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 ARANRUTH+EARENDIL Juste pour ton sourire. |et le mien aussi

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Le Seigneur des Ténèbres est parvenu à mettre la main sur Gollum, grâce à ses orques lâché sur la Terre du Milieu. L'ancien porteur de l'anneau, après de longs moments de tortures douloureuses, a laissé échapper le nom de Bilbo Saquet. Dès lors, il a lâché ses spectres à la poursuite de l'anneau unique recherché depuis tant d'années. Gandalf envois Frodon, le neveu de Bilbo, pour une quête en direction de la Montagne du Destin pour détruire l'anneau qui devrait les gouverner tous. C'est à Fondcombe, sous l'invitation d'Elrond, que la Communauté de l'Anneau se créer et que les protagonistes de cette aventure se lance sur un chemin périlleux et sombre.


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Eärendil
Eärendil - l'amie de la mer. C'est le troisième nom que les elfes de la Forêt Noire lui ont octroyé. Celui sous lequel on la connaît aujourd'hui. Après la bataille pour récupérer Erebor, Mormegil -nommée par sa mère pour la deuxième fois, s'était destinée à servir les elfes pour les conduire jusqu'aux navires qui les emmèneraient à Valinor. Son nom d'aujourd'hui lui a été donné pour soulever les bienfaits de ses actions. Eärendil voulait s'éloigner le plus possible de Sauron replié au Nord, ne désirait plus voir les images des morts parmi lesquelles elle voyait toujours tomber hommes, nains et elfes.

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D'abord, Eärendil refuse d'aider Legolas lorsqu'il lui raconte la montée de Sauron et les dégâts qu'il propage à travers la Terre du Milieu à l'aide de ses troupes orques. Mais sous l'ordre de Thranduil, elle part avec Legolas pour rejoindre Elrond à Fondcombe lors de la création de la Communauté de l'Anneau.

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Voilà bien longtemps que Eärendil n'avait pas fait tout ce chemin à dos de cheval. Les secousses -agréables sur de courtes durées et à lente allure, ne le sont pas lorsque l'animal est lancé à toute allure. Le chemin qui lie la Forêt Noire et Fondcombe est long et périlleux, mais les deux elfes lancés à toute allure le connaissent comme le fond de leur poche. Voilà plus d'un siècle qu'ils arpentent la Terre du Milieu, et rejoindre Elerond a toujours été fait dans les plus brefs délais. Si Thranduil lui-même ne lui avait pas dit de se joindre à cette quête, aux côtés de son fils et de Grand Pas, jamais elle ne l'aurait fait de son plein gré. Eärendil s'est mise à regretter sa tranquillité à partir du moment où on lui à fait part des Ténèbres envahissant de nouveau, et plus encore que lors de la dernière bataille, la Terre du Milieu.

" - Si les troupes de Sauron marchent et prennent la Terre du Milieu, tu n'auras bientôt plus d'elfes à faire passer à Valinor."

Son seigneur elfe n'avait pas eu besoin de plus de mots pour qu'elle se range de son côté. Comme toujours. A défaut de son fils, Legolas, elle n'avait jamais été capable de se détourner de Thranduil. Tout comme elle aurait été incapable de se détourner d'une quête si importante. Jamais elle n'a baissé les bras, pas même lorsque la situation semblait perdu à Erebor. La lumière doit continuer à inonder ce monde, et voilà qu'une réunion à Fondcombe pouvait les mettre sur la voie. Jamais Eärendil n'aurait pensé lancer un regard en biais à Legolas, après avoir vu les personnes présentes à cette réunion au sommet.

Des hommes, quatre semi-hommes, deux elfes, un nain, et un magicien? Voilà ce que signifiait son regard. Parce qu'elle n'avait aucune idée de l'identité de ce Aragorn en question, ne l'avait jamais croisé ni entendu parler de lui sous autre nom que Grand Pas. Les discours, ou plutôt, les piques ont fusé lors de cette réunion secrète. Elle a tout écouté d'une oreille attentive, et les a tous regardé à l'aide d'un oeil vif mais discret. Mais Eärendil, bien qu'en silence, pestait déjà contre cette compagnie bien peu homogène. Une alliance avec les nains, après tout ce temps ? Les choses sont toujours les mêmes malgré les batailles où ils sont sortis vainqueurs et alliés. Les hommes peuvent aussi être de mauvais alliés, Isildur n'avait-il pas abandonné tout le monde pour garder l'anneau unique pour lui ? Comment un hobbit? peut-il se proclamer assez fort pour emmener l'anneau de pouvoir à la Montagne du Destin, et le détruire ?

" - Eärendil." La voix posée de Legolas se fait entendre, malgré la cascade d'eau qui coule à plusieurs mètres sous les pieds de la femelle elfe. " Je vous ai cherché... vous me semblez si distante, depuis la réunion."
" - Comment ne pas l'être, Legolas ?" La blonde sort sa main de sous sa robe elfique, la pose sur la rembarre de pierre qui empêche toutes personnes de tomber. Elle ne se retourne pas même pour voir son compagnon. " Votre père nous envoi sur la route du Mordor pour affronter le Seigneur des Ténèbres... en compagnie de nains, et de hobbits ? Je ne suis point sur que même la présence de l'héritier au trône du Gondor puisse nous aider." Elle est rude, sèche, mais Eärendil, tout comme Legolas, sait à quel point les choses vont être difficiles.

Legolas, ce vieil ami et compagnon de bataille, n'hésite pas à venir poser une main sur la forte épaule de cette femme qu'il respecte, tout autant qu'elle le respecte. La blonde tourne son visage vers lui, et ne peut s'empêcher de sourire très doucement, presque de façon invisible, lorsque l'elfe sourit bien plus fort. Dans ce silence, il se veut réconfortant. Dans ce silence, il veut lui montrer qu'il a confiance en son père, mais surtout en Gandalf après toutes ces années, toutes ces batailles. Eärendil comprend ce message, apporte sa main à son coeur pour lui faire comprendre, et décide de le suivre malgré tout.

En cette dernière nuit à Fondcombe, les membres de l'alliance autour de l'Anneau unique, vont pouvoir apprendre à se connaître. Se voir, et se parler pour la première fois. Ils élaboreront ensemble le plan pour les mener jusqu'à la Montagne du Destin. Lorsque les deux elfes entrent dans la pièce dédiée par Elerond, tous les autres membres de la communauté sont déjà présents. On sent encore la même tension présente lors de la réunion secrète. Personne ne se fait confiance ; entre Boromir qui n'accepte pas la présence d'Aragorn et qui le voit comme une menace pour sa famille, entre le nain qui fronce déjà ses sourcils en dévisageant les elfes, et entre ces quatre jeunes hobbits qui ne savent pas où ils ont mis les pieds. Une mission impossible. Gandalf va devoir les calmer une nouvelle fois.
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UNIVERS FÉTICHE : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
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Aranrùth

Aranrùth, dit la colère du roi.

Il lui semble que chaque génération le précédent s'est fourvoyée, souillant l'image de sa famille sans que nul ne puisse y remédier. Des décisions irréfléchies, des décès inexpliqués, des refus d'aider lorsque nécessaire. Les histoires surgissent de loin. Elles lui semblent vraies comme elles lui semblent faussent. Il garde pourtant en mémoire des parents normaux, aimants. Il n'a pourtant pas connu son père, élevé par sa mère. Il n'a jamais prétendu posséder quoique ce soit, n'a jamais jamais à revendiquer quoique ce soit. Il est comme un fantôme à l'identité incertaine.

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Vous jugez pertinent qu'il nous accompagne?

C'est la question de Boromir lorsque ses yeux se posent, de manière accusatrice, sur la silhouette d'Aranrùth. Si tant est qu'il s'agisse d’accusation et non de jalousie. Ce dernier redresse la tête, malheureusement habitué à lire le dédain dans les yeux d'autrui, lorsqu'on connait ses lointaines origines. Boromir est déjà peu enclin à devoir faire le voyage en compagnie d'Aragorn, en raison de ce lien qui les oppose, le voilà qu'il peste, non silencieusement, sur la présence du second homme. Dans sa voix, on y décèle un une once d’amertume et de confrontation.

Mon coeur est pur, qu'il se défend aussitôt, ignorant la main d'Aragorn qui se dresse pour lui intimer gentiment le silence, de ne pas répliquer aux provocations. Il n'est guère dans mes intentions de m'emparer de cette anneau.

Un peu plus tôt, il n'était pas celui qui observait le bijou avec convoitise, contrairement à Boromir, dont l’éclat de folie avait traverser le regard. Il est convaincu de la véracité de ses propos, Aranrùth. Il est convaincu que son allégeance se porte vers la lumière, non pas vers les ténèbres telles que le suppose le passé par les déviances de ses ancêtres. Il est pourtant ici, pour défendre cette cause et voir cette mission aboutir. Très peu de personnes peuvent réellement faire le rapprochement entre lui, et la chose qui reflète ses origines. Lui-même n'y croit pas, s'imaginant être un homme comme bien d'autres. Il s'est toujours senti différent, certes, mais plutôt à cause des peuples qui définissent ses directs parents. Elfe. Homme. Aranrùth sait dore et déjà qu'il appartient à la seconde cohorte à cause de ce lien particulier qu'il pourrait avoir avec l'anneau. Est-ce le choix du magicien de le garder éloigné de l'anneau le plus possible?

Tu sais qui s'est toi? qu'on peut entendre de la bouche d'un Hobbit s'adressant à un semblable.
Personne, répond aussitôt le concerné d'une voix définitive.

C'est un échange comme un autre, dans ces débats qui se veulent courtois, empreints de messes basses et de désapprobation. Chacun semblait fixé à l'idée de départ, lorsque la mission s'est concrétisée à la première rencontre. Sans doute est-ce à cause de cette étrange énergie qui s'anime autour d'eux, lorsqu'ils se regroupent, ou bien à causes des mœurs divergentes. Si tôt qu'une décision semble prise, si tôt qu'un jugement semble disparu, de nouvelles frictions s'immiscent. Les Hobbits semblent plutôt désemparés, quoique très optimistes.

