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 La maison du lac. Ft. KitKat

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The Whole 9
The Whole 9
Féminin MESSAGES : 2480
INSCRIPTION : 31/01/2019
RÉGION : Les Hauts de France
CRÉDITS : (c) google image (avatar & gifs profil/signature)

UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

https://www.letempsdunrp.com/t2780-l-ecriture-est-parole-et-sile https://www.letempsdunrp.com/t2787-mon-repertoire-de-rps-oui-je-suis-vachement-originale-dans-le-titre#59583 https://www.letempsdunrp.com/t2809-mes-multiples-personnalites-sur-ltdrp#60671
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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Jennifer Morrison :copyright:️ lily
C’est ridicule. De quoi ai-je l’air – franchement – à me faire sermonner par mon frère d’avoir raccroché brutalement au téléphone, alors que je suis assise à la table juste en face de lui. D’une adolescente qui a dépassé le couvre-feu ? Exactement. Et c’est ridicule, je le confirme. J’ai largement passé l’âge de me faire sermonner comme une enfant insouciante, parce que je ne colle pas à l’image qu’il se fait de moi. Je préfère de ce fait me lever de ma chaise, sans un mot, tandis qu’il m’interpelle immédiatement avec ces mots :

« _ Je n’en ai pas fini avec toi, Sam. »

Moi je crois que si, au contraire. Je m’abstiens de lui répondre verbalement, préférant déjà me saisir de mes affaires dans le hall d’entrée. Cet endroit m’étouffe. Il faut que je parte.

« _ Anna. J’alerte ma fille, assise dans la cuisine avec son casque audio sur les oreilles. _ Prends tes affaires, on s’en va.
_ Il n’en est pas question. S’interpose mon frère, serrant parallèlement sa poigne sur mon avant bras.
_ Mais tu d’viens fou ma parole ? Je rétorque mi surprise mi sarcastique. _ Qu’est-ce qui t’prends de lever la main sur moi ?
_ N’exagère rien Sam. Je te retiens juste de t’en aller.
_ Ah oui ? Alors pourquoi tu me serres aussi fort ? »

Je lui reproche, virulente, tandis qu’il observe sa main marquant douloureusement ma peau.

« _ Je n’sais pas. Dit-t-il confus._ Je n’veux juste pas que tu partes maintenant. Pas dans cet état.
_ Mais de quel état tu parles, enfin ?  
_ Celui là ! Celui où tu passes d’une émotion à une autre en un simple claquement de doigt !
_ Allons dont. Je ricane. _ Je suis bipolaire à présent. A quelle échelle tu situes ça avec la folie ?
_ Nulle part. Je suis juste très inquiet pour toi.
_ Mais inquiet de quoi, bordel ? J’avais oublié que j’avais mis de l’eau à bouillir sur la gazinière. C’n’est pas un crime de raccrocher pour aller l’éteindre !
_ Non. Mais tu ne m’as plus répondu pendant une bonne demi-heure, par la suite.
_ Je ne t’ai plus répondu parce que j’étais occupée ; en quoi c’est si difficile à comprendre ?
[…]
_ En rien. Admit-t-il gêné, consentant à me relâcher le bras, sous le regard choqué de ma fille. _ Tu as parfaitement raison : le fait que tu n’aies pas répondu tout de suite ne justifie pas mon comportement de cette après-midi. J’te prie de m’excuser.
_ Tu devrais prendre un peu de repos. Je lui lance ironique, m’amusant volontairement à inverser nos rôles. _ Je crois que cela te ferait le plus grand bien. »

Sur ces bonnes paroles, je quitte la maison d’Adrian, où je ne suis pas prête de remettre les pieds durant un bon moment, avant de rejoindre mon véhicule en compagnie d’Anna et notre chien. Ensuite, direction la maison du lac, où j’ai un rendez-vous qui m’attends auprès de la boite aux lettres. J’ai conscience qu’au vu de l’extérieur ce comportement est complètement fou mais je m’en fiche. Je m’en fiche comme je m’en fichais que mon frère m’engueule pour mon attitude de ces dernières semaines. Ce n’est pas la première fois qu’il joue les flics sévères avec moi en guise d’entraînement pour les vrais criminels. Ce qui m’a convaincu d’abréger la séance, c’est surtout la crainte de ne pas être revenu à l’heure que j’ai indiquée à Kat. J’ai besoin de savoir s’il se produit quelque chose de particulier lorsqu’elle poste sa lettre. Il y a toujours l’éventualité que je retrouve ma lettre, cela dit. Le délai était suffisamment court pour qu’elle n’ait pas eu le temps de la lire depuis ce matin. Mais mon instinct me convainc d’avoir la foi.

« _ On ne rentre pas à l’appartement ? S’étonne Anna, remarquant que je prends la direction de la nationale.
_ Pas tout de suite, non. J’ai quelque chose à faire à la maison du lac.
_ Yeah. »

Son enthousiasme ne me surprend pas : elle adore cette maison. Je suis donc soulagé de constater qu’elle ne s’interposera jamais à nos virées sur place.

***

17h50. Je stationne la voiture pile en face de la boîte aux lettres, enfin rassuré. J’ai exactement dix minutes d’avance sur l’horaire. C’est exactement le temps qu’il me faut pour jouer mon rôle de mère de tout le weekend, avant d’attendre le moment fatidique. Ce que je fais. Je rejoins l’intérieur de la maisonnée, plongée dans l’obscurité, où je demande à ma fille d’aller prendre un bon bain à l’étage. Ensuite, je me munie d’un bloc note et d’un stylo, qui me suivent jusqu’à l’extérieur où s’amuse à courir comme un fou Jasper, trop heureux de pouvoir se dégourdir réellement les pattes. Il est… je jette un œil à ma montre… 17h59. D’ici quelques secondes je saurai s’il se passe quelque chose de particulier ou non. J’ai hâte… Et à la fois non. C’est terrifiant, tout de même, cette idée que cet objet soit une faille dans le temps ! Tout d’un coup, le petit portillon s’ouvre pour se refermer presque instantanément. C’est… effrayant. J’avoue que je reste quelques secondes coi tellement je ne m’attendais pas sérieusement à voir un signe aussi visible. Mais très vite, je reprends constance afin de prendre la lettre qui s’y trouve sans la lire.

« Tu as vu ça quand j’ai pris ta lettre ?! Quand j’ai posté ce mot ?! Tu l’as vu la trappe qui s’ouvre et se referme toute seule chez toi ?! Attends. »

C’est une réponse bien trop courte pour que je m’en contente. Je m’assieds donc sur la marche la plus près qui donne au perron, afin de lire véritablement la lettre de Kat. Ensuite, je rédige sur une nouvelle feuille cette réponse :

« Re-bonjour Kat.

Je ne sais pas si c’est de la fascination ou de la curiosité pour ma part ; mais j’avoue que je n’ai pas très envie non plus de faire comme si de rien n’était.

Car c’est incroyable ! J’ai vu la boite aux lettres s’ouvrir comme si tu te trouvais physiquement devant elle ! C’est totalement dingue, non ?!

Très sincèrement, je ne saurais pas faire un montage photo même si je le voulais vraiment. Je ne suis bonne que derrière les fourneaux. Et ce n’est pas péjoratif dans mon cas ! C’est juste mon boulot. Je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé, à Wilmington. Du moins en 2018. Je ne sais pas si c’est encore le cas à ton époque. Peut-être que l’enseigne « Aux Plaisirs Sucrés » sur l’avenue principale de la ville te dis quelque chose ? Si pas, ce n’est pas grave. Peut-être même fais-tu tes courses dans les rares petits patelins se trouvant le plus près de la maison.

Je te crois à présent. Et je comprends bien mieux comment tu pouvais être autant informé sur les avancements de cette enquête dorénavant. Désolé de t’avoir traiter indirectement de cinglé, d’ailleurs. Je pensais que tu étais une folle en voulant à ma fille et je n’ai pas mesuré l’impact de mes paroles. :) Je les pensais sur le moment – je ne vais pas te faire l’affront de prétendre le contraire. ;) Mais c’est terminé. J’ai bien conscience que j’ai affaire à une femme qui lutte contre les crimes juvéniles, et je te respecte déjà énormément pour ça. :)

C’est étrange de savoir que tu es là mais deux ans dans le futur. C’est… indescriptible. Oui. C’est impossible de mettre des mots sur les émotions que cela procure chez moi.

J’espère que tes vacances au sein de ma « maison » se passent bien, dans ce cas ? Et merci d’avoir eu l’idée de poster une lettre pour le futur locataire. Sans toi nous n’aurions jamais découvert cette faille spatio-temporelle. :)

On pourrait le partager ce verre, si tu le voulais ? Il suffirait qu’on se donne rendez-vous en 2020, à Wilmington, et la moi du futur y viendrai ! ;) Enfin, ce n’est qu’une idée. J’ai cru comprendre que tu voulais absolument rester anonyme. ;)

Je ne connais pas ta mère, donc difficile de me comparer à elle, mais l’image que je donne à ma fille est loin d’être celui d’une femme qui boit dès qu’un pépin lui tombe sur la tête. :) En faite, je donne toujours une image lisse et parfaite de la femme que je suis, afin que mon entourage ne voie jamais qui je suis réellement. C’est donc difficile tout d’un coup de pleurer, ou même de boire, devant de jeunes yeux qui n’y sont pas habitués. (Rires)  

Sam.
»

Le point final apposé, je plie la feuille que je glisse immédiatement dans la boîte aux lettres. Maintenant, si Kat m’a bien attendu comme je lui ai demandé dans mon premier message, elle devrait la réceptionner instantanément.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


MES PERSONNAGES
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Kitkat
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UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
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patrick

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Kathleen
Howell

J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Si quelqu’un dans ce coin perdu venait à se balader à cette heure-ci, il te prendrait pour une espèce de folle qui a élu domicile près de cette boîte aux lettres. Une bière à la main - que tu t’étais empressée d’aller chercher à l’intérieur de la maison - tu restes assise là à même le sol, le dos appuyé contre le poteau de bois qui maintient cette mystérieuse boîte aux lettres. Tes yeux ne s’accrochent à rien de particulier, ceux-ci se contentent de fixer le vide et ton esprit semble vouloir continuer à divaguer. Quelques minutes plus tôt, tu avais vu cette porte s’ouvrir et se refermer seule dès que tu avais déposé ta nouvelle lettre à l’intérieur. Sur ce coup-là, tu étais prête à jurer sur n’importe quoi que tu n’avais pas eu une étrange hallucination. Non, c’était impossible. Quoique, voir cette petite porte s’ouvrir et se refermer sans ton aide te semble plus plausible ? Poussée par ta curiosité, tu avais entrouvert la petite porte et il s’avérait que ta lettre était bel et bien disparu. Tu as de plus en plus de questions et aucune réponse logique.

