent pas. Refuse de les comprendre. Ce monde là ne la concerne pas et elle ne désire pas glisser un ongle dans un égrenage aussi mortel. Une claque distraite sur ses fesses dont l’auteur paraît ne pas être conscient tant c’est un comportement ancré dans ses habitudes. La salutation du plus jeune la surprend et elle y répond avec un léger temps de retard alors qu’il est presque retourné. Les deux hommes s’éloignent vers l’une des alcoves de la salle qui leur offrira un semblant de privauté plus accru.

Irina exhale lentement avant de se diriger vers les cuisines. Où elle est accueillie par un trio de jeunes femmes qui s’activent entre le bar, le service en salle et l’arrière salle. L’une d’elle agite l’index vers elle et dans une voix chantante -Irina, rina…. On veux touuuut savoir de.. -d’une main ferme, la brune ne se laisse pas dévier. -Non, les filles. Rien à savoir, rien à discuter. Il s’agissait juste d’une coupe de champ… -Arrete, il t’a totalement fait les yeux doux, ajoute une seconde. Avec un sourire dépité, elle secoue la tête, passant la porte pour satisfaire la demande de nourriture. C’était sans compter la troisième qui frissonne exagérément. -Non, mais vous savez qui c’est ? Je veux dire, vraiment ? Il me fait peur avec ses yeux noirs qui ne sourient jamais. C’est pas un homme pour toi, Irina. Il parait qu’il est super dangereux. Mon cousin m’a dit que… -Ca suffit ! -Et cette fois la pointe d’exaspération n’est pas feinte. -Je lui ai servi une coupe de champagne ! POINT !  Vous allez arrêter de cancaner sur tous les clients, là ? – C’est ce qu’on t’explique ! Il est PAS comme tous les clients, lui.

La porte qui se referme coupe définitivement le flot de parole qui ne voulait pas se tarir.  Elle fait part au chef des instructions plutôt vagues de Puchkin, qui ne s’en formalise pas. Il semble avoir une idée précise de ce qu’aime l’industriel et en une quinzaine de minutes, il réunit sur le plateau d’Irina divers amuses bouches et délicatesses. Si le caviar russe est bien présent entre autres mets de gourmets et hors de prix, il y a aussi étonnamment un assortiment de Pirojki. Les petits pains populaires dénotent. Après un bref instant de réflexion, Irina se mêle de ce qui ne la regarde pas. – Piotr, est ce que tu peux me mettre un bol de ton cappuccino de champignons aux truffes ? -Pourquoi ? Elle l’ignore. Impulsion qui ne lui correspond pas vraiment. Quelques minutes plus tard, elle dépose sur la table les assortiments divers à portée des deux hommes et leurs accompagnatrices. Sans regarder Nicolaï, elle présente devant lui le consommé, prenant quelques secondes pour rapper de la truffe fraiche en plus celles qui entre dans sa composition, sans le regarder plus ou moins que les autres personnes attablées. -Avec les compliments du chef. -Ce qui s’étend à l’ensemble des plats et non uniquement à celui qui n’avait pas été réclamé. Sans en rajouter, elle se retire, leur permettant de poursuivre leur conversation qu’elle n’a pas vraiment interrompu.

Le reste de la soirée s’est déroulée sans anicroches malgré un ou deux abus de vodka qu’il a fallu discipliner, et ce ne sont pas les serveuses qui s’en sont chargées. Incidents qui font partis du paysage et qu’elles ne remarquent même plus. Vers 3h du matin, la soirée commence à s’éteindre ou  à se diriger vers des lieux plus propices aux débordements en tout genre que la Zveda n’encourage pas. Dimitri Gribov tient beaucoup trop à ce que son club garde une réputation d’établissement select. Si il tolère certaines drogues, certains usages, ce n’est pas un lieu de piquouze ou un bordel. Malgré la présence de compagnie tarifée, elles sont surtout là pour être des eye candy consommées ailleurs ou en toute discrétion. C’est un lieu sur. Et il a construit sa fortune sur ces éléments. Il a donné congé à ses employés, laissant la place aux équipes de nettoyage maintenant que les derniers invités de Sacha Mondiakeff sont partis, s’égaillant dans la nuit moscovite en berlines de luxe, coupés de sport tape à l’œil ou limousines blindées selon les gouts et les fortunes. Irina s’est changée et enveloppée dans une pelisse qui la protège du froid mordant de la nuit. Elle a du régler quelques détails, la retardant et l’empêchant de prendre le dernier bus noctambule. Il est hors de question qu’elle rentre à pieds. Si la distance n’était pas déjà suffisamment rebutante, son chemin la forcerait à passer par des quartiers qui sont promesses de coupe gorges et agressions. Soufflant sur ses doigts qui n’apprécient guère le changement de température, elle finit par se décider pour appeler un taxi. Tant pis pour la dépense inutile, mais il est hors de question de réveiller son père pour une broutille pareille.



