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The Whole 9
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Seattle, Amérique du Nord. Propriétaire du salon de thé, 'aux plaisirs sucrés', Loïs est le rayon de soleil de sa clientèle. Souriante, toujours prévenante, elle apporte joie et bonne humeur à ceux qui franchissent le seuil de son commerce. Jusqu'à ce jour, terrible pour elle, où elle l'a aimé, au point de lui donner ce qu'elle avait de plus précieux en elle, pour le perdre presque aussitôt. Devenu l'ombre d'elle-même, Loïs essaye chaque jour de remonter la pente, sans espoir ni envie de le revoir. Or, il est des désirs que la vie n'exaucent pas forcément...

Contexte provenant d'une conversation privée.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Loïs McFadden
J'ai 31 ans et je vis à Seattle, Amérique du Nord. Dans la vie, je suis pâtissière à mon compte et je m'en sors raisonnablement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, fatalement amoureuse d'hommes qui ne le sont pas de moi. Et je le vis plutôt difficilement, malgré les périodes hautes où je pense m'en sortir bien.

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Loïs est une femme très consciencieuse, donnant tout son temps à son entreprise. Une entreprise qu'elle gère seule d'ailleurs, d'une main de maître, même si cela l'oblige à moins dormir qu'elle ne travaille. Elle n'est pas une femme que l'on qualifiera de 'chanceuse', du point de vu sentimentale. Elle a été très longtemps amoureuse de son meilleur ami, Eliott, qui s'est marié en été 2019, à un homme, avant de s'amouracher de l'un de ces clients, disparu de sa vie aussi vite qu'il n'y est entré. L'anecdote aurait pu s'arrêter là, sans que la femme n'en fasse tout un drame. Or, elle y a perdu plus que son honneur, sa virginité, et cet état de fait la mitige sur la question. D'un certain point de vu, qu'elle se soit 'enfin' donné à un autre homme que celui qui faisait battre son coeur depuis des années, c'est une excellente chose. Cependant, elle aurait aimé que cela ne soit pas avec un coureur de jupon, durant l'histoire d'une seule nuit. Elle n'espère donc plus le revoir, de peur qu'il ne ravive non seulement la douleur de son départ, mais la violence des sentiments qu'elle a ressentie pour lui.      
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Dialogue Loïs : #ff6666


Haley Atwell (c) dulce
Quatre mois auparavant.

Noël. L’une des journées les plus calmes de l’année. Du point de vu commercial, j’entends. Puis-je en vouloir à mes clients habituels de favoriser leur temps à l’achat des derniers présents, des derniers mets pour le diner du réveillon ? Je ne crois pas, non. Si j’avais moi aussi l’occasion de fêter cette célébration, ailleurs que dans mon petit appartement au dessus de mon salon de thé, je ne bouderais pas l’occasion de fermer mon commerce pour la journée. En réalité, travailler me permets de ne pas trop déprimée je dois dire. Noël est l’une des périodes les plus tristes de ma vie, surtout depuis que mon meilleur ami s’est uni à l’homme de sa vie. Oui, vous avez bien lu : l’homme de sa vie. Eliott est un homosexuel qui a mit trente années de son existence à assumer son attirance pour la gente masculine, et il a décidé de ne pas faire les choses à moitié en convolant en noce avec l’homme qui l’en a convaincu. C’est romantique, n’est-ce pas ? J’en doute. Surtout pour la malheureuse âme en peine qu’il ait convié à la cérémonie, dans le rôle de témoin. J’aurai voulu mourir ce jour-là. J’aurai voulu qu’il me plante un objet tranchant dans le cœur, de sorte que mon agonie soit éphémère. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Parce qu’il n’est pas un meurtrier, de prime abord. Et parce qu’il n’a jamais su que j’étais amoureuse de lui, ensuite. Pourquoi lui aurais-je dit ? J’étais bien moins sexy que les filles qu’il fréquentait, avec qui il s’ennuyait. Et j’étais aussi bien trop sympa pour lui ôter une présence amicale, utile à ses déboires. Je me suis donc fermé dans le secret, jusqu’à découvrir officiellement l’impossibilité de nos amours. Où j’en suis à présent ? Nul part. Je suis toujours une vierge esseulée, honteuse de s’être préservée pour son meilleur ami gay, souriant aux beaux hommes qui franchissent le seuil de sa pâtisserie, dans l’espoir que l’un d’entre eux la remarque derrière son charmant petit tablier plein de farine et de sucre glace. En parlant de beaux hommes, en voici un que je ne m’attendais pas à voir en ce jour de réveillon. Nicolas Hawke. Mon dieu. J’ai les joues rouges rien qu’à imaginer sa musculature que dessinent délicieusement ses vêtements. Surtout ces fesses. Maman. On croquerait dedans comme on mord dans une bonne pêche, bien juteuse.

« _ Bonsoir. Je l’accueille souriante, charmante, constatant qu’il fait déjà nuit à l’extérieur. _ Que puis-je vous servir, en cette délicieuse fin de journée de réveillon de noël ? »

Un chocolat chaud parsemé de petits chamallows, peut-être. Idéal par ce froid sec qu’il fait actuellement dans notre région. Avec ça, il pourrait aussi consommer un des petits gâteaux en pain d’épice que j’ai confectionné, en forme de personnages de saison ? Le glaçage n’est pas trop mal, tant au niveau du goût que de la réalisation. Et je suis certaine qu’un petit elfe rêverait qu’il le dévore. Moi j’aimerais, en tout cas. ‘Fin. Peu importe. J’attends sagement sa commande, que je lui apporte à sa table après encaissement. La salle du salon de thé est vide, calme. Il n’y a que les chants de noël en arrière fond qui apporte une note d’ambiance festive. C’est l’occasion de faire un peu plus ample connaissance, non ? Ne serait-ce que pour qu’il ressente l’envie de revenir à l’occasion ? Je pense que l’accueil et la qualité de service sont importants à la fidélisation de la clientèle. Je refuse donc de ne pas lui adresser la parole, là où d’autres clients bénéficient de conversations plus soutenues.

