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 " Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, ne peuvent enchaîner la force de l'âme ". W. Shakespeare

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Dharma
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Océan Wilde
J'ai 34 ans et je vis à Bowen, Australie. Dans la vie, je suis un génie des mots qui s'est perdu à travers les flots et je m'en sors à ma manière, en ignorant le tout et jouant de faux semblants. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Mais, dis moi, comment te portes-tu les soirs de nuits blanches et d'idées noires ? Et comment termines tu cette histoire ? S'achève-t-elle au coin d'un mot, à la lisière d'une phrase, quand vient le point final... ?

" Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, ne peuvent enchaîner la force de l'âme ". W. Shakespeare - Page 2 Original.


Ian Somerhalder :copyright:️EVERDOSIS
Il y avait quelque chose de bien trop divertissant dans son jeu avec la comédienne. Jeu qu'elle ne voyait pas... Ou peut-être que si. Ça n'avait pas tant d’importance tant que lui y trouvait du plaisir. À dire vrai, sa gêne lui plaisait sincèrement. Grâce à elle, il se focalisait à titiller sa nouvelle compagne de soirée plutôt qu'à se lamenter silencieusement de ses propres malheurs qu'il n'avait de toute manière pas le droit de vivre, pour le bien de ce qu'il représentait, de ce qu'il devait représenter. Ses intentions n'étaient aucunement moqueuses, simplement un brin joueuses. Mais c'était là ce qu'il était, un auteur séduisant et enquiquinant... enfin, c'étaient là les dires de sa secrétaire, et tout n'était pas bon à prendre venant d'elle, la seconde partie par exemple ne l'était nullement. Voir la demoiselle Issenmann se démener pour sortir des bribes cohérentes valait le détour, et n'était pas aussi sombre que sa présence l'était pour ses songes.

– Je vous en prie. répondit-il dans un sourire amusé.

Puis il fronça les sourcils, semblant se rendre compte tout à coup de ses dires.

– Attendez, que venez-vous de dire ? "Pas mal ?" Seulement pas mal ? C'est votre maximum là ? feignit de s'indigner l'écrivain, toucher dans son égo de parfaite célébrité à tous les niveaux.

Sur ces mots, Océan rajusta le col de sa veste ébène et releva le menton, s'efforçant de lui offrir son plus beau regard intense. Tout n'était qu'amusement et jeu de scène, pour lui prouver que tout allait bien, que c'était Parfait d'être lui... Il fallait peindre le rôle jusqu'au tombé de rideau, jusqu'au chapitre final, qu'elle y croit jusqu'à la dernière scène, jusqu'au dernier mot. Il était Océan Wilde, celui qu'on voyait derrière les écrans, inscrit sur les pages de bon nombres d’œuvres et soufflé entre les lèvres de milliers et millions de personnes. Qui était-il d'autre ? Un homme ? Lui même ? Et quoi encore ?

– Oh vous savez, beaucoup s'imaginent que ma présence à bien des mondanités se doit d'être "logique", c'est pas pour autant que je m'y présente munis de mes beaux yeux à chaque fois qu'on me siffle. Je suis un homme qui aime sa liberté !

Fut un temps, au début de sa carrière, où ces mondanités lui montaient à la tête, où il profitait surtout des plus libertines d'entre elles et non médiatisées pour s'y perdre, boire à s'y noyer et rencontrer tout un bouquet de charmantes jeunes femmes pour s'amuser. L'Océan d'aujourd'hui avait toujours ses marées, mais avais appris à les apaiser.

– Je suis là pour présenter la miss, rien de plus.

En parlant de la louve, la voilà qui passait une tête dehors un bref instant, discutant toujours avec sa nouvelle amie.

– C'est elle. Cette petite est très talentueuse, croyez-en un expert.

Il sourit légèrement, le regard fier, puis reporta toute son attention sur Rachel.

– De la chance, oui, je connais le refrain. répondit-il plus amèrement qu'il l'aurait souhaité.

Il se reprit cependant bien vite, cet éternel sourire joueur de retour pour faire bonne figure.

