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 Le secteur 4 du Mur

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Gremlin
Gremlin
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UNIVERS FÉTICHE : Réel, mais je suis open à tout.
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Le contexte du RP
Mise en situation

Le secteur 4 du Mur

En 2078, les survivants terriens sont déportés sur la planète Phénix après la 4e guerre mondiale, car la Terre n’est plus habitable. Les phénixiens, un autre peuple humain de paix et d’amour, crée Le Mur servant de barrière entre leur monde et celui des terriens pour permettre la réinsertion sociale des terriens. Ces êtres humains au caractère mauvais et meurtrier rendent réticents, la décision que la communauté phénixienne a prise, celle d’accueillir les survivants.

Derrière Le Mur, quatre secteurs ont été divisés. Chacun d’eux détient un pourcentage différent de succès vers leur réinsertion sociale ainsi que d’années à accomplir sans aucune faille des lois phénixienne. Le peuple de Phénix attend des terriens, un comportement exemplaire.

Le secteur 1 représente 0% de la criminalité des terriens. Ils sont en test final pour pouvoir intégrer la société phénixienne. Tous ceux qui gravissent au secteur 1 sont mis à l’épreuve d’être sans fautes.
Le secteur 2 représente 5% de la criminalité des terriens. Des crimes mineurs tels que mentir, avoir un manquement des valeurs prônées par les phénixiens.
Le secteur 3 représente 20 % de la criminalité des terriens. Des crimes moyens tels qu'un petit vol, menacer quelqu’un, l'exhibitionniste, l'intimidation, etc.
Le secteur 4 représente 75% de la criminalité des terriens. Des crimes sévères tels que le meurtre, le viol, la séquestration, le trafic, l'enlèvement, les agressions, etc.


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Misanthrope
Ma vie est un cimetière d'espoirs enfouis.
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Kitkat
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UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
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m6fv.jpg
Kym-Ahn
Park

J'ai 26 ans et je vis à sur la planète Phénix, dans le Secteur 4. Dans la vie, je suis une prisonnière en qui on place beaucoup trop d’espoir pour une potentielle réinsertion et je m'en sors vraiment très mal. Sinon, grâce à ma chance j’imagine, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Le secteur 4 du Mur G8xk
> Pour Kym-Ahn, les belles histoires qui débutent avec un «il était une fois» sur un ton beaucoup trop joyeux et qui se terminent avec un «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants» n'existent pas. La réalité est bien plus sombre que ces stupides histoires.
> De nature plutôt solitaire, cela ne l'empêche pas d'avoir un fort caractère qui est l'équivalent d'un volcan en éruption lorsqu'elle sort de ses gonds. Le mensonge, la manipulation, la rancune et l’impulsivité ne sont que quelques uns de ses nombreux défauts.
> À moitié asiatique, Kym-Ahn a hérité de la chevelure blonde ainsi que les yeux bleus de sa mère et du faciès asiatique de son père.
> Lorsque la Terre n’était pas réduit à un simple amas de cendres, la jeune femme avait des problèmes de consommation. Entre les psychotropes et l’alcool, le sevrage forcé a été très difficile lors de la première année dans le secteur 4. Depuis, Kym-Ahn ne ressemble plus, ou du moins très peu, les effets du manque. Quoique, elle serait prête à tuer pour s’y replonger de plus belle.


Lee Chaerin :copyright:️ Niki

Il faut l’avouer, tu n’as jamais été une enfant de coeur et ce, depuis ton plus jeune âge. Cela peut s’expliquer par le fait que tu n’as pas grandi dans un milieu familial qui favorisait une stabilité émotionnelle ni même une sécurité physique. La violence sous toutes ses formes faisait partie de ton quotidien. Si dans tes premières années d’existence cela s’avérait impressionnant, voire complètement terrorisant pour une pauvre gamine, cela était devenu au fil des années un aspect normal de ta courte vie. En vérité, tes parents n’ont jamais eu l’intention de te montrer le «droit chemin» - principalement ton géniteur -, car toute leur vie, ils ont connu ce que toi tu as vécu par la suite. Non, tu n’as jamais subi de sévices de la part de tes parents, mais tu as eu droit à «l’éducation» stricte de ton père. En d’autres mots, tu savais quand fermer ta grande gueule, quand il fallait que tu mettes ton poing sur la table pour te faire respecter et tu savais où était ta place dans «l’entreprise familiale». Dans ce monde, ou plutôt dans ton monde, des menaces dites en l’air ne valent absolument rien. Pour te faire respecter aux yeux de tes semblables, il fallait les mettre en exécution.

Une entreprise familiale. C’est que ça sonnerait presque comme un boulot légal. La bonne blague. Le trafic d’armes a toujours été lucratif chez les humains, surtout en temps de guerre et comble de la chance, vous avez eu droit à une quatrième guerre mondiale. Quoique, aujourd’hui, tu ne peux pas appeler cela de la chance. Ta planète d’origine n’existe plus et tu te retrouves coincée depuis maintenant huit ans sur une planète qui n’est pas la tienne avec un peuple dont chaque membre semble avoir un balai enfoncé dans le c*l...