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Au vu de l’heure tardive, de la neige qui tombe de plus en plus dru, si elle doit attendre moins de vingt minutes, la jeune femme aura de la chance. Elle est lasse de ses longues heures débout, sans être non plus épuisée, le corps et l’esprit habitués à des cessions de travaux intenses. Négligemment, elle chasse les flocons qui se perdent dans sa chevelure et fondent au contact de son visage. Elle savoure avec plaisir le calme profond de la nuit qui l’enveloppe. Derrière elle, les lumières du club finissent par s’éteindre, sauf celles qui serviront pour les petites mains discrètes qui remettent tout en ordre pour le lendemain. Seule, au dernier étage, brille vraiment la fenêtre voilée du bureau de Dimitri, il doit sans doute mette en jour les comptes ou elle ne sait quoi. Les étoiles glacées flottent, parfois pris au piège des rayons lumineux des lampadaires  à quelques centaines de mètre d’elle, pour s'échouer sur le sol où elles rejoignent leurs soeurs perdues, laissant sa silhouette dans une pénombre choisie, la rendant à peine visible. Elle sort ses écouteurs et bientôt dans une bulle qui se crée autour d’elle, l’ouverture du Lac des Cygnes dont elle connaît les notes par cœur.  Sensation douce amère, entre souvenirs de joies intenses sur les parquets des différentes salles où elle a dansé et brutalité d’une réalité qui lui a coupé les ailes. Le reste de Moscou se fond peu à peu sans qu’elle ne prete attention à ce qui peut se dérouler autour d’elle, attente sereine du véhicule réservé. Tapant parfois d’un pied botté sur le trottoir recouvert d’une fine couche de neige fraiche pour éviter de s’engourdir de trop.
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Calville
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Nicolaï Tarasov
J'ai 35 ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis Homme de main et fils adoptif de Oleg Puchkin, grand mafieux de la ville et je m'en sors plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.La seule chose qui m'intéresse est de voir la fierté dans les yeux de mon Père adoptif. Il m'a tout donné et j'essaie de lui rendre. (Le reste de la description est à venir)



JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d'arc en ciel
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- Oui. Il y tient toujours
. Réponse monocorde à une remarque de la jeune serveuse sur le souhait de Sacha de le faire "s'amuser" . Ce dernier n'avait toujours pas compris  que Nicolaï ne s'amusait pas à ce genre de fête. Pénitence obligatoire par Oleg Puschkin. Arme qu'on exhibe en prévention. C'était ce qu'il était. Point. une nuance pourtant. Cette fille devant lui. Une discussion sans tension entre deux êtres qui se rencontrent. Il n'y avait ni plus ni moins, peut-etre un regard qu'il avait appuyé sur cette femme qui avait eu envers lui un professionnalisme parfait. Sans oublier le charme discret et véritable qu'elle dégageait. Mais comme tout ce qui peut être beau et calme, Puschkin vient briser la légère mélopée en demandant - ou ordonnant - qu'on lui apporte un repas mettant mal à l'aise la jeune femme par son geste familier, un geste qu'il avait fait à des centaines de femmes, retrouvant dans la proximité la peur qu'il inspirait aux autres.

Nicolai avait observé Irina durant ce bref laps de temps. Bien qu'il sentait en elle l'envie de se dégager d'un bras trop proche, elle ne bougea pas, restant professionnelle jusqu'au bout. Presque un exploit. Et puis Le mafieux s'était éloigné avec ses deux blondes, bras autour de leur taille. Nicolai restant sur ses talons après un bref regard de salut pour la jeune femme, un salut qui lui fut rendu du coin de l'oeil. Les affaires étaient au centre de la "Fête". Puschkin avait un plan bien précis pour les semaines à venir, et il devait mettre au point les détails importants. Que tous, ou presque, soient venus pour s'amuser, boire et trouver une compagne pour une nuit, cela lui passait au dessus de la tête.

