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 Jerusalem’s Lot ft. Hatake

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Kitkat
Kitkat
Féminin MESSAGES : 200
INSCRIPTION : 27/07/2019
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UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Jerusalem's Lot. Autrefois une petite ville paisible, celle-ci s'est retrouvée infestée de vampires à la recherche de proies. Voisins, amis et familles n'ont pas été épargnés. Avec le temps, cette petite ville est devenue un endroit à éviter comme la peste, mais elle est surtout devenue une ville fantôme où il ne semble pas y avoir âme qui vive. Des rumeurs circulent dans les environs et personne n'ose y mettre les pieds. Encore faut-il vivre dans les environs pour comprendre qu'il ne faut pas s'aventurer dans ce coin de pays qui est au milieu de nulle part. En quête de nouvelles proies à se mettre sous la dent, les vampires ont quitté Jerusalem's Lot, du moins, presque tous...
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Nancy
White

J'ai 28 ans ans et je vis à Hartford (Connecticut), USA. Dans la vie, je suis artiste ratée, femme au foyer stérile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.

Le temps passe et on a oublié. On a oublié la raison de chacun de nos choix précédents, menés par la futilité, la facilité et la nécessité. Et la peur de voir ce que l'on voulait vraiment. Et si on se réveille trop tard, il ne reste plus rien.


Jerusalem’s Lot ft. Hatake GKDL


Elle rêvait d'une scène, d'un piano et des roses qui volent quand ses doigts s'immobilisent. Rêve rendu impossible par la violence des parents, le monde enfantin bousillé et faussé. Puis elle l'a oubliée, clouée sur place par les insomnies. Et la vie est passée. Elle le rencontre. Sortie du trou, elle l'épouse, s'approche des touches d'ivoires à nouveau hors de portée à cause des devoirs d'épouses la rattrapent. Et elle ignore, le manque de musique dans la souffrance de ne pouvoir rien faire d'autre, chambre d'enfante inutilisée. Et elle le déteste, lui qui l'oublie, elle, leur rêve, son rêve. L'aigreur qui s'installe pour ronger les murs de l'indifférence. Et les haines, le poison de la colère. Jusqu'à la violence. Encore.

Jusqu'à ce que les lignes se faussent définitivement. Et que l'amour et la violence fusionnent en opposition seule face à l'indifférence.


astrid berges-fribey :copyright:️ astra


il fait froid. tu t’en rend seulement compte. tes mains se frottent lentement l’une contre l’autre. tes doigts remontent le long de tes bras que tu sers autour de ta poitrine. tu souffles, tu essayes de faire de la vapeur. mais il ne fait pas froid à ce point. tes paupières battent et tes yeux retrouvent la focale sur les vitraux qui te font face. tu tournes la tête légèrement; à l'affût du moindre bruit qui devrait résonner entre ses murs froids et poussiéreux, mais tu n’entends rien. cela fait un moment que tu n’entends rien. tu n’en as pas conscience. ou tu t’en fous.

- kenneth ??

tu appelles. pas de réponse. tu soupires et tes bras retombent le longs de tes flancs. tes pupilles retrouvent le vitrail.

un frisson te sors de ta torpeur. un spasme pour être plus précis. tes lèvres s’écartent et cette fois un nuage de gouttelettes d’eau s’échappe dans ton soupire. il fait vraiment froid cette fois. ton épiderme qui se tire, le duvet de tes bras hérissé. la nuit est tombée et les couleurs poussiéreuses du vitrail ce sont estompées. cette fois tes semelles se décollent du sol. les hanches et les jambes parcourues de fourmis. tu retournes dans le salon, tes yeux déjà accoutumés à l’obscurité. un feu. il faut que tu fasses un feu. machinalement, tu installes le bois dans l’âtre, les morceaux de cagettes et de vieux journaux. tu craques une allumette et enflamme l’annonce de l’assassinat d’un couple, ici à jerusalem’lot.

tu t’en fous, t’as pas lu. tu ne comptes pas rester ici de toute façon.

tu écoutes le bois crépiter. un instant.

le gaz ? il a remis le gaz ? tu déploies tes articulations endolories et te diriges vers la cuisine. tu as faim. c’est le noir. ta rétine cramée par le feu de la cheminée, tu n’y vois rien. rien du tout. un mouvement ? peut-être. ou alors ce sont juste les taches de brûlure qui dansent derrière ta cornée. l'électricité ? il a remis l’électricité ? tu tends une main vers l’interrupteur. rien. par acquis de conscience, tu refermes. demi-tour pour trouver une bougie et t’éclairer un petit peu dans la cuisine crasseuse. le gaz fonctionne. super. tu verses une boite de conserve dans une casserole. tu recules contre la table et tu attends.

_ putain tu sens pas que ça brûle ?!

tu sursautes à peine, un vague réflexe pour serrer les poings aussitôt dissipé par cette voix que tu reconnais. il entre dans la cuisine kenneth. jurant en fermant le gaz d’un mouvement sec avant de foncer vers l’évier qui crache des gargouillis sonores avant qu’une eau brunâtre n’en sorte. tes yeux dévient du robinet vers les mains de ton mari que tu découvres tachées de foncé.

