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 Le triste espoir dans une balle

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Gremlin
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INSCRIPTION : 15/04/2020
CRÉDITS : Le forum même

UNIVERS FÉTICHE : Réel, mais je suis open à tout.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le triste espoir dans une balle
Mise en situation

La situation

Mais il nous reste encore l'espoir. La difficulté d'accéder au bonheur n'en exclut pas la quête.
- Kama Sywor Kamanda


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Dans les recoins de Moscou, la capitale de la Russie, se cachent également des démons nourris par l’immondice humaine. Le crépuscule est tombé en ce mois de juin faisant chanter les bestioles sauvages. La douceur du vent qui flotte est le fruit de cette agréable nuit que personne ne peut détester.

Sauf que certains ne peuvent en profiter pleinement. Car d’ici une heure, une fille sera vendue à des proxénètes qui l’amèneront on ne sait où. À moins d’un miracle, elle ne pourra sortir de cet enfer dans lequel elle se trouve déjà depuis un moment. Il faudra prier le ciel de lui réserver un autre sort.

Puis, il y a lui, cet homme qui a apprivoisé la solitude à défaut d’être mal accompagné. Enlever la vie est son métier. Il ne s’en plaît pas, mais il ne s’en déplaît pas non plus. Après tout, n’est-ce pas la seule chose qu’il ait appris à faire ? Ce soir, il a une mission. Et il se dirige pour l’accomplir.

Qu’arrivera-t-il si cet homme à la solitude armée rencontre cette fille à la détresse brillante. « Tout imprévu est avènement de vérité inédite », a dit Claire de Lamirande.


@The Whole 9

Contexte provenant de cette recherche



   
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Misanthrope
Ma vie est un cimetière d'espoirs enfouis.
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Gremlin
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UNIVERS FÉTICHE : Réel, mais je suis open à tout.
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Daeron
Scriven (Bloodthirsty)

J'ai 36 ans et je vis tel un fantôme voyageur. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors bien malgré tout. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un type solitaire et j'ai appris à vivre avec plutôt bien.

~ Daeron voit le jour dans une famille aimante et adorable. Toutefois, l’infortune le frappe très jeune. Dès l’âge de 7 ans, ses parents décèdent lors d’une catastrophe naturelle alors qu’ils étaient partis pour un voyage amoureux.
~ Le garçonnet est jeté dans un orphelinat où il apprend plus tôt que prévu à apprivoiser la solitude, accepter les rejets d’autrui ainsi qu'à réprimer sa souffrance.
~ Peu enclin aux relations sociales, Daeron s’engage dans l’armée lors de ses 18 ans. Les années passent et il monte rapidement en grade.
~ Il atteint ses 25 ans quand il est blessé durant une mission. Il prend de ce fait une pause pour se rétablir et se questionner sur son avenir. Courageusement, Daeron s’investit dans une relation avec une jolie fille qui lui fait redécouvrir l’amour et le bonheur. Un sentiment qu’il avait enterré avec ses parents. Toutefois, cette idylle fait son temps. Sa douce moitié perd la vie dans un braquage de supérette qui tourne mal.
~ Pensant qu’il n’attire que la mort, il croit préférable de devenir celui qui la contrôle. Daeron retourne donc, le cœur en deuil, vers l’armée. D’une manière quelconque, mais qu’il a oublié, il se trouve à faire des missions secrètes et illégales pour l’État. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’il décide de prendre la gouverne de sa vie en disparaissant. Simulant sa mort, il se change en fantôme. Pour subvenir à ses besoins, il choisit une voie dangereuse, mais qu’il sait maitriser. Celle d’être un tueur à gages.
~ Tel un fantôme voyageur, sa réelle identité est inconnue de tous. Puisque sa vie est basée seulement sur son travail illicite, quiconque a conscience de son existence le connaît sous le pseudo de Bloodthirsty.


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Jared Padalecki :copyright:️ Google

256 000 ₽ par personne soit environ 5000$. Dès que j’ai récupéré les billets pour un total de 1 280 000₽, je suis prêt à m’atteler à la tâche que l’on m’a confessée. Pourvu que le client soit réglo et que je sache dans quoi je me fourre les pieds, je n’en ai rien à branler de la raison du pourquoi. On me paye, j’exécute la demande. Les bastons pour le pouvoir ou ce qui cause la haine chez un individu, ça me passe 10 pieds par-dessus la tête. L’humain m’a toujours paru stupide. Je ne vaux pas mieux qu’un autre, mais je ne vais pas me bercer d’illusions en étant assez bête pour penser que ma façon de vivre est acceptable. Cette perception me confère au moins l’aspect de ne pas être autant stupide que tous les autres. Il y a longtemps que je suis prêt pour l’Enfer. Si c’est l’endroit qui m’attend, alors je vais pour une fois dans ma vie sentir autre chose que le vide froid qui aura enveloppé mon existence entière.

Bizarrement, j’ai mon petit rituel de préparation. Quitte à devoir accomplir un travail sale, je préfère être propre pour l’accomplir. Sortant de la douche, j’enfile des vêtements sombres et qui couvrent tout mon corps après m’être séché et brossé les dents. Je glisse mes mains à l’intérieur de gants tactiques. Par précaution, je passe par-dessus ma tête un gilet pare-balles que je camoufle d’une veste noire. J’attache ma ceinture de combat autour de mes hanches en prenant soin d’avoir l’attirail nécessaire. Je vérifie ma Diemaco C8 où j’ajuste un silencieux au museau de celle-ci. Puis, je la fourre dans son étui avec un sac à munitions. Ensuite, j’efface toute trace de ma présence dans cette chambre de motel avant d’attraper mon équipement et de sortir discrètement. Comme j’ai déjà changé la plaque d’immatriculation de ma bagnole ce matin, je m’engouffre à l’intérieur après avoir balancé le tout dans le coffre.

Roulant dans un sentier bossu dans la forêt, je stationne ma voiture de manière à pouvoir partir directement lorsque j’aurai terminé. Ce n’est jamais bon de s’éterniser sur une scène de crime. Je regarde les coordonnés de mon GPS. Au bout de quelques minutes de marche je devrais apercevoir une grosse baraque délabrée. Je hoche la tête. Ça devrait bien aller.
Attrapant mon étui dans le coffre, je le referme puis m’active entre les branches vers la destination.