Le jeune homme avait retiré le long manteau de laine noire qu'il portait pour supporter le froid d'un hiver rigoureux, et était assis, passant son regard sobre d'un interlocuteur à l'autre à mesure qu'ils échangeaient. Attentif, sur le qui-vive, prenant chaque détail pour assembler un puzzle des actes à venir. Des policiers corrompus à payer, des "amis" à aller voir, des trafics en tout genre allant des putes à la drogue, tout y passait sans faire attention aux paroles prononcées devant témoins. Tous autour de la table savaient que c'était la Loi du coin. C'était leur Loi. Celui ou celle qui parlerait se retrouverait avec la gorge tranchée. La jeune blonde assis à gauche de Puschkin eut un murmure de sa part et changea de position pour venir auprès de Nicolaî. Une promesse d'une nuit tarifé, offerte par son patron et Père. Un simple signe négatif de la tete arrêta ses mains qui allèrent se poser sur lui, sous le regard réprobateur du Ponte, un regard lourd de sens, mais il n'en dit pas plus. Il reprit contre lui la jeune femme alors que Sacha commençait à sortir des sentiers battus en racontant hilare ses derniers exploits sur le renforcement de son réseau.

C'est alors que le repas demandé fut apporté par la jeune femme qu'il avait rencontré à son entrée au club. Elle déposa les plats de caviar, de Pirojki , de saumon et autres mets délicats, Un plat inhabituel fut déposé devant lui, presque pour lui. Un bol de cappuccino de Truffe et truffe rappée. Ce n'était pas dans les goûts de Pushkin, le chef le savait parfaitement, mais plus dans les siens. Ses onyx posées sur Irina sans que celle-ci ne croise son regard. Il sentait pourtant dans ce petit bol, quelque chose d'elle. Léger et voluptueux. Il se servit savourant le mousseux de la truffe avec son craquant. Une saveur appréciée à sa juste valeur. Ce n'est qu'au moment où le jeune homme parti aux toilettes que Puschkin - d'un signe de la main - fit venir Dimitri Gribov. Il avait remarqué le geste de la jeune femme et n'appréciait pas du tout qu'elle ait prit cette initiative envers son protégé. Il n'aimait pas ce genre de fille qui réfléchissait trop.
 - La fille * du menton il désigna Irina qui servait au bar un cocktail - C'est qui ? - Irina ? Un leger silence Oleg attendait la suite. - C'est Irina Volkof, Elle travaille ici depuis plusieurs années. La voix moins assurée - A t-elle été désobligeante Monsieur Puschkin ? Le Puschkin en question secoua la tête et d'un petit geste de la main le congédia.  Irina Volkof, un nom qu'il n'oublierait pas.

La soirée avançait. Et si Oleg Pushkin était parti depuis près d'une heure avec ses deux blondes et une Limousine qui était venue le chercher, Nicolai lui, était resté. Non pour profiter de la fête mais il avait une affaire à régler avec Dimitri Gribov. Durant deux bonnes heures, ils discutèrent des points importants qu'avaient soulevé son patron. Une mise en garde qui s'en suivi. Gribov devait mieux choisir ses clients. L'un d'eux avait voulu vendre certains ... secrets. A prix fort. Il n'en avait pas eu le temps, mais c'était un signal qui avait alerté Oleg. Gribov n’était pas responsable bien sur, mais il fallait que cela retombe sur quelqu'un. Durant ces deux heures donc, Le duo Nicolai/Dimitri firent le tour des habitués et nouveaux clients de ses établissements.

Trois heures.
Tout ce qui devait être dit le fut. Et c'est a cette heure tardive sur Nicolaî reprit son manteau, et sortit en le refermant. Le froid était piquant et vif, il s'avança jusqu'au trottoir levant son regard pour contempler la neige tomber dans le calme de la ville endormie. Le blanc sur la route était immaculé de traces de roue, les bruits assourdis par cette moelleuse couverture froide. les flocons étaient assez gros et lourd, et tombèrent sur ses épaules le temps de son observation. Il aimait bien ça, en fin de compte. Il plongea la main gauche dans sa poche en retirant un paquet de cigarette et un briquet en argent qui brillait sous le lampadaire. C'est avec le meme calme que le temps qu'il alluma sa cigarette et tira une longue bouffée avant de se diriger vers son Audi de luxe et blinde, bien sur. En passant, une ombre sur sa gauche le fit s'arrêter, reculer d'un pas. Il n'aimait pas les ombres. Elles pouvaient être dangereuse. Mais pas celle-ci. C'était la jeune serveuse du club qui attendait surement depuis un moment vu le petit tas de neige qui se formait sur ses épaules. Il la regarda quelques secondes. Elle dans la semi obscurité, lui dans la lumière. Elle semblait plus frêle qu'au bar, plus fine. Elle l'intriguait. Avant de lui demander d'un index, qu'il tapota sur sa propre oreille, de retirer son écouteur. Il avait envie de lui parler sans que Pushkin ne soit là.