Tu ignores depuis combien de temps que tu te trouves là, assise par terre sur le sol plus ou moins froid en ce mois de février. La seule chose qui est en mesure de te ramener dans la réalité, c’est le bruit que fait la petite trappe quand celle-ci s’ouvre et se referme tout de suite après. Ni une ni deux, tu te lèves d’un bond avant d’attraper la lettre avec une certaine fébrilité. Alors que la pénombre gagne de plus en plus de terrain, tu te dis qu’il vaut mieux que tu entres à l’intérieur de la maison afin d’y poursuivre ta lecture. De plus, il te faut bien une surface un minimum solide pour rédiger ta réponse.


Bonsoir Sam,

J’ai vu la même chose que toi et je ne sais pas comment l’expliquer… À croire que toute cette histoire n’a aucune logique. J’aimerais bien découvrir pourquoi nous sommes toutes les deux en mesure de communiquer ensemble. Je ne sais pas trop quoi en penser, en fait, j’évite d’y penser. Je ne fais que accumuler des questions sans aucune réponse. Peut-être vaut-il mieux de faire semblant que tout cela est parfaitement normal… M’ouais non, j’suis pas trop convaincue.

En vérité, j’connais pas trop le coin. En fait, j’connais surtout New York et le patelin où j’suis née au Canada, mais j’peux bien aller jeter un oeil à ton salon de thé. Si j’me fais discrète, j’imagine qu’il n’y aura pas de conséquences et tu pourras savoir si ton commerce fonctionne toujours bien. Tu crois qu’il y a des règles à respecter ? Du genre qu’il ne faut pas interférer dans la vie de l’autre selon notre époque sous peine de faire une grosse connerie ? J’ai de plus en plus l’impression d’me retrouver dans une série télévisée…

Ne t’en fais pas avec ça, j’ai surtout l’habitude qu’on me traite directement de dingue ou de cinglée ;) J’ai déjà reçu des insultes bien pire que ça dans ma vie… Parlant d’insultes, les adolescentes peuvent être très douées dans ce domaine surtout envers leurs parents, tu mentionnes souvent ta fille dans tes lettres, mais pas son père. Est-il encore présent ? Si cette question est tabou, tu n’es pas obligée d’y répondre.

Je ne sais pas trop comment cette fameuse faille spatio-temporelle fonctionne, mais cette idée me plait bien ! Tu crois que ton «toi du futur» est déjà au courant de tout ça ? Je ne sais pas encore combien de temps je vais rester dans «ta maison» jusqu’à ce que j’puisse reprendre mon boulot, mais on peut choisir une date. Pour l’instant, mon agenda est libre… J’crois que je peux faire l’effort de décliner mon identité. Je m’appelle Kathleen Howell, mais comme je disais dans ma première lettre, tout le monde m’appelle Kat. Si tu fais une recherche sur moi, tu vas sûrement trouver de vieux articles de journaux (quoique pour toi ces articles seront plus récents) où mon nom est cité. J’suis flic dans la brigade des crimes sexuels depuis plusieurs années. Va savoir, tu vas peut-être même tomber sur des photos où j’suis pas du tout à mon avantage ;)

Pour le moment, tout se passe bien «chez toi». Je n’ai plus l’habitude de vivre dans un endroit reculé de la civilisation, mais je m’adapte. Lentement, mais sûrement…

Je ne sais pas si les mères essaient toujours de paraître parfaite (du moins, le plus possible), mais j’imagine que toutes les mères un minimum responsable font des efforts. En réalité, j’connais très peu ma mère. Elle s’est barrée pour aller rejoindre un type plus jeune quand j’avais environ dix ans. J’me suis retrouvée seule avec ma sœur aînée et mon père. C’était loin d’être la joie à la maison. Avec ça, j’ai eu droit à une p’tite sœur quelques années plus tard et qui est la seule avec qui j’entretiens une relation à-peu-près normale, mais ça, c’est une longue histoire.  

PS 1: J’te raconte pas tout ça pour quémander une quelconque forme de pitié, j’crois juste que c’est parfois plus facile de confier à un étranger (une étrangère dans notre cas) des détails de notre vie qu’on évite souvent de dire à notre entourage.

PS 2: Je crois que j’ai besoin d’un verre supplémentaire, d’une bonne douche et d’un peu de sommeil pour digérer tout ça. Je vais vérifier demain matin si tu m’as répondu. Sur ce, je te souhaite une excellente nuit.

Kat



Le bout de papier entre tes mains, tu te demandes si c’est réellement une bonne idée de t’exposer de cette façon à une inconnue. Si tu lui donnes cette lettre, elle aura entre ses mains ta véritable identité et des informations sur ta vie que la majorité de tes collègues de longue date ne savent même pas sur toi. Certes, cette Sam vit dans le passé, mais est-ce que cela pourrait avoir des répercussions sur ton présent ainsi que ton avenir ? Au moment où tu prends une profonde inspiration, tes pas te guident jusqu’à la l’extérieur de la maison afin d’aller déposer ta lettre dans la boîte aux lettres. Quelque part dans un coin de ta tête, une petite voix te murmure que c’est la bonne décision à prendre. Cette même petite voix que tu décris comme un équivalent de ton instinct de flic.

Décidément, tu as vraiment besoin d’une autre bière. Ou peut-être plus qu’une.
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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

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Assise dans mon lit, le dos en appuie contre mes oreillers, je relis pour la énième fois la lettre de Kat. Contrairement aux fois précédentes où je répondais sous le coup d’une impulsion, j’ai décidé plus tôt de ne rédiger aucune réponse immédiate.
Les raisons à cela étant forts simples, d’ailleurs : elle ne la lirait pas avant lundi matin dans tout les cas, et le contenu de la sienne nécessitait un peu plus de réflexion que les précédentes. A commencer sur le bien fondé d’échanger avec une personne de mon futur. Existe-t-il véritablement un risque de modifications drastiques de nos deux existences en poursuivant cette correspondance ? Existe-t-il un risque que je mette en péril tout le « continuum espace-temps » – pour ne citer que le docteur Brown, de Back To The Futur – si nous venions à nous rencontrer sur la même ligne temporelle ? [J’en doute. En théorie, je crois que non : il n’y a aucun risque que la « moi du futur » puisse rencontrer la « moi du passé » concrètement. Mais en pratique ? Quelles répercussions auraient cette rencontre sur notre échange, si effectivement je m’y rendai ? Puis-je être certaine que je n’aurai finalement pas changé d’opinion, craintive comme je suis ? Je n’en ai aucune idée. Et c’est bien parce que je n’en n’ai aucune idée que je n’ai pas encore posée la mine de mon stylo sur la feuille blanche qui repose devant moi.

« Bonjour Kat. »

Je commence tout de même, bien plus hésitante que je ne l’ai toujours été jusqu’ici.

« C’est vrai que cela n’a aucune logique. Cette boite aux lettres n’a « physiquement » rien de bien particulier à déclarer, du moins par « chez moi », et elle n’a jamais – jusqu’ici – permis l’échange intemporel quand elle avait encore une quelconque utilité pour Anna. C’est à croire que le phénomène a prit naissance avec toi. Peut-être n’est-ce qu’un simple hasard issu d’une décision divine ? Honnêtement, je ne sais pas. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement spirituel dans l’âme ; mais je crois que dans la vie il n’y a jamais vraiment de « hasard ». Tout ce que l’on vit a une raison d’être. Et cette communication est sûrement là pour une bonne raison qui nous échappe pour l’instant. »

Je ne vois aucune autre explication. Il y aurait bien les tremblements de terre qui frappent la région ; mais je doute qu’un simple mouvement de couches terriennes puisse briser ce qui n’est pas palpable. On a voulu que l’on communique toutes les deux, et je crois qu’il est de bon ton qu’on le fasse. D’où ma réponse, dont je reprends la rédaction.

