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 YAAKOV+PHYLLIS - I've got no roots.

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
petite description qui viendra après

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Phyllis
Sawyer-Smeet

Phyllis adore son prénom, mais on l'appelle plus souvent Madame Smeet parce qu'on m'a respecte ou qu'on la craint. Seuls ceux qui la connaissent personnellement, ou depuis des années,  osent s'aventurer à la proximité qu'apporte son prénom. Phyllis ne prend pas de pincettes, en général, avec les gens. Que ce soit ses victimes, ses employés, ses clients ou ses supérieurs. Mais quand on est proche d'elle, on a bien plus peur d'un sourire suivit d'un silence. Phyllis dit que la vengeance ne peut être donnée qu'à une personne qu'on aime ; elle est douée en vengeance et elle n'aome que très rarement. Il vaut mieux rester loin de cette femme, on souffre encore plus lorsqu'on s'y frotte de trop prêt.

Elle est à la tête du Pôle Puériculture. C'est comme ça qu'on appelle le traffic de mineurs, dans son entourage. Voilà bientôt vingt ans qu'elle est à la tête de ce traffic, pourtant, elle ne gère que les enfants. Elle a de nombreux supérieurs, de nombreux collaborateurs, mais Phyllis n'a pas peur. Elle a fait sa trou, l'a conquise avec les années, et n'est pas prête de lâcher le morceau à qui que ce soit. Elle est à sa place.

YAAKOV+PHYLLIS  - I've got no roots. UAilXH

Phyllis était une vulgaire prostituée de Floride avant d'arriver dans cette magnifique et grande villa au bord de l'océan. Elle a gravit les échelons en vendant son âme au diable, autant qu'elle a vendu son corps. Phyllis est tombée dans ce traffic parce qu'elle s'est fait attraper par un maquereau. Elle a été utilisée avant d'user des gens. Mais c'est parce qu'elle a la dent dure et qu'elle n'a pas peur de prendre la vie d'un homme, qu'elle a réussi à prendre sa place. À devenir plus que lui, car le batard n'aurait jamais pu prendre autant d'importance dans l'organisation. Phyllis fait tout pour avoir sa vie de rêve. Elle n'a pas la valeur du bien et du mal parce qu'elle baigne dans ce milieu depuis près de cinquante ans. C'est toute sa vie.

Jessica Lange :copyright: doom day
Il y a des gens à l'intérieur de la maison, Phyllis n'est jamais seule chez elle. Pourtant, elle agit comme si c'était le cas ; décide de l'heure à laquelle elle va se lever, de l'heure à laquelle elle va manger, de celle où elle va danser ou bien encore de celle où elle va se coucher. Elle ne fait attention à personne, c'est chez elle ici, et si ceux qui sont à l'intérieur ne sont pas contents, ils n'ont qu'à prendre la porte avec eux en partant. Elle joue aux divas à se faire attendre, elle joue à la patronne sévère lorsqu'elle réprimande un des hommes, elle joue à la femme fatale quand on pose un regard charmeur sur elle et qu'elle est heureuse de le sentir.

Alors il n'est pas surprenant de trouver autant de personnes dans ce grand salon, salle à manger. Auprès de la cheminé éteinte pour discuter sur les canapés, assis à la grande table, ou debout devant les baies vitrées face à l'océan. C'est ainsi qu'ils sont tous aujourd'hui : que ce soit ses employés armés ou ceux qui s'occupent des enfants, que se soit les trois clients qui attendent une bonne affaire, que se soit ses supérieurs ou ses collègues. Ils attendent tous qu'elle se décide à pointer le bout de son nez. Mais si elle sait se faire attendre en tirant tout un plaisir malsain, en ce jour, Phyllis n'est pas à l'heure du rendez-vous parce qu'elle a le nez plongé sur les photos des enfants ramenés la veille. Hier soir, en pleine nuit, voilà que deux camions sont arrivés pour déposer les enfants enlevés au cours du dernier mois. Phyllis a toujours préférer faire un gros coup, une grosse livraison, quitte à ce que cela veuille dire qu'ils n'auraient rien en cas d'assaut des forces de l'ordre : elle préfère perdre la marchandise une bonne fois, que les couilles lui tombent sur le coin du nez à plusieurs reprises dans le mois. La vieille blonde classe, range, trie les enfants comme ils étaient de vulgaires objets et jouets posés sur un étalage. Elle n'a pas de coeur, n'a pas de pitié non plus pour certain, mais Phyllis fait correctement son travail.

" - Voilà," Une femme que tiers de son âge parle à ses côtés, elle relâche la dernière mèche de cheveux de Phyliss avant de poser la brosse. " je peux vous laissez partir."
" - Tu as bien fait, " Qu'elle répond en jetant un oeil dans le miroir face à elle ; la blonde fait rebondir une mèche de cheveux avant de se relever de son fauteuil. " mon rouge à lèvres, trésor. "

Elle tend une main manucurée mais ridées par les années, le petit bâton de maquillage arrive directement entre ses doigts et voilà qu'elle étale sur ses lèvres une couleur bien plus éclatante que sa teinte d'origine ; une couleur flashie d'une femme de son âge ne devrait pas mettre. Une couleur qui montre toute sa personnalité, un couleur qui lui va bien parce qu'elle est Phyllis Sawyer-Smeet, pas une vulgaire catin de bas étage. Elle caresse la joue de sa préférée, une des seules enfants qui est restée ici, avant de sortir de ses appartements privés : personne ne vient juste là mise à part ceux invités. Tout le monde connait la règle, personne n'oserait monter à l'étage sans son accord. Il n'y a que les gens qui vivent tous les jours avec elle qui ont ce privilège, ça n'a rien de professionnel. Phyliss sort, elle descend les marches en faisant claquer ses hauts talons, c'est comme ça qu'on sait qu'elle arrive, comme ça que les voix se calment en bas.