_ qu’est-ce que tu as fais ?
_ rien j’me suis coupé au sous-sol. on aura pas d'électricité, le problème vient de plus loin j’pense. j’irai voir demain.


tu hoches la tête sans rien dire d’autre. tu tires une bouteille d’eau du pack posé sur la table et un chiffon propre et tu tâches de soigner sa main. et puis tu gratteras le fond de la casserole pour manger ce qui n’a pas brûlé. vous tirerez assez d’eau claire pour vous nettoyer avec un linge. et tu le laisseras te prendre sur le canapé, avant de dormir. au moins ça te réchauffera un peu.


tu te serais attendu à plus palpitant pour une première nuit dans le manoir hanté des white. enfin c’est comme ça que tu as décidé de l’appeler. tu as fais le tour la veille, et tu le refais aujourd’hui. tu es à peu près certaine que c’est dans ce genre de maison que les auteurs des romans horrifiques que tu lis trouvent leur inspiration. pourtant … le truc le plus monstrueux que tu ais vu, c’est les moisissures dans la baignoire.

kenneth est parti. encore. tu ne sais pas trop ce qu’il fait. il n’avait aucune envie de venir, et maintenant il remut ciel et terre pour remettre cette maison en état de fonctionnement. ça te va. bien que maintenant que tu as foutu les pieds ici, tu doutes que tu puisses revendre les lieux à qui que ce soit. changement de plans, trouver un maximum de trucs à rapatrier à la maison et à revendre. dont celle baignoire. alors t’as passé la matinée à la nettoyer. puis quelques heures à accorder le piano du salon. et le reste de l’après-midi à jouer. tu ne l’avais plus fait depuis trop longtemps. parce que ça agace kenneth.

où est-il ? il fait de nouveau sombre dehors. tu appelles, dans les étages, à la cave. rien. tu soupires. tu te fais un thé et décides de t’asseoir sur les marches du perron. la balancelle en vrac. tasse chaude entre les mains, couverture sur les épaules. tu regardes la brume perpétuelle de salem danser à la lueur de la lune. pourquoi n’y a-t-il plus personne ? dysfonctionnement électrique ? pauvreté ? maladie ? zombies ? un sourire étire tes lèvres pour la première fois depuis que tu es arrivée. et même quelques jours avant. tu soupires encore, une gorgée de thé chaud qui descend dans l’oesophage.

_ qu’est-ce qu’on se fait chier …

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9lv1.png
Shan
Moon

J'ai 30 ans pour l’éternité et je vis à Jerusalem’s Lot dans le Maine, aux États-Unis. Dans la vie, je suis un vampire qui était autrefois thanatopracteur et je m'en sors plus ou moins bien puisque les proies se font rares. Sinon, grâce à ma chance, je suis une créature de la nuit éternelle et je le vis plutôt bien.

Jerusalem’s Lot ft. Hatake D68p
>Si sa personnalité n’a plus rien à voir avec l’humain qu’il était, Shan a en quelque sorte une personnalité scindée en deux. D’un côté, Shan peut être un vampire rusé, froid, vicieux, égoïste et impitoyable. Lorsqu’il est déconnecté de la réalité, il se montre sous son aspect le plus sauvage, c’est-à-dire imprévisible, agressif, brutal, sadique et violent. Il en faut peu pour le traiter de fou lorsqu’il est dans cet état.
> Autrefois thanatopracteur, Shan était dévoué à son emploi et il prévoyait de se marier prochainement avec sa copine de longue date.
> Lorsqu’il fut transformé en Vampire par l’un des habitants, le jeune homme n’a pas hésité
à s’en prendre à sa future femme. Autant s’épargner les détails du massacre qu’il a causé avec un plaisir plus que malsain.
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Choi Seung Hyun :copyright:️ Suture

Le liquide épais et chaud coule tout le long de ta gorge. Si tu avais été humain, tu t’aurais étouffé au bout d’à peine quelques gorgées tellement celui-ci semble coller aux parois de ta gorge. Ce sang est d’une infâme qualité, mais cela est tout à fait normal puisque ta victime n’est nulle autre qu’un vulgaire rongeur. Ce n’est pas l’envie de tout recracher qui te manque, mais si tu ne veux pas mourir de faim, tu n’as pas trop le choix d’avaler ce sang abject. Ici, la seule chose dont tu peux te nourrir sans devoir parcourir des kilomètres, se sont des animaux sauvages dont le goût du sang est presque atroce, mais as-tu vraiment d’autres choix ? Certes, tu pourrais quitter les lieux pour t’inflitrer dans une petite ville ou un village le plus proche, mais tu n’as pas cette option. Chaque fois que tu tentes de t’éloigner du périmètre de Jerusalem’s Lot, tu perds littéralement la raison et te reprends «conscience» quelque part en ville ou dans ses environs. Pourquoi ? Ça, tu es incapable de te l’expliquer.

Les humains se font rares dans ce coin du monde. Ici, il n’y a pas âme qui vive depuis que tous les habitants sont soit morts ou transformés en créature de la nuit avide de sang - pour toi, cela te semble être une éternité puisque tu es malheureusement le seul à «vivre», non pas par choix, dans cette petite ville -. Avec la «disparition» des humains dans cette petite ville que tu considérais comme chez toi lorsque tu étais qu’un simple mortel, tes congénères n’ont pas eu le choix de partir en quête d’un autre endroit où ils pourraient aisément se nourrir. Sans se soucier de toi, ils ont tous décidé de t’abandonner à ton sort sans se soucier une seule seconde de ce que tu allais devenir. N’est-ce pas un comportement normal provenant de créatures qui ne sont pas dotées d’empathie ? Lorsque ces derniers ont quitté Jerusalem’s Lot, l’hiver frappait de plein fouet et les tiens commençaient déjà à ressentir les effets du manque de nourriture. N’ayant pas le choix de partir à la chasse malgré la température, la plupart des vôtres ne revenaient jamais et les rares qui ne mouraient pas en chemin, revenaient souvent bredouille. Pour ta propre survie, tu t’étais mis en route avec tes congénères vers une ville ou un village d’accueil, mais peu de temps après, tu avais en quelque sorte perdu conscience et tu étais à nouveau de retour à Jerusalem’s Lot. À plusieurs reprises, tu avais réessayé cette expérience et le résultat était à chaque fois le même. À chaque nouvel échec, ta frustration prenait de plus en plus le dessus au point où tu perdais les pédales et n’importe quel objet qui te tombait sous la main subissait tes explosions de colère. Avec le temps, tu n’as pas eu d’autres choix que de te résigner à ton sort. Si le monde ne s’est pas retrouvé à feu et à sang, c’est que tes congénères vampiriques n’ont pas eu ta «chance». Peut-être es-tu le dernier de ton espèce ?