« Après réflexions, je doute que ce soit une bonne idée que j’en sache trop sur mon avenir. :) Cela pourrait influencer mes actions présentes et tout changer dans le tien. Je préfère donc, si tu vas y jeter un œil par curiosité, que tu ne me dises pas ce qu’il en est. :)

Cela rejoint d’ailleurs la question que tu me posais, précédemment : « Tu crois qu’il y a des règles à respecter ? Du genre qu’il ne faut pas interférer dans la vie de l’autre selon notre époque sous peine de faire une grosse connerie ? »
Je crois effectivement qu’il y a une règle fondamentale dans notre échange : celle que je ne modifie pas le cours du temps en cherchant à connaître mon avenir. :) Que toi tu saches le passé de ton côté cela ne provoquera absolument rien ; mais moi si je fais quelque chose en fonction de ce que tu m’auras dis, je sais que tout changera potentiellement autour de toi et que tu seras englobé dans cette transformation. L’exemple le plus concret que j’ai se trouve être la vente de cette maison. Si je décidai finalement de ne plus la vendre, sachant le pouvoir magique de la boite aux lettres, ta location disparaitrai immédiatement, et notre échange prendrait fin par répercussion. Je n’ai pas envie de ça. :)

Tu vas sans doute trouver ça stupide mais j’aime bien notre échange, aussi dangereux puisse-t-il être. Il me permet de m’extraire de mon quotidien routinier de mère célibataire, sans faire le sacrifice de le briser totalement. Quant au père d’Anna, qui n’est absolument pas un sujet tabou, il ne partage plus ma vie depuis sept mois. Nous avons divorcés. Les raisons sont encore floues à mon esprit mais je pense que le problème principal résidait dans le fait que je ne l’aimais pas comme j’aurai normalement dû l’aimer. J’avais beaucoup de tendresse. Mais aucun soupçon de passion, d’amour. Je me demande si je l’ai vraiment aimé, en réalité. Peut-être pas.

Avec le recul, je pense que je l’ai « aimé » en surface parce que l’on attendait de moi que je l’aime. Mon père est maire de la ville de Wilmington, en 2018. Et il l’est depuis mon adolescence. C’est un homme très conservateur, qui a toujours tenu à ce que ces enfants aient une image « parfaite ». Quelle tâche aurais-je été si j’étais resté célibataire sans enfant ! (Rires).
»

J’en ris mais j’en ris jaune. Je n’ai jamais trouvé particulièrement amusant que l’on attende d’Adrian et moi une certaine perfection. C’est à cause de ça, aujourd’hui, que le vernis craque avec cette parfaite inconnue. Parce que je ne supporte plus d’être trop lisse et trop fade. Mais je m’abstiens de lui écrire. Je ne veux pas qu’elle me prenne elle-même en pitié.

« Puisqu’elle est moi, elle doit même certainement en savoir plus sur toi que la moi actuelle. ;) Du coup, puisque pour moi ça ne changera rien, que je ne suis pas à la veille de te rencontrer réellement, je te propose le week-end prochain, en 2020. Comme ça, si elle vit loin, elle a le temps de faire le voyage pour revenir à Wilmington. ;) Quant au lieu de rendez-vous, je pense que la maison du lac est parfaite. Elle la connaît par cœur et nous sommes sûres qu’elle existe toujours puisque tu l’habites. :)

Enchantée, Kathleen. Moi c’est Samantha Perry. Je ne suis pas trop connu des médias mais tu peux toujours chercher du côté de Facebook : ma fille m’a crée un compte il y a quelques temps. Il doit certainement y avoir une photo de profil pas trop désavantageuse, si il existe toujours. (Rires) Quant à la tienne, si elle n’est pas à ton avantage, je te promets d’être indulgente. ;)

Oui, la vie par ici est relativement pesante quand on vient d’une grande ville ; mais le calme que la maison procure aide bien pour les moments ou l’on a vraiment besoin d’être seul. Pourquoi es-tu là ? Si ce n’est pas trop indiscret. Tu as besoin de te détacher de ton travail ? De ta vie newyorkaise ? Je me rappelle que tu m’as écrit avoir des doutes quant au fait d’avoir pris la bonne décision concernant les enfants. Tu sais, les enfants, ce n’est pas forcément une finalité en soi. On peut être tout aussi épanouie sans jamais avoir donné la vie. Alors si tu ne te sens pas de devenir mère, ne le fait pas. Rien ne nous oblige à suivre les codes qu’on nous impose. ;) Dixit la mère qui les a suivi gentiment. (Rires)

En parlant de maternité, je suis désolé pour ta mère. ;) Si ça peut te consoler : moi j’ai eu la mienne mais c’est comme si cela n’avait jamais été le cas. Elle a toujours préféré sa vie professionnelle et son image aux deux enfants qu’elle a mit au monde. ;)
C’est aussi pour ça que je fais mon maximum pour qu’Anna ait une image de moi « parfaite ». Je veux qu’elle puisse ce dire qu’elle a eu des parents aimants, même séparés. :)

Je travaille toute la semaine en ville, au salon de thé. Je passerai relever le courrier le plus souvent possible.

Bonne journée, Sam.

PS : N’ait pas peur de te confier avec moi. Je suis une vraie tombe concernant les confidences. Mes clients eux-mêmes te le diraient. ;)
»

La rédaction terminée, j’éteins ma lampe de chevet afin de dormir le peu d’heures qu’il me reste. C’est le lendemain matin que je la dépose dans la boite, à 6h45, avant de prendre la direction de la ville avec ma fille. Si je ne suis pas trop épuisée, je reviendrai à la maison sûrement ce soir.


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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Bon, tu as peut-être menti un tantinet concernant ton emploi du temps de la veille. En réalité, tu as continué à boire quelques bières, ensuite tu avais titubé d’une manière assez habile jusqu’à la douche, puis tu t’étais étalée dans le lit sans nécessairement trouver le sommeil. Génial. Ta première nuit blanche depuis ton repos forcé. Au bout d’un certain temps, tu avais réussi à sombrer dans un sommeil léger parsemé de rêves - plutôt de cauchemars - dont tu n’en gardes aucun souvenir, mais dès que les premiers rayons du soleil traversé le rideau encore ouvert, ton cerveau n’avait rien trouvé de mieux à faire que de t’extirper de ton semblant de sommeil.

Malgré un mal de tête tenace, tu avais tout de même trouvé le courage de sortir de la maison et de partir à la recherche de ce fameux salon de thé. Quel ne fût pas ta surprise de voir son commerce à l’abandon ou plutôt un emplacement à louer pour un autre commerce. Bizarre… Mais d’un autre côté, tu ne sais pas si la Sam du présent a décidé d’ouvrir le même commerce, mais dans une plus grande ville ou si elle a dû déménager ailleurs pour une toute autre raison. Qui sait ? Au lieu de te poser une tonne de questions dont les réponses n’apparaîtraient pas comme par magie, autant profiter de ta présence ici pour visiter un minimum ce patelin.

De retour à la maison près du lac au bout de quelques heures, tu as machinalement ouvert la trappe de la boîte aux lettres pour te saisir du morceau de papier tout en esquissant un léger sourire sur tes lèvres. Installée à nouveau sur le balcon, tu as entamé ta lecture ainsi que ta réponse à son message.


Bonjour Sam,

J’ai cessé de croire en Dieu il y a bien longtemps. Peut-être que notre correspondance a une raison d’être, mais je ne sais pas si on aura la réponse un jour ou l’autre. Si un quelconque dieu existe vraiment, il a un humour bien plus noir que le mien.

Alors, ne changeons rien ! Tant que tu ne tentes pas de me stalker dans les rues de New York, il n’y aura pas de problème ! La moi du passé n’est pas bien différente de la moi de maintenant. Si quelqu’un tente de m’suivre ou d’me faire peur, ce n’est jamais une bonne chose. Ça fini toujours mal pour l’autre, ahah.

Va pour le prochain weekend à la maison du lac ! Je vais garder un peu de mystère, je ne ferais pas de recherches sur toi et je ne demanderais pas à un de mes collègues de vérifier dans notre système si tu es une dangereuse criminelle ;)

Dans ma première lettre, j’avais expliqué le comment j’me suis retrouvée dans cette situation, mais pas le pourquoi… J’avais juste besoin de silence et surtout de paix. Après mon p’tit dérapage, j’ai eu droit aux appels des médias pour comprendre où on avait supposément merdé, pourquoi j’devais me retirer de l’enquête pour une durée indéterminée, j’avais aussi mes collègues qui voulaient prendre de mes nouvelles, le psy du boulot qui souhaitait me voir le plus rapidement possible, mon boss qui cherchait à savoir si tout allait bien. Bref, plus d’une fois, j’ai eu envie de balancer mon téléphone portable par la fenêtre. À New-York, il y a toujours du bruit et là, c’était encore pire. Ici, au milieu de nulle part, le réseau capte mal, du coup, je reçois un appel sur deux ou presque. Personne ne sait où je suis à l’exception de ma p’tite sœur au cas où qu’il m’arrive quelque chose.

La question des enfants… C’est compliqué. Quand je t’expliquais que le seul lien familial à-peu-près normal que j’ai est avec ma petite sœur, tous ces doutes partent de là. J’ai pratiquement élevé ma petite sœur comme une mère et à ses 10 ans, je l’ai amenée vivre avec moi. J’avais menacé mon père et ma belle-mère d’appeler les services sociaux s’ils m'empêchait de l’amener avec moi. J’avais 24 ans à l’époque et je regrettais déjà de ne pas l’avoir amené avec moi à mes 21 ans. J’ai eu une enfance pourrie et je ne voulais pas qu’elle subisse le même sort. Aujourd’hui, elle va très bien, elle étudie à l’université d’Oxford et elle a un copain qui me semble bien (il a compris que j’étais sérieuse quand je lui ai dit que s’il faisait du mal à ma sœur, j’irais le visiter en Angleterre pour lui foutre une raclée :D ). Donc, si tout va bien avec ma petite sœur, pourquoi j’ai repoussé l’idée d’avoir des enfants ? Eh bien, plus je vieillis, plus j’ai l’impression de ressembler à mes parents, à prendre certains de leurs travers, à commettre des erreurs similaires aux siennes et tout un tas de conneries. Selon ma p’tite sœur, tout ça, c’est dans ma tête, mais quand je regarde ma grande sœur (que je n’ai pas vu depuis des années), elle est un savant mélange négatif de mes deux parents. Une mythomane alcoolique et violente à qui on ne pourrait pas confier la moindre responsabilité. La chance. En plus, avec mon boulot, cela ne m’a pas encouragé à avoir des enfants… Voilà, je crois que tu sais tout à ce sujet.

