Partagez
 
 
 

 Merlan et Croco au pays des intellos - castace

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
Le Shien
Le Shien
MESSAGES : 20
INSCRIPTION : 23/03/2020
RÉGION : Sud-Ouest #canard
CRÉDITS : Google

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3702-le-shien
Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty

Le contexte du RP
Mise en situation

Cambridge, l'université de Harvard, dans les années 2000

Dans ces chroniques imaginaires - si vous êtes allés à Harvard dans votre vie ou que vous vous y connaissez bien mieux que nous, ce qui ne devrait pas être compliqué, pardonnez notre ignorance - nous suivront un trio improbable de trois scientifiques en herbe. Enfin deux scientifiques et un mâle alpha, prédestiné à diriger un projet bien loin de son pays natal. Mais aujourd'hui nous conteront de façon totalement anachronique l’histoire de nos joyeux personnages réunis par le hasard, dans l'une des plus prestigieuses universités du monde.

- Isaak Weatherly, passionné de chimie et de biologie, poursuivant en toute illégalité ses expériences dans sa chambre, en dépit des risques pour la santé de ses colocataires.

- Thomas Lawrence Dawson (qui a inversé volontairement ses deux prénoms, jugeant que 'Lawrence' ne faisait 'pas assez viril' pour lui), fils ainé d'une famille immigrée mexicaine, archétype du mâle alpha extraverti, joueur titulaire dans l'équipe de football américain de l'université.

- Matthias Wörtemberg, jeune étudiant allemand en deuxième année, ayant obtenu une bourse pour l'université d'Harvard à 16 ans. Socialement très peu intégré, réfractaire à la vie étudiante et probablement atteint d'un TSA non diagnostiqué.

Contexte provenant de l'esprit facétieux de @castace et @Le Shien , il y a bien longtemps ~
Revenir en haut Aller en bas
 
Le Shien
Le Shien
MESSAGES : 20
INSCRIPTION : 23/03/2020
RÉGION : Sud-Ouest #canard
CRÉDITS : Google

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3702-le-shien
Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty


Matthias
Wörtemberg

J'ai presque 17 ans et je vis à Cambridge, Etats-Unis. Dans la vie, je suis étudiant et je m'en sortais très bien jusqu'à ce qu'on me change de chambre. Sinon, grâce à mon inintérêt pour la question, je suis célibataire et je le vis parfaitement bien.

:merlan:


Richard Kranzin :copyright:️ Listas
« Wörtemberg, il faut que vous arrêtiez d’ignorer les courriers que l’on vous envoie. Rendez-vous à l’administration générale immédiatement. » t’avait-on dit d’un air sévère en l’alpaguant dans un couloir. Alors tu avais trainé ta savate tout le long du chemin interminable qui sépare la bibliothèque du grand bâtiment administratif dans lequel tu oses à peine détailler les étages de peur de te perdre instantanément dans le dédale de couloirs. Là, on t’avais dirigé vers un bureau qui, comme tu le craignais, affichait en grosses lettres noires sur la porte un sobre « Bourses étudiant international ». Étant donné ton silence radio depuis plusieurs semaines, et tu ne t’étais pas étonné que l’employée de l’université, une vieille femme se confondant presque avec les meubles, ne t’aie même pas adressé une salutation correcte.