Comme prévu, je discerne dans la pénombre une maison assez douteuse. Je me refuge derrière le cabanon qui git aux abords de la forêt pour avoir la possibilité de discrètement évaluer les alentours. Émergeant ma Diemaco C8 de son étui que j’abandonne sur la terre, je passe la ganse autour de mon cou et je balance mon arme dans mon dos. Je jette un coup d’œil à ma montre pour me donner une bonne idée du meilleur délai à atteindre.
Je coule un regard à la cour. Un jeune homme dans la vingtaine protège l’entrée. D’ici, je peux voir qu’il tient un pistolet avec une mine concentré. Le deuxième qui est plutôt corpulent fait une ronde autour de la maison. Ça ne devrait pas être trop compliqué de me débarrasser de ces deux-là. Je fronce les sourcils avec attention quand un troisième individu ouvre la porte en gesticulant contre le gardien d’entrée. Ce dernier semble s’énerver en se précipitant dans la demeure. Je crois que la chance sait seulement me sourire lors de mes missions. Je ris silencieusement en traversant rapidement et discrètement l’espace dégagé. Je me plaque contre ce taudis dans le coin du balcon surélevé. J’extrais mon Gerber LMF II Infantry de ma ceinture et je me cale en position d’attaque.

Dès que le joufflu dépasse la maison en m’offrant son dos, je passe son cou dans le creux de mon coude pour lui tenir fermement la tête puis je plante mon couteau dans sa gorge à plusieurs reprises. Tel un cochon qu’on égorge, il panique, cherchant à respirer. Son poids s’alourdit. Je hisse difficilement sa carcasse dans le coin où je me vautrais.

À mon tour de faire une petite ronde en contournant la bâtisse pour vérifier les positions de mes cibles à travers les fenêtres. Je capte rapidement leur emplacement ainsi que la façon dont la maison est divisée. Seule une pièce que je suppose être une chambre contient une fenêtre barricadée par des planches de bois. Je ne peux donc pas espionner à l’intérieur. Revenant sur mes pas, je m’affaire à escalader agilement la rampe du balcon. Soudainement, le jeune homme de tantôt ressort. Il referme la porte sans m’avoir immédiatement remarqué. Toutefois, dès que ses yeux s’agrandissent sur ma silhouette, je me jette sur lui enfonçant ma lame dans sa gorge. Je plaque ma main libre sur sa bouche pour le retenir de faire du bruit. Son sang gicle comme une fontaine lorsque je retire le tranchant. Pris de panique, il tire plusieurs coups de feu dans le vide qui raisonne dans la nature.
« Merde », juré-je.
Des pas résonnent sur le plancher qui craque de l’intérieur tandis que des voix s’élèvent. Je relâche la victime qui tombe lourdement étant vouée à agoniser. J'attrape rapidement mon arme qui gisait dans mon dos. En deux temps trois mouvements, elle est prête à être utilisée. Je ne me fais pas prier en défonçant la porte à coup de pied. Me planquant sur le mur extérieur pour me protéger des coups de feu qui sont dirigés vers moi, j’attends le bon moment pour viser et tirer dans le crâne d’un homme blond. Les deux derniers se divisent en se dissimulant dans la maison. J’inspire puis je m’introduis dans le bâtiment. Observant autour de moi tel un vautour, je tente d’éviter de faire craquer les planches de bois vieillis. Me faufilant dans la cuisine, je marche à reculons en pointant mon arme vers les endroits où pourrait surgir une personne.
Brusquement, je vois poindre à l'orée du mur de la deuxième sortie de cette pièce le bout d’un pistolet. Je cours en me jetant par terre derrière l’ilot. Je m’échoue au sol à l'instant où je sens un projectile s'agripper au piège dans mon gilet pare-balles derrière mon dos. Je grimace sous le choc, mais je récupère rapidement mon souffle. Le bruit des balles qui éclatent dans le bois de l’ilot retentit fortement. Accroupi et accoté contre celui-ci, je me déplace pour viser vers mon adversaire. Appuyant sur la détente à de nombreuses reprises, je l’entends geindre au moment où une coulisse écarlate s’étend sur le sol. Je l’ai forcément blessé à l’épaule. Par mégarde, mon souffle se coupe sous l’emprise d’une planche de bois qui est maintenue contre ma gorge.
« Mais t’es qui sale enfoiré ? », beugle l’homme qui tente de m’étouffer.
Toujours mon fusil en main, je lui balance un coup de crosse au visage. Profitant du fait qu’il soit déstabilisé puis qu’il jure, je me retourne en lui mettant une balle dans la tête. Son corps est projeté vers l’arrière et son sang éclabousse mes vêtements.
« Fait chier », grommelé-je en toisant le dégât.
Je soupire. Quatre sur cinq d’éliminés. Plus qu'un seul et je dégage d’ici. Je me redresse en étant sur mes gardes. J’avance doucement vers le coin où j’ai blessé l’un des hommes. Je zieute la trace au sol en décidant de suivre la traînée. Il a dû compresser sa plaie avec sa paume, car le sang diminue le long du couloir.

Par contre, j’entends un bruit étouffé provenir au-delà d'une porte. Je rebrousse chemin puis je pousse cette dernière déjà entrouverte pour distinguer une jeune femme avec les bras emprisonnés derrière le dos, un pistolet visé sur la tempe. Elle sert de bouc émissaire au trouillard estropié qui tremble derrière sa silhouette en la maintenant contre lui.
« Laisse-moi sortir d’ici ou je la bute », ordonne-t-il.
Une trace de sueur glisse le long de son visage démontrant sa peur. Mon arme pointée vers le type, je souris légèrement en riant.
« Vas-y, bute là, ça va être plus simple pour moi de te mettre une balle par la suite. »
Ma réponse le prend au dépourvu. Je lui octroie 10 secondes pour prendre une décision tandis que je me prépare à ne pas rater ma cible. C’est seulement un grand fanal qui semble en sniffer de la bonne vue sa tronche. L’arme qu’il tient pointée sur la tempe de la brune tremble sous son emprise. Je roule les yeux avant d’appuyer sur la détente. La balle file silencieusement à la vitesse de l’éclair pour creuser un trou dans son front. Le sang de l’homme asperge le visage de la femme pendant que son corps s’échoue brutalement sur le parquet. J’examine la demoiselle terrorisée et qui semble plutôt mal en point.
On ne m’avait pas dit qu’il y aurait 6 personnes à éliminer. On m’avait encore moins parlé de la présence d’une femme. Ce connard, il est mieux d’avoir en trop 256 000 ₽ pour le prix de cette vie et 102 000₽ pour l’imprévu.
Je soupire une fois de plus à travers une expression grave. Je pointe mon arme vers la fille qui est debout au milieu de la pièce. Je suis prêt à tirer.