« _ Des projets pour le réveillon ? »

Je l’interroge soudainement, profitant de nettoyer les tables aux alentours de la sienne. C’est un sujet ‘bateau’, j’en conviens ; mais il faut bien débuter quelque part. Et quelle belle preuve d’intérêt sincère à sa personne, que faire usage de curiosité saine sur ce que tout le monde se partage naturellement.


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Nicolas Hawke
J'ai 34 ans et je vis à Seattle, Amérique du Nord. Dans la vie, je suis agent secret et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore célibataire (et heureusement) Et je le vis plutôt bien. Il m'est impossible d'envisager une relation stable avec quiconque ! N'importe quelle femme saine d'esprit prendrait ses jambes à son cou !.

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Chris Evans (c) Schizophrénic

Le vent duveteux et froid du mois de décembre s’élève. Un frisson parcourt mon échine tandis que le froid étreint ma personne, ralentit la circulation sanguine dans mes mains gantées. S’ajoute bientôt à la température ambiante une brise désagréablement glacée qui arrache à mes yeux quelques larmes qui, me semble-t-il, gèlent avant d’avoir atteint mes pommettes. Je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même, car après tout personne ne m’a forcé à aller faire ces courses de dernière minute alors que la température hivernale bat des records de chutes libres. Ce n’est pas comme si quelqu’un m’attendait pour fêter le Réveillon de Noël ? Ma famille se trouve à des centaines de kilomètres. À l’heure qu’il est Maman doit se hâter de terminer les derniers préparatifs de ce dîner familial. Papa achève certainement l’emballage des cadeaux. Quant à Emily, ma petite-sœur de quelques années ma cadette, je l’imagine bien courir après le temps. À mon plus grand regret et pour la première fois ce soir je ne passerai pas Noël avec eux. La compagnie aérienne a annulé tous ses vols en raison de la tempête de neige. Toutes les pistes de décollages sont gelées. Quant au train, n’en parlons même pas. Ils sont tous bondés ou à l’arrêt à cause des arbres sur les voies. Je parviendrai presque à croire que c’est un signe du Destin. Ce soir je ne dois pas être à New York, mais à Seattle. Pourquoi ? J’erre dans cette ville depuis plusieurs mois. Ma dernière mission s’est achevée brillamment. Pourtant je dois rester et me fondre dans la foule.

Le verglas qui recouvre les marches de cette petite enseigne bon marché semble décourage peu de monde. Tout le monde afflux. Soudain une jeune femme glisse. Elle tente de se rattraper comme elle le peut à la rambarde glacée, mais en vain. Instinctivement elle se saisit de mon écharpe et m’entraîne dans sa chute. Au lieu de sentir le choc parcourir mon corps, ce dernier l’absorbe et le monde se met à tourner autour de moi. La paume de mes mains gantées se heurte violemment au sol givré. Tout le poids de mon corps bascule en avant. De toutes mes forces, j’essaye de ne pas écraser l’inconnue et attends patiemment que cette sensation désagréablement familière cesse. Elle crie. Tous les passants s’arrêtent et nous regardent. Non il ne s’agit pas de la réplique d’un mauvais film de Noël, mais simplement d’un accident de la vie quotidienne. Je refoule ma peur, lui donne un coup de pied et la regarde disparaître dans le ciel jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune trace de frayeur en moi. Ce n’est pas le moment d’aller à l’hôpital. Même si je n’ai rien prévu pour ce soir, je n’ai pas envie de fêter Noël entre le service de gériatrie et de pédiatrie. Gênés pas la situation nous nous relevons tous les deux. Je ne sens plus mes mains, mais celles-ci continuent malgré tout de me fouiller dans mes poches, afin de vérifier que je n’ai rien perdu. Le reflet de la vitrine du magasin me donne des frayeurs. Je suis d’une pâleur de craie. Le froid commence à s’éprendre de mes lèvres. Le vent continue son travail de sape en tentant de les gercer. Il s’engouffre dans mes vêtements comme si je n’étais pas habillé et soudain il n’y a plus Nicolas l’adulte, il n’y a plus Nicolas l’enfant. Il n’y a que moi, dans le froid. Et c’est cet homme qui me force à m’adresser à cette jeune femme. Visiblement il ne nous soit rien arrivé de grave, à l’un comme à l’autre. Ses mains parcourent son pantalon afin d’effacer toute trace de cet accrochage puis sa silhouette s’éloigne au milieu de la foule.

