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 La maison du lac. Ft. KitKat

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The Whole 9
The Whole 9
Féminin MESSAGES : 1983
INSCRIPTION : 31/01/2019
ÂGE : 32
RÉGION : Les Hauts de France
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Luigi

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
2020. Kathleen est policière. Pour se ressourcer suite à un évènement traumatisant au sein de son emploi, elle décide de louer une petite maison au bord d'un lac. Après la découverte d'une inscription dans le bois par une petite fille, Anna, elle laisse un message dans la boîte aux lettres pour le futur locataire, au cas où il aurait besoin de connaitre les priorités dans la vie.

2018. Samantha est gérante d'un salon de thé. Alors qu'elle passe tout ces weekends dans sa maison au bord du lac, en compagnie de sa fille de treize ans, elle décide de la nettoyer de fond en comble afin de la mettre en vente. En jetant ces cartons, elle trouve un message dans la boîte aux lettres. Mais ce message provient de deux ans dans le futur.

S'ensuit alors une correspondance entre les deux femmes qui aboutit à une histoire d'amour à travers le temps.

Contexte provenant de cette recherche


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Kitkat
Kitkat
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UNIVERS FÉTICHE : Ça dépend de mon humeur
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Tortue

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Kathleen
Howell

J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Tu as cette mauvaise manie d’attirer l’attention sur ta petite personne. Tu ne vas pas te mentir, tu regrettes le dénouement de l’histoire qui aurait pu coûter ta carrière de flic. Parfois, il faudrait que tu réfléchisses un peu plus avant d’agir. M’ouais, ce n’est pas demain la veille que ça va arriver. Déjà, il faudrait que tu fasses un effort du côté de ton mauvais caractère. Si tu n’étais pas autant en colère face à ta propre situation, tu pourrais presque ressentir des remords de t’être montrée plus ou moins désagréable avec la femme qui t’a remise les clefs de la maison au bord du lac il y a de ça une semaine.

Malgré la semaine qui vient de s’écouler, tu ne sais pas encore combien de temps tu vas rester ici. Pour le moment, tu te contentes de payer à la semaine et tu as laissé pratiquement un mois d’avance pour le «loyer». Confortablement installé sur le balcon, ton regard bleuté se perd au milieu du lac pendant quelques minutes avant que ton attention se reporte sur la feuille et le stylo tous deux déposés devant toi. Alors que le vent souffle doucement sur ton visage, quelques mèches de ta crinière voltiges çà et là pendant que tu te concentres à rédiger une espèce de lettre. De ta plus belle écriture, tu inscris d’abord sur l’enveloppe «À la prochaine personne qui s’installera ici.» avant de prendre un petit moment pour réfléchir à ce que tu vas écrire.

Salut à toi ô inconnu(e) !
Même si mes «vacances» viennent de débuter, je crois que je vais prendre soin de ces lieux. De toutes façons, si j’casse un truc, je dois sûrement le rembourser… Ahah. Bref, tu vas vite te rendre compte que je suis nulle pour les introductions, alors tu peux voir ça comme une espèce de journal intime. Tu ne me connais pas, je te connais pas et je te connaîtrais probablement jamais. Tu peux me juger si tu veux, d’façon, j’en ai absolument rien à foutre.

Afin de préserver un minimum mon anonymat, mais que tu puisses mettre un nom sur mon écriture (probablement mauvaise, ma mère me disait toujours que si on foutait un crayon entre les pattes d’un cochon, il aurait la même écriture que moi), tu peux m’appeler Kat. Là d’où j’viens, tout le monde m’appelle Kat.

Alors, pourquoi j’suis ici hein ? Certainement pas de gaieté de coeur. Depuis plus d’une semaine, je suis en repos forcé, car mon boss a peur que je me transforme en «crazy chick with a gun». Ce n’est pas mon genre… Quoique. Dans quoi je bosse tu dois te demander ? Je travaille dans le milieu de la police comme inspectrice au sein des crimes sexuels. Non, c’est pas facile et c’est là que tu te rends compte que l’humain est un sale pervers dégueulasse. Surtout les hommes. Y’a des femmes aussi, mais c’est plus rare. Bref, j’suis pas là pour en débattre.

Donc voilà, j’me retrouve au milieu de nulle part, loin de mon appart’ pourri à New-York pour m’enfermer ici. Qu’est-ce que j’peux faire d’autre ? Selon mon boss, tant que j’vais refuser de consulter un psy après ce qui s’est passé, je n’aurai pas l’droit de remettre ma main sur ma plaque et mon arme. P’tain, j’me sens comme une enfant en punition.

Peut-être tu en as entendu parler, mais y’a quelques semaines, mon équipe a réussi à mettre la main sur un type important qui oeuvre dans le domaine de la prostitution juvénile. Yep, nous étions tous contents, enfin, on allait mettre la main sur la tête dirigeante et sur ces pauvres gamines, mais non. Dans la vie, y’a rien qui s’passe comme prévu. On avait réussi à identifier quelques gamines et elles étaient à peine fichées que la tête dirigeante s’est vengé de notre p’tite victoire. Je t’épargne les détails, mais retrouver une demi douzaine de gamines de moins de 15 ans tellement amochées qu’elles n’étaient pas visuellement identifiables, ça peut avoir tendance à traumatiser n’importe qui… Sauf les monstres.

Après ce «spectacle» on a tout fait pour retrouver les sales types qui ont fait ça à ces pauvres gamines. Encore une fois, je t’épargne les détails, mais on a réussi encore une fois. Quand on a mis la main sur un des pauvres types qui a massacré les gamines, j’ai pété un plomb. J’me souviens pratiquement de rien. Quand j’ai repris «conscience», il y avait trois de mes collègues qui me retenaient et le pauvre déchet pissait pratiquement l’sang. Ce pauvre type voulait me poursuivre, mais tout le monde a raconté la même histoire, «il a résisté à son arrestation et il s’est montré violent envers Kat». Fin de l’histoire. Enfin, pas totalement. Mon boss n’est pas con et il m’a rencontré seul à seul. Oui, j’ai peut-être été conne de lui dire la vérité, mais il me connaît depuis trop longtemps. Maintenant j’suis collée en arrêt forcé.