La faim tiraille tes entrailles malgré ton repas peu appétissant. Tu vas devoir te remettre en chasse si tu veux satisfaire un minimum ton appétit qui menace de te faire perdre la tête. Alors que tes yeux se posent sur un joli petit lapin blanc, ton attention se tourne en une fraction de seconde sur un bruit que tu n’as pas entendu depuis des semaines, voire des mois. Un bruit de moteur. Une voiture ? Ni une ni deux, tu te mets à courir à une vitesse surhumaine en direction de la voiture qui semble s’aventurer à Jerusalem’s Lot. Caché parmi les ombres, tu observes attentivement la voiture s’arrêter devant une des nombreuses maisons abandonnées. Un homme et une femme. Peut-être est-ce un couple ? Les rares humains sur qui tu as réussi à mettre ta main à leur collet, sont soit des gens qui se sont perdus dans ce coin reculé du monde - à chaque fois, tu te délectes de leur expression faciale lorsqu’ils comprennent qu’il n’y a plus personne ici - ou bien des jeunes idiots à la recherche de sensations fortes et d’urbex… Un sourire en coin, une idée machiavélique vient de te traverser l’esprit. Ces deux-là ne semblent pas être deux touristes et même si ce n’est pas poli de jouer avec ta nourriture, il n’y a plus personne pour te reprocher de manquer d’un certain savoir-vivre.

N’est-ce pas gentil de ta part, tu as laissé à ce couple quelques heures de répit. Une fois la nuit tombée, te voilà en train de roder autour de la maison, à observer l'intérieur de chaque pièce  par les fenêtres et à guetter le bon moment. Au bout de quelques heures à patienter, l’homme se réveille presque dans un sursaut avant de se diriger vers ce qui te semble être la salle de bain. Lorsque tu juges qu’il est assez éloigné de la femme, tu te mets à siffler assez fort une petite mélodie dans le but qu’il puisse t’entendre. Intrigué, il ne met pas longtemps à chercher la provenance du bruit sans pour autant réussir à te voir, puis à se diriger vers la porte d’entrée afin de sortir à l’extérieur. Bingo. En un éclair, tu te saisis du pauvre type, une main sur sa bouche, pour l’entraîner avec toi dans les ténèbres de Jerusalem’s Lot…

Les heures passent et tu attends que la noirceur pointe le bout de son nez. À nouveau, tu recommences ton observation de cette fameuse maison ou plutôt de la jeune femme toujours en vie. La voilà qui attend tranquillement à l’extérieur, une tasse entre ses mains, en se demandant où est passé son mari. Quoi de plus normal ? Quoique, son attitude te surprend quelque peu. Elle ne semble pas s’inquiéter plus qu’outre mesure et tu irais juste à dire que la situation l’emmerde plus que cela ne l’inquiète. Tu pourrais apparaître maintenant, mais non, tu préfères attendre un peu. Tu entreras en scène demain soir…

***

Voilà plus de vingt-quatre heures que son mari a disparu. À nouveau, tu peux sortir de ta tanière sans prendre le risque de cramer au soleil. Un bouquet de fleurs dans les mains - que tu as fait à la va-vite juste après le coucher du soleil -, tu marches en direction de la seule âme humaine qui se trouve dans cette petite ville. C’est qu’à cette heure plus ou moins tardive, tu l’imagines mal s’aventurer seule dans les bois aux alentours et visiter chaque bâtiment ou maison abandonnée. Puisque que tu as enfin pu te nourrir de sang humain pour la première fois depuis des semaines, tu sembles avoir un teint un tantinet moins cadavérique. C’est que tu aurais l’air presque vivant… L’air de rien, tu fais semblant d’être surpris lorsque ton attention se tourne vers ta proie.

«Jerusalem’s Lot n’est pas l’endroit le plus palpitant à visiter à ce moment de l’année...» L’esquisse d’un sourire sur tes lèvres, ton regard se lève vers la maison de la jeune femme avant de se reposer sur celle-ci. «...Ou bon y vivre. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.» À moins d’avoir complètement perdu la tête, personne ne voudrait vivre ici ni même tenter de rendre cet endroit habitable. «Je m’appelle Shan Moon, mais vous pouvez m’appeler Shan si on se revoit. Je ne pensais pas croiser un être vivant ici. Je viens faire ma petite visite mensuelle sur la tombe de mes parents.» Alors que tu lèves ton bouquet de fleurs pour justifier ta présence dans ce lieu presque sordide, tu laisses échapper entre tes lèvres un petit rire bref. «Je me rends compte que je n’aborde pas un sujet très joyeux. Je ne veux pas vous embêter plus longtemps.» D’un signe poli de la main, tu prends la peine de saluer la jeune femme pour ensuite te remettre en marche. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si cette dernière va tenter de t’aborder ou te laisser t’éloigner. Dans les deux cas, tu comptes bien t’amuser et ce, peu importe son choix...
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J'ai 28 ans ans et je vis à Hartford (Connecticut), USA. Dans la vie, je suis artiste ratée, femme au foyer stérile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.

Le temps passe et on a oublié. On a oublié la raison de chacun de nos choix précédents, menés par la futilité, la facilité et la nécessité. Et la peur de voir ce que l'on voulait vraiment. Et si on se réveille trop tard, il ne reste plus rien.