Le reflet de mon visage happe de nouveau mes pensées. Les pommettes de mes joues s’empourprent d’une carnation rouge. Je n’ai pas intérêt à rester dehors plus longtemps. Alors d’un pas pressé je me hâte en direction d’un salon de thé dans lequel j’ai l’habitude de consommer une bonne tasse de thé chaud. La propriétaire de ces lieux, une certaine Loïs, demeure tout aussi commerciale qu’agréable. À chaque fois que je m’y rends je l’observe sans rien dire. Elle sourit à tous ses clients, tente de les servir du mieux qu’elle le peut alors que certains ronchonnent dans leurs coins. Je pousse la porte à demi vitrée de son enseigne. Personne. D’ordinaire il y a toujours un monde fou. Peut-être que je suis arrivé trop tard et qu’elle ferme déjà. Soudain l’écho de sa voix s’élève par-dessus les murmures du vent. « Bonsoir. » Je pénètre à l’intérieur, retire mon bonnet et mes gants alors qu’elle m’adresse de nouveau la parole. « Que puis-je vous servir, en cette délicieuse fin de journée de Réveillon de Noël ? » L’épais manteau sombre s’éprend peu à peu de Seattle. Le poing d’argent de la nuit ne devrait pas tarder à briller.

- « Un chocolat chaud s’il vous plaît. Et… Deux petites merveilleuses gourmandises en pain d’épice s’il vous plaît. » Lui demandais-je poliment en cherchant mon porte-monnaie.

Une fois la commande réglée, je m’assois à ma table habituelle. Vous savez celle qui se situe au fond de la salle. D’ici je peux tout observer sans être vu, ou presque. Quelques minutes plus tard Loïs m’apporte mon encas. Ses petits bonhommes me font de l’œil. Le glaçage de couleur qui les recouvre accentue plus encore le côté sucré. Je suis certain que cela plairait à sa clientèle habituelle de seize heures. C’est simple. Dès que l’école est terminée, certains garnements filent lui descendre tout son stock de cookies et bonbon. Trois chamallows se battent en duel au milieu de ma tasse. L’un d’entre eux se dissout plus rapidement que ses homologues, les laissant ainsi en tête à tête. Un peu comme notre situation actuelle. Il n’y a aucun client pour nous interrompre. Seule la musique d’ambiance de Noël berce ses paroles. « Des projets pour le Réveillon ? » Me demande-t-elle de sa douce voix en essuyant les tables. J’espère pour elle qu’elle ne va pas s’attaquer au ménage de son établissement le 24 décembre au soir.

– « Oh… Rien d’extravagant. Je n’ai pas pu rejoindre ma famille à cause de la tempête de neige. Et vous ? »

Je n’hésite pas à lui retourner la question. Aussi adorable qu’elle soit, quelqu’un doit certainement l’attendre : petit-ami, parents, ami… Elle doit connaître un panel de personne ici. Je porte à mes lèvres le rebord de la tasse avant de m’arrêter. C’est brulant. Profitant de l’occasion mes deux mains cernent la céramique. La chaleur qui en émane réchauffe mon enveloppe charnelle et me réconforte en cette longue soirée d’hiver. La délicate odeur qui s’échappe de ses viennoiseries taquine mes narines. Je croque dedans, puis les plonge dans leur bain de chocolat chaud. Quelle idée ai-je encore eue ? Manger maintenant et je n’aurais plus faim pour mon petit repas de tout à l’heure. Trop tard. La première bouchée m’entraîne au pays des saveurs et du sucre. Soudain l’un de petits bonhommes se fait la malle et finit dans ma tasse. Vainement je tente de le repêcher avec ma petite cuillère, alors que je continue de l’observer du coin de l’œil.

- « Vous voulez que je vous aide ? » Lui proposais-je en terminant ses gourmandises d’une traite. « Vous devez avoir beaucoup de chose à faire avant de rejoindre votre famille, petit-ami, pour le repas de ce soir ! » Je ne lui laisse nullement le temps de répondre que je termine ma tasse, essuie ma bouche avant de lui prendre le chiffon des mains. « Nous irons plus vite à deux ! » Belle réponse Nicolas… Magnifique. Et d’une logique sans appel, me murmure ma conscience.


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« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Loïs McFadden
J'ai 31 ans et je vis à Seattle, Amérique du Nord. Dans la vie, je suis pâtissière à mon compte et je m'en sors raisonnablement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, fatalement amoureuse d'hommes qui ne le sont pas de moi. Et je le vis plutôt difficilement, malgré les périodes hautes où je pense m'en sortir bien.

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Loïs est une femme très consciencieuse, donnant tout son temps à son entreprise. Une entreprise qu'elle gère seule d'ailleurs, d'une main de maître, même si cela l'oblige à moins dormir qu'elle ne travaille. Elle n'est pas une femme que l'on qualifiera de 'chanceuse', du point de vu sentimentale. Elle a été très longtemps amoureuse de son meilleur ami, Eliott, qui s'est marié en été 2019, à un homme, avant de s'amouracher de l'un de ces clients, disparu de sa vie aussi vite qu'il n'y est entré. L'anecdote aurait pu s'arrêter là, sans que la femme n'en fasse tout un drame. Or, elle y a perdu plus que son honneur, sa virginité, et cet état de fait la mitige sur la question. D'un certain point de vu, qu'elle se soit 'enfin' donné à un autre homme que celui qui faisait battre son coeur depuis des années, c'est une excellente chose. Cependant, elle aurait aimé que cela ne soit pas avec un coureur de jupon, durant l'histoire d'une seule nuit. Elle n'espère donc plus le revoir, de peur qu'il ne ravive non seulement la douleur de son départ, mais la violence des sentiments qu'elle a ressentie pour lui.      
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Dialogue Loïs : #ff6666