Tu avais eu beau lui servir ton plus beau regard de merlan frit, cela ne l’avait pas empêché de t’expliquer que, puisque tu avais ignoré leurs innombrables relances, tu étais maintenant contraint de quitter ta chambre aujourd’hui. Une esquisse de protestation, et tu avais déclenché son courroux, car soi disant ton préavis était déjà largement dépassé et que ta situation ne méritait pas d’autres privilèges. Tu as eu beau rétorquer que, tout de même, ta situation était particulière et que, compte tenue de celle ci, tu avais exceptionnellement obtenu une chambre individuelle. Selon elle, cet accord n’était que pour la durée d’un an, le temps de l’acclimatation, que cette période venait à son terme, et que tu devais déjà t’estimer heureux d’avoir obtenu une bourse complète dans la prestigieuse université d’Harvard. Piqué au vif, tu avais alors lancé avec indignation que tu étais le plus jeune étudiant depuis plus de 20 ans, et que cette décision, en plus d’être scandaleuse, risquait d’avoir des conséquences dramatiques pour toi et le déroulement de tes études : on ne laisse pas un étudiant encore mineur en pâtures à ces… rustres dévergondés. Inutile de dire que ta tirade n’avait pas été à son gout et elle t’avait renvoyé dans ta chambre, comme l’adolescent insolent que tu semblais être. Alors tu avais téléphoné à ta mère pour geindre ton inquiétude et t’offusquer de ces américains inconsidérés. Puis tu avais été bien obligé d’obéir, de rassembler tes maigres affaires pour rejoindre le dortoir principal.
Un peu essoufflé d’avoir grimpé 3 étages avec ton gros sac de voyage sur l’épaule et une pile de livre dans une main, tu fixes maintenant le morceau de papier griffonné indiquant le numéro de ta nouvelle chambre que tu devras partager avec deux autres étudiants boursiers. Tu prends une grande inspiration. Ta mère a raison, tu es à Harvard. Les chambres seront forcément bien agencées, et peut être même que les deux autres garçons te seront sympathiques… ou disons pas trop insupportables.
Le couloir est propre et lumineux, les portes sont en bon état, on dirait presque celui d'un bel hôtel. Avec une petite odeur désagréable en plus. Que tu ne parviens pas à reconnaitre. Tiens. Il y a de la fumée qui sort de sous la porte de la chambre 308. C’est ta nouvelle chambre, la chambre 308.
Une détonation. Qui te fait lâcher tes précieux livres.
Pendant que tes oreilles sifflent et que tu t’accroches au mur d’en face, la porte 308 s’ouvre à la volée et deux silhouettes à moitié suffoquées apparaissent dans un nuage de fumée. Après s’être époumonés en quinte de toux, les deux énergumènes se retournent l’un vers l’autre, visiblement peu choqués par l’explosion qui venait d’avoir eu lieu et dont, de toute évidence, ils étaient la cause. Le premier, un grand jeune homme à la carrure sportive et à la peau foncée, se met à hurler sur le second, maigre et longiligne dont les cheveux raides coupés au carré semblent avoir été carbonisés à certains endroits.

« - QUAND JE PARLAIS DE BANG C’ÉTAIT PAS CE GENRE DE BANG LÀ !
- J’ai dû me tromper dans un dosage…
- SANS BLAGUE. »

Les deux énergumènes se chamaillent comme un vieux couple tandis que toi, complètement déboussolé par l’évènement et extrêmement réfractaire à l’idée d’intégrer cette colocation dangereuse, tu essaies de rassembler tes affaires éparpillées sur le sol. L’idée de la fuite te semble être la seule solution, tu trouveras forcément une bonne âme sensible à tes supplications pour t’héberger quelque part. Mais ça, c’était sans compter sur le timing parfait entre les pas précipités du concierge dans la cage d’escalier et l’étonnante réactivité des deux comparses pour échapper à un sermon et des sanctions largement méritées. Ni une ni deux, tu te retrouves tiré par ton sac puis projeté dans la chambre, tandis que le chimiste en herbe prend soin de rapatrier tes affaires à l’intérieur et de vous y barricader. Assis sur un lit défait, tu clignes tes yeux clairs, instantanément rougis par le reste des vapeurs de fumée, te demandant quelle sauce ces deux vont choisir pour te manger. Le maigre en blouse blanche t’observe avec son regard de reptile avant de siffler un « Mais dis donc Thomas, ce ne serait pas notre nouveau colocataire ? ».