Pourquoi j’écris ça aujourd’hui ? Moi-même j’le sais pas. Tu vas voir, quand tu vas habiter ici pendant quelques temps, tu vas remarquer dans l'entrebâillement d’une porte qu’il y a des marques d’une gamine qui a grandi ici. C’est pas toujours lisible, mais j’ai réussi à déchiffrer son prénom gravé dans l’bois. Anna. J’sais pas pourquoi, mais quand j’ai vu ça, j’ai eu une espèce de pincement au cœur, comme si on venait de m’enlever quelque chose… Ou plutôt comme si j’remarquais pour la première fois qu’il me manque quelque chose. C’est tellement confus en ce moment. Parfois, j’me demande si j’ai fait le bon choix ou non de ne pas avoir eu d’enfants et d’me retrouver seule à mon âge. D’un côté, j’me dis que oui quand je repense à cette vision d’horreur que m’donne mon boulot et d’un autre, j’vois que plusieurs de mes collègues sont heureux dans leur vie de couple avec leurs enfants. Voilà, j’en suis à un point où je ne sais plus où je veux aller dans cette vie.

Kat.


Oui, tu te sens un peu ridicule. Comment cette fameuse lettre va changer quelque chose dans ta vie. Certes, cela te permet de te vider le cœur, mais personne ne sera là pour t’apporter son aide. Quoique, il faudrait déjà que tu acceptes de recevoir de l’aide. Eh le psy qu’on t’oblige à voir ? Il peut bien aller se faire foutr… Voir. D’une manière ou d’une autre, tu vas trouver un moyen de retourner à ton milieu de travail. La seule chose que tu es capable de bien accomplir. Ni une ni deux, te voilà en train de marcher en direction de la vieille boîte aux lettres. Qui sait, peut-être que cela va mettre des années avant que quelqu’un ne tombe dessus.
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

https://www.letempsdunrp.com/t2780-l-ecriture-est-parole-et-silen https://www.letempsdunrp.com/t2787-mon-repertoire-de-rps-oui-je-suis-vachement-originale-dans-le-titre#59583 https://www.letempsdunrp.com/t2809-mes-multiples-personnalites-sur-ltdrp#60671
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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

Anna Perry est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Jennifer Morrison :copyright:️ lily
Le grenier. Je ne sais plus exactement à quand remontait la dernière fois que j’y avais mis les pieds mais une chose est sure désormais : je n’suis pas prête de l’oublier à nouveau. Des heures à y être cloîtré pour trier des centaines d’objets poussiéreux qu’il contenait, avant de les descendre jusqu’à mon pickup pour un aller simple à la décharge. Un travail éreintant, que je me serai bien payé le luxe de faire en bonne compagnie, si mes bras de secours ne s’étaient pas dédouaner de la tâche successivement. Leurs raisons étaient louables, cela dit : mon ex-mari était débordé de travail à son bureau d’architecte quant à ma fille… Hé bien ma fille refusait catégoriquement de participer à ce qui était – je cite – la pire décision de toute notre vie de couple divorcé. C’est certain que quitter définitivement la maison de son enfance est un moment délicat mais la vie évolue. La vie change. Et parfois nous sommes nous même contraint de changer pour mieux entamer un nouveau cycle.
Foutaise.
Du haut de ces treize ans elle n’a absolument rien entendu de cette explication d’adulte, et elle m’a déclarée qu’elle ne prononcerait plus jamais un mot à l’encontre de ces parents, en signe de rébellion quant à cette décision.
Elle s’y tient, d’ailleurs. Je n’ai plus entendu le son de sa voix depuis que nous sommes arrivés hier matin. Pour elle qui est d’un naturel bavard, je peux vous certifier que c’est un exploit digne de ce nom. Oui. Un exploit que je compte bien briser, cependant, en la rejoignant sur le ponton derrière la maison, munie d’un plaid de coton rose et d’une tasse de chocolat chaud. L’occasion idéale pour prendre un peu de repos, tout en jouant le rôle délicat de thérapeute pour adolescent en pleine crise. Pourquoi les pères ne sont-ils jamais là dans ce genre de moment ?

« _ Tiens, je t’ai apporté ça. Je l’aborde doucement en préambule, espérant bien attirer à moi plus qu’un regard sombre fuyant directement sur l’horizon.
_ …
_ Tu ne vas pas te priver d’un délicieux chocolat chaud maison, uniquement parce que tu es en colère contre moi ? »

Une remarque qui fait mouche. Elle se retourne vers moi pour ce saisir de son mug préféré, avant de se repositionner face à l’horizon.

« _ Tu n’as pas froid ?
_ …
_ Tu sais, tu serais peut-être bien mieux avec un plaid sur les bras pour te réchauffer ; surtout que le soleil commence doucement à disparaître à l’horizon et que l’humidité du lac va rafraîchir l’atmosphère de plus en plus. »

Cela paraît innocent dis ainsi, mais je connais parfaitement Anna. Je sais que sous sa colère se cache toujours son bon sens.

« _ J’veux bien.
_ Tu as parlé ? Je déclare victorieuse, déposant déjà le plaid sur ses épaules fraîches. _ Tu vois que tu ne peux pas passer toute ta vie à ne plus m’adresser la parole.
_ Ce n’est pas parce que je t’ai répondu maintenant que cela me donne l’envie de te parler toujours.
_ C’est sensé. Seulement tu ne pourras pas éternellement faire vœux de silence avec moi, que tu le veuilles ou non.
_ Pourquoi pas ? J’ai bien tenu vingt-quatre heures.
_ Oui mais à un moment ou à un autre tu auras forcément besoin de me demander quelque chose, de réagir à quelque chose, et tu n’auras pas forcément d’autres options que d’user de tes cordes vocales.
_ Il existe le papier et le crayon pour ça.
_ Certes, mais si tu n’utilises plus tes cordes vocales, elles risquent de s’abimer considérablement voir de ne plus jamais fonctionner. Et ce serait dommage, tu as une si jolie voix. »

Je lui confie, prenant place à côté d’elle sur le ponton.

