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 The last chance. Ft DonJuanAuxEnfers.

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The Whole 9
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INSCRIPTION : 31/01/2019
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RÉGION : Les Hauts de France
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Luigi

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Quelque part dans le monde, 2020. Pour eux, c'est le voyage de la 'dernière chance'. Après celui-ci, ils seront définitivement fixés quant à la question du divorce. En attendant, ils sont loin d'imaginer les conditions dans lesquelles ils sauveront leur couple.
S'ils y parviennent ?

Contexte provenant de cette recherche


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Joy Cooper
J'ai 41 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis psychologue à mon compte et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien. Mon mari et moi avons vu nos sentiments s’essouffler au rythme infernaux de nos emplois-du-temps professionnels..

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Joy est mariée depuis vingt ans à son unique grand amour. Et avec lui, elle a vécu sa première fois - romantique à souhait, son premier mariage - éternel si possible, et ses premières disputes - finissant toujours bien sur l'oreiller. Or, au fil des années, l'absence d'un enfant, les emplois-du-temps prenants de ces deux carriéristes, ont fini par essouffler les sentiments du début. Et aujourd'hui, à contre coeur, ils envisagent sérieusement la question du divorce. Le veulent-ils réellement pour autant ? Non. La grande tendresse qui les relie l'un à l'autre les a convaincu qu'un voyage en 'amoureux', au fin fond du monde, loin de leur boulot respectif, serait peut-être la solution la plus avisée pour éviter ce point final à leur histoire. Ils sont loin d'imaginer à quel point les vacances ne seront pas de tout repos.    
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Katheryn Winnick - Inconnu
Le problème.

Il faut qu’on parle. Avais-je simplement dit, sentant bien que le moment était venu de le faire. Combien d’années avais-je repoussé ce moment-là, craignant qu’il sonne là le glas de notre amour passé ? Trop d’années. Et je n’en pouvais plus de sentir sa présence à mes côtés, sans qu’elle ne soit aussi vivace dans mon cœur. Il fallait que l’on se parle, que l’on trouve une solution. Et le cœur serré, j’ai émis l’hypothèse la plus douloureuse qu’il soit : le divorce. Tu n’es pas sérieuse ? Me suis-je entendu me questionner mentalement, le cul tombant lourdement sur le canapé du salon. Hé bien si. Je l’étais. Je l’étais tellement que cela me faisait mal de lire la stupeur sur le visage de mon mari. Pouvais-je encore le nommer ainsi, tout du moins ? Je l’ignorais. Je n’avais connaissance que du drame que nous partagions, laissant entrevoir le subtil espoir que nos sentiments n’étaient pas totalement morts. Si nous souffrions d’une rupture de contrat, c’est que nous avions encore de l’amour pour l’autre n’est-ce pas ? Je l’espérais. Du moins assez pour accepter de faire ce que je ne n’avais jamais accepté de faire auparavant : fermer mon cabinet de psychologie, pour prendre des vacances, et m’éloigner de tout ce qui m’arrachait aux bras de mon époux. C’était une preuve d’amour en soi, indubitablement, car jamais je ne consentais plus d’une heure à abandonner mes clients à leurs souffrances. Mais c’était aussi la preuve que nous avions mené nos vies sur la mauvaise direction, sur le mauvais chemin. Et après ? Avais-je demander, le cœur au bord des lèvres. Nous aviserons.

Oui. Nous aviserons.

La solution.

La Havane, Cuba. La destination idéale pour s’éloigner de nos vies quotidiennes, sans faire le tour du monde à grand renfort d’escales. C’était du moins l’excuse que nous avions trouvés au choix de cette destination. La réalité dirait que c’était l’unique possibilité de voyage immédiate, qui nous avait convaincu de réserver les billets. Nous ne voulions pas que le temps de quelques jours, nos consciences professionnelles nous retienne. Nous avions donc parés au plus proche, au plus pressé, emportant peu de bagage avec nous. Pourquoi s’encombrer de vêtements quand l’objectif est de rester nu les trois quarts du séjour ? Pour jouer les touristes ? Bof. Je n’étais pas venu à Cuba pour remplir ma tête de souvenirs. J’étais venu à Cuba pour remplir mon cœur d’amour. Et mon époux ne le comprenait pas. Ou il ne le voulait plus, peut-être. Dans tout les cas, je le suivais le pas traînant, dans un trekking en pleine faune sauvage. Je ne rêvais que d’une chose : rentrer à l’hôtel cinq étoiles. Et mes projets tombèrent à l’eau quand des hommes surgirent de la nature environnante. Ils devaient sûrement en vouloir à nos biens. Ai-je pensée, me pressant contre mon époux, absolument terrifiée. Mais la réalité vint me démentir. Je fus arrachée à lui, sans aucune délicatesse, avant de perdre conscience.

Allais-je mourir ?

La conséquence

J’ouvrais les yeux, étendu sur une sorte de lit de paille.

« _ Ah ! Où sommes-nous ? »

Soupirais-je promptement, m’asseyant dans un même temps. Ah oui. C’est vrai. J’avais oublié que j’avais été arraché à mon mari un peu plus tôt. Et je redoutais farouchement qu’ils aient pu lui faire du mal, ou même le tuer. Je me levais donc précautionneusement, avant de sortir de la cabane dans laquelle je me trouvais.

Et là, vision d’horreur : un campement rempli de gens comme moi, comme nous, avec pour paysage une jungle aux proportions gigantesques.

Je manquais de m’effondrer au sol, tant le choc me prenait à la gorge. Quand tout d’un coup, j’entendis un homme s’adressait à moi.

« _ Ah bah vous êtes réveillé. Ricana-t-il, taillant une sorte de brindille géante. _ Vous avez foutu une sacrée frousse à votre mari à pioncer aussi longtemps.
_ Qui êtes vous ? Où est mon mari ? »

Je l’interrogeais promptement, me fichant éperdument de l’avis qu’il se faisait de ma ‘sieste’.

« _ Il est là-bas, (m’indiqua-t-il de l’index) avec notre chef.
_ Votre chef. »

Je soupirais bien malgré moi, m’empressant aussitôt de le rejoindre, les jambes encore chancelantes d’émotions.

« _ JAMES ! J’hurlais à son encontre, au bord des larmes, et bien heureuse de le voir vivant. _ James. »

Je me jetais aussitôt dans ses bras accueillants, réconfortants, me rappelant soudainement pourquoi je l’avais toujours tant aimer.

« _ Qu’est-ce qui se passe ? Où sommes nous ? »

Je l’interrogeais à la suite, la voix pleine de détresse, m’accrochant à lui pour puiser dans sa force si naturelle à toute épreuve.

« _ Vous êtes en plein cœur de la forêt tropicale de Cuba. Me répondit l’autre homme, celui même que l’inconnu m’avait présenté comme le chef de cet endroit. _ Et vous faites partie des nouveaux arrivés du camp.
_ Du camp ? Quel camp ?
_ Celui des humains miniatures. Et comme je l’expliquais à votre mari – du moins je suppose, vu la façon comment vous êtes suspendu à ses bras –, ici on survit en attendant que les choses reviennent à la normales.
_ Qu’est ce qu’il raconte ? J’interrogeais James, espérant qu’il me conforte dans l’idée que nous étions tombés chez les fous.
_ La vérité. Voyez par vous-même la nature qui nous entoure ; tout ici approuve ce que je viens de vous raconter. Et il va falloir très vite vous acclimater si vous ne voulez pas mourir dans les prochaines vingt-quatre heures. Mais prenez le temps de vous reposez, j’ai l’habitude d’accueillir les nouveaux en faisant un topo de la situation devant ma cabane, juste là-bas. Il nous l’indiqua de son index. _ Venez y dans une heure, vous saurez tout ce que vous aurez besoin de savoir par ici. »

C’était un véritable cauchemar.
J’allai rationnellement me réveiller d’ici peu.