Lorsque Aranrùth observe tour à tour les membres des deux expéditions, il remarque finalement les deux elfes, peu certain de les avoir vu entrer, était-ce avant ou après les nouvelles rivalités? Ces êtres sont silencieux et discrets. Comment pourrait-il être l'un d'eux? Il est très loin de ressembler à ce Legolas. Être semi elfe ne signifie pas que son sang ait absorbé ce gêne de manière efficace. Il n'était sans doute pas destiné à devenir l'un d'eux. Il est un homme des pieds à la tête, à l'exception d'oreilles camouflées. Il est vigoureux et généralement bruyant, autant dans ses soupirs que dans sa démarche. Il lui semble parfois déceler des détails qu'un homme perçoit difficilement, mais ce n'est pas fondé. Qui qu'il soit, il n'a jamais pris de décisions pour racheter quelconques actes passés. Il agit selon ses propres pensées et selon ses propres envies, essayant d'agir au mieux de ses propres convictions. Nul ne l'a obligé à participer, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Proche d'Aragorn, néanmoins, ce choix s'est avéré le bon. Et s'il souhaite taire son identité, c'est sa propre décision également.

Il était déjà à Fondcombe, lorsque les Hobbits et le magicien ont fait leur apparition. Ses oreilles attentives et son jugement, alimentés par une sensibilité dont il n'a pas forcément connaissance, l'ont poussé sur cette voie, assurément plus représentative que jamais de son avenir, de ce voyage vers la Montagne du Destin. Il était ici présent dans l'espoir que sa mère puisse recevoir des soins, mourante. Il s'est imaginé que le peuple de son défunt père saurait les aider.

Le bâton de Gandalf a cogné le sol pour intimer le silence et obtenir l'attention, dédiant ainsi la parole à quiconque souhaitant s'exprimer. Or, personne ne prend la parole, alors le magicien ajoute l'information, dont tous se doutaient, d'un second groupe pour assurer les arrières des réels protagonistes. Cette fois, il n'est plus question de querelles ou d'incertitudes, chacun des gens présents a donné son accord pour mener à bien cette longue aventure. Aranrùth sait déjà où est sa place. Un sourire de satisfaction naît sur les lèvres de Boromir quant au fait qu'il se trouve au premier plan.

Je serai plus que rassuré si tu étais celle qui couvrait mes arrières, assure Legolas à l'elfe qui l'accompagne.
Nous devrions partir en premier pour ouvrir la voie, s'exprime ouvertement l'homme, après une brève réflexion.

Il semble hésiter à poursuivre sur son idée, comme s'il n'était pas autorisé à prendre la parole dans un tel comité.

Ou du moins, alterner entre ouvrir la voie et la fermer, pour brouiller la piste aux ennemis qui pourraient surgir. Nous serions de tous les côtés pour servir de bouclier.


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Eärendil
Eärendil - l'amie de la mer. C'est le troisième nom que les elfes de la Forêt Noire lui ont octroyé. Celui sous lequel on la connaît aujourd'hui. Après la bataille pour récupérer Erebor, Mormegil -nommée par sa mère pour la deuxième fois, s'était destinée à servir les elfes pour les conduire jusqu'aux navires qui les emmèneraient à Valinor. Son nom d'aujourd'hui lui a été donné pour soulever les bienfaits de ses actions. Eärendil voulait s'éloigner le plus possible de Sauron replié au Nord, ne désirait plus voir les images des morts parmi lesquelles elle voyait toujours tomber hommes, nains et elfes.

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D'abord, Eärendil refuse d'aider Legolas lorsqu'il lui raconte la montée de Sauron et les dégâts qu'il propage à travers la Terre du Milieu à l'aide de ses troupes orques. Mais sous l'ordre de Thranduil, elle part avec Legolas pour rejoindre Elrond à Fondcombe lors de la création de la Communauté de l'Anneau.

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" - Mon coeur est pur. Il n'est guère dans mes intentions de m'emparer de cet anneau."

L'homme qui se défend attire tout de suite les regards des deux elfes. Si Legolas porte, sur cet héritier au passé lourd, un regard plus compréhensif, et compatissant, ce n'est pas de cette manière dont Eärendil use. Ses yeux vifs se posent sur lui, comme sur tout autre homme qui a jusqu'à présent, défendu son âme du désir de posséder l'anneau. Cette race qui n'a plus rien d'honorables depuis des siècles et des siècles à présent. Quand est-ce que leurs paroles, que leurs actes, ont perdu toutes valeurs ? La ville de Dale n'avait rien de valeureux, à l'époque où Smaug est mort. Juste un homme pour racheter les autres, c'est tout ce qu'il faut à un peuple pour se mettre sur la bonne voie. Mais les Hommes, ils ont déjà choisi la voix des ténèbres à maintes reprises. La seul peur que Eärendil ressent face à eux, c'est la peur d'être trahie. Une alliance entre les elfes et les hommes, aujourd'hui, pourrait sceller le destin de ces deux races. Aux yeux de la femelle elfe, rien ne pourrait être pire que de voir tomber les siens à cause de la faiblesse d'un homme. D'un autre. Après les anciens rois, après Isildur, ils n'ont plus droit à l'erreur.

" - Qui est-ce ?" Qu'elle demande, tout bas, dans un murmure que seul le fils de Thranduil peut entendre. Elle s'allie dans l'ombre aux hobbits qui ne connaissent pas les histoires de la Terre du Milieu. " De qui devons-nous nous méfier, en plus des nains, hobbits, du descendant d'Isildur, et de l'intendant au trône du Gondor ?"

Dans ses mots, dans sa façon de les prononcer en serrant les dents, on comprends bien que Eärendil n'est pas à l'aise avec cette communauté. Avec ce groupe de gens, qu'elle imagine bien assez égoïste pour se planter un couteau dans le dos. Tous ici peuvent tomber dans les griffes de Sauron, tous peuvent céder au pouvoir de l'anneau. Elle n'a confiance qu'en les siens -à défaut-, dans cette aventure.

" - Il n'est pas nécessaire d'être craintive à propos du futur roi..." Voilà une réponse simple, et courte de la part de Legolas. Il ajoute pourtant, toujours aussi discret pour que personne ne prête attention à ses mots. " Ni à propos de ceux qui lui sont proches. Vous n'aurez meilleur alliés que ceux d'Aragorn."

Des mots qui suffisent à la faire taire. Dans un regard long qu'ils échangent tous les deux. Le futur Roi du Gondor. Les Hommes pensent qu'une fois l'héritier au trône revenu sur ses Terres, l'histoire leur sera favorable. C'est une légende qu'on raconte au travers de la Terre du Milieu et que seuls les esseulés ne connaissent pas. La femelle elfe n'a pu faire autrement que détourner ses yeux bleus pour les poser sur Aragorn ; elle l'a regardé, pour la première fois, comme Gandalf, comme Legolas le regardent. Avec une once d'espoir dans les yeux. Tout le contraire de Boromir. L'homme dont le passé est incertain est regardé lui aussi, avec moins de hantise que la première fois. Il n'a pas la chance d'être autant important que Grand Pas, mais sa position près du futur roi lui donne la chance d'avoir le bénéfice du doute.

Le bâton magique de Gandalf claque le sol, c'est la détonation qu'il fallait pour amener le silence. Pour apporter toute la concentration du groupe sur ce qu'il va suivre. La séparation du groupe présent n'était pas évitable, Eärendil s'en doutait, et pourtant, son coeur saute un battement lorsqu'elle comprend qu'elle sera de ceux qui surveilleront les arrières des vrais protagonistes de cette histoire. Pas parce qu'elle aurait voulu être au centre de l'aventure, de ceux dont on parlera bien longtemps après cette ère. Eärendil se bat aux côtés de son peuple. Elle s'est battue aux côtés des autres races dans le temps, mais jamais seule. Elle voit s'envoler Legolas et se sent seule dès cet instant.

" - Nous devrions partir en premier pour ouvrir la voie." Tous les regards se tournent vers cet homme incertain ; par son passé et son intonation. " Ou du moins, alterner entre ouvrir la voie et la fermer, pour brouiller la piste aux ennemis qui pourraient surgir. Nous serions de tous les côtés pour servir de bouclier."
" - Un bouclier ! C'est exactement ce dont nous avons besoin !" Merry, le hobbit s'exclame avec un mélange de joie et d'ironie dans la voix. A cet instant, tout le monde se met à le regarder lui. Personne ne semble vouloir être au centre de l'attention car il se met à bafouiller dès cet instant. " Pour nous protéger... Aragorn et Aranrùth l'ont fait jusqu'à présent, mais..."
" - Le Mordor est loin. Nombreux ennemis seront sur notre route, pas vrai Gandalf ?" Frodon se hisse sur ses gros pieds qui lui permettent d'être bien plus discret que n'importe lequel des autres. Il tient l'anneau dans sa main, fermée comme s'il avait peur qu'il s'échappe. Le précieux ne doit pas disparaître. " Je me sentirais plus en sécurité, quoi que cela puisse être dérisoire face à ce qui nous attend, si deux guerriers de votre stature rôdent autour de nous."

Dans cette salle illuminée par le clair de lune si étincelant à Fondcombe, il n'y a que deux personnes qui ne partiront pas directement avec Frodon et l'Anneau de pouvoir. Eärendil dépose son regard sur le jeune hobbit aux cheveux foncé. Elle fronce ses sourcils, prête à prendre la parole mais s'en voit couper lorsqu'il reprend la parole.

