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 L'internat de la rébellion

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Gremlin
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L'internat de la rébellion
Mise en situation

La situation

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En Corée du Sud dans la province de Gyeongsang se dresse à travers les montagnes de verdure un imposant bâtiment qui sert d’internat pour des adolescents de 16 à 19 ans.
Ils sont tous ici, car leurs parents les y ont envoyés pour qu’ils soient scolarisés ainsi que recadrés, puisque les écoles publiques et même celles privées de la société normale ne veulent plus prendre en charge leur dossier. Évidemment, étant donné que ces jeunes gens ont causé trop de difficultés dans les établissements où ils sont allés.
Dans un internat contingenté regroupant 500 étudiants à problèmes, il n’y a pas de risque de voir la monotonie s’installer. Entre la discipline et la rébellion, des liens peuvent se souder pour le meilleur et pour le pire. Tout comme il est possible que l’amour vienne apaiser les cœurs tourmentés.


Une petite rébellion de temps en temps, c'est comme un orage qui purifie l'atmosphère.
- Thomas Jefferson



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Misanthrope
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Gremlin
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Kim
Yo-han

J'ai 18 ans et je vis à Gyeongsang, Corée du Sud. Dans la vie, je suis un étudiant à problème et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis enfermé dans un internat et je le vis plutôt bof.

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~ Yo-han est un jeune homme réservé et plutôt calme dans la majorité du temps. Malheureusement, il a le sang chaud et réagit fortement devant ce qui le dérange. Je suppose que l'on peut le considérer comme impulsif. Malgré son mauvais tempérament, il est une personne honnête, dévouée ainsi que de confiance. Il aime bien également être parfois espiègle ce qui peut être amusant. Ou pas.
~ Ses parents en ont eu marre après le quatrième renvoi de deux écoles privées puis de deux écoles publiques. Dans son dernier lycée, il est entré par effraction durant la nuit pour mettre le feu au bureau du proviseur par vengeance. Yo-han a donc été inscrit dans un internat disciplinaire.
~ Yo-han quitte sa mère et son père en de mauvais termes. En colère puisqu’ils allaient l’envoyer dans un internat couper de la civilisation et de la liberté, il leur avoue son attirance envers les mecs pour leur foutre la haine, sachant pertinemment que ses parents n’acceptent pas très bien l’homosexualité.

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Darren Chen :copyright:️ Google
Je soupire pendant que je termine de décrasser la chambre suite à la demande du directeur pour que le nouveau venu se sente à l’aise. Nous avons chacun un lit superposé avec un bureau et un rangement d’intégré dans un coin de la chambre. Les choses du nouveau ont été nettoyées et préparées par le soin du personnel. Je dois donc mettre en ordre et glisser un linge sur mon bureau. Ensuite, je traverse la petite pièce pour le passer sur la table ronde qui est pratique pour faire des jeux de société, manger des encas ou discuter. Si évidemment, tu t’accordes bien avec ton colocataire. Ce qui n’était pas mon cas avec le précédent. Je ne l’avouerais pas à haute voix, mais il me foutait un peu les jetons. Il s’assoyait à la table et avait une conversation avec quelqu’un qui n’existait pas en plus qu’il marmonnait constamment. Parfois, il pétait une coche de manière hystérique en m’accusant d’un truc que je n’avais pas fait et qu’il était impossible que j’aie pu faire.

Je jette un coup d’œil quand je passe devant la porte du placard qui serre de range-tout pour les objets qu’on partage appartenant à l'établissement. Dessus, un long miroir y est visé. Je scrute mon coquart à l’os molaire et je souris. Tandis que mon ancien colocataire faisait l’une de ses ultimes crises, je me suis cogné volontairement le visage sur le coin de la poignée de porte avant de me mettre à crier pour de l’aide. Des intervenants sont arrivés. J’ai fait semblant d’être terrorisé puis j’ai dit qu’il m’avait frappé sans que je comprenne ses motifs. Heureusement, comme il cause beaucoup de problèmes et que je m’étais déjà plaint auparavant, on lui a attribué une minuscule chambre individuelle.