Haley Atwell (c) dulce
Euh… Le contenu de sa commande m’ébranle un peu, je dois dire. Je savais que j’avais plutôt bonne intuition mais là… De viser aussi juste c’est… déstabilisant. Est-il possible qu’il lise dans mes pensées ? Si c’est le cas : je cours tout droit à la catastrophe. Je divague très souvent dans des songes déplacés quand je le regarde. Il serait par conséquent très gênant qu’il constate qu’il ne me rend pas insensible. Enfin, quelle femme serait insensible à son charme dites-moi ? Cet homme est l’incarnation parfaite d’Apollon. En plus beau même, je crois. Je n’en sais rien, à vrai dire. Je ne sais même pas véritablement à quoi ressemblait Apollon physiquement alors… Hm. J’ai une commande qui m’attend. J’encaisse cette dernière, avant de la préparer derrière le comptoir de mon commerce. Nous disions donc : un excellent chocolat chaud maison parsemé de quelques chamallows, et deux biscuits de pain d’épices en formes de personnages festifs. Hm… J’hésite. Dois-je lui mettre les deux mêmes personnages ? Où serait-il plus agréable visuellement d’en avoir deux différents ? J’opte pour la seconde option. Un elfe et un renne rejoignent l’assiette que je dépose sur son plateau, avant d’être accompagné par la tasse de chocolat chaud. « Voilà. » Je n’ose déclarer, déposant le plateau sur sa table. Ce qui est incroyablement stupide, du reste, tant je suis particulièrement loquace avec le reste de ma clientèle. Pourquoi n’en fais-je rien ? Je ne sais pas. Je crois que… Je crois que cet homme m’intimide au delà de nos échanges de politesse. Il est tellement… Et je suis tant… Non. Il est ridicule de croire qu’il y ait une chance que je lui plaise. Il doit d’ailleurs avoir une charmante petite-amie, qui se languit déjà de finir sa soirée comme l’elfe qu’il goûte : au bord de ses lèvres. Mais qu’est-ce que je raconte, enfin ? Cela ne tourne vraiment plus rond dans ma tête. Le mieux est que je me contente d’être ce que je suis le mieux : une commerçante. Et en ce sens, je m’hasarde à lui demander s‘il a des projets pour le réveillon, ignorant volontairement cette petite voix qui tenterait de me convaincre de l’intérêt latent concernant cette réponse. Rien d’extravagant, dit-il. Il n’a pas pu rejoindre sa famille à cause de la tempête de neige. Le temps s’est-il tant dégradé en quelques heures ? Il semblerait, oui. Et vient le moment gênant d’admettre que je vais passer mon réveillon, seule, dans mon canapé, en compagnie d’un plateau repas très simple, ainsi que d’un programme télé particulièrement déprimant. Je ne comprendrais jamais où les producteurs de ces émissions ont cru que cela mettait du baume au cœur des gens esseulés, de voir des personnes s’amusant en groupe à la télévision. Croit-il que le bonheur est comme le rire, communicatif ? Si c’est le cas : je peux leur fournir une liste de clients qui aiment rire, mais ont des existences tristes à pleurer. Je peux même fournir mon profil tant je suis la reine de la solitude et du chagrin. Kleenex me compte dans ces actionnaires, pour dire.

« _ Rien d’extravagant non plus. Je déclare charmante, continuant de nettoyer les tables avoisinants la sienne. _ Et vous me voyez navré que vous ne pouviez rejoindre votre famille à cause du temps. Autant qu’accessoirement la future madame Hawke, il va s’en dire. _ J’espère que la tempête de neige ne tardera pas trop sur notre territoire. »

Il est normal de souhaiter qu’il puisse vite se soulager de cette solitude qui me suit comme un boulet au pied, non ? Moi j’en suis intimement convaincu, du moins. Je le suis tant que je m’étonne d’entendre sa proposition de m’aider. C’est mon boulot. Je… Enfin, je suis habituée à le faire tout toute seule depuis des années alors… Quoi ? Oh non. J’ai totalement omis de lui préciser que je passais le réveillon seul également. Il s’imagine que je vais perdre du temps pour me préparer à cette soirée, tandis qu’il n’en est véritablement rien. Je devrais peut-être l’en assurer avant qu’il ne se dévoue à cette tâche, mais il me coupe l’herbe sous le pied en me prenant mon chiffon des mains. Le contact de nos peaux fut très bref, autant que pas du tout tendre pour deux sous, mais il a un effet dévastateur sur ma personne je dois l’avouer. Mes joues s’empourprent de gêne tant j’ai apprécié l’électricité qui s’en dégageait, et je ne sais plus quoi dire pour le convaincre de rester tranquillement à sa place. Euh… La vérité serait peut-être un bon début ?

« _ C’est vraiment très gentil de votre part, Nico monsieur. (Et merde.) Mais personne ne m’attend. »

Il fallait que cela arrive, évidemment. Il fallait que je fourche en employant son prénom, faisant ainsi preuve d’une familiarité déplacée. Je ne pouvais pas me soustraire de rendre la situation davantage gênante, en restant parfaitement commercial autant que détaché. Noooon. Je soupire profondément, désappointé. Avec un peu chance il n’aura pas du tout prêté attention à ce petit lapsus verbal, et cela passera totalement dans l’ignorance. Oui. C’est ce que j’ai l’audace d’espérer, du moins, pendant que j’essaye de récupérer mon chiffon avec douceur.

« _ Laissez-moi faire. Je lui déclare, on-ne-peut-plus charmante. _ Je vous assure que cela ne me dérange pas du tout de nettoyer la salle toute seule. »

Il est mon client. Sa place est à sa table, devant sa tasse de chocolat qui va refroidir. Je tiens à ce qu’il profite du service pour lequel il m’a payé, sans se sentir obligé de faire le ménage.