" - Vous êtes Mormegil, dite l'épée noire." Il semble connaître l'histoire d'une elfe que les autres ne connaissent pas. Elle, est stupéfaite d'entendre ce nom à cette époque. " Vous faite partis des visages dessinés par mon oncle, Bilbo Saquet de la Comté. Vous aussi, vous avez aidé lors de la Bataille des cinqs armés. Alors vous avez vu ce que Sauron est capable de faire. Vous savez à quoi vous attendre, n'est-ce pas ?"
" - Vous auriez du nous dire, cher Gandalf, que votre hobbit était parenté avec notre bon vieux Bilbo..."

Un sourire se dessine aux coins des lèvres de la femelle elfe. Legolas lui-même ne peut s'empêcher d'agir de même en voyant, tout comme sa congénère, les souvenirs les envahir. Souvenirs certaines sombres et sanglants, d'une époque où ils ont combattus avec bravoure. Mais le nom de ce hobbit, Bilbo Saquet est connu à tous les coins de la Terre du Milieu. Pour pratiquement tous, comme étant un héro d'un ancien temps. Pour d'autres, un vieil ami qu'ils n'ont pas vu depuis près de cent ans maintenant. Elle attire l'attention mais ne bouge pas de sa place, aux côtés du prince de la Forêt Noire.

" - Appelez moi Eärendil, jeune Frodon. Le temps où je portais ce nom est révolu depuis longtemps maintenant. Et je ne pense pas que vous souhaitiez que Mormegil soit à vos côtés aujourd'hui. Car les choses de cette époque ne sont plus maintenant." Le jeune hobbit sourit malgré les mots glaçants. Dans cette épopée, il ne s'attendait certainement pas à rencontrer les personnages de La Grande Aventure, mais il se délecte du peu de bonnes choses qu'il possède encore. " Jamais je n'ai connu Sauron si fort. Il semble déjà être partout à la fois. Ce n'est pas seulement de bons guerriers, dont vous devez être entouré. Mais des personnes les plus fidèles que vous connaissiez, jeune Hobbit. Car l'Anneau de Pouvoir ne reculera devant rien pour rejoindre son maître. L'histoire nous a déjà montré à nombreuses reprises à quel point un être peu être faible face à son pouvoir."

Beaucoup des personnes de cette Compagnie sont pointés du doigt par ses mots. Que ce soit les héritiers d'un passé dont ils n'ont rien décidé, ou que ce soit les personnes qui seront directement touchées par la corruption de l'Anneau.

Mais Eärendil sourit à ses mots, parce qu'elle sait que d'autres peuvent être bons. Avoir le coeur pur. Le regard qu'elle jette à Aranrùth ne le désigne pas plus du doigt que les autres. D'un hochement de tête, elle lui montre son accord et son soutient. Parce que son roi, son prince lui indique de le faire. Parce qu'il est du bon côté, pour l'instant. Comme tous ceux qui sont présents. Soit. Je vous suivrais dans cette quête. Promesse silencieuse qu'elle n'a pas besoin d'énoncer.

Tout le monde se sent plus à l'aise, d'une certaine façon, en découvrant comment les choses vont se dérouler. Tout ce qui est énoncé n'est qu'un plan dessiné par Gandalf pour rejointe la Montagne du Destin, n'importe quoi, n'importe quand, n'importe qui pourrait tout détruire en une fraction de secondes. A l'aide d'une carte, le Magicien Gris dessine du bout de son doigt le trajet qu'ils vont prendre. Ainsi, Eärendil et Aranrùth enregistrent les endroits où ils devront passer. Personne n'a la carte dessiné, tout se fera de mémoire pour que personne ne puisse délivrer le secret par inadvertance, ou dans la mort.

C'est lorsqu'ils sont tous au courant de l'aventure et de ses gros détails, le silence qui s'impose en dit long sur ce que tout le monde pense. Sur ce que tout le monde ressent. Dès que l'aube sera là, la Communauté de l'Anneau partira pour son premier jour d'aventure. Legolas enlace chastement sa comparse pour lui souhaiter bon courage. La chance n'a rien à voir dans tout ça, il l'encourage, par ses gestes et ses mots et lui souhaite de revenir en vie, saine et sauve, de cette nouvelle péripétie. Eärendil, prise dans des mots où elle déclare souhaiter de nouveau combattre aux côtés du Prince lors de prochaines batailles, ne fait pas attention au Magicien Gris qui s'est dirigé vers Aranrùth.

" - Tenez, prenez ça !" Qu'il déclare, la voix plus basse, se penchant vers l'Homme en souhaitant que ses mots soient discrets aux oreilles des autres membres de la Compagnie. " J'espère que vous n'en aurez pas besoin, mon cher Aranrùth." Mais d'un clin d'oeil, Gandalf ironise sur ce fait en sachant bien que ce jour arrivera. Il donne à l'Homme une petite bourse contenant six billes de pierres, de deux couleurs bien distinctes. " L'argent, si un jour vous avez besoin d'aide. Il y aura toujours quelqu'un d'assez proche pour vous trouver. La noir..." La voix du vieil homme se coupe. Il hausse une épaule, comme si cherchait une excuse, ou des mots qu'il ne peut prononcer. " Vous userez de la noir uniquement pour nous prévenir d'un lourd danger. Vous m'avez bien compris ? Vous saurez de quel genre de danger je parle, mon ami. L'anneau ne doit être rattrapé par rien, ni personne."
" - Elrond a organisé la préparation de nos montures." Eärendil prononce ces mots, avec douceur lorsqu'elle arrive vers les deux hommes. " L'heure approche.. nous devrions partir."
" - Passez d'abord à l'armurerie." Clame Gandalf en bougeant vivement son bâton vers la voûte pour sortir de la pièce. " Les armes de vos compères, ma chère Eärendil, vous accompagnerons et aiderons jusqu'à la fin. Juste comme la dernière fois, n'est-ce pas ?"
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Aranrùth

Aranrùth, dit la colère du roi.

Il lui semble que chaque génération le précédent s'est fourvoyée, souillant l'image de sa famille sans que nul ne puisse y remédier. Des décisions irréfléchies, des décès inexpliqués, des refus d'aider lorsque nécessaire. Les histoires surgissent de loin. Elles lui semblent vraies comme elles lui semblent faussent. Il garde pourtant en mémoire des parents normaux, aimants. Il n'a pourtant pas connu son père, élevé par sa mère. Il n'a jamais prétendu posséder quoique ce soit, n'a jamais jamais à revendiquer quoique ce soit. Il est comme un fantôme à l'identité incertaine.

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L'enthousiasme du hobbit est si spontané qu'il en vient à douter : plaisante-t-il ou est-il vraiment motivé par l'idée? Malgré tout, ça fait sourire Aranrùth qui échappe un rire sincère, étouffé dans un soupir. Un réflexe à peine contrôlé, mais il se reprend aussitôt que son comparse Frodon, prend la parole. Les hobbits sont des êtres surprenants, petits, mais énergiques, paraissent candides, mais se dévoilent intelligents et intrépides.

Vous aussi, vous avez aidé lors de la Bataille des cinq armées. Alors vous avez vu ce que Sauron est capable de faire. [...]

Grâce à son oncle, ce Frodon semble détenir une encyclopédie en son for intérieur, relatant les histoires passées. Une source inestimable de savoir, pour un si petit être qui n'a pourtant jamais voyagé plus loin que la Comté. En dehors des histoires de son oncle, que sait-il exactement de la Bataille des cinq armées? Aranrùth n'y était pas non plus, pourtant, les échos des événements lui sont parvenus aux oreilles, malgré son « jeune âge. » Il ne pouvait en être autrement, puisque son père participait à cette bataille. Pour la première fois, un membre de sa famille prenait la bonne décision. Mais ce n'était pas un homme. C'était un elfe, un père qu'il n'a jamais vraiment connu, qui est tombé au combat. Et voilà que se tiennent dans cette pièce des combattants de cette époque, des survivants. Devrait-il ressentir un quelconque sentiment qu'à au fait que son père n'a pas survécu, contrairement à eux? Autant, les gens ressentent le besoin de l'éviter en posant les yeux sur lui, autant personne ne prend connaissance de son sang elfique, comme si la part de bonté qui l'abritait devait s'éteindre avec son père qui a vécu avec les siens. Mon coeur est pur, se répète-t-il souvent. Effectivement, aux yeux des autres, il est un homme, mais les années ne craquellent ni ne plissent sa peau à vue d'oeil. D'un premier coup d'oeil, on lui donnerait une trentaine d'années, voire une quarantaine d'années. Pourtant, n'est-il pas plus âgé que son cher ami Aragorn? Il échange d'ailleurs un sourire discret avec ce dernier, puisque Aranrùth n'émet aucun commentaire quant à ses connaissances sur le sujet, feignant écouter cette histoire pour la première fois. Je suis un homme, pas un semi homme bravant trop longtemps les années.

― [...]Ce n'est pas seulement de bons guerriers, dont vous devez être entouré. Mais des personnes les plus fidèles que vous connaissiez, jeune Hobbit. Car l'Anneau de Pouvoir ne reculera devant rien pour rejoindre son maître.[...]

Seul moment où, après le discours, son regard croise celui de l'elfe. Elle semble lui donner son accord, quant à sa présence parmi eux. Avait-il seulement besoin de son accord? Dès le moment où il s'est porté volontaire pour cette campagne, il n'était plus question de rompre son serment. Cet accord silencieux qu'elle lui donne, le laisse pourtant longtemps perplexe. Sans ce regard, jamais elle ne serait habilement entrée dans son âme pour y implanter les mots précédemment énoncés : car l'Anneau de Pouvoir ne reculera devant rien pour rejoindre son maître. Son coeur est certes pur, mais pourrait-il être corrompu par des forces qui le dépassent de loin?

