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 Enchanté (Beloved)

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UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
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Dorian Levingston
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un petit employé dans un centre d'assistance téléphonique et je m'en sors moyennement mais ça permet de manger. Sinon, grâce à ma décision, je suis en couple et je le vis plutôt bien maintenant, je sais qu'on a la vie devant nous.

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Douglas Booth :copyright:️ iron

« Jamais. Je ne pourrais jamais te laisser. Je n’aurais jamais supporté vivre sans toi. Cette nuit d’angoisse m’a montré ce que serait la vie sans toi, jamais je n’aurais pu y survivre. »

Je poussais un soupir alors que je restais dans ses bras. Je restais blotti sur lui. Je ne voulais pas le lâcher, plus maintenant.

- Je sais... je n'étais pas aveugle. Je voyais bien que tu allais mal. Et ça me rendait encore plus malheureux de te faire souffrir ainsi. Je ne voulais pas te quitter. Je voulais encore moins te faire souffrir mais...

J'esquissais un petit sourire avant de continuer.

- J'ai encore du mal à y croire. Tout a été si rapide. Mais je suis là, en vie et je ne compte plus te laisser.

Et même si ça faisait mal je m'en foutais, je me bougeais un peu pour venir l'embrasser ma main posée sur sa joue.

Je ne le laissais que les quelques minutes où il alla aux toilettes. Je voulais le reprendre rapidement dans mes bras, pour profiter encore et toujours de lui. Je n'y pouvais rien si j'étais complètement accro à lui. Mais les infirmières semblaient avoir décider qu'il devait en être autrement. Elles ne pouvaient pas me lâcher un peu. Elles ne m'avaient pas assez torturé toute la journée? Et surtout le matin.

Je me retournais, prêt à les engueuler, quand je vis entrer les dernières personnes que je m'attendais à voir. Mes parents étaient là, entrant dans ma chambre accompagné de... de Lui.

« Je crois que vous avez des choses à vous dire. Je vais te laisser, je reviens plus tard. Je vais chercher le reste de tes affaires. »

J'essayais de le retenir par le main, de lui faire comprendre que je voulais qu'il reste mais le fourbe me laissa là seul avec eux. Ouais il faisait mieux de fuir. A coup sur c'était lui qui avait appelé mes parents pour les avertir que je m'étais fait opérer. Il allait m'entendre celui là quand ils seraient partis. Parce qu'ils allaient partir et vite c'était certain. Je n'avais aucune envie de les voir et encore moins Lui.

"Ton ami nous as averti que tu te faisais greffer Dorian. J'avoue que j'aurais préféré l'apprendre de ta bouche mais..."

Je coupais séchement ma mère.

- Excuse moi, quand il vous a appelé j'étais un peu trop occupé à me faire découper la poitrine pour prendre le temps de vous appeler.

" Ne parle pas à ta mère comme ça!! Tu n'imagines pas ce que nous avons traversé à cause de toi. T'enfuir comme ça, sans donner de nouvelles. Il n'y avait pas un jour qui passait sans qu'on ne pense à toi, qu'on se demande si tu n'étais pas déjà m..."

- Mort c'est ça?

Je me calmais un peu, fixant mes parents qui me regardaient avec douleur. Je soupirais doucement avant de parler d'un ton plus posé.

- Je suis désolé... je voulais vous épargner tout ça. Je ne voulais pas que vous soyez obligé de supporter ma lente agonie, me voir me décliner de jour en jour... Je ne voulais pas vous voir souffrir de voir votre fils ainsi. Je me disais que ce serait plus simple si je disparaissais.

"On aurait été là pour toi Dorian. On n'aurait jamais voulu te laisser quoi qu'il nous en coûte."

Je sentais les larmes me monter aux yeux alors que je voyais ma mère se mettre dans le même état que moi.

- Je sais... c'est justement pour ça que je suis parti. Pour ne plus voir la douleur chaque jour dans vos yeux quand vous me regardiez. Ne protestez pas. Je le voyais très bien. Je savais que vous souffriez chaque jour. Alors je suis parti, pour vous épargner cette souffrance. Mais pour vivre aussi.

J'attrapais la main de ma mère qui était venu s'installer à côté de moi. On resta un moment à discuter. Ils n'acceptaient toujours pas le choix que j'avais fait mais on avait décidé de passer outre tout ça. J'allais bien, c'était le plus important. Ils voulaient faire à nouveau partie de ma vie. Ils refusaient d'en être à nouveau exclu maintenant que j'allais bien, que j'avais une vraie. Et j'avais fini par l'accepter. Je discutais un moment avec eux, leur racontant avec un sourire mes voyages, toutes ces choses que j'avais vu, à quel point j'avais pu croquer la vie à pleine dent avant de décliner. Je n'en regrettais pas un instant, même si cela avait impliqué de la souffrance pour mes parents.

Mais lui il était resté dans un coin pendant tout ce temps, étrangement silencieux.

"On va vous laisser discuter tous les deux. On va aller réserver deux chambres pour la nuit à l'hôtel en face. On repartira demain après être passé te voir mon chéri."

Je hochais doucement la tête alors qu'elle venait doucement embrasser mon front. Je souris alors que mon père me disait de m'accrocher, des larmes dans la voix. J'étais ému, beaucoup trop ému de le voir comme ça lui qui avait toujours été si fier. Ils sortirent, nous laissant seul. Je redoutais ce moment. J'allais me faire engueuler, beaucoup plus que par mes parents.

"Je suppose que tu vas me dire la même chose qu'à tes parents. Que tu as rompu avec moi parce que tu ne voulais pas me faire souffrir, parce que tu ne voulais pas que je me retrouve veuf avant mes trente ans."

J'inspirais profondément. Son regard noir ne m'aidait vraiment pas. La douleur dans ma poitrine alors que je respirais comme ça non plus.

- Non... je n'allais pas te dire ça.

Je ne savais pas ce que je lisais dans son regard. Etait ce de la peine? De la colère? Ou peut être un mince espoir... Quoi que ce soit, je savais qu'il n'allait pas aimer ce que j'allais lui dire.

- Toi et moi... ça commençait déjà à ne plus aller avant ce malaise, tu le sais. On était trop différent tous les deux. Tu avais toute ta vie tracée devant toi. Moi j'en étais encore à me chercher. Et quand on a su pour la maladie tu... Tu as continué à tracer notre vie ainsi. Il y avait tout ce que je devais faire et prendre pour préserver ma santé jusqu'à la greffe, pour qu'on suive ensuite le petit plan que tu avais pris. Le boulot. La maison avec le chien et les enfants... C'était pas ce que je voulais.

"Et où est le mal putain Dorian? Je suis fou de toi. Je n'ai jamais cessé de t'aimer même après que tu sois parti. Alors qu'y avait il de mal à vouloir construire une vie avec l'homme qu'on aime?"

- Aucun... vraiment aucun je te jure. Mais mets toi à ma place. Je savais qu'il ne me restait plus que quelques années à vivre. Je n'avais aucune envie de rester enfermer dans ma routine, à boire des herbes à la con en espérant que ça retardera l'échéance. Je voulais vivre. Profiter de chacun de ces instants avant qu'on ne me les arrache. Et... je me suis rendu compte que tout ça... que dans cette vision de mes derniers moments... tu n'y étais pas.

Je le regardais, sentant son coeur se briser alors que je parlais ainsi. Je lui faisais du mal et j'avais horreur de ça. Je l'avais aimé oui mais mes sentiments avaient commencé à disparaitre avant que la maladie ne vienne précipiter les choses.

- Je suis désolé...

"Tu ne m'aimes plus c'est ça?"

- Non...

Je le voyais détourner le regard pour me cacher les larmes qui avaient envahi ses yeux. Je restais sans rien dire, lui laissant le temps de se remettre.

"Et ce gars... celui qui a appelé tes parents... tu es avec lui?"

- Oui... c'est arrivé comme ça, sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Il est arrivé dans ma vie et il l'a complètement chamboulé, mes bonnes résolutions avec. Tu comprends je ne voulais plus tomber amoureux. Je ne voulais faire souffrir personne mais il était là...

Et je n'avais pas pu résister. J'étais certainement tombé amoureux de lui dés cette soirée au travail. J'étais tombé sous le charme de ses grands yeux noirs dans lesquels j'aimais me perdre. J'avais craqué pour son sourire qui me donnait envie de l'embrasser à chaque fois. J'aimais sa gentillesse, sa douceur, cette générosité qu'il avait en lui au point de faire passer tout le monde avant lui même. J'adorais le voir dans la cuisine me préparant des bons petits plats, son air concentré quand on jouait à un jeu vidéo. Et la liste aurait pu être bien plus longue encore tellement je l'aimais.

Il s'approcha de moi, venant poser sa main doucement sur ma joue.

"J'espère qu'il te rendra heureux. Prends soin de toi Dorian. Je ne pourrais jamais t'oublier tu sais. Et même si ça fait mal... je le comprends"

- Je ne t'oublierais pas non plus tu sais Blaise.