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Nicolas Hawke
J'ai 34 ans et je vis à Seattle, Amérique du Nord. Dans la vie, je suis agent secret et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore célibataire (et heureusement) Et je le vis plutôt bien. Il m'est impossible d'envisager une relation stable avec quiconque ! N'importe quelle femme saine d'esprit prendrait ses jambes à son cou !.

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Chris Evans (c) Schizophrénic

Comment connait-elle mon prénom ? Nous nous sommes peu adressé la parole. À chaque fois il s’agissait de simple banalité anodine. Peut-être qu’elle a surpris l’une de mes conversations avec mes amis. Ce n’est pas comme s’ils étaient discrets, après tout. Cette forme de familiarité m’étonne plus qu’elle ne me dérange. Mais comment lui faire comprendre ? Un sourire ne changerait rien à la situation. Elle pourrait croire qu’il s’agit simplement d’un réflexe de politesse et de courtoisie.

- « Mes parents m’appellent Nicolas. Mes amis, Nico. Et me ex, l’emmerdeur. Pour vous, cella sera Nico. » Glissais-je d’un ton taquin avant de surenchérir. « Personne ne vous attend ? Je pensais que votre famille ou votre petit-ami attendait avec impatience votre retour… » Répétais-je machinalement à sa suite.

Pendant quelques secondes j’imagine plusieurs scénarios. Loïs sera seul ce soir. Tout le monde est en famille et elle… Je l’imagine devant sa télévision, regardant l’un de ces films clichés sur Noël avant d’aller se coucher à vingt-deux heures trente. Quelle triste soirée… Quant à moi, je ne suis guère mieux. Pendant que j’essuie les tables de son établissement, cette dernière tente de récupérer son chiffon mais c’est peine perdue. Si elle connaissait réellement mon métier, elle n’essayerait même pas. Le fin contact de son épiderme chaud contre le mien suffit pour que je prolonge ce petit jeu. Tels deux enfants, Loïs essaye tant bien que mal de récupérer l’objet de ses désirs. Heureusement que je la surplombe de quelques têtes. Si bien que nous nous retrouvons tous deux acculés contre l’une des tables de la grande salle vide. L’un contre l’autre, la situation pourrait paraître ambiguë et étrange. Au même moment la musique s’arrête. Le disque peine à entamer la prochaine musique. Le temps semble se suspendre, comme si nous n’étions rien que tous les deux. L’échange de regard qui s’opère entre nous achève de me convaincre. J’ignorais que ses yeux bistre étaient si brillants.

- « Je ne peux pas vous laisser nettoyer ces tables toute seule, Mademoiselle McFadden… » Si elle me demande comment je connais son nom, je regarderais la vitrine de son salon de thé. Son nom y est écrit en lettre capitale. « Tout comme je ne peux pas vous laisser fêter Noël seule ce soir… » Est-ce une invitation ? Bien sûr que oui. Autant réunir notre solitude le temps d’une soirée.

Rapidement je dépose son chiffon sur l’une des tables adjacentes avant de fouiller dans mes poches. Miraculeusement je retrouve un vieux ticket de caisse et un stylo, ou plutôt ce qu’il en reste. J’écris précipitamment mon adresse avant de lui tendre.

- « Vingt et une heures ? » Soufflais-je en posant le morceau de papier dans sa main que je refermais contre elle-même, avant de la poser sur son cœur battant. « Promis ce n’est pas une blague ! » Comme si c’était mon genre de plaisanter là-dessus.

Sans perdre de temps, je termine ma tasse de chocolat chaud. Les petits bonhommes qu’elle m’a servis n’existent plus, sauf dans mon estomac. Dans la précipitation je lui laisse un pourboire assez conséquent. Je n’ai pas de temps à perdre. J’ai à peine quelques heures pour trouver un cadeau pour Mademoiselle McFadden et préparer un repas de Noël. J’espère que le volailler, le charcutier et le poissonnier sont encore ouverts. Mes yeux se posent sur les siens, elle a l’air de ne pas comprendre ce qu’il se passe. Certes ce n’est pas une invitation des plus formelles qu’il puisse exister, mais cela n’en reste pas moins une.

- « À tout à l’heure ! » D’une traite j’enfile de nouveau ma paire de gants et mon bonnet, puis je claque doucement la porte de son salon de thé.