   
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Misanthrope
Ma vie est un cimetière d'espoirs enfouis.
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RÉGION : Les Hauts de France
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Eïleen Curtis
J'ai 23 ans, et je vis quelque part, je ne sais où. Dans la vie je suis prostituée à mon corps défendant, et je m'en sors très mal. J'ai perdu tout espoir d'échapper au réseau dont je suis la marchandise. Sinon, grâce à ma situation peu enviable, je suis l'objet du désir de nombreux pervers, et je le vis comme une descente aux enfers, lente et éprouvante.

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Eïleen était étudiante à la New York Institute of Technology, où elle visait une licence de journalisme. + Grâce à ces brillants résultats, elle a obtenu la chance d’effectuer son stage au sein du très prisé quotidien : The New York Times. + Très ambitieuse dans l’âme, Eïleen s’est mise dans l’idée qu’elle décrocherait un contrat dans ce journal, si elle parvenait à écrire un bon papier. Elle s’est donc mise en quête d’un sujet ‘croustillant’, grâce aux stratèges des plus grands noms de ce métier, avant de s’intéresser à un réseau de trafic d’esclaves sexuelles. + Elle était sur le point de boucler son article, qu’elle voulait agrémentait de clichés, quand elle s’est faite choper par l’un des trafiquants sur le lieu même de leurs commerces illégaux. + Résultat : elle est devenue l’une de leur marchandise, après moult tentatives d’évasions douloureusement infructueuses, avant d’être réduite à faire le tapin elle-même. + Eïleen n’a plus grand espoir de s’en sortir, mais l’intervention d’un tueur à gages pourrait lui offrir l’issue qu’elle n’attendait plus.
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Barbara Palvin (c) Schizophrenic
Deux heures quinze. Munie de mon appareil photo numérique, je me cherche  une bonne cachette entre deux containers de couleurs rouges, tandis que je m’assure d’avoir une vue imprenable sur le lieu de la transaction à venir. On pourrait croire que je suis une policière en pleine mission d’infiltration. Ou même encore une espionne dépêchée par une agence gouvernementale. Mais il n’en est rien. Je suis juste une journaliste stagiaire, qui vient capturer quelques clichés d’un trafic ignoble par lubie de décrocher un poste dans l’un des plus grands quotidiens new yorkais. Vous imaginez la classe du gros titre ? La jeune journaliste, Eïleen Curtis, permet le démantèlement d’un trafic d’esclaves sexuelles. C’est la réussite assurée en tant que journaliste ! Je ne peux me permettre de m’asseoir dessus, même si la dangerosité de l’entreprise m’en dissuaderait. Qu’est-ce que je risque, après tout ? Que les trafiquants me remarquent ? Aucun risque. Je suis aussi discrète qu’une petite sourie dans le trou d’un mur, et j’ai désactivée le flash de l’appareil photo de sorte que cela demeure toujours ainsi. Non, la seule chose qui m’effraie véritablement, c’est l’idée que les photos soient inutilisables. Qu’est-ce que je ferai si le manque de luminosité ou l’humidité ambiante les rend floues ? Je ne sais pas. Je prie donc pour que la chance soit avec moi, quand du mouvement se fait remarquer au niveau du cargo que je surveille. Nous y sommes : les malheureuses marchandises ne devraient plus tarder à arriver, et je me prépare à mitrailler la scène de mon modeste appareil photo. J’ai conscience qu’un plus cher aurait été plus adapté mais… Je n’ai pas eu le temps de me consacrer à cet achat. Je commence à immortaliser l’instant dès que plusieurs camionnettes arrivent sur les lieux, quand je sens une main froide se poser sur mon épaule. J’écarquille les yeux, effrayées. Je n’ose à peine me retourner pour m’assurer que ce n’est que mon ami qui s’est décidé à ce joindre à moi à la dernière minute, que j’entends déjà une voix très grave, masculine, m’adresser ces mots que je ne comprends pas.

« _ Tiens, tiens. Mais ne serait-ce pas une jolie petite fouineuse que nous avons là ? »

Je me tourne en direction de l’individu, pétrifiée. Je me suis faite repérée et… le cœur battant à vive allure, je cherche à déceler où se trouvait mon erreur.

« _ Je… Je ne dirai rien à personne. Je… Je vous l’jure. »

Je balbutie, espérant qu’il est la clémence de me laisser filer. Mais sa poigne se serre davantage sur mon épaule, et je suis entraînée en direction du cargo où il signale sa trouvaille à ces complices. Je dois m’échapper immédiatement. Je tente de me soustraire de son emprise,  mais c’est le trou noir, et je perds connaissance.


(…)

Je m’éveille, étendue sur un matelas d’infortune. Je suis entourée de dizaines de filles pétrifiées, autant que je ne le suis, et je constate que je suis dans une calle du cargo. Non ?! Je me lève d’un bond, accourant vers l’unique issue que je trouve, où je frappe comme une damnée du poing.

« _ LAISSEZ MOI SORTIR ! JE VOUS EN SUPPLIE ! JE NE DIRAI RIEN À PERSONNE JE VOUS LE PROMETS ! »

C’est en vain. Je n’entends rien, si ce n’est un grognement masculin en russe, avant que je me laisse tomber de désespoir contre la porte. Je me suis faite enlevée. Comment ai-je pu manquer de tant de prudence ? Mes amis n’arrêtaient pas de me rappeler que mon idée était beaucoup trop dangereuse. Pourquoi ne les ai-je pas écoutée ? Je me fige, brièvement. Elle est là mon issue de secours ! Mes amis savent que j’étais au port ce soir ! Ils préviendront la police de ma disparition, dès qu’ils en auront conscience, et je pourrais retrouver ma liberté ! Oui, je m’accroche à cet espoir, tandis que je rejoins le matelas où j’étais étendue.
Il n’a plus qu’à attendre, à présent.