- Je vous remercie. Pour le bol. Il n'y avait pas de doute possible dans son esprit et cette attention avait eu son petit effet sur le jeune homme peu habitué à ce genre de geste envers lui.

- Je crois
* il regarda le calme de la rue sans qu'aucun phare ne vienne troubler la pénombre des rues adjacentes* - qu'il n'y a plus de transport à cette heure, je peux vous raccompagner si vous désirez. C'était une proposition simple. Mais inédite pour lui. Il n'était pas ce genre d'hommes, et ne proposait jamais à ce genre de femmes de les raccompagner.



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J'ai 34ans ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis professeur de danse classique et je m'en sors pas suffisamment pour vivrem donc je travaille aussi en tant que serveuse.  Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, sans trop me poser de question

Danseuse étoile pour le Ballet Bolchoï de Moscou, elle allait démarrer une carrière internationale quand une blessure à la cheville met fin à ses ambitions. Après une longue période de remise en question qui frôle la dépression, elle finit par ouvrir un petit studio de danse au rez de chaussée de l’immeuble dont son père est propriétaire. Irina découvre qu’elle aime enseigner et s’épanouit dans cette voie bien qu’elle danse rarement elle-même et se cantonne strictement dans un rôle de professeur, refusant les nombreuses sollicitations pour donner des galas ou démonstrations privées. Elle mène sa vie en toute légalité et si elle a conscience que la société moscovite cache des remous bien sombres, elle s’en tient à l’écart. Trois soirs par semaine, elle travaille dans un bar de la ville et il lui arrive de faire des remplacements dans d’autres établissements.


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L’attente sous la neige et dans la nuit sombre ne dérange pas Irina. Au contraire, malgré une fatigue latente, elle apprécie la sérénité de cette fin de soirée après l’agitation de la soirée. Si elle n’a rien d’une claustrophobe, créer autour d’elle une bulle de calme et de silence uniquement rompue par les notes immortelles de Tchaïkovski lui permet de se débarrasser du stress et de la rigidité qu’elle maintient dans le cadre de la Nevzda et plus encore lors des soirées de Mondiakeff. Par moment, distraitement, elle chasse les flocons qui s’accumulent sur ses épaules et ses mèches sombres, sans que leur fraîcheur ne la dérange vraiment.

Dans un coin de son esprit, elle fait le tour de sa journée du lendemain. Le dimanche est toujours plus tranquille avant la reprise des cours privés du Lundi. Peut être un peu de patin à glace sur l’une des patinoires à ciel ouvert qui sont installées par la ville pendant l’hiver. Un mince sourire, cela dépendra du temps qu’elle passe à dormir. Un déjeuner avec son père, brunch tardif dont ils ont pris l’habitude quelques années après qu’elle ait quitté le domicile paternel. L’après midi, peut être retrouver quelques amies ou une ballade dans la campagne moscovite… Elle aime cette coupure dans son emploi du temps si millimétré le reste de la semaine. La jeune femme pensait être seule dans la rue quand une silhouette se matérialise non loin d’elle. D’abord seulement visible par l’incandescence de sa cigarette, ses contours se précisent jusqu’à ce qu’elle puisse reconnaître Nicolaï Tarasov lorsqu’il passe dans le faible halo du lampadaire avant qu’il ne se rapproche d’elle.

Il n’y a pas de peur dans son esprit mais une pointe de surprise, elle était persuadée que toutes les voitures des invités avaient déjà déserté les lieux depuis une bonne heure. L’ancienne danseuse a cessé d’avoir peur de ce qui pourrait produire lorsque sa cheville s’est brisée lors d’une mauvaise réception d’un saut. Le pire venait de se produire et toutes ses appréhensions passées n’ont rien pu faire pour l’éviter. Tout comme la mort de sa mère n’avaient pu être éviter par toutes les craintes et les peut-être. Non. Elle a pris le parti de ne plus redouter des événements qui ne sont que des possibles pour se concentrer sur ceux qui se trouvent devant elle. Ce qui ne signifie pas se comporter naïvement ou ne pas tenir compte des informations dont elle a connaissance. La réputation de Nicolaï est celle d’un homme dangereux qu’il vaux mieux de ne pas insulter. Il a dans son ombre les murmures d’un croque mitaine digne des contes de Grimm. Cependant, elle ignore les faits qui supportent ces rumeurs et préfère toujours se faire sa propre opinion dans ce genre de cas. N’a pas l’intention de l’interroger sur ce point. Tout comme elle ne le condamnera pas par vindicte populaire. Pas sans avoir de bonnes raisons personnelles.