– Pas toujours, c'est noté. Mais, et ce soir alors, vous allez bien ? Vous n'avez pas répondu à ma question, alors je retente ma chance. Vous n'êtes pas heureuse d'être ici ? Et par "ici" j'entends : dans cette merveilleuse soirée, pas à mes côtés, de toute évidence.

Son regard d'inspecteur et son air sûr de lui finirent par s'envoler dans les étoiles. Un simple sourire amusé restait là, en coin.

– Ah, si vous le dites, c'est vous l'experte... Mais je sais au moins comment elles s'écrivent.

Et puis ce Tout devint onyx, la même teinte que celle de la Peur engloutissant ses Intouchables silences. Océan se sentit mal, en dedans, et rien des échos de l'abime ne pourraient mieux l'accueillir en bas. Il était impossible de vaincre la guerre des écumes par les sourires arc en ciel et les rires foudre flamme. C'était tragique. Rachel ne le voyait pas ainsi, mais elle ne le voyait simplement pas comme Il était. Et comment le pouvait-elle ? Que savait-elle de lui ?

Il joua quelques notes avec la guitare qu'il avait gardé en main.

Elle n'aurait jamais du assister à ça. À ne serait-ce qu'un dixième de ce qui pouvait bien Être derrière le nuage épais d'éclat et de paillettes qu'il avait écrit pour vivre sa nouvelle vie.

Tout à coup, il arrêta brusquement sa petite mélodie douce et planta un regard sérieux, presque froid, dans celui de la jeune femme. Sans avoir besoin d'en imposer énormément, il instaurait de ce simple regard une nouvelle distance qui n'avait pas existé entre eux avant ce moment présent. Son cerveau bouillonnait... Pourquoi lui jouait-il des tours, ce traitre ?

– Mademoiselle Issenmann, si vous êtes venue dans l'espoir de me pousser à vous révéler l'indicible, je dois vous dire que vous avez très mal choisi votre soirée et que vous perdez votre temps. Je n'ai rien à vous offrir. J'ai contacté Monsieur Sumner et pour le moment nous en resteront là. Alors, s'il vous plait...

"Cessez de représenter inconsciemment ce mal être qui s'immisce de jour en jour dans ma vie." Mais il était incapable de souffler tel aveu. Que comprendrait-elle de tout cela ? Qu'en aurait-elle à faire de toute manière ? Ils ne se connaissaient pas...

Au fond de lui, il savait qu'elle n'avait eu aucune idée particulière derrière la tête en venant vers lui... Mais il était bien tard maintenant de ranger le bouclier.
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Rachel
Issenman

J'ai la trentaine  et je vis à Bowen, en Australie. Dans la vie, je suis comédienne de théâtre et je m'en sors en mourant d'amour pour Roméo, en haïssant Richard III, ou bien noyée au chagrin de Thésée.... Sinon, je suis célibataire et je le vis sans y penser.

« La suspension, c'est l'absence de poids. Le moment où le temps s'arrête, le présent absolu. La croisée de ces deux champs ouvre une petite fenêtre sur l'éternité » Yoann Bourgeois.

Le théâtre, c'était sa suspension.