Je ne dispose que de quelques heures pour lui trouver un cadeau et préparer un repas. Avec un peu de chance, le libraire sera encore ouvert…Une dizaine de minutes plus tard j’arrive enfin devant la boutique. La devanture semble tout aussi vieille que les livres qui s’y trouvent. La boiserie qui orne l’encadrement de la porte a dû voir passer plus d’une génération. En poussant la lourde porte en bois, un couple me suit et entre à son tour, puis le gérant nous salue rapidement l’un après l’autre. Le pauvre il a l’air débordé. J’ignorais que les livres détenaient encore une place particulière dans le cœur des gens. Rapidement mes yeux se portent sur l’échelle coulissante de la boutique. Une jeune femme la pousse jusqu’à une section bien précise avant d’y monter. L’odeur vieillie des livres anciens gagne mes narines. D’ordinaire je serai parti dans une librairie plus moderne, mais je sais qu’ici on peut y trouver son bonheur. Sur la devanture du magasin, quelques livres plus contemporains tentent d’attirer le client. Près de la caisse enregistreuse, une pile de vieux livres attend patiemment son acheteur. Sans réfléchir, j’y jette un coup d’œil, lorsque soudain l’un d’entre eux attire mon attention : « Papa, le premier mot qu’il prononcera… Après Maman ! »  J’ignore pourquoi, mais la première de couverture me fait rire alors que je feuillette et commence à le lire, tout en surveillant l’heure du coin de l’œil. Je ne suis pas prêt de devenir père, même si j’aimerai beaucoup. Mais quelle femme accepterait donc d’épouser un homme comme moi ? Aucune. Aucune saine d’esprit en tout cas. Je suis constamment absent. Un soir je m’endors à Seattle et l’autre à New York. Aucune forme de stabilité n’est possible avec moi. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir offrir à Loïs McFadden ? Un appareil photo pour qu’elle y conserve ses souvenirs ? Une tasse de thé ? Du maquillage ? Mauvaise idée. Tel que je me connais je risquerai de choisir la mauvaise teinte. Des vêtements ? La dernière fois que je me suis risqué à en offrir à une femme, je me suis allègrement trompé de taille. Un livre ? Oui, mais lequel… Il y en a tellement et elle en a certainement lu plus d’une… Alice aux Pays des Merveilles, de Lewis Caroll ? Juste pour le Chapelier et sa tasse de thé ? Mais comprendra-t-elle la touche d’humour ? Bon tant pis… Je n’ai pas d’idée supplémentaire et le temps presse. Sans le vouloir, je me retrouve un peu comme le lapin blanc du livre que je m’apprête à lui offrir. Pendant que le gérant m’encaisse, mes yeux se posent sur un petit carnet et un stylo plume. Le coffret dans lequel ils sont présentés attire toute ma curiosité.

- « Je vais aussi prendre cet ensemble ! »

Une fois le paiement réglé, je file en direction de la rue commerçante. Nous sommes le 24 décembre et la ruelle demeure plus qu’animée. Entre Mesdames qui sortent du coiffeur et Messieurs qui se hâtent de terminer les achats, une petite ville éphémère est née. Par miracle tous les commerçants n’ont pas encore été dévalisés. Mon pas se presse. Je ne dispose plus que de deux heures avant que Loïs n’arrive. En toute hâte je m’affaire en cuisine. Ce ne sera peut-être pas aussi bon que les plats de Maman mais au moins elle ne repartira pas le ventre vide. Une heure et demie plus tard, tout est prêt. La table est dressée. Le rôti termine sa cuisson dans le four. J’ai juste le temps de prendre une douche et de déboucher une bonne bouteille de vin. J’ignore si Loïs a pris sérieusement mon invitation, ou non. Mais je l’espère. Je m’en voudrai trop de laisser une jeune fille, aussi merveilleuse qu’elle, toute seule le soir de Noël. Certains diraient que je m’ennuie à mourir et que j’invite n’importe qui, mais ce n’est pas le cas. Loin de là même. Soudain la sonnerie retentit. J’espère de tout cœur que c’est elle et non un satané livreur.


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Loïs McFadden
J'ai 31 ans et je vis à Seattle, Amérique du Nord. Dans la vie, je suis pâtissière à mon compte et je m'en sors raisonnablement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, fatalement amoureuse d'hommes qui ne le sont pas de moi. Et je le vis plutôt difficilement, malgré les périodes hautes où je pense m'en sortir bien.

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Loïs est une femme très consciencieuse, donnant tout son temps à son entreprise. Une entreprise qu'elle gère seule d'ailleurs, d'une main de maître, même si cela l'oblige à moins dormir qu'elle ne travaille. Elle n'est pas une femme que l'on qualifiera de 'chanceuse', du point de vu sentimentale. Elle a été très longtemps amoureuse de son meilleur ami, Eliott, qui s'est marié en été 2019, à un homme, avant de s'amouracher de l'un de ces clients, disparu de sa vie aussi vite qu'il n'y est entré. L'anecdote aurait pu s'arrêter là, sans que la femme n'en fasse tout un drame. Or, elle y a perdu plus que son honneur, sa virginité, et cet état de fait la mitige sur la question. D'un certain point de vu, qu'elle se soit 'enfin' donné à un autre homme que celui qui faisait battre son coeur depuis des années, c'est une excellente chose. Cependant, elle aurait aimé que cela ne soit pas avec un coureur de jupon, durant l'histoire d'une seule nuit. Elle n'espère donc plus le revoir, de peur qu'il ne ravive non seulement la douleur de son départ, mais la violence des sentiments qu'elle a ressentie pour lui.      
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Dialogue Loïs : #ff6666


Haley Atwell (c) dulce
Raté. L’homme a parfaitement entendu les quelques syllabes qui composent son prénom dans mes dernières paroles, et je le découvre à mes dépends tandis qu’il me décrit avec précision l’appellation qu’use chaque catégorie de son entourage. Autant dire que mon lapsus était on-ne-peut-plus déplacé, et que je suis prête à lui fournir mes plus sincères excuses. C’est vrai, après tout : je ne suis qu’une pâtissière qu’il croise à l’occasion de visite dans mon salon de thé. Je n’ai pas à faire de familiarité à son encontre et… Que vient-il de dire, là ? Que je pouvais l’appeler Nico ? C’est impossible ! Pourquoi m’autoriserait-il une telle proximité dans le langage c’est… J’ai la curieuse envie de me masser les tympans pour être certaine qu’ils ne sont pas obstrués, honnêtement. Pourquoi n’en fais-je rien ? Parce que cette attitude de ma part serait étrange de prime abord, et qu’il me demande une confirmation quant à ma solitude à venir pour le réveillon.

