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 VIVIANE+ALPHONSE - WELCOME in paradise.

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UNIVERS FÉTICHE : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
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Alphonse
« Fonzie »
Roosevelt

Al' ou plus communément Fonzie, est un homme plein d'avenir. Contrairement à bien des gens, il n'a pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour être doué dans un domaine, ça vient naturellement. Les profs l'adorent, car il possède une certaine impétuosité naturelle qui mettent parfois des camarades mal à l'aise. Il se soucie peu de l'opinion des autres. Il est capable de fournir de grands efforts lorsque quelque chose l'intéresse. Ses rapports avec sa mère sont tendus. Il n'a jamais détesté son père. Il garde peu de souvenirs du village, par manque d'implication à l'époque. Le problème, c'est qu'il est investigateur dans l'âme. Et plus on en sait sur quelque chose, et plus ça obsède.  

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Même s'il hausse un sourcil, un sourire au coin des lèvres, il accepte sa demande de peindre la moitié de son visage en noir. Viviane n'est pas comme les autres femmes ; elle fait du bien à Alphonse. Il est moins fermé que lorsqu'ils sont coincés dans le nid douillet avec les parents ; il commençait à trouver le temps long à ne pas sortir. Il mime ne pas apprécier cette texture qui s'étend sur sa peau, débutant à son front, longeant sa joue, terminant à son menton. Il plisse parfois les yeux, il fait parfois la grimace. Mais au fond, ça l'amuse de se laisser faire par sa soeur. Il menace même de coller sa joue à la sienne. Son visage se retrouve pourtant collé à la toile. Avec un peu de recul, la tête inclinée, il murmure à sa soeur que c'est du bon boulot tout compte fait. Elle le nettoie ; encore une fois, il se laisse faire. C'est la journée de Viviane. La fille embrasse la toile. Fonzie perçoit son geste comme de la provocation et ça le fait discrètement sourire. Elle pourra voir qu'il la scrute longuement lorsqu'elle lui envoie son doux clin d'oeil. Il la bouscule légèrement de son épaule.

Super, ta touche personnelle, qu'il complimente comme si ça n'avait rien de vulgaire, comme si ça n'avait rien d'intime.

Alphonse est transporté là où sa soeur souhaite le trimballer, car elle mène la danse. Il tournoie parfois sur lui-même dans le mouvement lorsqu'elle lui montre des choses qui l'emballent. Viviane est comme un poisson dans l'eau, dans cet élément qui est le sien. Alphonse se retrouve même avec un collier confectionné à la main autour du cou sans même voir qui l'y a déposé. Il ne s'interroge pas davantage, le portant comme un présent. Mais il est soulagé lorsqu'ils trouvent une table où manger, car il peut prendre une pause du bain de foule.

T'es en train de manger Meggy...
Et bien, Meggy, sache que j'apprécie ton offrande, paix à ton âme, qu'il ajoute à sa suite tout en prenant une bouchée.
Je t'emmènerais à la ferme, sûrement demain. Tu verras toutes les productions de la communauté. Pas un brin d'industriel dans ce que je te ferais manger.

Un spasme d'amusement traverse son visage lorsqu'il concède silencieusement ; il avait bien remarqué que rien n'était industriel dans le coin. Il ne peut que penser aux odeurs qui s'agrippent à ses vêtements lorsque son père cuisine, ne peut que penser à la nourriture parfois fade qu'ils mangent ; en général, il mange des choses industrielles avec des goûts prononcées, encore récemment, sa langue désirait du Mcdo et un chocolat chaud. Mais désormais qu'ils mangent, ses poumons voudraient de la nicotine.

Je suis complétement choyé à tes côtés, qu'il dit de son arrogance douce naturelle, en la déshabillant presque du regard, mais ses yeux retombent rapidement sur son assiette qu'il engloutit à l'aide de deux doigts, qu'il ne manque pas de lécher.