PS: J'crois qu'il vaut mieux sortir de ce stupide moule au lieu d'essayer de s'y conformer à tout prix afin d'avoir une bonne image. Il faut savoir quand il vaut mieux envoyer les autres se faire foutre ;)

Kat



Comme demandé par Sam, tu as pris la peine de ne pas aborder le sujet de son avenir en 2020. Avec un peu de recul, peut-être aurais-tu dû n’en faire qu’à ta tête, ce qui est un peu une habitude chez toi…

***

Tout se déroulait pourtant si bien. Jusqu'à ce weekend, vous avez poursuivi votre correspondance avec une certaine assiduité. Étrangement, tu continuais de te confier auprès de cette femme inconnue. Quoique, à tes yeux, cette femme devenait de moins en moins une inconnue. Une amie peut-être ? Difficile à dire, car tu n'as jamais été du genre à correspondre avec des gens ni même à créer des liens avec les autres, sauf en cas de nécessité ou d’une très rare entente avec autrui.

Sans trop comprendre pourquoi, tu avais ressenti une forme de nervosité qui ne te ressemble pas face à cette fameuse rencontre. Le plus curieux dans tout ça, c'est que tu as fait des efforts pour soigner ton apparence physique. Une légère touche de maquillage au niveau de tes yeux pour les mettre en valeur et pour une fois, tu as tenté de dompter ta longue crinière sauvage. Encore un peu et tu aurais enfilé une robe et des talons hauts - tes deux Némésis depuis ton adolescence -, mais là, tu aurais exagéré. À la place, tu avais opté pour quelque chose de plus classique, donc un jean foncé et une chemise blanche.

Puis, tu as commencé à attendre, à attendre encore et encore attendre. Au début, tu te disais que c’était normal, qu’il pouvait y avoir mille et une raisons à son retard, puis l’inquiétude avait prise le dessus, pour ensuite laisser place à une colère qui grondait de plus en plus fort à l’intérieur de toi. Maintenant tu es comme un volcan, tu es prête à exploser à n’importe quel moment. Comment peut-on te prendre pour une parfaite débile ? Une bière n’attendant pas l’autre - de toute façon, vue l’heure, tu sais pertinemment qu’elle ne se pointera pas le bout du nez ici - tu n’as pas d’autres choix que de rédiger une lettre non sans être empreint d’une frustration très présente - et surtout justifiée -.


Est-ce que tu es en train de te foutre de ma gueule ? Est-ce que ton but était de me faire perdre mon temps ?! Tu voulais voir combien de temps j'allais perdre avant de m'énerver ou d’être prise pour une conne ?! J’ai arrêté de compter les heures, mais je commence à me demander si je suis la première à qui tu fais le coup ! J’espère que tu as un semblant d’explication à me donner, sinon je vais sérieusement commencer à me demander si ça vaut vraiment la peine de continuer à s’échanger des lettres.



Va savoir pourquoi, mais tu t’es retenue d’ajouter un «tu peux aller te faire foutre Sam» et un «tu devrais m’oublier, ça vaut mieux pour toutes les deux». Curieusement, une petite voix dans un coin de ta tête t’avais soufflé de t’abstenir de faire preuve d’une plus grande méchanceté dont tu es capable. Sans aucune délicatesse, tu t’empresses d’ouvrir la petite porte et de la refermer avec force au point où pendant une fraction de seconde, tu t’es demandée si ce veille objet allait tenir le coup. Bof, tant pis, cela te donnera une bonne excuse pour cesser vos échanges de lettres et ça sera un bon débarras.

Au fond, tu ne le penses pas vraiment. Tout ce que tu souhaites, c’est d’avoir des explications crédibles.
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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Samedi.

J’attends. Assise sur le perron de la maison du lac, les épaules recouvertes d’un plaid, j’attends patiemment un signe de vie du côté de la boite aux lettres. C’est aujourd’hui que je suis sensé rencontrer Kat, en 2020. Et je suis loin d’être patiente d’ailleurs, si vous voulez la vérité. Je suis même plutôt ce que l’on qualifierait de stresser.
C’est que c’est difficile d’être celle dans le passé qui ne sait absolument rien de ce qui se passe dans le futur. Cela l’est d’autant plus quand on a conscience que quelque chose d’important s’y joue.
Une simple rencontre avec une correspondante, dirait certain.
Mais il y a bien longtemps – quelques jours – que notre « relation » a dépassé le stade de la simple correspondance hors du temps, si vous voulez mon avis. Kat et moi sommes devenues des confidentes, ou des amies, peut-être ; et c’est toujours un peu stressant de rencontrer quelqu’un d’aussi proche.
Bon. D’accord. J’avoue que la définition de nos rapports est encore floue à mon esprit. Mais le bon sens prouve que la longueur de nos échanges quotidiens indique une sincère amitié. Et si ce n’est pas le cas… Hé bien je ne sais pas véritablement ce qu’il en est. Mon cœur ne semble pas être sur la même longueur d’onde à ce propos, ce qui rend la question délicate.
Est-ce que j’en suis amoureuse ? J’en rie tellement cette probabilité me semble impossible. Pourquoi aimerais-je une femme, tout d’un coup, invisible de surcroît ? Parce qu’elle me touche énormément avec la portée de ces mots ? Foutaise. Je suis une incorrigible hypersensible qui s’attache beaucoup trop aux autres. La preuve en est : je l’apprécie plus qu’énormément, au point de ressentir de l’inquiétude quant à l’échec de notre rencontre futur. Il n’y a pas de raison de m’inquiéter, n’est-ce-pas ? Je n’ai certainement pas énormément changé un peu plus d’un an ? C’est du moins ce que je crois quand la boite aux lettres se fait entendre brusquement. Au chancellement de celle-ci, je m’inquiète de la voir s’effondrer sur elle-même. Cela changerait-t-il l’avenir ? Cela mettrait-t-il irrémédiablement un terme à notre échange ? Peut-être bien. Il est même déjà possible que Kat ne souhaite plus me parler, m’ayant désormais auprès d’elle dans le futur. Je songe à cette éventualité, tout en allant réceptionner le courrier qui vient d’y être déposé violemment. Dès les premiers mots, je comprends que les choses ne se sont pas déroulées comme nous l’imaginions. Pire : je comprends que la moi du futur n’est même pas venu au rendez-vous. Mais… Pourquoi ? Mes émotions pour cette femme ne sont-t-elles pas suffisamment fortes pour survivre au poids cruel du temps qui nous sépare ? Je le crains, soudainement. Bien que la priorité ne se situe pas là, toutefois. Pour le moment, il est primordial que je calme la tempête qu’est devenue Kat, afin de lui faire entendre raison sur ma non-responsabilité quant à cette absence.

« Calme-toi Kat, s’il te plaît.

Quoiqu’il ait pu se produire aujourd’hui pour toi, il faut que tu te rappelles que je n’y suis présentement pour rien. Je ne sais pas ce qui « m’a » encouragé à ne pas venir au rendez-vous. Car c’est bien de ça qu’il s’agit n’est-ce pas ? « Je » ne suis pas venu te rencontrer ?

Si c’est le cas : sache que je tiens à m’excuser sincèrement pour la future version de ma personne. Je ne comprends pas ce qu’il y a pu se produire pour qu’elle ne daigne même pas se rendre à la maison du lac.

Peut-être a-t-elle eu un empêchement ? Tu sais, sans autre moyen de communication que la boite aux lettres qui nous relie, il est difficile pour elle de t’en informer si c’est le cas. Je suis certaine qu’elle a une excellente explication, d’ailleurs. Je suis la version antérieure de sa personne après tout ! Je me connais suffisamment pour savoir que jamais, ô grand jamais, je ne me serai amusé à te poser un lapin.

Cela me blesse que tu m’en croies capable. D’autant que cela me serait impossible ! Comment veux-tu que je manigance quoi-que-se-soit contre des personnes se situant deux ans dans le futur ? Je ne communique avec personne d’autre que toi !  

Je t’en prie : ne me chasse pas de ta vie sur un malentendu. Je suis sûre qu’on peut trouver une explication à toute cette histoire.

Sam.
»

Je poste ma réponse, bien incertaine qu’elle reçoive un jour une quelconque réponse. Et cette pensée n’en finit pas de me briser le cœur. A tel point que, je le sens, cette fois-ci, j’ai véritablement besoin de boire un grand verre d’alcool. Je ne peux pas passer le reste de la soirée, totalement sobre, avec la pensée que j’ai tout foutu en l’air avec Kat. Car c’est bien moi aussi, la Sam du futur ? C’est bien moi aussi, qui savait qu’elle m’attendait à mon ancien pied-à-terre ? C’est donc moi également qui en porte toute la responsabilité.

***

Dimanche.

La tête martelée de petits coups extrêmement douloureux, j’émerge d’un sommeil sans rêve, étendu de tout mon long dans le canapé. Je ne tiens pas l’alcool autant que je le pensais, finalement. Je me suis évanouie dès que les grammages ont été trop important dans mon sang. Ah moins que je n’ai véritablement abusé de la boisson, en témoigne cette bouteille de rhum totalement vide. Il me faut une aspirine. Les yeux noirs d’avoir trop pleuré, je me traîne jusqu’à la salle de bain où j’en avale un comprimé. Ensuite, je passe mon visage à l’eau froide, de sorte de me réveiller totalement. Je me rappelle vaguement de la loque pitoyable que j’ai été hier soir. Et j’ai honte. Honte d’être rester des heures à supplier la boite aux lettres de m’apporter une lettre de Kat. Honte d’avoir continuer à boire quand je savais que cela n’était pas la solution. Mais plus que tout : honte d’avoir déçu l’une des personnes que je considère énormément. C’est le cœur plein d’espoir, malgré tout, que je regagne la boite aux lettres pour la relever. Rien. Il y a toujours mon mot de la veille. C’est déprimant. Je retourne m’affaler dans le canapé à l’intérieur, où je reste immobile durant de longues heures. Ce n’est que lorsque l’on frappe à ma porte que je consens à m’en séparer.