(…)

Plusieurs jours se sont écoulés, avant que les moteurs du cargo aient fini de vrombir. J’imagine que nous sommes arrivés en Russie, et que nous allons rejoindre notre destination finale ? Vais-je bénéficiée d’un autre traitement que mes malheureuses camarades d’infortunes ? Je ne saurai le dire. Je ne suis pas une de leur marchandise à proprement parlé. Ma présence n’ait du qu’à mon inconscience la plus totale. Mes amis ont-ils alertés la police, désormais ? Est-ce que la police américaine est sur les traces de ce cargo ? Je m’interroge, tandis que j’appréhende la réaction des hommes qui nous rejoignent. Ils ne viennent pas juste apporter de l’eau ou la nourriture, comme les fois précédentes. Ils viennent nous trier. Ils observent chacune d’entre nous attentivement, avant de nous diviser en deux groupes. Je suis jetée dans l’un d’eux, après que j’ai tenté de leur résister. Apparemment, chaque groupe est attendu dans un lieu différent, et je suis bousculée jusqu’une camionnette où des types armés nous surveillent. Il faut que je m’évade, que je me trouve une planque. Ne serait-ce que le temps où je puisse rejoindre l’ambassade américaine ? Comment vais-je faire sans papier, sans rien ? Je me martèle la tête de questions, échafaudant un plan auquel je ne crois pas moi-même, quand la camionnette cesse de bouger. En faite, je sais que je vais me faire tirer dessus comme un lapin si j’amorce ne serait-ce qu’un pas de travers. Mais je m’y risque quand même, avant de recevoir un coup de grosse contre le crâne.

(…)

Debout dans une chambre, je cache ma poitrine derrière mes bras croisés. Cela fait tellement longtemps que je suis dans ce qui s’apparente à une maison close, qu’il aurait été étonnant que ce moment ne viendrait jamais. Je l’ai retardé, du reste. Je faisais la misère aux pervers qui payaient pour me sauter. Mais à force d’être rouée de coups, je n’ai plus la force de lutter. Je suis résignée à être violé par cet individu, et je m’effondre en larmes pour la toute première fois depuis mon arrivée en enfer. En faite, j’ai tant perdu cette hargne qui me caractérisait, cet espoir qui la maintenait, que je me laisse traiter comme une poupée de chiffon. L’homme prend ce qu’il veut, comme d’autres après lui, et mon âme s’éteint graduellement.
Il n’y a que la mort qui me sauvera, je crois.


(…)

J’ai été vendu, me semble-t-il. J’ai du me plier à un défilé dans une des suites de la maison close, devant des types en costards, avant d’être emmené dès le lendemain dans cette maison abandonnée. ’Fin, je ne sais plus trop où j’en suis honnêtement. Je ne sais pas ce qui m’attends réellement et… je ne m’attends à plus grand-chose de favorable pour moi. Si ça se trouve : ils vont m’exécuter. Mes ‘geôliers’ n’attendent que l’ordre de leur supérieur pour s’y exécutés et… Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis fatiguée de cet enfer et… les larmes aux yeux, je craque comme à chaque fois que je me retrouve seule avec moi-même, depuis de longues semaines.

« _ Tu crois qu’on peut en profiter un peu avant l’arrivée du client ? »

Je lève la tête au son de la voix du type qui vient de rentrer dans la pièce. Ils m’y maintienne prisonnière, assise sur une chaise, les bras ligotés dans le dos, depuis ce matin.

« _ Le client tient à ce que plus personne ne la touche en dehors de lui.
_ Tu sais ce qu’il va faire d’elle ?
_ Sa petite esclave sexuelle personnelle, à ce que j’ai compris. Il en avait marre de venir la voir à la ‘rose noire’. Il veut qu’elle soit directement chez lui.
_ C’est dommage. Je me serais bien fait plaisir un peu pour passer le temps.
_ Ouais bah mate un porno, mon vieux. C’est chasse gardée. »

Je ne comprends toujours rien au russe. Je ne sais même pas ce qu’ils se racontent sur mon dos. Tout ce que je sais : c’est que le calme pesant de cet endroit, devient soudainement un lointain souvenir dans les pièces voisines. Ça ressemble à un règlement de compte et… Très honnêtement, je ne suis pas rassurée. Je ne le suis plus depuis des mois, du reste, mais là c’est pire que tout. Pourquoi se battent-ils, tout d’un coup ? Je m’interroge quand les types disparaissent dans l’autre pièce, à leur tour. Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je tente de m’enfuir ? Ce serait une bonne option mais… Avec la chance que je me paye, je n’irai certainement pas très loin. J’attends donc, le cœur étreint par la panique, que les choses se tassent quand l’un des russes revient, blessé à l’épaule. Je lui lance un regard horrifié, tandis qu’il me lève brusquement de ma chaise, avant de pousser la chaise d’un violent coup de pied. Il me prend en bouclier contre celui qui l’a attaqué, et je sens le canon de son arme se poser sur ma tempe.

« _ Non ! Non ! Pitié !
_ Ta gueule, connasse ! »

Me grogne-t-il à mes implorations, me plaquant brièvement sa main pleine de sang sur la bouche. Quand tout d’un coup, un homme surgit à son tour dans la pièce, nous pointant de son arme. C’est la première fois que je le vois de toute ma vie, et pourtant il me terrifie au même titre que le russe qui se sert de mon corps comme d’un rempart. Je crains que l’un des deux me descendent suite à leur échange, quand l’inconnu aux cheveux longs tue mon geôlier d’une balle dans le crâne. Je pousse une crie de terreur, le visage aspergé de son sang, tandis que je recommence à pleurer. Je sens que mon tour approche et je ne veux pas mourir. Je ne veux pas que cet enfer se poursuive mais… Je veux pouvoir rentrer chez moi. Je veux pouvoir retrouver ma liberté, ma famille.

« _ Pitié. J’implore l’individu, me mettant à genoux au sol. _ Ne me tuez pas je vous en supplie. Je veux rentrer chez moi. Je veux juste rentrer chez moi. Pitié… Pitié… Je veux rentrer chez moi ! »

Ma voix se brise avec le flot de mes larmes. Je ne sais même pas s’il comprend ma langue. Il est fort possible qu’il ne parle lui-même que le russe, et je vais irrémédiablement me prendre une balle en pleine cervelle comme l’autre mec.