Viviane entreprend de se pencher au-dessus de la table, là où elle vient essuyer la commissure de ses lèvres à l'aide d'une serviette ; sa bouche reste entrouverte. Il fait moins le fier lorsque ses yeux bleus se dressent à nouveau vers son visage. Et même s'il se laisse faire, il se demande quand même pourquoi elle est aux petits soins avec lui. Il affiche une moue sérieuse et intriguée, non parce que ses gestes sont désagréables, mais bien parce qu'ils sont agréables. Elle le laisse sans voix, car normalement, c'est lui qui déstabilise les autres. Il l'observe longuement en silence, poursuivant son repas, mastiquant en douceur. Elle ne fait même pas sursauter Alphonse lorsqu'elle s'exclame, envahie de bonheur ; elle s'élance vers ses amis. Lui, il reste assis, se contentant d'un regard en arrière.

Rapidement, elle revient à la table. Viviane s'occupe des présentations, plutôt fière que ses amis rencontrent Alphonse ou plutôt fière que son frère puisse découvrir une partie de son univers? Marjolaine, Marc et Antoine.

Ils reviennent d'Inde! Y es-tu déjà allé?
Wouah, sacré voyage, s'enthousiasme Alphonse, dont les mots expriment davantage ses pensées que l'intonation de sa voix ; ce garçon devrait prendre exemple sur sa soeur qui sait comment exploser de joie.

Non, il n'est jamais allé en Inde ; il n'a jamais voyagé autre que pour quitter cet endroit. Mais il s'abstient de répondre, parce que ce n'est pas intéressant.

Alors comme ça, tu m'as déjà piqué quelque chose?

Marc tire sur le vêtement qui décale légèrement sur l'épaule de Fonzie, ça dévoile ainsi sa clavicule.

Tu me prends ta soeur, mes fringues... souris-moi, comme ça, je pourrais dire que je t'ai tout offert l'ami.

Il fait légèrement rigoler le jeune Roosevelt, qui prend le temps d'observer la caresse à son bras avant de répondre. Ses yeux se lèvent vers ledit Marc ; il se penche doucement vers lui, comme s'il voulait dire un secret, mais sa voix qui se dévoile comme un souffle est audible pour chaque personne assise à cette table.

J'ai cru comprendre qu'on prônait le partage dans le coin, donc non, je ne crois pas avoir pris quoique ce soit, il se pince les lèvres dans un faible sourire en ajoutant : mais si je devais effectivement tout prendre, ce serait à toi de m'offrir un sourire.

Son regard s'attarde un moment sur Marc, parce que Fonzie attend qu'on lui offre ledit sourire. D'aucune façon, il ne cherche à se montrer hautain, il se prête seulement au jeu avec intérêt. Mais sitôt qu'il reçoit son sourire, ses propres lèvres étincellent avec complicité. Ses doigts viennent machinalement se poser sur ceux de Marc toujours à son bras, une manière comme une autre de le saluer. C'est ainsi qu'il remarque la bague à son doigt. Il le relâche avec douceur après quelques secondes pour s'emparer de son verre et boire une gorgée d'eau.  

Viviane n'a que de bonnes choses à dire de vous, laisse finalement savoir Fonzie. J'aurai probablement la chance d'apprendre de vous également.

Ses coudes se déposent sur la table. Et si sa mère avait été là, elle aurait fait comprendre que son geste est irrespectueux, comme au repas de famille. C'est presque un automatisme dans la posture de Fonzie lorsqu'il se retrouve face à une table. Après on se demande pourquoi il a des tensions dans le dos, ainsi courbé. Il regarde tour à tour les amis de sa soeur, notamment la fille, puisqu'il est curieux de vérifier si les propos de Viviane sont véridiques : « Je suis quand même la plus jolie de mes amies. » Ensuite, pour avoir un contact visuel avec les autres. Il observe leurs doigts : il se demande lequel est marié avec Marc. Il cache à peine son sourire, parce qu'il est indiscret. Il remarque les trois alliances et quelque chose lui dit qu'il ne manque pas une quatrième personne. Il passe un pouce à son arcade sourcilière.