« _ David ? Je m’étonne de trouver sur le pas de la porte, l’air affolé. _ Qu’est-ce que tu fais là ? Il est arrivé quelque chose à Anna ?
_ Non rassure-toi : notre fille va bien. M’indique-t-il promptement, visiblement préoccupé par tout autre chose.
_ Qu’est-ce qui t’arrives dans ce cas ? Pourquoi es-tu là ?
_ Tu ne te rappelles pas ? Je fronce les sourcils. _ Tu m’as supplié de venir sur mon répondeur ! Tu pleurais ! Tu disais que tu étais très malheureuse et que tu avais besoin de moi !
_ Je ne m’en rappelle pas, non. Je bredouille, confuse du spectacle que je lui ai donné. _ Mais entre, tu vas m’expliquer tout ça à l’intérieur. »


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Kathleen
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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Si quelqu’un te voyait dans cet état, ton honneur et ta fierté en prendrait un sale coup. Assise à même le sol de la cuisine, le dos appuyé sur les armoires, tu es entourée de bouteilles de bière vides. La tête appuyée sur tes genoux, ta longue chevelure brune masque une bonne partie de ton visage. Sur tes joues, tu peux parfois sentir quelques larmes couler jusqu’à ta mâchoire, puis mourir à la naissance de ton cou. Tu te sens stupide et sacrément pathétique. Depuis quand tu te laisses atteindre de cette façon et pire encore, depuis quand laisse-tu tes émotions prendre autant le dessus sur ta raison. Certes, il t’arrive de t’emporter - il suffit de reculer de quelques semaines après le passage à tabac de ton suspect -, mais jamais au point de te trouver assise dans une cuisine qui n’est pas la tienne en train de pleurer comme idiote. Ce comportement ne te ressemble pas le moins du monde.

Ton téléphone portable sonne une fois. Deux fois. Trois fois. Au bout d’une éternité, tu te rends enfin compte que ta soeur Emmy tente de te contacter depuis plusieurs minutes. Ah oui… Une poignée de minutes plus tôt, tu l’avais pratiquement harcelé de messages probablement sans queue ni tête à propos d’une femme et d’échange de lettres. Quand tu te décides enfin à lui répondre, tu t’empresses de sécher tes larmes et de reprendre un minimum de contenance. Lorsque tu appuies sur la touche vous permettant de vous voir sur l’écran de l’autre, c’est une petite soeur inquiète que tu vois apparaître.

«Kat ? Tout va bien ? Il est pratiquement 3 heure du matin, qu’est-ce qu’il se passe ?» Il ne t’en faut pas plus pour que tu te mettes à tout déballer - du moins, presque tout, tu oublies volontairement le passage où vous vous êtes rendu compte de l’écart de deux ans qui vous sépare -. En ce moment, tu es une véritable machine - quoique, une machine peut se briser, mais pas toi - à cracher ta frustration et ta colère face à cette étrange sensation de duperie. «Kat...» Tu n’entends même pas ta petite soeur qui tente de peine et de misère à te faire taire. «Kat...»[/b] Le ton de sa voix monte, mais tu continues à faire la sourde oreille. «Kat, merde ! Tu vas me laisser en placer une ou tu vas continuer de râler jusqu’à ce que je mette un terme à la conversation ? » Tu sursautes presque quand tu entends enfin sa voix. C’est que tu commences à l’agacer avec tes conneries. Apprendre à te taire et à laisser les autres parler n’est pas toujours facile. «Pardon.» Ton excuse est sincère. Parfois, c’est ta «baby girl» qui joue le rôle de la grande soeur et toi de la gamine immature qui ne veut rien entendre. «Si tu m’as appelée, c’est sûrement pour que je te donne un conseil et non pas pour que je t’écoute te plaindre jusqu’à plus soif, non ?» Tu hoches lentement la tête tout en lui adressant une petite moue, résignée à écouter ta petite soeur.

«D’abord, depuis quand tu te prends la tête à ce point par rapport à une autre personne ? D’aussi loin que je me souvienne tu n’as jamais réagi comme ça avec Kayla, papa ou personne d’autre. Encore moins tes relations amoureuses… Si on peut appeler ça comme ça.» Un petit sourire moqueur étire ses lèvres alors que tu relève brusquement la tête non sans afficher le même sourire. «Hey !» Dis-tu avec un ton faussement offusqué. «Je ne t’ai pas élevé comme ça jeune fille !» Tout comme toi, Emmy a la réplique facile et elle sait te redonner le sourire. Vous n’êtes peut-être pas totalement du même sang, mais tu t’es toujours sentie plus proche d’elle que de ta grande soeur Kay’. Avec le recul, l’idée que l’aînée de la famille ait développé une forme de jalousie face à ta relation avec Emmy ne te surprendrait pas. Entre votre mère biologique absente et votre belle-mère incompétente, tu t’es crée ta propre vision d’une «bonne mère» et tu as tenté de le démontrer à ta petite soeur. Malheureusement pour Kayla, cette dernière a préféré suivre sa propre voie avec de mauvais exemples parentaux.

«Plus sérieusement Kat, tu ne crois pas que tu devrais lui laisser une seconde chance ? Elle a peut-être eu un souci ou bien elle a eu peur.» Sans t’en rendre compte, tu arques un sourcil face à sa dernière phrase. «Peur de quoi ?» Le soupir que ta petite soeur laisse s’échapper entre ses lèvres complète un peu plus ton questionnement. «Il faut vraiment que je t’explique tout en détails ? De ses sentiments espèce de banane !» Si tu n’avais pas déjà été assise, tu aurais pratiquement tombé à la renverse. La façon dont Emmy t’annonce ce pseudo fait te laisse presque sans voix. «Quoi ?» Tu n’es pas en mesure de réprimer ta surprise. Certes, ta petite soeur connaît de nombreux détails sur ta vie personnelle, - bien entendu, pas tous les détails, car elle est encore jeune - comme ta bisexualité assumée, mais comment peut-elle savoir mieux que toi tes sentiments pour une autre personne ? Heureusement pour toi, tu n’as pas besoin de lui poser la question qu’elle enchaîne avec une réponse.

«Merde Kat, tu ne t’es jamais mise dans tous tes états pour qui que ce soit et encore moins pour une histoire de… Lettres. Je t'avoue que je ne comprends pas toute ton histoire, mais je suis sûre que tu dois lui raconter des choses qui se passent dans ta vie que je ne sais même pas. J’espère seulement que tu ne lui as pas envoyé une lettre pleine d’insultes.» Oups ? «Euh… Je...» Un tantinet sous le choc, tu ne trouves pas mieux que de balbutier de vagues sons ressemblant à des mots. À peine as-tu le temps de te racler la gorge pour tenter vainement de prononcer une phrase cohérente que l’autre jeune femme à l’autre bout du monde te coupe la parole. «Je suis désolée grande soeur, je dois te laisser. Je t’aime !» L’esquisse d’un sourire sur tes lèvres, tu réponds par automatisme. «Je t’aime aussi baby girl.» Arrives-tu à déclarer rapidement juste avant que votre conversation se termine.

Eh maintenant ? Il est temps d’aller dormir.

***

Un dimanche matin calme, comme tous les précédents. À la différence que tu ressens un pincement au coeur lorsque tu découvres la lettre de Sam. Non, tu n’as pas été tendre avec elle, mais tu admets difficilement que tu as été vachement désagréable. D’une certaine façon, elle a raison, de son époque, elle n’a pas le contrôle sur son futur.


Bonjour Sam,

Je t’accorde que je me suis peut-être emportée. Je sais que j’ai un sacré caractère qui peut vite s’enflammer, mais je ne comprends pas pourquoi tu m’as fait faux bond. Peut-être que ta future toi a oublié mon existence au bout de deux ans d’attente.

Je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne sais pas si j’ai besoin de temps ou faire semblant que cet événement n’a jamais existé et te laisser une seconde chance. Selon ma p’tite soeur, je devrais envisager la seconde option. Elle a peut-être raison…

Kat



Bon, tu ne t’es pas excusée, mais tu fais des efforts pour ne pas couper tout contact avec elle. En fait, tu ne sais même pas si tu en es capable. Emmy aurait-elle raison à propos de ses sentiments et accessoirement des tiens ? C’est impossible… Non ? Aux dernières nouvelles, tu n’as jamais ressenti quoique ce soit s’approchant à de l’amour en dehors de ton amour fraternel pour ta jeune soeur...