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James Cooper
J'ai 43 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis Chef de l'unité de protection rapprochée du Gouverneur général d'Australie et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien (cela dépend des jours). Ma femme s'est liée d'amitié pour son travail et ses patients. Et j'ai trouvé du réconfort chez mon unique amour : le travail.

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Gerard Butler - Inconnu


Il faut qu’on parle. Cette phrase résonne encore dans ma tête. Je me souviens encore des octaves chancelantes de sa voix et de son regard perdu. J’ai redouté ce moment tant de fois. J’imaginais tout de suite le pire. Joy s’est assise brutalement contre le canapé du salon alors que je prenais place face à elle, sur le fauteuil. Sans le vouloir, la distance qui continuait de nous séparer s’est matérialisée quelques minutes. À cet instant je me demandais qui de nous était le psychologue et le patient. Elle ? Assise sur le canapé ? Ou bien moi ? Loin d’elle et de tout ce qui représentait un « nous. » Contre toute attente Joy a fermé, temporairement, son cabinet. À ses yeux la situation devait être plus qu’alarmante, pour que nous en arrivions à une telle éventualité. J’aurais pu refuser. Prétexter un énième déplacement professionnel. Mais non… Je n’en ai pas eu le courage. J’ai posé quelques semaines de vacances, j’ai tout abandonné en une fraction de seconde. Pour elle, pour nous. La sécurité de ces éminents hommes politiques peut bien attendre. Ce dernier voyage ressemble beaucoup à notre lune de miel, à un détail près. Si autrefois nous devions tout construire, aujourd’hui nous devons tout reconstruire.  

La Havane. Cuba. Peu importe le lieu… Notre objectif n’est pas de nous dorer la pilule au soleil, mais plutôt de nous retrouver. Cependant je demeurais assez distant. Je m’éloignais physiquement d’elle. Sans me l’avouer à moi-même, je refusais de retomber une nouvelle fois dans ses bras. Le pouvoir que Joy exerçait sur moi depuis plus de vingt ans m’effrayait. Elle n’avait qu’à m’appeler pour que j’accoure. Parfois ma sale manie et mon obsession du contrôle me poussaient à appréhender le pire : j’ai peur de la perdre. C’est paradoxal, mais je me plais à croire qu’elle est mieux sans moi. Ces semaines d’absence ont dû lui faire le plus grand bien. Grincheux n’était pas là pour grogner ou s’absenter en sa présence. En plein cœur du dédale végétatif cubain, nous marchons l’un derrière l’autre. Avant nous marchions main dans la main, mais à présent… Soudain une main s’empare de mon bras. Il est inutile que je me retourne pour savoir qu’il s’agit de celle de mon épouse. Je la reconnaîtrais les yeux fermés. Qu’a-t-elle encore vu ? Une araignée ? Je ne prends même pas la peine de me retourner que plusieurs hommes sortent des broussailles de cette jungle verdoyante. Soudain je perdis connaissance. La dernière chose dont je me souvienne c’est Joy. De son regard apeuré, de son air terrifié et ses ongles qui s’enfonçaient dans mon avant-bras.

Quelques heures plus tard, je m’éveillais au pied d’un arbre… Un arbre ? Il ressemblait davantage à une forêt à lui tout seul ! A peine étais-je sorti de mes songes qu’un homme à la carrure imposante s’approcha de moi. Sa barbe touffue ne m’inspirait absolument pas confiance. Les traits tirés de son visage, usé par le temps, non plus. Qui était-il ? Où étions-nous ? Et surtout… Où était Joy ? Je me relevais péniblement en grognant alors que je scrutais les alentours. Pas de Joy. Mais où diable était-elle donc passée ? L’espace d’un instant, je m’imaginais le pire. Sans réfléchir, et bien trop habitué à brusquer les gens, j’attrapais par le col ce Robinson Crusoé 2.0.

- « Où est ma femme ?! » Grognais-je alors que mes mains se resserraient contre lui. « Je ne me répéterai pas. Où est-elle ?! »

Immédiatement plusieurs hommes se ruèrent vers moi afin de m’empêcher de commettre l’irréparable. La seule personne qui pouvait me calmer c’était Joy, et elle n’était pas là.

- « Tout doux l’ami… Calme-toi. Elle est là. » Dit-il en m’indiquant un lit en paille d’appoint.

Sans perdre de temps, je le relâchais et me précipitais dans sa direction. Enfin… Se précipiter est un bien grand mot. La distance qui me séparait d’elle me semblait énorme. Les obstacles également. Mais où étions-nous tombés ? Chez les Lilliputiens ? En arrivant près d’elle, je répétais inlassablement son prénom. Malgré mes quelques petites tapes sur la joue, elle ne se réveillait pas. Sa respiration semblait habituelle, pourtant quelque chose clochait. Joy semblait dormir, telle la petite marmotte qu’elle était.

- « Que lui avez-vous fait ?! » Demandais-je en me redressant. Le Robinson Crusoé 2.0 me regarda d’un air gêné. Il a intérêt de me répondre, sinon il finira empalé sur un pique en bois.  


- « Venez avec moi, je vais vous expliquer. » Me répondit-il d’un air calme et posé.

Au fur et à mesure de ses explications, je me passais nerveusement ma main dans ma nuque. Soit il s’agissait d’un mauvais rêve, soit nous étions chez les fous ? Cependant, plus il avançait dans son histoire, plus je sentais un fond de vérité. Le mouvement horizontal de la tête que j’exerçais reflétait le refus de cette situation. Comment cela était-il possible ? Depuis combien de temps était-il ici ? Un panel de question gagna mon esprit alors qu’un cri déchirait le ciel. Joy… Même sourd je la reconnaîtrais. Elle hurlait mon prénom, descendait tant bien que mal le monticule de terre sur lequel elle se trouvait. Sans perdre de temps, Joy se jetait dans mes bras, comme si nous nous étions quittés depuis des années. Au fond… N’était est-ce pas la vérité ? Pendant qu’elle « discutait », ou plutôt qu’elle « harcelait » mon interlocuteur de question, je frottais son dos afin de la rassurer. Puis il s’en alla, non sans nous demander de le rejoindre dans une heure. Une fois l’étranger parti, mes yeux se posèrent contre les siens. Comme si je les découvrais pour la première fois.

- « Joy… » Soufflais-je en cernant son visage de mes deux quintuplées. 


Dans un mouvement lent et tendre, mes lèvres se posèrent contre les siennes. Juste pour m’assurer qu’elle était bien là, face à moi, et non dans un monde où je ne pouvais la suivre. La chaleur réconfortante de son enveloppe charnelle se mêlait à la mienne. Si bien qu’elle se blottissait plus encore contre mon torse. Comme toutes ces fois où nous nous disputions et que nous terminions par nous réconcilier, généralement sur l’oreiller.