Je posais ma main sur la sienne en souriant doucement alors que les larmes me revenaient. Je le laissais finalement sortir. J'étais épuisé, autant physiquement que moralement. Ca avait été bien trop dur d'affronter tout ça. Mais au moins maintenant je repartais sur de bonnes bases. L'histoire avec Blaise était terminé. Ca avait été dur mais il pourrait désormais aller de l'avant. J'avais pu revoir mes parents et renouer avec eux. Il faudrait qu'on aille chez moi un jour, que je leur présente un peu plus officiellement John désormais.

J'appuyais sur la pompe, m'envoyant une petite dose de morphine pour calmer la douleur qui ne cessait de grandir dans ma poitrine. J'étais à moitié dans le cirage quand l'infirmière m'apporta mes affaires. Je la remerciais rapidement avant de sombrer à nouveau dans le sommeil.

Il était vingt et une heures quand j'émergeais enfin. Vu l'heure les visites devaient être interdites à nouveau. Je m'en voulais. Je devais dormir quand John était repassé me voir. Moi qui voulait profiter de lui j'avais fini par la jouer marmotte. Mais heureusement j'avais pu récupérer mon téléphone.

Dorian a écrit:

Je devrais t'engueuler pour avoir oser appeler mes parents dans mon dos comme ça. Je n'étais vraiment pas prêt à les voir. En fait je ne pensais pas les revoir un jour. Je n'avais pas vraiment eu le temps de réfléchir à cette question, si j'allais le recontacter ou non. J'étais un peu trop occupé à profiter d'une certain personne, si tu vois de qui je parle. Mais je vais te remercier quand même. Ca a été dur mais on a pu mettre les choses au clair. Ils repasseront me voir demain avant de partir. Je ne sais pas si tu les croiseras ou non. En tout cas il va falloir que je te les présente officiellement. Tu es parti un peu trop vite tout à l'heure. Lâcheur!!

Et je m'excuse aussi de m'être endormi comme une loque après leur départ. Mais pour ma défense je venais de prendre un peu de morphine et j'ai quand même changé de coeur la nuit dernière!! Ca fatigue!!

Bonne nuit mon amour. Il me tarde déjà de te retrouver demain.

Je rangeais mon téléphone en souriant. Il n'était pas là mais de lui avoir envoyer un message m'aidait un peu. Puis je savais que je pourrais le retrouver le lendemain en début d'après midi alors forcément ça aidait.

Je m'endormis comme ça, mon téléphone à la main alors que j'attendais une réponse de sa part. Se furent les infirmières, encore elles, qui me réveillèrent le lendemain matin. Elles m'annoncèrent le programme des réjouissances pour la matinée. Les soins, la réfection du pansement, la biopsie.... j'avais tellement hâte de me prendre une aiguille dans la poitrine... mais surtout j'allais recommencer à manger!!

Je les laissais m'installer assis dans le lit avant de savourer mon petit déjeuner. Bon c'était juste un thé mais bordel ça faisait tellement de bien!!

Je repris enfin mon téléphone et fronçais un peu les sourcils en voyant qu'il ne m'avait pas répondu. Il avait certainement du vouloir me laisser me reposer. Ce n'était rien. J'allais lui envoyer un message pour le rassurer et il me répondrait à coup sur.

Dorian a écrit:

Bonjour mon amour!!

Alors les nouvelles du jour. Je commence par les mauvaises comme ça, ça sera fait. Je vais avoir droit à ma biopsie, la première d'une longue liste apparemment. Et je stresse un peu. J'aurais aimé que tu sois là... mais ça va aller. On a traversé bien pire. Je peux bien survivre à une petite aiguille dans la poitrine. Puis c'est pour la bonne cause.

Les bonnes maintenant. Ils m'ont retiré la sonde, je peux enfin pisser seul!!! Oui c'est une victoire pour moi tu n'imagines pas. Autre bonne nouvelle, j'ai moins mal. Je sens toujours la douleur mais c'est moins intense qu'hier. Et LA bonne nouvelle du jour... J'AI EU LE DROIT DE MANGER!!!! Oui bon c'était juste un thé. Et à midi ça sera juste un bouillon avec yaourt et compote mais enfin c'est de la bouffe. Je sais que normalement le bouffe de l'hôpital c'est dégueulasse mais je te jure que ce thé était merveilleux.

Je te laisse. Mes tortionnaires arrivent.

J'ai hâte que tu reviennes me voir.

Tu me manques déjà.

Je t'aime...

Je souris en rangeant mon téléphone. Comme je l'avais prévu la matinée fut une vraie épreuve.

Je le voyais pour la première fois... elle était encore plus horrible que ce que j'aurais cru. Je voulais être fort mais les larmes coulèrent toutes seules alors que je la voyais. J'avais un peu de chance dans mon malheure, l'infirmière adorable de la veille était là encore. Je m'accrochais à elle, à sa douceur, aux mots rassurants qu'elle me murmurait. Elle me jurait que tout irait bien, que ça ne me rendait que plus sexy. Tout le monde aimait les bad boys avec quelques cicatrices. Elle réussit à m'arracher un sourire. Elle ne me lâcha pas pendant la biopsie. La pauvre... je serrais sa main beaucoup trop fort. Je broyais sa main à elle mais je pensais surtout à John pour me donner du courage.

Puis j'eus droit à l'autre bonne nouvelle de la journée. Enfin, j'avais le droit de me lever au fauteuil. Je chancelais un peu sur mes jambes mais après quelques instants j'arrivais enfin à faire quelques pas et à m'installer sur ce fauteuil. Je sentais vraiment que mon coeur n'était plus le même, qu'il était plus fort. J'avais du mal à marcher parce que j'étais éprouvé par la douleur et l'opération, plus parce que mon coeur était épuisé. J'avais hâte que John me voit comme ça, assis dans mon fauteuil et plus dans mon lit comme un malade.

Je repris mon téléphone. Cela faisait depuis mon dernier sms à huit heures que je n'avais pas pu lui écrire. Le midi approchait, je devais certainement avoir une réponse. Mais rien... je fixais mon téléphone l'air perdu. Il ne m'avait toujours pas répondu. Plus aucun signe de vie depuis la veille.

Je me forçais à sourire à l'infirmière alors qu'elle arrivait avec mon plateau repas. J'avais du mal à m'enthousiasmer pour celui ci. J'étais inquiet de voir qu'il ne me donnait pas de nouvelles. Que s'était il passé? Il avait du lui arriver quelque chose, ce n'était pas possible. Il ne serait pas resté sans me donner de nouvelles comme ça d'un coup, pas après tout ce qu'on venait de traverser.

J'essuyais mes larmes alors que j'écrivais sur mon téléphone les mains tremblantes.

Dorian a écrit:

S'il te plait dis moi que tu vas bien, qu'il ne t'ait rien arrivé. Ce silence m'inquiète énormément. Alors réponds moi. Ou mieux viens me voir. J'ai une surprise pour toi.

Je reposais mon téléphone après l'avoir mis en vibreur. Je ne cessais de le vérifier toute les cinq minutes, trop inquiet. Je mangeais distraitement mon repas, beaucoup trop concentré sur mon téléphone.

Je ne relevais les yeux que quand l'infirmière arriva pour me l'enlever. Elle l'enleva et déposa une enveloppe sur ma table.

Je la regardais un instant avant de l'ouvrir et de trouver dedans, stupéfait, deux billets pour Bali non datés. Un à mon nom et un vide...

- Mademoiselle... pardon... c'est... c'est mon ami qui me l'a apporté? Quand ça?

"A l'instant. Il me l'a donné avant que je n'entre dans votre chambre. Il ne doit pas être loin."

Je la remerciais et la laissais partir avant de me lever. J'arrachais les électrodes sur ma poitrine avant d'attraper mon pied à perf. Je m'en servais comme béquille pour marcher et quitter ma chambre. Je ne pensais qu'à une chose. John était là. Il n'était pas loin mais il n'était pas venu me voir. Il me donnait ce billet pour m'envoyer à Bali mais sans lui. Avec je ne sais qui. Je ne savais pas à quoi il jouait mais ça faisait mal. J'avais l'impression qu'il me jetait de sa vie. Après tout ce qu'on avait vécu, après m'avoir promis qu'il restait, le voilà qui m'abandonnait.

Je n'écoutais pas les infirmières qui me poursuivaient dans le couloir, me hurlant dessus que je devais me ménager et rester au fauteuil scopé. Je m'en foutais. Je voulais juste le retrouver.

- JOHN!!!! Putain John où est tu?!!

Je me retournais alors qu'une des infirmières me tirait par le bras.

- Je veux le voir. Vous avez intérêt à le retrouver même si vous devez fouiller tout l'hôpital pour ça. Je ne retournerais pas dans ma chambre tant que je ne l'aurais pas vu!!!

Et je m'en foutais complètement d'être le cul à l'air au milieu du couloir.