Alors que tu es plongée dans tes pensées, la lumière se trouvant au-dessus de ta tête se met à clignoter frénétiquement tout comme la lumière du couloir. Même si tu n’es pas électricienne, tu sais très bien que ce clignotement n’a rien de normal. Eh merde, tu vas devoir envoyer un message texte au propriétaire de la maison.
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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

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C’est consternant. Je découvre par le biais de la messagerie de David, que j’ai laissé des dizaines de messages vocaux, afin de lui partager toute cette histoire de lettres, et ce la voix pleine de sanglots. N’est-ce pas affligeant ? Bon, mon discours était totalement décousue, c’est entendu, mais là n’est pas la question ! La question est plutôt que je me sens terriblement mal-à-l’aise – autant que confuse – de m’être comporté de la sorte. Rien ne justifie cela, d’ailleurs. Même pas le litre de rhum que je me suis envoyé toute seule juste avant de tomber dans ce qu’on pourrait nommer un coma éthylique. J’aurai pu me tuer ! Qu’est-ce qui m’a pris d’agir avec autant d’inconscience ? Qu’a-t-il bien pu me passer par la tête pour que je craque de la sorte avec autant de démesure ? Je l’ignore. J’imagine juste que j’ai – une fois encore – dramatisé sur un sujet qui ne méritait pas que je le fasse. C’est comme cette histoire de lettres, d’ailleurs : quelque chose me dit – le bon sens – que dès le départ j’aurai dû m’en fiche complètement, ou le prendre à la rigolade. Mais non. Il a fallut que j’ameute mon frère – qui me prend désormais pour une folle, avant d’en faire de même avec mon ex-mari – qui me prend surement lui aussi pour une folle à présent. Je n’ai pas fini de me fiche des baffes, je vous l’jure.

« _ Tu sais. Déclare David, éteignant son téléphone. _ Ce n’est pas dramatique en soi ce comportement. C’est juste… Il réfléchit. _ Inquiétant… quand on a l’habitude de te connaître en permanent contrôle de tes émotions. »

C’est vrai qu’il ne m’a jamais vu comme ça. C’est à croire que les émotions qu’il m’insufflait n’étaient pas suffisamment violentes pour me conduire à « péter les plombs ».

« _ Tu n’as pas avoir honte. Reprends-t-il, face à mon silence. _ C’est humain de…
_ Quoi ? De péter les plombs ?
_ Oui ! »

J’hoche négativement de la tête. Je ne veux pas que cela m’arrive. Non, je ne veux pas que cela puisse m’arriver. J’ai une fille à élever. Et une image à maintenir pour elle. Ah moins que cela ne soit pour moi ? Oh bon sang. Je suis devenu comme elle, en faite. Comme ma mère ! Jamais une larme. Jamais un éclat de voix. Jamais une faille. Je suis devenu ce que je ne voulais pourtant pas être ! (Soupir) Je comprends mieux les craintes de Kat quant aux enfants, désormais. Car le tout n’est pas de savoir si l’on a envie ou non de donner la vie ! Le tout est de savoir si nous serons en mesure d’offrir une autre image, bien meilleure que celle de nos parents, a ceux auxquels nous la donnerons ! C’est tellement limpide à présent : Kat est présente dans ma vie, parce qu’elle devait me donner une leçon de vie. Une leçon de vie qui n’est autre que la sienne : plus solitaire, plus égoïste par certains aspects.

« _ J’ai conscience que pour toi, ce genre d’attitude est on-ne-peut-plus déstabilisant. Mais ça va aller ! Tu vas très vite te remettre de cette déception amicale, je présume, et tu vas…
_ L’oublier ?
_ Oui ! Enfin, de ce j’ai compris dans la mélasse de tes sanglots, cette femme a décidé de te chasser de sa vie parce que tu n’es pas venu à votre rendez-vous d’hier, donc votre échange a pris fin brusquement ? »

Et si c’était ça : la raison de mon absence en 2020 ? Si je n’étais finalement pas venu parce que, tout comme l’a dit David, j’ai décidé de l’oublier suite à un affront qu’elle ait pût me faire ? Peut-être étais-ce écrit, cette absence ? Peut-être devait-t-elle arrivé pour que nos chemin se sépare une fois la prise de conscience effectuée ? Si c’est le cas : ai-je véritablement envie de me passer d’elle ? Ai-je vraiment envie de retrouver ma vie en solitaire, sans nos échanges de lettres quotidienne ?

« _ Elle n’a pas dit qu’elle y mettait un terme. Je rectifie tout d’un coup, sortant de mes pensées. _ Elle a juste dit qu’elle songeait y mettre un terme.
_ Dans un cas comme dans l’autre cela ne change rien. Ton attitude d’hier vis-à-vis d’elle démontre bien que cette relation est toxique pour toi, et que c’est plutôt une bonne chose qu’elle prenne un terme maintenant.
_ Parce que j’ai bu ?
_ Oui. Du temps où nous étions ensemble je ne t’ai jamais vu te mettre dans des états pareils parce que l’on s’était disputés !
_ Et si il était là le problème entre nous, David. J’annonce gravement. _ Si c'était l'attachement qui nous faisait défaut.
_ Je ne comprends pas.
_ Je n’ai jamais pleuré pour toi, même pas quand tu es partie.
_ Parce que tu es une personne trop fière !
_ Non. Je n’ai pas pleuré parce que finalement, aussi dur soit-t-il de l’admettre face à toi, je crois que je n’ai jamais autant tenu à toi que je ne tiens à elle.
_ Qu’est-ce que t’es entrain de me dire, Samantha : que notre mariage repose intégralement sur un mensonge ?
_ C’est possible, oui.
_ Je préfère m’en aller.
_ Ne te vexe pas ! »

Je tente de le retenir, tandis qu’il prend déjà la direction de la porte d’entrée.

« _ Tu m’demandes sérieusement de ne pas me vexer ?
_ Oui !
_ J’apprends de la bouche de la femme que j’ai toujours aimé, qu’elle n’a jamais sincèrement partagé mes sentiments, et je devrai le prendre avec le sourire ?
_ Oui ! Nous sommes divorcés, après tout !
_ Ce n’est pas parce qu’un papier nous a séparé légalement aux yeux de la loi, que mon cœur lui ne bat plus pour toi, Sam.
_ Qu’est-ce que tu dis ?
_ Que je t’aime toujours, Sam. »

Je suis abasourdie. Réellement. Je n’aurais jamais pensé entendre une telle déclaration d’amour venant de David.

« _ Pourquoi as-tu accepté le divorce dans ce cas ? Je l’interroge subitement, l’immobilisant devant la porte.
_ Parce que je sentais que toi tu en avais besoin... M’avoue-t-il, se tournant vers moi. _ Tu étais toujours plus distante envers moi, y compris dans l’intimité de notre chambre. Je pensais que la distance du divorce te ramènerait vers moi au fil du temps, mais je suis forcé de constater que ce ne sera jamais le cas puisque tu en aimes une autre.
_ Quoi ?
_ Ouvre les yeux, Sam : l’idée de la perdre te tue déjà à petit feu.
_ Ce n’est pas vrai. Je mens, sachant pertinemment que les preuves parlent contre moi. _ Je n’ai pas d’avenir avec cette femme, de toute façon. Je ne suis pas allée la rencontrer.
_ Mais tu le feras… quand tu seras prête. »

A ces mots, il quitte la maison, laissant la porte entrouverte, avant de quitter la propriété avec son véhicule. Je suis perplexe, honnêtement. Est-ce que je suis véritablement amoureuse de Kathleen ? Je n’en sais rien. Je préfère me convaincre qu’il a exagéré mes sentiments. Ce qui ne m’empêche pas d’aller m’assurer qu’elle n’a toujours pas réceptionné ma lettre. Ce qui n’est pas le cas. Je m’empresse de la lire, trop heureuse d’avoir des nouvelles d’elle. Elle reconnaît qu’elle s’est emportée. C’est un bon point. Cela démontre que sous toute la colère, Kat est encore capable de faire preuve de bon sens. Mieux : elle consent possiblement à m’envisager une seconde chance, sous les conseils avisés de sa petite sœur.

« _ Je ne te connais pas mais sache que je te remercie de tout cœur, petite sœur de Kat. »

Je l’en remercie à voix haute en regardant le ciel. Car je suis reconnaissante de cette aide extérieur. Ensuite, je regagne l’intérieur de la maison, où je rédige ce courrier.

« Bonjour Kat.

Je ne t’en veux pas. Moi-même à ta place je pense que j’aurai réagi tout aussi virulemment. Et je te comprends : cela ne doit pas être agréable d’attendre quelqu’un qui ne vient pas. Mais je doute que la raison de la moi future soit de t’avoir oublié, très sincèrement.

Je ne peux pas t’oublier.

Quoiqu’il puisse se produire à l’avenir entre nous, sache que tu as marqué éternellement mon esprit de ton existence.

Quant à te demander de « faire comme si de rien n’était », je ne me le permettrai jamais. Il est tout à fait normal que tu vives avec cette apriori sur ma personne. Et j’ose espérer que tu sauras le surmonter pour m’accorder à nouveau toute ta confiance.

Je ferai tout pour ça en tout cas.

Sam.

PS : Un de mes proches a suggéré que je ne sois pas venu te voir par peur d’être trop attaché à toi. Peut-être a-t-il raison ? Peut-être que nos échanges sont encore trop récents pour que les « craintes » habituelles d’une première rencontre ne m’aient pas totalement assaillies à l’avenir ?
»

Ce serait une réaction tout à fait normale chez moi, malgré ma soudaine prise de conscience de vivre pleinement sans me soucier du regard des autres. Car aimer une femme, c’est courir le risque que ma famille me tourne définitivement le dos, n’est-ce pas ? Peut-être suis-je retourné avec mon mari par soucis de facilité ? Je soupire tandis que je poste la lettre dans la boîte.

Nos échanges ne sont pas encore en périls, un bon point.
Mais jusqu’à quand ?