Vous êtes un couple ouvert? qu'il demande sans la moindre gêne, comme si les gens normaux ne posaient pas d'abord des questions usuelles avant d'entrer dans le vif du sujet ; bras croisés sur la table, il désigne d'un doigt les mains qu'on aperçoit. Je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu Viviane parler d'une relation.

Il est perspicace. Il pose des questions car il est réellement intéressé, même s'il ne dégage pas la joie de vivre de Viviane. Et son regard n'est point fuyant, il les dévore presque des yeux dans l'attente d'en connaître davantage à leur sujet. Il posera inévitablement d'innombrables questions chaque fois qu'un détail l'intriguera. Mais déjà, il pose ses prunelles sur Viviane pour dire à voix haute, devant le trio : qu'il adore déjà énormément ses potes. Au fil de la conversation, il demandera s'ils resteront ou s'ils repartiront en voyage, demandera ce qu'ils pensent de la colline. Mais au bout d'un moment, sa voix se rouille lorsqu'il retient un léger rire. Il tend la main sur la table pour attirer l'attention de Viviane. Son nez pointe déjà le bout de la salle où on peut voir leurs parents admirer leur toile.

La tête qu'elle tire. Elle nous ferait une crise si elle devait savoir que t'as passé la nuit dans mon lit, qu'il lâche sans la moindre honte face à ses potes.

À une époque, il était normal que le frère et la soeur partagent une même chambre, mais les temps ont évolué et la mère a compris dans la modernité que certaines choses étaient interdites ou étranges. On ne dort pas dans le même lit. Du moins, tout dépend des points de vue et de la vie qu'on souhaite mener. Pourquoi est-elle réellement venue si elle peine à replonger complétement dans les coutumes de cet endroit? Le regard de Fonzie s'attarde sur sa mère. Elle fait pourtant de trop gros efforts à la maison pour ne pas prendre ça au sérieux. Se force-t-elle dans l'unique but de ne plus partir? Il s'est toujours demandé pourquoi elle souhaitait revenir maintenant. Cette fois, il se questionne réellement sur ses intentions. Qu'est-ce qu'elle lui cache? Quel a été son déclic?


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Viviane
Roosevelt

Vive ne se souvient pas d'un temps où elle aurait pu vivre à l'extérieur de la communauté. Elle sait à quoi ressemble le monde par les dire des autres, par ce qu'elle en lit, ce qu'on lui raconte. Non, elle n'a pas vu de ses propres yeux. Non, elle n'a pas envie de voir. Parce que tout est à son goût ici : ce qu'elle voit, ce qu'elle fait, ce qu'elle apprend, ce qu'elle ressent, ce qui l'entoure. Même ses vêtements lui plaisent à ravir. C'est parfois sombre, parfois étrange, parfois stricte, parfois douloureux. C'est toujours douteux. C'est toujours malsain. Mais elle ne s'épanouirait nul par ailleurs. Son parfait quotidien.

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Scarlett Byrne :copyright: ISHTAR.
Je suis complétement choyé à tes côtés. Alphonse ne saurait mieux dire : il est la perle rare qu'elle attendait. Jamais Viviane ne pourra prendre autant soin de quelque chose, ou de quelqu'un, qu'elle ne le fait avec son frère. L'avoir ici, que ses yeux bleus soient posés sur elle ou non, est la seule chose qu'elle a réclamé et qu'elle n'a su avoir jusqu'à présent. Alors elle prendra soin de lui comme on prendrait soin de soi-même : tous les désirs d'Alphonse seront les siens. Ca la fait doucement sourire qu'il puisse ressentir à quel point c'est important pour elle, à quel point elle prend plaisir à s'occuper de lui. Au fond, Viviane sait qu'elle passerait le clair de son temps à le faire sans jamais être submergée, sans jamais vouloir autre chose. Fonzie est tout ce qu'elle a toujours tant voulu avoir. La dernière pierre à son édifice personnel. Il la rend heureuse par sa simple présence.