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Elle rêvait d'une scène, d'un piano et des roses qui volent quand ses doigts s'immobilisent. Rêve rendu impossible par la violence des parents, le monde enfantin bousillé et faussé. Puis elle l'a oubliée, clouée sur place par les insomnies. Et la vie est passée. Elle le rencontre. Sortie du trou, elle l'épouse, s'approche des touches d'ivoires à nouveau hors de portée à cause des devoirs d'épouses la rattrapent. Et elle ignore, le manque de musique dans la souffrance de ne pouvoir rien faire d'autre, chambre d'enfante inutilisée. Et elle le déteste, lui qui l'oublie, elle, leur rêve, son rêve. L'aigreur qui s'installe pour ronger les murs de l'indifférence. Et les haines, le poison de la colère. Jusqu'à la violence. Encore.

Jusqu'à ce que les lignes se faussent définitivement. Et que l'amour et la violence fusionnent en opposition seule face à l'indifférence.


astrid berges-fribey :copyright:️ astra

tu ne l’as pas vu de la journée. il n’est pas revenu. tu t’es endormie sur ce con de perron avant que le froid ne t’arrache un spasme violent et ne te réveilles. le thé froid encore posé sur tes genoux, tes doigts crispés sur la tasse. dans le noir complet, tu es retournée dans le salon, une bûche sur le braises encore vivaces. et tu as tiré de toutes tes pauvres forces sur le canapé, presque collé devant l’âtre. une couverture en plus et ce sera bon. tu arriveras quand même à dormir. un sommeil lourd, sans rêve. juste du noir, à l’image de cette ville morte. définitivement. et kenneth ? tu y penses un instant, et tu t’endors.

la journée suivante ressemble en tout point à la précédente. facile de retrouver les mauvaises habitudes. trop facile d’arrêter de penser en frottant des meubles à s’en abîmer les articulations. celles qui grinceront certainement ce soir. usées et fatiguées. t’es fatiguée putain. tellement. alors tu t’es allongée un instant, et tu t’es endormie. tu es persuadée que tu finiras un jour par réussir à t’endormir sans plus te réveiller. et ce ne sera pas plus mal. mais pas cette fois. tu ouvres à nouveau les yeux, le jour encore levé. alors tu continues la journée, les doigts sur le clavier. jusqu’à épuisement à nouveau. mais ça, tu aimes. tu n’aimes pas grand chose. plus grand chose. mais ça, toujours. et tu souris.

_ kenneth ?

la main en l’air et une note en suspens qui résonne dans tous les murs de la bâtisse. un bruit ? tu appelles une deuxième fois, plu fort. un brin de colère dans la voix. ou juste de l’agacement. tu ne sais plus te mettre en colère depuis bien longtemps. mais tu n’obtiens aucune réponse. peut-être devrais-tu t’en inquiéter. décider d’une marche à suivre. il doit bien avoir quelque chose à faire. mai tu ne sais pas quoi. le chercher dans toute la ville en s'égosillant te faire futile et inutile. peut-être chercher méthodiquement. les endroits où il aurait pu aller, et les endroits où il aurait pu rester coincé. mais le soir et la nuit reviennent, inexorablement. alors tu ouvres une boîte de conserve, constatant que tu ne vas pas pouvoir t’éterniser ici bien longtemps. tu manges assise sur la table, les pieds qui battent l’air comme quand tu étais petite. tu aimes cette sensation. ensuite tu te laves, et tu te refais un thé pour retourner sur le porche, une couverture sur les épaules.

une présence, enfin une âme dans cette ville de fantôme. un fantôme, tu l’as cru pendant une fraction de seconde, silencieuse dans le décor immobile. il te parles et tu plisses doucement les yeux. un asiatique ? ici ? ça t’étonne presque plus que sa simple présence.

_ bonsoir … tu articules doucement, presque pour lui rappeler les bonnes manières. _ nancy white, enchantée. tu lui souris finalement, faiblement, les yeux glissant sur le bouquet de fleurs qu’il tient dans la main. hormis les vitraux de la maison, rares sont les touches de couleurs que tu as pu observer teintant cette ville. depuis que tu y es arrivée. ton sourire s’agrandit un petit peu plus. _ c’est tout à votre honneur … tu le penses. il en faut de la motivation pour se pointer dans une ville aussi sordide juste pour ça … peut-être trouverais-tu toi aussi la motivation de visiter la tombe des tes géniteurs. s’ils étaient mort. et si tu pouvais cracher dessus.

tu hoches la tête en guise de salutation et tu le regardes partir. puis tu te ravises. il est un élément venu bousculer une routine morbide dans laquelle tu commences déjà à t’enfoncer. tu décides de t’y accrocher avant de sombrer une fois de plus. ta tasse de thé tinte sur le porche où tu la pose un peu violemment avant de sauter sur tes pieds. tu sers la couverture autour de tes épaules et trottine dans le sillage de l’asiatique. shan.

_ cela vous dérange si vous accompagne ? tu poses la question plutôt pour la forme. arrivée à son niveau, tu te cales sur son pas. tu gardes le silence un instant, laissant ton regard glisser sur les autres maisons, la rue, les câbles électriques, les vitrines, les poubelles et quelques rares voitures dans un état pitoyable. encore quelques minutes de silence et tu poses ta première question. _ savez vous ce qu’il s’est passé ici ? pourquoi cette ville est-elle dans un tel état ? on dirait qu’elle est … morte. remarque presque ironique alors que se profile le cimetière.

_ nous allons enfin être en présence des seuls habitants de jerusalem's lot ... ç'aurait pu être une blague. tu souris d'ailleurs. mais c'est juste un sordide constat.
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UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
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https://www.letempsdunrp.com/t3167-why-so-serious https://www.letempsdunrp.com/t3576-kitkat-have-a-break-have-a-kitkat https://www.letempsdunrp.com/t3174-keep-calm-we-re-all-mad-here
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9lv1.png
Shan
Moon

J'ai 30 ans pour l’éternité et je vis à Jerusalem’s Lot dans le Maine, aux États-Unis. Dans la vie, je suis un vampire qui était autrefois thanatopracteur et je m'en sors plus ou moins bien puisque les proies se font rares. Sinon, grâce à ma chance, je suis une créature de la nuit éternelle et je le vis plutôt bien.