Tout est dit, tout est expliqué. Leurs positions, la carte invisible imprimée dans leurs esprits. Même dans le silence où chacun se souhaite, sans mot, bonne chance, ils se comprennent. Oui, ils se comprennent sans doute pour la première fois - et peut-être la dernière fois -, jusqu'à ce que l'un d'eux cède et tente de dérober l'anneau. Il préfère ne pas s'imaginer se réveiller dans la nuit, rompre les kilomètres le séparant de Frodon pour entendre les suppliques du précieux collé à son oreille. L'imaginer serait lui donner l'envie de s'exécuter. Pire, comment peut-il savoir que cette anneau le supplierait, lui? Les battements de son coeur, dans sa cage thoracique, augmentent à mesure qu'il voit Frodon s'éloigner. Bien heureusement, l'intervention du magicien le ramène à la réalité. Les billes sont un rappel du danger à venir. Il est conscient que les enjeux sont terribles, mortels.

― [...]Vous userez de la noir uniquement pour nous prévenir d'un lourd danger [...], lui énonce Gandalf.

Et ce lourd danger, viendra-t-il du mal qui rôde ou de lui-même? Aranrùth semble silencieusement poser la question au magicien, mais ce dernier se contente de l'observer sans répondre à sa demande invisible, comme s'il pouvait trouver la réponse au plus profond de lui. Il a déjà du mal à se trouver lui-même, alors une réponse énigmatique...

L'homme se retrouve finalement seul avec l'elfe, observant le magicien s'éloigner.  

Vous n'êtes pas rassurée de me savoir témoin de ce fardeau? qu'il demande en premier à la femme elfe. Pour être honnête, je ne m'étais jamais senti aussi petit sous... un tel regard. Vous avez un regard lourd.

De toute évidence, ce n'était pas le terme qu'il voulait emprunter. Il était sur le point de dire : je ne m'étais jamais senti aussi petit sous le regard d'une femme. Lui aurait-on reprocher de parler d'elle en tant que femme? Aurait-elle était offusquée qu'il la catégorise au statut d'elfe? Voilà qui soulève bien des questions. Les êtres qui l'entourent ne sont pas tous en quête d'identité, déchirés entre l'homme physique qu'on entrevoit et l'homme intérieur qui disparaît. Par ailleurs, sa question peu sembler brusque, puisqu'elle vient de la bouche d'un homme, mais elle est particulièrement douce, sans méchanceté. Juste de la curiosité.

Car si je ne m'abuse, il m'est apparu que vous m'aviez donné votre accord pour participer à ce voyage, précise-t-il néanmoins en prolongeant les mots comme s'il tâtait le terrain, mais qu'il énonçait malgré tout ses pensées.

Malgré qu'il soit un homme particulièrement nébuleux, Aranrùth se révèle également être un homme franc et honnête dès l'instant où il prend la parole. Il se sentait petit, dans cette salle, lorsqu'elle coulait sur lui un jugement primaire, comme s'il était dans ses gènes de se méfier de lui, non pas à cause de ses actions, mais bien à cause de sa nature. Jamais, ou presque, durant la rencontre, il n'a tourné un visage dans sa direction pour la questionner du regard. Il a seulement reçu un accord visuel. Pourtant, il subissait les avertissements de ses iris à la manière d'Anar à son zénith. Il l'apercevait facilement du coin de l'oeil. Les elfes ont une manière bien à eux de détester les hommes, comme si les hommes n'avaient pas à se sentir offenser de leur dédain, pourtant si flagrant. Heureusement, une poignée d'elfes ne sont ni condescendants ni hors d'atteinte. Legolas en est la preuve, après tout. Et son père, pour avoir aimé pour seule femme sa mère jusqu'à sa mort, même s'il vivait loin.

Nous nous apprêtons à faire un long voyage, dit-il. J'aimerais voir ma mère, avant le départ.

Cette femme actuellement aux bons soins des guérisseurs. Peut-être, préfère-t-il ne pas imaginer le pire, qu'elle mourra avant son retour. Elle est désormais la dernière femme accrochée à son présent, si on ne tient pas compte de l'humaine qu'il a un jour aimé, qui a préféré partir voyant qu'il ne vieillissait pas comme elle. Depuis ce jour, il espère que le temps opère, lui prouvant combien il est homme. Car beaucoup de femmes préfèrent ne pas savoir que l'être aimé vivra après elles, en aimera une autre.

Vous devriez en profiter pour saluer votre vieil ami, ne sachant quand vous reviendrez, ajoute-t-il, faisant référence à ce Bilbo, mentionné dans la conversation ; savait-elle seulement qu'il était à Fondcombe? Cependant, j'ignore où se trouve l'armurerie, avoue-t-il, fronçant légèrement ses sourcils foncés.

Mormegil, dite l'épée noire. Qui l'accompagnera réellement, dans cette aventure? Celle qui a autrefois combattu ou celle qu'elle est devenue par la suite? Cette conversation s'est avérée constructive, finalement.


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Eärendil
Eärendil - l'amie de la mer. C'est le troisième nom que les elfes de la Forêt Noire lui ont octroyé. Celui sous lequel on la connaît aujourd'hui. Après la bataille pour récupérer Erebor, Mormegil -nommée par sa mère pour la deuxième fois, s'était destinée à servir les elfes pour les conduire jusqu'aux navires qui les emmèneraient à Valinor. Son nom d'aujourd'hui lui a été donné pour soulever les bienfaits de ses actions. Eärendil voulait s'éloigner le plus possible de Sauron replié au Nord, ne désirait plus voir les images des morts parmi lesquelles elle voyait toujours tomber hommes, nains et elfes.

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D'abord, Eärendil refuse d'aider Legolas lorsqu'il lui raconte la montée de Sauron et les dégâts qu'il propage à travers la Terre du Milieu à l'aide de ses troupes orques. Mais sous l'ordre de Thranduil, elle part avec Legolas pour rejoindre Elrond à Fondcombe lors de la création de la Communauté de l'Anneau.

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" - Vous n'êtes pas rassurée de me savoir témoin de ce fardeau? Pour être honnête, je ne m'étais jamais senti aussi petit sous... un tel regard. Vous avez un regard lourd." Eärendil s'était contenté de plisser doucement les sourcils face à sa question. Elle n'a pas répondu, s'est contentée de redresser son visage pour montrer qu'elle est intéressée par ce qu'il dit. " Car si je ne m'abuse, il m'est apparu que vous m'aviez donné votre accord pour participer à ce voyage."
" - Sauron et l'Anneau ne sont pas les seuls fardeaux des Hommes." La femme parle sans avoir l'air d'être touchée par les mots d'Aranrùth, pourtant, elle pose le même regard sur lui présentement que celui qu'elle portait plus tôt : celui dont il a évoqué le poids. " Je ne doute pas plus de vous que de quiconque. J'espère que vous saurez où est votre place."

Par ces mots elle ne le remet pas en doute, Eärendil n'a pas donné son accord pour qu'il fasse partie de cette quête. Elle s'est dévouée, par une révérence certes discrète, à suivre le plan énoncé par l'ami du Futur roi. Il n'est pas coutume pour ces races de vivres ensemble, pourtant, mainte fois dans l'histoire ils ont montré qu'une alliance pouvait naître et fonctionner.

" - Je vous offrais simplement mon soutien... après tout, n'êtes-vous pas le bras droit de l'héritier du Gondor ?" Elle sourit, cette fois, comme si les mots de Legolas avaient réellement atteint son coeur. L'espoir d'un monde meilleur est tout ce qu'il faut à cette elfe pour avoir la volonté de combattre aux côtés de certain qu'elle n'aurait jamais côtoyé. " Vous avez raison, partir en amont ne fera que renforcer la Communauté. Leur ouvrir la voie ne peut qu'être bénéfique. Frodon a besoin de toute l'aide qu'il pourra recevoir. C'est un hobbit mais..." Elle marque une pause, courte, parce qu'elle éprouve beaucoup de respect pour cette race depuis sa rencontre avec Bilbo Saquet, pourtant, elle ne peut pas s'arrêter là. " ce n'est qu'un Hobbit."

Heureusement pour cet homme, Eärendil sait comment se comporter face à quelqu'un qui ne comprend pas sa façon d'agir ou de s'exprimer : avec toutes ces années passées uniquement auprès des siens, l'elfe se doute qu'elle a oublié comment interagir avec les autres. Alors elle se contente de plier l'échine et de s'adapter -de s'ouvrir pour pouvoir mettre ses convictions de côtés. Si Sauron n'avait pas été si puissant, aujourd'hui en Terre du Milieu, nul doute qu'elle n'aurait pas prit part à quelconque combat. Eärendil est là pour que plus jamais le Seigneur des Ténèbres n'envoi son ombre sur la Terre du Milieu. Cette quête, c'est sa façon de passer à autre chose. De conclure sa vie en Terre du Milieu ; peut-être que par la suite, si elle est toujours en vie, elle pourra partir définitivement pour Valinor.

Elle paraît bien plus enjouée lorsqu'il lui énonce la présence de Bilbo, comme si elle n'avait pas fait attention aux maux de cette mère qu'elle ne connaît pas. Elle n'a pas la même vision de la mort que les Hommes ; son paradis, sa résurrection font qu'elle ne parvient pas à être blessée du sort de quelqu'un qu'elle ne connait pas. Pourtant, Eärendil reste compatissante car elle cache son sourire derrière un masque à la seconde où elle en prend conscience. D'un pas elle s'écarte pour lui laisser le chemin libre.

" - Rejoignez votre mère." D'un signe de main elle lui ouvre la voie. " Vous trouverez l'armurerie près de l'arbre rose, près de la cascade. Vous la verrez de l'infirmerie."

L'elfe passe à la suite de l'Homme parce qu'il est en peine, parce que son respect la pousse à accompagner ses prières pour ce fils qui abandonne sa mère pour partir au combat. Elle ne repose pas ses yeux sur lui lorsqu'ils se séparent et qu'elle prend la direction de la pièce où trône la lame brisée de Narsil ; quelque chose lui dit que c'est dans cet endroit qu'elle trouvera le Hobbit.