Jessica Brown Findley :copyright:️praimfaya

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-Peut-être ! Répondit-elle en riant. Vous n'êtes pas l'unique célébrité sur Terre que je sache, mmh ?
Elle rit encore, agréablement surprise de sa verve d'humour. Au moins, il ne se la jouait pas comme toutes ces têtes de melon qui finissaient par devenir imbuvables.
Et puis, il y eut une confidence, il aimait sa liberté. Elle songea alors à ce que devait être ses contraintes et ses obligations. Ce devait être dur parfois. Ceux de son espèce ne s'appartenaient pas toujours, parfois si peu. Toutes ces représentations sociales et de statut pesaient peu ou prou. Certains y plongeaient sans réfléchir, d'autres manipulaient ou finissaient par se cogner à une lassitude, abîmés par le manque cruel de tranquillité et d'anonymat. Rachel y échappait davantage. Le théâtre n'était pas aussi populaire que le cinéma ou l'écriture. Des millions de gens pouvaient se passionner pour un auteur ou un film alors que seulement quelques milliers se déplaçaient pour une pièce. Rideau tombé, il n'en restait rien. Aucun livre ne pouvait immortaliser ce qui s'était déroulé sur les planches. L'instant d'une comédie palpitait, une heure, deux heures, et puis tout partait en fumée. Ne restait que le plaisir du spectateur qui bientôt l'oublierait au fil des jours. Et si le succès venait à disparaître, seuls les passionnés se souvenaient. Le MTC* ne se réduisait qu'à produire des moments de plaisir caducs. Du vent, du périssable.
Elle sourit en regardant la jeune femme qui passait.
-Je vous crois. C'est généreux de votre part de vous occuper d'elle.
Il offrait du temps, de l'espace pour lancer une auteure prometteuse. Sous ses airs scintillants, se trouvait donc un cœur abondant.
Une amertume pointa dans son ton de voix. Tout ne devait pas être facile...Oserait-elle s'aventurer sur un terrain plus personnel, authentique ?
-De toute évidence ?

Amusée, l'intimidation paralysante qui l'engluait depuis le début s'éloigna. Elle le regarda avec force et répondit sur le même ton léger:
-Eh bien, j'imagine que je vous déçois mais oui, je suis heureuse d'être ici sur ce banc, dans ce beau parc, assise à côté de vous. C'est tellement simple que c'en est suspect, mmh.
Un soupir contrit s'échappa.
-Et cette soirée..., ajouta-t-elle en haussant les épaules, j'avais la flemme de venir mais finalement, c'est plutôt agréable. J'aime bien rencontrer les gens.
Elle s'installa plus confortablement, penchée en avant, les mains posées de côté, balançant ses chevilles croisées d'avant en arrière.
-Oh non, détrompez-vous ! S'égaya t-elle. J'essaie de jouer avec justesse de mon mieux mais je ne suis pas experte ! C'est le metteur en scène qui a cet œil là. Nous ne sommes que des marionnettes entre ses mains.
Un temps. Puis elle se tourna vers lui.
-Oui, vous, vous savez les écrire.
« Moi j'ne sais pas grand-chose ». L'ersatz de pensée s'envola quelque part.
Une parcelle énigmatique sembla se suspendre dans l'air. La sensation d'étrange la fit taire, pensive. Il se mit à jouer de la guitare et elle ne bougea plus, attentive et séduite.

...Et la pluie ruissela sur le soleil, chassant les ombres du Temps.