Son geste a une signification limpide et Irina retire les écouteurs de ses oreilles. Dans le bref silence qui s’installe entre eux, le temps qu’elle tourne la tete vers lui et qu’il engage la conversation, la mélodie de la Variation du Prince Sigfried s’élève entre eux. En fermant les yeux, elle pourrait presque voir Noureev. Regret éternel de n’avoir jamais pu le voir danser en personne, se consolant par les anciennes vidéos existantes. Un petit sourire malicieux nait autant sur ses lèvres que dans le regard clair qu’elle pose sur lui à sa remarque. -Je ne sais pas de quoi vous parlez. -Répond elle, en parfaite innocence. Elle ignore comment il a fait le lien, mais elle n’a pas envie de faire une affaire d’état. Surtout qu’elle a répondu à une impulsion qu’elle n’a pas cherché à décortiquer. -Est-ce qu’il était à votre goût ? -Ne peut-elle se retenir de demander, le pétillement dans ses prunelles s’accentuant d’un ton. Elle aime la courtoisie dont il fait preuve à son égard tout comme ses manières posées.

Cependant, sa remarque suivante la prend un peu au dépourvu. Et plus encore la proposition qui suit dans la foulée. Rapidement, elle consulte son téléphone et l’application dont elle s’est servie pour réserver son taxi. Cela contredirait à toutes ses règles et ses principes de lui permettre de la raccompagner et Irina n’envisage pas d’accepter. -Je vous remercie, cela ne sera pas la peine. Mon taxi devrait arriver dans les quinze minutes. Je vous souhaite une belle fin de soirée. -Le ton est aussi ferme que doux. Son sourire n’a pas chancelé alors qu’Irina exprime sa volonté en toute tranquillité. Un refus qui ne peut être compris autrement, même en faisant preuve de la plus mauvaise foi
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J'ai 35 ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis Homme de main et fils adoptif de Oleg Puchkin, grand mafieux de la ville et je m'en sors plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.La seule chose qui m'intéresse est de voir la fierté dans les yeux de mon Père adoptif. Il m'a tout donné et j'essaie de lui rendre. (Le reste de la description est à venir)



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Il n'aurait pas du stopper sa marche pour rejoindre la voiture et passer à coté d'elle en la remarquant juste assez pour ne pas craindre une arme plantée dans le dos. Oui cela lui aurait correspondu. Mais il s'était arrêté et avait entamé une conversation dont il se sentait un peu démuni. Ses habitudes bouleversées par une curiosité qu'il ne cachait pas. Il n'était pas curieux pourtant. Les écouteurs de la jeune femme retirés et un remerciement dont elle plaisante, avec gentillesse, le regard pétillant d'un humour léger. : - Oh. Vous ne savez pas ? Alors vous remercierez la personne adéquate pour moi. Un regard qu'ils échangeant connaissant tout deux l’instigatrice de ce mets délicat : - Il etait ... * un sourire illumina le visage du jeune homme alors qu'il hochait la tête - Très bon. La question lui taraudait l'esprit . Pourquoi? Mais elle restera simplement une pensée qui s'envole, parfois il vaut mieux éviter de savoir.

Tout comme il aurait dû éviter cette demande de la raccompagner. Proposition lancée sans arrière pensée, et sans même se rendre compte des mots prononcés avant qu'ils ne le soient. Une erreur, assurément, mais si elle venait à accepter, il tiendrait parole. Ce fut un refus net. Sans méchanceté, mais avec une "belle fin de soirée" mettant un terme à leur discussion. Il ne s'attendait pas à ça, C'était évident, et avait ouvert la bouche pour tenter de la faire changer d'avis. Mais rien ne sortit, et il acquiesça simplement en refermant la bouche, n'ayant pas gardé son sourire. Pas vraiment vexé, peut-etre un peu déçu. Un pas en arrière remontant son col autour de son cou suite à une bise un peu plus piquante.
- Bonne soirée Mademoiselle. La cigarette fut à nouveau placée entre ses lèvres alors qu'il s'éloignait d'Irina pour aller quelques mètres plus loin vers une Audi sportive de couleur sombre. Il retira son manteau après avoir déverrouillé les portes, le posa un peu négligemment sur la banquette arrière, et s'installa finalement au volant. Il enclencha la clé, ouvrit la vitre pour laisser sortir la fumée et alluma l'autoradio qui passait le concert de Tchaïkovski en direct. Le son un peu plus fort, il se détendait après cette soirée dont il n'avait pas voulu. Faire semblant était de plus en compliqué. Surtout avec Sacha.