Jerusalem’s Lot ft. Hatake D68p
>Si sa personnalité n’a plus rien à voir avec l’humain qu’il était, Shan a en quelque sorte une personnalité scindée en deux. D’un côté, Shan peut être un vampire rusé, froid, vicieux, égoïste et impitoyable. Lorsqu’il est déconnecté de la réalité, il se montre sous son aspect le plus sauvage, c’est-à-dire imprévisible, agressif, brutal, sadique et violent. Il en faut peu pour le traiter de fou lorsqu’il est dans cet état.
> Autrefois thanatopracteur, Shan était dévoué à son emploi et il prévoyait de se marier prochainement avec sa copine de longue date.
> Lorsqu’il fut transformé en Vampire par l’un des habitants, le jeune homme n’a pas hésité
à s’en prendre à sa future femme. Autant s’épargner les détails du massacre qu’il a causé avec un plaisir plus que malsain.
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Alors que tu te trouves dos à la jeune femme, un sourire mauvais vient déformer les traits de ton visage lorsque tu entends le son de sa voix. Sa question - qui n’en est pas vraiment une - vient de répondre à tes espérances, car tu pourras enfin de distraire un peu dans cette ville morte. Lentement et sûrement, ton piège va se refermer autour de la jeune femme… Ou plutôt sur Nancy White. Suivre un parfait inconnu dans une ville dite fantôme située au milieu de nulle part n’est peut-être pas la meilleure chose à faire, mais d’un autre côté, cette dernière à très peu d’options. Son mari étant disparu - ça, tu n’es pas censé le savoir - elle se retrouve seule sans personne sur qui compter. Quoique, par sa façon de t’aborder, tu ne ressens ni détresse ni inquiétude en lien avec sa propre situation. Son mari avait-il la vilaine manie de s’éclipser pendant une période de temps indéterminée et de pointer à nouveau le bout de son nez sans aucune explication ? Peut-être qu’elle se fiche bien de son sort ? Il ne faut pas oublier que Jerusalem’s Lot est le lieu parfait pour planquer un cadavre sans que personne ne le retrouve très longtemps, voire jamais.  

«Non, du tout.» Déclares-tu pendant que tu effaces ton sourire mauvais pour laisser place à une mine plus sympathique dans le but de ne pas l’effrayer. Pendant les prochaines minutes, votre petite balade se fait en silence, la jeune femme étant occupée à observer l’état des lieux et toi plonger dans tes pensées morbides. Quand vas-tu l’attaquer ? Pas tout de suite, tu souhaites jouer encore un peu et il ne faut pas oublier que tu as mangé un bon repas frais il y a de ça moins de vingt-quatre heures. Tu peux encore patienter un bon moment sans ressentir le besoin de te nourrir. Aussi, tu en as conservé un peu de côté… Au moment où un autre sourire semble vouloir étirer tes lèvres, la nouvelle venue est la première à briser le silence entre vous deux. C’est qu’elle est curieuse la petite, en même temps, personne ne peut la blâmer d’avoir quelques réponses à ses questions, n’importe qui voudrait savoir quel désastre est venu s’abattre sur une petite ville paumée qui n’a rien demandé. Avec un certain détachement dans ta voix, tu réponds de ton mieux à la jeune mariée sans nécessairement inclure le terme «vampire» dans ton explication. «C’est en quelque sorte le cas. Une étrange maladie a frappé les habitants sans faire de distinction entre les hommes, les femmes et les enfants. Ils ont commencé à mourir un par un sans que personne ne puisse les sauver. Au début, personne ne s’inquiétait vraiment, car il y avait peu de victimes, mais cela s’est transformée en une espèce d’épidémie. Jerusalem’s Lot étant une petite ville où la plupart des habitants sont des croyants, ils ont cru à une malédiction ou à un signe de Dieu. Tous ceux qui n’étaient pas malades ont préféré quitter la ville sans jeter un regard en arrière pour ne pas connaître le même sort que les défunts. J’ai fait la même chose. C’est pour ça que la ville semble être figée dans le temps. Je suis même surpris qu’un illuminé ne soit pas encore venu ici pour y mettre le feu.» Un rire bref t’échappe lorsque tu prononces ta dernière phrase. Il y en a bien un ou deux - des anciens habitants de la ville - qui ont tenté de purifier ces lieux par le feu, mais ils ont connu un sort tragique. Tant que tu seras coincé ici, personne ne pourra détruire cette ville maintenant «maudite». Tu aimes Jerusalem’s Lot comme tu l’as déteste, prisonnier de cette ville pour un temps indéterminé.