Lorsque ton père a jugé que tu étais assez vieille pour t’inculquer l’importance d’avoir et de respecter ses responsabilités, - à cette époque, tu devais avoir environ une douzaine d’années -, tu as vite appris les ficelles du «métier». Il ne t’en fallait pas plus pour abandonner l’école sans l’once d’un regret. Évoluer dans un monde d’homme n’avait rien de simple, mais tu t’en sortais plutôt bien. Incapable d’avoir un second enfant, c’est-à-dire un enfant qui serait un fils et non une autre fille, ton père n’a pas eu d’autres choix que de jeter son dévolu sur toi. C’est de cette façon que tu es parvenue à avoir un rôle important dans «l’entreprise» en ayant sous ton contrôle des hommes de main et des armes à vendre au marché noir. Oui, avant même ta majorité, tu avais déjà du sang sur les mains, indirectement puisque tes armes volaient des vies dans diverses fusillades, mais aussi directement. Te menacer de te faire disparaître de la circulation n’est jamais une bonne idée, surtout quand tu as développé un petit souci de dépendance aux psychotropes et que tu es aussi stable qu’un volcan qui est prêt à entrer en éruption. Tuer quelqu’un de tes propres mains n’aura jamais été aussi facile quand tu n’as pas totalement conscience de tes actes. Encore maintenant, tu ne ressens pas de culpabilité, aucun remords. Non, tu n’as rien d’une enfant de coeur. Puisque tu cachais bien tes problèmes de ton consommation à ton père, à son décès, tu devais prendre les rennes de «l’entreprise familiale». Certes, aujourd’hui ton père est mort avec la destruction de votre planète, mais tu n’es plus du tout en mesure de reprendre les rennes de quoique ce soit. Son héritage est parti en fumée, comme tout le reste de ta vie d’ailleurs.

Huit ans dans cet enfer. Bien entendu, d’un point de vue extérieur, le mur qui sépare votre peuple du leur peut ressembler à une frontière qui détermine les limites entre deux pays, mais ici, tout est différent. Ton peuple est divisé en quatre secteurs, des plus vertueux jusqu’aux monstres de ton espèce. Le but ultime de tout ça ? C’est de vous rendre similaire à ces débiles de Phénix. De vous transformer en quelque chose que vous n’êtes pas et que vous ne serez jamais. Personne n’est parfait, l’humain ne sera jamais parfait à leurs yeux. Depuis que tu es considérée comme une jeune femme majeure, tu as été enfermée dans le pire secteur qui soit. Le secteur 4, pour ne pas dire le secteur des «monstres et des animaux». Tu n’es plus une femme libre, en fait, tu ne seras probablement jamais libre à nouveau. Tu n’es pas stupide, tu sais très bien qu’une réinsertion sociale n’est pas possible pour toi, surtout que tu n’éprouves aucun remords pour tes a actions. Au mieux, tu peux peut-être atteindre le secteur 3, mais tes crimes passés ne sont pas facilement pardonnable. En temps normal, tu aurais sûrement eu droit à la peine de mort.

Malgré les années, tu n’as jamais été en mesure de t’habituer à cette fausse sensation de liberté dans ce secteur. Peut-être est-ce la présence des gardiens, du collier à chien autour de ton cou, des caméras à chaque coin de rue ou encore peut-être est-ce de la faute aux aménagements spéciaux qui sont présents dans ce secteur pour vous rappeler que vous êtes tous surveillés. Comme pratiquement tout le monde, tu aimerais t’enfuir… Mais pour aller où ? Ta planète n’est plus habitable et en plus de ne pas passer inaperçue auprès des Phénixiens, tu n’as aucune idée à quoi ressemble le reste de leur monde. Dès que tu as posé les pieds ici, il ne fallait pas être devin pour comprendre que tu es à des années-lumières d’être une humaine vertueuse. Va savoir comment ils ont réussi à connaître tes divers crimes…

Alors que le soleil commence doucement à décliner dans le ciel, - signe que la fin de la journée arrive à grands pas - tu te balades en silence, tes mains enfoncées dans les poches de ton jean, au milieu d'une rue curieusement vide. Tant mieux, les monstres ne sont pas de sortie aujourd’hui... D’ici quelques heures, tu n’auras pas le choix de rentrer «chez toi» afin de respecter le couvre-feu si tu ne veux pas t’ajouter une sanction supplémentaire. Avec les années, tu en as vite accumulé au point où tu ne les compte même plus. À quoi bon ? Tu es certainement condamnée à mourir dans ces lieux. N’ayant plus de famille - tous les membres de ta famille ont connu la mort avec la destruction de la Terre - tu ne comprends pas l’intérêt de vouloir intégrer une société que ne te correspond nullement. De plus, aux dernières nouvelles, tu n’as pas d’amis ni même d’ennemis à ton actif.
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Gremlin
Gremlin
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Douglas-Booth-1.jpg
Mitzraël
Kerganteau

J'ai 25 ans et je vis dans la civilisation phénixienne, sur la planète Phénix. Dans la vie, je suis un phénixien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tombé dans le secteur 4 et je le vis plutôt difficilement.

- Il veut devenir un auteur célèbre.
- Il est naturellement célibataire et ça ne le dérange pas vraiment.
- Bien qu'il se laisse tenter par le diable en enfreignant les consignes de ne pas approcher le Mur, ce qui est une attitude contraire à celle de son peuple, il détient dans son cœur les valeurs que prônent sa civilisation.