" - J'ai cru comprendre qu'on prônait le partage dans le coin, donc non, je ne crois pas avoir pris quoique ce soit," Viviane se dandine sur sa chaise : elle sourit, se lèche même la lèvre parce qu'elle aime le comportement de son frère, qui déjà, fait rire les deux autres. A croire qu'il a déjà tout compris, qu'il est fait pour cette société. " mais si je devais effectivement tout prendre, ce serait à toi de m'offrir un sourire."

Ce n'est que lorsque son frère pose la question au sujet des alliances, que Viviane les remarque enfin : c'est la goutte de bonheur qui fait déborder le vase. Voilà que Marc tente d'expliquer à son nouvel ami, leur mode de vie amoureux. Mais c'est sans compter sur Viviane qui, pleine de joie de vivre, explose en les félicitant : elle est heureuse, pour eux, pour la communauté, et ne peut pas s'empêcher de caresser Antoine et de jouer avec une mèche de cheveux de Marjolaine. Oui, ils forment un couple ouverts. Mais ils s'aiment, tous les uns les autres. Non, ils ne repartiront pas en voyage. L'Inde était un rite initiatique et plus jamais ils ne quitteront cette société : ce qui les rend heureux, ce que Marc ne peut pas s'empêcher de dire. Lorsque Alphonse demande ce qu'ils pensent de la colline, tous les trois ont le même genre de réponse : ils sont mélancolique de ce temps et donnerait beaucoup de choses pour avoir la chance de vivre ce rituel une nouvelle fois.

Lorsque le blond touche sa main pour lui montrer leurs parents devant la toile, elle ne peut pas s'empêcher de sourire. Un rire plus fort s'échappe de ses lèvres lorsqu'il commente la nuit qu'ils ont passé ensemble : ça ne semble choquer personne, car les meilleurs amis de Viviane savent à quel point il est compliqué pour elle de passer une nuit seule. Marjolaine lance une réplique du style, dit-donc, t'a vite fait de quitter notre lit quand le parfait Alphonse est là, mais ça ne fait que provoquer un rire supplémentaire à Viviane : plus discret, plus doux. Parce qu'elle sait qu'il n'y a rien de mieux que le lit de son frère. Aujourd'hui, elle sait qu'elle ne se lasserait pas de se faire border par Alphonse, tous les soirs, jusqu'à la dernière nuit de sa vie.

" - Elle est coincée, c'est tout. A vivre dans un esprit étriqué, on finit par dépérir." Cette phrase, aussi forte et piquante soit-elle, a pour effet que Marjolaine félicite son amie : toutes les deux frappent leurs mains l'une à l'autre comme si c'était un trophée que tout le monde devait penser. " Nous avons bien de la chance que tu ais hérité de papa."

Le clin d'oeil qu'elle lui lance fait référence à toute la conversation qu'ils ont eu à ce sujet, la veille. Et si ça la fait sourire aujourd'hui, c'est parce qu'elle ne peut pas en vouloir à Alphonse d'avoir des doutes au sujet de leur relation. Il est vicieux, et ça, il l'a hérité de leur mère. Sinon, il ne se serait jamais posé de telles questions à leur égard : leur relation aurait été normal, quoiqu'il aurait pu partagé la même chose avec son père. Mais la conversation n'a pas le temps d'être plus longue, que déjà, les voix se coupent, et les visages se tournent vers les petites cloches qui tintent plus fort maintenant que la bourrasque de vent se lève : c'est le moment tant attendu de la journée, les enfants en fête.

Si la musique continue à jouer, cette fois-ci, les différents groupes semblent jouer la même mélodie. Les gens ne jouent plus, ils sont tous en train de se diriger vers la scène centrale de cette fête. Les gens s'entassent pour voir la même chose, tous ceux étant nés sur ces terres l'ayant vécu d'un autre point de vu. Certains dansent, d'autres pleurent de joies, mais personne ne semble parler avec la même vigueur et joie de vivre que l'on pouvait entendre plus tôt. Viviane, elle s'est levée, comme les trois autres, afin de prendre la main d'Alphonse pour le tirer avec eux. Pas besoin d'être au devant de la scène pour mieux voir : tout se passe dans le ciel, en haut de la colline où ils finiront par aller ce soir.