Son instinct fut bon parce qu'elle y trouva un Bilbo Saquet rattrapé par l'âge et affaiblis par la vieillesse. Ses cheveux en bataille, d'un blanc aussi éclatant que l'Arkenstone qu'il a un jour tenu dans sa main. Lui n'a aucun mal à reconnaître l'elfe qui n'a pas changé depuis leur rencontre, et il lui fond dans les bras comme s'il retrouvait un vieil ami. Compagnon de bataille est le plus juste titre, mais les souvenirs et la mort qui approche lui font ressentir les émotions plus ardemment. Il aurait couru bien plus fort au cou de Thorin II Ecu-de-Chênes s'il avait été le nain à entrer par l'arche blanche. Il n'aura que dire, Eärendil décèle une pointe de bonheur dans ses yeux qui montre que le vieil homme, malgré la peur des Ténèbres et des batailles à venir, est bien heureux de recroiser les gens qui l'ont accompagné pendant sa Grande Aventure. Legolas est passé juste avant, tout comme la lame brisée de Narsil, il n'est plus. Parti se préparer pour son voyage du lendemain pour l'un, partie à la forge pour être forgée de nouveau de la part d'Elrond pour Aragorn pour l'autre.

" - Vous voir me donne l'impression que des siècles ont passé, alors que je ne le ressens que comme quelques battements de cils. Vous m'en voyez navrée, Bilbo." Elle parle à coeur ouvert tout en quittant cet endroit rempli de souvenirs, en direction de l'armurerie. Le Hobbit est vieux, mais grâce à une canne, il peut encore se déplacer ; l'anneau lui a été retiré assez tôt pour qu'il garde complètement ses forces de vieillard. La fin est proche, quand elle le voit. " Mais il fait bon de vous revoir. Bon de savoir que l'Anneau de Pouvoir est dans les mains de votre neveu. Espérons que votre sagesse et vos bonnes actions puissent être un guise pour Frodon."

Malgré ces choses qu'ils ont vécu, elle est heureuse de constater de ses yeux que les plus chanceux ont pu reprendre une vie paisible et bonne, celle qui leur était due. Elle, pourtant, n'en a pas eu cette chance. C'est comme si une part de sa personne était restée bloquée dans les horreurs de cette époque. Aider son peuple à parvenir à Valinor était sa porte de sortie. Eärendil est parvenue à redresser la tête, parce qu'en étant jeune elfe, elle sait que sa vie est encore longue. Aider les siens lui a permis de s'aider elle-même à passer outre cette bataille. L'elfe s'était simplement imaginer qu'elle naviguerait sur l'eau sainte de Valinor jusqu'à y amener le dernier elfe de la Terre du Milieu. Elle n'a jamais réfléchis à ce qui pourrait advenir d'elle après, jamais Eärendil n'a pensé à ce qui pourrait arriver après.

" - [...] Frodon est un bon Hobbit... un bien meilleur Hobbit que bon nombre de Hobbit que je connais."

Le vieil homme soupire lorsque leur chemin doivent se séparer, mais aussi parce qu'il semble anéantis d'un poids sur ses épaules. Eärendil n'a pas la moindre idée que Bilbo était l'ancien porteur de l'Anneau Unique, elle ne peut imaginer les tourments qui le traversent. Soupire-t-il soulagé d'être enfin libre ? Ou bien parce qu'il ressent le manque, déjà intense, du pouvoir de l'Anneau ? Nul ne pourrait le dire, mais l'elfe ne s'attarde pas à ça. Elle entre à l'intérieur de l'armurerie lorsque le Hobbit disparaît plus loin, certainement pour se rendre une dernière fois auprès de son neveu, ou pour se reculer dans ses appartements d'invités d'Elrond. L'elfe voit que des armes ont déjà préparées pour eux, que leurs montures sont prêtes sous la fenêtre sans vitre de l'armurerie. Des chevaux prêts à la guerre, avec leurs propres armures. Elle perçoit tout de suite ce qui lui est destiné.

Un arc fait en bois noir d'un if, une corde tissée à l'aide de cheveux d'elfes. Elle a déjà eu cette arme dans la main, il y a fort longtemps. Eärendil n'aurait pu rêvé mieux pour repartir sur les terres noires. Elle le touche du bout des doigts, ne pouvant s'empêcher de penser à l'elfe qui a donné ses cheveux pour cet arc. Les flèches sont fines et légères, dans le carquois aux couleurs des terres de Thranduil. Une épée, longue, à la lame tranchante et parfaite parce qu'elle a été forgée par les elfes. Un poignard dont elle s'empare pour couper une mèche de cheveux à l'arrière de sa tête sous son épaisseur blonde ; elle la dépose comme une offrande pour la confection d'arme -si elle devait périr lors de cette quête, Eärendil espère que sa force accompagnera un autre guerrier.

Il ne reste plus que les armes d'une personne lorsqu'elle-même s'échappe de l'armurerie par la fenêtre pour arriver près des montures. C'est là qu'ils attendront Aranrùth pour partir. L'étalon qu'elle monte est le sien, celui dont elle use constamment et qu'il ne lui a pas fait défaut cette dernière décennie. Alors elle a confiance lorsqu'elle monde dessus, Eärendil ; confiance en son animal mais ni en les hommes, ni en la quête qui s'annonce devant eux. Lorsque le proche du Futur Roi s'approche, ils sont fins prêts à partir, rênes en mains, droit vers un futur catastrophique sans intervention humanoïde.

" - Ces moments ressemblent toujours à des adieux..." Eärendil soupire cette phrase lorsque l'Homme se hisse à sa hauteur, sur son propre destrier. Elle se veut compatissante mais ne questionne rien ; les elfes ne partagent pas ce genre de choses en général. " Nos prières nous joindrons tout le long de cette quête. Souhaitons être nombreux à rentrer chez nous."

Les membres de cette compagnie tampon font leur adieux, mais les derniers d'Eärendil étaient pour Aranrùth, avant qu'elle n'indique à son étalon d'avancer. Tous se mettent en route vers la première destination où devra passer la Communauté et ses 9 membres : le chemin à travers les montagnes vers Blädden. C'est là que prévois de passer Gandalf en premier, si les plans ne sont pas changés à cause de diverses péripéties. Là qu'eux devront se rendre d'abord pour vérifier le chemin.
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Aranrùth

Aranrùth, dit la colère du roi.

Il lui semble que chaque génération le précédent s'est fourvoyée, souillant l'image de sa famille sans que nul ne puisse y remédier. Des décisions irréfléchies, des décès inexpliqués, des refus d'aider lorsque nécessaire. Les histoires surgissent de loin. Elles lui semblent vraies comme elles lui semblent faussent. Il garde pourtant en mémoire des parents normaux, aimants. Il n'a pourtant pas connu son père, élevé par sa mère. Il n'a jamais prétendu posséder quoique ce soit, n'a jamais jamais à revendiquer quoique ce soit. Il est comme un fantôme à l'identité incertaine.

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Je vous offrais simplement mon soutien... après tout, n'êtes-vous pas le bras droit de l'héritier du Gondor?
Ami, je dirais plutôt ami, qu'il corrige la femme. Je l'épaulerai jusqu'au bout.

Ce n'est qu'un Hobbit. Il n'aurait pu mieux dire. Aranrùth tourne la tête par l'ouverture où, voilà quelques minutes, Frodon a disparu. Ce n'est qu'un Hobbit, mais un Hobbit perspicace et courageux. Il ne possède pas la force d'un homme pour encaisser les attaques, mais sans doute a-t-il des capacités cachées qui font de lui l'être tout désigné pour cette mission. Dit-on des Hobbits qu'ils sont résistants. Certains prétendent même qu'ils ont l'agilité d'un elfe, à l'occasion. Aranrùth aura l'occasion de constater tout cela de ses yeux durant cette expédition. Seul un idiot prétendrait qu'ils ne seront pas attaqués. Cette quête est périlleuse. Ils n'en reviendront possiblement pas. Aranrùth ne fait pas partie de ces hommes qui craignent la mort, bien au contraire. Il acceptera le moment venu.

Il est convenu d'un point de rencontre avant qu'ils ne se séparent. L'homme rejoint le chevet de sa mère qui semble presque paisible dans ce lit blanc aux allures féeriques. Elle ne pouvait espérer meilleur endroit pour mourir en paix. Aranrùth n'aurait pas eu l'esprit tranquille que sa mère soit seule dans leur habitation familiale pour pousser son dernier souffle. Pour une femme, elle est robuste. Elle aura vécu de longues années, avant et après la mort de son époux. Sur son visage, on lit la vieillesse, l'histoire. Parfois, Aranrùth se demande si elle se souvient de lui. Il ne sait pas d'où lui vient ce secret de longévité, et il ne souhaite pas le savoir non plus. Au moins, elle partira l'esprit tranquille désormais.

Je ne serai plus de ce monde, lorsque tu reviendras, mon fils.

Elle a mis tout l'effort du monde à prononcer ces mots. Une voix fatiguée par le temps et l'émotion. L'homme prend sa main ridée entre les siennes dans l'espoir de lui apporter du réconfort, mais elle est naturellement forte. Son secret de vie ne doit pas résider bien loin. Elle tenait le coup pour voir son fils grandir même s'il ne vieillissait pas physiquement, contrairement à elle. Pour cette femme, Aranrùth est le même depuis une centaine d'années. Elle aura eu le mérite de dépasser ce chiffre.

Ne laisse jamais les ténèbres envahir ton coeur.

Elle trouve le moyen de le mettre en garde. Il n'arrive pas à verser une larme, malgré les tristes circonstances. Il tient sa main avec amour, mais ne parvient pas à éprouver la peine qu'il devrait exprimer. Cette femme est sa famille, mais il a conscience qu'elle a vécu chaque seconde qui était possible de vivre, qu'elle part désormais sans regret. Sauf peut-être le regret de n'avoir passé plus de temps auprès de l’elfe qu'elle aimait.