@Ankadza


Le triste espoir dans une balle 20031610251624541716691375
La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Daeron
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J'ai 36 ans et je vis tel un fantôme voyageur. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors bien malgré tout. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un type solitaire et j'ai appris à vivre avec plutôt bien.

~ Daeron voit le jour dans une famille aimante et adorable. Toutefois, l’infortune le frappe très jeune. Dès l’âge de 7 ans, ses parents décèdent lors d’une catastrophe naturelle alors qu’ils étaient partis pour un voyage amoureux.
~ Le garçonnet est jeté dans un orphelinat où il apprend plus tôt que prévu à apprivoiser la solitude, accepter les rejets d’autrui ainsi qu'à réprimer sa souffrance.
~ Peu enclin aux relations sociales, Daeron s’engage dans l’armée lors de ses 18 ans. Les années passent et il monte rapidement en grade.
~ Il atteint ses 25 ans quand il est blessé durant une mission. Il prend de ce fait une pause pour se rétablir et se questionner sur son avenir. Courageusement, Daeron s’investit dans une relation avec une jolie fille qui lui fait redécouvrir l’amour et le bonheur. Un sentiment qu’il avait enterré avec ses parents. Toutefois, cette idylle fait son temps. Sa douce moitié perd la vie dans un braquage de supérette qui tourne mal.
~ Pensant qu’il n’attire que la mort, il croit préférable de devenir celui qui la contrôle. Daeron retourne donc, le cœur en deuil, vers l’armée. D’une manière quelconque, mais qu’il a oublié, il se trouve à faire des missions secrètes et illégales pour l’État. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’il décide de prendre la gouverne de sa vie en disparaissant. Simulant sa mort, il se change en fantôme. Pour subvenir à ses besoins, il choisit une voie dangereuse, mais qu’il sait maitriser. Celle d’être un tueur à gages.
~ Tel un fantôme voyageur, sa réelle identité est inconnue de tous. Puisque sa vie est basée seulement sur son travail illicite, quiconque a conscience de son existence le connaît sous le pseudo de Bloodthirsty.


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Les larmes coulent comme une rivière sur le visage angélique de la jeune femme. Alors que j’allais dépenser une balle pour elle, dans un vent de panique, celle-ci se jette par terre en me suppliant de l’épargner dans l’espoir de pouvoir rentrer chez elle. Oui, je me doute qu’elle ne devait pas être chez elle, ici. Mais en quoi est-ce mon problème ? Comment a-t-elle pu se retrouver dans une telle position ? À voir l’état pitoyable qu’elle dégage, j’imagine très bien le rôle qu’elle devait jouer pour ces malfrats.
À travers sa peur d’être tuée, la brune sanglote davantage. Elle est complètement paumée, cette pauvre petite. Je soupire devant sa détresse. Ça me gonfle. Pourquoi les femmes doivent-elles irrémédiablement réussir à faire surgir des émotions chez un homme naturellement impassible comme moi ? Daeron, n’y pense même pas. Bute-la et dégage de ce trou, me sermonné-je silencieusement. Le client ne m’avait jamais informé que les mecs à buter seraient dans cette baraque avec une femme. D’ailleurs, que faisaient-ils ici au fond de nulle part avec elle ? Soudainement, je comprends. Une transaction. Elle est ici, car ils devaient la vendre. Instinctivement, je tourne la tête vers la porte. Si je ne pars pas de cet endroit rapidement, je risque d’être réellement pris au dépourvu. Je n’aime pas spécialement les confrontations imprévues.
Frustré, je grogne, rejetant mon arme dans mon dos. Je m’approche vers la gamine puis je m’accroupis. J’empoigne du bout des doigts ses joues pour lever sa tête et capter son regard mouillé et apeuré.
« Arrête de pleurer. Tu crois que ça va te sauver ? Dis, ça t'a réussi contre ces pervers, de supplier et de geindre pour ton sort ? Non. Alors, tais-toi ! », ordonné-je brusquement, mais sur un ton calme.
Alors que j’allais la cuisiner au sujet de ceux qui devaient probablement venir la chercher, je vois le reflet de phares éclairé dans le couloir projetant ensuite légèrement leur éclat dans la pièce. Je pince les lèvres pour m’empêcher de jurer. Elle ne sent pas le bacon cette putain de mission ! J’attrape les épaules de la jeune femme pour l’obliger à se remettre sur ses deux pieds et je l’assois sur la chaise avant de l’attacher à la hâte avec la corde qui gisait au sol. Je l’immobilise promptement. J'espère qu'elle va coopérer. Après tout, ceux qui arrivent ne sont clairement pas ses potes. Je me positionne face à elle.
« Oublie ce que j’ai dit. C’est le moment de pleurer et de crier », conseillé-je fortement.
J’entends une portière claquée tandis que je m’approche du cadavre pour m’induire le visage de son sang. Derrière la jeune femme, je m’étends au sol avec mon arme en la main. Pendant que je fais semblant d’être mort, je patiente, zieutant l'entrée avec les yeux mi-clos.
Je distingue la panique dans l'intonation des hommes dès qu'ils posent les pieds dans la maison. Selon les voix, ils ne paraissent qu'être deux. J’espère seulement qu’il n’y ait pas de renfort plus loin. Les planches craquent sous leur poids. Ils sont rapidement attirés par la chambre. Évidemment, leur attention est d’abord captée par la personne assise sur la chaise. Je ne leur laisse pas une minute pour réagir que je leur tire une balle directement dans le crâne chacun à leur tour. Comme il n’y a pas de temps à perdre, sans savoir pourquoi je prends cette décision, mais je dénoue la corde pour libérer la brune.
« Je te préviens, si tu me ralentis ou si tu attires l’attention, je ne vais pas t’épargner une deuxième fois, compris ? »
Selon moi, l’acheteur a envoyé deux de ces geôliers pour venir récupérer sa marchandise pour éviter de s’impliquer directement. Les pervers, tous les mêmes. Ils ont la main leste sur les femmes et les plus faibles qu’eux, mais ils se terrent comme des insectes et se pissent dessus au moindre problème. Pareil que cet abruti qui a pris cette femme en otage croyant s’en tirer facilement en agissant ainsi. Les pires détraqués sont les pervers sans limites, selon moi.
Malheureusement, je n’ai pas le temps de m’occuper de faire le ménage et de brûler ce taudis. Autre que les criminels concernés, personne ne savait pour ce lieu. De plus, il n’y a aucune caméra à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Je suis couvert de la tête aux pieds et je n’ai pas saigné. Je suis intraçable.
Je hoche la tête, d’accord avec moi-même pour ne pas prendre le risque de perdre du temps ici. Je lance un regard à la gamine, lui intimant que je suis prêt à y aller et qu’il vaut mieux ne pas traîner derrière moi.