- « Je crois que nous avons un petit problème…»

Petit ? Elle est bien bonne celle-là ! Nous avons plutôt un grand problème. Gigantesque même ! Mais quelle idée aussi de venir à Cuba… On aurait très bien pu se disputer à la maison. Mais non, il faut toujours que nous compliquions tout. Cependant l’heure n’est pas aux reproches, pas maintenant en tout cas. Plus tard. Juste pour le plaisir de s’étriper.


@The Whole 9


« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Joy Cooper
J'ai 41 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis psychologue à mon compte et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien. Mon mari et moi avons vu nos sentiments s’essouffler au rythme infernaux de nos emplois-du-temps professionnels..

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Joy est mariée depuis vingt ans à son unique grand amour. Et avec lui, elle a vécu sa première fois - romantique à souhait, son premier mariage - éternel si possible, et ses premières disputes - finissant toujours bien sur l'oreiller. Or, au fil des années, l'absence d'un enfant, les emplois-du-temps prenants de ces deux carriéristes, ont fini par essouffler les sentiments du début. Et aujourd'hui, à contre coeur, ils envisagent sérieusement la question du divorce. Le veulent-ils réellement pour autant ? Non. La grande tendresse qui les relie l'un à l'autre les a convaincu qu'un voyage en 'amoureux', au fin fond du monde, loin de leur boulot respectif, serait peut-être la solution la plus avisée pour éviter ce point final à leur histoire. Ils sont loin d'imaginer à quel point les vacances ne seront pas de tout repos.    
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Katheryn Winnick - Inconnu
Je ne comprenais rien. Et plus cet inconnu parlait, plus ce sentiment se décuplait en mon for intérieur. J’avais un cerveau brillant, pourtant. Mais là, c’était comme si mes neurones n’étaient plus en mesures de travailler convenablement. Et je les comprenais, du reste. C’était difficile de composer avec la panique qui me submergeait. Très difficile. Par chance, mon mari n’était pas mort, et sa présence, sa main rassurante dans mon dos, suffisait à me détendre quelque peu. Je me fiais totalement à lui, à dire vrai. Je savais qu’il était un agent de sécurité hors pair dans son métier, je ne doutais donc pas qu’il saurait mieux gérer la situation que je ne m’y parviendrais moi-même. Et elle était là, la force de notre couple : il était les muscles, j’étais le cerveau. Non pas que je considérais mon mari stupide, loin de là, puisqu’il fallait être intelligent pour protéger des hommes politiques au pouvoir. Mais son intelligence à lui n’était pas similaire à la mienne. Il analysait les évènements dans leur sens pratique, quand moi je les disséquais dans leur sens théorique. Il répondait à la question comment, quand je répondais à la question pourquoi. Et cela nous avait toujours permis de vivre ensemble, malgré la distance entre nos corps. Parce que nous avions chacun une partie de la réponse concernant le désastre de notre couple. Il ne restait plus qu’à transmettre notre savoir à l’autre, pour corriger nos erreurs ; et nous étions projetés dans une situation plus délicate qu’elle ne l’était déjà à notre arrivés. Car je n’étais pas aveugle. Je voyais bien mon mari distant, fuyant. Mais j’étais loin d’imaginer que je devrais composer avec pour décor une forêt aux allures titanesques. Tout autour de nous était oppressant, anxiogène. Je n’étais donc pas mécontente que mon époux accroche son regard au mien, de sorte que je ne me focalise que sur nous. Quelle ironie, d’ailleurs. Nous avions fais des heures de vol pour une incompétence certaine à tout juste nous frôler, quand nous étions présentement collés l’un à l’autre comme si le monde autour n’existait plus. Et il n’existait plus, du reste. Ces lèvres contre les miennes, il eut le talent certain de m’emmener très loin de toute cette folie, dans les limbes d’un bonheur que je n’avais pas côtoyé depuis trop longtemps. Je voulais y rester, coûte que coûte. J’encerclais de ce fait son beau visage de mes mains, que j’imaginais sous mes paupières closes, avant de me presser davantage à la chaleur de son corps. C’était incroyable, divin. C’était tel que dans mes souvenirs cristallisés d’une époque révolue, et je soupirais de déception que la réalité m’arrache à cette parenthèse réconfortante. Nous avions un petit problème, à ces dires. Il avait l’art et la manière de minimiser la situation, je trouve. Il n’était pas petit, notre problème. Il était énorme. Tellement énorme que je ne savais même pas comment surmonter la crise d’angoisse qui me menaçait rien qu’à la vision de la nature environnante, surdimensionnée. Le fait que je n’aimais pas le camping ne devait pas aider, je crois. Mais il y avait une sacrée différence entre un petit bivouaque en pleine nature, et un emménagement forcé dans l’île des géants.

« _ Tu crois, hein. Je soupirais malgré moi, regrettant que mes paroles ne soient pas aussi douces que ne l’était notre baiser. _ Qui sont ces gens ? Qu’est-ce qu’on fait ici ? Je l’interrogeais à la suite, restant blottie dans le creux de ces bras, que je fuyais tantôt. _ Ce type a bien dû te dire quelque chose qui nous permettrait de comprendre le but de notre présence en ces lieux ? »

Cela ne pouvait pas être un ‘banal’ kidnapping. Nous n’aurions pas été livrés à nous même avec d’autres participants du trekking. Quelle idée, aussi, de nous inscrire à un trekking en pleine forêt cubaine. Ne pouvait-il pas se contenter de notre tête-à-tête dans notre suite à l’hôtel ? Du calme, Joy. L’heure n’est pas aux reproches. Non, ce qui comptait était la vérité, et elle se situait ailleurs. Quelque part où je tenais à la découvrir, afin de mieux la rationaliser.

« _ Est-ce que tu lui fais confiance ? »

Elle était là, la question la plus essentielle de toutes. Est-ce que son instinct l’encourageait à une certaine méfiance vis-à-vis de ce 'chef' ? Je voulais le savoir. Je voulais le suivre, également. Car c'est ce que j'entendais bien faire, du reste : le suivre les yeux fermés. Il demeurait toujours mon pilier, même s’il devait s’imaginer que ce n’était plus le cas depuis dix bonnes années, et je n’avais pas l’intention de laisser cet événement nous séparer.


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Gerard Butler - Inconnu


Même au beau milieu de la jungle, Joy ne change pas. Je la laisse me sauter dessus, parce que c’est clairement ce qui vient de se produire. Elle se blottit contre moi comme si sa vie en dépendait. Ses lèvres dévorent les miennes sans aucune retenue. Ce baiser se teinte d’un affreux sentiment nostalgique. À s’y méprendre on pourrait croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, alors que pas du tout. Nous sommes au bord du divorce et pour couronner le tout, nous sommes en plein milieu d’une jungle aux allures titanesque. Qu’est-ce qu’il pourrait nous arriver de pire ? La pluie ? L’orage ? Soudain le ciel se gorge de colère et s’assombrit. Intérieurement je me maudis d’avoir pensé à de telle chose. Il vrombit, brise le silence qui s’était instauré entre nous mais il n’éclate pas. Sans doute est-il à l’image de notre relation ? Distante et enrichi de colère et reproches silencieux. Sans rien ajouter de plus et surtout sans en avoir l’occasion je laisse Joy me poser un panel de question. Je sais que dans ces moments-là, c’est peine perdue que d’essayer de l’arrêter. Elle a besoin d’exprimer ses peurs, ses appréhensions et ses doutes. Alors que moi… Je les intériorise. Nous sommes différents mais si semblables. En somme nous représentons les faces d’une même pièce. Nous nous complétons à merveille, sans doute est-ce dû à nos professions respectives ? Joy pousse toujours ses clients à parler, à exprimer leurs émotions… Tandis que je mûre dans le secret. Par ben des égards nous nous retrouvons l’un dans l’autre mais parfois j’ai l’impression que nous sommes réellement différents. Elle angoisse tandis que je suis calme et inversement. Je vois bien que ma phrase l’énerve « Je crois que nous avons un petit problème. » Sa réaction ne m’étonne plus, maintenant elle me fait sourire. Son sarcasme également. « Tu crois, hein. » Me rétorque-t-elle d’un ton peu agréable et rempli d’ironie. La suite de ses propos ne manque pas de questionnement. Nerveusement je me pince l’arrête nasale avant de soupirer en fermant les yeux.