Lorsque vous êtes près du cimetière, sa «petite blague» te fait arquer un sourcil, amusé par son ton détendu. C’est qu’elle ne semble pas craindre les cimetières. «Ils ne seront pas très loquace.» Tu ne dis pas ça parce qu’il y a des cadavres sous vos pieds, mais plutôt pour l’absence de cadavres qui ne sont plus là depuis un bon petit bout de temps. Certes, les corps datant d’au moins deux ans sous toujours là, confortablement installés dans leurs cercueils pour leur repos éternel, mais les autres, il vaut mieux éviter de creuser… Marchant tous les deux dans les allées du cimetière, tu t’arrêtes à moins d’une dizaine de pas de leur pierre tombale. «Ah, voilà la tombe. Ça ne sera pas très long, je vais seulement y déposer les fleurs.» En silence, tu t’arrêtes à la hauteur de leur pierre tombale où l’inscription «Moon» est encore bien visible malgré le manque d’entretien des lieux. Par «signe de respect» afin de ne pas éveiller les soupçons de la jeune femme, tu déposes un genou au sol pour retirer les quelques branches qui se sont tombé devant la tombe tout en faisant semblant de murmurer une prière. Lorsque tu étais encore un humain, toi et le reste de ta famille vous étiez la seule d’origine asiatique. Tes parents se fiaient sur toi pour continuer la lignée, mais malheureusement pour eux, celle-ci s’est éteinte avec toi… Au bout d’une trentaine de secondes, tu te redresses afin de retourner aux côtés de Nancy. «Ils ont eu la chance de ne pas connaître l’épidémie. Ils n’y auraient s’en doute pas survécu.»En vérité, ils n’auraient pas survécu à toi et ta bestialité. Ils auraient connu la même fin atroce que ta future femme.

«Pardonnez ma curiosité, mais êtes-vous venue seule ici ? J’espère que vous ne comptez pas vivre à Jerusalem’s Lot, sinon vous allez trouver l’ambiance de la ville beaucoup trop calme. Au moins vous n’aurez pas à vous plaindre du bruit.» Il est temps de savoir si ta proie s'inquiète réellement du sort de son mari ou bien si elle va faire comme si de rien n'était. Serait-elle capable de quitter la ville sans prendre la peine de le chercher ? Au lieu de tenter de la questionner - tu n’es pas stupide, tu pourrais l’effrayer si tu poses trop de questions -, tu préfères continuer sur ta lancée. «Même les habitants des petites villes aux alentours n’osent pas venir s’aventurer ici par crainte de ramener la malédiction avec eux.» Si seulement c’était une blague, mais ce n’est pas le cas. Pour le reste de cette région, Jerusalem’s Lot est synonyme de bouche de l’enfer où le mal y vit librement. En réalité, ils ne sont pas si loin de la vérité…

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Nancy
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J'ai 28 ans ans et je vis à Hartford (Connecticut), USA. Dans la vie, je suis artiste ratée, femme au foyer stérile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.

Le temps passe et on a oublié. On a oublié la raison de chacun de nos choix précédents, menés par la futilité, la facilité et la nécessité. Et la peur de voir ce que l'on voulait vraiment. Et si on se réveille trop tard, il ne reste plus rien.


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Elle rêvait d'une scène, d'un piano et des roses qui volent quand ses doigts s'immobilisent. Rêve rendu impossible par la violence des parents, le monde enfantin bousillé et faussé. Puis elle l'a oubliée, clouée sur place par les insomnies. Et la vie est passée. Elle le rencontre. Sortie du trou, elle l'épouse, s'approche des touches d'ivoires à nouveau hors de portée à cause des devoirs d'épouses la rattrapent. Et elle ignore, le manque de musique dans la souffrance de ne pouvoir rien faire d'autre, chambre d'enfante inutilisée. Et elle le déteste, lui qui l'oublie, elle, leur rêve, son rêve. L'aigreur qui s'installe pour ronger les murs de l'indifférence. Et les haines, le poison de la colère. Jusqu'à la violence. Encore.

Jusqu'à ce que les lignes se faussent définitivement. Et que l'amour et la violence fusionnent en opposition seule face à l'indifférence.


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Voilà ta curiosité satisfaite. Il n’est pas avare de détails et c’est plutôt pour te réjouir. Autant que l’on puisse se réjouir d'un tel récit en tout cas. Tu essayes machinalement de calquer le filtre du film du passé sur les façades et des les ruelles que vous longez. De voir la vie, puis l'inquiétude, l’exode et enfin la mort. C’est étrange, et oui, à la vérité, cela te fait aussi davantage penser à une malédiction. Et même à une autre, si tant est que cela en soit bien une. Mais tu avais lu dans des livres d’histoire disons parallèle, une légende à propos de la colonie anglaise établie à Roanoke. Tous les colons s’étaient volatilisés. Cette histoire avait son lot de théorie, mais toi tu avais choisie la tienne. Peut-être que pour une fois, les blancs avaient tout simplement récoltés ce qu’ils répandaient sur les terres des natifs. Et c’était tant pis pour eux.

« Je suis même surpris qu’un illuminé ne soit pas encore venu ici pour y mettre le feu. » Tu esquisse un rapide sourire. _ Surtout avec la fascination de nos compatriotes pour le napalm c’est étonnant en effet. Non, non, laissez tomber les fourches et les torches. Ça n’a jamais fait fuir que les sorcières de village. Faut être plus pragmatique que ça, et l’US army l’a bien compris. Napalm ou … tes yeux glissent vers l’asiatique dont tu ignores les origines précises. Mais la bombe h, c’était pas mal efficace aussi apparemment. Crétins d’humains ...

Non, tu ne les aimes pas beaucoup. Enfin pas la plupart de ceux que tu as côtoyé en tout cas. Alors oui, tu fais des blagues de mauvais goût qui auraient largement déplus à ton cher époux. Mais il n’est pas là, et tu t’en fous. Shan lui n’a pas l’air de te tenir rigueur de tes sarcasmes déplacés. Au contraire, il en rajoute une couche, et c’est à toi de lui jeter un regard de reproches, lèvres pincées pour ne pas rire entre les tombes. _ Dommage … Que tu arrives à chevroter sans trop ricaner. Ouf, sauvée, la tombe de ses parents. De quoi te pousser à te montrer un peu plus digne et à faire preuve de tout le respect qu’il te reste en stock. Tu adresses juste un sourire qui se veut encourageant à l’homme aux fleurs et te recules pour le laisser faire en paix.