Splendide, ils étaient au courant de ton arrivée.
Revenir en haut Aller en bas
 
castace
castace
Féminin MESSAGES : 8
INSCRIPTION : 23/03/2020
ÂGE : 26
RÉGION : nord
CRÉDITS : moi pour l'instant

UNIVERS FÉTICHE : karma is a bitch
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty


Lawrence Dawson
J'ai 22 ans et je vis à Cambridge, Etats-Unis. Dans la vie, je suis quarterback et occasionnellement dealer d’herbes et je m'en sortais très bien, jusqu’à ce qu’on raboule un microbe dans ma chambre. Sinon, grâce à mon incommensurable charisme (et à mon poste de quarterback), je suis en couple et je le vis plutôt bien (jusqu’à ce que j’aie envie d’aller voir ailleurs, quoi).

Isaak is my bff.


javier bardem (c) castace
« Tu veux pas ouvrir un peu la fenêtre, Lawrence ? »
Affalé sur le plumard du bas, les chaussettes fraîchement retirées et le tee-shirt de football US roulé en boule sous ton aisselle moite, tu fais la sourde oreille. Ton colocataire, Isaak, ne prend même pas la peine de lever le nez de ses expériences. Tu entends un soupir embué ses lunettes de sécurité. « La fenêtre, Thomas, s’il-te-plaît… » Tu tires une latte de ton joint d’après entraînement, comme tu aimes les appeler, et hausses les sourcils. « Et prendre le risque que toute la cour sache ce qui s’trame ici ? Hors de question… » Cette fois-ci, ta bêtise le sidère tant qu’il se redresse, déchausse ses lunettes. « Nan mais là, c’est tout le dortoir qui va s’en rendre compte… » « Comme s’ils le savaient pas déjà… » que tu ricanes, à moitié apathique, fier du petit réseau que tu t’étais constitué en refilant de la weed aux alentours. « Dis-moi plutôt si ça avance, notre petit ba- » BANG

« QUAND JE PARLAIS DE BANG C’ÉTAIT PAS CE GENRE DE BANG LÀ ! » Vous déboulez dans le couloir, soufflés par l’explosion qui venait d’échapper des mains d’Isaak. Ce dernier, peu surpris, semble-t-il, malgré ses cheveux carbonisés, passe par-dessus tes vociférations. « J’ai dû me tromper dans un dosage… » Tu lèves les yeux au ciel, sûrement plus énervé de ne pas pu avoir fini ta fumette que par l’incident en lui-même. « SANS BLAGUE. » Et Isaak de te faire la leçon, répétant que si tu voulais un bang, tu aurais pu en acheter un, comme tout le monde, blablabla. Tu ne l’écoutes que d’une oreille distraite, car tu viens de découvrir un microbe dans le couloir, visiblement témoin de la scène, à voir comment il essaye de passer inaperçu. Et pis encore, tu entends au loin les pas du concierge qui résonnent dans la cage d’escalier. Ni une ni deux, une petite tape du coude pour sonner Isaak, et tu te précipites sur le nouveau venu, le soulevant comme une simple grappe de raisin pour le bousculer dans votre chambre.

Tu le balances sur le lit, dans tes affaires sales, et ouvres en grand la fenêtre pour aérer. De son côté, Isaak lui lâche sa montagne de bouquins sur les genoux (il avait dévalisé la bibliothèque ou quoi ? Vous n’aviez vraiment pas besoin d’un deuxième larcin dans les baskets), et se débarrasse de tout son matériel, comme il avait pris l’habitude de le faire, en un temps records. « Mais dis donc Thomas, ce ne serait pas notre nouveau colocataire ? » Tu avais l’oreille collée à la porte, en attendant que le concierge n’arrive. « Hein ? Quoi ? » Tu n’avais bien entendu pas eu vent de ce déménagement inopiné, à voir comment tu avais entassé depuis des mois tes affaires sur le troisième lit vide.
En deux enjambées, tu es planté devant lui, intimidant, et l’agrippes par le col. « Ouais et bah, coloc ou pas, t’as pas intérêt à nous cafter, moucheron, ou la prochaine explosion, elle est pour ta pomme, kapish ? » Pour sûr, tu n’avais pas été pris ici pour ton sang-froid. C’est que tu étais ici pour ton parcours sportif (et grâce au discours rocambolesque que tu avais tenu à ton entretien), de fait, ça l’aurait foutu particulièrement mauvais qu’on te surprenne à fumer comme un pompier.