- « On se dispute maintenant ou plus tard ? Non mais dis-le-moi… Parce que si c’est ce que tu veux, je suis prêt Joy. » Demandais-je en écartant les bras, comme si j’étais prêt à me battre.

L’ironie et le sarcasme dont ma voix se teinte se substituent à toute vaine parole. Au moins je n’ai pas à lui dire que je m’inquiétais de son état précédent. Elle l’ignore et c’est très bien ainsi.

- « Je ne sais pas ce que nous faisons ici, ni qui sont ces hommes. » Répondais-je très calmement, comme si cette situation était normale.

Le soupire qui s’échappe de mes lèvres cristallise la tension environnante. Ce n’est clairement pas le moment de se disputer et qu’est-ce que nous faisons ? Agacés par la situation, mes bras retrouvent leur place précédente : autour d’elle. Mes lèvres se posent brièvement contre son front alors que je jette un coup d’œil à ce fameux Robins Crusoé 2.0.

- « Je ne sais pas, mais en attendant je ne lui fais pas confiance. Et tu devrais en faire de même. Tu ne dois te fier qu’à moi. »

Je ne lui laisse pas vraiment le choix, c’est le cas de le dire. Bien au contraire. Tant que je ne saurais pas qui sont ces hommes et ce qu’ils nous veulent, Joy risque de m’avoir sur le dos un bon moment. Elle qui demeure si indépendante et forte… Elle va comprendre ce que c’est, que d’avoir un garde du corps sur le dos toute la journée.

- « Le bon côté des choses c’est que nous allons pouvoir repousser nos limites ! »

Ce n’est certainement pas ce que Joy a envie d’entendre, surtout en ce moment. Mais il ne faut pas dramatiser la situation, non ? Après tout, c’est normal de se retrouver dans une jungle aux allures gigantesque. Cela arrive à tout le monde, c’est évident ! Si je ne m’en prends pas une dans les minutes qui suivent, c’est un miracle. Elle angoisse et je fais le pitre, comme d’habitude en somme. Sans doute est-ce l’un des moyens que j’ai trouvés pour la divertir.

- « Tu vas revenir au cabinet transformé en John Rambo !! C’est un peu une immersion dans l’une de mes journées lambda ! » Ajoutais-je d’un ton taquin en relevant son visage dans ma direction. « Joy Rambo ! C’est bien comme nouveau nom ! Qu’en penses-tu ? »

Même si notre couple bat de l’aile, j’aime toujours autant l’amuser. Surtout dans ce genre de moment. Elle crie. Elle hurle. Elle pleure. Et je la réconforte. Enfin… C’est ainsi que nous agissions auparavant, avant que nous nous éloignions l’un de l’autre. Avant que je ne repousse inéluctablement la question des enfants. Combien de fois lui ai-je dit que je n’étais pas fait pour être père. Je suis absent. Je n’arrive même pas à être présent pour ma femme, alors pour un enfant… Parfois je me demande comment notre couple est-il parvenu à tenir vingt ans. À coup de patience ? De grands renforts et de silence ? Combien de fois Joy s’est-elle réveillée au beau milieu d’une place vide et froide ? Combien de fois s’est-elle endormie avec pour seule présence, mon absence ? Trop de fois… Combien de fois nous sommes nous disputés pour ce motif ? Trop de fois… Pire encore, j’ai même oublié notre anniversaire de mariage. Ce soir-là… Lorsque je suis rentré, j’ai été accueilli par la cire des bougies fondue sur la table du salon. Si elle dormait, ses nombreux mouchoirs froissés ne peuvent mentir. Parfois je me trouve un peu trop égoïste et carriériste, jusqu’à en oublier celle que j’aime.


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« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Joy Cooper
J'ai 41 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis psychologue à mon compte et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien. Mon mari et moi avons vu nos sentiments s’essouffler au rythme infernaux de nos emplois-du-temps professionnels..

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Joy est mariée depuis vingt ans à son unique grand amour. Et avec lui, elle a vécu sa première fois - romantique à souhait, son premier mariage - éternel si possible, et ses premières disputes - finissant toujours bien sur l'oreiller. Or, au fil des années, l'absence d'un enfant, les emplois-du-temps prenants de ces deux carriéristes, ont fini par essouffler les sentiments du début. Et aujourd'hui, à contre coeur, ils envisagent sérieusement la question du divorce. Le veulent-ils réellement pour autant ? Non. La grande tendresse qui les relie l'un à l'autre les a convaincu qu'un voyage en 'amoureux', au fin fond du monde, loin de leur boulot respectif, serait peut-être la solution la plus avisée pour éviter ce point final à leur histoire. Ils sont loin d'imaginer à quel point les vacances ne seront pas de tout repos.    
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Katheryn Winnick - Inconnu
Était-il sérieux ? Me proposait-il véritablement une dispute, là, en plein cœur de ses terres hostiles, sous le regard curieux de ses occupants ? C’était bien ce qu’il me semblait dans son attitude, vexante. Et j’étais vexée. Partiellement. Je n’avais pas envie de me chamailler avec le seul soutien que je possédais dans cet enfer. Je voulais au contraire qu’il sache faire preuve de plus d’attention qu’il n’en avait jamais eu au cours des dix dernières années, à mon encontre. Et l’ironie ne l’aiderait pas à me faire sourire, si là était son intention première. J’avais besoin de tendresse, de douceur, et il avait tout fichu par terre en voulant jouer les ‘gros durs’.

« _ Qui comptes-tu impressionner en levant les bras comme ça ? Lui rétorquais-je, contenant la colère qu’il avait éveillée par sa maladresse. _ Les témoins de ce joli tableau d’un ménage qui se casse la figure ? Ou les animaux sauvages qui nous écraserons d’un coup de patte ? Question rhétorique. _ Si c’est le cas : tu perds ton temps. Tout le monde ici n’en a rien à faire des chamailleries de monsieur et madame Cooper. »