Tu fais quelques pas, un œil sur lui, un œil sur les tombes. Tu t’arrêtes devant deux dates de naissance et de mort beaucoup trop proches. Tu fronces le nez, partagée entre tristesse et une pointe de ce que l’on pourrait qualifier d’envie. La voix de Shan résonne de nouveau à tes côtés. Les yeux toujours fixés sur la tombe de la petite enfoncée là-dessous si pieds sous terre, un murmure t’échappe : _ Ils n’ont pas survécus de toute façon ...

Oups. Tu te tournes lentement vers l’asiatique en te demandant vaguement comment te rattraper, mais il a déjà enchaîné sur ses questions. Alors tu lui adresses juste un sourire amusé par ses remarques avant de lui répondre. _ Non, je suis venue avec mon mari. En fait il a hérité d’une maison ici, on est venu voir ce que l’on pouvait en tirer. Mais visiblement le marché immobilier est plutôt moribond dans le coin. Tu ne peux pas t’en empêcher, Nancy. C’est plus fort que toi. Faut dire que ses petites piques ne t’aident pas non plus à garder ton cynisme pour toi. Tu te mords les joues pour ne pas rire, même si tes lèvres s’étirent. Tu souffles comme pour toi-même : _ Faut que j’arrête avec ce genre de blague dans les cimetières … Tu vas te porter malheur. Surtout dans une ville où il n’y a pas qu’entre les tombes que tu peux sentir le néant et la mort ramper. Tu adresses un regard d’excuses pas très convaincant à Shan, le soupçonnant de toute façon de ne pas être beaucoup plus sérieux que toi sur le sujet. Tu soupires finalement, reprenant ta marche entre les tombes, laissant l’homme te suivre. Tu ne sors pas encore de cet endroit où personne ne traîne sans bonne raison, non. A vrai dire, c’est peut-être parce que tu en as une. De bonne raison.

_ Je ne suis plus à une malédiction près personnellement … Celle-là ou une autre... Tu hausses les épaules ressers la couverture autour de toi.  _ La route vous mène entre les Deux Écueils. L'un dresse jusqu'au vaste ciel sa cime pointue ; un nuage l'entoure, bleu sombre. Aucun mortel ne pourrait y monter ni s'y tenir, car la roche est lisse et semble polie tout autour. Au milieu de cette roche, une sombre caverne donnant au nord-ouest vers l'Érèbe. Droit sur elle vous mettrez le cap de votre creux navire, ô noble Ulysse ! D'une flèche, un homme robuste tirant d'un creux navire ne toucherait pas le fond de cette caverne. Scylla au cri retentissant y habite. Voilà que tu te mets à citer des passage de la vieille Odyssée. La mélancolie a trop vite fait de reconquérir ton système sanguin. Tu soupires et t’arrêtes, bat un instant des paupières comme pour te réveiller. Il serait peut-être temps que tu te réveilles. Un peu. Juste assez pour te carapater d’ici L’asiatique a sans doute raison, il n’y a rien pour personne ici. Pas même pour toi.

_ Au fait. Vous n’auriez pas vu mon mari des fois ? Taille moyenne, brun … enfin certainement la seule autre personne vivante autre que nous deux dans cette ville … Je l’ai pas revu depuis … Depuis ? Tu inclines la tête, réfléchis. _ Hier soir ? Oui c’est une question. tu ne te souviens plus. Tu t’en fous un peu. Haussement d’épaules qui t’échappe. Faudrait que tu remettes la main dessus avant de rentrer quand même. Sinon on serait bien fichu de croire que tu l’as tué.

_ Vous comptez sans doute repartir d’ici au plus vite, non ? Pourquoi tu lui demandes ça ? En quoi cela peut-il bien t’intéresser ? Parce qu’il te distrait dans sa morbide monotonie ? Certainement. Bah, comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin. Rapide, dans ton cas.
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Shan
Moon

J'ai 30 ans pour l’éternité et je vis à Jerusalem’s Lot dans le Maine, aux États-Unis. Dans la vie, je suis un vampire qui était autrefois thanatopracteur et je m'en sors plus ou moins bien puisque les proies se font rares. Sinon, grâce à ma chance, je suis une créature de la nuit éternelle et je le vis plutôt bien.

Jerusalem’s Lot ft. Hatake D68p
> Si sa personnalité n’a plus rien à voir avec l’humain qu’il était, Shan a en quelque sorte une personnalité scindée en deux. D’un côté, Shan peut être un vampire rusé, froid, vicieux, égoïste et impitoyable. Lorsqu’il est déconnecté de la réalité, il se montre sous son aspect le plus sauvage, c’est-à-dire imprévisible, agressif, brutal, sadique et violent. Il en faut peu pour le traiter de fou lorsqu’il est dans cet état.
> Autrefois thanatopracteur, Shan était dévoué à son emploi et il prévoyait de se marier prochainement avec sa copine de longue date.
> Lorsqu’il fut transformé en Vampire par l’un des habitants, le jeune homme n’a pas hésité à s’en prendre à sa future femme. Autant s’épargner les détails du massacre qu’il a causé avec un plaisir plus que malsain.
Jerusalem’s Lot ft. Hatake Nis1

Choi Seung Hyun :copyright:️ Suture

Le feu. Un élément qui ne te perturbait pas le moins du monde lorsque tu étais encore un humain, mais aujourd’hui, cet élément peut rapidement venir à bout de ton existence si tu te retrouves entouré de flammes. Certes, cela était le cas quand tu étais encore un vulgaire mortel, mais ta répulsion pour le feu est venue avec ta transformation en créature de la nuit. Si quelqu’un osait se pointer dans «ta» petite ville abandonnée avec des bidons d’essence, tu n’hésiterais pas à le réduire en charpie. Présentement, vous en faites des blagues, mais si cela devait se produire, tu ne serais pas du tout en train d’en rigoler. Quoique, c’est qu’elle t’amuserait presque ta nouvelle petite proie. Entre les plaisanteries sur le napalm et son envie de rire au beau milieu d’un cimetière, cette dernière ne semble pas s’embêter avec une politesse hypocrite. De toute façon, qui va être choqué de son attitude ? Tu n’es techniquement pas un être vivant et les seuls humains présents sont sous vos pieds trop occupés à se décomposer pour le reste de l’éternité.