" - Est-ce que l'on s'est bien occupé de vous ?"

Phyllis s'adresse à tous les invités ; ses supérieurs comme ses clients. Elle ne parle pas aux employés car c'est de leur travail qu'il s'agit. Est-ce que la sécurité est correctement appliquée à ses tâches ? Est-ce que le service s'est correctement occupé à servir les boissons ou nourritures demandées ? Elle est au petit soin avec ceux qui comptent, contrairement aux enfants qui sont au sous-sol. Alors oui, ils ont un lit, une douche, un toilettes, des habits dignes, des jouets et la télévision, mais ils n'ont pas le plus importants. Certains ont déjà été loués à des hommes ou femmes malsains, certains pleurent parce qu'ils sont seuls et apeurés, mais aucun n'est en danger de mort. Ils boivent et se nourrissent tous à leur fin. Mais ils n'ont aucunement la chance de ceux qui sont au dessus. Pour certain des gosses, vivre chez Phyllis sera la meilleure partie de leur vie, et c'est horrible. Pour d'autres, plus chanceux, elle ne sera qu'un lointain souvenir.

'' - Par lequel est-ce que je commence, aujourd'hui ?''

Elle est tout sourire, elle a même joint ses mains dans un léger applaudissement pour montrer son enthousiasme. Il n'y a rien pour la faire tomber de son piédestal. Phyllis est au sommet de sa gloire et s'apprête à passer une nouvelle, bonne, journée. Elle se fiche du premier qui viendra dans son bureau pour discuter, que ce soit la réunion avec des supérieurs, ou la vente avec ses clients. Un employé n'oserait pas s'immiscer maintenant, pourtant, tout est possible. Phyllis est connue pour être dure, mais elle est aussi connue pour ne pas faire de différence ; elle apprécie autant les petits que les grands gens.
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SneakySkunk
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UNIVERS FÉTICHE : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
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Yaakov
Villanueva

Je me souviens.

Né " Yaakov ", son prénom a été modifié pour sonner communément Jacob, sauf pour les intimes qui se souviennent. Son nom de famille s'est perdu au fil des années. Ses " geôliers " n'ont pas trouvé pertinent qu'il soit en mesure de se souvenir de ce détail qui le reliait à une vie passée. Originaire de la Russie, il s'est vu devenir un floridien en arborant un patronyme de la région. Comme beaucoup d'enfants dérobés à leur famille, il aurait pu se retrouver n'importe où, pourrissant, en position foetus dans une quelconque cave. Cependant, ses bourreaux ont plutôt choisi de le former pour en faire l'un des leurs, surtout lorsqu'il s'est avéré petit génie dans le domaine de la comptabilité. En vieillissant, une fois sur le terrain, il s'est avéré un excellent atout dans l'import-export.
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Robert Sheehan :copyright:️ Pretty Girl
La veille au soir, il était présent à l'arrivée des nombreux gamins. Le quai était pratiquement vide, hormis les employés ou les fidèles monnayés pour répondre aux exigences de Phyllis. Soucieux que la soirée se déroule correctement, il est lui-même monté sur le bateau pour évaluer la situation, comptant les enfants comme s'il s'agissait de délicieux bonbons d'un paquet qu'on ne souhaite pas terminer. Yaakov est celui qui a remis les liasses aux employés présents. Il a même embrassé sans gêne la joue de l'un d'eux pour le remercier, lequel est resté incrédule. Il s'est assuré que chaque enfant soit dans les camions. Ce n'est pas lui qui dirige les opérations ― d'ailleurs des hommes armés sont là pour maintenir l'ordre ―, mais il y prend part scrupuleusement. Lui aussi, il est passé par là, à une époque. Il a vérifié les deux camions, a parlé aux deux chauffeurs, s'est assuré qu'aucun enfant ne pourrait se jeter en bas du véhicule ― car lui-même y avait pensé. Il a suivi les deux camions séparés à bonne distance dans une troisième voiture qu'il ne conduisait pas. Il a un chauffeur, dans ce genre d'occasion. Chaque détail était minutieusement pensée. Il a tout de suite remarqué la présence d'une personne qui n'aurait pas dû se trouver dans les environs à l'heure du rendez-vous. Son regard a transpercé la nuit au travers de la vitre de la voiture sans que personne ne puisse le voir. Mais lui, il a vu ce qu'il avait besoin de voir. Ça pourrait compliquer les choses.

Au lendemain, il est dans la villa, au même titre que tous les autres qui attendent la grande Phyllis. Si plusieurs se sont habitués au statut d'employé de Yaakov et l'adorent, d'autres le regardent d'un oeil mauvais, car il est passé de marchandise à caissier.

Ma reine préférée.

La femme est déjà sur place lorsqu'il décide de rayonner sous ses yeux, s'approchant à la manière d'un ami de longue date, bras légèrement relevés en guise de salutations. Il lui fait honneur et la traite merveilleusement bien, pour une ancienne marchandise. Qu'importe qui attendait pour s'entretenir avec cette femme de pouvoir, il s'avance comme s'il était l'élu sur son tapis rouge. Sans entièrement se courber, il s'incline devant elle. Sa main prend possession de la sienne, manucurée, mais âgée. Il baise chastement ses jointures, déterminé à sortir le grand jeu pour la mettre en valeur. Son regard profond ne quitte pas le sien lorsqu'il se redresse enfin, sourire étincelant, témoignant de ce fait son besoin de la rencontrer intimement. À première vue, il paraît radieux.