« _ C’est injuste que vous ayez pris la décision de vendre la maison sans m’en parler.
_ C’est vrai. Je confirme, comprenant totalement son point de vue. _ Seulement, les choses changent et comme je te l’ai dis hier : parfois nous sommes également obligés de changer avec.
_ Mais pourquoi ? Papa m’a dit qu’il ne viendrait plus dans cette maison. Qu’elle était à nous. Pourquoi devons-nous partir si rien ne nous empêche de continuer à y venir ?
_ Parce que j’ai besoin d’écrire ce nouveau chapitre avec toi dans un nouvel endroit.
_ Tu ne l’aimes pas cette maison. C’est ça la vérité.
_ Détrompes-toi cette maison je l’ai toujours aimée de tout mon cœur seulement je… »

Je m’interromps aux jappements soudain de notre chien, Jasper. Il aboie contre la boite aux lettres alors que personne n’y est à proximité.

« _ Qu’est-ce qu’il lui prend ? S’inquiète Anna, l’observant également.
_ Je ne sais pas. Je vais aller voir. Toi, tu restes là. »

Peut-être que quelque chose rôde autour de la maison ? C’est du moins la seule raison qui encouragerait le labrador à s’exciter ainsi sur cette pauvre vieille boite ne tenant plus debout que par un seul miracle.

« _ Jasper. Je l’appelle, de sorte qu’il se calme. _ Qu’est-ce qu’il y a mon grand ? Pourquoi tu grognes comme ça ? Il n’y a rien autour de la boîte aux lettres. File te coucher. »

Il insiste, intriguant toujours plus ma méfiance ainsi que ma curiosité. Je décide donc de le rejoindre définitivement, sur ma garde, avant d’ouvrir la boîte aux lettres pour m’assurer qu’elle n’ait rien d’anormal.
Une lettre.
Tiens, c’est étrange. J’ai relevé tout le courrier ce matin elle ne devrait donc pas être là. Intriguée, je l’ouvre immédiatement pour lire le papier qu’elle contient. C’est une missive d’une certaine Kat. Elle parle de ces vacances dans cette maison, des biens qu’elle devra rembourser si elle vient à casser quelque chose. Qu’est-ce que c’est que ce délire ? Personne d’autre que ma famille n’habite cette maison depuis sa construction. Comment cette femme pourrait y être en vacances alors que je m’y trouve avec ma fille à l’instant même ? C’est sûrement une mauvaise plaisanterie d’Anna.

« _ C’est toi qui t’ait amusé à poster cette lettre dans la boîte ? Je lui demande, accusatrice.
_ Non ! J’ai passé toute l’après-midi sur le ponton avec Jasper !
_ Cette lettre vient bien de quelque part, Anna, et nous ne sommes que deux dans cet endroit. Je lui rétorque, persuadé qu’elle a décidé de me faire peur pour se venger de mon choix de déménager.
_ Oui mais j’t’assure que j’n’y suis pour rien !
_ File dans ta chambre. Dans l’doute je préfère te savoir à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur. »

Cet ordre ne lui scie guère. Elle rejoint la maison en claquant des pieds, et je prends sa suite en compagnie de notre chien. Si effectivement cette lettre ne vient pas de ma fille, c’est qu’il y a une tierce personne qui rôde dans les parages. Il est donc plus sécurisant de rester dans la maison, où je poursuis la lecture en jetant de temps à autre un œil à l’extérieur que la nuit assombrit de plus en plus. Le contenu de la lettre n’a rien de rassurant, d’encourageant. La femme parle d’une arrestation d’un type oeuvrant dans la prostitution juvénile. Or, après une brève recherche, cette histoire n’apparaît à la une d’aucun journal ! Elle connaît même le prénom de ma fille, qu’elle prétend avoir vu gravé dans l’entrebâillement d’une porte de la maison ! C’est impossible ! J’ai vérifié et cela n’existe pas ! J’hésite de ce fait à appeler la police pour signaler une maniaque en voulant à nos vies, comme à répondre à cette personne pour lui signifier de nous laisser tranquille. J’opte pour la seconde option, moins hystérique que ne serait la première.

« Bien. Je ne sais pas très exactement qui vous êtes ni pourquoi vous avez trouver amusant de choisir ma famille comme cible, mais je vous encourage vivement à cesser immédiatement cette « petite plaisanterie » si vous ne désirez pas réellement avoir affaire à la police.
La maison n’est pas en location.
J’y ai toujours vécu.
Et il n’y a aucune inscription d’aucune sorte dans l’entrebâillement des portes des chambres.
Vous avez inventé toutes ces histoires de toutes pièces, fait divers inclus, et je ne trouve pas ça particulièrement hilarant.

Sam.
»

Voilà. Cela devrait suffire à la calmer. Davantage si elle pense que je suis un homme. Je poste la lettre promptement dans la boîte aux lettres, pour le cas où elle viendrait la relever, avant de reprendre le cours normale de ma soirée.
A ma connaissance, elle y était toujours quand j’ai repris la route pour la ville dimanche soir.


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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Une semaine et trois jours. Oui, une semaine et trois jours que tu es ici, seule et à t’emmerder comme un rat mort. Bien entendu, le paysage est magnifique, la température est excellente et blah blah blah… mais la vie citadine te manque. Tu commence à croire que tu t’es imposée ça dans le seul et unique but de te faire souffrir. Peut-être est-ce une punition que tu souhaitais t’infliger suite à ton cafouillage au boulot ? Ça, tu n’auras peut-être jamais la réponse.