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Douglas Booth :copyright:️ Google
Mon père m’a fortement intimé de ne jamais approcher le Mur. Honnêtement, l’idée ne m’avait jamais vraiment traversé l’esprit. Je suis avide de connaissance et de curiosité, mais il faut susciter en moi l’intérêt. Tout récemment, cet intérêt l’a été. Il y a de cela deux semaines, j’ai discuté avec un terrien qui venait de rejoindre depuis peu notre civilisation. C’était la première fois que je rencontrais et échangeais avec un terrien réinséré. Il était très bavard, alors durant des heures, il m’a raconté comment étaient les humains sur leur planète et sa propre expérience face à cette 4e guerre mondiale. Avant que mon peuple accueille celui de la Terre après sa destruction, j’étais complètement ignorant de la définition des mots tels que guerre, réinsertion, crime, violence, agressivité, bombe nucléaire, fusil, etc. Grâce à cette interaction, j’ai trouvé les terriens carrément effrayants mais intrigants. Du coup, l’envie d’en rencontrer d’autres et d’en apprendre plus sur leur monde passé m’attire énormément. J’aimerais bien écrire un bouquin avec des témoignages. Ça ferait sûrement fureur et ça permettrait aux phénixiens d’avoir une meilleure compréhension et connaissance de leur univers et d’où ils viennent.

C’est de cette manière que je me trouve à emprunter un passage secret destiné aux gardiens qui surveillent l’extérieur et l’intérieur du Mur. Ayant subtilement questionné mon père sur son travail et ayant également espionné l’habitude des autres gardiens, j’ai compris que durant un court instant le passage sous-terrain est désert. Caché derrière un arbre, j’attends que le soleil soit suffisamment tombé à l’Ouest avant de me ruer vers la grille qui sert d’entrée. Je me faufile furtivement à l’intérieur. Comme il fait noir, j’allume la torche que je me suis traînée. Pour la première fois, je ressens un vif sentiment d’excitation et de nervosité sachant que je désobéis aux règles. Je fais probablement ce qu’aucun phénixien ne ferait; enfreindre un ordre. Je me sens un peu coupable, mais je n’ai pas de mauvaise intention. Je veux seulement pénétrer dans le secteur 1 et explorer discrètement. Si tout se déroule bien, je reviendrai peut-être pour une autre occasion. Il n’y a aucun danger pour moi d’aller dans celui-là.

Brusquement, je cesse d’avancer. Quatre chemins me font front. J’en déduis que chaque passage est dédié à un secteur différent. Zut, je n’ai pas anticipé cet obstacle. Logiquement, le premier doit être celui qui mène au secteur 1. Haussant les épaules, je file vers celui-là.
Parvenu au bout, je monte un escalier en pierre et pousse la lourde plaque métallique vers le haut. Elle s’abat sur le sol terreux. J’émerge du sous-terrain situé dans une forêt. Je referme derrière moi en replaçant quelques feuilles pour camoufler la sortie. Retirant une boussole du gousset de mon pantalon, je m’oriente vers la civilisation du Mur.
Au bout de ce qui me paraît 1h, j’entrevois enfin des bâtiments et des ruelles. Toutefois, la forêt est protégée par une clôture imposante. Apparemment, aucun terrien n’est autorisé de s'approcher de cette clôture. S’ils s’en approchent, leur collier va émettre un signalement à tous les gardiens en services. En ce qui me concerne, je vais pouvoir, ni vu ni connu me faufiler. Grimpant, mes pieds atterrissent sans encombre de l’autre côté. Je souris devant ma victoire. J’ai réussi à entrer dans le secteur 1 sans m’être fait repérer. C’est une sensation drôlement nouvelle et excitante. Visiblement, les terriens l’expérimentent souvent.

Déambulant dans les petites rues, je tente de me fondre dans le décor, mais j’ai l’impression de ne pas passer inaperçu comme si tout le monde pouvait entendre mes battements de cœur irréguliers. Plus je croise les regards des terriens de ce secteur, plus j’ai le sentiment que quelque chose cloche. Ils ont un regard à la fois sombre et triste ou effrayant. Ils ne ressemblent à rien de celui avec qui j’ai discuté. Les bâtiments et les ruelles sont beaucoup moins entretenus et agréables qu’on me l’avait décrit.
Je sursaute lorsqu’un mec hurle. Je n’ai jamais vu une personne élever la voix aussi fortement et hostilement.
« T’as envie que je te tue ? », beugle-t-il en poussant un jeune homme.
Tuer : faire mourir un individu ou un animal par ses propres mains. C’est généralement accompagné d'une action violente.
Je recule craintivement pour ne pas que l’on me remarque. Je croyais que dans le secteur 1 il n’y avait aucun taux de criminalité et de méchanceté, puisque ce sont des gens qui seront bientôt prêts à accéder à la société phénixienne. Se pourrait-il que l’on m’ait menti concernant le secteur 1 ? À moins que la surveillance ne soit pas aussi accrue qu’on le prétend ?
Mon dos heurte quelque chose. Pivotant pour faire face à mon obstacle, je ravale ma salive en captant le regard d’un homme barbu. Il me toise de la tête aux pieds. Bien que son expression soit nouvelle pour moi, je saisis assez rapidement qu’il m’évalue pour parvenir à un résultat négatif. La commissure de ses lèvres s’étire monstrueusement.
« T’es plutôt un beau minet », dit-il.
« Quoi ? », fis-je en tremblant de la voix.
Le bonhomme effrayant me plaque durement contre le mur de la ruelle dans laquelle j’ai atterri en tentant de fuir l’autre lieu des hommes qui voulaient se tuer. Le barbu me renifle bruyamment avant de glisser sa langue dans mon cou. À ce geste, j'essaie de le repousser maladroitement. Je suis tellement pétrifié par la panique de mon corps que me fait éprouver face à ce danger imminent. Mon ignorance vis-à-vis cette situation m'empêche de pleinement cerner ses intentions qui sont toutefois clairement malveillantes. Par contre, mon instinct aide mes cordes vocales à dénicher une force titanesque pour réussir à vociférer.
L’homme abat sa paume poussiéreuse sur ma bouche en secouant la tête. « Ici, on ne crie pas, mon chaton », chuchote-t-il à mon oreille en glissant une main sous mon chandail.
La peur me tiraille l’estomac à un tel point que je sens la nausée poindre en moi. Soudainement, je me retrouve pour la première fois à penser; « S’il vous plait, faites que quelqu’un me vient en aide. »