Et, finalement, les coups à la porte tant redoutés. Tu laisses passer un temps, histoire de prétendre que vous étiez occupés à bosser, avant d’entrouvrir la porte, jouant parfaitement le rôle du mec qui sort tout juste d’un papier particulièrement compliqué. A ceci près que tu puais la sueur et que tu étais torse poil. « Christine ! » réajustant ta pose pour mettre en valeurs tes muscles, tu l’accueilles avec ton pire sourire charmeur, comme si tu ne t’attendais pas du tout à sa venue, qui par ailleurs, t’enchantait. « Dawson… Oh, ça pue ici, prenez une douche en revenant du sport, par pitié...  J’ai entendu un raffut pas possible dans le couloir… ça ne vous dit rien, par hasard ? » Tu plisses les yeux, hausses les épaules, te tournes vers tes deux complices, l’air confus. Isaak imite le même petit manège, certes moins naturellement, mais il était tellement bizarre que plus personne n’y faisait attention. Quant au troisième larron, tu restes pendu à ses lèvres. « Et toi, là, petit, tu fais quoi ici ? » Ben tiens, il manquerait plus qu’elle pense qu’il en était à l’origine, ça t’apprendra à l’embarquer sans prévenir…
Revenir en haut Aller en bas
 
Le Shien
Le Shien
MESSAGES : 20
INSCRIPTION : 23/03/2020
RÉGION : Sud-Ouest #canard
CRÉDITS : Google

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3702-le-shien
Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty


Matthias
Wörtemberg

J'ai presque 17 ans et je vis à Cambridge, Etats-Unis. Dans la vie, je suis étudiant et je m'en sortais très bien jusqu'à ce qu'on me change de chambre. Sinon, grâce à mon inintérêt pour la question, je suis célibataire et je le vis parfaitement bien.

:merlan:


Richard Kranzin :copyright:️ Listas
Tes yeux te piquent. Tes sens protestent. Ce lit pue. Beaucoup trop pour toi.
Tu as à peine le temps d’esquisser un mouvement pour te dégager d’un t-shirt humide que monsieur muscle, dont le prénom est visiblement Thomas,  se rue sur toi. Son immense main agrippe ton col avec violence, te faisant presque décoller les fesses du matelas. Si tu étais croyant, tu aurais remercié le ciel que ce rustre à l’hygiène douteuse ait eu la riche idée de t’attraper par tes vêtements : tu as déjà du mal à supporter son odeur corporelle, un contact avec sa peau aurait été au dessus de tes forces. Et voilà qu’il te menace. Sans rire - si tant est que tu aies une once d’humour - pense t-il vraiment nécessaire de menacer ? Tu n’es pas assez stupide pour te mettre tes deux colocataires d’infortune à dos dès le premier jour. Les hommes persuadés de devoir jouer les gros bras dans son genre t’exaspèrent au plus haut point. Si bien que tu oublies de te conduire normalement devant la testostérone incarnée qui te fait face. Tes yeux inexpressifs plantés dans les siens mettent un peu trop de temps à se détourner et fixer le sol, comme l’exige le comportement de soumission que tu adoptes d’ordinaire pour t’éviter des ennuis. Qu’importe, visiblement celui là n’est pas très regardant et assez sûr de lui pour te relâcher sans faire de manières.
Évidemment, les pas dans le couloir se rapprochent. Évidemment, on frappe à la porte. Sous tes yeux dubitatifs s’organise un petit manège bien rodé : l’un roule des mécaniques tandis que l’autre plaide l’innocence d’un regard à la frontière entre la béatitude et le débile profond. Selon toi, aucune chance pour vous d’être crédibles, mais visiblement la concierge tombe dans le panneau illico.