Le couple de trois se tient la main en enlaçant leurs doigts. Viviane, elle s'est placée derrière Fonzie : collant sa poitrine à son épaule, glissant un bras autour de son ventre masculin pour le tenir fermement, passant son autre bras sur le flan du blond pour que ses doigts arrivent à son épaule, là où est placé le menton de Viviane. Elle le tient fermement, mais en douceur contre elle : ses yeux plein d'étoiles sont déjà levé vers le haut de la colline. Les enfants qui courent nus dans les champs de pissenlits sont invisibles aux yeux des adultes, d'en bas. Mais lorsqu'ils commencent à jouer, accompagnés du vent, toutes les aigrettes de pissenlits sont touchés, alors le pollen s'envole tel un énorme nuage qui vole au vent : c'est beau, c'est naturel, et cela représente tant de choses pour eux. On entend des acclamations, on entend subitement des rires plein de joies. Du coin de l'oeil, Viviane peut voir leurs parents à quelques mètres d'eux : elle préfère sentir l'odeur qui émane de son frère, et laisser ses yeux s'embuer de larmes face à ce spectacle qu'elle adore.

Cela prendra plusieurs longues minutes avant que les fleurs de pollen ne retombent au sol, qu'elles arrêtent de virevolter en un nuage opaque et en parfaite symbiose. Et de l'autre côté de ce spectacle, c'est le gourou de cette religion, de cette société, qui vient par le même chemin qu'ont prit Marc, Antoine et Marjolaine un peu plus tôt. Il arrive dans une robe aux mêmes couleurs que celles utilisées par Viviane : elle a eu l'honneur incommensurable de créer la pièce que son gourou porte aujourd'hui. Il est vieux, avec sa barbe blanche. Il est doux, dans ses gestes, que se soient ceux de sa main ou de ses pas qui semblent enveloppés par des nuages. Et si certain l'ont vu en premier, peu de personnes ont la chance d'être touchés par le gourou en personne : il envoi des baisers du bout de ses doigts, baisse la tête en liant ses mains sous son menton à chaque fois que quelqu'un en fait autant. Les plus chanceux ont la possibilité de sentir la main du gourou se poser au sommet de leur tête, ils reçoivent un sourire chaleureux et plein de bonnes ondes.

Le père Roosevelt reçoit une étreinte : il est le bras droit du gourou, celui en qui il peut réellement avoir confiance. Viviane quitte la chaleur de son frère, uniquement pour recevoir les deux mains du vieil homme sur ses joues alors qu'il dépose un baiser sur son front : elle pleure sans pouvoir retenir ses quelques douces larmes. Et le vieil homme, ce gourou qui en impose tant par sa stature, s'attarde sur Alphonse avant même de poser son attention sur leur mère. Il sourit, tendrement, et use de sa voix pour la première fois en ce jour ; Alphonse est privilégié, ce geste fera naître de la jalousie dans le coeur de certain, parce que le gourou ne s'adresse jamais à quelqu'un de précis, au milieu de la foule. Rares sont ceux qui ont la chance de parler directement avec lui.

" - Le bonheur empli mon coeur, de te savoir enfin à la maison, Alphonse." Il parle avec douceur, un sourire fier au coin de ses lèvres cachées par ses poils blancs. L'homme n'aura certainement pas autant de bonté avec la mère Roosevelt. " Que ton parcours soit aussi bon que celui de tous les autres..."