Il souffla la fumée en se calant bien dans son siège, les yeux fermés, le bras pendant simplement à la portière, tenant toujours sa cigarette. Besoin d'une pause. Besoin de se sentir ailleurs. Besoin de réfléchir, même à cette heure tardive. Les actes de Pushkin n'etaient jamais anodin. Meme en temps de fête, il n'avait que sa folie des grandeurs en tete. Une image ..poupée russe qui s’élance sur la piste de danse, vole et s'envole, cygne à l'agonie. Oui. c'est cela. Sa voiture fit marche arrière sur quelques mètres revenant à hauteur de la jeune femme. La tête est passée discrètement à la vitre. Il attendit qu'elle retire à nouveau ses écouteurs. Il la reconnaissait c’était indéniablement elle.


- Irina Volkof c'est bien ça ? Je vous avais vu, il y a longtemps lorsque j'étais .. lorsque que nous étions jeune, au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, C'était la première fois que je voyais un ballet. Vous étiez l’Étoile. C'était un spectacle mis en scène par un jeune auteur local. C'est grâce à vous * il leva l'index vers elle, la désignant* - que j'aime Tchaïkovski.Je le trouvais trop simple, trop peu envieux de nous faire découvrir son état d'esprit, mais en vous voyant danser sur scène avec votre émotion, le charme est arrivé. Les notes du lac des cygnes s'élevèrent un peu plus entre eux donnant raisons à ses paroles sans meme qu'il n'y ait réflechis. Il ignorait la raison de son arrêt dans la danse, elle était talentueuse, véritablement, et pour le jeune ado qu'il avait été, c'était une découverte qui avait changé sa façon d’être. C'était peut-etre pour cela qu'il parlait vraiment, sans faire de paraphrase pour s'exprimer. - je comprend mieux comment vous avez évité cet alcoolique tout à l'heure, vous n'avez rien perdu de votre grâce. Le tout était dit avec un léger sourire nostalgique à ce qu'il avait ressenti. Oui ressenti la toute première fois. Autre chose que la violence. Autre chose que le néant. - Bonne soirée Mademoiselle. Il n'insisterait pas sur sa prime demande, elle avait été claire, polie mais claire dans son refus. Il salua d'un signe de tête remontant la vitre pour rendre sa liberté à celle qu'il avait que trop importuné ce soir, et s'éloigna tranquillement dans la nuit blanche, jetant un dernier coup d'oeil dans le rétro.



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Irina Volkof
J'ai 34ans ans et je vis à Moscou, Russie. Dans la vie, je suis professeur de danse classique et je m'en sors pas suffisamment pour vivrem donc je travaille aussi en tant que serveuse.  Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, sans trop me poser de question

Danseuse étoile pour le Ballet Bolchoï de Moscou, elle allait démarrer une carrière internationale quand une blessure à la cheville met fin à ses ambitions. Après une longue période de remise en question qui frôle la dépression, elle finit par ouvrir un petit studio de danse au rez de chaussée de l’immeuble dont son père est propriétaire. Irina découvre qu’elle aime enseigner et s’épanouit dans cette voie bien qu’elle danse rarement elle-même et se cantonne strictement dans un rôle de professeur, refusant les nombreuses sollicitations pour donner des galas ou démonstrations privées. Elle mène sa vie en toute légalité et si elle a conscience que la société moscovite cache des remous bien sombres, elle s’en tient à l’écart. Trois soirs par semaine, elle travaille dans un bar de la ville et il lui arrive de faire des remplacements dans d’autres établissements.


Kate Beckinsale  Blaz

Cet échange en pleine nuit est un peu surréaliste mais il a la douceur des flocons de neige qui tombent paresseusement sur leurs épaules et leurs cheveux. Irina s’est tournée légèrement vers lui. Elle est étrangement charmée qu’un homme sans doute habitué aux plus grandes tables continue d’apprécier un plat aussi simple qu’un consommé de champignons et de prendre le temps de remercier la personne qui en a été l’instigatrice. Elle a l’habitude d’être invisible dans ce genre événement, de faire partie des murs, en plus d’être corvéable à merci. En toute honnêteté, cela ne la dérange pas. Elle préfère passer inaperçue que d’attirer l’attention d’hommes dont les rumeurs sont des tempêtes sanglantes et des promesses douloureuses. Bien sur, tout les clients de la Nevga ne font pas partie de la pègre. Mais ceux qui sont dans le sillage de Puchkin? Elle ignore qui est exactement le jeune homme qui se tient devant elle, tout comme son rôle précis. Juste qu’il est rarement loin du baron. Suffisant pour qu’elle garde une part de réserve. Surtout compte tenu de l’heure tardive et de son état de fatigue.