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UNIVERS FÉTICHE : réaliste
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   Jonathan McCauley
   
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis salarié en télétravail et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma grande chance, je suis fou amoureux d'un chatain totalement sexy et je le vis plutôt parfaitement bien, je peux enfin faire des projets pour le futur, notre futur commun. .
   
+ a perdu ses parents à 10 ans lors d'un accident de voiture dont lui et sa soeur sortent miraculeusement indemne. + sa soeur est décédée il y a deux ans après un long combat contre la leucémie. + A tenté de se suicider après la mort de celle-ci. + Passe la plupart du temps à son boulot, il fait le maximum des heures supplémentaires. + il passe le reste du temps chez lui, sur son ordinateur. + Est un peu asocial, sort rarement, sauf s'il en a l'obligation. + N'a vécu que quelques aventures, mais il mettait rapidement un terme à celles-ci dès que l'engagement devenait sérieux. Il fuit à toutes jambes le bonheur. + Il n'a pas d'animaux chez lui car il passe trop peu de temps chez lui, mais il les adore sinon. + Chaque année il fait un don pour la ligue contre le cancer.
   

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Matthew Daddario :copyright:️ mistpell
Je caresse ses cheveux avec tendresse et avec amour. Je ne pouvais pas me détacher de lui. J’avais mon coeur qui battait la chamade de le voir vivant contre moi. C’est comme si quelque chose c’était débloqué entre nous. Cette épée de Damoclès c’était enfin envolé loin de nous. Je pouvais enfin respirer il n’allait plus rien lui arriver, à part une fatigue dû à la rééducation. Mais ce ne serait que pour aller mieux. Je secoue de droite à gauche la tête. « C’est du passé maintenant, tout ça n’arrivera plus. Mais bon, on se disputera certainement, et on se blessera parfois, mais maintenant ce ne serait que des choses de couples, enfin je pense. » Je souris doucement, je ne sais pas trop comment fonctionne un couple. Je n’étais pas franchement expérimenté en matière de vie de couple, j’allais très certainement faire des erreurs. « Maintenant tu as toute ta vie pour apprendre à me battre à Mario Kart, je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou non. » Je prolonge ensuite son baiser avec envie.

Je dois filer aux toilettes. Mais j’ai à peine le temps de revenir que je vois débarquer ses parents. Je me sens soudainement mal à l’aise. Je ne me suis pas présenté comme le petit-ami de Dorian, car je sais qu’il n’en a pas parlé. En même temps on ne se connaissait pas quand il a décidé de couper les ponts avec eux. Mais, pour ne plus avoir de famille, je sais qu’il aurait fini par regretter de ne plus les parler. Et sa greffe, était un bon prétexte. Mais je refusais audit qu’il reste en froid avec eux. Et, si jamais le pire était arrivé, je sais qu’ils auraient aimé être prévenu et peut-être déjà sur place. Mais je ne m’attendais absolument pas à cet inconnu que j’enregistre rapidement comme l’ex petit-ami de Dorian. Enfin peut-être pas tant que ça à voir son regard, il semblait à la fois choqué et amoureux ? Je ne sais pas trop comment interpréter cela. Du coup je fuis du regard Dorian, je tente de ne pas trop croiser son regard. Je vois bien qu’il tente de me retenir, mais est-ce pour m’enfoncer davantage ? Je tente d’endiguer ses pensées négative, elles n’ont aucun fondement. Je lui ^promets de ramener le reste de ses affaires plus tard dans l’après-midi. Je salue à peine ses parents, ils méritaient de retrouver leur fils en toute intimité. Et puis je ne veux pas m’imposer dans ses retrouvailles familiales. car, au départ je pensais qu’il n’y aurait que ses parents, mais il faut croire qu’ils doivent être proche de cet ex.

Je sors de cette pièce, en lui jetant un dernier regard, mais il était totalement absorbé par ses parents, j’en souris, il avait beau dire ce qu’il veut, il semble heureux de les retrouver. J’en suis heureux pour lui. Je croise le regard incendiaire de cet inconnu et j’en frissonne, il ne semblait pas apprécier ma présence. Je finis par me détourner pour retourner chez nous. oui, depuis plusieurs semaines, cet appartement était le nôtre, et il semblait bien vide sans lui, sans son sourire solaire. Certes l’odeur de la maladie allait disparaitre bientôt, mais sa présence animait cet appartement. Il m’animait aussi. J’avais enfin l’impression de ne plus être qu’une simple coquille vide. J’avais enfin l’impression de vivre. J’avais eu besoin d’un but dans la vie et il me l’avait offert sur un plateau. Il s’était imposé avec discrétion, alors même qu’il ne voulait, lui aussi, entrer dans la vie de personne. Finalement on avait été deux âmes esseulées qui avait eu un besoin irrépressible de se raccrocher à quelqu’un, en la vie.

Maintenant qu’il avait toute sa vie devant lui, il devait renouer avec son passé, avec sa famille. c’’est important. Je prendrais la place qui me revient de droit, c’est-à-dire celle qu’il me donne. Je ne ferais jamais rien de ce qu’il ne veut pas faire. Je respecterais toujours ses choix.

J’avais fini par boucler les valises, j’avais pris un taxi, je n’avais pas eu le courage de prendre elle volant après toutes ces émotions en montagne russe que j’avais ressenti. Il était quand même plus sérieux de faire attention un minimum. J’avais donc repris un taxi au retour. J’étais allé dans cette chambre d’hôtel, elle était spartiate, simple. Mais ça m’allait parfaitement. Je n’allais pas y passer beaucoup de temps de toute manière.

Il s’est bien passé plus de deux heures depuis que je l’ai laissé, et il me manque déjà cruellement. J’avais l’intention de le retrouver pour les deux dernières heures de visite. Je prendrais le temps de faire connaissance avec ses parents. Et j’espérais quand même que l’autre serait déjà parti. Je ne sais pas pourquoi je ne veux pas le voir, à part que j’estime qu’il n’a pas sa place ici. Mais si Dorian souhaite sa présence je ne m’y opposerais pas.

Je ne m’étais jamais senti jaloux, à vrai dire je n’avais jamais eu l’occasion de ressentir ce sentiment aigre. Il me laisse une certaine amertume sur le palais. Je détestais déjà ce sentiment que je ne maitrisais absolument pas. Je ne me serais jamais cru jaloux. Et pourtant quand j’ai vu cet homme, très beau et viril je ne vais pas le contester, je l’ai détesté du premier regard, et j’ai surtout détesté quand il a posé ses yeux sur Dorian. J’avais confiance en Dorian, je sais que ces paroles sont sincères. On ne se déclare pas notre amour pour qu’il reparte ensuite avec son ex, non ?

J’étais monté à sa chambre d’un pas léger, heureux de le retrouver, de lui confier que je ne voulais pas qu’il regarde les autres hommes, et que je n’admettrais pas que quelqu’un d’autre que moi ne le regarde de trop près. Je me révélais être possessif, c’est aussi nouveau pour moi cette animosité à l’idée de le partager avec quiconque.

C’était dans cet esprit que j’arrive devant cet porte entrouverte, encore innocent du déluge qui va s’abattre sur moi dans la seconde qui suit.

La scène que je vois me fige sur place. Ils sont bien trop proches l’un de l’autre. En tout cas bien trop proches à mes yeux. Et je remarque de suite sa main. C’est comme si mon cerveau me fait remarquer tout ce qui est douloureux. Comme pour m’enfoncer un peu pus le poignard qui a atterrit dans mon coeur. Mon cerveau distille par petites gouttes l’idée vile que c’est tout ce que je pouvais attendre de Dorian.

Je ne parviens plus à raisonner correctement, j’ai l’impression de perdre pied dans la réalité. Je mets plusieurs secondes avant de reculer dans un chariot de soin par inadvertance. Je suis incapable de rester plus longtemps ici, j’ai l’impression d’étouffer. Heureusement Dorian ne me voit pas, je ne suis pas certain de parvenir à supporter son regard, de lui parler, d’entendre ses excuses.

Les sentiments amoureux, c’est du bonheur en libre-service, mais aussi une souffrance inextricable. Je suis en train de l’expérimenter en ce moment même. J’ai l’impression que je n’ai jamais autant souffert dans ma vie que maintenant. J’avais envie de le haïr mais, en même temps, je l’aime encore.

Je finis par fuir à toutes jambes l’hôpital, en espérant que personne ne m’arrête. Je m’arrête le souffle coupé à l’extérieur sur l’esplanade de l’hôpital. Je prends une profonde gorgée d’air. Je n’ai même pas conscience que je me suis arrêté de respirer, ni même que mes larmes coulent abondamment le long de mes joues. Ça ne semble étonner personne, il faut dire que c’est le lot quotidien des hôpitaux.