« _ Oui. Je bredouille aussitôt, quelque peu ébranlée par la situation. _ Il n’y a bien personne qui m’attends pour fêter le réveillon. »

C’est assez triste je l’admets, bien que paradoxalement je m’y sois habitué. Mes parents sont des gens fortunés, vivant sur les collines de la Californie. Ils n’ont jamais fais une priorité de célébrer le passage du père noël avec leur unique enfant. J’ai donc très vite compris que ma place était au pensionnat, où j’ai appris des choses très utiles à mon avenir. Notamment la gestion d’une entreprise, qui me permet de régner en maître sur mon affaire, sans être contrainte de faire appel à un intermédiaire. De quoi faire la fierté de mes richissimes parents, aux dents rayant les parquets, comme diraient certainement quelques un d’entre vous. Que nenni. Dès l’instant où j’ai commencé à mettre les mains dans la farine, ils n’ont plus voulu entendre parler de moi. Vous n’imaginez pas le déshonneur : une fille pâtissière, alors que l’affaire McFadden me tendait les bras ? C’était beaucoup trop misérable pour qu’ils consentent à surmonter cet affront. Ils ont donc pris la décision de me laisser mener ma vie seule, m’excluant totalement de l’héritage qu’il me destinait. Je ne regrette rien, attention. Je suis très contente du chemin que j’ai parcouru, seule. Je regrette uniquement de ne pas avoir été intelligente sur l’aspect sentimental de ma vie. C’était visible comme le nez au centre du visage que mon meilleur ami était attiré par les garçons. Il suffisait juste d’accepter que ce ne fût pas – strictement amical – de baver autant sur les beaux mecs que je ne le faisais moi-même, et ne le fais encore actuellement avec ce bel inconnu. Inconnu, d’ailleurs, qui s’amuse à ne pas me rendre mon chiffon, comme un adolescent prenant plaisir à taquiner sa meilleure amie. Ce qui ne manque pas de me faire rire très naturellement, du reste. Nous ne faisons rien de mal, n’est-ce pas ? Nous ajoutons un peu de bonne humeur dans nos vies solitaires, par le biais d’une activité cocasse ? Oui. C’est ce qui me semble être le cas, quand le temps semble se surprendre entre nous. C’est étrange comme le regard que nous échangeons, d’apparence somme tout ordinaire, provoque chez moi une curieuse bouffée de chaleur. Serions-nous sur le point de nous embrasser ? Non. Il n’y a que dans les téléfilms sentant bon les romances hivernales, que les protagonistes se laissent tenter à embrasser un parfait étranger dans une boutique déserte de toute clientèle. Dans la réalité, la protagoniste que je suis, se retrouve uniquement intimidée, les joues rosies par la gêne qui l’enlève, avant de s’étonner des propos du co-personnage de la scène. Je ne comprends pas. Pourquoi s’obstine-t-il à croire qu’il serait malvenu qu’il me laisse travailler seule ? Il ne s’agit que d’une tâche classique dans mon métier ? Je l’ignore. Comme j’omets totalement qu’il emploi mon nom de famille, tant je cherche à décortiquer le sens de son comportement. Quelque chose m’échappe, indubitablement. Je tente d’y réfléchir, quand la seconde partie de son discours me laisse coi. Véritablement. Lui, s’assurer que je ne passe pas le réveillon de noël seule ? Que suis-je sensé comprendre ? Comment pourrait-il m’éviter ma traditionnelle solitude, alors que nous sommes deux inconnus dans un monde en effervescence festive ? Très simplement. En m’invitant à venir chez lui, à vingt-et-une heure. Euh… J’ai comme un disfonctionnement neuronale, là. Mon corps demeure fatalement figé, pendant qu’il glisse dans ma main un vieux ticket de caisse contenant son adresse. Le geste en lui même est déjà très… perturbant. Le suivant ne manque donc pas de me surprendre davantage, particulièrement lorsqu’il pose mon poing fermé contre mon cœur. D’accord… Euh… Visiblement, il y a un sens caché à ce geste ou… ou je suis simplement entrain de fabuler quelque chose qui n’existe que dans ma tête car… C’est un rendez-vous, n’est-ce pas ? Il vient bien de m’inviter en tête-à-tête, chez lui, pour que nous célébrions le réveillon ensemble ? C’est une blague. Ce n’est pas une blague. De quoi s’agit-il, dans ce cas ? D’un acte de charité ? Si c’est effectivement l’émotion l’ayant encouragé à m’inviter, je me dois de décliner. Je n’ai pas envie qu’il s’encombre de ma présence parce qu’il me croit malheureuse comme les pierres. Je le suis, du reste. Indubitablement, même. Mais jamais je n’ai voulu le transmettre avec autant d’intensité à l’un de mes clients. Et encore moins à son adresse. Cet homme est beaucoup trop beau pour que je supporte qu’il me fasse l’aumône. Je m’apprête de ce fait à décliner sa proposition, à contre cœur, quand il franchit déjà la porte de mon commerce, m’adressant un « à tout à l’heure » lourd de sens. Flûte. Je n’ai pas bougée d’un iota depuis l’échange de regard, et je me retrouve confronté à une invitation pour laquelle je ne suis pas préparé. Mentalement, j’entends. Je vais passer la soirée chez un homme, seule. Non, rectification : je vais passer la soirée chez un homme provocant mon émoi d’un simple frôlement de peau, seule. Que suis-je sensée faire ?  