Que tu sois en «vacances» ou non, les bonnes vieilles habitudes ont la vie dure. Déjà debout aux aurores, tu avais vite enfilé ta tenue de sport afin de t’accorder ton petit jogging matinal. Bon, le réveil n’avait pas été facile, la bouteille de vin plus ou moins vide qui trône encore sur la petite table du salon servant de preuve, mais tu avais trouvé le courage de t’extirper du lit beaucoup trop confortable… Te voilà partie pour environ une heure de jogging au milieu de la nature. Un changement de décor ne peut pas te faire de mal.

Au bout d’une heure, tu daignes enfin revenir à ta «maison de vacances». À peine retrouves-tu du réseau sur ton téléphone portable que celui-ci te fait savoir son existence. Tiens, un message de ta jeune soeur - demi-soeur plutôt, mais ça, c’est une autre histoire - qui est présentement à l’autre bout du monde pour ses études et qui te demande comment tu vas. L’espace d’un instant, un léger sourire s’affiche sur ton visage, mais tu n’as pas le temps d’entamer une réponse que le cri d’un oiseau te fait sursauter au point de relever rapidement la tête. Sans t’en rendre compte, ton regard s'était tourné vers la vieille boîte aux lettre. Étrange, la petite porte n’est-elle pas dans un angle différent aujourd’hui ? Peut-être l’était-elle depuis le début du weekend, mais ça, tu n’es pas en mesure de le jurer. Sans hésitation, tu ouvres celle-ci et tu y découvres… Une lettre qui n’est pas la tienne. What the fu…? Fudge.

Comment est-ce possible ? Cela ne peut pas être une lettre d’un de tes collègues ou amis. Encore moins ta famille. Ni un pauvre type qui cherche à se venger de toi. Personne ne sait que tu es ici présentement. Personne. Tout le monde à ton boulot doit croire que tu es sois enfermée dans ton minuscule appartement en train de boire toutes les bouteilles que tu es capable de trouver ou bien dans un autre pays en train de boire une tonne de cocktails. Oui, tes collègues pensent tous que tu as certainement un problème d’alcool. Foutaise. La bouteille de vin pratiquement vide ne veut rien dire… Donc, revenons à cette fameuse lettre provenant d’une personne mystère. Puisque tu ne passes pas tes journées devant la fenêtre à l'affût du moindre signe de vie à l’extérieur de cette maison, n’importe qui aurait pu déposer cette lettre pendant les trois derniers jours. Un cinglé du coin, un gamin en manque de distractions, bref, n’importe qui. À nouveau, tu retournes t’installer sur le balcon de la maison, non sans te préparer d’abord un café.

Au moment où tu entames ta courte lecture, eh bien, tu ne peux pas dire que tu es déçue ! Tu te fais pratiquement traiter de déséquilibrée qui prend plaisir à menacer une famille. C’est que cette personne a de l’imagination ! C’est que tu n’as pas d’autres choix que de répondre à cette lettre en ajoutant une touche de ton humour fin et raffiné - mais qui va croire ces conneries ? -.

Bonjour à vous aussi chère (si j’me fis à votre écriture, vous devez être une femme, mais j’me trompe peut-être) Sam.
Vous vivez peut-être dans le grenier, est-ce que je devrais y jeter un coup d'oeil ? Ou la mémoire vous fait défaut, c’est à votre choix !
Vous pouvez contacter la police si vous le souhaitez, mais sachez que j’suis aussi «la police»… Depuis quoi… Environ 17 ans. Vous pouvez m’envoyer un collègue si vous avez du temps à perdre, mais je vous prie de demander un type un minimum agréable à regarder et qu’il ait au moins une trentaine d’années au compteur. Je n’ai pas envie d’avoir un gamin tout droit sortie de l’académie de police dans les pattes et de devoir lui faire son éducation ;)
Je n’ai pas d’enfants, mais vous devriez savoir que les gamins sont doués pour faire des bêtises dans le dos de leurs parents. Peut-être devriez-vous faire une nouvelle vérification des lieux ?
Je ne sais pas ce qu’il se passe dans ce coin paumé du Vermont, mais à New-York, il s’y passe toutes sortes de choses tous les jours. La nouvelle d’hier qui faisait la une des journaux devient obsolète dès le lendemain.

PS 1: Si vous décidez de m’envoyer un collègue, il peut être aussi réactif qu’une poignée de porte. Tout ce dont j’ai besoin, c’est un peu de distraction dans cet endroit qui est au milieu de nulle part ;)

PS 2 : Tout compte fait, vous pouvez garder le collègue. De nous deux, j’crois que c’est vous qui avez le plus grand besoin de vous détendre ;)

Kat


Oui Kat, c’est très mature tout ça. Digne d’une gamine de 12 ans ta dernière petite pique. Sans trop comprendre pourquoi, tu ne peux pas t’empêcher de rigoler toute seule face à ta nouvelle lettre. En temps normal, tu aurais trouvé cette situation complètement ridicule, mais là, tu n’es pas dans un «temps normal». Tu es loin de la ville, de ton appartement pourri, de ton boulot et pratiquement de la civilisation. Certes, il y a des voisins çà et là, mais l’envie de mettre en place des efforts pour socialiser n’est pas au rendez-vous. De toute manière, depuis tes vacances forcées, tu ne cherches pas à te montrer sympathique avec tes semblables. À quoi bon ? Sans vraiment attendre une réponse de cette Sam, tu déposes ta nouvelle lettre dans la fameuse vieille boîte aux lettres.
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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

Anna Perry est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Trois jours plus tard, Wilmington.

Je ne dors plus depuis cette histoire de lettre. Ne pas connaître son expéditeur a le don de me rendre particulièrement nerveuse, d’autant plus lorsque j’imagine son « auteure » capable de mettre à exécution le fait divers qu’elle a si bien décrit. Anna est-elle sérieusement en danger ? Ai-je tort de la conserver pour moi toute seule en ne la faisant lire à personne ? Peut-être. Les doutes sur la question se bousculent inlassablement dans mon esprit, y compris les jours où je suis – normalement – trop submergé par le boulot pour penser à tout autre chose. C’est bien simple : même les clients parviennent à peine à attirer mon attention, d’ordinaire toute dévouée à leurs confidences.