   
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Misanthrope
Ma vie est un cimetière d'espoirs enfouis.
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The Whole 9
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Eïleen Curtis
J'ai 23 ans, et je vis quelque part, je ne sais où. Dans la vie je suis prostituée à mon corps défendant, et je m'en sors très mal. J'ai perdu tout espoir d'échapper au réseau dont je suis la marchandise. Sinon, grâce à ma situation peu enviable, je suis l'objet du désir de nombreux pervers, et je le vis comme une descente aux enfers, lente et éprouvante.

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Eïleen était étudiante à la New York Institute of Technology, où elle visait une licence de journalisme. + Grâce à ces brillants résultats, elle a obtenu la chance d’effectuer son stage au sein du très prisé quotidien : The New York Times. + Très ambitieuse dans l’âme, Eïleen s’est mise dans l’idée qu’elle décrocherait un contrat dans ce journal, si elle parvenait à écrire un bon papier. Elle s’est donc mise en quête d’un sujet ‘croustillant’, grâce aux stratèges des plus grands noms de ce métier, avant de s’intéresser à un réseau de trafic d’esclaves sexuelles. + Elle était sur le point de boucler son article, qu’elle voulait agrémentait de clichés, quand elle s’est faite choper par l’un des trafiquants sur le lieu même de leurs commerces illégaux. + Résultat : elle est devenue l’une de leur marchandise, après moult tentatives d’évasions douloureusement infructueuses, avant d’être réduite à faire le tapin elle-même. + Eïleen n’a plus grand espoir de s’en sortir, mais l’intervention d’un tueur à gages pourrait lui offrir l’issue qu’elle n’attendait plus.
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Barbara Palvin (c) Schizophrenic
Le temps ce suspend, le cours d’un instant. Je ne sais pas si mes suppliques ont été comprises par le mec qui me tient en joug mais…  je crains plus que de raison qu’il me transperce le crâne dans les secondes à venir. Cela devrait me réjouir, du reste. Cela mettrait un terme à cette existence de merde où je ne sers plus que d’orifice à foutre pour des pervers sadiques mais… mon instinct de survie m’encourage à chercher encore, là où il ne devrait pas y en avoir, une issue de sortie pour ma liberté. Je veux rentrer chez moi, en Amérique. Je veux pouvoir retrouver ma famille, mes amis. Ma vie ne sera certainement plus celle que j’ai connue auparavant mais…  Je n’en ai que faire. Je veux quérir cette chance de sortir de cet enfer dans lequel je me suis mise toute seule, afin de m’offrir une vie un peu plus normale. Je ne demande même pas de reprendre ma place au quotidien new yorkais, d’ailleurs. Ni même mes prestigieuses études dans mon université afin de décrocher ma licence de journalisme, non. J’aspire juste à obtenir une autre chance. Une chance que l’individu semble m’accorder, bien que j’aie fermé les yeux pour ne pas voir l’instant où il presserait la gâchette. Il m’ordonne de cesser de pleurer, brusquement. Il me souligne que cela ne m’a certainement jamais aidé par le passé, et que cela ne m’aidera pas davantage en cet instant. C’est un fait, certes. J’en ai conscience moi-même, indubitablement. Mais c’est plus fort que moi, malheureusement. Je suis tant au bord de mes capacités nerveuses depuis de longues semaines, que je ne parviens plus à les arrêter sur simple volonté. Il le faut, pourtant. L’homme a l’air d’avoir la gâchette facile quant aux gens qui l’emmerdent et… Je m’en voudrais de gâcher mes suppliques pour quelques larmes versées. J… Attendez une seconde. Il parle anglais ! Il parle véritablement bien l’anglais, sans accent russe ! Britannique, peut-être ? Non. Il vient bien de mon pays natal et… A cette constatation, une lueur d’espoir luit à nouveau en mon âme. Il peut me ramener chez moi. Il est primordial que je ne le lâche pas d’une semelle, si je veux l’en convaincre. Tu n’y penses pas, Eïleen ? Il est armé jusqu’aux dents. Il pourrait tout aussi bien te tuer dans un motel crasseux, où il aura abusé de toi, que tu n’en serais pas plus avancée que tu ne l’es maintenant. C’est très juste, oui. Mais ai-je d’autres options ? Non. Je me convaincs par conséquent de cesser de couiner, pour le persuader que je mérite d’être emmener, quand des phares de voitures brillent en halo jusque dans la pièce. Merde. Les renforts. J’ai à peine le temps de m’en apercevoir, que je suis levée brusquement du sol par le type, les mains sur mes épaules, avant d’être assise sur la chaise.

« _ Qu’est-ce que vous faites ? Je lui demande précipitamment, totalement pétrifiée à l’idée qu’il m’abandonne à ces types. _ Non ! Pitié non ! »