Me bouger de là, dans un premier temps, serait une idée somme toute judicieuse.


Un peu plus tard.

Non. Ça ne va pas. Cette robe me boudine beaucoup trop, et cela n’ira pas mieux au fur et à mesure que le repas avancera. Il faut que je trouve autre chose. Je fouille par conséquent à nouveau ma penderie, en quête d’une tenue idéale. Déjà, j’écarte d’un revers de la main toutes les robes de couturiers que m’ont offert mes parents lorsque j’étais conviée à leurs soirées mondaines. C’est beaucoup trop distingué pour que Nicolas Hawke n’en conclue pas que je tente de le séduire. Est-ce l’intention avec laquelle je me présenterai à sa porte ? Je ne crois pas, non. Je suis tellement convaincue qu’il m’a prise en pitié de mon état de pâtissière esseulée pour les fêtes, que je préfère demeurer les pieds sur terre. J’exclus également les robes trop… classiques. C’est le réveillon de noël, tout de même. J’estime que je peux trouver mieux. Et après quelques essayages infructueux, laissant mon lit en désordre, je pense avoir enfin mit la main sur la robe adéquate. Elle est la parfaite combinaison du classique et du chic. Oui. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne fasse pas trop frais chez mon hôte, sans quoi je risque de grelotter toute la soirée. Tant pis. Je cours le risque. J’enfile les escarpins ‘nudes’ qui vont avec, avant de rejoindre la cuisine de la pâtisserie. Je ne pouvais pas me contenter d’aller chez lui les mains vides, j’ai donc décidé de mettre à contribution le temps qui me sépare de notre rendez-vous, afin de lui confectionner une bûche pâtissière. Un présent à la hauteur de mon talent, qui saura – je le souhaite – combler l’absence d’un cadeau plus traditionnel, tel qu’une bouteille de vin ou de champagne. Un vaste sujet sur lequel je ne m’y connais que trop peu, et pour lequel j’aurai fatalement craint de me tromper. Y compris sous les conseils avisés d’un sommelier. Bien. Tout semble parfait. C’est une chance que je prépare d’avance certains mélanges, notamment ceux nécessaire à la création d’une bûche de noël. Elle est magnifique. Le temps d’apporter la touche finale à mes cheveux ainsi que mon maquillage de jour, et elle pourra recevoir les décorations que je lui destine. Je suis comblée de joie.

Maintenant.

Je stationne le véhicule à quelques mètres de l’adresse de Nicolas Hawke, le cœur battant de nervosité. Et si je commettais une erreur ? Et si… Si je venais fatalement à dire quelque chose de déplacée ? Vous l’avez vu tout à l’heure, je gère très mal les situations de stresse. Je pourrais faire bien pire que précédemment, parce que je ne suis plus dans le cocon réconfortant de mon salon de thé ? Cette éventualité m’effraie. Tant que j’hésite à redémarrer le moteur de ma voiture. Si j’annule le rendez-vous sans le prévenir, il est évident que je ne le reverrai jamais. Il se fiera à la réalité que je suis une femme malpolie, qui a préféré un plateau télé à sa compagnie délicieuse, et... Non, je ne peux en aucune façon m’autoriser la fuite. Quelle autre option me reste-t-il ? Celle de sonner à sa porte, la bûche bien emballée dans une main, avant de passer la soirée en sa compagnie. C’est l’unique qui s’offre à moi, en réalité, et… Au vu de l’heure, presque vingt-et-une heure, je refuse de chercher son numéro dans l’annuaire pour me décommander. Je sors de ce fait de mon véhicule, prenant soin de bien fermer écharpe et manteau pour me protéger du vent glacial qui me fouette le visage, avant de prendre la direction de sa porte. « Nous y sommes. Ce n’est qu’une soirée amicale. Il n’y aucune raison de paniquer. » Oui. Inspirant profondément, je presse la sonnette de mon index, tout en me répétant cette parole. Tout va bien se passer. Pourquoi en serait-il autrement ? Je souris dès lors que l’homme surgit dans l’entrée.

« _ Bonsoir. Je lui adresse poliment, lui tendant déjà la boîte contenant la bûche. _ J’espère ne pas être en retard. Normalement ce n’est pas le cas, je m’en suis assurée, mais d’une horloge à une autres les minutes peuvent variées à mon désavantage. _ Je vous ai confectionné une bûche. Je… Je pensais que cela comblerait le manque de temps qui s’offrait à moi pour vous cherchez en ville un présent. J’espère que vous aimez le chocolat ? »

C’est une bûche de mousses aux trois chocolats, sur une génoise au chocolat également. Elle est parsemée de copeaux de chocolats blancs, que j’ai râpé moi-même, ainsi que de petits personnages rappelant la saison. J’ai mis du cœur à l’ouvrage. J’espère que cela saura lui faire plaisir. En attendant d’en avoir la confirmation, je franchis le seuil de son habitation, où je me déleste de mon manteau ainsi que mon écharpe. C’est très… perturbant de me dévoiler face à cet homme dans une tenue aussi… sexy. J’ai le sentiment que je ne l’ai pas choisit consciemment avec les motivations que j’imaginais sur le moment. Je… J’ose croire qu’il n’y verra aucun sous-entendu vulgaire, même si je ne dirai certainement pas non. Euh… Non. Enfin. Il est préférable que je cesse immédiatement d’avoir ce genre de réflexion stupide. Il est élégant. Voilà. Il est très élégant et… sympathique. Je ne dois pas oublier qu’il est sympathique.


Tenue de Loïs

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