Soudain, sortie de nulle part, une harangue injuste vint briser la délicatesse des notes d'un instant pur. Surprise, elle soutint son regard :
-Pardon ? De quoi parlez-vous ? Pourquoi dites-vous cela ? Je suis venue comme ça, en passant, sur un élan. Un élan ridicule apparemment, ajouta-t-elle pour elle-même, les yeux balayant l'immense jardin. Comme d'habitude...
Peinée, une colère lui délia la langue. Après tout, qu'en avait-elle à faire de ce type arrogant et trop sûr de lui ?
-Que vient faire Sumner ici ? Croyez-vous réellement que je venais quémander quoi que ce soit ? Je...Pour le moment ? C'est...C'est dégueulasse que je l'apprenne comme ça, là. Je n'étais pas au courant ! Si vous en restez là, eh bien, c'est votre choix, votre liberté, que j'estime pleinement. Mais j'aurais préféré le savoir à un autre moment, un moment professionnel et non personnel, et autrement. Là...comme ça...
Touchée, elle perdit ses mots et puis tout à coup lui fit face :
-J'aurais tant aimé que cette tragédie aboutisse vous savez, que vous continuiez à l'écrire. Je ne connais pas vos raisons et je n'ai pas à les connaître mais je...je...
Elle continua, sincère :
-...Je me fiche de votre notoriété, si vous saviez, si vous saviez comme je m'en fous ! Mais je vous ai lu, je vous ai lu...Vous ne pouvez pas savoir...Et je...J'ai...
Elle bafouillait, emportée par tant de choses...
-Écrire comme vous écrivez, c'est tout ce qu'on veut sauf anodin. C'est d'une profondeur et d'une intelligence sans mot, sans nom. Alors oui, j'ai été bouleversée et émue à vous lire. Et alors ?... Et jouer cette pièce c'était...c'était tenter de revêtir cette profondeur, ce manteau d'invisible qui me fait frémir, palpiter...Je...On y avait goûté en commençant à répéter vous savez. L'acte 1, c'est vraiment...prodigieux. J'adore jouer la tragédie. C'est grave et ténébreux mais rien ne m'amuse autant a contrario. Je ne sais pas pourquoi mais c'est ainsi, ça me transcende, ça me transporte, ça me fait rire au fond. Et travailler vos mots m'a emmenée encore plus loin, dans des strates de jeux incroyables. Enfin...pour moi c'était incroyable. J'apprenais, je cherchais, je tâtonnais...Les subtilités à mettre en scène étaient parfois complexes, ça demandait beaucoup mais...
Fébrile, elle respira un grand coup, ferma les yeux un bref instant. Reprit ses esprits et de la douceur :
-Je suis désolée. Je ne devrais pas vous saouler avec tout ça mais...Les auteurs ne se rendent pas compte de l'autre côté ce qu'on doit aller chercher en nous pour être crédible sur scène. C'est toute la puissance du théâtre classique, de la Tragédie. C'est comme... une apocalypse qui se meut à l'intérieur et qui doit s'exprimer le plus joliment possible pour  le public. Et que cette pièce s'arrête, c'est...c'est dommage mais respectable.
Elle se tut puis reprit, acerbe :
-S'il vous plaît, dites-vous ? Quoi donc ? Vous voulez que je m'en aille ? Vous avez tellement cru que j'avais des intentions, n'est-ce pas. Mais...un jour... si vous en avez envie, je vous invite à assister à une répétition de votre acte. Vous verrez vos lignes comme jamais vous ne les avez peut-être vues. Enfin, je ne sais pas...on ne la travaillera plus j'imagine et... vous avez sans doute déjà pratiqué tout ça. Vous devez en être blasé à force. Je comprends.
La pièce tombait à l'eau et elle avait envie de pleurer un bon coup. Tout ce boulot, les heures tardives à répéter en plus du reste, l'amour et l'investissement du premier rôle que William lui avait confié, ce que ça représentait pour elle, l'âme qu'elle y mettait, le cœur qu'elle offrait pour Lui.  Il  lui manquait tant.
-Je suis désolée, répéta-t-elle.
Qu'il aille au diable ou ailleurs, elle allait quitter la place aussi vite que possible, rentrer chez elle, loin de tout ça.
Tout son espoir s'écroulait brutalement. Abattue par la sentence, elle croisa les bras, prisonnière de sa tristesse, incapable de se mouvoir. Dents serrées, elle fixa le lointain.

Il n'était plus là pour adoucir ses chagrins. Il aurait compris, Lui.

When you're happy, you enjoy the music.When you are sad, you understand it-D. Chappell

*Melbourne Theatre Company
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Océan Wilde
J'ai 34 ans et je vis à Bowen, Australie. Dans la vie, je suis un génie des mots qui s'est perdu à travers les flots et je m'en sors à ma manière, en ignorant le tout et jouant de faux semblants. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Mais, dis moi, comment te portes-tu les soirs de nuits blanches et d'idées noires ? Et comment termines tu cette histoire ? S'achève-t-elle au coin d'un mot, à la lisière d'une phrase, quand vient le point final... ?

" Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, ne peuvent enchaîner la force de l'âme ". W. Shakespeare - Page 2 Original.


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– Peut-être répéta-t-il, tout sourire, mais admettez qu'ils n'ont pas tous la classe à la Wilde. C'est tout un art.

Océan ponctua ses mots d'un petit clin d’œil séducteur, fidèle à son rôle qui lui sied à ravir.