J’attrape mon portable que j’éteins avant de le ranger, je ne veux pas voir ses messages ou ses appels, sinon, me connaissant, je sais que je vais faiblir et lui répondre. Mais je sens une colère monter en moi, une colère sourde que j’ai besoin d’évacuer d’une manière ou d’une autre. Je me sens trahi, alors qu’en Soi le geste peut être interprété de bien des manières, mais je ne peux pas être objectif, pas après tout ce que l’on a traversé. Pourtant je sais au fin fond de moi que c’est idiot de penser ne serait-ce une seule seconde qu’il soit capable de me trahir, alors qu’il vient de surpassera mort, et que j’étais là du début à la fin. C’était totalement idiot mais la pensée perverse ne veut pas quitter mon esprit. Elle est là, vicieuse, en me disant que je ne peux plus lui faire confiance. Je suis tiraillé entre fuir loin, l’abandonner, et retourner vers lui, me rouler en boule contre lui et ne plus jamais le lâcher.

Car sans lui je ne suis absolument rien. Je le lui avais dit, et ce ne sont franchement pas des paroles en l’air. J’avais fini par atterrir au bord de la Tamise. Ce fleuve aux eaux noircies par l’obscurité représente bien mon état en ce moment. J’erre au bord de ce fleuves pendant de longues heures, ne cessant de pleurer. J’y passe toute la nuit, de toute manière je suis incapable de dormir. Je ne remarque même pas le jour se lever quand je regagne ma chambre d’hôtel. J’ouvre le petit bar de la chambre, à neuf heures du matin avant de les vider de leurs mignonnettes d’alcool. Ce ne sont peut-être que des petites quantités, mais elles suffisent à m’abrutir pour une bonne partie de la journée, à me rendre dans un état comateux, qui anesthésie mon cerveau et l’emmène loin de la réalité. Même s’il me pousserait bien à aller voir Dorian. Mais il ne peut pas se taire ce coeur ?!

C’est le milieu d’après-midi quand j’émerge de l’état cotonneux de l’alcool. Je reprends pied dans la réalité avec une sale gueule de bois, mais mon coeur saignée de nouveau. Tout me revient dans la tronche comme un boomerang. Juste pendant quelques secondes, j’ai l’impression que c’est exagéré, mais mon coeur lui, me prouve que la douleur que je sens est bien réelle.

Je suis encore un peu dans les vapes quand je prend cette décision. Mais je dois la faire. Je prends mon ordi et me connecte à un site de voyage, qui propose des billets d’avions pour Bali, j’en prends deux, n dont un au nom de Dorian. J’ai toujours ces traîtresses de larmes qui coulent. Je tente de les calmer quand je vais à la direction pour leur demander d’imprimer ce que j’ai sur la clé usb. Je ne sais pas si c’est parce que je fais pitié ou si c’est simplement pour rendre service, mais je n’ai pas besoin de tergiverser qu’e la secrétaire le fait.

Je tente de manger quelque chose, je n’ai rien mangé depuis hier midi. Et vu ce que j’ai aperçu dans le miroir, ça fait vraiment peur. J’ai le teint jaune/blanc et les yeux vitreux et rougis à force d’avoir pleurer.

Je me dirige néanmoins vers l’hopital, je passe l’accueil avant de me rendre directement au service des soins intensifs. Je repère une infirmière qui s’occupe de Dorian, je lui demande si elle peut lui donner cette enveloppe. Elle tente de me convaincre de la lui donner moi-même, mais je refuse catégoriquement. Je finis par la supplier, en pleur, de le faire. Elle finit par acquiescer avant d’aller directement dans sa chambre. Je reste tétanisé, incapable de bouger avant de la voir sortir et hocher la tête en ma direction. Je baisse les épaules et la tête. Je sais qu’il comprendra le message. Je ne le retiendrais pas, il semblait tellement rêvé de Bali, je lui avais fait ce dernier cadeau. Je le laisserais partir parce que je l’aimais. Parce que je voulais simplement qu’il soit heureux, même sin j’aurais aimé que ce soit avec moi. Mais j’ignore tout de ces SMS. Je n’ai toujours pas rouvert mon portable, j’avais voulu me couper du monde. J’avais simplement reproduit la même erreur qu’avec ma soeur, ce qui m’avait coûté nos derniers moments. mais, quand je suis blessé, j’ai ce besoin de me retrouver seul, même si je ne fais que ruminer et que c’est loin d’être bon.

Je fais tout juste demi-tour quand je l’entends hurler dans le couloir. Je me fige alors que mon coeur s’emballe. Deux pensées contradictoires s’installent. Une me disant que je dois partir maintenant, tout de suite. Et l’autre me pousse à faire demi-tour, à le prendre dans mon bras. Je soupire, ce combat intérieur était épuisant. Ma raison et mon coeur se battait le droit à gérer ma vie.

Je me retourne juste pour vérifier s’il va bien, je suis bien incapable de ne pas m’inquiéter pour lui. Je m’appuie néanmoins d’une épaule sur un mur, je suis bien incapable de tenir seul debout tellement je me sens fébrile. Et je tombe sur sa paire de fesses à l’air. Je déglutis difficilement alors que mon regard s’accroche à ce fessier. Il semble agité, dictant les ordres aux infirmières de me retrouver. Je suis incapable d’aligner trois mots alors que mes pensées vont à cent à l’heure… Bordel qu’il est…

Bon je n’ai pas le temps de terminer ma pensée que je me retrouve face à lui. Je baisse le regard. L’image que me renvoie le reflet de la vitre est plus que pitoyable. J’ai l’air d’un zombie, littéralement : les yeux bouffis et rougis, les cheveux dans tout les sens et des vêtements froissés que je n’ai pas changé depuis, plus de deux jours puisque j’ai passé mon temps soit à l’hôpital soit à déprimer dans mon coin.
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Dorian Levingston
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un petit employé dans un centre d'assistance téléphonique et je m'en sors moyennement mais ça permet de manger. Sinon, grâce à ma décision, je suis en couple et je le vis plutôt bien maintenant, je sais qu'on a la vie devant nous.

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J'étais furieux, blessé aussi. Je n'arrivais pas à croire qu'il me faisait ça, qu'il me jetait comme ça après tout ce qu'on avait traversé ensemble. Il avait supporté ma maladie, m'avait accompagné pendant mes pires moments. Et voilà que maintenant que j'allais bien, qu'on pouvait enfin se construire une vie à deux, il me fuyait. Il me laissait ces putains de billets. Des billets pour Bali en plus!! Il faisait quoi là au juste? Il me virait de sa vie? C'était bon maintenant que j'allais bien je n'avais qu'à aller à Bali comme j'avais prévu? Des conneries tout ça. Je ne partirais à Bali que si c'était son nom à lui qui se trouvait sur le second billet. Et c'était quoi ce putain de deuxième billet sans nom?

Alors oui j'étais furieux, de voir que l'homme que j'aimais me laissait tomber maintenant. Et l'infirmière qui tentait de me calmer ne m'aidait en rien. Elle était là à côté de moi, m'engueulant parce que je m'étais levé seul, parce que j'avais débranché les électrodes qui me surveillaient, parce que j'étais entrain de m'énerver. Oh ben si elles ne le savaient pas encore, elles allaient vite comprendre que je n'étais pas un patient sage. Et là je ne pouvais pas être raisonnable, pas tant que je ne l'aurais pas vu et qu'il ne se serait pas expliqué. Si il voulait rompre avec moi qu'il le dise franchement au lieu de le faire avec ses billets de merde.

Je me retournais au bout d'un moment, vu que l'infirmière ne semblait pas décidée à vouloir aller le chercher, je le ferais moi même. Il était là quelque part dans l'hôpital et je ne lacherais pas tant que je ne l'aurais pas vu. Si ils voulaient me ramener dans mon lit, ils savaient comme faire. Ils n'avaient qu'à m'aider à le retrouver.

Mais en me retournant je le vis là, debout dans le couloir, qui me fixait, sans même prendre la peine de venir me voir. Je m'approchais de lui, marchant aussi vite que je le pouvais, autant dire à une allure d'escargot. J'avais le temps de voir qu'il n'allait pas bien, qu'il avait une sale tête, la tête de celui qui n'a pas dormi depuis un moment. Il n'avait même pas changé de vêtements depuis qu'on était venu à l'hôpital. Tant mieux! Il souffrait de sa connerie. Ca lui montrerait peut être que c'était une idée de merde que de vouloir me quitter, surtout maintenant.

Je le rejoignis finalement, plaquant les billets sur sa poitrine, le tapant presque. Oui presque je n'avais pas encore assez de forces pour faire ça.

- Tu m'expliques? Tu ne réponds plus à mes messages. Tu m'ignores. Et maintenant ça? T'as même pas les couilles de venir me les donner toi même? C'est la nouvelle méthode pour rompre? Tu me donnes ces billets pour que je dégage à Bali loin de toi. Histoire de me faire comprendre que je peux dégager maintenant.

Je ne voulais pas mais je sentais les larmes me monter aux yeux alors que je parlais.