   
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Kym-Ahn
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J'ai 26 ans et je vis à sur la planète Phénix, dans le Secteur 4. Dans la vie, je suis une prisonnière en qui on place beaucoup trop d’espoir pour une potentielle réinsertion et je m'en sors vraiment très mal. Sinon, grâce à ma chance j’imagine, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Le secteur 4 du Mur G8xk
> Pour Kym-Ahn, les belles histoires qui débutent avec un «il était une fois» sur un ton beaucoup trop joyeux et qui se terminent avec un «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants» n'existent pas. La réalité est bien plus sombre que ces stupides histoires.
> De nature plutôt solitaire, cela ne l'empêche pas d'avoir un fort caractère qui est l'équivalent d'un volcan en éruption lorsqu'elle sort de ses gonds. Le mensonge, la manipulation, la rancune et l’impulsivité ne sont que quelques uns de ses nombreux défauts.
> À moitié asiatique, Kym-Ahn a hérité de la chevelure blonde ainsi que les yeux bleus de sa mère et du faciès asiatique de son père.
> Lorsque la Terre n’était pas réduit à un simple amas de cendres, la jeune femme avait des problèmes de consommation. Entre les psychotropes et l’alcool, le sevrage forcé a été très difficile lors de la première année dans le secteur 4. Depuis, Kym-Ahn ne ressemble plus, ou du moins très peu, les effets du manque. Quoique, elle serait prête à tuer pour s’y replonger de plus belle.


avatar Lee Chaerin :copyright:️ Niki

Perdue dans tes pensées, tu laisses tes pas te guider dans les rues étrangement désertes. Ici, les monstres ne sortent pas seulement la nuit, ils peuvent jaillir à n’importe quel moment de la journée. Malgré le Soleil et ce faux-semblant de normalité, les ténèbres peuvent régner en maître dans ce lieu. Les lois humaines n’ont pas leur place ici et même s’il y a des gardes qui font de temps en temps une ronde, qu’il n’y a pas d’armes, ni de drogue ainsi qu’aucune présence d’alcool, personne n’est à l’abri de se retrouver dans une bien mauvaise posture. Ici, c’est la dure loi de la jungle qui domine sur tout le reste. En vérité, tu te demandes parfois si les gardes n’évitent pas ce secteur puisque la violence est pratiquement le seul moyen de communication. Ces gardes n’ont pas l’habitude d’être confronté aux pires travers de l’humain - malgré huit années à vous supporter sans vous éliminer - puisque leur peuple est incapable de commettre des actes horribles sans ressentir une once de remords. Dans le secteur 4, les mots sont inutiles, du moins, tenter de faire entendre raison à un monstre est une véritable perte de temps. Rares sont ceux qui tu as vu quitter ce secteur dans le but d’intégrer le secteur 3. La plupart du temps, tes congénères partent les pieds devant et non sur leur deux pieds. Parfois, tu te surprends à penser pourquoi ils ne prennent pas la peine de vous éliminer un par un. Le secteur 4 disparaissant, vous ne seriez plus une épine enfoncée dans leur pied. Une petite injection létale et le tour est joué…

Alors que tes pensées défilent dans un coin de ton esprit, tu relèves soudainement la tête lorsque tu entends un cri à quelques mètres plus loin. Enfin, pas vraiment un cri, mais plutôt des menaces. Dans ce coin-ci, le silence ne perdure jamais très longtemps. Vaguement curieuse, tu t’approches de la ruelle sans faire le moindre bruit. Ah, deux hommes qui veulent en venir aux mains, rien de bien palpitant. Au moment où tu tournes les talons, un nouveau cri - cette fois-ci étouffé - parvient à tes oreilles. Un cri de détresse qui ne provient pas des deux idiots. Discrètement, tu te faufiles vers une autre bretelle de la ruelle et tu avances de quelques pas jusqu’à ce que deux silhouettes apparaissent dans ton champ de vision. C’est que l’un des deux semble en très mauvaise posture. D’abord de marbre devant la scène qui se dessine devant toi, tu ne peux pas t’empêcher de croiser tes bras sous ta poitrine et d’esquisser un léger sourire face au spectacle. Comment va s’en sortir celui qui a une tête de gamin ? Devant le type bien baraqué, il n’a pratiquement aucune chance de s’en sortir. C’est qu’il te ferait presque pitié, mais s’il cohabite avec vous, c’est qu’il n’est pas un jeune homme vertueux.