L'ombre de la miss pointa le bout de son nez, il sourit.

– C'est simplement naturel.

Il haussa les épaules, chassant ainsi subtilement le compliment dont il ne pensait être digne.

– Vous ne pourrez jamais me décevoir. Vous, elle, lui, ou n'importe qui d'autre. J'essaie de ne pas trop attendre des autres, pas sur le plan personnel en tout cas. C'est plus facile à vivre, enfin, je suppose... fit-il, la tête un peu ailleurs, réfléchissant sincèrement à la véracité de ses propos.

Son regard reprit sa place dans celui de la comédienne. Il sourit, sincèrement, touché par sa simplicité et le Temps sembla manquer un battement de vent. Il ne se souvint pas de la dernière fois qu'il avait pu rencontrer une personne aussi vraie. Ce ne pouvait pas être qu'une impression. Si elle se revêtait actuellement de son propre masque, il s'avouerait vaincu face à un jeu d'actrice vraiment incroyable et aussi assez vicieux. Mais cela ne lui allait pas. Non, Rachel Issenmann n'était pas comme les autres.

– Pourtant ce n'est pas ce que disent la presse et vos admirateurs... Ces derniers sont subtils, discrets, bien plus que mes lecteurs... surtout lectrices, d'ailleurs, vous avez de la chance. finit-il dans une petite grimace gênée. Dire qu'elles étaient peu subtiles était un euphémisme. Certaines lui pourrissaient la vie, et il avait beau leur offrir ses plus charmants sourires, il lui arrivait de les maudire et d'espérer de toute son âme n'avoir jamais percé dans ce monde si envahissant. Mais les vôtres comme les miens ont la justesse d'être passionnés et je le sais, sincères dans leurs élans, alors je doute que vous ne soyez qu'une marionnette. Lui n'avait jamais vraiment pris le temps d'assister à des pièces, et donc n'avait jamais vu son interlocutrice à l’œuvre, sur scène. Peut-être un jour, allez savoir. Mais il croyait les dires à son sujet. La réputation dans ce monde de strate et de paillettes n'était pas souvent signe de vérité, mais quand l'Art entrait en jeu... C'était bien trop différent.

L'on ne pouvait mentir aussi passionnément.

Le Temps œillé de failles nous emporte loin ailleurs où se poursuivent les vagues d'un Océan éprit d'éternel Orage. Enfin, la fêlure de la noirceur s'épaissit à l'ignoble maladie des émotions illusionnées de tempête. Névrose de l'inconscient, pansement ridicule d'une fracture. Il s'abat, s'abime, sombre dans l’abîme. Il est doucereux, il est mielleux, injuste, se croit vertueux.

Océan resta de marbre... en apparence uniquement. Ses yeux en disaient bien plus. Toujours. Bien trop. Il ne pouvait certainement pas tout contrôler. L'élan violent, l'impulsion farouche le transcenda de toute part et ile ne chercha pas à imposer sa verve. Il en avait suffisamment fait. Qui était-elle pour Vivre autant les mots, la scène ? Comment pouvait-elle vibrer autant d’émotions, autant les aimer ? Comme hypnotisé par une âme, il se sentit emprisonné et coupa enfin le contact avec elle, la bouche toujours entre ouverte de la surprise que fut cette vague.

Il l'avait blessé, elle aussi.

– Décidément, tout va mieux quand je pose mes mots sur papier.

Le trait d'humour n'était clairement pas le bienvenue, mais Océan ne le dit pas avec cet éternel sourire caractéristique au visage... Ce n'était là que la flamme d'une auto-dérision auto-destructrice. Toute trace d'amusement les avaient quitté depuis qu'elle avait implosé. Depuis qu'il avait laissé sa tête décider pour son cœur. Que lui arrivait-il ? Pourquoi faisait-il autant mal les choses autour de lui ces derniers temps ?