- Je croyais... je croyais qu'on avait traversé le pire et que maintenant on voulait avancer ensemble. Je pensais qu'on allait faire des projets à deux, pour quand je sortirais de l'hôpital. Alors pourquoi tu me fais ça John? Pourquoi tu veux me virer de ta vie?

Je n'arrivais pas à le comprendre. Je ne pouvais pas croire qu'il se soit foutu de moi. J'avais vu son amour, sa peine et sa douleur alors qu'il pensait que j'étais condamné. Il ne pouvait pas avoir simulé tout ça. Et pourquoi? Pourquoi se serait il amusé à s'accrocher à un mourant s'il avait déjà dans l'idée de me quitter? Je ne comprenais rien. Je savais juste que ça faisait mal de le voir s'éloigner de moi ainsi.



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   Jonathan McCauley
   
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis salarié en télétravail et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma grande chance, je suis fou amoureux d'un chatain totalement sexy et je le vis plutôt parfaitement bien, je peux enfin faire des projets pour le futur, notre futur commun. .
   
+ a perdu ses parents à 10 ans lors d'un accident de voiture dont lui et sa soeur sortent miraculeusement indemne. + sa soeur est décédée il y a deux ans après un long combat contre la leucémie. + A tenté de se suicider après la mort de celle-ci. + Passe la plupart du temps à son boulot, il fait le maximum des heures supplémentaires. + il passe le reste du temps chez lui, sur son ordinateur. + Est un peu asocial, sort rarement, sauf s'il en a l'obligation. + N'a vécu que quelques aventures, mais il mettait rapidement un terme à celles-ci dès que l'engagement devenait sérieux. Il fuit à toutes jambes le bonheur. + Il n'a pas d'animaux chez lui car il passe trop peu de temps chez lui, mais il les adore sinon. + Chaque année il fait un don pour la ligue contre le cancer.
   

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Je ne lui en voulais pas vraiment, après tout il n’avait jamais conçu d’avoir un avenir, alors il avait bien le droit de revoir ses plans. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Même si j’aurais aimé que ce soit moi qui sois dans ses plans. Mais son geste est un peu trop explicite pour moi. Ce geste qui a simplement brisé en mille morceaux mon coeur. mais, malgré cette douleur lancinante, je ne lui veux pas de mal, Bali ce serait mon cadeau. Il semblait rêver de Bali, alors je lui avais pris deux billets, le second pour qu’il l’offre à l’autre inconnu. Je lui donnerais plus tard les identifiants pour inscrire le nom de celui qui l’accompagnera. Je voulais qu’il aille à Bali en pensant à moi. C’était très égoïste, mais j’assume.

Je voulais repartir, ne pas le voir. Je ne voulais pas qu’il me voit dans cet état, et surtout tomber sur l’autre. Je ne supporterais pas de les voir ensemble. C’était beaucoup trop pour mon petit coeur en miette. Mais je l’entends hurler mon prénom dans le couloir. J’entends la souffrance dans sa voix, le désespoir aussi. Je me fige sur place. Je ne m’attendais pas à l’entendre hurler de cette manière. J’avais du coup soudainement du mal à faire demi-tour pour gagner la sortie. J’étais tiraillé et je ne savais plus quoi faire. Je l’aimais mais je ne voulais pas qu’il reste avec moi s’il ne m’aimait pas. J’étais simplement aveuglé par ma souffrance.

Je l’avais vu, et je n’avais pas pu m’empêcher de m’approcher pour le regarder dans cette blouse un peu trop ouverte à mon goût. Mais je n’avais pas pu m’empêcher non plus de reluquer son fessier. Je ne l’avais jamais vu sans tissu, alors je peux bien en profiter une dernière fois. Je déglutis et mes pensées périclitent alors qu’il se retourne.

Je croise son regard pendant la seconde qui suit avant que je baisse mon regard, je le fuis alors que les larmes remontent soudainement, faisant gonfler mes yeux un peu plus. Je resserre mes bras autour de mon torse. Je devais lui offrir un spectacle pitoyable. Mais il s’approche et mon coeur s’accélère. Je suis incapable de bouger alors je le laisse venir à ma hauteur. Je serre mes bras pour cacher mon tremblement. Il me rendait fébrile. Il finit par arriver devant moi et il semble hors de lui.

Je rattrape de justesse les billets, les regardant comme s’ils allaient me brûler. Je finis quand même par affronter son regard. Je ne voyais pas de quels messages ils parlent. Mais je suis de plus en plus étonné par son discours. C’est lui qui n’avait pas eu le cran de me dire qu’il avait encore des sentiments pour son ex. « Quels messages ? » C’est ben posant ma question que je me rends compte que j’ai éteint mon téléphone. Bien sûr sur je n’ai rien reçu. « Quoi ? Moi que serais revenu si tu n’étais pas en train de batifoler avec celui qui doit être ton ex. » Je sens la moutarde me monter au nez subitement.

Mais j’étais anéanti. On en avait eu des difficultés, et alors que je croyais que l’on aurait un peu le droit de souffler tous les deux, non il fallait encore qu’une épreuve s’ajoute. Et elle pourrait être décisive pour nous. « C’est toi. Tu semblais heureux avec ce playboy… » Je grimace doucement en baissant la tête. Oui je regrettais de ne pas avoir été le confronter plus tôt, mais ça me faisait trop mal. Mais moins que de le voir pleurer là. Je tends une main pour sécher délicatement ses larmes. « Est-ce que tu ressens quelque chose pour lui ? » Ma gorge se serre rien qu’à cette idée. Je l’aime comme un fou, et je pensais que c’était réciproque. Au fond ce n’est pas en lui que je n’ai pas confiance, mais en moi. J’étais un ermite avant lui, j’étais maladroit en matière de relation.
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J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un petit employé dans un centre d'assistance téléphonique et je m'en sors moyennement mais ça permet de manger. Sinon, grâce à ma décision, je suis en couple et je le vis plutôt bien maintenant, je sais qu'on a la vie devant nous.

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Quels messages... non mais il se foutait de ma gueule. Il ne les avait même pas lu en plus. Il avait tout simplement décidé de me rayer de sa vie sans prendre la peine de me donner une explication, sans même daigner m'envoyer un message. Non, lui il faisait dans l'original, lui il donnait des billets d'avion pour me faire comprendre que je devais dégager loin de sa vie. Ca n'en faisait pas moins mal quand même.

Je fronçais les sourcils en l'entendant parler de batifoler avec mon ex. Non mais il se foutait vraiment de moi là ?!! Après tout ce qu'on avait vécu lui et moi, toutes les choses qu'on s'était dit, les épreuves qu'on avait traversé, comment est ce qu'il pouvait croire que je foncerais dans les bras de Blaise dés qu'il reviendrait. Je ne l'aimais plus. Ca faisait même près de deux ans que je ne l'aimais plus. Avant même qu'on ne m'annonce ma maladie je me demandais si je ne devais pas rompre avec lui. Alors comment pouvait il croire un seul instant que je pourrais aller batifoler avec lui ? Le seul avec qui j'avais envie de batifoler c'était John, même si il m'énervait là.

Et moi je pleurais comme une merde alors qu'il me jetait. Je n'aurais pas du craquer devant lui. J'aurais du rester fier et l'envoyer chier avant de partir. Mais j'étais trop fatigué et j'avais beaucoup trop mal pour être raisonnable.

« Est-ce que tu ressens quelque chose pour lui ? »


Je laissais échapper un petit rire triste en l'entendant. Sérieusement ? On en était vraiment à ce qu'il me pose ce genre de questions ? Il avait donc si peu confiance en moi ?

Et tout d'un coup je compris. Le deuxième billet il l'avait acheté pour Blaise. Il avait du nous voir proche alors qu'il me disait au revoir. Puis de là il s'était fait des idées, nous imaginant ensemble de nouveau. Il n'avait donc vraiment pas confiance en moi si il pensait que je pouvais aller me jeter dans les bras d'un autre dés qu'il aurait le dos tourné.

« Je l'ai aimé... mais ça fait pas loin de deux ans que je ne ressens rien pour lui. C'est ce que je lui ai expliqué tout à l'heure. Je suis parti sans un mot, sans explications. Il a du se dire que je l'avais laissé pour la même raison que mes parents, que je ne voulais pas le faire souffrir. Mais la vérité c'était que notre couple commençait déjà à se déchirer avant que je ne tombe malade. Puis il y a eu la maladie, la façon dont il a géré ça, dont il m'étouffait littéralement. Il m'enfermait encore plus dans une vie dont je n'avais jamais voulu. J'ai réalisé alors que je ne l'aimais plus, que je ne pouvais pas continuer de vivre une vie où je n'étais pas heureux, encore plus à ce moment là, alors que mes jours m'étaient compté. Alors je suis parti. Mais j'ai eu tord, j'aurais du rompre avec lui à ce moment là. Ne pas lui laisser de faux espoirs. Mais c'est ce que j'ai fait hier après midi. J'ai définitivement rompu avec lui. Je l'ai fait souffrir j'en ai conscience mais c'était nécessaire. »

Je le foudroyais du regard alors que je continuais de parler.