Quelle sublime couleur, qu'il lui souffle discrètement, mais comme si sa voix tentait de faire passer un autre message ; il parle de ses lèvres rouges. Faites-moi honneur de votre présence, Mme Smeet.

Il connait le chemin du bureau et n'hésite pas à l'emprunter avant qu'elle ne puisse refuser sa demande. Sa chemise entrouverte virevolte sur son torse à mesure qu'il bouge. Il faut dire que malgré la climatisation, l'air extérieur est étouffante. Il se dirige donc d'un pas langoureux, mais décidé, vers le bureau. Une oreille attentive pourrait entendre le chantonnement au fond de sa gorge lorsqu'il se déplace.

Nous - devons - parler.

Un temps d'arrêt est imposé entre chaque mots ; chaque mot est prononcé avec précaution. Sa main caresse le plus beau fauteuil de la pièce ― hormis celui de la patronne. Il se laisse d'ailleurs tomber sur le fauteuil caressé, absorbé par le cuir qui émet un léger craquement sous son poids. Il prend ses aises alors qu'il ne devrait pas le faire. Pourtant, c'est ainsi qu'il a survécu dans l'enfer de cette diablesse, en se montrant plus proactif que les autres, à la fois attirant, dégourdi et poli. Autrefois, il a été l'un de ses enfants qu'on souhaite acheter, qu'on souhaite louer, qu'on souhaite souiller, qu'on souhaite jeter. Elle l'a regardé de haut, comme tous ceux qui sont appâtés dans ses filets. Elle l'a envoyé chez des clients en se disant qu'il ferait son temps. Les enfants sont d'abord mignons, mais une fois usés, ils perdent ce charme si particulier qui envoûtait les acheteurs. Yaakov, plus les années passaient, mieux il vieillissait. En plus de posséder un charme qui pouvait plaire autant aux hommes qu'aux femmes, il a rapidement su poser un oeil sur l'argent que ses supérieurs percevaient grâce à lui. Bien vite, il s'y est intéressé chez les clients, puis auprès de ceux qui vendaient ses services. On l'a d'abord trouvé insolent. On l'a puni pour ça. Mais plus il réfléchissait et plus son imagination permettait d'amasser des billets. Ce qui brisait les autres semblaient le pousser à vouloir des meilleures conditions de vie. Il savait que si on le laissait derrière et qu'on l'oubliait, il allait mourir.

Maintenant que la femme et lui se retrouvent en privé, son sourire s'envole, ne laissant qu'un regard sombre et soutenu. Il se souvient. Oui, il se souvient des horreurs qu'il a vécues à cause d'elle. Il se souvient des supplices, des tortures, des indécences, des psychoses. Elle l'a brisé. Et il lui fait comprendre par la perte de son sourire. Comme à chaque fois. Ça démontre tout l'emprise qu'elle peut avoir sur lui ; qu'il ne tente rien contre elle, qu'il reste fidèle aux yeux des autres. Le reste, ça ressemble à de la comédie. Comment peut-on aimer une femme aussi narcissique et vindicative? Pourquoi s'en prendre aux gens si ce n'est pour avoir une vie qu'elle n'a pas eu étant jeune? On s'adapte comme on peut. On survie comme on peut. Tous les deux, ils ont inévitablement choisi la méthode qui leur convenait personnellement. Un cycle infini lorsqu'on sait comment tourner la roue du destin.

La policière qu'on a dans le collimateur était dans les environs hier soir. Elle ne devait ni savoir l'heure ni savoir l'endroit exact de la transaction, mais en cherchant bien, ça l'amène directement ici. Qu'est-ce qu'on fait?

Il demande comme s'il était un égal, mais il ne l'est pas. Dans cette situation, c'est qu'il garde un oeil sur cette policière depuis des mois. À tel point qu'il est parvenu à la connaître " intimement ". Parfois, ils s'adressent la parole, en ville. Il se tient discrètement informé de son emploi du temps. Elle semble l'apprécier. Il n'a pas l'air bien méchant, au premier coup d'oeil. À ne jamais sous-estimé ses capacités, lui qui a été élevé dans un monde si peu charmant, si peu respectable. Il s'est déplacé souvent, chez les acheteurs, revenant sans cesse dans cette villa car il faisait l'affaire. La gamine qui s'occupe personnellement de Phyllis pourrait très bien se voir un avenir comme le sien.

Je vous présente à vos futurs enfants? s'enquit-il de manière séductrice, comme s'il se remettait dans la peau de son personnage avant de devoir ressortir de cette pièce.

Ces enfants qui se trouvent au sous-sol. Il aime dire : vos enfants. Parce que c'est humain, qu'elle ne l'est pas, et qu'elle n'a pas d'enfant. C'est ce qu'on appelle tourner subtilement le couteau dans la plaie.


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Phyllis adore son prénom, mais on l'appelle plus souvent Madame Smeet parce qu'on m'a respecte ou qu'on la craint. Seuls ceux qui la connaissent personnellement, ou depuis des années,  osent s'aventurer à la proximité qu'apporte son prénom. Phyllis ne prend pas de pincettes, en général, avec les gens. Que ce soit ses victimes, ses employés, ses clients ou ses supérieurs. Mais quand on est proche d'elle, on a bien plus peur d'un sourire suivit d'un silence. Phyllis dit que la vengeance ne peut être donnée qu'à une personne qu'on aime ; elle est douée en vengeance et elle n'aome que très rarement. Il vaut mieux rester loin de cette femme, on souffre encore plus lorsqu'on s'y frotte de trop prêt.