Et moi aussi je n’en avais rien à faire, d’ailleurs. Je voulais qu’il me prenne dans ses bras, qu’il ferme sa grande bouche, et qu’il consente à répondre aux flots de questions que je lui avais posé un peu plus tôt. Etait-ce si compliqué à comprendre ? Je ne crois pas, non. J’étais donc satisfaite qu’il consente à agir comme un adulte responsable, en lieu et place d’un imbécile faisant tout pour me perdre. Etait-ce véritablement ce qu’il souhaitait ? Les choses pouvaient se régler très simplement, si c’était là son unique intention en m’accompagnant dans ce voyage. Je le laissais sur place, et chacun de nous tenterait de survivre chacun de son côté. Est-ce vraiment ce que toi tu désires, Joy ? Absolument pas. Je fais donc fie de sa bêtise, à laquelle je devrais être habitué, de sorte de me concentrer sur les informations qu’il me donne. Ou qu’il ne me donne pas, devrais-je dire : car il ne savait ni qui étaient ces gens, ni pourquoi nous étions parmi eux. Déjà, ils ne montraient aucun signe d’hostilités envers nous. Cela me laissait donc penser qu’ils étaient dans la même situation que nous l’étions. Oui, mais cela ne répondait pas la question : pourquoi ? Comme cela n’expliquait pas les raisons au fait que tout ici étaient beaucoup trop grand pour nous, du reste. Il devait y avoir une explication rationnelle, et j’excluais d’entrée de jeu l’éventualité que nous étions dans une hallucination collective. Un simulateur, peut-être ? J’en doutais. Le ciel s’assombrissait toujours plus, rendant l’endroit encore plus dangereux qu’il n’en avait l’air ; et je consentais naturellement à me fondre à nouveau dans les bras de mon mari, comme s’il avait les capacités physiques de m’en protéger totalement.
Il ne savait pas quel avis fournir sur le ‘chef’, mais il ne lui accordait pas sa confiance pour autant. Très bien, cela me confortait dans l’idée de suivre son instinct. Même s’il avait la bêtise de croire que j’allai n’en faire qu’à ma tête.

« _ Crois-tu vraiment que j’aurais eu la bêtise de me fier à quelqu’un d’autre que toi dans ce camp ? Lui demandais-je immédiatement, me mordant la lèvre d’être aussi réactive à la moindre de ces petites remarques que je jugeais ‘vexantes’. _ Je ne suis pas si stupide, James. Je savais dès le départ que j’avais tout intérêt à me fondre dans ton ombre. »

La seule chose qu’il m’accordait encore dans son existence, d’ailleurs. Ai-je bien entendu ? Repousser nos limites ? Il n’était pas question que je repousse mes limites. Je n’étais pas Jane pendant qu’il était Tarzan. J’étais une femme de la ville, usant plus de ces méninges que ces muscles, et j’entendais bien que les choses demeurent ainsi. Oui. Je resterai la faible chose qui se pavane en ville à grand renfort de tailleurs chics et d’escarpins de luxe, pour ne pas devenir ce John Rambo qu’il voulait faire sortir de moi.

« _ Je ne suis pas une guerrière. Lui adressais-je à la suite, le regard plongé dans le sien, ne pouvant toutefois pas contenir un petit rire aux âneries qu’il me racontait. _ Et je préfère Joy Cooper, personnellement. Je déclarais étrangement sérieuse, malgré le sourire mi amusé mi tendre que je lui adressais. _ C’est un nom qui m’a toujours plu et que j’espère bien pouvoir garder toute ma vie. »

Peut-être serait-elle courte, finalement. Mais si elle l’était, elle me permettrait d’éviter de vivre ce qui me terrifiait plus encore que tout ce qui nous entourait : un divorce déchirant. Il ne le serait peut-être plus que pour moi, ne sachant plus déchiffrer les sentiments de cet homme toujours absent et fuyant les discussions comme la peste. Mais il resterait indubitablement une déchirure mortelle pour mon cœur, qui ne battait toujours que pour lui.


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James Cooper
J'ai 43 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis Chef de l'unité de protection rapprochée du Gouverneur général d'Australie et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien (cela dépend des jours). Ma femme s'est liée d'amitié pour son travail et ses patients. Et j'ai trouvé du réconfort chez mon unique amour : le travail.

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Gerard Butler - Inconnu


Pour le meilleur et pour le pire, je promets de t’aimer et de te chérir… Je me souviens de ce jour si particulier. Sa silhouette nacrée s’échancrait de la foule. La carnation des pommettes de ses joues se teintait de timidité et d’excitation. Le sourire qui étirait la commissure de ses lèvres poussait nerveusement la mienne. Joy Sanders devenait Joy Cooper. La robe blanche qui recouvrait son enveloppe charnelle attirait tous les regards, mais encore plus le mien. Elle foulait lentement les marches de la mairie comme si elle savourait, une dernière fois son nom de jeune fille. La simple évocation de ce souvenir se suffit à lui-même. Joy sait en user, à son avantage, lorsqu’elle doit m’apaiser. Sa manière de me regarder trahit chacune de ses pensées, même les plus intimes. Sans le vouloir, cette situation m’amuse. Nous devions nous retrouver et au lieu de cela, nous sommes plongés au beau milieu d’une forêt luxuriante, mais ô combien dangereuse.

- « Joy Cooper… » Répétais-je à sa suite. « Tu te souviens de ce que tu m’as dit ce jour-là ? » Demandais-je en replaçant l’une de ses mèches derrière le creux de son oreille.

S’il y a bien une personne sur cette île qui soit au courant des petites manies de Madame Cooper, c’est moi. Joy est loin d’être une guerrière, bien au contraire. C’est une femme d’intérieur. Tailleur et escarpin s’il vous plait. Elle aime les belles choses. C’est simple… Dès que je laisse traîner quelque chose, je suis certain de l’entendre râler. Mais au fond… je les apprécie ces grognements. Je n’ai pas envie de me disputer avec quelqu’un d’autre qu’elle.

- « Tu es ma petite guerrière à moi ! » Soufflais-je en lui pinçant doucement le nez avant de rompre notre étreinte.

Sans attendre plus longtemps, la distance qui nous sépare reprend ses droits. Pourtant mon regard continue de l’observer, comme si je ne parvenais pas totalement à me défaire de son emprise. Au même moment le ciel gronde, puis il s’obscurcit. Génial. Il ne manque plus que… Une énorme goutte d’eau tombe derrière Joy. J’ai à peine le temps de l’attraper par le bras, qu’une deuxième tombe à son tour. On pourrait presque se croire dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Péniblement nous gravissons le monticule de terre. Robinson Crusoé 2.0 me tend sa main, puis nous entrons dans une sorte de cabane aménagée. Tous les regards se posent sur nous. Certains même nous dévisagent. Ils n’ont jamais vu un couple dans leur vie ? À première vue, il y a autant d’hommes que de femme. Certains d’entre eux portent des traces de fatigue. Les cernes sous leurs yeux se mêlent à leurs rides. Depuis combien de temps sont-ils ici ? Longtemps… Trop longtemps sans doute. Instinctivement ma main se glisse contre celle de Joy, puis je me place entre elle et eux. S’ils veulent s’en prendre à quelqu’un, je suis leur homme.

- « C’est quoi ce bordel ? » Demandais-je alors que notre interlocuteur se détournait enfin vers nous. J’espère pour lui qu’il a une bonne explication, sinon ma colère risque d’être terrible.

- « Nous sommes tous venus passer des vacances à Cuba. Chacun de nous est parti en trekking et… À notre réveil, nous étions ici. Certains sont présents depuis plus de deux mois, d’autres moins. Une fois par semaine environ, nous recueillons de nouveaux visiteurs. » Soufflais-je en lui pinçant doucement le nez avant de rompre notre étreinte.