Les secondes passent et le gamin ne semble pas avoir le réflexe de se défendre contre son agresseur. Lentement, ton expression faciale passe d’un petit sourire amusé à un froncement de sourcils de plus en plus prononcé. Serait-il nouveau dans ce secteur ? Aurait-il commis un crime - volontairement ou non - si violent qu’il aurait été largué ici comme un pathétique déchet ? Sans trop comprendre pourquoi - peut-être pour lui laisser une chance de survie supérieure à cinq minutes - tu ressens le besoin de lui apporter ton aide. Dans un soupir, ton regard analyse les alentours jusqu’à ce que tes yeux bleus tombent sur une poubelle renversée sur le bitume. Ni une ni deux, tu attrapes le couvercle et tu te diriges furtivement derrière le grand tas de muscles. Une fois à sa hauteur tout en prenant soin d’être dans son angle mort, tu prends une profonde inspiration, tu comptes silencieusement jusqu’à trois et puis tu prends ton élan afin de lui fracasser le couvercle sur la tête. Eh… Strike ! Par le «bang !» que fait le couvercle sur son crâne, tu peux affirmer sans l’ombre d’un doute que tu as utilisé toutes tes forces. Surpris et surtout sonné, le baraqué n’a pas d’autres choix que de relâcher sa victime, mais tu n’attends pas qu’il reprenne ses esprits au point où tu le frappes à nouveau au même endroit, car tu sais qu’à un contre un, tu n’as aucune chance. Lors de ta deuxième attaque, tu aurais pu jurer avoir entendu un craquement semblable à un os qui se fracture sous l’impact. Loin de te laisser émouvoir par ses gémissements de douleur, tu lui balances un bon coup de pied au niveau des genoux, ce qui le fait tomber immédiatement au sol. Plus on est haut, plus dure est la chute.

Alors qu’un sourire mauvais orne maintenant tes lèvres, tu t’accroupis au niveau du type qui doit bien faire deux fois ta taille, sauf qu’en position fœtal, il ne semble pas bien dangereux. Toujours dans ta main droite, tu continues de tenir le couvercle de la poubelle qui possède à présent quelques bosses. «Maintenant, tu lui fiches la paix, sinon on va tester ensemble ce qui est le plus résistant. Ton crâne ou le couvercle en aluminium de la benne à ordures.» Malgré ses gémissements, tu sais très bien qu’il t’a compris et que tu n’as pas besoin d’en faire plus. Certes, il risque de vouloir se venger prochainement, mais tu t’en fiches complètement. Tu sais te défendre et tu ne ressens pas la peur de te faire attaquer à tout instant… Puis, comme si tu te souvenais soudainement de la présence du grand gamin, ton regard se relève en un claquement de doigts dans sa direction. En seulement quelques secondes, te voilà à nouveau debout en train de balancer le couvercle de la poubelle à quelques mètres plus loin.

«Reste pas planté là comme un idiot le newbie ! Suis-moi !» La politesse d’usage ne fait pas partie de toi. Tu donnes un ordre et les autres ont intérêt à t’obéir s’ils ne veulent pas te mettre en colère. Personne ne veut assister à un volcan en éruption. Une fois que tu juges que vous êtes assez loin du baraqué, tu ne te gênes pas pour enchaîner avec ton discours de «bienvenue» «Toi, t’es pas d’ici le newbie.» Les présentations, très peu pour toi. En vérité, tu te fiches bien de connaître son prénom. Il ne sera qu’un monstre parmi tant d’autres. «J’sais pas ce que tu as fait pour te retrouver ici et j’en ai absolument rien à faire, mais t’es clairement pas de notre secteur. Je pencherais pour le secteur 1. J’vais t’énumérer deux trois p’tites règles pour que tu puisses survivre plus qu’une journée.» Oui, tu es née pour mettre les gens à l’aise dès la première rencontre. Tu ne perds pas ton temps en fioriture ni avec des encouragements.

«Numéro un. Ici, si tu montres ou fait sentir ta peur, tout le monde va le remarquer. Tu vas te faire bouffer tout cru et j’vais pas toujours être là pour te sauver les fesses. Si les autres savent qu’ils peuvent te marcher dessus comme on marche sur un tapis, tu vas te faire piétiner en moins de deux.» C’est que tu es à deux doigts de comparer les «habitants» du secteur 4 à des animaux sauvages. Quoique, n’est-ce pas un peu le cas ? Ici, les faibles obtiennent vite le titre de victime. «Numéro deux. Tu dois éviter toutes les provocations, car tu vas t’en faire balancer tous les jours. Si t’es dans la merde et que tu vas que ça va dégénérer, j’espère que tu sais te défendre ou que tu cours vite et que tu sais te planquer. Si t’es capable, essaie de te faire respecter un minimum.» La fuite est rarement la solution et le respect est important, mais quand tu prends la peine d’analyser sa corpulence, il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il ne gagnerait jamais un combat à mains nues, sauf s’il maîtrise des techniques de combat. Par contre, tu doutes très fortement de cette possibilité suite à «l’incident» de la ruelle.