J’espère que le prochain ne sera pas timbré. En partant, je déteste partager ma chambre. Le premier, qui n’était pas le dernier à avoir quitté, se cachait dans le placard pour enlever ses vêtements sous prétexte que j’étais gay et qu’il ne voulait pas que je le zieute. Après, il s’est énervé quand je lui ai dit qu’il n’y avait rien à voir sur lui, de toute façon. Malgré cela, je prenais un malin plaisir à essayer de le regarder se changer pour lui faire peur. Ç’a s’y bien fonctionné qu’il est parti pour laisser place au schizo.

Je sors de la chambre pour aller porter le seau d’eau savonné et le linge dans l’entrepôt de ménage. Lorsque je reviens, je trouve un mec debout dans la pièce. Je le dépasse et me plante devant lui, les mains dans mes poches de pantalon. Contrairement à lui, je suis habillé de l’uniforme du vendredi. Je le lorgne de la tête aux pieds. Quel problème a-t-il pu causer pour atterrir ici ? Est-ce un timbré, un bagarreur, un violent, un fauteur de trouble, un simple rebelle de l’autorité parentale ? J’ai le sentiment que je vais vite le savoir. Je prends la feuille qui git sur son bureau presque vide et je lui tends.
« C’est les quelques règlements de l'internat qui sont exigés sur lesquels ils sont très stricts. Ici, on teste beaucoup l’indépendance et l’autonomie en plus de la discipline personnelle. Et le test commence par évaluer si tu vas lire ou non ce qu’on a mis à ta disposition. Alors, tiens, prends-le et lis-le. Je n’ai pas envie que tu m’attires des problèmes », conclué-je, esquissant un sourire et lui plaquant la feuille sur le torse pour l’obliger à la prendre.

Les 10 règles d'introduction:
 




   
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Misanthrope
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Patate Douce
Patate Douce
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Gabriel
Sana

J'ai 18 ans et je vis dans un internat, Province de Gyeongsang du Sud, Corée du Sud. Dans la vie, je suis un déliquant scolaire et je m'en sors mal d'après mon père. Sinon, grâce à mon charme, je suis toutes les courbes féminines et je le vis plutôt parfaitement.

Fruit d’amour d’un père sicilien et d’une mère napolitaine. Je suis fan des Comics, et surtout Batman. Les Etoiles m'apaise, surtout une. Rupture total avec le paternel. Le reste, on s'en branle.


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Luke Pasqualino by @fayrell on Bazzart
« J’ai été muté. Tu iras dans un internat. En Corée du Sud dans la province de Gyeongsang. Je pense que c’est une bonne décision. Cela te fera du bien. Tu retrouveras des repères. Une discipline que je ne peux t’inculquer. Le psychologue l’a dit, la communication est rompue. Tu ne me laisse pas d’autres choix. Je préfère investir dans ton avenir que de te le laisser dériver ainsi. Nous partons demain. Et nous reviendrons ici, à chaque vacance. Va te reposer et faire un bagage pour l’avion. »

En effet, la communication est rompue. Je n’ai strictement rien à dire à une insipide forme de parent qui n’est rien à mes yeux. Un lâche. On peut lui céder des efforts. Le psychologue. Renouer avec moi. Mais comme l’a dit le Doc’, je ne suis pas réceptif. Cela fait des années que je ne le suis plus avec lui. Il a perdu ses droits d’autorité depuis sa trahison. Depuis ce drame. Depuis qu’il a mis fin à mon existence. Quoi qu’il puisse faire, rien ne sera suffisant. C’est un fantôme. Et je prends le plus grand soin de le lui rappeler. Il doit payer. Malgré ses remords, il doit payer.

Je relis la brochure. Discipline. Respect. Succès. Je soupire. Où est-ce qu’il m’envoyait ? 25h00 de vol. Deux escales. Et 2h40 pour aller à ce fameux internat de la droiture. Autrement dit, un carnage. Adieu Naples. Bonjour les bridés. Je décide de faire une nuit blanche. Pour dormir, dans l’avion. Je mate des séries et mange ce que je ne verrais plus de ma terre natale.