C'est un conseil judicieux, murmure posément une voix.

L'homme tourne le visage en direction de l'elfe qui s'est faufilé dans cette pièce sans qu'il ne l'entende. Cette voix est si calme qu'il ne sursaute pas, malgré un battement de coeur plus rapide. Elrond se déplace près du lit où la femme a déjà fermé les yeux sous l'effort de s'adresser à son enfant. Rare sont les semi elfes, et Elrond a toujours posé un oeil attentif sur Aranrùth sans jamais lui souffler de décision à l'oreille quant à son avenir. Ce genre de choix n'appartient qu'à lui. L'homme se redresse et embrasse une dernière fois le front de sa mère. Ensuite de quoi, il fait face au maître des lieux. Il ne pleure pas, mais par le simple fait de ne vouloir faire la discussion, on comprend l'émotion de peine qui l'abrite. Les deux individus se contentent d'un signe de tête en guise d'au revoir. Elrond reste dans la pièce tandis que Aranrùth part embrasser son destin.

Après une halte à l'armurerie, qu'il a facilement trouvé, il rejoint la femme.

Ces moments ressemblent toujours à des adieux...
Certaines fois, ce sont des adieux, qu'il concède, grimpant d'un mouvement lourd, mais précis, sur la monture qui l'attendait.

Il ne cherche pas à paraître pessimiste, seulement honnête. Son faciès exprime un sourire sans qu'il n'étire les lèvres. Dans certaines occasions, on pourrait lui découvrir un tempérament elfique plus que humain. Ses yeux s'attardent longuement sur l'elfe qui fera le long voyage en sa compagnie. Souhaitons être nombreux à rentrer chez nous. Après une courte réflexion, une moue mitigée déforme les traits de l'homme. Dans un haussement d'épaules, il répond seulement :

Même si je ne devais pas revenir...

Sa phrase reste en suspend, comme s'il laissait entendre bien de choses. Non, il n'a pas l'intention de se laisser mourir. Pas avant son heure en tout cas. Chose qui arrivera forcément. Mais revenir ici n'est pas non plus une priorité. S'il devait s'établir ailleurs, il s'en trouverait tout autant comblé. Cette quête ne lui occasionne aucun inconfort quant à la perte de son foyer. Sa mère ne sera bientôt plus de ce monde. Aussi bien dire qu'il est désormais entièrement dévoué à cette cause, peut-être plus qu'un autre.

Ils n'ont pas chercher à faire davantage la discussion. Trotter et galoper avec les montures étaient amplement suffisant. Ils ont parcouru une longue distance, où lui-même ouvrait l'oeil, s'éloignait pour regarder l'horizon ou tendre l'oreille. Par cette protection, ils ne doivent pas seulement penser à eux, mais également à l'autre groupe qui cheminera dans leur sillage.

Les bêtes sont les premières à réclamer du repos, après avoir parcouru quelques sentiers abruptes et traverser une longue distance. Elles sont robustes, mais ne sont pas inépuisables. Pour l'instant, aucun signe alarmant, aucune présence maléfique. Du moins, rien qui ne soit visible et tangible. L'anneau ne sera jamais en sûreté. Aranrùth observe les environs avec attention, une fois descendu de la monture.

C'est beaucoup trop calme. On est sûrement surveillés.

Il n'aime pas ce sentiment d'être observé. Il aurait préféré être attaqué. Qu'on les surveille lui donne l'impression que l'ennemi est bien trop intelligent. Et si l'ennemi est intelligent, ce n'est bon pour personne. Il n'arrive pas à trouver le bon moment pour s'asseoir, se contentant de marcher là où ils se sont arrêtés, toujours à guetter les alentours.

C'était comment, à la Bataille?

N'a-t-elle pas laissé entendre qu'elle s'y trouvait? Lui, n'y était pas. La première attaque du signe avant-coureur que tout ceci allait un jour resurgir. Mais nul n'avait conscience, à l'époque, de tous les éléments de cet éminent drame. Frodon détient entre ses doigts l'objet qui pourrait décimer toutes races et toutes choses. Enfin, il trouve l'énergie de s'arrêter de bouger, puis de s'approcher de l'elfe. Ils le seront, si quelque chose cloche. Il ne doute ni de sa propre réactivité, ni de la sienne. Elle a combattu dans la Bataille des cinq armées. Une petite voix dans sa tête lui dit que Legolas est celui ayant mentionné qu'il connaissait bien Aragorn.


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D'abord, Eärendil refuse d'aider Legolas lorsqu'il lui raconte la montée de Sauron et les dégâts qu'il propage à travers la Terre du Milieu à l'aide de ses troupes orques. Mais sous l'ordre de Thranduil, elle part avec Legolas pour rejoindre Elrond à Fondcombe lors de la création de la Communauté de l'Anneau.

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Les montures ont besoin de s'arrêter bien plus vite que les humanoïdes, après tout, c'est eux qui font le plus d'effort. Les gens, de toutes races, mortels ou immortels, seront fatigués après la route, après un combat, après une course ou après une bonne journée de travail. Mais aux animaux, on en demande toujours beaucoup. Une fois descendu de sa monture, Eärendil caresse la peau de l'animal : de son museau jusqu'à la fin de sa croupe. Elle masse l'animal du bout des doigts pour lui faire ressentir les premiers frissons qui vont directement lancer le rechargement des batteries de l'animal. Pendant que les autres surveillent, pendant qu'ils délaissent leur monture pour s'afférer à être productif lors de cet arrêt, l'elfe femelle a prit le temps de se pencher pour masser les tendons des pattes de l'animal. Là encore, certain peuvent croire qu'elle perd du temps, mais Eärendil et sa monture finiront par aller plus vite et plus loin, à la fin de cette histoire, que les autres cavaliers.

" - C'est beaucoup trop calme. On est sûrement surveillés." Aranrùth parle, et elle détourne sa voie de l'étalon à l'entente de sa voix.
" - L'ennemi a toujours un oeil sur nous." Clame un elf, discret depuis le début du voyage, lorsqu'il s'assoit sur un cailloux en sortant une petite bouchée de lembas : le pain des elfes qui nourrit un homme avec une petite quantité. " Nous devrions être plus effrayé de ne voir aucun ennemi, que face à ces derniers."

Eärendil est à moitié d'accord avec son compère, mais elle ne relève pas ses mots. Le silence, la solitude, surtout dans une quête, peuvent aussi être un des seuls moments de répits. Un ennemi face à vous peut être bien plus dangereux encore que celui invisible. Ils vont d'ailleurs en faire les frais très bientôt.

Les Hommes, les Elfes et les Nains présents surveillent les alentours. Certain bougent, certain sont en train de se préparer pour quelques minutes de sommeil avant que le soleil ne fasse réellement son apparition dans le ciel. Deux personnes sont allés chercher du petit bois, et c'est Eärendil qui l'allume. Quand le feu crépite et que la fumée se lève assez haut dans le ciel, on vient se plaindre : donner notre position à l'ennemi est une mauvaise idée. Mais les deux elfes, et l'homme, ont tous les trois regardé celui à se plaindre, prêt à rétorquer.

" - Que l'ennemi vienne à nous... au moins, il ne sera pas après le véritable porteur de l'Anneau."

Elle a parlé, sans prononcer le nom de Frodon. Son regard s'est tout de suite dirigé vers Aranrùth, toujours en train de faire les cents pas sans savoir où se mettre. Ils n'étaient que tous les deux, avec le reste de la Communauté de l'Anneau, lors de la réunion. Ceux qui sont à leur côté aujourd'hui n'ont pas tous connaissance des Hobbits : n'était-ce pas le but premier de Gandalf ? Moins il y aura de personnes connaissant le porteur, meilleure sera la quête. Et ce secret n'est pas un fardeau, même en le partageant avec cet Homme si proche d'Aragorn, Futur roi du Gondor.

" - C'était comment, à la Bataille?" Eärendil ne confond pas sa voix avec celle d'un autre ; elle sait qu'Aranrùth s'adresse à elle : par cette question et cette voix distincte des autres.
" - Tout dépend de quelle partie de l'histoire vous parlez." Qu'elle répond sans se tourner vers lui, l'Homme s'approche, elle le voit du bord de sa pupille, le sent se déplacer jusqu'à elle. Mais Eärendil reste ses yeux fixés sur le feu, sans bouger ne serait-ce qu'un cil. " Celle où l'aventure était une quête palpitante, et enivrante." Sa quête à elle a commencé lorsque les nains et le Hobbit ont quitté la Forêt Noire. Aux côtés de Legolas, ils sont partis aider à vaincre un démon plus commun. " Ou celle qui démontre, comme toutes les histoires, qu'il ne faut jamais prendre le triomphe pour acquis."

Dans le feu qu'elle voit, à mesure de ses paroles, l'elfe voit d'abord le dragon Smaug crachant son feu, puis l'oeil rouge de la tour de Sauron au Mordor. C'est cette image qu'elle veut se faire de la bataille aujourd'hui ; les orques de l'époque ont été commandé par Sauron uniquement pour lancer son emprise sur la Terre du Milieu. Ils l'ont repoussé à cette époque, mais ce n'était qu'au loin vers le Nord. Si elle avait su à ce moment que les choses prendraient un tel tournant, peut-être qu'elle n'aurait pas simplement ramené Bilbo à la comté. Son destin aurait surement été tout autre.