– Non, ne partez pas, ce n'est pas... C'est compliqué. finit-il en fermant les yeux et en se frottant les tempes légèrement. Il ne savait clairement plus où se mettre. Il n'avait pas cherché à déclencher ce torrent. Il voulait... Quoi ? Si seulement il le savait. Si seulement elle pouvait comprendre.

– C'est moi qui suis désolé, voyez comme je suis irrévocablement de mauvaise compagnie, je ne vous avais pas menti. Je n'ai pas déposé les armes, pas encore, quand je disais que nous en resterions là, c'est simplement que j'ai encore besoin de temps et que je ne peux pas avancer si vous continuez, vous tous, à me pourchasser. Je sais que j'en demande beaucoup, que le Temps, il n'a jamais vraiment été clément avec moi, et qu'il vous coûte énormément, à vous qui faites vivre mes mots. Je suis heureux d'apprendre que vous êtes aussi transportez que vous le dites quand vous me lisez, car c'est ce tout que je souhaite transmettre, mais comprenez que vous voir aussi investie dans quelque chose qui n'est pas abouti, dans ce quelque chose qui ne connait pas encore sa fin... Croyez bien que chacune des œuvres que j'entame détient une importance vitale qui m'est dévorante. Celle-ci en fait partie, qu'elle soit terminée ou non, je ne commence rien dans le vide, sur un coup de tête ou que sais-je ? Je ne suis pas ce genre d'écrivain. J'ai besoin de vivre pour écrire, mais il faut ressentir pour ça. Alors, je vous ai dit tout cela, peut-être trop brutalement et ça... je m'en excuse, je suis... Ce n'était pas mon intention, de vous heurter. Mais le but était de ne pas s’épancher davantage sur le sujet qui est assez toxique, à certains paliers. Je crois qu'il est trop tard pour revenir en arrière maintenant de toute façon.

Je me suis égaré dans les peines et les envolées. J'ai perdu l'espoir aux miroitements des pâleurs illusoires. Regardez comme la mémoire infusoire s'habille de blanc. Et si la faucheuse portait la pureté comme masque de façade ? Et s'il n'y avait aucun espoir ?

Océan soupira, brisé. Il ne savait plus où aller, comment cette femme avait pu le toucher en mettant sur le tapis simplement ses méfaits. Il l'avait bien mérité. Il n'avait pas le droit de s’apitoyer.

Mais il osa, sans avoir le droit.

– S'il vous plait, ne me laissez pas tout seul...

Mais il ne sut quoi ajouter, se trouva idiot de lui demander telle idiotie, comme le gamin qui avait peur du Silence. Que pouvaient bien être ses arguments ? Évidemment qu'elle allait s'en aller, peut-être pas en courant ni en pleurant, mais c'est ainsi que ça se finirait. Il semblait que les schémas se répétaient encore et encore, qu'il n'y avait toujours qu'un coupable à ses échecs relationnels et ; c'était lui. Alors il se leva, rajusta sa veste pour reprendre de la contenance et fit un simple signe de la tête à la jeune femme, poli.

– Oublions tout ceci, je vais vous laisser profiter de la soirée en meilleure compagnie, qu'en dites-vous ?

Comme s'il avait tellement besoin de sa bénédiction. Il prendrait les jambes à son coup dès que les conventions de la politesse le lui permettrait. Il ne pouvait pas s'imposer comme il le faisait, surtout maintenant qu'il avait tout gâché. Il était temps d'être réaliste et de ne pas aggraver les choses. Quoique ses pulsions lui jouaient de mauvais tours, Océan n'aimait pas la guerre.

Native - Ocean
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Rachel
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J'ai la trentaine  et je vis à Bowen, en Australie. Dans la vie, je suis comédienne de théâtre et je m'en sors en mourant d'amour pour Roméo, en haïssant Richard III, ou bien noyée au chagrin de Thésée.... Sinon, je suis célibataire et je le vis sans y penser.

« La suspension, c'est l'absence de poids. Le moment où le temps s'arrête, le présent absolu. La croisée de ces deux champs ouvre une petite fenêtre sur l'éternité » Yoann Bourgeois.

Le théâtre, c'était sa suspension.