Il me ligote à la chaise, rapidement. J’ai le sentiment de perdre tous mes espoirs en un claquement de doigts. Surtout lorsqu’il me conseille de pleurer et de crier. M… Mais… Pourquoi ? Je n’ose posée la question, tant mes sanglots, ma terreur, me rendent soudainement muette. Je suis abasourdie, également. Le mec se recouvre le visage du sang de sa victime, avant de s’étendre sur le sol derrière ma chaise. Je trouve son comportement de plus en plus effrayant. Que fait-il, d’ailleurs ? Je n’ai pas le temps de lui demander que deux types rejoignent déjà la maison, paniqués par l’ampleur du carnage dans l’autre pièce. Je suis en présence d’un véritable assassin et… le cœur en proie à de nouvelles peurs, je sanglote de plus belle, attirant malgré moi les deux autres individus. Je retiens mon souffle, instantanément. Je n’aime pas le regard qu’ils m’adressent et… je crois que je peux définitivement faire une croix sur ma liberté. C’est du moins le funeste sort que je m’imagine, quand l’américain les bute d’une balle dans le crâne en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire. C’est horrible. Il a une telle précision effrayante, un tel sang-froid terrifiant, que je prie mentalement pour ne plus assister à ces capacités sanguinaires. Mes liens sont détachés. L’américain me libère et… Naturellement, je m’agite pour les éloigner définitivement de ma personne. Il accepte que je le suive, mais c’est à la condition que je ne le retarde pas. Sinon, il ne m’épargnera plus. D’accord. C’est compris. J’acquiesce vivement à cette volonté, ne souhaitant pas goûter au même traitement que les autres, avant d’attendre son signal pour le suivre. Ensuite, je me fonds dans son ombre, le pas pressé. Je n’ai pas la force de courir, très honnêtement. Mais l’énergie que me procure l’instinct de survie palie à ce problème. J’accompagne l’américain jusqu’à une sorte de cabanon, où il récupère un sac, puis prend sa suite dans les bois, bien trop sombre pour être rassurant. Nous rejoignons son véhicule, apparemment. Tu es certaine de vouloir partir avec ce type, Eïleen ? Il appartient peut-être à un autre réseau de trafiquant ? Que feras-tu si il en est venu à la conclusion que tu serais une bonne marchandise dans l’un de ces bordels ? Je ne sais pas. Mais est-ce que j’ai d’autres choix que celui-là ? Non. C’est monté avec lui, où gésir sur le bas côté de cette route abandonnée, une balle dans le crâne. Je préfère de loin la première option, honnêtement. Je regagne donc prestement le siège passager du véhicule, bien que mal assurée, où je m’attache fermement avec la ceinture de sécurité. L’américain quitte le stationnement en marche arrière, précipitamment, avant de rejoindre une route plus fréquentée, sans que personne ne semble nous poursuivre.

« _ Merci. Je souffle timidement à celui-ci, après un long moment de silence, les bras fermement serrés contre ma poitrine. _ J… »

Je ne sais pas quoi lui dire, honnêtement. Je n’ai pas confiance en lui, bien qu’il m’ait sauvé. Je doute que cela puisse aller en s’améliorant dans les minutes à venir, d’ailleurs. Il est si froid, si… mystérieux, que je crains qu’il puisse être encore pire que tous les autres types du réseau dont il vient de me libérer. M’a-t-il seulement libéré, du reste ? Aucune idée. Il est possible que mon acheteur ne veuille pas me payer, au point qu’il est embauché ce type pour me récupérer ? Cela n’aurait aucun sens. Il était prêt à me tuer et… Il est préférable que je reste sur mes gardes, malgré tout. Je n’ai pas envie de finir entre quatre planches à cause d’un tueur en série.


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Daeron
Scriven (Bloodthirsty)

J'ai 36 ans et je vis tel un fantôme voyageur. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors bien malgré tout. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un type solitaire et j'ai appris à vivre avec plutôt bien.

~ Daeron voit le jour dans une famille aimante et adorable. Toutefois, l’infortune le frappe très jeune. Dès l’âge de 7 ans, ses parents décèdent lors d’une catastrophe naturelle alors qu’ils étaient partis pour un voyage amoureux.
~ Le garçonnet est jeté dans un orphelinat où il apprend plus tôt que prévu à apprivoiser la solitude, accepter les rejets d’autrui ainsi qu'à réprimer sa souffrance.
~ Peu enclin aux relations sociales, Daeron s’engage dans l’armée lors de ses 18 ans. Les années passent et il monte rapidement en grade.
~ Il atteint ses 25 ans quand il est blessé durant une mission. Il prend de ce fait une pause pour se rétablir et se questionner sur son avenir. Courageusement, Daeron s’investit dans une relation avec une jolie fille qui lui fait redécouvrir l’amour et le bonheur. Un sentiment qu’il avait enterré avec ses parents. Toutefois, cette idylle fait son temps. Sa douce moitié perd la vie dans un braquage de supérette qui tourne mal.
~ Pensant qu’il n’attire que la mort, il croit préférable de devenir celui qui la contrôle. Daeron retourne donc, le cœur en deuil, vers l’armée. D’une manière quelconque, mais qu’il a oublié, il se trouve à faire des missions secrètes et illégales pour l’État. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’il décide de prendre la gouverne de sa vie en disparaissant. Simulant sa mort, il se change en fantôme. Pour subvenir à ses besoins, il choisit une voie dangereuse, mais qu’il sait maitriser. Celle d’être un tueur à gages.
~ Tel un fantôme voyageur, sa réelle identité est inconnue de tous. Puisque sa vie est basée seulement sur son travail illicite, quiconque a conscience de son existence le connaît sous le pseudo de Bloodthirsty.


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Tandis que la jeune femme me talonne, je réfrène l’envie de revenir sur ma décision. Quelle idée stupide d’accepter qu’elle me suive. Je me mets en danger en m’exposant de la sorte. Habituellement, j’évite les interactions et les rencontres sociales autant que possible. Lorsqu’il est nécessaire et inévitable que je doive rencontrer quelqu’un, je tente d’être le plus bref possible. De toute façon, ça fait déjà trop longtemps que je squatte Moscou. En fait, mon séjour en Russie arrive bientôt à terme. J’irai peut-être quelque part en Asie pour ma prochaine destination et mes prochaines offres de service. Je crois que ce serait bien comme point de chute.
J’attrape mon sac que j’avais délaissé derrière le cabanon. J’ai l’impression d’avoir davantage attrapé de l’incertitude et un avertissement qui n’augure rien de bon. En étant aux aguets, je me faufile entre les branches d'arbres. Heureusement, celle que j’ai bêtement sauvée garde le silence comme je l’ai exigé, car je ne rigole pas lorsque je dis qu’elle n’aura pas de deuxième chance si elle agit comme une sotte. Toutefois, elle paraît bien plus perturbée par les événements plutôt que sotte.