«Enfin, numéro trois. Tu dois savoir...» Tu ne finiras jamais ta phrase pour lui expliquer la règle numéro trois. La raison ? Ton regard bleuté avait glissé sur son cou, là où une absence de collier t’a en quelque sorte surprise. Prise un peu au dépourvu, tu secoues légèrement la tête dans le but de reprendre tes esprits. «Hey ! T’as pas de collier ! Vous n’en avez pas dans votre secteur ?! Ils vous font assez confiance pour ne pas vous barrer dès qu’ils ont le dos tourné ? Ou sinon...» Un petit sourire complice étire maintenant tes lèvres. «T’as trouvé un moyen de l’enlever, c’est ça ?» C’est sûrement ça, non ? Y a-t-il une autre option qui s’offre à toi ? Aucun être humain un minimum sensé voudrait traverser les murs qui vous séparent du reste de la population. Encore moins un de ces imbéciles de Phénixien. Il faudrait être sacrement suicidaire pour agir de la sorte. Ou totalement inconscient. C'est au choix...
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Mitzraël
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J'ai 25 ans et je vis dans la civilisation phénixienne, sur la planète Phénix. Dans la vie, je suis un phénixien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tombé dans le secteur 4 et je le vis plutôt difficilement.

- Il veut devenir un auteur célèbre.
- Il est naturellement célibataire et ça ne le dérange pas vraiment.
- Bien qu'il se laisse tenter par le diable en enfreignant les consignes de ne pas approcher le Mur, ce qui est une attitude contraire à celle de son peuple, il détient dans son cœur les valeurs que prônent sa civilisation.


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Secouant ma tête qui exprime à la fois du dégoût face à l’homme et une certaine détresse de me sentir pris au piège, je tente encore de me défaire de son emprise, mais en vain. Comment s’appelle ce crime déjà ? Une agression sexuelle. Oui, c’est ça. La terreur grimpe en moi tandis que sa main remonte plus haut sous mon chandail. Je vois une lueur d’espoir lorsque je remarque une fille se diriger vers nous. Ma lueur d’espoir est armée d’un couvercle d’ordure qu’elle abat violemment sur le crâne du barbu qui me lâche immédiatement. Mes yeux s’agrandissent devant les coups de métal qui sont versés sur la tête de l’homme. Je ressens l’envie de crier d’effroi face à cette brutalité, mais je suis pétrifié sur place. Incapable de bouger, j’observe abasourdi, le spectacle. Mon cerveau aurait presque le goût de se déconnecter pour être en train d’assister à une chose aussi horrible. Une fois le type en piteux état à même le bitume, elle lui lance un avertissement sévère et dangereux qui fait glisser un frison le long de ma colonne vertébrale.

L’image des quatre chemins dans le sous-terrain s’impose dans mon esprit. Clair comme de l’eau sur la roche, je pige que je n’ai pas atterri dans le secteur 1, mais forcément dans le 4. Mon Dieu, que vais-je faire ? Vont-ils me tuer s’ils comprennent que je ne suis pas l’un des leurs ? Vont-ils me torturer pour le plaisir ? On vient de tenter de m’agresser sexuellement, ça ne s’annonce pas bien pour moi. J’aurais dû faire plus de recherche ou revenir sur mes pas en remarquant que je ne savais pas où j’allais. Où avais-je la tête ? Juste ciel, j’aurais dû écouter les sages paroles de mon père ! Dans quel merdier me suis-je fourré ?

On me sort de ma torpeur quand je sens mon bras être agrippé par une poigne solide. Idiot. Newbie. Mais… C’est quoi ce vocabulaire étrange ? Je fronce les sourcils en me laissant entraîner par la fille dangereuse. Ai-je d’autres choix ? Dans tous les cas, elle est venue m’aider contre le barbu. Est-ce bon signe pour moi ? Malgré que je ne comprenne pas la raison qui l'ait poussé à faire preuve d’autant de violence pour me venir en aide. Est-ce qu’ils ont un dysfonctionnement au cerveau pour agir ainsi ? Ce n'est pas étonnant qu’ils aient détruit leur planète…