Elle est à la tête du Pôle Puériculture. C'est comme ça qu'on appelle le traffic de mineurs, dans son entourage. Voilà bientôt vingt ans qu'elle est à la tête de ce traffic, pourtant, elle ne gère que les enfants. Elle a de nombreux supérieurs, de nombreux collaborateurs, mais Phyllis n'a pas peur. Elle a fait sa trou, l'a conquise avec les années, et n'est pas prête de lâcher le morceau à qui que ce soit. Elle est à sa place.

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Phyllis était une vulgaire prostituée de Floride avant d'arriver dans cette magnifique et grande villa au bord de l'océan. Elle a gravit les échelons en vendant son âme au diable, autant qu'elle a vendu son corps. Phyllis est tombée dans ce traffic parce qu'elle s'est fait attraper par un maquereau. Elle a été utilisée avant d'user des gens. Mais c'est parce qu'elle a la dent dure et qu'elle n'a pas peur de prendre la vie d'un homme, qu'elle a réussi à prendre sa place. À devenir plus que lui, car le batard n'aurait jamais pu prendre autant d'importance dans l'organisation. Phyllis fait tout pour avoir sa vie de rêve. Elle n'a pas la valeur du bien et du mal parce qu'elle baigne dans ce milieu depuis près de cinquante ans. C'est toute sa vie.

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Il y a des enfants qui restent un temps, et d'autres qui sont directement revendus après leur arrivée. Dans ceux qui restent un peu plus longtemps, il y a ceux qu'elle loue pour gagner un peu plus d'argent et qui finissent par partir à un moment donné. Vendus avant qu'ils soient trop vieux et qu'ils ne deviennent encombrant. Et il y a les rares qui restent, et qui deviennent les siens. Ceux qui restent, comme la fille qui la préparent et Yaakov, sont ses bébés. Ceux qu'elle chérie plus que les autres pour une quelconque raison, mais ils sont si rares qu'on les remarque directement. Les gens qui restent se font connaître par leur présence, même parmi les employés les plus fidèles, il y a du mouvement. Peu de personnes restent suffisamment longtemps dans le business pour connaître tous les proches de Phyllis. Mais celui-là, ce gamin qui en restera toujours un pour elle -le sien-, il se lève et lui faire l'honneur de mots doux qu'elle adore entendre. Avec les années, et la fidélité dont il a fait preuve, Phyllis ne doute plus de ses mots et de son comportement. Elle se contente de sourire, d'un mouvement de tête fait voler ses cheveux. Elle est belle pour son âge, elle le sait et en joue. A croire qu'elle peut parfois encore se prendre pour la jeune femme parfaite qu'elle a été fut-un temps. Heureusement que ses bébés restent auprès d'elle. Elle n'a pas vraiment l'impression de vieillir même si eux grandissent, c'est sans eux qu'elle serait vieille.

Il apparaît alors que les autres attendaient déjà, et c'est lui qui va prendre la place. Est-ce qu'elle pourrait être vexée pour ça ? Un tant soit peu. Mais elle passe sur ça parce que c'est Yaakov et pas un autre. Même sa fille n'a pas ce privilège. Phyllis n'a jamais eu d'enfants biologiquement à elle, de toutes façons, elle n'aurait pas été capable de les aimer. Est-ce vraiment ça, l'amour ? Parce que ce qu'elle donne aux enfants d'ici, ou à ceux qui ont grandit et qui vieillissent à ses côtés, n'a rien du véritable amour maternel. Elle sourit, flattée de ce baise main et ne peut pas s'empêcher de caresser celle du garçon avec ses doigts libres. Comme si elle voulait lui dire de cesser de la mettre tant en valeur, alors qu'elle adore être flattée. Elle le voit prendre le chemin de son bureau avant qu'elle n'ait dit quoi que ce soit. Son regard est plein d'émotions différentes, mais son sourire en coin ne quitte pas ses lèvres. Pas tant qu'elle est en bas, face à du public. Alors elle se tourne vers les spectateurs pour s'excuser.

" - Attendez-moi ici. Ce ne sera pas bien long, et si tel devait être le cas." Elle hausse les épaules, avant de se détourner. Là, elle se met à suivre Yaakov, et sa voix est plus forte à mesure qu'elle s'éloigne. Même un geste de sa main montre que ses mots ne sont pas horribles à ses yeux. " Vous saurez demander quelque chose à vous mettre sous la dent. Mes placards et ma cave ne sont jamais vides !"

Quand elle arrive dans son bureau, il est déjà en train de s'asseoir dans le siège en cuir. Elle fait le tour de la pièce, claque ses talons contre la parquet et se place derrière son bureau. Elle ne s'assoit pas, elle regarde l'homme qui perd immédiatement son sourire quand ils se retrouvent seuls tous les deux. Mais ce n'est pas le cas de Phyllis . Elle sourit encore plus, parce qu'elle aime le voir ainsi. À sa merci, mais à sa façon. Yaakov est le premier du genre et, malgré son impertinence et les punitions qu'ils a reçu, il a su toucher le cœur de cette vieille harpie. Elle l'aime certainement plus que les autres parce qu'il est lui-même. Il ne fait pas semblant quand ils sont ensemble, mais n'engage en rien les autres pour la déstabiliser aux yeux des autres.