- « Vous ne savez rien de plus ? Qui nous a enlevés ? Que nous veulent-ils ? »

Inconsciemment mes réflexions d’homme de terrain reprennent leurs droits. Si Joy est une femme d’intérieur et bien plus intellectuel que physique, là si je ne veux pas que l’on se fasse marcher sur les pieds, je dois m’imposer et vite. Rapidement Robinson Crusoé 2.0 nous révèle les professions de ses camarades : professeur, électricien, plombier, médecin, ingénieur… Il y a un peu de tout et n’importe quoi. Visiblement il n’y a aucun point commun entre nous tous. Une fois ses explications écoutées, la pluie, ou plutôt l’avalanche d’obus aquatique cessent. Nous quittons enfin sa cabane de fortune. Une fois à l’extérieur, je ne laisse même pas le temps à Joy de s’éloigner de moi que je me glisse dans son dos. C’est ma femme. Si quelqu’un ne l’avait pas compris, je me ferais un plaisir de lui apprendre moi-même, ce qu’il en coûte de la draguer.

- « Pour le moment, tu ne dois te fier qu’à moi. Je ne leur fais pas confiance. Ils ont l’air de ne rien savoir, mais on ne sait jamais d’accord ? Tu fais attention à toi, sinon tu vas devoir me supporter encore plus que d’habitude ! Je t’accompagne partout, tout le temps ! Même si tu as envie de faire pipi ! » Plaisantais-je à la fin en refermant mon étreinte contre son ventre.

Mon menton se pose contre son épaule alors que je l’embrasse dans le cou, sans aucune retenue. J’ignore combien de temps nous allons rester ainsi… Mais une chose est sûre. S’il s’agit de nos derniers moments ensemble, je veux les vivre avec elle.

- « Je n’ai pas aimé la manière dont l’autre roux te regardait tout à l’heure ! Il te reluquait sans aucune gêne. Je vais devoir lui apprendre moi-même que tu es déjà marié ou ça se passe autrement ? » Grognais-je. Oui je suis jaloux. Je l’ai toujours été. Et croyez-moi, ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer !



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Joy Cooper
J'ai 41 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis psychologue à mon compte et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien. Mon mari et moi avons vu nos sentiments s’essouffler au rythme infernaux de nos emplois-du-temps professionnels..

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Joy est mariée depuis vingt ans à son unique grand amour. Et avec lui, elle a vécu sa première fois - romantique à souhait, son premier mariage - éternel si possible, et ses premières disputes - finissant toujours bien sur l'oreiller. Or, au fil des années, l'absence d'un enfant, les emplois-du-temps prenants de ces deux carriéristes, ont fini par essouffler les sentiments du début. Et aujourd'hui, à contre coeur, ils envisagent sérieusement la question du divorce. Le veulent-ils réellement pour autant ? Non. La grande tendresse qui les relie l'un à l'autre les a convaincu qu'un voyage en 'amoureux', au fin fond du monde, loin de leur boulot respectif, serait peut-être la solution la plus avisée pour éviter ce point final à leur histoire. Ils sont loin d'imaginer à quel point les vacances ne seront pas de tout repos.    
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Katheryn Winnick - Inconnu
L’endroit avait le mérite de calmer mon époux radicalement. Il ne releva aucune de mes piques habituelles, se concentrant sur la chose la plus essentielle que j’avais dite : celle de vouloir conserver mon identité d’épouse. Et je fus ravie de l’entendre le prononcer avec plus de tendresse qu’il n’en avait eu depuis notre arrivée à Cuba. Me rappelais-je ce que je lui avais dit ce jour-là, celui de notre mariage ? Comme si c’était hier, évidemment. Pour le meilleur et pour le pire, je promets de t’aimer et de te chérir. Et j’avais fais au mieux pour respecter cette parole, y compris au cours des dernières années. Je m’y étais prise de travers, assurément, croyant que l’éloignement l’aiderait à comprendre que la question de l’enfant n’était pas qu’un projet à la ‘légère’. Mais je l’avais fais, malgré tout. Malgré les cries. Malgré les pleures. Malgré les silences qui remplaçaient les étreintes passionnés d’autrefois. Pourquoi n’étions-nous plus en mesure de nous aimer, tout simplement ? Je l’ignorais. Bien que je retrouvais un espoir que nous puissions y parvenir, là dans cette forêt infernale.

« _ Comme si c’était hier. Je lui soufflais, avec tout l’amour que je lui portais depuis ces vingt années passées. _ Pour le meilleur et pour le pire, je promets de t’aimer et de te chérir. Je lui répétais d’ailleurs, embrassant furtivement ses lèvres comme pour sceller à nouveau cette promesse. _ Je n’imaginais pas que le pire serait de se retrouver pas plus grand qu’une fourmille dans un pays étranger, je dois dire. Je soulignais, faisant preuve d’humour là où la situation ne s’y prêtait guère. _ Mais si je l’avais su, je ne me serai pas retenu de signer ce contrat de mariage. »

Qu’importait ce que la vie nous réservait, tant que nous étions ensemble, je voulais le suivre jusqu’au bout du monde. Certainement pas pour devenir la guerrière qu’il espérait faire sortir de ma personnalité, cela dit. Mais je ne l’empêchais pas de rêver que cela soit possible. Je riais d’ailleurs quelque peu à sa confidence, avant de soupirer tristement de le sentir à nouveau s’éloigner de moi. Pourquoi fallait-il que même les éléments nous y encouragent ? Je n’en avais pas la moindre idée. Je n’en avais pas la moindre idée comme je n’avais pas non plus la folie d’y réfléchir lorsque la pluie se mit à tomber sur nous. James m’attira à lui pour m’éviter l’obus d’eau qui me menaçait, avant de nous entrainer là où tout le monde semblait se réfugier. C’était pénible de grimper un monticule de terre devenant rapidement boueux. Mais avec la force de mon époux, je parvins à regagner la ‘cabane’ de fortune, où le reste du camp attendait également la fin de l’orage. C’était terrifiant. Des dizaines de personnes, de tout âges, marqués par leur séjour en ces lieux. Depuis quand étaient-ils ici ? Avions-nous seulement une chance de ne pas terminés comme eux, désespérés ? Voilà bien quelques interrogations auxquelles je redoutais les réponses, et pour lesquelles je réceptionnais la main de mon époux dans la mienne avec un certain soulagement. Il était là. Il gérait la situation. C’était tout ce que je devais retenir. Oui, je m’en convainquais, tandis que j’appuyais mon front sur son épaule, les yeux clos, pour m’éloigner du récit du ‘chef’ des lieux. Je ne voulais pas entendre ce que nous savions déjà : que nous étions dans la panade, avec aucune information sur le pourquoi du comment.
Puis la pluie cessa de tomber, comme pour mettre un terme à cette réunion improvisé. Je sortais de la ‘cabane’ avec mon époux, observant l’ensemble du camp se dispersant. Certains semblaient tourner en rond, se demandant comment ils pourraient surmonter cette épreuve ; quand d’autres donnaient l’impression de s’être acclimatés, par dépit d’avoir une autre option à choisir. Il fallait que je les interroge. Il fallait que je soutire des informations. James me rappela l’importance de ne me fier à personne, le torse contre mon dos. Il soupçonnait que le discours du ‘chef’ soit un potentiel mensonge, et je le pensais à la scène qui se jouait devant mes yeux. Si tout le monde était dans le même ‘bateau’, pourquoi certains ne semblaient pas si inquiets qu’ils ne souhaitaient nous en convaincre ? C’était la question que j’envisageais bien leur poser, y compris avec mon époux en guise d’ombre permanente.