Dès qu’elle commence à faire la conversation en relâchant mon bras, je me raidis devant ses paroles. Elle a remarqué que je n’étais pas d’ici. La peur d’être démasqué rend mes mains moites et fait rater un battement à mon coeur. Je tiens à la vie. Je ne veux surtout pas mourir tué et encore moins dans cet endroit diabolique. Je réfrène un soupir soulagé quand je l’entends supposer que je vienne du secteur 1 pour avoir commis un crime grave. Tant mieux, si elle n’en a rien à faire, je ne maitrise pas l’art du mensonge du tout. C’est d’ailleurs pour cela que je l’écoute gesticuler sans piper un mot. Le silence est d’or comme l’on dit. Je la regarde avec un froncement de sourcil, la bouche béante et une expression horrifiée pendant qu’elle énumère les règles à suivre dans ce secteur-ci. J’espère que c’est bien le secteur 4, car s’il existe un secteur pire que celui-ci, cela dépasse mon imagination. Soudainement, elle cesse de parler en scrutant mon cou. Je déglutis par crainte et méfiance. Zut, aurait fallu que je traîne un foulard pour cacher l’absence de collier. Je me suis trop pressé, j’aurais dû mieux me préparer. En fait, j’aurais dû écouter mon père puis ne jamais traverser Le Mur. La fille spécule sur mon cou dénudé. Je reste toutefois soulagé de constater qu’elle n’émet pas l’hypothèse sur la possibilité que je sois un phénixien assez téméraire pour traverser Le Mur. Pour être honnête, je l’étais suffisamment pour le secteur 1, mais pour celui du secteur 4, ça dépasse mes capacités d’adaptation.

Glissant une main sur mon cou comme si ça pouvait effacer l’image de ma peau sans collier, j’ai l’impression que mon cœur veut sortir de ma poitrine. Je n’aime pas du tout cette sensation.

« Non… Oui… En fait, je… je… Nous sommes dans quel secteur ? Est-ce que… est-ce que vous allez me tuer ? », balbutié-je nerveusement quand elle me demande si j’ai trouvé un moyen de l’enlever, ce qui semblerait la ravir si c’était le cas.

Regardant autour de moi, les ruelles paraissent actuellement désertes. Cela m’angoisse et me soulage à la fois. J’ai rapidement compris qu’ici ce sont les démons qui parcourent les rues. Dans la mythologie des terriens, les démons n’aident pas, ils prennent plaisir à la destruction et au chaos. Ceux qui habitent ce secteur sont certainement comparables aux démons. Si elle décide de mettre fin à ma vie, personne ne me viendra en aide. Dans une hypothèse que je préfère ne pas imaginer, on pourrait toutefois, elle, l’aider à m’assassiner. Mon regard se pose sur la poubelle située le plus près de nous. Le souvenir du barbu battu par le couvercle d’une poubelle s’insinue en moi. Le temps qu’elle aille attraper le morceau de métal pour me tuer, je devrais pouvoir courir jusqu’à la clôture. N’est-ce pas ?




   
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Misanthrope
Ma vie est un cimetière d'espoirs enfouis.
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Kitkat
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RÉGION : L'univers des pingouins
CRÉDITS : Niki/Kitkat

UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
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Kym-Ahn
Park

J'ai 26 ans et je vis à sur la planète Phénix, dans le Secteur 4. Dans la vie, je suis une prisonnière en qui on place beaucoup trop d’espoir pour une potentielle réinsertion et je m'en sors vraiment très mal. Sinon, grâce à ma chance j’imagine, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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> Pour Kym-Ahn, les belles histoires qui débutent avec un «il était une fois» sur un ton beaucoup trop joyeux et qui se terminent avec un «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants» n'existent pas. La réalité est bien plus sombre que ces stupides histoires.
> De nature plutôt solitaire, cela ne l'empêche pas d'avoir un fort caractère qui est l'équivalent d'un volcan en éruption lorsqu'elle sort de ses gonds. Le mensonge, la manipulation, la rancune et l’impulsivité ne sont que quelques uns de ses nombreux défauts.
> À moitié asiatique, Kym-Ahn a hérité de la chevelure blonde ainsi que les yeux bleus de sa mère et du faciès asiatique de son père.
> Lorsque la Terre n’était pas réduit à un simple amas de cendres, la jeune femme avait des problèmes de consommation. Entre les psychotropes et l’alcool, le sevrage forcé a été très difficile lors de la première année dans le secteur 4. Depuis, Kym-Ahn ne ressemble plus, ou du moins très peu, les effets du manque. Quoique, elle serait prête à tuer pour s’y replonger de plus belle.


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C’est qu’il a le bouton panique qui s’active facilement le pauvre gamin. Tu viens tout juste de le sortir d’un très mauvais pas - pour ne pas dire carrément d’une agression - et il ne prend même pas le temps de te remercier. Quoique, peut-être est-ce les émotions ? Eh tu ne peux pas dire que tu lui facilite les choses pendant que tu fais ton imitation d’un moulin à paroles, mais tu ne peux pas cacher que tu te trouves sa réaction plutôt étrange. «Quoi… ?» T’exprimes-tu devant son babillage plus ou moins compréhensible. Tes bras maintenant croisés sous ta poitrine, un sourcil relevé, tu fixes de ton regard bleuté le jeune homme qui est face à toi.

«Comment tu n’peux pas savoir dans quel secteur que t’es ? Ils t’ont pas déplacé ici pour le plaisir ou pour se foutre de ta gueule. Ce n’est pas leur genre, ces foutus aliens ont tous un bâton coincé dans c...» En un claquement de doigts, te voilà soudainement silencieuse comme si quelque chose venait de s’illuminer dans ton esprit. Au fil des secondes, tu as conscience que ton regard s’assombrit et que le grand gamin en face de toi doit maintenant comprendre que tu as capté plutôt rapidement qui il est réellement. «T’es pas l’un des nôtres» Ta phrase possède plus qu’une signification. Il n’est pas du secteur 4, il n’est d’aucun secteur. Il n’est pas un humain réhabilité, en fait, il n’est pas du tout un être humain. Il n’est pas comme toi et il ne le sera jamais. Un Phénixien, voilà ce qu’il est en vérité. Un de ces aliens qui se croit capable de transformer votre nature profonde en quelque chose de pacifique. La belle perte de temps avec un objectif impossible. Jamais cette bande de coincés pourront te faire changer du jour au lendemain. Un jour ou l’autre, vous allez reprendre le dessus comme vous l’avez toujours fait.