" - Alors parles... Ne me fait pas perdre mon temps chéri."
'' - La policière qu'on a dans le collimateur était dans les environs hier soir. Elle ne devait ni savoir l'heure ni savoir l'endroit exact de la transaction, mais en cherchant bien, ça l'amène directement ici. Qu'est-ce qu'on fait?''
" - Et tu ne l'as pas juste, éliminer ?" Qu'elle demande avec surprise, alors que ça ne s'entend pas dans sa voix, que ça ne se lit pas sur son visage. Pourtant Phyliss a perdu tout sourire, tout faux semblant, et c'est ça qui est important pour quelqu'un qui la connaît tant. " On change les lieux de transit dès maintenant. On passe à ceux de la prochaine saison, et on fait le vide de la cave au grenier."

Mourir, c'est sa solution à tout même si elle ne donne pas cet ordre sérieusement très souvent. Les plans de la prochaine saison. C'est comme ça qu'ils disent qu'ils changent de plans, qu'ils passent au suivant. Ils ont toujours un ou deux coup d'avance, en réserve. Alors ils n'ont pas de mal à jongler les lieux au besoin. C'est ce qui concerne les gens, le problème. Et pas ces mots, faire le vide de la cave au greniee, elle veut dire vendre tous les enfants qui sont présents dans les vingt-quatre prochaines heures. Et il lance directement le sujet en proposant de présenter ses enfants. Là, Phyliss retrouve le sourire. Elle ne sent pas le pic lancé parce qu'elle considère avoir des enfants ; est-ce mal ?

" - Prend l'appareil photo dans le placard, et allons-y. " Elle claque dans ses mains, encore une fois comme une enfant trop excitée. " Tu les imprimera avant de les donner directement aux clients du salon. Avec un peu de chance, ils vont nous débarrasser de tout ça aujourd'hui."

Elle sort du bureau avant lui, mais ne l'attend pas non plus. Pourtant, ils se retrouvent ensemble à prendre le même chemin pour ne pas passer par le salon pour se diriger à la cave. Les escaliers sont longs. Phyliss se tient à la rembarde, et tournée vers la droite pour descendre avec ses hauts talons. Elle glisse quelques mots à Yaakov sur les directives à suivre pour les prochaines livraisons ; elle dit que ça attendra deux semaines pour laisser les choses se tasser. Elle ne veut pas prendre de risque ; elle n'a pas besoin de ça. Elle a assez d'argent pour tenir deux bonnes semaines, fort heureusement.

Quand ils arrivent en bas c'est elle qui ouvre la porte avec la clé qui est accrochée au mur. Personne n'oserait descendre sans elle, sans son accord. Pas besoin de cacher la clé ici. Alors elle la pousse, veut être la première à entrer parce qu'elle veut que les enfants la voient elle. Et ça a peur, à l'intérieur de la cave. Les enfants se cachent -petits derrière les plus grands-, mais elles en voient grands nombres car la pièce est lumineuse par toutes les lumières. Les jouets sont là, les lits sont là. Mais pas une fenêtre. Pas un moyen de sortir. Phyliss s'avance, lentement, ça tremble chez les enfants et elle vient s'asseoir sur le lit le plus proche en posant ses mains sur ses genoux dénudées.

" - Je vais être vitre nouvelle maman... " Qu'elle murmure, comme un secret. Paraît-elle gentille à certain enfant ? " Mais ici.. On aime pas les enfants qui pleurent. Vous voulez revoir votre papa, n'est-ce pas ?" Qu'elle demande pour leur donner un faux espoir ; c'est comme ça qu'elle peut correctement les photographier. " Si vous êtes mignons.. On va prendre une belle photo pour papa, et lui envoyer pour qu'il vienne vous chercher, d'accord ? "


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Né " Yaakov ", son prénom a été modifié pour sonner communément Jacob, sauf pour les intimes qui se souviennent. Son nom de famille s'est perdu au fil des années. Ses " geôliers " n'ont pas trouvé pertinent qu'il soit en mesure de se souvenir de ce détail qui le reliait à une vie passée. Originaire de la Russie, il s'est vu devenir un floridien en arborant un patronyme de la région. Comme beaucoup d'enfants dérobés à leur famille, il aurait pu se retrouver n'importe où, pourrissant, en position foetus dans une quelconque cave. Cependant, ses bourreaux ont plutôt choisi de le former pour en faire l'un des leurs, surtout lorsqu'il s'est avéré petit génie dans le domaine de la comptabilité. En vieillissant, une fois sur le terrain, il s'est avéré un excellent atout dans l'import-export.
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La patronne parle de tuer la policière, l'éliminer. Si elle devait devenir un réel problème, sans doute qu'il le ferait. C'est ainsi que ça fonctionne, c'est ainsi qu'ils protègent leur business. Mais cette policière est douce, lorsqu'elle ne revêt pas ses habits professionnels pour foutre la merde à mettre son nez là où il ne le faut pas. Elle ne mérite pas de mourir mystérieusement et tragiquement. Un jour, cela lui coûtera inévitablement la vie. Surtout si on l'a attitrée aux affaires de trafics humains. Yaakov triste pour elle ; fait même une moue enfantine à l'idée de devoir la tuer. Il l'aime bien, lui. Mais Phyllis aura toujours le dernier mot. Il se dit également qu'il devrait inviter la policière à prendre un café cette semaine afin de connaître un peu son emploi du temps. Il sait se montrer gentil et naïf au point où elle puisse se confier sans s'en rendre compte. Il est un très bon petit espion, mais il profite de chaque seconde avec elle, car elle est tendre, et qu'elle sourit sincèrement.