" - Le monstre que les nains sont jadis venus chasser n'avait rien à voir avec le mal contre lequel nous allons nous battre. Il était différent, mais peut-être aussi puissant." Elle revoit la bête s'envoler au dessus de la ville, elle la revoit tomber après que l'unique flèche soit passé par le trou dans sa carapace d'épaisses écailles. " Tout du moins, un allié que Sauron aurait aimé avoir de son côté pour la bataille. Soyez heureux de ne plus jamais pouvoir contempler la Désolation de Smaug, Aranrùth." Ce n'est qu'à cet instant qu'elle détourne ses yeux clairs du feu pour les poser sur le visage de l'Homme à ses côtés. " Le reste de la bataille, l'alliance des Elfes, des Nains et des Hommes, contre les troupes des orques ne peuvent être que peintes que comme toutes les autres batailles. Les corps de nos alliés jonchant le sol parmi ceux de nos ennemis." La femme elfe prend une légère pause dans ses mots, mais reprend la parole après un doux sourire qui contraste avec ses mots. " Nous aurons tous exactement les mêmes images à peindre une fois que l'anneau de pouvoir aura été détruit."

Elle allait prononcer d'autres mots mais on la coupe, lorsqu'au loin, à une cinquantaine de mètres, un homme du groupe se met à hurler pour annoncer aux autres sa trouvaille. Des oeufs frais, qu'il paraît ! Plein ! Alors il en ramène, et lorsque tous sont là, ils sont prêts à les manger. De loin, au début Eärendil ne s'en préoccupe pas, elle sent l'odeur des oeufs en train de cuir sur une plaque de métal. Qu'ils se fassent un festin maintenant ! D'ici une heure, ils seront de nouveaux sur la route pour partir. Ils sont au milieu du plateau de Blädden, des pierres à pertes de vue sur un horizon de plaine sans fin. Pas un ruisseau que l'on peut entendre, même avec des oreilles d'elfe. L'eau passe si profondément dans le sol, entre et sous ces grosses pierres, qu'ils ne pourraient y parvenir. Puis, alors qu'elle est toujours prêt d'Aranrùth -toute fois à son tour assise-, on lui fait passer un oeuf pour voir la coquille. La lumière du jour n'est pas encore très présente ; l'aube approche, mais c'est le feu qui lui permet de voir les couleurs et traits sur l'oeuf. Ses sourcils se froncent lorsqu'elle reconnaît les différences de cette espèce qui n'a rien à faire ici. En continuant vers l'Est, ils finiront par arriver chez elle : la Forêt Noire. Mais c'est vers le sud, une fois les montagnes passées, qu'ils devront partir. Cette espèce n'a rien à faire ici.

" - Des crebains..." Qu'elle souffle. Le nom de la cornelle attire tout de suite un autre elfe.
" - Ils n'ont rien à faire ici... ils ne s'approchent jamais de nos terres." Dit-il en parlant de la Forêt Noire : jamais ils n'en ont vu ici, ou bien même à Fondcombe.
" - Ils peuplent les terres Enedwaith et la Forêt de Fangorn."
" - Ils n'ont absolument rien à faire ici."
" - Le Pays de Dun ?" Demande un Homme qui s'est intéressé à leurs morts. " Qu'est-ce un animal de mauvais présage du Pays de Dun viendrait faire si proche de Fondcombe."
" - J'en ai un adulte !"

Un Homme hurle sa joie en tendant, fière, la proie qu'il a eu dans un arbre haut perché grâce à une flèche. Un Craban (au singulier, pluriel Crebains) bien gros, bien noir, mort sur le coup. Mais ce animal de malheur n'est pas là pour rien, Sarouman s'en sert comme de chien de garde. Bientôt, ces animaux seront le malheur qu'ils auraient du voir plus tôt. Cet ennemi là, lorsqu'il est visible ou non, ne laisse pas le temps à l'erreur. Ils tuent les humanoïdes, comme toutes autres proies : surtout lorsque Sauron l'ordonne.
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Aranrùth

Aranrùth, dit la colère du roi.

Il lui semble que chaque génération le précédent s'est fourvoyée, souillant l'image de sa famille sans que nul ne puisse y remédier. Des décisions irréfléchies, des décès inexpliqués, des refus d'aider lorsque nécessaire. Les histoires surgissent de loin. Elles lui semblent vraies comme elles lui semblent faussent. Il garde pourtant en mémoire des parents normaux, aimants. Il n'a pourtant pas connu son père, élevé par sa mère. Il n'a jamais prétendu posséder quoique ce soit, n'a jamais jamais à revendiquer quoique ce soit. Il est comme un fantôme à l'identité incertaine.

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La femme elfe est absorbée par la danse des flammes lorsqu’il s’autorise enfin une pause pour venir s’asseoir auprès du feu. La chaleur ne tarde pas à caresser son visage. Le reste de son corps est surtout à l’abri, sous les tissus, les mailles et l’armure. Bras sur les genoux, il tend les paumes pour réchauffer le bout de ses doigts. Elle se demande quelles parties de l’histoire de la Bataille des cinq armées il souhaite entendre. Du moment qu’elle s’exprime, toutes parties seront intéressantes à écouter. Mais il est vrai que, quelque part au fond de lui, il s’intéresse à la manière dont les elfes se sont réellement impliqués. A-t-elle connu son père? Saurait-elle le reconnaître s’il lui disait son nom? S’est-il vaillamment battu? A-t-il souffert? A-t-il eu un hommage décent? Même s’il n’a jamais côtoyé cet homme, jamais sa mère ne la dépeint tel un homme mauvais ou un homme sans coeur. Elle avait toujours de belles histoires à raconter à son sujet. La femme elfe semble réfléchir à ce qu’elle dira en premier. Du coin de l’oeil, Aranrùth l’observe : il se fait la réflexion qu’elle devrait davantage s’exprimer avec les premières pensées qui lui traversent l’esprit.

Soyez heureux de ne plus jamais pouvoir contempler la Désolation de Smaug, Aranrùth.

Par un léger rehaussement, son sourcil concède à sa place. Qui pourrait comprendre son faible langage corporel? Il en oubliait presque qu’il n’est pas en compagnie d’Aragorn, un ami qui aurait déchiffré aisément son silence attentif.  Mais comme il est silencieux, et que la femme elfe tourne un oeil dans sa direction : il se sent obligé d’ajouter :

Je n’envie à personne cette rencontre.
Le reste de la bataille [...] Les corps de nos alliés jonchant le sol parmi ceux de nos ennemis.

Il parvient sans mal à visualiser la scène macabre. Les guerres ont toujours terrassé bon nombre d’êtres vivants au dépens de la survie des territoires. Et pourtant, voilà que le mal gangrène de nouveau ce monde. Une lutte constante et épuisante, pour des elfes immortels, se fait-il la réflexion. Les hommes, ils finissent par vieillir, par oublier par mourir. Mais les autres, ils étaient là au commencement. Ne sont-ils pas las de tous ces combats? Lui-même s’apprête à entrouvrir les lèvres, s’intéressant aux propos de la femme elfe, lorsqu’ils sont interrompus par les oeufs découverts et ce repas qui les régalera. L’apparition de l’oiseau de malheur ne fait que concrétiser leurs appréhensions. Ils sont observés. Par ses connaissances, la femme est étonnante. Sa capacité à reconnaître les bêtes par rapport aux territoires leur sera d'une grande aide. Mais à ce sujet, il n'y a aucune question à poser. Ils savent pourquoi. Seul un idiot jouerait à l'aveugle.

Nous sommes donc sur la bonne voie, ne peut s’empêcher de dire l’homme qui ne se prive pas de manger à sa faim les oeufs fraichement cuits. Nos moindres faits et gestes seront observés. Nous ne pouvons que garder l’oeil ouvert, s’assurer que l’attention est rivée sur nous.

Ainsi, il consolide les propos de la femme énoncés plus tôt : que l’ennemi vienne à nous. C’est le but premier de cette mission, empêcher l’ennemi de s’approcher du porteur de l’anneau. Leurs déplacements seront épiés au centimètre près. Et comme si on les narguait, l’un de ces oiseaux maudits croasse au-dessus de leur tête à la manière d’un mauvaise présence, fuyant avec les dernières ombres de la nuit lorsque l’astre de feu émerge enfin à l’horizon. Une chair de poule traverse la nuque d’Aranrùth qui se sent obligé de masser cette dernière. Même s’il est concentré sur la mission, il est envahi d’un mauvais pressentiment. L'ennemi connaît leur emplacement, désormais. Ils sont une cible. L’ennemi fera tout en son pouvoir pour récupérer son bien le plus précieux, l’anneau indestructible. Ils doivent s’attendre à toutes attaques sournoises possibles.

Nous allons tous mourir, c’est une mission suicide, marmonne l’un de leur compatriote.

Aranrùth lève un oeil vers lui.

Et d’autres sont un jour morts pour que tu puisses être ici aujourd’hui.

Il n'y a rien d'agressif dans sa voix. Même qu'il est particulièrement doux compte tenu de ses propos. Il n'y a pas de raison d'être en colère face à la peur d'un homme qui émet des propos qui dépassent sa pensée. Puis, Aranrùth est franc. D'autres ont combattu pour chasser le mal et préserver les futures descendances. Il a une pensée pour sa mère. Il se demande si elle a finalement poussé son dernier soupir, si elle est morte en paix. Et si elle est en vie, est-elle paisible, aux bons soins des elfes? Il pense aux elfes, et l'homme qu'il vient de confronter reprend effrontément la parole, ce qui lui fait lever un oeil, bout de viande à mis chemin entre ses doigts et ses lèvres. Aranrùth l'écoute attentivement.

Il est vrai que la mort effraie moins les elfes.

L'homme quitte sa place afin de se lever et aller décompresser, non sans jeter un regard à la femme aux mille et une vie dans son sillage. Une fois l'homme éloigné, Aranrùth observe Eärendil, se demandant si la remarque l'a offensée, quant à sa longévité. Après tout, les elfes vivent longtemps. Sans doute ont-il fréquemment été confrontés à la jalousie des hommes. Mais dans ce commentaire, Aranrùth a senti qu'on s'adressait à lui. Ne vit-il pas plus longtemps qu'un homme dit normal? Toujours avec franchise, il s'adresse à nouveau à la femme elfe.