« _ T’es dans la lune ? »

M’interpelle mon frère Saul, moqueur, officier de police de son état, dans la charmante bourgade de Wilmington où nous avons toujours vécus.

« _ Un détail qui me préoccupe. »

Je lui confie, hésitante à lui parler plus en profondeur de ce détail.

« _ C’est encore à cause du divorce ?
_ Non. Je corrige en hochant négativement de la tête. _ C’est plutôt d’ordre… immobilier.
_ C’est clair que la vente de ta maison à trente miles de la ville la plus proche ça ne va pas être du gâteau. »

Ricane-t-il, comme si cela pouvait être l’unique source de préoccupation d’une femme divorcée en pleine « liquidation » de ces biens.

« _ Non, ce n’est pas ça c’est… »

J’hésite. Serait-t-il judicieux de le mettre dans la « confidence » de la lettre ? […] Oui. Il est flic, après tout. Il est le seul qui puisse véritablement protéger Anna du danger, si danger il y a.

« _ C’est quoi ?
_ Une lettre. J’annonce tout d’un coup, pleine d’assurance.
_ Une lettre.
_ Oui. Une lettre.
_ Je ne vois pas en quoi une lettre peut être préoccupante… »

Il fronce les sourcils, incertain de comprendre en quoi cet objet – somme tout anodin pour le commun des mortels – puisse devenir la source d’une angoisse chez sa jeune sœur.

« _ … Ah moins qu’elle ne vienne d’un huissier de justice. C’est le cas ?
_ Non. Mais j’aurai préféré si tu veux mon avis. »

Je l’embue davantage avec mes réponses évasives. Je décide donc de lui tendre la lettre, que je garde constamment sur moi, avant de l’encourager à la lire.

« _ Oui et alors ? Me questionne-t-il à la suite, ne voyant pas le danger là où je n’ai de cesse de le voir.
_ Et alors ? Je rétorque, abasourdie. _ J’ai reçu cette lettre chez moi, à la maison du lac, directement dans la boite aux lettres. Tu ne trouves pas ça étrange ? »

Personne n’expédie du courrier là-bas, depuis sa création. C’est bien pour ça que la boite aux lettres tombe en ruine au fil des années, d’ailleurs : parce qu’elle n’a toujours eu plus ou moins d’utilité qu’en tant qu’objet de décoration. Il y a bien eu quelques copines d’Anna qui au cours des vacances d’été savaient qu’elles pouvaient échanger avec elle que par ce biais ; mais cela remonte du temps où ma fille ne savait pas se servir d’un téléphone portable, et où les appels facecam étaient du domaine de l’inconnu pour nous.

« _ Pas vraiment, non.
_ Tu as bien lu le contenu ? Elle parle d’Anna, de prostitution juvénile, n’est-ce pas une forme de menace sous-entendu ?
_ Tout le monde dans le coin connaît le prénom de ta fille. Déclare-t-il à la suite, hilare. _ Tu es pour ainsi dire la propriétaire de l’endroit le plus fréquenté de la ville, y compris par les rares touristes qui viennent se paumer dans les parages. L’auteure a surement du te trouver très mignonne et elle a eu envie de te confier un peu de sa vie anonymement.
_ Et que fais-tu de la gravure du prénom d’Anna dans le chambranle d’une porte ? Le fait qu’elle soit en vacance dans ma maison, alors qu’elle n’a jamais eu d’autres habitants que David, moi, et notre fille ?
_ J’en sais rien moi, Sam. Soupire-t-il, exaspéré d’avoir affaire à ma paranoïa grandissante. _ Peut-être que tu t’en es plains à quelqu’un et qu’elle l’aura entendu ?
_ Cette marque n’existe pas, Adrian !
_ Alors elle a voulu te faire une mauvaise blague, voilà tout. Tu devrais te détendre un bon coup et te dire que c’est juste une plaisanterie stupide d’une femme qui se fait chier dans sa vie insipide de flic célibataire.
_ En supposant que tu es raison, pourquoi je ne trouve nulle part cette histoire d’arrestation dont elle fait mention ?
_ Nous ne sommes pas à New-York ! Nos médias ne couvrent pas forcément ce genre de nouvelles à l’instant T.
_ Aucun média new yorkais ne relate non plus de cette affaire.
_ Bien. Cela prouve donc qu’elle a tout inventé de toute pièce, afin de gonfler son égo blessé de flic sur le carreau, et qu’elle a eu le besoin de le faire lire à quelqu’un au hasard pour attirer un soupçon d’admiration fictive. Le pire que tu puisses ressentir pour elle c’est de la pitié, tout au plus.
_ C’est tout ? On conclu qu’elle est navrante et on en reste là ? »

Je l’interroge à la suite, dire de m’assurer que je suis bien seule sur le coup.

« _ De toute façon je ne peux rien faire de plus. L’identité de cette femme n’apparaît nulle part sur la lettre, et le contenu n’encourage pas une recherche d’empreintes.
_ Bien. Le sujet est clos dans ce cas. Je m’empare de la lettre que je remets prestement dans ma poche.
_ Mais ne le prend pas comme ça, enfin.
_ J’ai du boulot en cuisine.
_ SAM ! »

En d’autres mots : merci d’être venu, bonne journée. Je vais démasquer cette cinglée moi-même, comme une grande, et il se confondra en excuses de ne pas m’avoir cru quand je l’appellerai pour qu’il vienne l’arrêter. Car là, c’est évident, à tous les coups cette « femme » est une squatteuse. Elle a remarqué que la maison était vide du lundi au vendredi, et elle décidé de me narguer en me laissant cette lettre. Je vais donc la coincer en bouleversant mes projets.

A la maison, j’y serai dès ce soir, seule, et je l’en chasserai d’un coup de pied magistral aux fesses. Enfin… l’espoir fait vivre.

***

Début de soirée, Lac Champlain.