Avec courtoisie mais fermeté, elle refuse qu’il la raccompagne. La jeune femme ne se sent pas particulièrement en danger en sa compagnie, mais elle ne souhaite pas lui envoyer des signaux confus. Elle tient aux barrières qu’elle dresse entre les clients et elle depuis qu’elle a commencé à travailler dans divers bars et restaurant de la ville. De plus, elle a appris à ses dépends que mélanger le professionnel et le personnel n’était jamais une bonne idée. La surprise qui se lit sur le visage ne prend pas de teintes offensées. Il ne s’emporte pas de son refus ni ne le prends personnellement. Il ne cultive pas le drame pour le plaisir ou pour son égo et elle lui en est silencieusement reconnaissante.

Elle incline la tête à sa salutation et le regarde rejoindre une berline luxueuse alors que ses mains remettent ses écouteurs. Une fois fait, elle chasse vigoureusement la neige qui s'accumulent sur ses mèches avant de grimacer lorsque certains s’échappent pour venir fondre dans son cou. Contraste dont elle se serait bien passée. Son taxi ne devrait plus tarder et elle hâte de retrouver la tiedeur de son lit. Si la solitude de son appartement lui pèse parfois, Irina s’y appesantit rarement. Malgré la fin de sa carrière de danseuse professionnelle, son emploi du temps reste chargé. Comme elle le veux. La voiture commence à s’éloigner quand les feux arrières s’allument et qu’elle recule de quelques mettre. Légèrement intriguée par ce comportement  -A t’il oublié quelque chose au club dont il a besoin qu’elle aille lui récupérer? - elle se rapproche à sa vitre baissée. Un sourire plus francs sur ses lèvres en reconnaissant les notes qui s’échappent de l’habitacle, étrange écho de ceux qui résonnent près de son cou. Ses yeux s’agrandissent légèrement de surprise à ses quelques mots et une touche de couleur plus nacrée se dessine sur ses joues. Elle ne lui fera pas l’offense d’un “je ne pensais pas que quelqu’un comme vous aimiez le ballet”. Irina a appris qu’il n’y a aucune limite, que la danse et la musique rassemblent les individus aux delas de leurs clivages habituels. Un rire presque mélancolique qui lui échappe.

-Je ne pensais pas que quelqu’un se souvenait encore de ces représentations, vous me flattez. Vous avez raison, je devais avoir à peine dix-sept ans et c’était mes premiers pas sur le plancher d’une scène en tant qu’Etoile. Je ne remercierais jamais Ivan de m’avoir offert cette chance magique. Sincèrement, je suis heureuse si j’ai pu vous transmettre ce que j’ai ressenti à chaque lever de rideau. -Elle ajoute avec une sincérité qui ne peut se produire que dans ces heures muettes de la nuit et entre deux inconnus qui ne sont pas destinés à se connaitre vraiment. - J’espère que la danse et ne cessera jamais de vous émerveiller et de vous entrainer dans ces contes, l’espace de quelques heures. -Sa remarque suivante lui arrache un vrai rire et rompt un peu l’intimité de l’instant qui s’était installé entre eux. - Je vous en remercie. Cela aurait été une perte que ce plateau de champagne s’écrase au sol. -Elle recule d’un pas et ajoute un dernier - Belle fin de soirée à vous, Monsieur Tarasov.

En regardant dans son rétroviseur, il pourra voir les phares du taxi de la jeune femme qui se gare une petite dizaine de mètre derrière eux. Irina ne tarde pas à s’engouffrer dedans, laissant le club retrouver sa quiétude pour quelques heures.

***

Février, quatre mois plus tard.

Irina n’a que rarement croisé le jeune homme depuis leur interlude nocturne. Les quelques fois où il est venu dans l’établissement de Dimitri, rarement seul, leurs interactions sont restées strictement professionnelles et elle n’a pas cherché à nouer un contact plus étroit avec lui, le souvenir de ces quelques minutes s'effaçant peu à peu devant les préoccupations de son quotidien. Son père a contracté une grippe virulente en décembre qui l’a laissé affaibli bien trop longtemps après. Elle a pu constater aussi que des ennuis semblent lui peser. Que des rides d’inquiétudes se dessinent et s’impriment sur son front et que ses sourires atteignent rarement ses yeux. Craignant un problème monétaire, des réparations lourdes ont du être effectuées dans l’immeuble dont il est propriétaire et responsable de l’entretien commun, l’ancienne danseuse accueille  d’avantage d’élèves dans ses cours privés et multiplie ses heures de serveuses. Essayant d'alléger un peu le fardeau qui assombrit sur son père. Malgré ses multiples requêtes, il a refusé de divulguer quoi que ce soit sur ce sujet. Son caractère emporté mettant fin  à la discussion quand il lui a rappelé sèchement qu’il était son père et non son fils et qu’elle n’était pas responsable de lui. Un peu vexée, Irina a mis quelques distances avec lui, lui permettant de respirer comme il l’exige. Ce qui ne change rien aux inquiétudes qu’elle ressent pour lui.