Arrivée à ma voiture, je balance sur la banquette mon sac puis mon arme dessus. Je garde toutefois une partie de mon attirail accroché à mon ceinturon de combat, car je n’ai aucune certitude qu’on ne me poursuivra pas et que les choses vont bien aller. Je m’engouffre dans ma bagnole et je déverrouille le côté passager pour que la jeune femme puisse embarquer.
Une fois installé et rapidement bouclé, je démarre. Surveillant avec vigilance le rétroviseur, je parviens à rejoindre la civilisation sur une route bondée sans qu’on m’ait suivi. Je me détends, mais je ne baisse aucunement ma garde. Il vaut mieux éviter de se mettre à l’aise.
La brune me remercie maladroitement.
Me remercier pour quoi ? Je suis loin d’être un sauveur et d’être celui qui sort agilement les autres de la merde. Ce n’est pas là que mes habiletés se trouvent.
Elle s’apprête à dire quelque chose, mais se tait. A-t-elle peur de moi ? Forcément. À constater son regard effarouché, elle n’est pas accoutumée à cette violence. De plus, j’ai failli la tuer au lieu de l’aider. D’ailleurs, j’aurais peut-être dû, pensé-je en zieutant la passagère. Je soupire.
« C’est quoi ton nom ? D’où viens-tu ? Et qu’est-ce que tu foutais prise avec ces pervers ? », demandé-je à titre informatif.
Après tout, quitte à la sauver, je dois au moins savoir qui est cette jolie femme à laquelle je viens d’épargner la vie.



   
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Eïleen Curtis
J'ai 23 ans, et je vis quelque part, je ne sais où. Dans la vie je suis prostituée à mon corps défendant, et je m'en sors très mal. J'ai perdu tout espoir d'échapper au réseau dont je suis la marchandise. Sinon, grâce à ma situation peu enviable, je suis l'objet du désir de nombreux pervers, et je le vis comme une descente aux enfers, lente et éprouvante.

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Eïleen était étudiante à la New York Institute of Technology, où elle visait une licence de journalisme. + Grâce à ces brillants résultats, elle a obtenu la chance d’effectuer son stage au sein du très prisé quotidien : The New York Times. + Très ambitieuse dans l’âme, Eïleen s’est mise dans l’idée qu’elle décrocherait un contrat dans ce journal, si elle parvenait à écrire un bon papier. Elle s’est donc mise en quête d’un sujet ‘croustillant’, grâce aux stratèges des plus grands noms de ce métier, avant de s’intéresser à un réseau de trafic d’esclaves sexuelles. + Elle était sur le point de boucler son article, qu’elle voulait agrémentait de clichés, quand elle s’est faite choper par l’un des trafiquants sur le lieu même de leurs commerces illégaux. + Résultat : elle est devenue l’une de leur marchandise, après moult tentatives d’évasions douloureusement infructueuses, avant d’être réduite à faire le tapin elle-même. + Eïleen n’a plus grand espoir de s’en sortir, mais l’intervention d’un tueur à gages pourrait lui offrir l’issue qu’elle n’attendait plus.
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Barbara Palvin (c) Schizophrenic
Je ne sais pas si j’ai eu raison de faire confiance à ce type, honnêtement. Il me donne le sentiment qu’il pourrait me trouer le crâne d’une balle à tout instant et… ce sentiment ne s’améliore pas lorsqu’il me lance quelques regards en coin. Que dois-je comprendre lorsqu’il m’observe de cette manière, si froide ? Qu’il regrette déjà son choix ? Qu’il m’emmène dans un autre endroit plus calme pour me descendre sans aucune source de témoin ? Je ne sais pas. Peut-être. Tout me semble tellement envisageable avec ce type que… Malgré moi, j’opte de me taire après un remerciement qui me semblait nécessaire. Il n’était pas obligé de m’épargner, du reste. Je lui suis donc reconnaissante de ne pas m’avoir descendu dans cette pièce de la maison abandonnée, bien que je ne sache toujours pas si je rentrerai indemne chez moi pour autant. Peut-être n’a-t-il pas la volonté de s’encombrer de ma personne plus longtemps ? Je ne sais pas. ‘Fin… En l’observant à mon tour, discrètement, je sens bien qu’il aimerait être soulagé de ma présence alors… Craintive, je tente d’imaginer le scénario le plus probable à notre séparation, quand je m’étonne de l’entendre m’adresser la parole. Surtout pour me poser une rafale de question sur ma personne, en faite. Euh… Est-ce que je dois lui répondre ? Si tu tiens à ta vie Eïleen, oui.

« _ Eïleen Curtis, New York. Je déclare aussitôt, de manière concise, afin qu’il ne perde pas le peu de patience qu’il a à mon encontre. _ Et… j’étais avec ces types parce que je suis la marchandise d’un réseau de trafic d’esclaves sexuelles duquel je suis prisonnière depuis de longs mois. J… Je me tourne en sa direction, désireuse de plaider ma cause. _ J’ai conscience que je suis un poids pour vous. Que vous n’avez pas envie d’être encombrée d’une nana comme moi dans vos… affaires. Et je ne dirai rien à personne, du reste. Je vous promets que tous ce que j’ai vu restera entre nous. Mais je veux juste rentrée chez moi, vous comprenez ? Je ne suis pas une mauvaise personne j… je suis juste une idiote qui ne veut plus servir de sextoy pour des pervers. J… »

Je recommence à pleurer, bien malgré moi. Je revis mentalement le film qu’a été ma vie durant ces derniers longs mois et… Je suis éprouvée de sentir encore tous ces attouchements que je n’ai jamais voulu. Je ne veux plus vivre ‘ça’. Je ne veux plus que ces types puissent me toucher sans mon consentement. Je veux pouvoir retourner en Amérique et… Sans papiers, sans l’aide de personne, j’ai conscience que je n’y arriverai pas. S’il me dépose ne serait-ce que par bonté dans un coin de cette ville, par je ne sais quel miracle, le réseau me mettra à nouveau la main dessus. Il est ma seule chance de pouvoir définitivement leur échapper et… les prunelles brillantes de ma détresse, je l’implore de me l’accorder. Je ne serais pas chiante. Je me ferai aussi discrète et réactive qu’il le faudra. Je ne lui parlerai même pas s’il aime le silence que lui offre sa solitude. Oui, je ferai tout ce qu’il veut pour n’avoir ne serait-ce que cette possibilité de rejoindre ma famille aux USA.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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