Le pickup à l’arrêt, à quelques miles de la maison, je rejoins cette dernière à pied, ma lampe torche dans une main, mon pied-de-biche dans l’autre. Si ma théorie se confirme, je verrai de la lumière au sein de la maison dès que j’aurai quitté la nature épaisse qui l’isole de la nationale adjacente. Je pourrai de là prévenir mon frère, avant d’intervenir moi-même pour la prendre en flagrant délit.
C’est simple.
Oui, sauf si elle est elle-même armée et experte en maitrise d’individu ! J’aviserai. Je ne vais pas laisser ma conscience me faire rebrousser chemin. Pas maintenant que je suis convaincu d’avoir trouvé le fin mot de toute cette histoire. J’avance et…
Personne.
La maison est plongée dans le noir total.
Se pourrait-t-il qu’elle m’ait grillée en premier ?
Il lui faudrait une sacrée ouïe !
Je décide de m’avancer prudemment de la maison tout en scrutant les alentours de ma lampe torche.
Rien à signaler.
Je me dirige vers la boîte aux lettres où j’espère retrouver mon courrier laissé le week-end dernier.
Il n’est plus là.
Une nouvelle lettre le remplace.
Je décide de m’en saisir, laissant la boîte ouverte, afin de regagner l’intérieur de la résidence.

« _ IL Y A QUELQU’UN ? J’hurle en allumant la lumière, convaincu que cette Kat se cache dans l’obscurité. _ J’VOUS PRÉVIENS J’SUIS ARMÉE ET JE N’HÉSITERAIS PAS À FAIRE PREUVE DE VIOLENCE SI VOUS TENTEZ QUOIQUE CE SOIT CONTRE MOI. »

Ridicule. Voilà ce que je suis. Il n’y a visiblement personne dans cette maison, qui ne sent pas d’odeur autre que celles qui lui sont familières, et je ne m’adresse à personne si ce n’est qu’au silence pesant qui l’a toujours envahi. Je prends la décision de poser mes « armes » afin de lire la nouvelle missive.
Quel culot ! Non contente de m’avoir démasqué sur mon genre, elle a en plus l’insolence de me dire que je mens ? Où que je souffre d’Alzheimer, peut-être ? Mais pour qui se prend-t-elle au juste ?

« _ Je suis ici chez moi, okay ? Je ne vais certainement pas me laisser emmerder par une connasse qui se fait chier durant ces vacances. TU M’ENTENDS ? Je me saisie à nouveau de mon pied-de-biche. _ Je vais te délocaliser de mon grenier illico presto et tu iras t’amuser avec mon frère au poste de police de Wilmington. Tu vas voir c’est très sympa la garde-à-vue et ça te changera sûrement de ton quotidien insipide. »

Je profère des menaces, grimpant deux à deux les marches d’escaliers. Je suis convaincu de la trouver là où elle me disait me cacher. Or, quand j’y arrive, il n’y a personne. Et ce n’est pas faute d’avoir explorer toutes les potentielles cachettes qu’elle y aurait trouvé. Je redescends donc, fouillant la maison dans le moindre recoin.
Vide.
Je suis totalement seule.
Aucune trace d’être vivant comme la fameuse gravure qu’elle prétend pourtant bien réelle.
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Je dois comprendre.

« Tu sais quoi ? Tu as raison : je vais t’envoyer un flic au cours de la semaine à venir, ainsi tu pourras te distraire convenablement en sa « charmante » compagnie. :D Je ne te dis pas quand, hein, sinon tu n’aurais plus le plaisir de la surprise ! ;) Et ne me remercie pas, c’est fait pour ça les vacances. :D

PS1 : J’ai bien fouillé toutes les informations nationales des semaines précédentes aux plus récentes, et je n’ai rien trouvé concernant l’arrestation d’un type s’adonnant à la prostitution juvénile à New York. Dommage que la réalité ne vienne pas t’apporter la petite gloriole personnelle que tu recherchais en inventant toute cette histoire. :P

PS2 : Après ma nouvelle vérification toute entière de tous les chambranles de portes de toute la maison, je n’ai pas non plus trouvé la fameuse gravure dont tu me parles. Visiblement, elle a disparue comme par magie ? A moins que tu n’aies des hallucinations, peut-être ? Dans le second cas : tu devrais arrêter de forcer sur l’alcool ou la drogue, tu vas foutre en l’air ta santé. ;)

Allez, j’t’attends gentiment au grenier. J’suis sûre qu’on peut s’amuser toutes les deux. ;)

Sam.
»

Je poste la lettre, n’attendant pas spécialement de réponse de la part de cette Kat. Je passe d’ailleurs mon weekend, tranquillement, à faire mon ménage, ne recevant jamais la fameuse visite de la soi-disant seconde locataire de la maison. Peut-être a-t-elle eu peur de moi ? Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas lu ma lettre ? Je n’ai pas vérifié, je dois dire. J’ai préféré  reprendre partiellement le cours normal de mon existence, en attendant que la curiosité me prenne à nouveau.


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Kathleen
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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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«Tu devrais prendre soin de toi plus souvent. Ça t'évitera de te retrouver près d’un lac un dimanche soir à te plaindre de ton sort à ta p’tite soeur. » La voix de ta petite soeur résonne dans tes écouteurs alors qu’un sourire moqueur fait son apparition sur tes lèvres. Ton feu de camp improvisé illumine assez ton visage pour que ta petite soeur puisse voir tes diverses expressions faciales malgré la qualité plutôt moyenne de ta connexion internet. «Si tout allait toujours bien dans ma vie, je n’aurai jamais d’nouvelles de toi baby girl.» Emmy. Ou baby girl pour les intimes. Quoique, il n’y a que toi qui a le droit de l’appeler de cette façon sous peine de recevoir un regard noir de sa part. Cette grande gamine de 24 ans est ta petite soeur ou plutôt ta demi-soeur. Née d’une seconde union entre ton père avec une autre femme, la relation entre toi et Emmy aurait pu être difficile avec vos 14 ans d’écart. Sauf que cela n’a pas été le cas. Pour ta petite soeur, tu es en quelque sorte une figure maternelle, paternelle et de grande soeur. Depuis sa naissance, tu t’es occupée d’elle comme si tu étais en quelque sorte sa mère et le jour de son dixième anniversaire, tu n’avais pas hésité à la prendre sous ton bras et à la ramener chez toi. À l’époque, tu avais 24 ans, le même âge qu’Emmy a aujourd’hui, quand tu as pris cette importante décision. Une décision qui t’a peut-être confortée à l’idée de ne jamais avoir d’enfants afin de les protéger de toi-même. Quoique, au fond, cela est certainement contradictoire puisqu’aujourd’hui, ta petite soeur vit à l’autre bout du monde - en Angleterre en fait - afin d’y étudier l’histoire ou l’archéologie - ou les deux, tu as perdu le fil de ses intérêts du côté de ses études - à l’université d’Oxford. En plus de cela, elle y a rencontré un gentil garçon avec qui elle file le parfait amour… Tu ne vas pas te mentir, au fond de toi, plus tu vieillis, plus tu as peur de ressembler à tes parents et de transmettre cette image toxique à ta progéniture qui ne verra jamais le jour.  