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Elle pouffa une nouvelle fois :
-Oui, c'est sûr !
Sacré Wilde, empli d'humour et de dérision! En fait, ça lui faisait plaisir qu'il ait ce côté léger où il ne se prenait pas au sérieux. C'était rafraîchissant, bien à l'inverse de tous ces masturbés du cerveau dont elle ne comprenait rien. D'aucuns s'estimaient au-dessus des mortels et sortaient des analyses alambiquées et blablatesques de mises en scènes....imbuvables. Rachel les fuyait comme la peste.
-Ne rien attendre...Vous avez sans doute raison.
Attendait-elle quelque chose Rachel Issenman ? Que se passait-il lorsque les feux des projos s'éteignaient ? Ils avaient tous moins chaud certes et l'espace se retournait face à la Réalité. Mais tout le reste, qu'avait-il à dire... ?
-De la chance ? Mais pourquoi ?
Intriguée de sa remarque, elle chercha à comprendre.
-Je ne sais pas si c'est de la chance. Je crois que c'est différent. On évolue en groupe pas en tant qu'individu, enfin beaucoup moins. On va souvent à la rencontre des gens après , on discute avec eux mais ça ne dure pas. Nous n'avons pas d’évents liés aux pièces. Vous, vous pouvez avoir des séances de dédicaces, des interviews, des émissions de télé...Les gens peuvent vous reconnaître plus facilement. Vous ne transformez pas votre apparence sur une scène. Une fois costumés, même quand c'est du contemporain, on est obligé de forcer sur le maquillage. Ça change les visages et on est moins reconnaissables dans la rue. On est moins exposé. C'est cette discrétion si je puis dire qui vous fait dire que j'ai de la chance ? Ce n'est pas la même chose simplement. Mais je comprends que ce soit pesant quelquefois. On n'est pas toujours disposé à se donner au moment où on nous le demande.
Certains soirs, jouer les vidait de toute leur énergie. Et lorsqu'il fallait ensuite honorer une invitation à dîner, discuter  autour d'un verre, prendre le temps de virevolter dans le hall d'entrée avec les spectateurs ou bien donner de son temps pour un échange organisé avec le public, alors en effet, c'était épuisant et chronophage. Mais il fallait bien le faire et régulièrement de surcroît. C'était le minimum à offrir pour honorer et remercier tous ceux qui s'investissaient dans le théâtre, de quelque manière que ce soit.

L'émotion première s'en était allée. Seule, une tristesse demeurait coincée là, au creux de son ventre. Apprendre la patience, avancer, ne pas se focaliser sur un auteur...Ça exigeait une sagesse et un détachement qu'elle ne possédait pas encore. Mais elle ne regrettait rien. Sa réaction avait été exagérément vive? Tant pis ! Advienne que pourra, c'était ainsi.