Ce n’est pas la première fois que nous la quittons. Mon père étant architecte international. A chaque nouveau chantier, nous déménageons. Nous avons fait NY, pour un centre commercial. Puis, Paris en restaurant le bâtiment de la Philharmonie. Cette fois, on part en Corée du Sud. Il va restaurer la Halle Yeongsanjeon du Temple Eunhaesa, dans la ville de Yeongcheon, dans la région de Gyeongbuk. Et là, tu te dis que je me fous de ta gueule, que j’en sache autant.

Un gamin qui refuse de parler à son géniteur mais en sait autant. Ce n’était pas comme ça avant sa trahison. J’adore l’Histoire des bâtiments en tout genre. Il m’en a donné l’Amour. Je suppose que c’est le seul lien qui persiste. Nos conversations se limitent à son travail. Dès qu’il sort de ce périmètre, je fuis aussitôt. Dans tous les cas, retiens juste qu’il va bosser sur un temple. Et moi, je vais être enfermé.

On se lève à 3h00 pour aller à l’aéroport. Enfin, je prends juste une douche pour sortir de ma léthargie. J’ai fait toutes les recherches possibles sur notre prochaine terre d’accueil. Je n’ai pas de problème à aller dans un nouvel endroit mais je veux savoir où je mets les pieds notamment les coutumes. Je sais que les pays asiatiques sont différents de l’Europe et à l’opposé des Amériques. Autant ne pas commettre d’impair.

Heureusement que nous sommes en première classe, qu’on dispose d’un petit espace pour nous deux, parce que le temps est franchement long. J’avoue avoir fait le tour du cadran dans l’avion. Mais il restait encore la moitié du trajet. Vol rythmé par l’apprentissage de la langue locale. Du moins, je tente au moins les rudimentaires. Parce que là encore, c’est un autre monde. Les heures s’écoulent. Et enfin la première partie du calvaire se termine.

Je ne vais pas aussitôt dans ma prochaine demeure aux allures strictes mais un arret pour une nuit, dans ce qui semble être un putain de duplex que mon père avait acheté. Il n’y avait pas à dire, il avait bon gout.

« Tu ne peux pas rentrer les weekend, uniquement les vacances mais comme je l’ai dit, on retournera à Naples. J’ai tenté de te faire une chambre qui peut te plaire. »

Donc, à quoi va me servir cette chambre, si je n’y mets les pieds que cette fois-ci ? Je soupire et hoche la tete. Je grimpe à l’étage. Je ne peux m’empêcher de sourire. Il avait vraiment bien bossé. L’univers des comics. Et particulièrement Batman. Mon côté enfantin qui perdure.

30m² pour moi tout seul. Et il croit que je ne vais pas rentrer ? Il se met le doigt dans l’œil, pour rester poli. Je fais le tour et y découvre une echelle pour monter sur un immense hamac faisant la taille du plafond. Je reste prudent quand je monte dessus mais je comprends vite qu’il est franchement solide mais je ne saute pas dessus pour autant. Ca promets de longues et belles nuits. Les volets se ferment tout seul, je suis surpris. Et réalise que mon géniteur est là. Nuit totale, j’apprécie le geste.

Plafond étoilé composé des Planètes ainsi que du Soleil et la Lune et une pléiade d’étoiles. Je reste bouche bée, par tant de précisions. Je tends mon bras, et peut toucher le plafond, je comprends vite qu’il s’agit d’une fresque. Il avait tout prévu. Bien vu l’aveugle.

« Où que nous soyons, lorsque nous sommes séparés, chaque fois que tu regardes l’Etoile Polaire, tu sauras que je pense à toi. »

Alors je contemple cette etoile, provoquant ce doux souvenir qui me serre le cœur. Je ferme les yeux, laissant une larme perlée. Puis, le sol grince, mais personne. Parent reparti.