«Sérieusement Kat, qu’est-ce qui ne va pas ? Je le vois bien qu’un truc te tracasse depuis longtemps.» Non, tu ne peux pas lui imposer ça. Tes pensées que tu ne fais que ruminer depuis beaucoup trop longtemps. Certes, tu peux lui raconter un mensonge ou bien une demi vérité en lien avec ton expérience traumatisante suite à ta dernière enquête. Sauf que tu détestes mentir à ta petite soeur avec qui tu prônes l’honnêteté. «Tout va bien baby girl. T’inquiète pas, ça va passer et tout va redevenir comme...» Tu n’as pas le temps de terminer ta phrase qu’un étrange craquement provenant de quelques mètres plus loin attire ton attention. Au bout de quelques secondes, c’est la voix d’Emmy qui te ramène à la réalité. «Comme… ? Kat ? Hello !?» Alors que tu secoues rapidement la tête, ta chevelure indomptée suivant le mouvement, tu tentes de te concentrer à nouveau sur ta conversation avec ta petite soeur. «Désolée… C’était probablement un animal sauvage. En deux semaines, j’ai jamais vu autant de bestioles traîner dans un coin paumé !» Le ton de ta voix se veut moqueur et surtout rassurant.

Au bout de quelques minutes supplémentaires de discussion, tu n’arrives plus à contenir tes bâillements. «Tu sais quoi baby girl, j’crois que j’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil. Promets-moi de ne pas faire trop de bêtises !» C’est que tu as l’impression de devenir une mamie depuis que tu t’es installée ici. Les distractions étant limitées, le sommeil pointe le bout de son nez de plus en plus tôt. «Bonne nuit Kat. Je t’aime.» C'est que tu pourrais presque ressentir toute la chaleur qui se dégage de son joli sourire. «Eww.» Grimaces-tu avant d’afficher ton fameux sourire de grande soeur. «Je t’aime aussi baby girl.» Comme à ton habitude, le ton de ta voix se veut doux avec ta petite soeur avant de couper la conversation.

Une fois ton feu de camp éteint, tu ne te diriges pas immédiatement vers la maison, mais plutôt en provenance du bruit que tu as entendu quelques minutes plus tôt. Lorsque tes pas te conduisent jusqu’à la boîte aux lettre, tu ne sais pas si tu dois être surprise ou légèrement inquiète au moment où tu y trouves une lettre à l’intérieur. Est-ce ta personne mystère qui s’est pointée ici pendant que tu discutais tranquillement avec ta petite soeur ? Creepy. Au lieu de la lire tout de suite, tu te contentes de l’attraper, d’entrer à l’intérieur de la maison et de la déposer sur la table de la cuisine. La lecture de cette lettre attendra demain matin après une bonne nuit de sommeil…

***

Comme a ton habitude, tu suis tranquillement ta petite routine du matin. Le petit jogging matinal, le café suivi d’un petit déjeuner. Ce n’est qu’une fois installée sur le balcon pour profiter du soleil du matin que tu te décides enfin à ouvrir la lettre. C’est que la demoiselle a envie de te lancer des petites piques ! Elle ne pouvait pas mieux tomber, tu es en quelque sorte la reine des piques et du culot ! Non sans réprimer un sourire, tu commences à rédiger ta réponse.

Bonjour à toi aussi Sam ! (Tu connais les bases de la politesse ? Ça ne fait jamais du tort !)

J’te remercie de cette délicate attention, je vais prendre la peine d’être à mon avantage tous les jours jusqu’à ce qu’il se pointe ici ! ;) Malheureusement, le grenier était vide et sacrément poussiéreux ! J’suis contente de ne pas souffrir d’asthme.

À ce que je vois, tu n’es pas très douée pour trouver des informations qui ont fait le tour du pays et les choux gras de la presse pendant quelques jours. J’vais te donner un indice, il y a eu des articles sur ce réseau de prostitution juvénile et sur une arrestation importante dans les alentours de décembre 2019. J’te donne déjà un très gros indice ;) Je voudrais bien te révéler mon identité pour te faciliter les recherches, mais je n’ai pas envie qu’une folle furieuse se pointe à mon boulot et m’accuse de vivre «chez elle».

Sache que je n’ai pas de problème d’alcool, encore moins de drogue. Peut-être est-ce toi qui abuse un peu trop de ces substances ? Me faire croire que tu vis ici alors que j’y suis tous les jours depuis un peu plus de deux semaine n’est clairement pas un signe d’une bonne santé mentale ! Pour la peine, j’peux te conseiller quelques hôpitaux psychiatriques qui offrent de très bons services et contacter les services sociaux ;)

PS: Tu peux continuer à me répondre, je trouve tout ça plutôt distrayant. Puisque je suis ici tous les jours, le temps passe beaucoup trop lentement.