La dérision de demi vérité qu'il prononça la fit sourire et d'emblée, elle eut à cœur de chasser cette mauvaise note.
-Non Monsieur, ne dites pas cela car c'est faux. Nous ne nous connaissons pas et...et chacun de nous est passionné par ce qu'il fait. Vous avez dit  les choses telles qu'elles vous venaient et moi j'ai réagi avec ce que je suis. Ce n'est pas grave, c'est...véritable.
Elle sourit doucement puis l'écouta tout du long avec attention et respect. Autant la veille elle bouillonnait contre sa façon jolie de la foutre dehors, autant à ce moment précis un sentiment empli d'humilité l'envahissait. C'était elle la responsable du quiproquo, pas lui ! Et au fur et à mesure des explications pudiques qu'il lui confiait, elle commençait à entrevoir, si peu, de quelle manière il écrivait. Ce n'était guère une chose aisée, loin s'en faut. Elle le perçut comme quelque chose de très fort et de très intime. Personne n'avait le droit de toucher à ça, de le bousculer ou de l'exiger. De fait, toutes ces semaines sans nouvelles de l'écrivain n'étaient donc pas un silence d'indifférence. Non, c'était plus profond que cela : il avait besoin de temps.
-Nous nous sommes ainsi avilis, et le remède sera de retrouver, guidés par la prudence et la dévotion, notre sacralité perdue, pour rebâtir le temple de notre esprit. Nous devrions traiter notre esprit, c’est-à-dire nous-mêmes, comme un enfant innocent et ingénu dont nous sommes les tuteurs, et veiller aux objets et aux sujets que nous lui soumettons. Ne lisez pas le Times. Lisez l’Éternité.*
C'était venu comme ça, une inspiration qui s'invitait sans préambule. Elle avait déclamé sans réfléchir, paisiblement, mettant le ton, faisant vivre les mots au mieux, s'étant arrêtée ici et là, habitant un silence là et là...
Et passa à autre chose sans chichi, le geste désinvolte :
- Laissez tomber et...il n'est jamais trop tard.
Il y eut une paix. Il y eut un calme. Et les grands yeux clairs se tournèrent vers lui, saturés de bienveillance :
-Vous dites que vous avez besoin de vivre pour écrire, mais qu'il faut ressentir pour ça. Est-ce à dire que vous ne ressentez plus rien, en ce moment ?
Bien que posée avec une grande douceur, la question n'en restait pas moins sans filtre. Rachel se reprit très vite, une main en avant :
-Pardon, ne...ne répondez pas. Je vous remercie déjà infiniment pour ce que vous m'avez dit. Je...Je crois que je comprends et j'aime comprendre. En tous cas... euh... suffisamment pour ne plus m'inquiéter de la suite. Et je...je réalise que la troupe vous a mis une pression qui est...néfaste. En aucun cas nous ne vous pourchassons, ajouta t-elle en souriant franchement. Nous avons des contraintes mais...Comptez sur moi pour que cela ne se reproduise pas. Je vous le garantis.
Elle hocha la tête, assurée. Dès que possible, elle en parlera au boss et ils réviseront leur copie. Ce n'était qu'un contre-temps finalement mais il était nécessaire de gérer en conséquence.

...Et les ombres du Temps mugirent.

Toute ébaubie de sa requête, elle eut la prestance de n'en rien laisser paraître, touchée par sa simplicité qui en devenait extrême tant elle contrastait avec l'image qu'il dégageait. Il se leva, elle resta assise sans un mot. Un attendrissement s'emballait à l'intérieur et une brève seconde, elle ne sut plus où donner du cœur.
-J'en dis que je n'ai pas envie d'oublier et vous êtes, ma foi, eut dit Molière, la meilleure compagnie qui soit. Laissez moi la liberté d'en juger Monsieur.
Sérieuse comme un pape, elle se leva alors et fit une profonde révérence, soulevant gracieusement les côtés de sa robe longue. Comédienne, elle prenait le contre pied d'un monde qui la passionnait, évacuant délicatement d'une pirouette théâtrale la gravité soudaine d'un accès de Vérité. Sans minimiser l'appel du célèbre auteur, elle lui offrait une sortie noble, balayant un éventuel embarras.
-Ça vous dit une petite balade dans le parc ?
Naturellement, elle lui tendit le bras comme autrefois.
-Droit ou gauche ? Savez-vous que la question a déchiré le beau monde au  début du XXème siècle ? A gauche, c'est le côté du cœur, on donnait le bras en donnant son cœur. A droite, c'était les militaires qui se devaient de ne pas gêner les dames de leur épée. D'autres estimaient qu'il fallait donner le bras faible afin de pouvoir écarter du chemin d'éventuels obstacles. Et il me semble que ça jasait sur le sujet lorsque ces bonnes gens devaient passer à table. Vous imaginez ? Tout un pataquès pour un cubitus !
Elle rit comme une gosse, puis reprit plus sérieusement :
-Alors Votre Grâce ? Que choisissez-vous ?

*La Vie sans principe, Henry David Thoreau
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" Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, ne peuvent enchaîner la force de l'âme ". W. Shakespeare - Page 2 Empty

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" Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, ne peuvent enchaîner la force de l'âme ". W. Shakespeare
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