« _ C’est une promesse, Monsieur Cooper ? Demandais-je malicieuse, tournant mon visage vers le sien. _ Car il se pourrait que j’ai une vessie exagérément petite. Je laissais entendre, ne retenant pas mes intentions sous-jacentes. _ Ne serait-ce que pour le plaisir de vous avoir constamment auprès de moi, bien à l’abri des regards curieux. »

Comprenne ce qu’il pourrait comprendre. Car bien que la situation ne prêtait pas à un échange charnel, je ne bouderai pas ce plaisir si la peur de mourir m’encourageait à réclamer ce que mon époux ne m’accordait plus. Pour l’heure, j’appréciais la tendresse dont il faisait preuve, m’en enivrant de tout mon soûl, tout en écoutant attentivement cette preuve de jalousie qu’il me partageait.

« _ De quel roux parle-tu ? L’interrogeais-je, ne prenant même pas la peine de le chercher dans le groupe des survivants. _ Je n’ai vu que mon courageux époux dans cette cabane. »

En d’autres termes : ce roux pouvait tenter de me charmer si cela pouvait le distraire, je ne lui accorderai aucune faveur que je lui réserve particulièrement. D’ailleurs, je crus bon de l’informer de ma volonté d’user de mes capacités de psychologues pour délier quelques langues, avant qu’il ne lui prenne l’envie de frapper tout ce qui bouge de sexe masculin.

« _ Il va falloir faire preuve de diplomatie James, je le crains. Je l’informais, d’une voix douce autant que sérieuse. _ Ces gens ne semblent pas être de ceux qui parlent sous les coups ; et mes capacités de psychanalyste pourraient bien nous permettre d’en découvrir plus sur ce que certains semblent cachés. Tu vois l’homme assit là-bas, avec un morceau de bois dans les mains ? Je lui pointais de l’index, discrètement. _ Il a nommé le barbu ‘chef’. Si ce ‘chef’ sait quelque chose, ce type est forcément son complice. »

C’était donc lui que je voulais interroger, en priorité.

« _ On pourrait aller lui tenir ‘compagnie’, qu’en dis-tu ? »

J’avais bien l’intention de respecter sa volonté d’être mon garde du corps, même si je rêvais de rester plus longtemps blottie contre son torse. Je m’assurai donc qu’il ne veuille pas profiter davantage de notre proximité nouvelle, avant de l’entraîner auprès de cet individu au comportement suspect.


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James Cooper
J'ai 43 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis Chef de l'unité de protection rapprochée du Gouverneur général d'Australie et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien (cela dépend des jours). Ma femme s'est liée d'amitié pour son travail et ses patients. Et j'ai trouvé du réconfort chez mon unique amour : le travail.

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Gerard Butler - Inconnu


Une promesse ? Joy me pose-t-elle sérieusement la question ? Elle me connaît assez pour savoir que oui je suis sérieux. Il est hors de question que je la laisse seule, encore moins avec ce roux dans les parages. Bien entendu je comprends parfaitement son sous-entendu, mais je n’y réponds pas. Je n’ai ni l’envie ni le temps de m’adonner à un moment charnel. Joy est une femme d’intérieur. Elle apprécie son petit confort. Je doute fortement qu’elle apprécie un plaisir certain en dehors de son petit matelas bien confortable.

- « Hmm… » Répondais-je en jetant un œil discret aux autres réfugiés.

Mes bras continuent d’entourer son corps frêle. Par moment je l’embrasse dans le cou, puis les joues. Juste pour leur faire comprendre que c’est chasse gardée. Tout en écoutant mon épouse, un grognement si caractéristique de mon agacement habituel se fait entendre. C’est une blague ? Nous sommes mariés depuis vingt ans et Joy me demande de faire preuve de diplomatie. Ce n’est pas du tout l’une de mes qualités. Combien de fois m’a-t-elle reproché d’être trop direct dans mes décisions et mes mots ? Combien de fois nous sommes-nous disputés à ce sujet ? Combien de fois ai-je claqué la porte de la maison en la laissant bouder dans son coin ? Combien de fois l’ai-je laissée seule avec mes reproches ? Tous nos maux et nos différends ont fini par nous éloigner l’un de l’autre. Un jour je me suis même surpris à l’éviter : je partais tôt et rentrais à des heures pas possibles. Comment une vie de famille aurait-elle pu se construire dans ces conditions ? Le silence et la distance se sont substitués à nos étreintes charnelles passionnelles. La colère et les mots à nos regards enflammés. Je me souviens encore de ce que j’ai pensé lorsqu’elle m’a dit « il faut qu’on parle. » Même si nous n’étions plus aussi proches qu’autrefois, j’ai compris rien qu’au son de sa voix que quelque chose n’allait pas. Qu’au moindre faux pas tout volerait en éclat. Aujourd’hui nous nous retrouvons au beau milieu d’une jungle aux allures gigantesque. La seule personne sur qui je puisse compter c’est aussi la seule personne avec qui je ne voulais pas me retrouver : ma femme. Si aux premiers abords nous avons l’air d’un couple uni et soudé, la réalité demeure bien différente.

- « Tu veux vraiment aller le cuisiner ou il t’intéresse ? » Demandais-je dans un murmure taquin.

Oui je suis jaloux, même au fin fond de la Pampa. Pourtant Joy a raison. On attire plus de mouches avec du miel que du vinaigre. D’un pas résigné je délaisse les bras de mon épouse pour ceux de la liberté retrouvée. Un dernier baiser contre la tempe et ma main se glisse naturellement contre la sienne. Alors que nous escaladons le monticule de terre mouillé, un vers de terre géant décide de creuser sa galerie sous les pieds de Joy. D’un geste je l’attrape par la taille tandis que la terre s’affaisse brutalement sous le corps spongieux et visqueux de cet animal sans patte. Promptement je regarde mon épouse, avant de la porter sur mon dos. Je ne lui laisse nullement le temps de réagir ou de me contredire, de toute manière elle n’a pas le choix. Ce simple contact, aussi fugace soit-il me rappelle nos premières années et nos premiers émois. Ces matins où Joy ne me retenait rien qu’en me regardant avec envie. Ces soirs où ses lèvres appelaient au péché originel.

- « Bien installée Madame Cooper ? »

Une fois correctement calées contre mon dos, nous amorçons l’ascension de ce monticule de terre. Je sens les petites mains froides de mon épouse s’accrocher fermement à mes épaules, son souffle chaud et court effleurer ma nuque. Entre nous deux, l’homme de terrain c’est moi. Elle aura tout le loisir de me prouver l’étendue de ses compétences face à notre premier suspect. Une fois arrivé au sommet de cette « petite » colline, je la repose à même le sol avant de me frotter le dos.

- « Je me demandais si vous alliez réussir à monter ! » Lance notre interlocuteur en taillant un morceau de bois.

Alors que je m’apprêtais à le recadrer, comme il se doit, je sens le regard de mon épouse. Tais-toi James, me murmurais-je intérieurement en haussant les épaules.

- « Un coup de main n’aurait pas été de refus, c’est certain. » Rétorquais-je froidement en attrapant à mon tour un morceau de bois. « Je peux aider ? » Demandais-je en fronçant les sourcils. À défaut de pouvoir le questionner, il faut bien que je serve à quelque chose non ?

— « Ouais… Faut couper du bois pour le feu. T'as l'air costaud, tu devrais aller plus vite que moi. » Dit-il en désignant un tas de bois du menton.

Maintenant si mon épouse veut le questionner c’est le moment. J’ai confiance en elle et en ses capacités. Un peu trop d’ailleurs. Heureusement qu’elle n’envisage pas un autre moyen d’obtenir des informations, sinon je me ferai un plaisir de lui rappeler qui est son mari.