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Kathleen
Howell

J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Une fois ta lettre déposée dans la boîte aux lettres, tu décides de t’éclipser pour une partie de la journée. Changer d’air te fera du bien et surtout, tu as besoin de prendre un peu de recul avec cette histoire. En dehors de ta petite soeur et de Samantha, tes contacts humains sont considérablement limités. Encore quelques jours et tu vas probablement devenir zinzin et te mettre à te faire la conversation avec pour seule compagnie ta petite personne. Aussi, depuis ta conversation d’hier soir avec Emmy, tu tournes en boucle dans ta tête les paroles de cette dernière encore et encore. «D’aussi loin que je me souvienne tu n’as jamais réagi comme ça avec Kayla, papa ou personne d’autre. Tu ne t’es jamais mise dans tous tes états pour qui que ce soit et encore moins pour une histoire de lettres». Sans oublier son histoire de sentiments à ton égard. Certes, vous avez toutes les deux une relation particulière avec cette faille spatio temporelle, mais comment cela pourrait-il être possible ? Tu n’es pas idiote, tu es loin de posséder une personnalité, ou du moins un caractère, qui est aisément apprécié par les autres. Tu peux être marrante et être une excellente distraction, mais tu peux être une sacrée tête de mule qui balance des répliques acides. Oui, tu es adorable comme tout.

Donc, te voilà enfin en ville. Du moins, ce qui ressemble le plus à une ville, mais en version miniature. Alors que tu laisses tes pas de guider à travers les rues de la petite ville, tu te retrouves inconsciemment devant l’ancien salon de thé de Samantha. Mais qu’est-ce que tu fous là ? Tu sais très bien que ce commerce est fermé et qu’il ne va pour rouvrir ses portes comme par magie. Pourtant, quelque chose te tracasse. Tu n’es pas en mesure d’affirmer que tu connais parfaitement bien Sam, mais tu n’as pas l’impression que la fermeture de son salon de thé soit une décision logique. Pourquoi mettre fin à quelque chose qu’elle semble énormément apprécier ? Bien entendu, tu ne vas pas tenter d’entrer par effraction - de toute façon, en dehors de la poussière et des meubles, tu ne risques pas d’y trouver quelque chose d’intéressant -, mais aller poser quelques questions au commerce qui se trouve juste en face ne te fera pas de mal, non ? Tu t’es promis de ne pas faire de recherches approfondies sur l’autre femme, mais tu as le droit de demander pour quelle raison ce commerce a mis la clé sous la porte.

Un café. En face d’un ancien salon de thé. Voilà une concurrence sympathique. Dans un effort calculé, tu te diriges vers le comptoir tout en affichant ton sourire le plus sympathique. Pendant que tu commandes ton café, tu commences à poser innocemment des questions sur l’établissement qui attise ta curiosité. Malheureusement pour toi, la jeune fille en face de toi a été engagée un peu avant la fermeture du salon de thé. Tout ce que tu parviens à savoir, c’est que pratiquement du jour au lendemain, un camion et quelques personnes se sont présentés dans l’établissement, qu’ils ont vidé les lieux et qu’une pancarte «À louer» s’est retrouvée sur la porte. Un peu déçue par le peu d’informations, tu remercies l’employée avant de te diriger vers la sortie.

Tiens, le ciel semble se couvrir… Au moment où cette pensée traverse ton esprit, tu sens les premières gouttes de pluie tomber sur ton visage. Avant que cela ne se transforme en déluge, tu te dépêches de rejoindre ta voiture au pas de course. Génial.

***

Pendant que tu cours vers la maison, tu te diriges par réflexe vers la boîte aux lettres, puis tu saisis la nouvelle lettre de Sam avant de rentrer à l’intérieur. Ni une ni deux, tu te débarasses de tes vêtements humides afin de pouvoir d’en affiler des secs. Quand tu te décides enfin à t’installer à la table de la cuisine - la pluie actuelle ne te permet pas de sortir sur le balcon -, tu ne peux pas t’empêcher de ressentir une espèce de mélange d’émotions et de sentiments au fil de ta lecture.


Bonjour Sam,

Tu es la première depuis très longtemps qui m’annonce être attachée à moi ;) Normalement, quand les gens apprennent à me connaître ils préfèrent prendre leurs distances. Il faut avoir le coeur bien accroché pour me supporter sur le long terme !

Je crois que je suis dans le même cas que toi… Je ne crois pas que je vais être capable de t’oublier et je ne comprends pas pourquoi je ressens toujours ce besoin de communiquer avec toi. Je ne sais pas si cette personne proche de toi à vraiment raison, mais je me demande ce que j’aurais bien pu dire ou faire pour alimenter tes craintes. Peut-être aurons-nous un jour une réponse. Quand tu sera prête, peut-être pourrions-nous envisager un nouvel essai...

PS: Je suis désolée si ce bout de papier est un peu trempée, il pleut à boire debout aujourd’hui.

Kat



Comme à ton habitude, tu ne peux pas t’empêcher de faire de l’humour dans le but d'atténuer cette situation qui devient de plus en plus sérieuse. Tu préfères te voiler la face, du moins, pour un petit moment, car c’est tellement plus facile à gérer… Tu n’as aucun souci à gérer ta bisexualité - comme si tu en avais quelque chose à foutre de l’opinion arriérée des autres -, mais les relations amoureuses, ça c’est autre chose. Encore une fois, ta petite soeur gagne un point à ce sujet... Perdue dans tes pensées, c’est le clignotement des lumières qui te ramène à la réalité.

Plutôt lassée de ce souci électrique, tu attrapes ton téléphone portable et tu envoies un message au propriétaire de cette maison. En quelques lignes, tu lui rappelles que tu es la locataire temporaire de la maison sur le lac depuis ces dernières semaines et tu lui expliques le petit problème électrique qui est de plus en plus fréquent. En vérité, tu n’as pas envie d’être responsable d’un potentiel risque d’incendie suite à un simple clignotement de lumières. Une fois ton message envoyé, tu enfiles un manteau pour aller déposer ta lettre dans la vieille boîte aux lettres.
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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2018
Je ne bouge plus de la maison. Depuis ma soirée arrosée d’hier, j’ai décidé de prendre quelques jours de repos en solitaire. Je sentais que j’avais besoin de calme, d’isolement. J’ai donc demandé à David de garder Anna pour quelques jours. Les quelques jours pouvant s’éterniser à toute une semaine si le cœur m’en dit. Mais pour le moment je ne pense pas à cette éventualité. Je pense plutôt à Kat, à notre échange qui semble reprendre de plus belle sans trop d’égratignure. Et cela me satisfait. Vraiment. Pourquoi n’ai-je pas encore répondu à sa lettre dans ce cas ? Parce que j’ai le sentiment que la conclusion de David n’était peut-être pas si erronée que je souhaitais tant m’en convaincre. Je tiens à cette femme. Énormément. Et savoir que la réciprocité existe fait battre mon cœur plus intensément que jamais dans ma poitrine. Est-ce ça le véritablement grand-amour ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que ces vives émotions, passant du coq à l’âne par moment, sont toutes nouvelles pour moi. M’encourageant à me remettre totalement en question. Peut-être me suis-je toujours voilé la face au sujet des femmes ? Peut-être que mon admiration pour leur plastique était plus que de la simple admiration, justement ? Peut-être que je fantasmais. Peut-être les regardais-je comme mon frère, sans véritablement me l’avouer. Oui. Il était exclu que la fille du maire puisse avoir une petite amie alors… J’ai détourné mes regards sur les garçons, sans vraiment de passion, avant d’en choisir un assez gentil pour m’aimer sans se poser de question. Et des questions, il en avait à présent : < Depuis quand sais-tu que tu es lesbienne ? >  < Si nous n’avions pas divorcés, aurais-tu envisagé de me tromper avec cette femme ? > < Depuis quand tu l’as connais, d’ailleurs ? Est-ce elle qui nous conduit au divorce ? > Un éventail d’SMS qu’il m’a envoyé depuis son départ, et auxquels je n’ai toujours pas répondu. Que puis-je lui dire, d’ailleurs ? Que j’ai rencontré Kat il y a moins d’un mois ? Que je me découvre potentiellement bisexuelle depuis ce weekend ? Que je ne l’aurai certainement pas trompé, même si sexuellement cela n’avait jamais été l’extase entre nous ? Il ne me croirait pas. Dans la formulation de ces questions, je sens que David me reproche déjà d’être « différente ». Je préfère donc attendre que l’orage soit passé, avant d’affronter ce que le monde réel me réserve. Wilmington est une petite ville, vous savez. Il ne faudra pas bien longtemps pour que les habitants sachent que leur charmante pâtissière adoré c’est prise de passion pour une femme que personne n’a encore jamais vu dans les parages. Peut-être chercheront-t-ils Kat parmi celles qui y sont présentes, d’ailleurs ? A l’instar d’une personnalité qui adopterait un pseudonyme pour passer incognito, ils observeront la moindre de mes clientes pour déceler l’heureuse élue. J’en ris tant cette image m’amuse, subitement. Il est temps de répondre à Kat.

« Bonjour Kat.

Les gens de nos jours sont stupides, si tu veux mon avis. Ils préfèrent s’attacher à des personnes fausses plutôt qu’à des personnes authentiques. Comme toi. Et c’est cette authenticité qui me plaît tant chez toi. Jamais tu n’as cherché à me donner une image dorée de ta personnalité. Tu m’as fournis immédiatement un portrait très fidèle de ta personne, et je t’en remercie sincèrement. Grâce à toi j’ai pu faire une introspection de la femme que j’étais, de sorte de découvrir pourquoi je n’étais pas pleinement heureuse. Ce n’est pas tant les souvenirs de cette maison qui m’encouragent à la vendre. C’est la constatation que la vie que j’y ai mené est un tissu de mensonge vis-à-vis de moi-même. J’ai marché dans les pas de mes parents, pour mon image, et je suis devenu celle que je ne voulais pas être : ma mère.