Il quitte son fauteuil en cuir pour aller chercher l'appareil photo. Un moment parfaitement humiliant pour tous les enfants qui doivent se faire photographier. Ils sont terrorisés et fragiles. Et plus ils sont humiliés, plus ils sont brisés. Yaakov est passé par là ; mais il était également présent, à de nombreuses reprises, lorsque de nouveaux chargements ont été transportés. Il comprend leur peine et il comprend leur douleur ; il est empathique, mais cela ne l'empêche aucunement de faire son travail correctement. Avec un peu de chance, ils vont nous débarrasser de tout ça aujourd'hui. Voilà pourquoi il considère qu'elle n'a aucun coeur. Elle dit que ce sont ses enfants, mais elle considère que ça doit débarrasser le plancher.

Je suis de cet avis, ceux-ci sont à croquer, qu'il chantonne presque, comme s'il parlait de petits chiots adorables qui ne manqueront pas de rendre heureux leur futur propriétaire.

Ils gagnent la cave. Le sentiment qu'il ressent reste le même, après toutes ces années. L'odeur ne cette pièce ne semble changer changer. Ça le replonge en enfance. Jamais il n'aurait pensé devenir l'un de ses connards.

Yaakov était l'un de ses enfants, autrefois, paniqué à l'idée de ce qui pourrait bien lui arriver. Il se souvient avoir été assis sur son lit, les genoux ramenés contre son torse, comme le font actuellement certains des gamins qu'il observe. En ce jour, il paraît pourtant intimidant, car c'est un homme et qu'il participe à leur enlèvement et à leur revente. Un homme au regard profond, indescriptible, qui observe de manière à jauger. Et sa barbe est courte, taillée à la perfection pour raffermir, mais également affiner sa mâchoire. Un physique pour plaire aux hommes et aux femmes. Se mettant légèrement sur la pointe des pieds, l'air gaie malgré la situation, il lève le doigt pour dénombrer chaque enfant comme il a pu le faire à la réception de la livraison, la veille, le tout en murmurer du bout des lèvres. Le décompte est bon.

Je vais être votre nouvelle maman.

Ça commence toujours ainsi, pour les rassurer. Et s'il était en train de programmer l'appareil pour prendre les photos, il relève un oeil mauvais vers cette femme qui lui a un jour fait cette fausse promesse. Certains enfants la croient aveuglément, d'autres, comme lui, sont plus intelligents, plus réticents, et n'hésitent pas à la dévisager avec fougue.

― [...] une belle photo pour papa, et lui envoyer pour qu'il vienne vous chercher, d'accord?

Yaakov est parvenu à s'en sortir, car il a arrêté de se demander si sa famille le cherchait, suite à sa disparition. Il n'a jamais cherché à le savoir, n'a jamais cherché à les contacter d'une quelconque façon, même à l'âge adulte. C'était plus simple pour sa sécurité, plus simple pour son mental. Et au final, il s'en est bien tiré. Il travaille pour eux. Il n'a pas à se plaindre, il est bien payé, il suce les queues qu'il souhaite et il baise les femmes qui l'intéressent. Certains clients qui l'ont apprécié n'hésitent souvent pas à payer pour bénéficier à nouveau de ses services, un homme en particulier, riche, dont le mariage bat de l'aile et les enfants lui prennent toute son énergie. Cet homme, en particulier, désire surtout de la compagnie pour se confier, ce que Yaakov fait comme s'il était réellement intéressé, digne de confiance, attentionné. Mais il rapporte tout à Phyllis qui peut ainsi mieux lui sélectionner des enfants à utiliser.

Tandis que Phyllis parle aux enfants, lui commence à entraîner les plus calmes au fond de la pièce, devant un mur vierge. Là, il photographie les enfants un après l'autre sans même les dévêtir. C'est un privilège que l'acheteur aura une fois qu'il aura payé. C'est quand ça devient plus sérieux, et que les clients sont plus fortunés et plus exigeants, qu'ils prennent le temps de les dévêtir pour montrer la marchandise. Tout en prenant les photos, il écoute les fausses paroles de cette femme. Yaakov finit même par déballer une sucette qu'il fourre dans sa bouche et qu'il tient au creux de sa joue lorsque ses deux mains encadrent l'appareil photo qui immortalise les clichés. De temps en temps, il n'hésite pas à venir replacer des cheveux ou des vêtements de travers. Et lorsque l'enfant semble malléable, il vient même lui imposer une position pour la photo. Ça leur facilite la tâche, que les enfants puissent voir les autres être photographiés, ainsi, ils comprennent qu'ils n'ont rien à craindre pour le moment. Une des gamins semble même apprécier Yaakov, car lorsqu'il fait une grimace, elle sourit. Il n'hésite d'ailleurs pas à montrer la photo à Phyllis pour qu'elle puisse féliciter à voix haute au besoin, mais c'est surtout pour qu'elle comprenne à quel client Yaakov pense, avec ce petit sourire angélique. Certains goûts ne changent pas, parmi les clients.

Et puis, l'un des garçons ne souhaite pas bouger du cocon qu'il s'est forgé. Il est renfrogné et ne souhaite rien savoir. Celui-là a compris qu'il était dans la merde et que rien de bon ne découlera de cette photo. Yaakov sait dore et déjà que Phyllis lui sortira un discours digne de ses talents, mais ça n'empêche pas Yaakov de s'écraser sur le petit lit, s'allongeant légèrement sur le dos, appuyé sur ses coudes. La sucette se promène dans sa bouche. Le jeune l'observe avec hargne. Ses petits yeux sont plissés et mécontents.

T'as raison d'avoir peur, qu'il lui souffle comme si c'était une révélation que nul autre ne pouvait entendre. J'étais comme toi et je ne voulais rien savoir de cet endroit. Mais si tu fais bien les choses, tu auras des récompenses que les autres n'auront jamais.