Que conseillez-vous? Devrions-nous rapidement reprendre la route pour nous éloigner au maximum du porteur de l'anneau? J'ai le sentiment que nous allons affronter le mal au sein même de ce groupe avant de croiser le moindre ennemi.

Malgré sa stature et son faciès masculin et dur, cet homme paraît plus perspicace qu'il n'y paraît. La tension grandira. Ça se ressent déjà. Et s'ils ne parviennent pas à se faire confiance les uns et les autres, à la manière de camarades fidèles, l'un d'eux pourrait choisir de faire demi-tour pour lui-même prendre l'anneau. Très sincèrement, Aranrùth ne voudrait pas être cet homme submergé de noirceur. Aucun d'eux n'est réellement à l'abri. Il en profite pour lui demander s'il serait préférable de dormir ici ou de poursuivre encore un moment ce voyage. Et lorsqu'ils seront face à leur monture, Aranrùth n'hésitera pas à lui demander :

Vos talents ne me seraient pas inutiles, pour prendre soin du cheval. Vous semblez savoir les détendre, souligne-t-il, car il l'a vue masser la bête à leur arrivée.


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Eärendil
Eärendil - l'amie de la mer. C'est le troisième nom que les elfes de la Forêt Noire lui ont octroyé. Celui sous lequel on la connaît aujourd'hui. Après la bataille pour récupérer Erebor, Mormegil -nommée par sa mère pour la deuxième fois, s'était destinée à servir les elfes pour les conduire jusqu'aux navires qui les emmèneraient à Valinor. Son nom d'aujourd'hui lui a été donné pour soulever les bienfaits de ses actions. Eärendil voulait s'éloigner le plus possible de Sauron replié au Nord, ne désirait plus voir les images des morts parmi lesquelles elle voyait toujours tomber hommes, nains et elfes.

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D'abord, Eärendil refuse d'aider Legolas lorsqu'il lui raconte la montée de Sauron et les dégâts qu'il propage à travers la Terre du Milieu à l'aide de ses troupes orques. Mais sous l'ordre de Thranduil, elle part avec Legolas pour rejoindre Elrond à Fondcombe lors de la création de la Communauté de l'Anneau.

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" - Il est vrai que la mort effraie moins les elfes."

Eärendil ne connait pas l'histoire de l'homme qui partage une partie de son gêne. Alors elle ne peut que lever les yeux, lentement, vers celui qui s'éloigne après des mots des plus mal choisis. Il n'y a que les Hommes pour penser telle stupidité ; les elfes ont peur de mourir. La peur n'est pas la même, car la finalité de la mort ne l'est pas non plus. Et s'ils finiront par revenir à la vie, le monde ne sera plus pareil. Ce qu'ils ont connu ne sera plus. Revivre les mêmes fardeaux jusqu'à la fin même du monde : n'est-ce pas le pire des châtiments ? La plus grande peur d'Eärendil est de voir mourir les siens. Car le plus dur est pour ceux qui restent après la mort des autres.

" - Que conseillez-vous? Devrions-nous rapidement reprendre la route pour nous éloigner au maximum du porteur de l'anneau?" Ses yeux quittent le feu où, encore, ils avaient trouvé refuge. Ils se lèvent et se posent sur l'ami d'Aragorn. Il attend un avis bien précis, un conseil, une direction à prendre. On dit que l'expérience aide les novices, mais Eärendil a vu mainte fois les plus âgés périr au détriment des plus jeunes. " J'ai le sentiment que nous allons affronter le mal au sein même de ce groupe avant de croiser le moindre ennemi."
" - Autant qu'il soit ici plutôt que prêt du porteur, ne croyez-vous pas ?" Le mal est partout, dans chaque chose et dans chaque personne. Il suffit de regarder la lumière en chacun de soit pour garder la tête hors de l'eau. Thranduil lui-même a ressenti le mal lorsqu'il a voulu combattre Thorin à la Montagne d'Erebor : le bien l'a emporté lorsque les elfes ont du s'allier aux nains et aux Hommes pour gagner face à Bolg et aux gobelins. " Mais vous avez raison... nous devrions avancer pour distancer la Communauté. Gardons les yeux de Sauron posés sur nous."

Elle s'est levée, lentement, pour faire face à celui dont les idées sont claires et lucides. D'un signe de tête, elle l'invite à avancer, et c'est un autre elfe qui s'occupe d'attraper de l'eau pour faire taire le feu qui cesse directement de crépiter. C'est le signe qui indique à tous les autres que c'est le moment de partir : on range la nourriture récupérée, on reprend les armes, on reprend les sacs, et on s'avance vers les montures.

Lorsque Aranrùth s'adresse à elle à propos de son don pour les chevaux, la blonde ne peut pas s'empêcher de tourner un visage neutre vers lui. Les elfes ont cette faculté de cacher tout ce à quoi ils pensent derrière des traits qui ne trahissent rien. Pas la moindre pensée, pas le moindre désir. Et plus elle le regarde, plus un mince sourire se dessine sur ses lèvres. Pas assez pour exprimer le bonheur à l'état pur, mais ça a la conséquence de détendre son visage : elle paraît plus humaine de la sorte. Elle promet, qu'elle lui apprendra quelques ficelles au prochain arrêt, s'ils en ont l'occasions, s'il est toujours en vie, si elle est en capacité de transmettre son savoir. Quelque chose que les elfes font très peu, voir jamais avec les autres humanoïdes de ce monde. Mais prendre soin des bêtes, n'est-ce pas quelque chose de banal, quelque chose de sain ? Lorsqu'elle voit les autres montures, c'est ce qui la fait être sur de ce qu'elle pense : ils devraient tous prendre des notes pour avoir un étalon aussi en forme que le sien puisse l'être. Ils iront plus vite, ils iront plus loin, en respectant et aimant leurs montures.

Les oiseaux du Pays de Dun ont attendu que la troupe se mette en mouvement pour attaquer : d'abord des croassements qui montrent leur présence. Ils sont nombreux, leurs cris sont immondes à l'oreille et feraient redresser chacun des poils du corps d'un homme. Bon nombre se retournent pour voir les animaux quitter leurs nombreuses cachettes : dans le peu d'arbre qui se trouvaient autour d'eux, mais surtout, sortant des crevasses des rochers où aucune lumière n'aurait pu trahir leur présence. Quelqu'un hurle au reste du groupe de courir : le flan des montures sont frappés et le galop commence.

Les bêtes ailées sont rapides, elles les atteignent sans grandes difficultés et attaquent sans vergogne. Si c'était pour un simple repas, les oiseaux n'auraient pas attaqué de la sorte. Ils s'en seraient pris à un ou deux cavaliers pour le faire tomber et s'empresser de dévorer leur chair. Là, elles attaquent tout ce qui bougent, que ce soit en tête de troupe ou ceux qui ferment la marche. On tente de s'en défendre ; par les épées, par les virages serrés. Même les arbres qu'ils approchent ne sont pas d'une grande utilité. Et plus ils courent, les chevaux, plus les humanoïdes s'approchent du No man's land. Lorsqu'ils auront débouchés de ces arbres, il n'y aura plus rien qu'une plaine immense faite de différentes roches et calcaires. C'est là qu'ils auraient du passer à la base, et la Communauté de l'Anneau aussi. Avec les ressources suffisantes, surtout le pain des elfes, ils n'auraient eu aucune difficulté à travers cette terre sans homme. Mais aucun d'eux n'en aura l'occasion.

Si un homme est mort plus tôt, tombant de son cheval avec les yeux crevés et un trou béant dans le crâne, les oiseaux ne le dévorent pas. Et personne ne s'est arrêté pour l'aider. Les bêtes sont trop nombreuses, trop vorace, le Magicien Blanc leur dicte quoi faire sans quoi ils périront surement tous, au même titre que les humanoïdes de la Terre du Milieu. Devant Eärendil, un cheval est attaqué ; il hurle de douleur avant de s'effondrer au sol, emportant avec lui son cavalier. Dans sa course, l'elfe le dépasse, mais l'homme hurle qu'on vienne l'aider. La blonde tire sur les rennes, son étalon s'arrête et manque de glisser au sol. Mais de nouveau, elle tire uniquement de sa main droite pour que le cheval se tourne vers l'Homme qui ne s'en sortira pas seul : déjà, il lui manque un bout de l'oreille.

On l'attaque elle-aussi, mais elle ne sait par quel miracle ou qu'elle aide Eärendil parvient à tirer une flèche unique ; assez forte, assez fine, assez droite pour empaler trois oiseaux d'un seul coup. Ca sauve l'homme de justesse et il se met à courir dans sa direction ; il parvient à monter sur l'étalon de l'elfe sans la moindre difficulté. Elle l'entend crier qu'ils sont trop nombreux, qu'ils ne pourront pas les vaincre ou les dépasser. Et d'ici moins de deux-cent mètres, c'est la lisière du petit bois qui s'amène.

" - On ne survivra pas qu'elle !" Qu'elle hurle à Aranrùth lorsque son cheval arrive près du sien : il est rapide, comme si la magie des elfes courait aussi ses veines. " Le porteur ne pourra passer par-ici !"

La course se termine ; les humanoïdes ne pourront pas survivre sur l'immense pleine, à découvert, avec ces bêtes qui les attaquent par les airs. Ils devront faire demi-tour. Mais les yeux que Eärendil posent sur Aranrùth veulent tout dire ; ils doivent prévenir la communauté. Elle n'a aucun moyen de le faire, et barrer la route est impossible car la coïncidence serait trop grande que Gandalf et le reste de son groupe passent par ici. Mais le Magicien Gris a donné à l'ami du futur Roi du Gondor quelque chose qui pourra le prévenir, seulement, l'elfe n'a pas connaissance de ce détail.
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