Quand elle reçoit une invitation exclusive pour deux personnes pour la Première d’Emesralda au théatre du Bolchoi, elle sait déjà qu’elle ne pourra pas y assister, s’étant engagée pour servir dans une réception privée ce soir là. C’est Juliette elle même, Tatiana Ossipova, qui lui a envoyé les billets. La jeune Etoile n’a pas oublié ses premières auditions, préparée sous le regard vigilant d’Irina. Qui voient ce soir là le couronnement de son talent. La déception mord légèrement son ventre à l’idée de ne pas pouvoir danser l’une de ses anciennes élèves les plus douées. Tatiana l’a toujours rendu incroyablement fière. Glissant machinalement les invitations dans une enveloppe vierge, elle la glisse dans son sac avant d’aller rejoindre le bar de Dimitri. Pas de soirée spéciale ce soir, et heureusement. Elle est bien plus distraite que d’habitude. Entre le regret de manquer un tel ballet dans quelques semaines, l’attitude secrète de son père, ses journées trop chargées, elle se perds beaucoup trop.

Quand son patron la prend en aparté, elle a une idée, probablement mauvaise, mais si elle ne peut profiter de la soirée à venir, elle connait au moins une autre personne qui en sera ravie. Irina aurait pu proposer les places à n’importe lequel de ses élèves en dernière année ou à l’un de ses jeunes prodiges, cela ne lui vient même pas à l’esprit. Piquant un stylo plaqué or sur le bureau, écoutant à peine les remontrances que Dimitri lui adresse pour avoir servi la mauvaise table, fait un change incorrect et dans l’ensemble être totalement perchée dans la lune depuis plusieurs soirs, elle écrit quelques mots sur une page arrachée au bloc note. “En espérant que la musique de  Prokofiev vous enchante autant que celle de Tchaïkovski. Cordialement I. Volkov. “ Avant de tendre l’enveloppe scellé à l’imposant russe.
-Tu pourrai me rendre un service, s’il te plait?
Soupire plus qu’agacé alors qu’il la dévisage d’un regard sévère. -Est ce que tu as seulement écouté ce que je viens de te dire? Irina! Tu es l’une de mes meilleures serveuses mais depuis quelques semaines…
-Je vais me reprendre, promis, c’est juste une mauvaise passe. J’ai besoin que tu donnes ceci à Nicolaï Tarasov la prochaine fois que tu le vois si je ne suis pas là.
Un silence. Pesant. Perceptible. Troublé.
-Cela me surprend de ta part. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que tu montres trop d'intérêt pour cet homme là.
Il n’a pas oublié le regard et les questions de Puchkin concernant son employé même si il n’a jamais soulevé le sujet depuis. Irina se lève, laisse l’enveloppe devant lui. Peu désireuse d’entrer dans les détails.
-Tu dramatises. C’est juste quelque chose qui pourrait lui plaire, ca n’a rien à voir avec moi.


Avec une moue dubitative, il laisse partir la jeune femme reprendre son service. Et c’est soigneusement qu’il ne l’ouvre pas. Il devait justement joindre Tarasov pour l’informer que l’un de ses clients réguliers se vante d’avoir accès à des sources d’informations et des armes non identifiables. Sans en avoir la certitude, Gribov est presque certain que l’homme en question est une taupe de la police moscovite. Et ce genre de potentielles emmerdes, il les laisse à l'Organisation. Ce n’est pas son rôle de faire de confirmer ou d’infirmer ses doutes. Ni de faire le menage après… questionnement intensif. Non. Lui, il ouvre les yeux et les oreilles et écoute ses intuitions. Qui se révèlent souvent justes. Quand il aura rendez vous avec le jeune homme, à la fin de la discussion avec celui-ci, il lui donnera sans se perdre en commentaire inutile. -Une de mes serveuses m’a laissé cela à votre intention, il y a quelques jours. Je suis confus si elle a manqué de retenu. Je le lui dirais le cas échéant..
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