Alors que ton regard suit le sien pratiquement par-dessus ton épaule, tu comprends vite ce qu’il est en train d’observer. Aurait-il des tendances violentes comme vous ou t’imagine-t-il en train de lui défoncer le crâne à coup de couvercle de poubelle ? C’est qu’ils vous prennent tous pour des monstres assoiffés de sang. Certes, si certain des «habitants» non-volontaires de ce secteur s’amusent à tuer les autres pour se distraire - la dure loi de la jungle -, tu n’es pas ce genre de femme. Lorsque tu retires la vie à quelqu’un, c’est toujours pour une «bonne raison», mais ça, c’est selon ton propre point de vue. Heureusement que tu n’es pas une espèce de cinglée bonne pour l’asile. «Ni pense même pas. Tu cours, j’te rattrape ou quelqu’un d’autre t’attrape. C’est suspect ici de voir quelqu’un courir comme un lâche. Tu m’attaques, tu vas te retrouver au sol plus vite qu’il te faut pour appeler à l’aide.» Un petit sourire se dessine à nouveau sur tes lèvres pendant que tu arques légèrement l’un de tes sourcils. C’est que tu donnerais presque l’impression de raconter une blague, mais en vérité, tu es totalement sérieuse. Les lâches ont une espérance de vie limitée entre ces murs et tu es assez douée au combat corps à corps pour le balancer au sol sans trop d’effort.

«T’es dans le secteur 4, le pire de tous. Bienvenue en enfer !» Un sourire mauvais sur les lèvres, tu écartes tes bras comme si tu lui offrais ton plus bel accueil dans ce magnifique environnement. Si son espèce vous voit comme des monstres qui ne sont pas éligible à vivre en société, le jeune homme va pouvoir en témoigner avec sa propre expérience. Non, tu ne comptes pas le tuer ou encore le blesser - sauf si la situation t’y oblige -, mais plutôt l’utiliser à ton avantage, que cela lui plaise ou non. «Tu me dois quelques explications le Newbie. Tu vas commencer avec ton entrée dans ce secteur. Si tu veux survivre ici, tu n’auras pas le choix de m’obéir. Chaque coin de rue peut être fatal pour toi et je ne crois pas que tu veux partir d’ici les pieds devant. Je crois que tu vas m’être utile le newbie. Si t’as pu entrer ici, tu peux aussi sortir, non ?» S’il te semble déjà effrayé par l'événement qu’il vit de vivre, tu préfères en ajouter une couche supplémentaire afin qu’il n’ait pas l’idée de te faire faux bond. En vérité, tu exagères à peine la réalité de ton «milieu de vie».

«T’en as de la chance le newbie ! Tu ne vas pas crever dès ton premier jour ici comme un imbécile, car j’vais te protéger. Félicitation, tu as gagné la chance de vivre un jour de plus ! En échange, tu vas devoir m’expliquer comment quitter cette prison.» Voilà une offre qu’il ne peut pas refuser, quoique, tu ne lui laisses pas le luxe de te refuser ce que tu lui demandes. Certes, tu n’es pas très imposante physiquement, mais tu as conscience que ton caractère laisse peu de gens indifférent. Impulsive et aux tendances colériques, tu es l’équivalent d’un volcan qui entre en éruption lorsque tu te mets en colère. De toute façon, ton nouveau copain a sûrement compris que tu peux facilement lui défoncer le crâne avec n’importe quel objet contondant. «Suis-moi.» Alors que tu adoptes à nouveau une expression sérieuse, tu lui fais signe de te suivre. Pour t’assurer qu’il va prendre la peine d’écouter ton ordre, tu attrapes son bras, puis tu l’entraînes dans la direction d’où vous venez.

«T’as un nom ou j’continue à t’appeler le Newbie ?» Pendant que vous marchez dans la ruelle, tu remarques un peu plus loin le grand type baraqué qui tente de se relever tant bien que mal. Plus vous avancez dans sa direction, plus tu peux remarquer que tu l’as salement amoché. C’est qu’il va conserver des souvenirs permanents de votre rencontre. Oh, à peine quelques cicatrices ici et là sur son visage. Pas du tout impressionnée par la flaque de sang qui s’est créé sur le sol, tu ne te gênes pas pour le bousculer sans aucune retenue lorsque tu te retrouves à sa hauteur. «Kkeojyeo ! (Dégage !)» Craches-tu pratiquement dans sa direction avant de te remettre à marcher vers chez toi. Malgré les années, tu n’as pas perdu l’habitude d’utiliser certaines insultes en coréen. Pour ça, tu peux remercier tes parents, principalement ton père, de t’avoir obligé à apprendre cette langue compte tenu de tes origines...
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