Yaakov ne cherche pas à faire la discussion ou à raconter son histoire, mais le jeune semble avoir perdu une once de défense à cette révélation, car il a relevé la tête, l'air de vouloir demander " t'es passé par là aussi? " Yaakov fait savoir à Phyllis que le jeune pourra être photographié plus tard, que forcer les choses maintenant les priverait sans doute d'une pépite. Ainsi, ils lui donneront l'impression qu'ils respectent son rythme... du moins, s'il coopère d'ici les prochaines heures. Autrement, son séjour lui déplaira. Phyllis peut donc observer les photos et décider si elle souhaite en reprendre de certains candidats. Sinon, ils peuvent déjà commencé à appâter des clients. Maintenant qu'ils attendent au salon depuis un moment, ça leur fera une belle surprise, d'y avoir accès plus rapidement. Ces enfants seront néanmoins préparés adéquatement avant l'échange.

Prêtes pour l'impression? qu'il demande en parlant des photos, ajoutant : et élément bonus pour ceux qui souhaitent un indomptable? désignant du menton le garçon renfrogné qu'ils devront acheter à l'aveugle jusqu'à ce qu'il existe une photo.


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Phyllis
Sawyer-Smeet

Phyllis adore son prénom, mais on l'appelle plus souvent Madame Smeet parce qu'on m'a respecte ou qu'on la craint. Seuls ceux qui la connaissent personnellement, ou depuis des années,  osent s'aventurer à la proximité qu'apporte son prénom. Phyllis ne prend pas de pincettes, en général, avec les gens. Que ce soit ses victimes, ses employés, ses clients ou ses supérieurs. Mais quand on est proche d'elle, on a bien plus peur d'un sourire suivit d'un silence. Phyllis dit que la vengeance ne peut être donnée qu'à une personne qu'on aime ; elle est douée en vengeance et elle n'aome que très rarement. Il vaut mieux rester loin de cette femme, on souffre encore plus lorsqu'on s'y frotte de trop prêt.

Elle est à la tête du Pôle Puériculture. C'est comme ça qu'on appelle le traffic de mineurs, dans son entourage. Voilà bientôt vingt ans qu'elle est à la tête de ce traffic, pourtant, elle ne gère que les enfants. Elle a de nombreux supérieurs, de nombreux collaborateurs, mais Phyllis n'a pas peur. Elle a fait sa trou, l'a conquise avec les années, et n'est pas prête de lâcher le morceau à qui que ce soit. Elle est à sa place.

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Phyllis était une vulgaire prostituée de Floride avant d'arriver dans cette magnifique et grande villa au bord de l'océan. Elle a gravit les échelons en vendant son âme au diable, autant qu'elle a vendu son corps. Phyllis est tombée dans ce traffic parce qu'elle s'est fait attraper par un maquereau. Elle a été utilisée avant d'user des gens. Mais c'est parce qu'elle a la dent dure et qu'elle n'a pas peur de prendre la vie d'un homme, qu'elle a réussi à prendre sa place. À devenir plus que lui, car le batard n'aurait jamais pu prendre autant d'importance dans l'organisation. Phyllis fait tout pour avoir sa vie de rêve. Elle n'a pas la valeur du bien et du mal parce qu'elle baigne dans ce milieu depuis près de cinquante ans. C'est toute sa vie.

Jessica Lange :copyright: doom day
Yaakov est si parfait lorsqu'il s'occupe des enfants ; Phyllis pourrait le regarder faire pendant des heures. Elle paierait plus cher, s'il ne suffisait que de ça, pour qu'il reste à la maison et qu'il passe son temps à former cette belle image d'une famille qu'elle voudrait avoir. Elle, grand-mère. Yaakov, son fils. L'enfant bougon, son petit-fils. Elle aurait aimé pouvoir avoir une vie normale, une vie où elle n'aurait pas été piétinée, une vie où elle n'aurait pas eu à piétiner les autres. Mais la vie qu'elle a aujourd'hui est toute autre : Phyllis s'en est accommodée, elle fait avec, même mieux, elle brille avec toute puissance dans ce monde qui aurait pu la détruire. Alors elle regarde de loin ce qu'elle aurait pu avoir.

Mais ça ne l'empêche pas, bien au contraire, de parler avec des mots parfaits aux enfants qui ont, ou qui n'ont pas, envie d'entendre ce qu'elle a à dire. Mais Phyllis est douce, Phyllis les regarde avec amour comme si elle ne pouvait pas leur faire de mal. A-t-elle seulement déjà levé la main sur un de ces enfants ? Elle ne porte pas le regard malsain que ses clients leur porte. Elle les regarde comme des êtres humains, comme des bébés dans le besoin, et non comme des morceaux de chaires apportant du plaisir. Elle ne trouve rien d'attirant dans le corps d'un enfant : seulement leurs yeux, seulement leur âme, seulement le petit coeur. Les pieds des bébés sont les plus attendrissant.

Elle jette un coup d'oeil aux photos, et indique à Yaakov d'en reprendre trois différentes. Une petite fille de trois ans environs : le teint hâlé, les cheveux bruns et raides encadrants un visage boudeur même lorsqu'elle sourit. Le Mexique est un endroit où les enfants sont appréciés. En la désignant, sur l'écran à son protégé, elle lui fait comprendre qu'elle sait d'avance à qui vendre cette enfant, mais une photo plus appropriée doit être prise. Phyllis veut une photo naturelle, une photo où l'enfant n'aura pas besoin de se tenir. Parfois, certains chanceux sont vendus à des familles qui passent par ce chemin parce qu'ils ont été refusés aux papiers de l'adoption. C'est rares. Mais ça arrive ; et ce teint hâlé et cette bouille renfrognée sont ce qu'elle recherchait. Une autre photo d'une blonde où, sa tâche de naissance n'était pas assez visible : elle a demandé à prendre une autre photo d'un autre angle, quitte à ne pas voir son visage, pour avoir une trace précise de la marque. Certain acheteurs aiment des traits particuliers ; c'est moche, mais ça rapporte. Une autre photo, d'un garçon un peu plus âgé aux cheveux presque blancs. Elle désire une autre photo pour montrer que ses yeux rouges ne sont pas dû à un quelconque flash ; c'est une caractéristique des gens albinos.