« Je lui ai dit que j'étais avec toi. Que j'étais vraiment bien avec toi. Il m'a juste souhaité d'être heureux avant de partir. Alors je peux savoir pourquoi tu me reproches de batifoler avec lui alors que je n'ai rien fait !! »


Oui je restais encore énervé et blessé surtout qu'il n'ait pas eu davantage confiance en moi.




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J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis salarié en télétravail et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma grande chance, je suis fou amoureux d'un chatain totalement sexy et je le vis plutôt parfaitement bien, je peux enfin faire des projets pour le futur, notre futur commun. .
   
+ a perdu ses parents à 10 ans lors d'un accident de voiture dont lui et sa soeur sortent miraculeusement indemne. + sa soeur est décédée il y a deux ans après un long combat contre la leucémie. + A tenté de se suicider après la mort de celle-ci. + Passe la plupart du temps à son boulot, il fait le maximum des heures supplémentaires. + il passe le reste du temps chez lui, sur son ordinateur. + Est un peu asocial, sort rarement, sauf s'il en a l'obligation. + N'a vécu que quelques aventures, mais il mettait rapidement un terme à celles-ci dès que l'engagement devenait sérieux. Il fuit à toutes jambes le bonheur. + Il n'a pas d'animaux chez lui car il passe trop peu de temps chez lui, mais il les adore sinon. + Chaque année il fait un don pour la ligue contre le cancer.
   

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Je devrais absolument allumer mon téléphone plus tard dans la soirée. Tout ce qu’il me dit, sa réaction, son regard furieux. Tout cela me dit que je me suis fourvoyé, que j’ai mal interprété tout ce que j’ai vu. Je me suis emballé en un rien de temps. Pourtant j’avais tellement eu l’impression que c’était vrai. Que ce que mon cerveau a interprété était faussé. Mais je sais que cette jalousie que j’ai ressenti est tout à fait réelle, elle.

On était tous les deux face à un mur, et je ne sais pas trop comment nous en sortir. Je l’aimais comme un dingue, plus que ma propre vie. Mais là il avait pleinement le droit de ne plus y croire. Je ne pouvais plus revenir en arrière, revenir sur mes actes. J’aurais tout donné pour ne pas voir cette scène. Elle tournait en rond dans mon esprit. Pourtant le geste était anodin, j’arrivais à me le dire quand l’étau de la jalousie desserrait un peu son emprise. Mis celle-ci revenait à chaque fois au triple galop. J’avais tellement l’impression d’être insipide, inintéressant que je ne doutais pas un seul instant qu’il pourrait trouver nettement mieux ailleurs.

J’étais persuadé que c’est ce qui allait se passer un jour ou l’autre. Qu’il finirait par me dire que je n’étais pas assez bien pour lui, que notre histoire n’était qu’une erreur. C’était douloureux de penser ça, à chaque fois j’avais l’impression que l’on m’arrachait le coeur à main nue. Après tout, la vie m’avait toujours repris toute forme de bonheur, pourquoi elle me le laisserait maintenant ? Ou, alors c’était peut-être moi qui était incapable d’être heureux. Peut-être que je fuyais le bonheur à toute jambe parce que je ne savais pas ce que c’était d’être heureux. Pourtant je l’ai expérimenté ces derniers mois, et malgré nos airs revêches et têtus, ça a toujours fonctionné à merveille.

Je devrais taire mon esprit, mais c’’est plus facile à dire qu’à faire. Je l’écoute alors que mon coeur s’alourdit et que ma culpabilité me ronge. J’avais bien merdé, en beauté on peut dire. Je soupire en l’écoutant, baissant le regard, de honte. Il avait rompu avec lui et moi j’ai cru tout le contraire. Tout ça pour un simple geste. Tout cette incompréhension elle n’est venue que d’une mauvaise communication. Il m’en avait bien parlé de cet ex, vaguement, je ne me souviens qu’il m’a simplement dit que c’était fini. mais, hier, j’ai eu l’impression de tout le contraire. Je n’avais pas cherché à en savoir plus, mais si j’avais su tout ce qu’il m’avait dit là, j’aurais probablement été jaloux, j’ai l’impression que je vais devoir dompter cette émotion, mais j’aurais pas monté dans de telles extrêmes. Maintenant c’était fait de toute manière. Soit on arrivait tous les deux à surpasser ça, soit je ne sais pas.

Je n’ai pas besoin de le regarder pour savoir qu’il me fusille de ses yeux clairs. Même si là ils doivent plus tirer sur le noir. Je tire nerveusement sur une manche. Je tente de trouver les mots juste, pour ne pas le blesser davantage, mais je ne trouve rien. Je ne fais même plus attention qu’il est en blouse au milieu du couloir, que les infirmières nous dévisagent prête à intervenir si besoin, non je ne vois que lui.

« Il semblait prêt à t’embrasser, et… et …et il avait la main sur ta joue, toi aussi tu avais ta main sur la sienne. »
Je lâche un sanglot. Je le laissais voir ma douleur, mon désespoir, ce sentiment, vain, de trahison. Je me tourne pour m’adosser contre le mur, rejetant ma tête en arrière. « Je me suis dis que tu avais trouvé mieux qu’un ours mal léché qui n’aime pas sortir, qui n’a jamais voyagé, et qui traîne le malheur comme sa plus proche amie. » Je secoue vivement la tête de droite à gauche. « Je ne sais que souffrir.. je n’ai jamais été heureux que ces derniers mois. » Je soupire, j’ai pas envie de tout gâché et pourtant….
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« Il semblait prêt à t’embrasser, et… et …et il avait la main sur ta joue, toi aussi tu avais ta main sur la sienne. »

Je fronçais les sourcils en l'entendant parler. Il avait clairement mal interprêté ce qu'il avait vu. Ce n'était pas le geste de deux personnes se remettant ensemble. C'était plus.... deux personnes ayant eu un certain passé ensemble, se disant au revoir.

- Je n'allais pas l'embrasser. Je n'en avais aucune envie. On se disait simplement au revoir John...

Je soupirais. Je ne voulais pas qu'il se sente mal ou jaloux à cause de Blaise. Lui et moi c'était de l'histoire ancienne, depuis très longtemps. Il n'y avait vraiment que lui dans ma vie. Et je n'avais envie d'avoir que lui.

« Je me suis dis que tu avais trouvé mieux qu’un ours mal léché qui n’aime pas sortir, qui n’a jamais voyagé, et qui traîne le malheur comme sa plus proche amie. Je ne sais que souffrir.. je n’ai jamais été heureux que ces derniers mois. »

J'ouvrais la bouche, prêt à lui répondre. Je voulais lui dire à quel point il était ridicule de croire des choses pareilles. Je l'aimais moi mon ours mal léché. Je voulais le garder. Je ne voulais personne d'autre que lui. Mais ces maudites infirmières choisissaient vraiment mal leur moment pour venir m'interrompre. Je la foudroyais du regard alors qu'elle venait me dire d'aller me réinstaller sagement dans ma chambre.

- On discute...

"Et bien vous discuterez dans votre chambre. Vous n'êtes pas raisonnable. C'est votre premier lever et vous avez eu une lourde opération. Vous devez vous ménager."

Je soupirais avant de venir m'accrocher au bras de John pour aller là bas. Non mais qu'il n'aille pas s'imaginer qu'il allait pouvoir s'échapper aussi facilement. On avait une discussion à avoir lui et moi.

Je rentrais avec lui dans ma chambre et m'installais dans le fauteuil avec un léger sourire.

- Je voulais te faire la surprise. J'ai fait des petits progrès.

Je lui souris tendrement avant de tendre le bras pour prendre sa main et la serrer.

- Je sais que je ne te l'ai pas dit avant. Je ne voulais pas te dire que je t'aimais alors que j'allais mourir. Je trouvais ça trop cruel mais... Je t'aime John. Ca fait un moment que je ressens ça, que je suis heureux avec toi. Et il n'y a pas de raison pour qu'on ne continue pas à être heureux tous les deux maintenant que je ne vais plus mourir.

Je lui souris doucement avant d'enchainer.

- Et je n'oublie pas qu'on a deux listes à compléter. La mienne sera plus facile à faire maintenant, mais je pense que je vais rajouter des trucs.

C'était la liste d'un mourant, de quelqu'un qui n'avait plus d'espoir. Ce n'était plus le cas maintenant.

- Et il y a la tienne à faire. John... je veux prendre l'avion avec toi, que ce soit ton nom sur le second billet et qu'on aille à Bali ensemble. Je veux faire la fête avec toi le jour où tu auras quitté ton boulot, puis quand tu finiras par ouvrir ton restaurant. Parce que je ferais tout pour que tu le fasses. Et je veux que tu restes avec moi jusqu'à la fin, quand on sera tous les deux vieux, sur un banc, sur ce bord de mer où tu m'avais amené passer la journée.