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Alphonse
« Fonzie »
Roosevelt

Al' ou plus communément Fonzie, est un homme plein d'avenir. Contrairement à bien des gens, il n'a pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour être doué dans un domaine, ça vient naturellement. Les profs l'adorent, car il possède une certaine impétuosité naturelle qui mettent parfois des camarades mal à l'aise. Il se soucie peu de l'opinion des autres. Il est capable de fournir de grands efforts lorsque quelque chose l'intéresse. Ses rapports avec sa mère sont tendus. Il n'a jamais détesté son père. Il garde peu de souvenirs du village, par manque d'implication à l'époque. Le problème, c'est qu'il est investigateur dans l'âme. Et plus on en sait sur quelque chose, et plus ça obsède.  

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Leur mode de vie est atypique, quoique intéressant.

Marjolaine laisse entendre que Viviane est habituellement dans un autre lit ; un commentaire qui fait hausser le sourcil de Alphonse. Étonnement, de ce trio, Marjolaine est peut-être celle avec qui il risque d'avoir le moins d'affinités. Il ne sait pas pourquoi, mais c'est son intuition. Pourtant, ici, tout le monde s'aime de bon coeur. Alphonse a du progrès à faire. Viviane poursuivra-t-elle sa routine désormais que ses amis sont revenus de leur voyage initiatique? Ses yeux toisent discrètement sa soeur, occupée à toucher Antoine, occupée à jouer avec les cheveux de Marjolaine. Elle rigole de bon coeur, Viviane. Mais face aux propos de l'autre fille, Alphonse hausse les épaules en marmonnant, dans un demi sourire :

Parfait? C'est le cas de le dire.

Non, il ne se trouve pas parfait : il ne l'a jamais été avec sa mère. Il s'est toujours comporté comme un enfant distant. Certainement que son attitude n'a pas aidé sa mère à faire au mieux pour l'élever. Pourtant, il rejette la faute sur elle, parce qu'elle est également bourrée de défauts et qu'il sait lui tenir tête, généralement en l'ignorant et en s'isolant. Il y a des jours où elle était incapable de le faire parler. Présentement, il parle et sourit, mais certaines journées, il est à l'opposé de cette attitude. Mais Alphonse ne ressent aucun regret à dire qu'il est parfait, autant que viviane ne ressent aucun problème à dire qu'elle est la plus jolie. Là-dessus, elle n'a clairement pas tort. C'est parce que le charme Roosevelt est assurément génétique.

Nous avons bien de la chance que tu ais hérité de papa, laisse entendre Viviane, ce qui fait rigoler doucement son frère, c'est à peine perceptible. On ne sait pas s'il trouve ça amusant ou s'il se moque des paroles de sa soeur. Mais alors qu'il attrape son clin d'oeil d'un regard aiguisé, il ajoute :
Je sais tracer ma propre route, j'ai pas besoin de papa.
Seulement de nous tous, murmure Marc qui se penche légèrement vers lui ; ça fait sourire Alphonse malicieusement, alors il hausse les épaules.
Assurément.

Viviane est la première à tendre le cou lorsque les voix s'éteignent, à la manière d'une mangouste levée sur ses pattes arrières ; elle, contrairement à Alphonse, semble savoir ce qui se trame. Les clochettes annoncent l'avènement de quelque chose. Va-t-il enfin connaître les dessous de cette secte. Parce que c'est assurément ce que projette cette communauté, même s'il n'y porte aucun préjugé. Honnêtement, ça ne lui déplaît pas de poser ses yeux sur sa soeur chaque fois qu'elle rayonne de bonheur à l'idée de lui faire découvrir quelque chose.

Le spectacle, tant admiré par Viviane, prend vie sous les yeux de l'Alphonse. Oui, c'est beau, mais ce qu'il voit n'a pas le même impact sur lui que sur les villageois qui l'entourent. Il observe le spectacle - émerveillé sans le savoir -, mais son regard finit par errer sur les disciples. Eux, ils sont attendris, l'oeil pétillant. Aucun ne brise la magie en s'éloignant. Et si on doit entendre un commentaire, aux travers des acclamations d'encouragement, il prend la forme d'un compliment qui s'élève dans l'air aussi naturellement que le pollen. Ne sont-ils pas magnifiques. Quelle beauté. Alphonse continue d'observer les gens à ses côtés, jusqu'à ce que son visage se tourne brièvement sur Viviane. Ce n'est plus le paysage féerique qui attire son attention, mais plutôt une unique personne nettement plus intéressante. Il contemple les étoiles dans les yeux de sa soeur, collée à lui, la tête posée sur son épaule. Il finit même par glisser ses doigts dans les siens, les pressant. Alphonse ne serait pas lui-même s'il n'ajoutait pas :

Bon boulot aujourd'hui, tu m'y fais presque prendre goût.