« Et toi, là, petit, tu fais quoi ici ? »

Clignement d’œil surpris. Comment ça, toi ? tu crois rêver, toi tu serais plus suspect que ces deux là ?
Regard circulaire dans la pièce, histoire d’étoffer ton argumentaire. Des livres de biochimie, un lit - qui semble être le tiens - recouvert d’immondices, tes livres à toi, des vêtements de l’équipe de football américain de votre université. Génial. Tu as cerné les deux autres zouaves mais rien d’utile pour t’en sortir. Alors tu joues la carte de la sincérité. Elle fonctionne souvent, surtout avec ton air d’oiseau déplumé, avec tes cheveux presque blancs ébouriffés sur ton crâne à cause de l’agression que tu viens de subir. Tu sembles plus petit que tu l’es réellement, à te tenir vouté comme ces ados en fin de croissance - tu es en fin de croissance,  le visage encore rond, pas l’ombre d’un poil sur ton menton, un regard bleu pâle et la silhouette frêle. Tu inspires tout, sauf le criminel potentiel.

« Moi ? Je suis venu m’installer ici. Je suis leur nouveau colocataire. »

Tu les désignes d’un geste flou de la main. En voyant passer l’incrédulité dans les yeux de la concierge, tu te lèves du lit et te diriges vers la porte. Il arrive que l’on ne te croie pas et que l’on te demande ce que tu fiches à trainer sur le campus, alors que tu devrais être à l’école. Ça t’agace, mais tu as trouvé la parade. Tu sors de ta poche ta carte d’étudiant, prouvant ton appartenance officielle à l’université, et vas pour la mettre sous le nez de l’inspecteur Colombo. Sauf qu’avec ton adresse légendaire, ta coordination pitoyable et le foutoir chaotique dans cette chambre, tu trébuches sur une chaussure et manques de t’étaler de tout ton long aux pieds de Dawson, qui n’a pas esquissé un geste en voyant ta chute au ralenti. Trois paires d’yeux te jugent tandis que toi, accroché au mur, tu regagnes le peu de dignité que tu n’as pas avant de brandir ta carte devant toi. Tu viens, d’une façon certes peu honorable, de te laver définitivement de tout soupçon.

« Matthias Wörtemberg, je suis en deuxième année. » , que tu lances d’une voix monocorde. Christine te dévisage de la tête aux pieds, incrédule mais forcée de reconnaitre que ta photo d’identité de premier de la classe te ressemble comme deux gouttes d’eaux.

« Meh. Très bien. Alors bonne installation monsieur Vortembarg… »

Tu n’as pas écouté la suite, outré d’avoir vu ton nom écorché de la sorte. De toute façon la mégère - oui, tu l’as mal pris - s’en va en fermant la porte derrière elle, te laissant seul avec tes deux comparses qui te fixent d’un air qui ne te dit rien qui vaille. C’est Weatherly - son nom apparait en gros sur le livre ouvert sur son bureau - qui s’approche de toi en premier avec un sourire ressemblant davantage à rictus effrayant collé le visage.

« Bienvenue parmi nous, Matthias. Je peux t’appeler Matthias ? » tu hoches la tête en signe d’approbation « Je m’appelle Isaac Weartherly. Comme tu as pu le voir, j’ai quelques penchant pour les expériences, mais jamais dangereuses ! Surtout si l’on ouvre la fenêtre lorsque cela est nécessaire. » Petit regard entendu vers Dawson qui grommelle dans son coin. « Lui, c’est Law.. Thomas Dawson. » D’un coup, il s’approche de ton oreille pour chuchoter : « Il n’a pas l’air comme ça, mais c’est un gentil garçon, il faut apprendre à le connaitre. » Tu n’as même pas le temps d’esquisser un mouvement de recul qu’Isaak est déjà parti à l’autre bout de la pièce. Il désigne le lit supérieur encombré d’un fourbi que tu n’oses même pas détailler avant de s’adresser à Dawson d’une voix presque suave.