J'amenais sa main vers moi pour l'embrasser doucement.

- Je t'aime et je ne veux plus te quitter .

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Je sèche rageusement mes larmes. Je me sentais honteux d’avoir cru des choses idiotes. En plus je l’avais réellement blessé, alors qu’il avait besoin de toute ses forces pour se remettre de son opération. Je passe ma main dans ma nuque, signe de gêne. Pourquoi j’avais interprété aussi rapidement de simples gestes ? La jalousie m’avait totalement aveuglé. Je me montrais possessif, ce que je n’ai jamais ressenti de ma vie. « JE..j’ai cru autre chose… » Je baisse la tête, me sentant coupable.

Mais il allait falloir que j’accepte ma jalousie envers lui. Je n’aimais vraiment pas quand d’autres hommes s’approchent d’un peu trop près de lui. Et ça pourrait être n’importe qui. J’avais tellement peu confiance en moi en matière de relation que je doutais dès qu’un homme regardait celui que j’aimais. Il y avait tellement mieux que moi. Il pouvait être tellement mieux avec une autre personne. Pourtant ça me tuait rien que l’idée de le perdre. Je l’aimais tellement que j’avais l’impression de dépérir loin de lui.

Je le sens se tendre prêt à me répondre quand l’infirmière, celle à qui j’ai donné l’enveloppe nous interrompt. Je ne sais pas si je dois lui dire merci ou si je dois la maudire. Elle était arrivé au plus mauvais moment, mais elle interrompait également une discussion difficile. Je. Lui souris légèrement, il est vrai qu’il devrait se ménager. Il sortait juste d’opération, j’aurais dû aussi l’intimer à retourner dans sa chambre. Je ne m’impose pas, s’il me demande de partir, je le ferais. Mais il finit par s’accrocher à mon bras. Je soupire, tout mes muscles se détendent subitement alors que je glisse mon bras autour de lui pour le soutenir. Je grogne, j’avais oublié qu’il avait le dos à l’air. « J’aime pas que tu montres tes fesses à tout le monde. » Je hausse les épaules quand je vois son regard sceptique.

Je souris doucement en secouant la tête de droite à gauche. J’ai les yeux qui pétillent de soulagement, de bonheur et d’amour. « Je vois ça. Je te signale que tu viens de me courir après, c’était aussi une sacrée surprise. » je me rapproche de lui en enlaçant nos doigts. Je ne le lâche plus. Je m’assieds sur le tabouret à côté de lui.

Je l’écoute attentivement, mon coeur se serre d’amour pour lui. Il était là en train de me rassurer alors que ça devrait être le contraire. Il était là, prouvant encore une fois sa force de vie. Je l’admirais pour être ainsi. Il était là à prendre soin de moi, alors que ce devrait être plutôt moi qui prends soin de lui. J’avais les larmes aux yeux face à cette déclaration qui me touchait en plein coeur.

Je lâche un rire. Finalement il avait râlé au début quand je lui avais demandé de faire une liste de ce qu’il a envie de faire, et maintenant il avait envie de rajouter des choses. Je souris, vraiment ravi de cette tournure des choses. Je pose une main sur sa joue pour qu’il me regarde.

Je prenais le temps de l’admirer. Je n’avais rien à dire, et de toute manière il enchainait, parlant cette fois de ma liste. Je lui souris, j’avais mis entre parenthèse ma liste, me concentrant sur la réalisation de celle de Dorian. J’en aurais probablement à rajouter également. Je hoche simplement la tête quand il veut que ce soit moi sur le billet. J’étais touché, et je me sentais encore plus honteux de mon comportement. Je me renferme, je lui devais des excuses. Ces derniers mots finissent de m’achever et mes larmes coulent toutes seules. Je pose mon front contre le sien lui volant un baiser avant de prendre la parole. « Je suis tellement désolé… » Je caresse sa joue doucement, en plongeant dans son regard pour y puiser de la force. « J’ai peur de te perdre, c’est idiot, mais je me trouve nul, face à tout ses autres mecs, alors je me dis que tu trouveras mieux que moi ailleurs. » Je sèche mes larmes. « Je t’aime tellement Dorian. Je crois que je ne connaissais même pas la force de l’amour avant toi. Mais je veux faire ma vie avec toi. Je veux que l’on fasse des listes interminables ensemble. » Je souris avant de prendre sa main. « Je veux encore t’admirer pour ce que tu es, comme je le fais chaque jour » Je monte sa main à mes lèvres pour l’embrasser.
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Dorian Levingston
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un petit employé dans un centre d'assistance téléphonique et je m'en sors moyennement mais ça permet de manger. Sinon, grâce à ma décision, je suis en couple et je le vis plutôt bien maintenant, je sais qu'on a la vie devant nous.

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Je l'avais rassuré comme j'avais pu. Je n'aimais pas l'idée qu'il puisse se faire du mal comme ça à cause de Blaise. Il n'y avait plus rien entre nous. Alors oui, la fin de notre histoire m'avait fait beaucoup de mal. J'avais souffert en apprenant ma maladie. Je voyais tout mon avenir s'effondrer tout d'un coup. J'avais mal vécu le fait de faire souffrir mes parents, de voir cette douleur sans cesse dans leurs yeux quand ils me regardaient. Et j'avais également souffert de l'attitude de Blaise. C'était déjà difficile entre nous avant ça, c'était devenu carrément invivable pour moi quand il avait su que j'étais malade. J'avais fui et ça avait été dur. Je m'étais retrouvé seul du jour au lendemain, avec tout ce que cette maladie impliquait. J'avais passé beaucoup de soirées, de moments seuls dans mon lit à craquer. Puis je m'étais relevé. J'avais avancé. J'avais profité des derniers instants de vie qui me restait. J'aurais pu mourir là, le seul regret que j'aurais eu, ça aurait été de laisser John...

Mais je le sentais toujours aussi inquiet. Pas seulement à cause de Blaise mais tous les autres hommes que je pourrais vouloir un jour, qui pourraient être mieux que lui. Il se trompait tellement...

Je souris sous ses gestes tendres, profitant de chacun d'entre eux. Si seulement il pouvait se rendre compte...

- Ne crois pas un seul instant que je pourrais penser à aller regarder un autre. Tu sais... quand je suis parti de chez moi, pour parcourir le monde, profiter avant la fin. J'ai pris la décision de ne plus m'attacher, de ne plus tomber amoureux. Et j'arrivais plutôt bien à m'y tenir. En deux ans, personne n'a réussi à entrer dans ma vie ni même dans mon coeur.

Je lui souris tendrement alors que je continuais à parler.

- Puis tu es arrivé. J'ai voulu résister mais j'étais beaucoup trop fou de toi. Je crois que je suis tombé amoureux de toi ce soir là, à la soirée du boulot. Je ne voulais plus personne dans ma vie mais tu y es entré, malgré tous mes efforts pour résister, parce que je t'aime beaucoup trop. Alors ne crois pas que je pourrais regarder un autre homme parce qu'il n'y a et qu'il n'y aura que toi.

Et j'espérais qu'il me croit. Sinon ce n'était pas grave, je rajouterais juste un autre point à ma liste de choses à faire. Répéter chaque jour à John à quel point je l'aime pour qu'il ne l'oublie jamais.

Je me recouchais rapidement après ça. Mon premier lever puis ma course dans les couloirs m'avaient épuisés plus que je ne l'aurais cru. J'avais hâte de retrouver des forces, de pouvoir quitter cet endroit et profiter avec John. Il faudrait qu'on aille se faire ce karting en vrai et toutes ces choses qu'on avait écrit sur nos listes.

J'étais allongé dans mon lit, John blotti tout près de moi. Il était épuisé lui aussi mais certainement parce qu'il n'avait pas réussi à dormir à cause de l'inquiétude de ces derniers jours. Ca aussi ça passerait. Je quitterais cet hôpital un jour et pour rentrer chez nous, pour que je passe toutes mes nuits collé à lui.

Je le secouais doucement pour qu'il se lève alors que j'entendis des petits coups frappés à ma porte. Je me redressais dans mon lit, souriant légèrement alors que mes parents entraient. Je le remerciais aussi pour ça, pour avoir fait ce que je n'avais pas eu le courage de faire et les avoir recontacté.

Je laissais ma mère m'enlacer brièvement alors que mon père me saluait d'un peu plus loin. Ils m'expliquèrent qu'ils n'avaient pas osé venir plus tôt pour me laisser me reposer. Ils avaient profité d'être à Londres pour faire un peu de shopping avant de rentrer.

"On a pu poser quelques jours mais on doit être rentré après demain. On a pu négocier un jour de plus. Donc on passera te voir une dernière fois demain."

Je hochais doucement la tête avant de me tourner vers John pour enfin faire les présentations officiellement.

- Je suis désolé... je ne vous ai pas présenté John. C'est lui qui vous a contacté pour vous dire que j'étais ici.