« Merci »

Je chuchote. Penses-tu que je lui aurais dit en face ? A une autre époque, je l’aurais couvert de compliments et même un gratifiant câlin. Mais c’est un temps qui n’existera plus. Je reste deux bonnes heures à rester vautré ici. M’endormant de nouveau. C’est mon père qui me réveille pour aller manger. On n’était pas sur le même fuseau horaire mais il faisait quand même nuit. 22h00 locales. Et je suis bien content de pas trop ressentir le jet lag quand on n’a pas l’impression d’avoir fait le tour de la planète. On décide d’aller dans un restau du coin.  

« A partir de demain, tu vas entamer le second trimestre, et on ne se verra que pour Noel. Je compte sur toi pour faire un effort d’intégration. Je n’en doute pas que tout se passera bien. On a rendez-vous à 9h00 sans retard acceptable. »

Il n’était même pas crédible dans ses propos. Je m’étais fait virer d’une dizaine d’établissements au point d’avoir besoin d’un précepteur attitré qui lui-même avait laissé tomber. Je sais que l’avenir est important, je ne vais pas compter sur les aides de l’Etat mais je ne veux pas me faire chier à cirer des bancs avec mon cul. Je veux bosser. Je veux apprendre un métier. J’ai cru une fois, qu’il avait saisi le message.

J’ai découvert le monde des encres, plus communément appelé tatouages. J’ai de suite, adhéré. Bon, mes fréquentations étaient douteuses mais j’avais tellement adoré ce monde que je voulais me lancer. D’ordinaire, un parent soutien, le mien a dit non, ce n’est pas pour toi. Ce n’est pas convenable. Ce n’est pas un métier. Des mots qui ont creusé le fossé entre nous. Si ce que j’ai aimé faire n’était pas pour moi, alors rien ne le serait et je l’ai fait comprendre à tous.

Echec scolaire. Perturbateur. Viré. Déchet. Expulsé. Désespéré. Des mots d’amour pour qualifier mon statut d’élève parmi tant d’autres. Quand on commencera à m’écouter, qui sait, je me calmerais. Parce que je ne suis jamais en reste pour faire une connerie mais surtout, et le plaisir est palpable, engrainer les autres et les faire accuser avec moi ou à ma place. Sinon, ce n’est pas jouissif. Au grand dam du paternel.

Mais comme tu l’as compris, je n’en ai tellement rien à foutre. Borderline. Sans limite. On m’a déjà retiré le principal alors je ne vois pas pourquoi, je me contiendrais. C’est un art d’exprimer sa souffrance, comme dirait le Psy’. Ou juste emmerder son monde. Ça me plait mieux. Je me contente d’hocher la tête, à tout le blabla qui me gerbe. On termine sur une note plus légère le temple où il m’expose la chronologie des étapes.

« Je voudrais assister à un jour de chaque étape … S’il te plait »

Regard de chien battu. Ca m’avait bouffait le cul d’être poli et d’être hypocrite. Mais autant le caresser dans le bon sens et espérer louper des jours dans ma future prison. Oui, j’y travaille dès maintenant. Et la restauration d'un tel bâtiment, m'interessait quand même pas mal, au fond.

S’il espérait me mettre au pas, ils allaient vite déchanter. J’en faisais une promesse. Il met du temps à répondre pour conclure ce repas par un « on verra ». Je me renfrogne, continuant de jouer sur la corde sensible. Je n’insiste pas plus, je ne voulais pas qu’il finisse par me faire une accolade. Tout serait remonté par sa faute. On rentre à la maison. Et je décide d’aller dormir dans le hamac. Du moins, repenser toute notre conversation. A quoi allais-je faire face ?

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7h00 quand le réveil sonne. Mais je ne suis pas tant fatigué que cela. Je traine sous la douche, et engloutis un copieux petit déjeuné, pensant que ça allait le dernier où j’allais prendre envie, imaginant déjà comment la cantine allait dégueuler des confections douteuses et infectes.

On fait un détour pour s’arrêter quelques secondes au temple puis, on se presse pour s’enfoncer dans la verdure. Je vais pleurer, c’est certain. Etre perdu au milieu de nulle part. Quarante-cinq minutes de bagnole pour arriver un imposant portail qui s’ouvre. Je fais quelques pas, mais on est accueilli par un couloir d’arbres à perte de vue. Si c’est pour nous dissuader de fuir, il va m’en falloir plus que cela.