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« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Luigi

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Joy Cooper
J'ai 41 ans et je vis à Sidney, Australie. Dans la vie, je suis psychologue à mon compte et je m'en sors plus que confortablement. Sinon, grâce à ma chance, je crois, je suis mariée depuis vingt ans et je le vis plutôt moyennement bien. Mon mari et moi avons vu nos sentiments s’essouffler au rythme infernaux de nos emplois-du-temps professionnels..

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Joy est mariée depuis vingt ans à son unique grand amour. Et avec lui, elle a vécu sa première fois - romantique à souhait, son premier mariage - éternel si possible, et ses premières disputes - finissant toujours bien sur l'oreiller. Or, au fil des années, l'absence d'un enfant, les emplois-du-temps prenants de ces deux carriéristes, ont fini par essouffler les sentiments du début. Et aujourd'hui, à contre coeur, ils envisagent sérieusement la question du divorce. Le veulent-ils réellement pour autant ? Non. La grande tendresse qui les relie l'un à l'autre les a convaincu qu'un voyage en 'amoureux', au fin fond du monde, loin de leur boulot respectif, serait peut-être la solution la plus avisée pour éviter ce point final à leur histoire. Ils sont loin d'imaginer à quel point les vacances ne seront pas de tout repos.    
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Katheryn Winnick - Inconnu
Je soupirais, profondément. Je n’appréciais pas particulièrement qu’il suggère que je puisse être intéressé par cet homme. Et à dire vrai, je ne l’appréciais pas tant ma déformation professionnelle me laissait entendre le sens caché des mots. Certains d’entre vous diraient certainement que « ce n’était qu’une plaisanterie anodine, n’existant que pour me rendre le sourire ». Mais ma profession de psychologue, de longue date, me donnait l’expérience nécessaire pour déceler ce qu’il se cache sous les moindres réactions, y compris les plus anodines. Et celle-ci trahissait un curieux manque de confiance en lui quant à ces capacités à me convenir. N’étions-nous pas mariés depuis vingt-ans tout les deux ? N’avais-je pas maintes fois repoussé les prétendants qui se présentaient à moi, pour l’anneau doré qui ourlait mon annulaire gauche ?
Un instant.
Où était-il ?
Le jonc dont je ne me séparais jamais, et qui n’était dorénavant plus à sa place. L’avais-je perdu dans cette jungle aux proportions énormes ? Je devais m’en assurer en vérifiant l’existence de celle de mon époux. Je me saisissais donc immédiatement de sa main gauche, sans une parole, constatant son absence également.

« _ Dis-moi. Tu portais toujours ton alliance n’est-ce pas ? Je n’excluais pas l’éventualité qu’il ait pu cesser de la porter, à partir du moment où notre amour avait commencé à n’être qu’un lointain souvenir. _ Je te demande ça parce qu’il se trouve que je n’ai plus la mienne. Et je l’avais encore durant notre trekking. »

Un fait que je lui démontrais, levant ma main en guise de preuve tangible. Un fait qui me rendait malheureuse, également, bien que la priorité n’était pas de la retrouver. Peut-être n’aurais-je jamais l’occasion de la revoir, du reste ? Mais en attendant d’en avoir un début de confirmation, je me devais de rester concentrer sur ce qui était primordial : que l’on parte de cet endroit maudit. Et malheureusement, cela ne se ferait pas grâce au jeu de poings de mon époux, que j’entendais grogner non loin de mon oreille. Je savais qu’il n’aimait pas les discours diplomatiques, bien souvent interminable, mais notre ‘chance’ résidait dans ma capacité à faire parler les gens bien plus qu’ils ne l’imaginaient eux-mêmes. J’étais donc satisfaite que mon époux consente à nous y emmener, y compris au sacrifice de notre étreinte que j’aurai souhaité prolongé plus longuement. Se saisissant de ma main, suite à un ultime baiser sur ma tempe, je suivais mon époux sur le monticule de terre mouillé où se trouvait notre ‘suspect’, quand un lombric eu la ‘bonne’ idée de creuser une galerie sous mes pieds. In-extremis, mon époux eu le temps de me retenir par la taille, tandis que je poussais un crie d’effroi. Quelle horreur. Moi qui souffrais d’une phobie exacerbée des insectes, je me rappelais violemment qu’ils étaient logiquement de la partie, et à des proportions terrifiantes.

« _ Je veux partir d’ici. »

Fut l’unique réponse que j’adressais à James, férocement accrochée à ses épaules. Je ne voulais pas rester une seule nuit dans cet enfer. Je voulais retrouver le confort de notre hôtel, de notre villa. Et plus que tout, je le méprisais brièvement pour cette ‘belle’ idée qu’il avait eu de nous inscrire à ce trekking. Enfin. L’heure n’était toujours pas aux reproches, et notre ascension au sommet fut bien plus périlleuse que je ne l’imaginais. Un coup de main n’aurait pas été de refus, je dois l’admettre ; bien qu’il aurait été étonnant que la ‘loi du plus fort’ ne domine pas ces terres. Retrouvant le sol sous mes pieds, je retenais d’un regard mon époux de recadrer l’homme à la remarque cynique, avant de prendre le temps de l’observer à nouveau. Pas une once de peur ou d’interrogation dans ses prunelles. Il se contentait de couper le bois, comme si tout ce que nous vivions était parfaitement naturel.

« _ Vous êtes ici depuis longtemps ? Je l’interrogeais aussitôt, adoptant une attitude détachée.
_ Quelques mois je pense. On perds vite la notion du temps dans cet endroit.
_ Et cela ne vous inquiète pas ?
_ Ce n’est pas en couinant dans un coin que je vais survivre !
_ Très juste. Mais pourquoi survivre ? Vous n’avez aucune garantie que l’on va s’en sortir ? En tout cas, votre ‘chef’ ne me donne pas le sentiment d’en avoir vraiment l’espoir.
_ Ce n’est pas ce qu’on attend de lui.
_ Et qu’attendez-vous de lui ?
_ Qu’il soit un meneur d’homme. Comme ton mari, tiens. Je suis sûr que dans le boulot qu’il fait, l’espoir n’existe pas. Il n’y a que le but à atteindre qui compte.
_ Et là, quel est le but ?
_ Vivre.
_ Mais toujours dans la condition d’insecte au milieu d’un camp improvisé. Cela fait peu comme source de motivation, à mon sens.
_ T’insinue quoi, beauté. Me demanda-t-il, m’adressant un regard menaçant. _ Que j’ai quelque chose à voir avec ta présence ici ? »

J’avais touché un point sensible, apparemment. Et je le narguais d’un sourire victorieux, de sorte qu’il donne une bonne raison à mon mari de le calmer.

« _ Psychiatre ?
_ Psychologue.
_ J’me disais bien que ta tête m’était familière. Mais tu ne te souviens peut-être pas de moi ? Il faut dire que j’ai tellement changé avec la vie à la sauvage.
_ Nous nous connaissons ?
_ Ouais. Ancien patient. Et si je peux te donner un conseil : pose pas trop de questions par ici, ça pourrait te coûter la vie.
_ C’est une menace ? »

Objectivement, oui. C’était une mise en garde sur un sujet délicat que j’approchais d’un peu trop prés, et l’inconnu souhaitait m’effrayer pour que je ne l’importune pas davantage. Mais dans la pratique, ces menaces ne restaient que des paroles. Pour le moment.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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