" - Prêtes pour l'impression?" La vieille tourne son visage vers le jeune à cette question. " et élément bonus pour ceux qui souhaitent un indomptable?"
" - Tu sais quoi ?" Qu'elle demande avec un sourire qui montre qu'elle a une mauvaise idée cachée derrière la tête. " Amènes-le dans le salon du premier. Ca fait longtemps qu'il n'a pas été occupé, et ça apportera un peu de compagnie à Katherina."

Elle se lève du lit sur lequel elle était restée assise tout ce temps ; les moins apeurés s'étaient approchés d'elle pour l'écouter après avoir été prit en photo. Les enfants, ils sont maintenant tous soulagés de rester ici, calmement dans cette pièce qu'ils connaissent et où aucun mal ne leur a été fait, plutôt que d'être celui qui sera sorti de cette pièce. Certains se mettent à pleurer et ça agace rapidement Phyllis ce genre de bruit. Elle vient même jusqu'à passer ses doigts sur sa tempe, lorsqu'elle quitte la pièce. Ses yeux plissés montrent à quel point ce son lui est insupportable. Mais le salon du premier étage n'est pas une salle de torture : en réalité, c'est la seule pièce où les enfants ont accès aux gâteaux, aux friandises, à la télévision et aux consoles vidéos. C'est le paradis des délices pour les enfants, mais c'est surtout une façon d'amadouer les plus récalcitrant, aujourd'hui. A l'époque, ce fut pour Yaakov et Katherina leur pièce d'intimité : ils étaient là parce qu'ils n'étaient pas vendus. Le seul endroit où personne, sauf Phyllis, ne venait les chercher, la seule pièce de confiance de la maison. L'enfant ronchon devrait adorer cet endroit une fois qu'il s'y trouvera.

Mais c'est une façon pour elle de garder la main mise sur lui : elle ne veut pas qu'il reste avec les autres enfants de peur qu'il ne les mette dans tous leurs états avant une possible vente. Elle ne veut pas que ce gamin au mauvais caractère lui pourrisse ses affaires. Il pensera avoir plus de liberté, une chance de s'en sortir différemment : mais Phyllis n'est pas dans l'optique de garder un gamin supplémentaire. Rien ne lui a tapé à l'oeil, pour l'instant. Car ceux qui sont restés étaient des pépites qu'elle a mi du temps à découvrir : le véritable or ne se découvre pas en glissant ses yeux dessus, il faut plus d'expertise.

Une fois en haut, elle se sépare de Yaakov : elle le laisse monter le gamin dans le salon, d'où il ne pourra pas sortir après y avoir été enfermé. Il ne pourra pas non plus contacter l'extérieur. Elle le laisse aussi gérer l'impression des photographies. Alors elle est simplement repartie dans le salon pour commencer le show. Les trois clients qui sont là refusent catégoriquement d'être prit un à un, l'un après l'autre. Ils veulent être là tous les trois en même temps lorsque les enfants leur seront présenter : c'est une manière d'être sur que quelque chose ne leur filera pas entre les doigts. Cela fait sourire Phyllis qui est contente de l'effet donné : les enchères rapportent toujours plus d'argent. La compétition fait monter les prix. Alors elle les emmène tous les trois dans son bureau. Là, ils sont tous assit sur un canapé, leur téléphone portable à la main : en quelques cliques, ils peuvent lancer le transfert d'argent sur un compte extérieur au pays.

" - Je présume que tu as bien fait..." Qu'elle demande à Yaakov lorsqu'il fait enfin irruption dans le bureau, avec les photos en main. Elle veut surtout savoir s'il a enlevé la photo de l'enfant déjà réservé. C'est lui qui montrera les enfants aux acheteurs. " Commencent avec les plus vieux. Ces messieurs ont des envies bien précises." Son sourire en coin montre bien qu'elle sait à quoi seront destinés les plus vieux qu'ils choisiront : ils seront envoyés dans des camps de trafiques sexuels de mineurs dans les pays du tiers monde. Là-bas, ils raffolent toujours de petits américains. " Je m'absente pour passer un coup de fil, n'oublie pas de vérifier le transfert de fond."

Elle donne cet ordre à Yaakov, qui n'a d'autre choix que d'être assit dans le fauteuil du patron pour être en face des trois, et avoir accès à l'ordinateur. Là, il est directement sur la page du compte en question : à la seconde prêt, il verra si l'argent est envoyé. Et Yaakov, il connaît très bien les prix de vente, Phyllis ne se fait pas de soucis sur ça. Non, elle se contente d'attraper un papier dans un tiroir, et de disparaître avec son téléphone portable pour composer le numéro annoté. Ecris, parce qu'elle peut le brûler sans laisser de trace : c'est le numéro du contact qui préviendra la famille pour l'enfant hâlée. Elle désire que tout ça disparaisse aujourd'hui, alors le deal doit aussi suivre dans la journée. Sinon, la gamine sera ajoutée à ceux à vendre.


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❝ you have to be special to love me❞ and i'll love you a little bit more every day of our life. You are simply the woman I was waiting for to learn how to live and love.
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