Deux kilomètres pour arriver jusqu’à l’établissement. Je regarde l’immense bâtisse. Château, je dirais. Mais moderne. Je suis choqué. Une femme tirée à quatre épingles, nous accueille. Révérence. Effet miroir, on fait pareil. Et commence une visite durant une bonne grosse demie heure. Présentation des lieux commun : salles de classe, self, bibliothèque, complexe sportif. On se croirait dans l’institut des X-Men. Mon géniteur m’aurait-il caché des choses ?

On termine par le dortoir. La directrice, en personne, de ce que j’ai fini par comprendre – plutôt bonnasse – nous indique que mon père s’arrête ici. Dans le but de ne pas perturber, les élèves et d’offrir un processus d’intégration optimal. Je ne vois pas le rapport entre le fait que mon père va savoir l’état de ma piaule et le processus. Mais bon, je hausse les épaules.

Cette fois, je laisse mon père m’enlaçait. Fortement. Je ne dis rien. Je ne sais pas, cela me paraissait … Etrange. Savait-il, ce que j’allais vivre ? Des mots d’encouragement, des aurevoirs. C’était visiblement trop dur pour lui.

Directrice se racle la gorge. On découvre un petit groupe de demoiselles riant. Un clin d’œil. Ça y est, j’étais tout ouie, avec l’espoir d’en choper pas mal. Parfait lieu de chasse tient. Je vais avoir un colocataire. Espérons qu’il ne soit pas trop con. Pourquoi, je n’ai pas une fille d’ailleurs ? Parce que la gente masculine, pas du tout ma came ! Soit on est potes et on galère ensemble soit je te nique ta face, pour que tu saches à qui tu as à faire.

T’es avec moi ou contre moi. Aucune neutralité possible. Je ne crois pas en l’amitié. Ni même en l’amour.

J’entre dans ma nouvelle chambre. Un placard à chaussures comparé à notre duplex. Je suis blasé. Je fais le tour du propriétaire. Soit faire un tour sur moi-même. Les commodités étaient là. Porte qui s’ouvre et je découvre un petit nain qui se plante devant moi. Je le regarde incrédule. Il me jauge ? Il ne va pas être déçu du voyage, à jouer du torse avec moi. J’ai déjà envie de lui décocher une à me zyeuter ainsi. Amoureux ou quoi ? Donc le chérubin avait causé des soucis à ses parents ? Une overdose, le coup classique, je parie. Un besoin d'attention donc il fait une petite bêtise. Les parents paient pour se donner bonne conscience et il recommencera.

« C’est les quelques règlements de l'internat qui sont exigés sur lesquels ils sont très stricts. Ici, on teste beaucoup l’indépendance et l’autonomie en plus de la discipline personnelle. Et le test commence par évaluer si tu vas lire ou non ce qu’on a mis à ta disposition. Alors, tiens, prends-le et lis-le. Je n’ai pas envie que tu m’attires des problèmes »

Premier contact physique. Ca ne va pas du tout le faire. Mais je ne dis rien, lui laissant une chance de se rattraper. Lui attirer des problèmes ? Suis-je le gardien de mon colocataire, à présent ? Je prends les règlements. Ca me faisait déjà bien chier. Je m’installe sur le bureau et commence à lire. Je m’étrangle. Pas d’ordi, pas de téléphone. Je sens que je vais quitter cet endroit dès aujourd’hui. Ca ne va pas du tout le faire.

Et tous ces interdits qui ne demandent qu’à être bravé. Ils vont très vite me renvoyer. Je comptais bien les transgresser l’une après l’autre. Je hais cet endroit. Je finis de tout lire consciencieusement, offrant une fausse belle image de moi, réfléchissant à comment donner un autre téléphone pour conserver le mien ou l’inverse. Mais je ne vivrais pas sans. Je relève la tête.

« Et maintenant, on fait quoi Monsieur-J’ai-Peur-Des-Problèmes ? Lecture suivante, comment tu apprends à pas faire trop de bruit en ma présence ? »





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