« Thomas, sois poli et fais un peu de place pour notre nouveau colocataire, veux-tu ? »

Revenir en haut Aller en bas
 
castace
castace
Féminin MESSAGES : 8
INSCRIPTION : 23/03/2020
ÂGE : 26
RÉGION : nord
CRÉDITS : moi pour l'instant

UNIVERS FÉTICHE : karma is a bitch
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty


Lawrence Dawson
J'ai 22 ans et je vis à Cambridge, Etats-Unis. Dans la vie, je suis quarterback et occasionnellement dealer d’herbes et je m'en sortais très bien, jusqu’à ce qu’on raboule un microbe dans ma chambre. Sinon, grâce à mon incommensurable charisme (et à mon poste de quarterback), je suis en couple et je le vis plutôt bien (jusqu’à ce que j’aie envie d’aller voir ailleurs, quoi).

Isaak is my bff.


javier bardem (c) castace
Tu avais beau avoir des abdos en béton, ça commençait à te faire un peu mal, à force de serrer les fesses, le temps que la situation ne retombe. C’est que dans le genre peu convaincant, le petit nouveau remportait la palme. A côté, Isaak méritait un Oscar. Il en arrive un moment où tu te demandes si tu n’allais pas l’assommer pour mettre fin à ce douloureux spectacle où il essayait de convaincre la concierge qu’il avait le droit d’être là. Tu ne l’aurais pas cru non plus, si Isaak ne t’avait pas prévenu au préalable, d’ailleurs.
Ceci dit, le petit malin a l’air de bien se débrouiller pour se mettre lui-même hors d’état de nuire, à voir comment il s’étale à tes pieds après avoir fait un seul pas dans le bordel de cette chambre. C’est qu’à force de naviguer en eaux troubles, vous saviez circuler dans ce fourbi, les yeux fermés même, si vous ne craigniez pas trop pour vos orteils. Il n’allait sûrement pas y survivre.

Lorsqu’il montre finalement la carte étudiante à Christine (tu n’aurais pas été étonné qu’elle soit reliée à son cou par une cordelette, comme un écolier en voyage scolaire), tu tends un peu le cou, pour voir qui était le faussaire qui lui avait fait des papiers aussi criants de vérité. Christine, au moins aussi éberluée que toi, ne relève pas la supercherie. Elle lui rend son papier et, après avoir visiblement hésité à passer au crible votre capharnaüm, vous laisse tranquille.
Tu boucles aussitôt le verrou, restant un instant vautré, dos à la porte, au cas où Christine ne revienne à la charge, à bord d’un bulldozer. Pas tourmenté pour un sou, Isaak fait les présentations. Tu ronchonnes lorsqu’il manque de révéler ton vrai prénom. « Dawson, compris ? Va pas me confondre avec ce vieux chnoque de Lawson, le prof de psycho-je-sais-pas-quoi… » Ta petite amie du moment, Lydia, en parlait à tort et à travers, comme quoi il était charmant, érudit et avait un charisme inimaginable… Rien que tu ne puisses obtenir après une bonne séance à la salle, en soi.