Quant à la moi du futur effarouché, ne cherche pas ce que tu aurais pu dire ou faire dans ton avenir pour « l’effrayer ». Je sais dorénavant que j’en suis potentiellement la seule responsable. Mon attachement vis-à-vis de toi est bien plus fort que je ne veux l’avouer. Je crois donc que j’ai eu peur de cette réalité. Et que je n’ai pas voulu l’affronter. Maintenant que j’en prends conscience avec cette addiction à notre échange, le bouleversement que me provoque tes mots, je sais que je viendrai te rencontrer sans une once d’hésitation. Quand, ça je l’ignore. Je n’ai pas envie – encore une fois – de devancer les pensées de celle que je suis devenu à ton époque. Laissons-là venir à toi. Qui sait ? Peut-être que dans quelques jours elle apparaîtra sur le pas de ta porte ? ;)

Sam.

PS : le temps est nuageux par chez moi. Ça me donne le sentiment d’être un peu plus réellement avec toi. :)
»

***

2020
Au volant de son 4x4 gris, Adrian sentait son téléphone vibrer dans le creux de la poche de sa veste. « A tous les coups, se disait-il, c’est ma femme qui me rappelle gentiment de passer à la supérette du coin pour lui acheter des fraises. » C’était son dernier caprice de femme enceinte : des fraises. Mais pouvait-t-il lui en vouloir ? Cela faisait des années qu’ils attendaient ce petit miracle. Il concédait donc à lui passer tout ce qu’elle voulait, sauf peut-être ce qu’elle lui demandait présentement. La locataire avait laissé un message sur son portable privé, qu’il avait oublié à la maison ; elle voulait qu’il passe la voir sur place pour une panne d’électricité. Ce n’était vraiment pas de chance. La maison du lac, cela faisait bien deux années qu’il n’y avait pas mit les pieds. Et pour cause : il ne supportait pas les souvenirs qu’il en gardait, heureux. Il revoyait constamment sa jeune sœur sur le pas de la porte et, le cœur meurtrie, il assistait de nouveau à ses funérailles.

< David ne peut pas s’y rendre ? > Il envoyait grâce à l’assistant vocale, espérant pouvoir en réchapper comme à l’accoutumé.
< Non. Il est débordé de rendez-vous à son bureau. Il faudrait d’ailleurs que tu passes chercher Anna au lycée avant d’aller au lac. >

En d’autres termes : il n’y avait aucune échappatoire possible. Il prenait donc la direction du lycée où étudiait Anna, avant de la ramener jusqu’à chez lui où elle attendrait que David passe la chercher.

« _ Tu n’rentres pas avec moi ?
_ Non, j’dois aller au lac. La locataire qui s’y trouve m’attend.
_ Est-ce que j’peux venir avec toi ? »

Il soupira. Il ne savait pas véritablement si c’était une bonne idée de l’y emmener.

« _ J’te promets que je n'vous embêterais pas. J’veux juste voir ma maison. »

Il était vrai qu’elle en était légalement la propriétaire, même si elle n’était pas encore en âge de s’en occuper. Il accepta donc qu’elle reste dans le véhicule, tandis qu’il voyait en cette compagnie un excellent moyen de resté concentré sur la raison principale de sa visite. Cela serait également un excellent moyen pour Anna de voir comment se passait un échange locataire/propriétaire. Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent à destination, où ils se stationnèrent non loin de la voiture de Kathleen.

« _ Ça va aller tonton ?
_ Oui. Mentait-t-il honteusement, affichant son plus beau sourire. _ La vie continue !
_ Surtout que maman est toujours auprès de nous. Ajouta la jeune fille, souriante, se raccrochant à cette réalité pour ne pas sombrer elle-même.
_ Très juste. »

Sur ces mots, ils quittèrent le véhicule pour frapper à la porte de la maison. Ce ne fut que lorsque la locataire les accueilli, qu’Adrian lui adressa poliment.

« _ Madame Kathleen Howell ? Je suis Adrian Cartwright, le « propriétaire » de la maison. Et voici ma nièce, Anna Perry.
_ Bonsoir. Fit cette dernière, poliment.
_ Vous m’avez contacté pour une histoire de panne d’électricité. Pouvons-nous entrer ? »

C’était la première fois qu’il rencontrait cette femme. Elle avait toujours eu affaire à son épouse Maryse, jusqu’ici. Il estimait donc naturel de se présenter à elle, surtout dans la tenue qu’il portait présentement : celle d’un officier de police. En compagnie d’une adolescente les yeux cernaient de noir, l’amalgame sur la raison de sa visite aurait été très rapide.


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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Pour la millième fois de la journée, tu es en train de relire la lettre de Sam comme si tu cherchais à t'imprégner de chacun de ses mots. Comme si une lecture supplémentaire allait enfin répondre à toutes tes questions que tu ne cesses de faire tourner en boucle dans ton esprit. Comment tes sentiments ont-ils pu se développer et grandir suite à un simple échange de lettres ? Vous ne vous êtes jamais rencontrées, vous ne savez même pas ce à quoi l’autre ressemble physiquement. Tout ce qu’il y a entre vous deux ne sont que des mots. À nouveau, les paroles de ta petite soeur viennent te hanter. Bientôt, tu auras droit à une crise d’anxiété à force de te questionner sur ton maelstrom émotionnel ainsi que sentimental.

Dans le but de te calmer, tu fermes les yeux pendant un court instant. Lentement, tu inspires et tu expires, une respiration à la fois. Sans trop comprendre pourquoi, tu tentes de te concentrer sur l’environnement qui t’entoure. Serais-tu en mesure de la «ressentir» ici, avec toi à tes côtés ? Comme si l’énergie du passé pouvait se fusionner avec celle du présent. Au bout de quelques secondes, tu laisses un soupir s’échapper entre tes lèvres et tu secoues légèrement ta tête. En vérité, tu n’as jamais été une femme tournée vers le spiritisme. Tu crois en des choses concrètes et à des faits que tu peux constater de tes yeux. Certes, ton travail t’amène à formuler des hypothèses ainsi que des théories, mais tu gardes tout de même les pieds sur terre. Les trucs concernant le surnaturel, tu laisses ça pour les autres - quoique, ne vis-tu pas toi-même une espèce d’expérience surnaturelle ? -. Tu n’as pas le temps de te questionner plus longtemps sur le sujet que quelqu’un est en train de toquer à ta porte. En un claquement de doigts, tu t’empresses de plier la lettre et de la glisser dans la poche arrière de ton jean.

À peine as-tu ouvert la porte d’entrée que l’homme dans sa tenue de policier se présente ainsi que la jeune femme qui semble l’accompagner. Tes yeux bleus ne peuvent s’empêcher de dévisager tour à tour l’homme et l’adolescente. Ils sont là devant toi, en chair et en os. Le frère et la fille. Tu croirais presque à une blague tellement que tu ne t’y attendais pas. Quoique, il serait peut-être temps d’ouvrir la bouche avant d'avoir l'air d'une pauvre folle enfermée depuis beaucoup trop longtemps. «Bonjour, vous pouvez m’appeler Kat.» Alors que tu affiches un sourire légèrement incertain, tu tends ta main droite vers Adrian, puis tu accordes un signe de tête à Anna. En 2020, Anna ne doit plus ressembler à la jeune adolescente qu’elle était il y a deux ans. Malheureusement, tu n’es pas en mesure de dire si cette dernière ressemble plus à sa mère ou à son père.

«Oui, entrez. Je vais vous montrer d’où vient le problème.» Tu t’écartes de la porte d’entrée afin de les faire pénétrer à l’intérieur de la maison. Sans te presser, tu guides tes deux «invités» jusqu’à l’endroit où tu as noté des soucis électriques. «Si ça ne dérange pas ton oncle, ce n’est pas un problème pour moi que tu te balades dans la maison.» À partir de maintenant, tu vas devoir réfléchir à chaque mot de chaque phrase qui va sortir de ta bouche. Techniquement, son frère et sa fille n’ont aucune idée - ou presque - de ton existence dans la vie de Sam. Tu ne peux pas dire à son frère que tu connais sa soeur et que tu aimerais savoir où elle vit à présent. Tu ne peux pas dire non plus à Anna que tu es heureuse de la rencontrer pour la première fois «au bout de deux ans».

«Je suis désolée que vous soyez obligé de passer ici après votre boulot, ce n’est pas de tout repos tous les jours.» Sur ce sujet, tu ne te retrouves pas sur une pente glissante. Il ne faut pas être devin pour comprendre que l’homme qui se trouve devant toi est un policier. «J’suis flic aussi, mais dans un autre état.» Tu souris, un peu plus confiante qu’il y a quelques minutes plus tôt. «C’est une jolie maison et c’est un coin parfait pour prendre du temps pour soi. Je ne crois pas que je serai capable de quitter ma jungle urbaine qu’est New York pour vivre ici sur le long terme, mais c’est sympa.» Oui, tu cherches à faire la conversation, mais d’un autre côté, tu tentes de trouver un moyen d’aborder le sujet qui t’intéresse réellement. Dire que tu connais Samantha aurait l’air beaucoup trop louche… Appuyée contre le mur, tu laisses le frère s’occuper de ton petit problème.

«Vous être proche de votre nièce ? J’imagine que votre boulot doit aider à la garder dans le droit chemin ou peut-être tout le contraire. Si tout se passe bien, votre sœur doit vous en être reconnaissante.» Voilà, c’est l’approche qui te semble la moins bizarre, mais quelque chose te turlupine. Si Anna est avec elle, pourquoi Sam n’est-elle pas dans le coin ? Pourquoi ne s’est-elle pas présentée avec sa fille ou avec son frère. À moins que l’adolescente ne soit en vacances chez son oncle ? Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de vacances pour les gamins à ce temps-ci de l’année, non ? Encore une fois, tu as droit à une tonne de questions, mais aucune réponse… Sauf qu’à partir de maintenant, tu sais que cela va changer. Tu as le droit de savoir ce qu’il se passe dans la vie de Samantha dans cette version du «futur».
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