Autrefois, tu aurais arqué un sourcil face à sa petite phrase lors de ton retour à ses côtés. Aujourd’hui, tu n’as aucune bonne raison de réagir et elle s’est contentée de formuler un fait. Ils sont morts, point à la ligne. Alors que la jeune femme se lance dans une explication de sa présence à Jerusalem’s Lot, un léger sourire se dessine sur le coin de tes lèvres. «Votre mari...? Il n’a pas touché le gros lot avec son héritage. Je connais sûrement sa famille, peut-être personnellement, mais ici, tout le monde se connaissait de vue.» Si les membres de la famille de son mari n’ont pas passé sur ta table d’arrangement funéraire à l’époque où tu étais un thanatopracteur, ils ont du tous périr entre les griffes de tes semblables ou qui sait, peut-être même entre tes propres crocs. Ça, ce n’est qu’un détail et Nancy n’a pas besoin de le savoir, du moins, pas pour le moment.

Alors que vous continuez votre petite balade presque enchanteresse entre les tombes, puis dans le reste de la ville fantôme, tu continues d’écouter ta future victime malgré ton désintérêt plus ou moins flagrant lorsqu’elle te cite un passage de l’Odyssée. C’est que les humains peuvent t’ennuyer avec leurs paroles qui ne t’apportent aucune information pertinente à leur sujet en dépit de ta longue solitude dans cette petite ville. Lorsqu’elle te questionne enfin sur son mari, tu réprimes à la fois un sourire inadapté à la situation ainsi qu’une légère expression de surprise. Tout dans sa façon de le décrire, de te poser la question et de sa préoccupation quasiment inexistante à son égard te laisse croire qu’elle n’en a rien à foutre de celui qui est censé de partager le reste de vie pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Plus de vingt-quatre heures se sont écoulés et il n’y a aucune panique dans sa voix. «Il a disparu si je comprends bien. À part vous, je n’ai vu personne d’autre depuis que je suis ici.» En voilà un vilain mensonge puisque tu sais où il se trouve en ce moment même. Si tu avais été un parfait gentleman, tu lui aurais rapporté la bague de mariage en guise de preuve, mais cela t’aurait gâché le plaisir de jouer avec ta nourriture.

«Je ne m’attarde pas très longtemps lorsque je viens me recueillir sur la tombe de mes parents, car rien ne me retient ici...» Réponds-tu d’abord avant d’enchaîner sur un ton un peu plus sérieux. «… Mais je peux vous aider à chercher votre mari si vous êtes inquiète pour sa sécurité, surtout que la nuit approche à grands pas.» Tu as presque envie de lui faire une mauvaise blague sur les monstres qui sortent de leur cachette une fois la nuit tombée, mais pour cette fois-ci, tu t’abstiens d’en rajouter une couche. Qui sait, peut-être qu’elle risque de se méfier de toi si tu commences à lui faire ce genre de blague. Au fond, elle aurait toutes les raisons du monde de se méfier de toi, car n’es-tu pas la seule personne à encore mettre les pieds à Jerusalem’s Lot ? Quel curieux hasard. Rien ne donne envie de s’approcher de cet endroit maudit, mais d’un autre côté, a-t-elle réellement le luxe de cracher sur l’aide que tu peux lui apporter ?

«J’espère qu’il n’est pas allé dans la forêt, car les recherches peuvent s’étaler sur plusieurs kilomètres. S’il s’est aventuré dans les bâtiments, il est peut-être coincé quelque part. Tout a été laissé à l’abandon, donc pour la sécurité des lieux, on repassera.» Bien entendu, la ville n’est pas délaissée depuis plusieurs années, mais cela peut en donner l’impression lorsqu’on observe l’état des lieux. Lorsque tes congénères étaient encore présents, plusieurs bâtiments ont fait les frais de votre instinct animal presque sauvage. Il fallait bien tuer le temps entre deux repas, non ? Vous avez su créer une atmosphère lourde et glauque en peu de temps. «Il y a une rue où il y avait plusieurs commerces. Quand les habitants sont partis, ils n’ont pas pris la peine d’amener les fournitures avec eux. Votre mari a peut-être eu envie de jeter un coup d’œil ? Je vais vous accompagner là-bas.» Quelques mois plus tôt, trois ou quatre jeunes avaient eu la «brillante idée» de visiter la fameuse ville maudite pour le simple plaisir de vivre des petites frayeurs, mais l’un d’entre eux avait réussi à s’enfermer dans un des magasins puisque certaines poutres s’étaient effondrées sur elles-mêmes. Résultat, aucune issue pour le gamin et des jeunes en panique ne sachant pas quoi faire puisqu’il est impossible - ou très compliqué - de contacter les services d’urgence dans Jerusalem’s Lot. Ce soir-là, tu t’étais bien amusé et surtout bien nourri…

Au bout d’une dizaine de minutes de marche en compagnie de Nancy, tu t’arrêtes finalement devant une nouvelle rue silencieuse qui était autrefois le secteur névralgique de la petite ville. D’un geste de la main, tu lui pointes les nombreux bâtiments qui sont à des années lumière d’être accueillants pour qui que ce soit. «Nous y voilà.» Déclares-tu en faisant semblant de jeter un coup d’oeil dans les alentours comme si tu cherchais une quelconque trace de vie humaine. Oui, cela risque d’être très amusant, du moins pour ta petite personne...

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