Tu t’approches de Matthias, lui tendant la main et le bras, pour lui faire un check comme on savait les faire dans la team de football US. Tu attends, quelques secondes de trop. Devant son manque flagrant de réaction, tu ravales ta fierté bafouée, le visage déconfit et dégoûté. « Oh putain, ça va être long » que tu grommelles, ramassant ta serviette de bain et tes affaires de toilettes (il est vrai que ton odeur de transpiration commençait à remuer la pièce).
Mais c’était sans compter Isaak qui, malgré tout le miel de sa voix, te somme de lui faire de la place. Tu fais volte-face, comme sidéré à l’idée qu’il reste. « Et pourquoi c’est moi qui dois jouer à la bonniche ?! » « Parce que ce sont essentiellement tes affaires, Thomas… » Tu recules d’un pas, outré par de telles accusations. Sans quitter les deux témoins de la scène, tu tends le bras à l’aveuglette, pour piocher la première preuve moisissant sur le lit -un caleçon ; aux couleurs de l’équipe de foot… « Ouais bon, essentiellement, hein, mais ça veut pas dire q-... » Un magazine coquin et, si tu farfouilles encore un peu, c’est loin d’être le seul… « Bon ok, c’est bon, j’ai compris ! » Tu lâches ta bouteille de shampoing et, les pieds en appui sur le rebord du lit d’en-dessous (le tien, le vrai, cette fois), tu attrapes l’intégralité de tes fringues, affaires de cours, de sport, reste de bouffe hyperprotéinée et autres cassettes pornos que t’avais pas rendues, dans tes bras immenses et les transfères sur ton lit.

« Voilà ! Comme ça, ça dérangera plus personne ! » Ou seulement toi, ce soir, quand tu voudras aller pioncer… Mais ça, c’est une autre histoire. « J’te préviens, crevette, j’espère que tu ronfles pas- » « Parce qu’on a déjà assez des tiens… » « Isaak ! »
Revenir en haut Aller en bas
 
Le Shien
Le Shien
MESSAGES : 20
INSCRIPTION : 23/03/2020
RÉGION : Sud-Ouest #canard
CRÉDITS : Google

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3702-le-shien
Noob

Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty


Matthias
Wörtemberg

J'ai presque 17 ans et je vis à Cambridge, Etats-Unis. Dans la vie, je suis étudiant et je m'en sortais très bien jusqu'à ce qu'on me change de chambre. Sinon, grâce à mon inintérêt pour la question, je suis célibataire et je le vis parfaitement bien.

:merlan:


Richard Kranzin :copyright:️ Listas
Tu avais d’abord fixé la main de Dawson d’un air interloqué avant de comprendre qu’il essayait de te proposer de faire cette sorte de salutation étrange que tu avais pu observer chez certains jeunes hommes, surtout parmi les étaient sportifs. Tu passes de l’incompréhension au dégout, esquissant un mouvement de recul sans quitter les doigts étrangers des yeux, comme s'ils pouvaient te sauter au visage. Tu ne serres jamais les mains. L’idée même d’un contact physique avec la peau d’un inconnu te met mal à l’aise, alors celle de Dawson, probablement sale et puante comme le reste de son corps, plutôt mourir. Devant la réaction déçue et à demi vexée de ton colocataire, tu te dis qu’il faudra à un moment aborder le sujet pour leur expliquer deux ou trois petites choses à ton sujet. Mais tu n'as pas vraiment le temps de dire quoi que ce soit, le footballeur est déjà passé à autre chose.

Il s’agite, lui et Isaak se chamaillent, mais le premier semble étonnamment obéir au second. Un peu à l’écart, tu graves ces interactions dans un coin de ton crâne. Visiblement, il sera plus aisé pour toi de parlementer avec le chimiste pour obtenir gain de cause auprès du sportif. D’ailleurs, ce dernier est en train de déblayer ton futur lit de toutes les immondices qui le recouvraient. Tu fais semblant de ne pas voir les cassettes obscènes et magazines pornos. Tant que tu ne sauras pas si Dawson est un détraqué obsédé ou un simple jeune homme aux hormones fleurissantes et à l’impudeur outrageuse, cela vaut peut-être mieux pour toi de ne pas aborder la question.