Je les laissais venir lui serrer la main en venant le saluer et surtout le remercier.

- C'est... c'est mon petit ami.

Je souris doucement alors que ma main venait serrer celle de John. Ils le regardèrent un instant avant de sourire eux aussi.

"On allait te dire de venir un peu à la maison quand tu serais plus en forme mon chéri. Mais John, j'espère que tu viendras toi aussi. Que l'on puisse faire ta connaissance."

Je souris à ma mère alors qu'elle parlait ainsi. Je n'étais pas inquiet. Ce n'était pas le premier petit ami que je leur ramenais. Ils avaient déjà très bien pris mon coming out à l'époque. Ils avaient adoré Blaise et l'avaient rapidement accepté comme faisant partie de la famille.

"On a discuté avec Blaise aussi aujourd'hui..."

Je soupirais tandis que mes parents m'expliquaient la longue et difficile discussion qu'ils avaient eu ensemble. Ils comprenaient mon choix. Ils avaient bien vu avant ma maladie que je n'étais pas pleinement heureux, plus aussi épanoui que les premiers temps avec Blaise. Et tout ce qu'ils voulaient c'était mon bonheur.

Je finis par les saluer alors qu'ils partaient. J'étais trop fatigué pour tenir bien longtemps. Je m'étais forcé à avaler ma soupe avant de me rallonger épuisé.

- Tu devrais aller dormir mon amour. Tu as une sale tête et je crois que je ne vais pas tarder à m'endormir. Ces deux derniers jours ont été assez éprouvant comme ça...

Je lui souris tendrement, tendant quand même la main pour avoir un baiser avant qu'il ne parte.


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   Jonathan McCauley
   
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis salarié en télétravail et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma grande chance, je suis fou amoureux d'un chatain totalement sexy et je le vis plutôt parfaitement bien, je peux enfin faire des projets pour le futur, notre futur commun. .
   
+ a perdu ses parents à 10 ans lors d'un accident de voiture dont lui et sa soeur sortent miraculeusement indemne. + sa soeur est décédée il y a deux ans après un long combat contre la leucémie. + A tenté de se suicider après la mort de celle-ci. + Passe la plupart du temps à son boulot, il fait le maximum des heures supplémentaires. + il passe le reste du temps chez lui, sur son ordinateur. + Est un peu asocial, sort rarement, sauf s'il en a l'obligation. + N'a vécu que quelques aventures, mais il mettait rapidement un terme à celles-ci dès que l'engagement devenait sérieux. Il fuit à toutes jambes le bonheur. + Il n'a pas d'animaux chez lui car il passe trop peu de temps chez lui, mais il les adore sinon. + Chaque année il fait un don pour la ligue contre le cancer.
   

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Matthew Daddario :copyright:️ mistpell
J’avais de la chance de l’avoir, j’en prenais conscience un peu plus chaque fois. Il était là, en train de me remonter le moral, alors que j’ai été plus qu’ingrat avec lui. J’avais douté de lui, même si ce n’était pas mon intention. Il avait déjà tellement enduré, et de choses à gérer, que je ne trouvais pas mieux de lui en rajouter. Mais il était encore là pour moi. Il me rassurait, me disait combien il m’aimait. Et moi j’avais simplement fuis comme un lâche. Je n’avais probablement pas fait mieux que son ex. Je soupire alors que je repense à toute la scène que j’ai faite pour une simple caresse d’adieu. J’avais un long travail sur moi-même à faire. Pour déjà prendre confiance en moi, et ne plus douter de ce que je peux lui apporter. Mais aussi pour être un peu moins jaloux, car d’autres mecs tenteront probablement des approches, voire même des filles, mais je n’allais pas mettre mon poing dans la figure des gens parce qu’ils le regardent un peu trop intensément. De plus de tel accès de violences ne me ressemblait pas du tout.

Il avait une telle attraction, il ne se rendait probablement pas compte combien il était magnifique. Combien il était solaire même. Il avait réchauffé mon coeur de glace. Jamais je n’aurais cru les choses possibles. Je ne voyais plus ma vie sans lui, et pourtant je me trouvais tellement fade à ses côtés.

Je prends sa main dans la mienne, je ne me lassais pas de la porter à mes lèvres. Être aussi proche physiquement, c’était aussi un peu mon moyen de lui demander pardon. Mais je me fige pour l’écouter, alors que mon coeur palpite furieusement dans ma cage thoracique. Mes yeux s’ancrent dans les siens et ne les lâchent plus. Je sus touché en plein coeur par ses mots. Il s’était laissé apprivoiser, seulement par moi. moi, l’incapable des sentiments.

Je pose une main sur sa joue, ému au plus profond de moi-même. Il était tombé amoureux de moi le jour où je suis tombé amoureux de lui. Je mordille ma lèvre inférieure alors que je laisse couler librement mes larmes. Je pose mes deux mains sur ses joues avant de l’embrasser avec tout mon amour et ma tendresse. Je ne trouve pas les mots parfaits pour lui répondre, j’ai besoin de quelques minutes pour les rassembler.

Je relâche ses lèvres avant de prendre une profonde inspiration. « JE t’aime tellement. Quand je t’ai vu entrer dans l’open space, j’ai eu un râté, mais, ce fameux soir, à la fête, j’ai su que j’étais foutu, une parole et j’étais déjà dingue de toi. Mais j’étais comme toi, je ne voulais de personne dans ma vie, je ne voulais pas partager mon malheur, je ne voulais plus faire souffrir personne. Mais j’ai perdu tout mes moyens avec toi. » Je souris en secouant la tête, mes mains toujours sur ses joues. « J’ai eu l’impression de respirer de nouveau, je revis avec toi. J’envisage enfin un futur, un vrai où je peux être heureux, et c’est dans tes bras… »

Je caresse ses joues avant de venir me coucher tout contre lui. J’embrasse ses épaules, à plusieurs reprises, je passe mes bras autour de lui alors que je pose ma tête contre son épaule. Mais je ne dors toujours pas, cette fois parce que je voulais le regarder encore et encore.

Je finis néanmoins par m’assoupir quelques minutes, je me réveille sous les gestes de Dorian. Je papillonne des yeux avant de lui sourire comme je souris rarement. Je me lève juste avant de me retourner pour voir entrer ses parents. Je leur souris avant de lâcher sa main, juste le temps qu’il salue ses parents. Je souris en admirant cette scène. Je ne m’éloigne pas, pour lui montrer que je ne veux pas partir, qu’il ne s’inquiète pas pour ça. Mais je voulais qu’il profite de ses parents. Je reste silencieux, les laissant discuter. J’étais heureux de le voir se détendre. De le voir sourire. J’avais enfin pris une bonne décision car je sais qui l’aurait regretté tôt ou tard.

Je sens la main de Dorian dans la mienne. Je serre ses doigts avant de m’approcher de lui. Je reste timide, pas très à l’aise. J’ai mon coeur qui bat à mille à l’heure. Je souris à ses parents avant de lâcher sa main après sa présentation. Je leur tend pour serrer la main à sa mère puis à son père avec un hochement de tête. « Ravi de vous rencontrer. » Je leur souris quand il me remercie. « ce n’est rien, je sais que si ça aurait été le contraire il aurait fait la même chose. » Je plonge mon regard dans celui de Dorian. « Vous avez un fils merveilleux… Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi fort… Bon têtu et obstiné aussi… Mais vous avez de la chance.. comme lui a de la chance. » Je leur souris avant de me pencher à son oreille « et moi encore plus » je lui murmure.

Je soupire doucement avant de déposer un baiser sur sa tempe. Je garde sa main dans la mienne alors que les paroles de ses parents me touchent vraiment. Je hoche la tête comme simple réponse. Il venait de m’offrir tellement plus que l’amour. Il venait de m’offrir une nouvelle famille. C’est ce que je vois dans ses yeux, dans les leurs aussi. Que tente de retenir mes larmes, alors je prends de profondes inspirations. C’était aussi une sacrée pression, plaire au beaux-parents ce n’était pas choses faciles. Mais je ne veux pas lui faire mauvaise impression, je ne veux pas qu’il soit obligé de choisir entre la famille et l’amour. Je me raidis néanmoins quand ils évoquent Blaise.

Je sens l’étau se resserrer autour de ma main, je tourne mon visage vers Dorian en lui souriant faiblement, j’allais devoir composer avec son passé, je ne vais pas le renier. Je soupire doucement en embrassant son front. Je le laisser terminer la discussion avant de saluer ses parents. Je l’aide à s’installer correctement. « Tu es bien installé ? » Je l’embrasse longuement avant de reprendre ma place sur la chaise, je n’avais pas très envie de bouger de cette chambre avant longtemps. Je secoue la tête à ses mots. « Je veux dormir ici cette nuit. Je veux te tenir la main en dormant. » Je lui accorde au moins ce baiser, et beaucoup d’autres, le long de son visage. Je tire la chaise au bord du lit avant de m’installer, restant à le regarder le temps qu’il s’endorme.
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