Elle s'éloigne de lui uniquement en présence du gourou. Elle pleure de bonheur au simple geste de recevoir un baiser de la part de cet homme : aura-t-il seulement remarqué le scepticisme dans l'oeil désinvolte de Alphonse? Il s'adresse enfin à lui, le grand gourou auquel tout le monde voue un culte qu'il ne comprend point. Alphonse retient surtout : te savoir enfin à la maison. Croit-il qu'il restera éternellement? Une boule amère se forme au fond de sa gorge lorsque sa mère détourne les yeux au moment où il la questionne silencieusement. Elle se soumet, encore. Il est nettement plus facile de passer quelques commentaires désagréables lorsqu'elle n'est pas étroitement exposée. Alphonse n'a pas les yeux embuées de larmes après qu'on ce soit adressé à lui. Il hoche la tête, se contente d'observer le gourou s'éloigner pour qu'on l'admire sans le toucher. Il continue à donner de son être à quelques privilégiés. Mais la jalousie à l'encontre de Alphonse ne s'exprime pas par colère, deux ou trois personnes viennent plutôt presser son épaule pour le féliciter. Le féliciter de quoi exactement? Cette fois, les caresses lui plaisent un peu moins. Il ne ressent pas leur engouement pour ce vieil homme qu'il ne connaît pas et qui n'a pas encore touché son coeur.

Alphonse tâte machinalement ses poches, c'est qu'il a besoin de fumer. L'envie vient de lui reprendre soudainement. Pourtant, il ne fera rien sur cette place publique. Alors comme si ça pouvait occuper ses mains, il se retourne vers Viviane, glisse ses doigts sur sa joue. Son pouce vient effacer une larme qui s'était perdue en chemin. Il prend ensuite le temps de replacer une mèche brune, en forme de tourbillon, en la plaçant minutieusement le long de son buste, même si le renvers de ses doigts glissent sur le sommet des courbes de sa poitrine.

Dis-moi que t'as autres choses à me montrer.
Il en redemande déjà, souffle l'un du trio. Et ça ne fait que commencer.
J'te le fais pas dire, enchérit le jeune Roosevelt.

Alphonse est inconfortable, sans même qu'il ne sache pourquoi, peut-être que tout est trop beau, contrairement à ce qu'il connaît de l'extérieur, et ça se ressent. Il veut que Viviane l'occupe, lui montre des choses, car lorsque son esprit est occupé, il arrive à faire de l'ordre dans le désordre de son esprit. La vie est nocive, au-dehors, dans un perpétuel mouvement. On ne reste pas en place. Et c'est ce qui le perturbe, ici : le silence, le calme, l'attente. L'attente de quoi? Qu'est-ce qu'il attend depuis son retour? Il restera auprès de Viviane aussi longtemps qu'elle aura quelque chose à lui montrer, jusqu'à ce moment sur la colline. Si Viviane décidait de le présenter plus intimement au gourou, il le ferait. Alphonse ne sait pas si le gourou restera longtemps ou s'il repartira dans son sanctuaire personnel, loin de la vue des autres. Mais si elle devait avoir autre chose à lui partager de cette journée, il la suivrait sans la moindre hésitation.

Y'a toujours quelque chose à voir, pas vrai, Vive? Mark presse le biceps de Alphonse comme si ça pouvait le rassurer.

Alphonse est-il le seul à ne pas voir qu'il est inconfortable, à croire qu'il regarde les quatre autres dans l'espoir qu'on lui apporte une quelconque révélation.


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