////

Comme tu le soupçonnais, Dawson est finalement d’une impudeur à la limite de la dépravation, mais il n’a rien d’un détraqué. Cela fait déjà quelques semaines depuis cette fin d’après midi où tu avais débarqué. Depuis, votre joyeux trio prenait tranquillement ses marques. Au début, Dawson avait tenté de te tyranniser. Mais comme tu t’en étais douté, Weatherly avait pris ta défense avec assez de finesse pour que l’autre brute se focalise sur leur chamaillerie plutôt que sur toi. Maintenant, tu prends tes aises et tu te défends comme tu peux, à coup de remarques acerbes qui te valent des menaces à l’encontre de ton intégrité physique. Menaces qui, fort heureusement, ne sont restées pour le moment que des paroles en l’air. Tu soupçonnes que la grande discussion de vous aviez eu un soir doit t’aider pas mal, car depuis, Dawson ne te considère plus seulement comme un mouflet insolent. Il lui arrive de te jeter des regards mi-apitoyé, mi-dégoûté, comme ceux que l’on pourrait lancer à un chien à trois pattes. C’est comme s’il n’avait pas compris que tu n’étais ni malade, ni porteur d’une tare contagieuse. Tu es simplement différent. Et pour lui faire peur, tu lui as dit que s’il te touchait, tu risquais de lui vomir sur les pompes. Ton demi-mensonge a fait grand effet dans toutes les révélations sur ta personnes que tu avais fait ce soir là. Depuis, Dawson ne t’approche pas à moins de 50 cm, pour ton plus grand bonheur.
Bref, vous apprenez à vous connaitre chaque jour un peu plus. Weatherly et toi échangez facilement. Il semble complètement sortir de la norme des étudiants de son âge, pourtant il ne te pose aucun problème. Tu pourrais presque aller jusqu'à dire que tu apprécies sa compagnie. Tu avais pris comme habitude de t’installer à coté de la fenêtre pendant ses expériences et de discuter tranquillement avec lui. Sans t’en rendre compte, tu agissais comme un enfant en te confiant à maman, espérant qu’elle en parle à papa et règle les problèmes à ta place. Sauf que tu n’avais visiblement pas compris que Dawson et Weatherly ne se faisaient pas de confidences sur l’oreiller… et tu t’étonnais que rien ne change.

Le plus pénible avec Dawson en ce moment, c’était son rapport avec les filles. Ou plutôt son rapport avec la sexualité. Ou un peu des deux. Tu t’étais déjà vu refuser l’accès à ta propre chambre parce que monsieur s’adonnait à des parties de jambes en l’air avec une fille, ou sa petite amie du moment.
Depuis ton début de vie en communauté, tu savourais particulièrement les moments où tu étais seul, et préférais même le confort de ton lit dans la chambre déserte à une bibliothèque universitaire certes silencieuse, mais bondée. En ce début de soirée, tu te délectais justement d’un de ces moments de solitude. Perché dans ton lit, allongé sur le ventre, ne laissant que dépasser ta tête déplumée dépasser de la couverture où tu étais saucissonné, tu lisais tranquillement lorsque le cliquetis des clés que l’on insère dans la porte t’arrache un air frustré. Pire, tu entends la grosse voix de Dawson qui roucoule, et un gloussement répondant à ses avances : l’autre gueux vient faire ses cochonneries et ficher en l’air ta tranquillité.
Bien décidé à ne pas céder, tu te redresses sur ton séant, t’enroules de plus belle dans le drap recouvrant ton torse nu, et t’agrippes à la couverture comme une moule à son rocher. Dans l’entrée tu entends Dawson qui s’est rendu compte de ta présence, glisser une insulte entre ses dents. Hors de question que tu cèdes, tu es au moins aussi mécontent que lui de le voir venir saccager ton petit plaisir solitaire. Du haut de ton perchoir tu fixes le couple d’un regard vide avant de lâcher d’une voix de vieille bigote : « J’étais là avant, Dawson ! Trouve toi un autre endroit pour aller faire tes saletés ! ». Visiblement, la remarque n’est pas à son gout. Et à en croire son visage, il a vraiment très envie de les faire maintenant, ses saletés.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Merlan et Croco au pays des intellos - castace Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Merlan et Croco au pays des intellos - castace
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers historique :: Contemporain-
Sauter vers: