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 J'irai revoir la mer ; Elsy

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Les hunger games, Marnie en revient après sa grande victoire comme tout le monde l'appel. Et pourtant, elle ne s'est jamais sentie aussi différente, jamais aussi peu a sa place que dans le district 4, là où elle a pourtant grandit. Elle vient de prendre possession de sa maison, sa récompense pour la mort d'innocent. Elle n'a pas osé revoir sa famille, et surtout, elle n'a pas osé voir Arion. celui qu'elle aimait tant avant de partir.

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Marnie Gallahan
J'ai 16 ans et je vis au district 4 , Pnem. Dans la vie, je suis gagnante des dernier Hunger games , vendeuse sur les marchés et je m'en sors difficilement . Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

> gagnante des dernier Hunger Games
> Seule fille d'une fratrie de 6 enfants


Abigail Cowen :copyright:️ Thinkky


Le train ralentis dans un bruit de fanfare et elle sursaute. Comme un frisson glacé qui lui parcours la nuque quand il s’arrête dans la petite gare qu’elle avait quitté il y a de cela quelques semaines. Combien ? Elle n’a plus la notion du temps. Elle a oublié le jour, la date, l’heure. Tout semble être allé si vite et si lentement à la fois. Marnie regarde par la vitre les étendues d’eau salées qui entourent le district. La mer, comme elle lui avait manqué. Pourtant elle en ressent aucune satisfaction à être de retour parmi les siens , elle ne sait pas comment elle va faire. Elle n’a pas réfléchit à ces retrouvailles. Elle les appréhendait tellement qu’elle les a repoussé dans un coin de son esprit jusqu’à ce moment inéluctable. Les retrouvailles.. cette idée lui donne un sentiment étrange dans tout le corps. Un mélange de joie, de peur, d’appréhension et aussi de panique totalement incontrôlable. Elle ne sait pas comment faire pour faire semblant d’être enchantée en rentrant dans son district, comment faire semblant qu’elle n’a pas peur du regard de la famille d’Yvan qui est mort a côté d’elle. Elle ne sait pas, comment elle pourra cacher a ceux qui la connaisse réellement cette détresse dans son regard, la peur dans sa chaire. Elle ne sait pas, comment elle pourra feindre devant ses proches qu’elle est à l’aise avec ça et pourtant elle doit le faire pour sa famille. Le district va recevoir des présents. C’est la seule chose qui permet encore a Marnie de tenir. Le district va recevoir des cadeaux, de quoi survivre un peu plus. Elle a fait ça pour le district, elle a fait ça pour sa famille, elle a fait ça pour Arion aussi. Car elle lui a promis au moment déchirant de leurs adieux qu’elle tenterai de revenir parmi eux, même si elle n’y croyais pas vraiment.
Elle ne voulait pas lui faire plus de peine, elle sait qu’ils ont fait semblant, elle comme lui, de se dire simplement au revoir. Arion n’était pas idiot, il savait les maigres chances qu’elle avait.

Le train s’arrête enfin dans la gare du district 4, il reviendra l’année prochaine pour la moisson suivante. Et l’année prochaine ce sera ton tour, de préparer une jeune fille a … elle ne veux pas y penser. Pas maintenant, pourtant elle a cette nausée qui monte en elle. Elle essaye de ne pas penser a ça. Mais elle sait qu’elle ne pourra jamais oublier les jeux, jamais oublier l’odeur du sang sur ses mains, elle ne pourra jamais effacer de son esprits les souvenirs qui la hanteront, et qu’elle devra revivre des années encore et encore. Elle frémit, et si l’année prochaine s’était son frère que l’on envoyait dans la l’arène. Un haut le coeur l’envahit et elle se précipite dans les toilettes de sa chambre pour vomir. Elle n’a pas grand chose a rendre car son estomac est noué depuis sa sortie de l’arène mais son corps a réagit comme automatisme.

On frappe a la porte, délicatement, une voix fluette annonce qu’ils sont arrivés et qu’elle va pouvoir être accueillis par tout le district. Les gens du capitole et leur accent chantant, leur timbre ridicule. Elle s’essuie la bouche du revers de la main, se nettoie au lavabo en se brossant un peu les dents avant de sortir. Elle ne se sent pas à sa place dans l’endroit où elle a pourtant passé toute sa vie. Dans cette robe bleu nuit que le capitole lui a fait enfiler pour son grand retour à la maison. Rien ne semble comme avant. Les embruns ne lui apportent même plus ce sentiment de réconfort qu’elle connaissait pourtant a chaque fois qu’elle était en mer avant. « -Bien, bien bien. Allons-y » fredonne la jeune femme à côté d’elle dans sa tenue criarde, ses cheveux colorés, des tatouages sur toute la peau. Marnie inspire, elle voudrait calmer le tambourinement de sa poitrine mais elle n’y arrive pas. Elle voudrait réussir a sourire comme elle l’a fait tout ce temps devant les caméras du capitole. Elle doit le faire, encore un peu , juste pour cette dernière représentation.


Ils l’ont tous regardé, sur la place publique, ils ont tous dut l’applaudir et féliciter son exploit. Même la famille d’Yvan qui a pourtant perdu un enfant. Ils ont tous dut se montrer enjoué, enthousiasme et heureux de la victoire du district quatre. Marnie a dut se ternir là. Sous le regard de tout son district et ce sentiment désagréable qu’elle aurait préféré être morte plutot que là. Elle a essayé de ne pas penser a tout ça, d’être comme détachée de son propre corps pour accepter les choses. Elle a encore cette nausée , même maintenant qu’elle se retrouve dans sa nouvelle maison dans le village des vainqueurs. Sa nouvelle maison, immense, propre et neuve. Cette maison trop grande pour elle seule, avec l’eau chaude et l’électricité. C’est là sa récompense pour avoir tué. Elle n’a pas eut le temps de réellement voir sa famille, ce n’est pas grave. Elle ne voulait pas les croiser sous le regard voyeur des habitants du capitole. Elle ne veut pas les imaginer fantasmer que l’année prochaine ce soit encore l’un de ses frères qui aille dans l’arène. Elle sait que ces gens sont assez fous pour s’extasier de cela.

Son corps s’est remplis de spasm depuis qu’ils l’ont laissé chez elle; que les caméra se sont allées. Qu’elle n’a plus a faire semblant, qu’elle se retrouve là, seule avec ses pensées. Seule avec ses démons. Elle ne veut pas pleurer, elle ne peut pas pleurer. Elle sait que sa mère et ses frères vont sans doute venir la voir, pour la serrer dans leurs bras. Elle n’est même pas persuadé d’arriver a y trouver un quelconque réconfort. Elle pleura ce soir, a l’abris de leurs regards. Elle a retiré sa robe bleue, mise en boule dans un coin de la chambre a couché. Elle ne veut plus de ce cadeau qui sent le cadavre. Elle ne veut plus des cadeaux du Capitole, elle ne veut pas de cette victoire. Elle a enfilé ses vieux vêtement, sa robe usée qu’elle porte pour vendre les poissons sur le marché. Elle sent les embruns, l’odeur de la mer, l’odeur du poisson. Elle sent chez elle. Pourtant, elle n’a pas l’impression d’être rentrée. Elle a toujours la sensation d’être là bas, prisonnière de l’arène. Son corps est rentré mais elle est morte dedans.


Elle passe une main sur son visage quand ça frappe a la porte. Elle n’arrive toujours pas à se calmer pourtant, elle revêtit ce sourire qu’elle porte depuis qu’on l’a désigné « grande gagnante » des Hunger Games. Elle ne doit pas être faible, elle ne doit pas baisser la tête. Elle ne doit pas baisser la garde. L’arène a fait ressortir en elle cet instinct animal, cet instinct de survie.
Elle ouvre la porte, doucement, son visage sur lequel elle a accroché son sourire et elle croise son regard. Pas celui de sa mère, pas celui de l’un de ses frères mais son regard a lui. Ces yeux qu’elle ne pensait jamais revoir un jour. Arion. « -Tu.. tu es là.. » elle souffle doucement. Elle ne sait pas pourquoi, elle s’était imaginé qu’il ne la verrait plus jamais comme avant. Qu’il ne voudrait plus d’elle après l’avoir vu tuer des autres. Elle, elle ne veut plus d’elle même.

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Arion
Hawksand

J'ai 19 ans et je vis au district 4, Panem. Dans la vie, je suis pêcheur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Arion est né dans une famille moyenne du district 4. Son père travaillait dans l'administration du district jusqu'à sa mort plutôt brutale et inexpliquée. Arion n'avait que 11 ans à l'époque mais il est encore persuadé aujourd'hui que le Capitole n'est pas étranger dans cette affaire.
La mère d'Arion s'est retrouvé à devoir élever deux fils et une fille plus jeune. Arion et son frère plus âgé de 3 ans se sont rapidement mis à la pêche pour subvenir aux besoins du foyer. Le métier était dur et , Arion détestait particulièrement le moment de la vente. Heureusement sa petite soeur s'est rapidement occupée de cet aspect.
Les choses n'étaient pas simples mais honnêtement la petite famille s'en sortait plutôt bien. Arion est un garçon discret , timide même , qui préfère la compagnie de l'océan à celui des gens. Il a toujours limité ses contacts extérieurs mais cela ne signifie pas qu'il n'a pas un grand coeur.

Lorsque Finn , le grand frère est mort , aux Hunger Games , 3 ans après le décès de son père , les choses se sont compliquées mais le jeune homme a tenu bon , pour sa mère , pour sa soeur.

Il aurait pu tout faire sauter quand les jeux lui ont "presque" pris Marnie.

C'est un jeune homme plutôt bien bâti après les années de pêche et les longue soirées à nager.


Maxence Danet-Fauvel :copyright:️ NOM CRÉATEUR
Le soleil commence à brûler mon dos nu. Le reflet des vagues éblouit doucement mes yeux que je ferme tout en me concentrant sur la brise. Mon esprit se vide , essayant d'oublier ces derniers jours voir semaines. Mais les pensées reviennent à la charge et implosent dans ma tête. Je rouvre brusquement les paupières et lance le trident d'un geste rageur. L'arme va se planter dans un poisson juste devant mes pieds où l'eau est peu profonde.

Je ramasse le poisson que je place à côté des autres , à l'abri de l'astre brûlant. Je me remets ensuite en place attentif.
"Elle rentre aujourd'hui."
Mon bras s'élance à nouveau avec vigueur mais la précipitation me fait manquer ma cible. J'envoie valser mon outil sur le bord opposé de la plage dans un geste rageur.

"Putain de merde !!!"

Un mal de crâne commence à pointer le bout de son nez et je presse fortement mes doigts contre ma tempe gauche. Tout a tellement foiré depuis la moisson que ça en devient trop à supporter. Après la mort de Finn aux jeux d'il y a trois ans , j'ai tout fait pour nourrir ma famille. Malgré les difficultés et mes angoisses , j'ai réussi grâce à ma soeur et à Marnie.
Marnie. Tout se rapportait à elle , finalement. Inévitablement. Nos finances ont pris un sale coup durant les jeux. J'étais incapable de me concentrer sur la pêche , comme aujourd'hui.
Je me souviens parfaitement de la moisson. De la douleur qui m'a broyé le coeur lorsqu'ils ont appelé son nom. Pourquoi elle ? D'abord mon frère puis ensuite la seule qui peut me sortir de ma réserve ? J'avais voulu hurler , me jeter sur le premier Pacificateur venu , faire quelque chose. Mais , je ne pouvais rien faire à part la regarder se tenir bravement la haut. Ne rien faire hormi de prétendre lors de nos adieux qu'elle avait une chance de s'en sortir.

Elle a gagné bordel. Elle revient. J'ai regardé son interview d'avant les gens. Je me suis réfugié au bord de la mer lors du bain de sang , refusant de la voir mourir de cette manière. Lorsque , Cassandra , ma petite soeur est venu me trouver pour me dire qu'elle avait survécu à la première journée , je ne voulais pas laisser l'espoir s'instaurer en moi.
Pourtant , je l'ai fais. Les jours suivants , je n'ai pas quitté l'écran des yeux , priant pour que ma petite amie survive , qu'elle revienne. J'avais besoin qu'elle revienne.
Elle l'a fait. Mais , à quel prix ?

Je ramasse mes prises et mon trident. Je remets mon t-shirt et range mes différents outils de pêche dans mon sac en toile avant de prendre la direction de la place centrale. Je passe d'abord chez moi ranger les outils et donner la marchandise à ma petite sœur qui se chargera de les vendre. Ma mère n'arrête pas de s'extasier sur la victoire de Marnie. Pas qu'elle en ai quelque chose à foutre de nos vies , non elle se réjouit simplement des cadeaux que la Capitole fournira à notre district en récompense de sa victoire.
Cassandra me lance un regard vide." Ta rapporté que ça ?"
Je répond que je n'avais pas le temps de m'attarder , que j'y retournerai cet après midi. Je l'entend marmonner que Marnie ferait bien de nous filer de l'argent. Je réprime un geste de colère envers ma petite soeur. Hors de question que je reclame de l'argent venant du Capitole à Marnie.

Le retour de la gagnante se fait en fanfare. Tout le monde se doit de l'applaudir . Etrangement , je suis celui qui fait le moins de bruit. J'essaye de capter son regard mais les caméra ne la lâchent pas et les Pacificateurs m'empêchent plusieurs fois de m'approcher alors je n'insiste pas. Je croise un instant le regard du père d'Yvan , notre autre tribut , mort évidement. Je n'arrive pas à lire ses sentiments mais ma timidité , plus qu'autre chose , me fait baisser les yeux. La foule finit par se disperser et Marnie est partie. Voudra-t-elle encore de moi après tout ce que le Capitole lui offre ?

Je passe le reste de l'après - midi à pêcher pour tenter de rattraper notre retard. J'obtiens de plutôt bon résultat. Lorsque la nuit commence à tomber , je m'assois sur le sable et regarde le vent bercer les flots.
Je reste comme ça de longues minutes , ne sachant que faire. Aller la voir ? Ou considérer que les jeux me l'avaient enlevés tout comme ils l'ont fait pour mon frère ?
Le besoin de la voir finit par être trop fort et je finis par rentrer chez moi en coup de vent avant de prendre la direction du village des vainqueurs. J'évite les rares personnes encore présentes dans les rues , mon cœur battant follement dans ma poitrine. Je frappe doucement.

Et la voilà. Changée bien sûr , fatiguée mais c'est toujours ma Marnie. Sa voix. Enfin , j'entend à nouveau sa voix hors d'une stupide interview. Je ravale une boule qui s'était formée dans ma gorge. Je déplace une mèche blondes qui s'étaient mises devant mes yeux pour mieux la voir , ne croyant toujours pas qu'elle ai vraiment réussi à revenir.

"Évidemment que je suis venu. Pourquoi ne l'aurai-je pas fait ?"

Ma voix me semble bizarre. Tremblante. Je reste là sur le seuil de sa nouvelle et luxueuse maison. Je n'ose pas faire un pas de plus. J'ouvre à nouveau la bouche sans la quitter des yeux.

"Je...J'avais besoin de te voir Marnie. Je...

J'avance ma main et caresse sa joue quelques secondes avant de la retirer brusquement en entendant des bruits de pas se rapprocher. Rapidement une voix menaçante m'ordonne de reculer. Je retiens un juron. Un Pacificateur.
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Marnie Gallahan
J'ai 16 ans et je vis au district 4 , Pnem. Dans la vie, je suis gagnante des dernier Hunger games , vendeuse sur les marchés et je m'en sors difficilement . Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

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Elle a essayé de ne pas penser a lui.. elle a essayé de l'occulter de sa mémoire, de ses pensée. Sans doute car ça rendait les choses encore plus douloureuses de penser a la maison et surtout de penser a Arion. Elle en a fait des cauchemars, des cauchemars horribles, où on le forcer a la regarder mourir en boucle. Elle ne voulait pas penser à ça alors elle n'a jamais parlé de lui lors des jeux. Elle a menti en disant qu'à part sa famille personne ne l'attendrai a la maison. Elle ne voulait pas qu'on lui fasse du mal a lui. Et même si le Capitole dit que les jeux sont "équitables" pour tout le monde, elle sait que ce n'est qu'un faux semblant. Les tesserae en sont la preuves, mais elle est persuadé que truquer les boules en verres en seraient tout autant. Quel beau spectacle cela pourrait-être de voir l'amant de la grande gagnante de la dernière édition partir a son tour dans l'arène. Marnie ne voulait pas qu'on puisse s'en prendre a Arion ou simplement s'en prendre a sa famille. Elle ne savait pas comment organiser ses pensées. Elle avait passé ces dernières semaines sa simplement laissé les choses se faire, sans tenter de penser aux autres. Elle espérait que personne ne verrai sa mort, elle espérait qu'ils pourraient échapper à tout ça. Elle avait espéré que sa famille ne se fasse pas trop d'espoir a la vue de l'arène aquatique.

Elle avait essayé de ne pas pensé à Arion durant tous les jeux, car elle savait que l'espoir aurait pu être la pire chose au final, s'accrocher a cette espoir idiot de peut-être le revoir. Non. Ils avaient fait semblant, l'un comme l'autre de croire qu'ils pourraient se revoir, ils avaient fait semblant. Il le savait, elle le savait. Les aurevoirs étaient des adieux. Elle avait essayé de tous les oublier quand le train était parti. Pourtant, elle n'avait pas pu quitter son collier dans l'arène. Cette perle que lui avait offert Arion, quand ils avaient commencé à se fréquenter. C'était un beau cadeau, elle le savait, une perle aurait rapporté beaucoup d'argent vendu au Capitole car les perles naturelles sont rares.Peut-être le signe qu'elle n'était pas vraiment prête a l'oublier. Elle avait essayé de l'effacer de sa mémoire, mais elle savait que dans son dernier souffle ses pensées iraient a lui.

Mais elle avait survécut, elle était là, dans le district 4. Elle aurait tant aimé rentrer chez elle, retrouver l'odeur rassurante de cette vieille maison qu'elle avait habité toute sa vie avec sa famille. Elle aurait aimé retrouvé l'odeur de la maison envahit par le poisson qui sèche, du pain que sa mère fait cuire dans le feu de bois. Ce pain au gout salé qu'elle mangeait tous les matins avant d'aller à l'école. Elle aurait aimé, retrouvé le bruit permanent de sa famille qui s'active, de son père et ses frères qui partent pêcher au premier rayons du soleil. Mais ça aussi, ce n'était pas possible. Elle devait vivre dans cette immense maison qui n'était qu'un souvenir amer de ces jeux. Elle aurait aimé retrouver ses habitudes, faire comme si rien de tout ça n'avait existé mais ce n'est pas possible. Elle ne sait pas comment font les tribus de carrières. Comment font-ils pour vouloir gagner les jeux et revenir gagnants de l'abattoir ? Comment peuvent-ils passer le reste de leur vie a vivre avec la mort imprégné sur leurs corps ? Elle peut encore sentir l'odeur du sang, entendre les cris d'Yvan dévoré par une créature marine. Encore voir, son bras, seul membre qu'il restait de lui, encore suspendu a sa main alors que le reste de son corps disparaissait dans les profondeurs de l'arène. Qu'avait-on ramené au district dans une boite en bois ? une main ? elle ne voulait pas y penser. C'est pour ça que durant tout son retour elle n'avait pas osé jeter des regards aux gens, elle avait essayé de fixer un point inaccessible dans l'horizon pour ne pas penser aux retrouvailles.

---

Les retrouvailles étaient arrivées, et elle ne savait pas quoi faire. Elle était comme paralysée après ces semaines sans le moindre contact humain. Elle avait l'impression d'être revenu a un instinct trop animal. Pourtant, c'est toujours Arion, toujours ses yeux qui la scrute avec cette douceur qui lui est propre. Toujours ses mèches qui tombent en bataille devant ses yeux. Ce n'est pas le district qui a changé, c'est elle. Elle a l'impression d'être entre le rêve et la réalité quand il est face a elle. Elle ne pensait jamais le revoir, elle ne pensait jamais le revoir. "Évidemment que je suis venu. Pourquoi ne l'aurai-je pas fait ?" Elle ne sait pas elle même. Elle n'est pas sure qu'elle aurait aimé se voir. Elle doit donner un spectacle étrange. On lui a proposé de la chirurgie au capitole pour ressembler un peu plus a celle d'avant les jeux, ou un peu plus a une gagnante mais elle a refusé. Elle ne voulait pas ne plus se ressembler. "Je...J'avais besoin de te voir Marnie. Je..." il dit en glissant une main contre sa joue. Avant elle se serait jeté dans ses bras, elle l'aurait serré contre elle jusqu'à en étouffer, avant elle l'aurait embrassé. Elle aurait imprégné son odeur dans sa mémoire. Celle des embruns qui habite toujours ses cheveux. Mais elle s'en sent incapable, comme si on avait effacé ce qu'elle était avant.

Ce contact la raidie, ça fait si longtemps que personne ne l'a touché d'une façon si douce. Combien de temps ? Combien de temps qu'elle n'a pas eut un contact comme ça avec quelqu'un ? La dernière personne qui l'a touché, c'était pour la tuer. Elle ne veut pas qu'il la lâche. Elle veut encore sentir la chaleur de sa main contre sa joue mais les pacificateurs interviennent. Arion recule de deux pas et son coeur se brise sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle reste silencieuse a fixer Arion. Les pacificateurs laisse souvent les amourettes des districts se faire, après tout, sinon le district se viderai. Mais pourtant, en tant que gagnante, c'est différent sans doute. Elle regarde la tenue blanche disparaître au loin dans un chemin. «-Viens.. entre.» Elle dit en se décalant de l'entrée. Ils seront tranquilles a l'intérieur.

---

Elle se sent comme un étrangère dans son propre corps, cette sensation qui ne la quitte pas quand d'une main fébrile elle claque la porte derrière eux. Les pacificateurs ne viendront pas, ils laissent les gens vivre leur vie chez eux. Elle ne réalise toujours pas qu'il soit venu, sans savoir pourquoi. A-t-elle a se point rejeté l'idée de le revoir un jour qu'elle n'arrive plus a regarder Arion en face ? «-J...J'ai pas pu sauver Yvan.» elle souffle, car c'est la première chose qui lui vient en tête, car c'est la première chose a laquelle elle pense. Si elle est là, c'est parce que lui ne l'est pas. «-j'aurai préféré ne pas revenir.» Elle avoue, la voix qui tremble en se laissant tomber dans l'entrée, le visage entre les mains, le corps prit de soubresauts incontrôlables. Les mains qui s'accrochent entre ses mèches rousses, recroquevillée sur le sol, elle craque. Elle craque pour la première fois depuis la fin des jeux. Elle est rentrée, mais a quel prix ? «-J'aurai préféré mourir dans l'arène.» elle admet, la voix tremblante, les yeux baignés de larmes.

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J'ai 19 ans et je vis au district 4, Panem. Dans la vie, je suis pêcheur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Arion est né dans une famille moyenne du district 4. Son père travaillait dans l'administration du district jusqu'à sa mort plutôt brutale et inexpliquée. Arion n'avait que 11 ans à l'époque mais il est encore persuadé aujourd'hui que le Capitole n'est pas étranger dans cette affaire.
La mère d'Arion s'est retrouvé à devoir élever deux fils et une fille plus jeune. Arion et son frère plus âgé de 3 ans se sont rapidement mis à la pêche pour subvenir aux besoins du foyer. Le métier était dur et , Arion détestait particulièrement le moment de la vente. Heureusement sa petite soeur s'est rapidement occupée de cet aspect.
Les choses n'étaient pas simples mais honnêtement la petite famille s'en sortait plutôt bien. Arion est un garçon discret , timide même , qui préfère la compagnie de l'océan à celui des gens. Il a toujours limité ses contacts extérieurs mais cela ne signifie pas qu'il n'a pas un grand coeur.

Lorsque Finn , le grand frère est mort , aux Hunger Games , 3 ans après le décès de son père , les choses se sont compliquées mais le jeune homme a tenu bon , pour sa mère , pour sa soeur.

Il aurait pu tout faire sauter quand les jeux lui ont "presque" pris Marnie.

C'est un jeune homme plutôt bien bâti après les années de pêche et les longue soirées à nager.


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Heureusement pour moi , le Pacificateur nous laisse tranquille. Peut être qu'il comprend que je ne suis pas un danger pour la nouvelle célébrité du district. Je serre les dents , prenant peu à peu conscience que Marnie ne sera plus jamais vraiment là que pour moi. Combien de moments pour nous pourrons nous avoir , sans que les caméra voyeuses du Capitole ne tournent autour de nous ?

Marnie se décale et j'en profite , sur son invitation bien sûr, pour entrer dans sa nouvelle demeure. Ça sent le neuf et l'argent. L'argent sale , recueilli auprès de personnes qui souffrent dans nos district. Auprès de gens qui prennent plaisir à voir des adolescents crever dans une putain de construction morbide. L'horreur atteint un niveau inégalé chaque année. Chaque jeux est plus terrifiant que le précédent.
Je ne prend conscience que je fixe les murs que lorsque ma petite amie ferme la porte , plutôt fébrilement. J'essaye de capter son regard mais elle semble toujours loin. Comme si elle n'était toujours pas revenu.
"J'ai pas pu sauver Yvan". Je ferme les yeux pour empêcher les images de remonter à mon esprit. Certes , je n'ai pas vécu les choses comme Marnie , de loin pas mais je me souviens très bien de l'horreur que j'ai ressenti quand le garçon s'est fait mangé , pour le dire proprement , par cette créature abominable. Yvan ne méritait pas de mourir. Tout comme les 22 autres. Et , Marnie ne méritait absolument pas de vivre toute cette merde. J'aimerais lui dire tout cela , lui dire qu'elle reste la même à mes yeux. Mais les mots restent bloqués dans ma gorge et je ne peux que la regarder s'effondrer un peu plus. Elle craque et se laisse tomber dans l'entrée. Elle aurait préféré ne pas revenir. Mourir dans l'arène. Mon sang se glace dans mes veines et un frisson me remonte dans le dos. Je hais ces mots. J'ai presque envie de lui crier dessus , de lui rappeler que sa famille avait besoin d'elle , de son retour. Ça ne servirait à rien , de toute façon.
En la voyant pleurer comme ça, je ressens une pointe de culpabilité. Peut être qu'elle ne se serait pas mise dans cet état si je n'étais pas venu.

Je finis par me mettre à genoux devant la rousse. Je pose une main sur son épaule , l'autre sur sa joue et colle mon front contre le sien.

"Ce n'est pas ta faute Marnie tu n'aurai rien pu faire."

C'est bateau comme phrase mais je veux simplement lui faire sentir que je suis là pour elle. Que je serai toujours là pour l'aider à surmonter ce qui s'est passé. Quand les mots ne suffisent plus , il y a le réconfort de la simple présence physique que l'on peut apporter.
Je reste dans cette position plusieurs minutes , espérant que ses sanglots se calmeront tandis que je retiens mes propres larmes. Ça me fait tellement mal de la voir dans cet état , moi qui ai toujours connu une Marnie si enjouée et pleine de vie , d'optimisme. Si différente de moi.

Au bout d'un certain temps , je rouvre les yeux et m'éloigne légèrement d'elle mais sans rompre le contact. Doucement , j'essaye de lui faire retirer ses mains de son visage. Dans le processus , je peux voir quelle a toujours le collier que je lui ai offert , il y a ce qui me semble une éternité. Cette vue m'arrache un sourire.

"Marnie regarde moi s'il te plaît."

Ma voix est hésitante , tremblante. Je déteste me sentir aussi impuissant. Je pose mes deux mains , chacunes sur un côté de son visage et plante mon regard océan dans le sien pour la forcer à me regarder. Je prend une inspiration et essaye tant bien que mal d'exprimer ce que je ressens. L'étendre parler de sa volonté de mourir me fait si mal que je ressens une douleur dans ma poitrine au moment d'inspirer.

"Je sais que je ne comprendrai jamais ce tu as vécu là-bas. Je comprends que les choses ont changées. Mais il y a une chose qui n'a pas changée et qui ne changera pas , même malgré tout ce qui s'est passé.

Les larmes coulent désormais sur mon visage également. Malgré son apparence brisée , je la trouve toujours aussi belle. J'ai beaucoup dépendu d'elle par le passé , j'avais le besoin constant qu'elle me rassure. C'est à mon tour de lui rendre la pareille aujourd'hui.


"Je t'aime Marnie Gallahan. Je t'aime tellement. Ça n'a pas disparu.
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Gagnante, c’est un mot qu’elle déteste, un mot qui la dégoute et pourtant c’est ce mot qu’on lui associe maintenant, mais qu’à telle gagné là bas ? De l’argent qu’on lui interdit de partager avec ceux qui en aurait besoin ? Une maison immense qui ne fait que lui rappeler a quel point elle est seule ? Des vêtements neufs et criards pour montrer qu’elle n’appartient plus vraiment au district 4 ? C’est cela qu’elle a gagné ? Cette impression horrible de ne pas être a sa place dans le seule endroit où elle se sentait bien ? C’est cela la grande récompense du capitole ? Des nuits remplies de cauchemars, rentrer et demander la famille d’un enfant mort de la féliciter, de la voir comme une héroïne. Non. Marnie n’a rien gagné là bas, le seul gagnant de cette histoire c’est le Capitole mais ça, elle ne peut pas le dire a haute voix. Être une gagnante ne permet pas tout. Au contraire, maintenant elle appartient au Capitole quelque part, comme tous les autres gagnants. Elle fait partie de cette industrie macabre, elle fait partie de tout ce spectacle qui consiste a voir s’entretuer des enfants. L’année prochaine, elle devra conseiller le prochain tribut féminin du district 4, elle devra l’aider a survivre et si elle échoue, elle devra rentrer auprès de sa famille et accepter ton échec; accepter que elle n’a pas réussis a faire ce que elle est censée faire. La faire survivre. C’est cela maintenant son rôle. Elle appartiendra toujours un peu au Capitole maintenant. Elle le sait.
Elle n’arrive pas a chasser ces sanglots qui s’emparent de son corps, elle n’arrive pas a calmer les soubresauts, le tremblement qui envahit tout son corps. Elle n’a pas craqué depuis le début des jeux et cela remonte a des semaines. Elle ne sait pas combien, mais elle a essayé de ne verser aucune larmes. Elle a voulu restée forte, pour lui, pour sa famille. Elle ne voulait pas rendre les choses plus difficiles pour eux. Alors elle n’a pas montré sa terreur mais la voilà. La terreur, enfouie en elle depuis le début que son nom a été prononcé lors de la moisson. La voilà, cette peur, lancinante dans sa chaire. Elle ne sait pas pourquoi elle la prend, là, maintenant, elle a peur. Peur que tout ça ne soit qu’un rêve au milieu des étendues d’eau de l’arène, elle a peur, de se réveiller encore là bas, d’être devenue folle et de ne pas être rentrée. Un croassement s’échappe de sa gorge quand elle se met a pleurer la tête entre ses mains, quand elle se met a trembler a même le sol de cette nouvelle maison. De cette cage dorée. C’est ça, cette maison c’est sa cage, la cage de laquelle le Capitole la sortira tous les ans pour la montrer à ses habitants.
Elle voudrait que cela s’arrête..

C’est la main d’Arion qui calme ses larmes, c’est son front collé contre le sien dans un nouveau silence qui arrête son angoisse. Il est là, vraiment là, elle le réalise quand il la touche. Pourtant, quand il s’éloigne il y a ce vide qui se creuse en elle. Alors elle ne bouge pas, elle reste là, a profiter du contact de son corps contre le sien. Doucement, elle essaye de caler sa respiration sur la sienne, d’atténuer la violence qui déchire sa poitrine. Elle essaye de calmer le tremblement qui a prit son corps en otage. Il retire doucement ses mains qui cachent son visage, elle n’a pas assez de force pour résister, elle se laisse faire. Elle veut simplement se débarrasser de la douleur dans sa poitrine. Elle lève ses yeux vers lui doucement, d’un regard timide. « -Marnie regarde moi s'il te plaît. » Elle y arrive, un peu, ses mains seules continuent de tremper quand il prend son visage entre ses mains. Mais elle son coeur se calme quand leurs yeux se croisent. Ce sont bien ses yeux bleus qui lui avaient tant manqué. Ceux qu’elle a tellement tenté d’oublier lors de ces jours. Une larme reste accrochée sur le coin de sa joue, comme une perle scintillante sur sa peau opaline. « Je sais que je ne comprendrai jamais ce tu as vécu là-bas. Je comprends que les choses ont changées. Mais il y a une chose qui n'a pas changée et qui ne changera pas , même malgré tout ce qui s'est passé. » Les larmes coulent sur les joues du blond et ça lui arrache un morceau de coeur quand elle le voit comme ça. Elle a dit qu’elle aurait préféré mourir, sans penser a lui. Sans penser a Arion. Pourtant c’est vrai, elle aurait préféré rester là bas, rentrer dans sa boite en bois. Elle pensait qu’il s’était fait à l’idée qu’elle ne rentrerai sans doute jamais. Parce qu’elle était lucide, et lui aussi sur ses propres chances. Maigrelette, petite. Elle n’avait pas de capacités formidables, elle savait manier un peu le trident, nager et reconnaitre les coquillages comestibles. C’est ce qui lui avait valut sa survie. La chance de l’arène encore une fois. Mais elle ne pouvait pas dire qu’elle aurait préféré mourir maintenant qu’ils se retrouvaient. Pourtant.. elle n’était pas sure de le retrouver. Pas certaine qu’elle arriverai encore a avoir son amour. Ces derniers jours avaient montré le pire d’elle.

« -Je t'aime Marnie Gallahan. Je t'aime tellement. Ça n'a pas disparu. » Il dit comme une réponse a ses propres pensées. Comme s’il avait pu lire dans son regard toutes ses peurs. Il la connaît pas coeur. Comme s’il savait toujours quoi dire quand elle a peur. Elle écrase les larmes qui coulent sur les joues de son petit ami du pouce et lui sourit. Son premier sourire. Son premier vrai sourire depuis longtemps. Longtemps.. elle ne sait plus quand remonte son dernier sourire sincère. Peut-être la veille de la moisson. Ils s’étaient retrouvés au bord de la mer, les pacificateur ne sont pas trop regardant la veille de la moisson, ils laissent les gens sortir un peu plus tard. Ils s’étaient retrouvé au bord de l’eau, tous les deux, juste pour essayer de ne pas penser au lendemain. Son avant dernière moisson. La nuit avait été belle, il ne faisait pas froid et l’odeur de la mer embaumait tout. Ils étaient resté là longtemps, a rire tous les deux. Ça lui parait tellement loin ce moment. Mais il l’aime toujours. « -Je t’aime. » elle souffle tout doucement, en caressant sa joue avec tendresse, sans quitter ses yeux semblable a l’océan. Elle s’accroche a sa nuque, attire son visage au sien pour poser ses lèvres sur les siennes. Elle avait arrêté de rêver de ça. De ce baiser, du gout de ses lèvres qu’elle ne retrouverai jamais. Elle n’y avait jamais cru. Leur dernier baiser, celui de leurs adieux. Ce baiser, celui de leurs retrouvailles. « -Tu m’as tellement manqué » elle dit enfin, en se laissant tomber dans ses bras avec plus d’ardeur, moins de pudeur. Elle a besoin de le sentir contre elle, de se rassurer a sa chaleur, elle a besoin de sentir le réconfort de ses bras. « -Je suis désolée que tu aie vu ça… » Elle aurait préféré qu’il ne voit rien de tout cela, mais c’est la règle des Hunger Games, c’est un spectacle, un événement national. Tout le monde doit regarder, tout le monde doit apprécier.
Elle ne voulait pas qu’il voit ça, elle ne voulait pas qu’il la voit mourir. C’est pour cela qu’elle a fuit le bain de sang le premier jour, elle ne voulait pas qu’il voit ça. Elle ne voulait pas que sa famille voit ça. « -J’ai besoin de toi… » elle admet en attrapant sa main dans la sienne pour la serrer un peu trop fort sans doute. Elle ne veut plus être seule.



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Arion
Hawksand

J'ai 19 ans et je vis au district 4, Panem. Dans la vie, je suis pêcheur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Arion est né dans une famille moyenne du district 4. Son père travaillait dans l'administration du district jusqu'à sa mort plutôt brutale et inexpliquée. Arion n'avait que 11 ans à l'époque mais il est encore persuadé aujourd'hui que le Capitole n'est pas étranger dans cette affaire.
La mère d'Arion s'est retrouvé à devoir élever deux fils et une fille plus jeune. Arion et son frère plus âgé de 3 ans se sont rapidement mis à la pêche pour subvenir aux besoins du foyer. Le métier était dur et , Arion détestait particulièrement le moment de la vente. Heureusement sa petite soeur s'est rapidement occupée de cet aspect.
Les choses n'étaient pas simples mais honnêtement la petite famille s'en sortait plutôt bien. Arion est un garçon discret , timide même , qui préfère la compagnie de l'océan à celui des gens. Il a toujours limité ses contacts extérieurs mais cela ne signifie pas qu'il n'a pas un grand coeur.

Lorsque Finn , le grand frère est mort , aux Hunger Games , 3 ans après le décès de son père , les choses se sont compliquées mais le jeune homme a tenu bon , pour sa mère , pour sa soeur.

Il aurait pu tout faire sauter quand les jeux lui ont "presque" pris Marnie.

C'est un jeune homme plutôt bien bâti après les années de pêche et les longue soirées à nager.


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Son sourire , un vrai sourire qu'elle s'autorise à lâcher , réchauffe mon coeur et apaise la tension dans mes membres. Je peux entrevoir , à nouveau , la Marnie que j'ai connu et que je veux tant retrouver. Celle qui était joyeuse , qui riait souvent. La fille qui me tirait dans la foule lorsque je voulais simplement m'enfuir pour éviter tout regards. La même fille qui était capable de rester avec moi durant des heures , simplement face à la mer.
La sensation de sa main sur ma joue me fait frissonner et je profite de l'instant. Je ne m'étais pas autorisé à rêver de pouvoir à nouveau la toucher mais maintenant que son retour est bien réel , je sens mon envie de la garder tout contre moi monter de plus en plus.
Son regard change et là encore , je distingue des lueurs d'avant la moisson. Des lueurs de nos derniers instants paisibles avant la souffrance cruelle des adieux. Elle aussi m'aime encore et je me sens rassurer en l'entendant prononcer ces mots. Pour moi aussi , ça compte.

Je suis un peu surpris lorsque je la sens m'attirer pour un baiser. Surpris mais loin d'être déçu. Je ferme les yeux , chassant de mon esprit notre dernier baiser , le jour des adieux , qui avait un goût salé d'amertume. Celui-ci est doux , apaisant. Peut être l'un des plus beaux. Je veux prolonger le moment mais je la sens se blottir dans mes bras alors je n'insiste pas. Je la serré fort contre moi , tout en passant une main dans ses cheveux roux.

"Tu m'as manqué aussi. Chaque jour.

Chaque jour passé sans elle avait été une torture. Mais , chaque coucher de soleil augmentait l'espoir. Je plonge mon visage dans ses cheveux , essayant de retrouver l'odeur familière qui m'a tant manqué. Elle est toujours là , mais plus diffuse, masquée par l'odeur aseptisante des produit du Capitole. D'une certaine manière , elle est marquée totalement de leur empreinte. Tant physiquement que moralement.
"Je suis désolé que tu ai vu ça". C'est sûr que j'aurai préféré ne pas le voir. Mais , comme tout le monde je vois les jeux depuis ma naissance. J'ai vu ceux qui ont emporté Finn. Sa mort est toujours gravée dans mon esprit bien plus fortement que les scènes des jeux de cette année. Je lui répond simplement par un léger soupire. Il n'y a rien de plus à dire ou du moins , je ne trouve pas les mots. Soudain , je la sens attrapper ma main , fermement. "J'ai besoin de toi". Je la serre un peu plus fort contre moi.

"Je serai là Marnie. Je te le promets. Toujours."

Je n'aime pas faire des promesses que je ne serai peut être pas en mesure de tenir. Mais , elle a besoin de l'entendre et je le pense sincèrement.
J'attire ses lèvres pour un nouveau baiser. J'ai peur de ce qui nous attend alors je veux profiter d'elle , maintenant. Demain , les caméra reviendront prendre ces impressions. Sa famille voudra sans doute lui parler , la voir. Pour l'instant , c'est juste elle et moi.
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Plum.
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Marnie Gallahan
J'ai 16 ans et je vis au district 4 , Panem. Dans la vie, je suis gagnante des dernier Hunger games , vendeuse sur les marchés et je m'en sors difficilement . Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

> gagnante des dernier Hunger Games
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Elle pourrait classer ses cauchemars en deux catégories. Il y a les logiques, ceux où elle revit, sans cesse les jeux, les mêmes moments, comme piégée dans une boucle infinie ou elle revoit tout. Ce tribu du district un pourfendre une enfant de 12 ans avec un javelot, voir un autre, égorger une fille , peut-être a peine plus âgée qu’elle. Elle se réveille encore en sueur la nuit, elle ne sait pas si elle hurle. Les gens ne semblent pas s’en inquiéter, ça a l’air normal pour les gens responsables des jeux que les tributs se mettent a hurler dans leurs lits avant ou après les jeux. Et puis il y a les rêves illogiques, ceux qui mélangent tout un tas de choses, un mélange de jeux sur plusieurs générations, des jeux qui se mélangent. Elle n’en parlera pas a Arion, pas de celui qu’elle a fait tous les derniers jours avant de revenir dans le district. Celui dans lequel, ce n’est pas la main d’Yvan qui reste dans la sienne alors que le reste de son corps s’évapore dans une flaque de sang sous marine. Ce n’est pas Yvan qu’elle entend hurler alors que des dents immenses le déchirent en deux. C’est Finn. C’est Finn, le frère d’avion, mort quelques années avant dans les jeux. Elle ne sait pas pourquoi elle rêve de lui, ces derniers temps, ils n’ont pas été dans les mêmes jeux mais c’est à cela qu’elle rêve. Elle sait que ce ne sont que des rêves mais ils lui paraissent parfois si réels. Parce qu’elle sait que ça aurait pu arriver… Se retrouver face à ses propres frères dans l’arène. Elle l’a tant redouté. Etre face a des gens trop proches d’elle. Elle se souvient d’une année, quand elle était très jeune, qu’elle n’était pas encore éligible comme tribut d’une famille qui a perdu deux enfants. Des frères et soeurs, obligés de se retrouver ennemis. Ça a été des jeux très durs pour le district cette année là.

Elle s’accroche a lui, comme si quelqu’un pourrait venir le lui prendre, mais elle le sait. Ce n’est qu’une question de temps… bientôt, bientôt quelqu’un reviendra leur reprendre ça. Elle ne veut pas encore le dire, mais elle le sait que leurs moments heureux sont loin maintenant. Elle ne veut pas encore l’admettre, mais bientôt, ils ne pourront plus aller s’étendre dans le sable du bord de mer, passer la journée à pêcher tous les deux, s’accorder des moments d’intimité. Arion était l’une des seules choses qui rendait Marnie réellement heureuse dans le district et ça aussi, le Capitole lui a prit. Elle le sait. Elle en a conscience. Elle l’a vite comprit lors de sa grande soirée de victoire donnée au Capitole, celle juste après son interview de victoire, on lui a fait comprendre assez subtilement, qu’elle n’était plus vraiment propriétaire de son existence. Les gagnants ne sont pas libres, ils ne sont pas libre de vivre dans l’argent que leur offre le Capitole, non, ils sont les objets du gouvernement. Des jolis objets que l’ont garde comme des souvenirs des derniers jeux. Pour rappeler aux districts, que même les plus chanceux d’entre eux ne restent que des objets. On prend vos enfants, et même s’ils arrivent a échapper à la mort qu’on leur destine, ils nous appartiendront toujours.

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Elle peut encore sentir, dans son corps, le frisson désagréable que lui a procuré cet homme haut placé du capitole qui a passé une main dans ses mèches rousses avec un sourire charmeur. Elle se souvient de ses mots, qui raisonnent encore dans sa tête comme la mélodie d’un vieux disque rayé, elle se souvient, de l’odeur boisé et entêtante de son eau de toilette. Elle a refusé ses avances. Un homme beaucoup trop vieux pour elle. Mais elle se souvient de ses mots. « -Vous finirai par céder, il suffit de trouver les bons arguments comme avec les autres gagnants. » une menace a peine déguisé. Une menace pour toute sa famille, pour tous les gens qui lui sont propres. Ce sont eux. Les bons arguments, elle le sait. Combien de temps avant que le bateau de ses frères coule d’une façon mystérieuse, avant que le marché prenne feu, que son petit frère malade soit choisi pour les jeux ou que l’on accuse sa famille d’un crime imaginaire. Combien de temps avant que l’on découvre sa relation avec Arion, combien de temps avant qu’il soit fouetté en place publique pour une raison futile. « -Tous les gagnants finissent par offrir leurs faveurs. » Toujours des objets du Capitole, quand vous n’êtes plus des objets de tueries, vous devenez des objets de désirs. Personne n’ignore que le Capitole aime les gens beaux, souvent ce sont eux, qui remportent le plus de cadeaux et de dons durant les jeux. C’est comme cela que les premier districts gagnent les faveurs du public. Car les carrières sont beaux, musclés, athlétiques. Les autres enfants sont maigres, affamés et parfois malade pour certains. Mais elle n’avait jamais entendu parlé de ce commerce de chaire de gagnants. Prostitué les gagnants, ça parait si logique maintenant qu’elle sait. Combien sont-ils ? A donner de leurs chaire pour protéger ceux qu’ils aiment ? Rien ne seras plus jamais comme avant.

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"Je serai là Marnie. Je te le promets. Toujours." Il lui promet, mais elle sait, que ça n’a plus lieux, même si cette promesse est faite avec toute la sincérité du monde. Ils ne peuvent plus… plus être ensemble. Elle le sait, elle l’a toujours sut. Elle l’a sut a partir du moment où elle s’est tenue droite devant tous les habitants du districts le jour de la moisson. Parce qu’elle ne peut pas lui demander de mettre sa vie en danger de cette façon là. Elle ne peut pas, demander a Arion de pendre ce risque car il est comme elle, il doit aider sa famille. Sa famille compte sur lui. Même si ce nouveau baiser redonne un peu de chaleur a son corps qui lui parait engourdie depuis des semaines. Elle a l’impression que son coeur se remet a battre quand il l’embrasse. Mais elle sait, que ce n’est qu’un moment. Suspendu, comme ça, avant tout le reste. Car les jeux ne sont pas finis pour toujours, ils reviendront tous les jours et entre la tournée de la victoire. Jusqu’à ce que le district ait une nouvelle gagnante, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus aussi jeune pour les gens du Capitole, ou bien jusqu’à sa mort tout simplement. Ils ne pourront jamais être eux, juste eux. Elle n’a jamais envisagé d’avoir une vie avec des enfants dans le district, elle n’a jamais envisagé qu’elle pourrait être riche un jour. Mais elle a envisagé, d’un jour, peut-être fini sa vie avec lui. Et ça, même ça le Capitole lui a voler.

Quand leurs lèvres se décrochent, un gémissement faible s’échappe de ses lèvres car elle doit lui dire. Qu’eux, ça ne sera plus jamais comme avant. « -On ne va pas pouvoir… » elle murmure doucement, un trémolo dans la voix. Les yeux qui se mettent a briller des larmes qu’elles ne veut pas verser. « -Tu sais que nous deux… » elle n’a pas envie de le dire. Elle n’a pas envie de mettre des mots là dessus. Ça paraitrait trop réel, encore plus douloureux. Veut-elle vraiment lui parler des menaces du Capitole, lui parler de la prostitution des gagnants au profit du Capitole, veut-elle vraiment lui parler de tout ça ? « -Je ne veux pas qu’ils puissent te faire du mal » elle dit enfin. Comme pour résumer, toutes les inquiétudes qui s’entrechoquent dans son crane. Car c’est là, le fond du problème. Elle ne veut pas qu’on puisse l’atteindre. « -J’ai caché notre relation pour qu’on ne puisse pas te faire du mal… » elle dit, la voix qui se brise, les mains qui tremblent, accrochées aux pans du teeshirt du blond. Elle ne veut pas le perdre, et pourtant, elle n’a pas d’autre choix, on ne lui laisse pas. Arion a échappé aux jeux, il n’a plus l’âge d’être tiré au sort. Il a peut-être échappé au système injuste et cruel du Capitole. Il reste Cassandra, mais quand celle-ci n’aura plus de papiers a son nom… il pourra essayer de construire une vie, une vraie vie. Et ça, elle ne peut plus lui offrir. Une larme coule sur le bord de sa joue.

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Arion
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J'ai 19 ans et je vis au district 4, Panem. Dans la vie, je suis pêcheur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Arion est né dans une famille moyenne du district 4. Son père travaillait dans l'administration du district jusqu'à sa mort plutôt brutale et inexpliquée. Arion n'avait que 11 ans à l'époque mais il est encore persuadé aujourd'hui que le Capitole n'est pas étranger dans cette affaire.
La mère d'Arion s'est retrouvé à devoir élever deux fils et une fille plus jeune. Arion et son frère plus âgé de 3 ans se sont rapidement mis à la pêche pour subvenir aux besoins du foyer. Le métier était dur et , Arion détestait particulièrement le moment de la vente. Heureusement sa petite soeur s'est rapidement occupée de cet aspect.
Les choses n'étaient pas simples mais honnêtement la petite famille s'en sortait plutôt bien. Arion est un garçon discret , timide même , qui préfère la compagnie de l'océan à celui des gens. Il a toujours limité ses contacts extérieurs mais cela ne signifie pas qu'il n'a pas un grand coeur.

Lorsque Finn , le grand frère est mort , aux Hunger Games , 3 ans après le décès de son père , les choses se sont compliquées mais le jeune homme a tenu bon , pour sa mère , pour sa soeur.

Il aurait pu tout faire sauter quand les jeux lui ont "presque" pris Marnie.

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Quand ce nouveau baiser prend fin , je sens qu'il y a autre chose. Quelque chose qu'elle ne me dit pas et je vois dans ses yeux que ça ne va pas me plaire. Je tremble un peu alors que je serre à nouveau sa main dans la mienne. Son regard brille encore de larmes non versées."On ne va pas pouvoir...Tu sais que nous deux..."
Quoi nous deux ? Quel est le problème ? Je sens mon cœur battre douloureusement ma poitrine alors que je comprends peu à peu ce qu'elle veut dire. Il faut du temps pour que mon cerveau traite l'information et l'accepte. Elle ne peut pas me dire ça. Pas après tout ce qui s'est passé ce soir. Pas après les jours et les nuits d'angoisse que j'ai vécu en espérant qu'elle revienne. Tout ça pour rien ? Tout cela pour finalement me dire qu'on a aucun avenir ?

Je ne peux pas l'entendre, je ne veux pas. «Je ne veux pas qu’ils puissent te faire du mal....J’ai caché notre relation pour qu’on ne puisse pas te faire du mal… »

Je la sens se tenir à moi mais je me détache , presque automatiquement. Je ne comprends rien à ce qu'elle me raconte et , surtout , je me sens blessé. Elle me demande d'être là pour elle , puis la minute d'après me dire que nous deux c'est mort ? J'avale durement ma salive et retiré les mains de Marnie de mon t-shirt. Je sais que je vais lui paraître brutal mais j'ai besoin de comprendre. Je sens déjà ma vision se brouiller et des larmes couler sur ma joue. Je croyais que toute cette merde était finie. Que le seul problème serait d'être séparés par toutes ces interview et la tournée des vainqueurs. J'ai l'impression d'être une marionnette qui est forcé d'avancer dans telle ou telle direction.

"Qu'es ce que tu racontes ? Pourquoi...quel est le rapport avec moi ? Pourquoi tu me dis ça maintenant ?"

Je ne vois pas ce que le Capitole peut en avoir à faire que je sois amoureux de Marnie. D'accord , c'est la nouvelle célébrité en vue , elle est très demandée... Peut être que je suis juste naïf. Je sais qu'elle avait caché notre relation , je l'ai compris lorsqu'elle ne m'a pas mentionné lors de son interview d'avant les Jeux. Je n'étais pas plus étonné que cela , presque soulagé même , je voulais tout sauf qu'on vienne recueillir mes impressions. Enfin , ce n'est pas comme si la moitié du district sait qu'on est ensembles...
Je regarde Marnie fixement , mais l'air plus sombre cette fois ci. Je me sens trahi. Trahi par celle que j'aime.

"Je suis un grand garçon. Je n'ai pas besoin qu'on me protège."

Je ne sais pas ce que le Capitole lui a promis ou montrer pour que ça lui semble normal de me jeter comme ça. Je suis quelqu'un de calme en général , pourtant là , je sens une colère sourde monter en moi. Je respire profondément pour me calmer et repousser l'angoisse que je sens venir également.
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Marnie Gallahan
J'ai 16 ans et je vis au district 4 , Panem. Dans la vie, je suis gagnante des dernier Hunger games , vendeuse sur les marchés et je m'en sors difficilement . Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

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Il ne peut pas percevoir lui, la fissure qui parcours son coeur quand il s’éloigne d’elle, quand il se détache avec ce regard de trahison. Son coeur se brise quand il prend sa main pour qu’elle le lâche. Sa poitrine est douloureuse, elle sent les larmes se presser sur ses yeux mais elle ne peut pas pleurer. Elle tente de contenir ce tremblement dans sa chaire, cette sensation de chaleur qui vient de la quitter si brutalement. "Qu'es ce que tu racontes ? Pourquoi...quel est le rapport avec moi ? Pourquoi tu me dis ça maintenant ?" Elle voudrait qu’il reste près d’elle, mais elle comprend sa réaction. Elle aurait eut la même si les rôles avaient été inversés. Tout le monde sait que les gagnants appartiennent au Capitole, qu’ils deviennent quelque part leur propriété, tout le monde le sait, mais personne ne peux sans doute savoir a quel point. De toute façon, dans cette vie, tout le monde appartient un peu au Capitole. A un degrés plus ou moins élevé. Elle ne sait pas si elle peut lui dire, elle ne sait pas si elle doit lui dire. Est ce que ce ne serait pas plus simple de simplement le laisser la détester, de le laisser accepter qu’ils ne pourront plus être ensemble que de lui expliquer et le voir continuer. Pour quoi ? Ils n’ont plus d’avenir tous les deux, le Capitole leur a volé ça aussi. Elle ne veut pas qu’il vive sous la menace, d’une future mort déguisée. Elle ne veut pas, entendre un jour qu’il est mort a la pêche tragiquement, elle ne sait même pas si elle pourrait s’en relever et sa famille a lui ? Elle frémit de tout son corps, il semble si loin d’elle maintenant. Elle voudrait le prendre dans ses bras de nouveau quand elle voit les larmes couler sur ses yeux, elle voudrait le serrer contre elle, inspirer encore un peu de son odeurs aux notes salées. La seule qui n’ait jamais réussit a l’apaiser totalement.

C’est pour cela qu’elle appréhendait de rentrer, qu’elle avait repoussé le moment. Elle ne voulait pas, devoir formuler les mots, dire qu’ils ne pouvaient pas.. qu’ils ne pouvaient plus. Elle voudrait lui expliquer mais elle est comme prisonnière des serres de la capitale. Comme mise dans un étau. Et s’il y avait des caméras ? Des micros, elle ne sait pas vraiment a quel point elle est surveillée, ils sont tous surveillés. Elle voudrait pouvoir lui glisser la vérité a l’oreille, lui expliquer son choix, aussi douloureux soit-ils. Ils sont là, tous les deux, assit sur le sol de l’entrée de sa nouvelle demeure. A se regarder, les yeux noyés. Les traits creusés. "Je suis un grand garçon. Je n'ai pas besoin qu'on me protège." Il dit, son regard remplie d’une émotion qu’elle connait bien mais qu’il ne lui a jamais adressé. La colère. La bile est dure est avalée, elle lui arrache la gorge, semble tomber dans son estomac avec une lourdeur douloureuse. « -Tu.. tu ne comprends pas.. » elle commence, doucement, les mains qui se crispent dans le vide. Le dire , rendre les chose réelles. « -Ils… » elle n’y arrive pas, les larmes dévalent sa peau opalines alors qu’elle tentent de formuler les mots. Elle n’a que seize ans et pourtant… pourtant, elle voyait déjà son avenir avec lui, elle se voyait déjà, tous les deux dans l’une des petites maisons du district 4. Le plus proche de la mer possible, ils l’aiment tous les deux, entre leurs deux familles. Des enfants, peut-être pas, elle n’en a jamais voulu. Continuant de vivre de la pêche le reste de leurs vie. Mais heureux, aussi heureux qu’il est possible de l’être au district. Mais aujourd’hui, tout semble si vaporeux. Ils ont prit, la seule chose qui appartient encore aux habitants de Panem. L’amour. « -Tu comprends pas.. tu peux pas.. tu… » elle dit, en articulant difficilement, sa voix qui tressaute a chacun des mots, un râle de douleur qui s’échappe d’entre ses lèvres quand elle se recroqueville sur elle même, les joues trempée, les bras autour de ses jambes. « - Le … » Elle ne peut pas le dire. Et si ont les entendaient, et s’ils étaient écouter. Mais aller où ? Quel est le seul endroit, où les oreilles indiscrètes ne sont pas là ? Il y a le bord de mer, le seul endroit où elle sait que rien ne les entend. Le bout des rochers, là où ils allaient se réfugier avant. Là où l’eau vient frapper suffisamment fort pour masquer le bruit de leurs confidences. Les pacificateurs ne s’aventurent jamais là bas, c’est trop loin, trop compliqué aussi, escalader les pierres marines les fatigues. « -Viens.. on va au bord de l'eau. » elle dit en relevant ses yeux vers lui. Il comprendra, qu'elle ne peut pas lui dire les choses comme ça, sans se soucier de ceux qui pourraient les entendre. Il comprendra car c'est ce même endroit où ils ont parlé de la mort de son père, de celle de Finn. cet endroit qui accueille leurs discours sur le Capitole, leurs secrets, et leurs soupçons sur tout ce qui est contrôlé par le président.



Les embruns viennent frapper son visage quand elle sort dehors en guettant la présence d’un pacificateur. Ils ne doivent pas être vus. Les pacificateurs sont plutôt laxistes sur le couvre feu, mais il vaut mieux rester prudent tout de même. Mais ils ne disent rien, certains pêcheurs pêche de nuit, car le poisson est attiré par la lumière de leurs bateaux. Elle ne sait pas si elle peut glisser sa main dans la sienne alors elle se contente de fermer la porte doucement en avançant vers la mer. Elle ne l’a pas vu depuis son départ, son odeur si singulière lui a manqué. Le bruit de leurs pas sur le sable, le vent remplit de sel, la rugosité des roches sous ses mains alors qu’ils progressent pour atteindre le bout de l’étendu.

Enfin, ils s’assieds, a cette place qui n’appartient qu’à eux, du moins, ils se plaisaient a le croire a une époque. Ça lui aurait si loin a présent. Elle aime le bruit de l’eau qui vient frapper sur les roches, laissant dans l’air cette forte odeur de sel. « -On est vendu… » elle dit enfin quand le silence devient trop pesant. Elle voit son regard qui ne comprend pas tout ce qu’elle essaye de lui dire en si peu de mots alors elle inspire, elle doit lui dire. Lui raconter, elle a si peur de sa colère. « -Le soir de ma victoire.. un haut placé du Capitole m’a… » elle a la voix qui déraille un peu, elle se sent sale de parler de ça a Arion, elle aurait voulu garder cet événement pour elle. « -proposé de… le rejoindre le temps d’une nuit. » elle dit enfin, les mains tremblantes, fuyant son regard. « -quand j’ai refusé il a simplement dit que… je finirai par changer d’avis.. comme tous les gagnants. » elle avoue enfin, ce dégout dans la voix, ce sentiment de nausée qui revient a elle. « -il m’a dit qu’il suffisait de trouver les bons arguments… c’était une menace.. une menace pour toi, pour ma famille, pour… » elle ne fini pas sa phrase, les sanglots reviennent, plus fort encore que les précédents. « -Le Capitol forcent les gagnants a se prostituer en menaçant leurs proches. Tu comprends ça.. tu comprends pourquoi ? Toi et moi.. » elle dit, le coeur qui se brise un peu plus. La douleur dans sa poitrine est si violente. « -Ils nous ont prit notre avenir.. le mien… je ne veux pas qu’on… je ne supporterai pas qu’on te fasse du mal. » elle dit entre deux vagues de sanglots.

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