Kat


En vérité, tu n’as pas été vérifier dans le grenier, mais une petite voix dans ta tête te pousse à aller y jeter un oeil. Bien entendu, tu ne crois pas y trouver une intrus complètement timbrée qui attend la première occasion de t’égorger. De toute façon, en cas d’urgence, tu traînes avec toi une arme à feu que tu as laissé dans la chambre. Ce n’est pas parce que tu n’as pas le droit d’avoir ton arme de service avec toi que ça t’enlève le droit d’en posséder une... Une fois ta lettre déposée dans la vieille boîte aux lettres, tu te diriges vers le grenier. Si tu passes un petit moment à te battre avec la trappe qui te permet d’y accéder, ce que tu y trouves n’a rien de passionnant. Des trucs çà et là ainsi que - comme tu l’avais si bien deviné - beaucoup de poussière. N’ayant pas la motivation nécessaire pour fouiller chaque recoin ni la motivation d’un enfant de dix ans d’y trouver un quelconque trésor, tu te contentes de refermer la trappe et de retourner vaquer à tes occupations. Tiens, pourquoi ne pas lire un livre qui traîne dans la bibliothèque de cette maison...

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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Une semaine plus tard.

« _ Personne.
_ Tu en es sûr ?
_ Absolument sûr. Il n’y a personne qui rôde de près ou de loin de cette maison pendant la semaine.
_ Pas même la nuit ?
_ Pas même la nuit. Mon collègue est formel.
_ Mais… mais les lettres ?
_ En dehors de celle-ci, je n’en ai trouvé aucune autre. »

Adrian me tend une nouvelle enveloppe, contenant un autre papier que le mien. Si ça se trouve la jeune femme ne vient que le weekend quand je suis là ? Mais ça n'aurait absolument aucun sens ! Pourquoi ferait-t-elle ça ? On ne se connaît même pas ! Et ces missives ne sont pas des lettres d’amours que je sache ! Ou alors je suis dépassé sur les méthodes de drague depuis longtemps.

« _ Tu sais, je commence à me faire du soucis pour toi.
_ Pourquoi ? Parce que je suis harcelée par la dame invisible ?
_ Non parce que tu te surmènes et que tu te mets dans des états pas possible pour de simples lettres.
_ Ce ne sont pas des simples lettres, ce sont… »

Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai l’impression que je perds complètement la tête. Je la perds tellement que je ne contrôle même plus mes émotions. J’ai le sentiment que le monde entier essaye de me faire passer pour une barje. Ah moins que cela ne soit que mon ex-mari. Ou mon frère. J’en sais rien. Je suis totalement paumée.

« _ Tu devrais te reposer. Prendre quelques jours de vacances. Je suis sûr que ça te ferait le plus grand bien.
_ Sûrement, oui. »

Je souffle déboussolée, ne sachant plus moi-même ce qui est bon ou non pour ma personne. J’étais tellement sûr que mon frère allait cueillir cette squatteuse à mon domicile que je me sens comme vidée de toute énergie tout d’un coup.

« _ Tu sais ce que l’on va faire ?
_ Non ?
_ Je vais garder Anna et Jasper ce week-end. Toi, profites-en pour t’éloigner d’ici et changer d’air. D’accord ?
_ Oui. D’accord. »

Il sourit, content de mon accord.

« _ Bon, je te laisse il faut que je rentre. J’t’appellerai demain pour prendre de tes nouvelles. »

J’acquiesce, sans grande conviction. A la vérité je dois avouer que je n’ai pas l’intention de quitter cette maison pour le week-end. Et pour deux raisons : je n’ai pas la force de conduire, et je n’ai pas le cœur à voyager. J’opte donc pour un week-end devant la télévision, sous un plaid, à me gaver de toutes ces bonnes choses que je ne consomme jamais, pour être un modèle de perfection pour ma fille. Et je le commence tout de suite, dès que mon frère a quitté la propriété. Je regagne l’intérieur de la maison, où je me laisse tomber dans le grand canapé blanc, avant d’allumer la télévision. C’est seulement au bout de dix minutes de léthargie que je constate que j’ai toujours la lettre dans la main, froissée. Je l’ouvre pour la lire. C’est la meilleure, ça : me faire la morale pour mon manque de politesse. J’aurai tout lu. Je lis tout, d’ailleurs. Sans grand intérêt pour les « piques » de la dame invisible, jusqu’à ce que mes yeux tombent sur cette date : décembre 2019. Jusqu’à preuve du contraire nous sommes en février 2018 ? Je me saisie de mon mobile pour m’en assurer.
Oui. 24 février 2018. Cela voudrait dire que… J’accours à ma secrétaire pour rédiger cette réponse :

« Bonjour Kat.

Oui je connais parfaitement les bases de la politesse. Je les enseigne même quotidiennement à ma propre fille. Si je ne t’en aie pas fait profiter jusqu’ici, c’est parce que j’estimais que tu ne le méritais pas.

Les choses n’ont pas changées, attention, mais j’aimerais qu’on adopte un échange plus civilisé pour éclaircir quelque chose :

Dans ta lettre : tu me conseilles de consulter les archives de presse de décembre 2019, pour successivement trouver l’arrestation dont tu me parles.

Or, nous ne sommes pas encore en 2019 !

Nous sommes le 24 février 2018 !

Comment as-tu fais pour connaître les actualités du futur ? Tu es médium ?

Comme convenu j’ai envoyé un flic à la maison. Tous les jours. Et il n’a vu personne. Il a juste trouvé ta lettre dans la boîte, comme j’ai trouvé les tiennes précédemment. Comment expliques-tu que la maison soit vide la semaine alors que tu prétends y être h24 7j/7 ?

Actuellement je suis dans le salon, devant la télévision. Si tu étais là je te verrai et vice versa tu ne crois pas ?

A quel jeu joues-tu ? Ou quel phénomène se passe-t-il exactement ? Est-ce que seulement tu existes vraiment ?

Je suis à deux doigts de te donner raison à nouveau, Kat : bientôt c’est l’asile psychiatrique qui m’attends. Et ce serait terrible. J’ai une fille de treize ans qui ne peut pas se permettre de perdre sa mère.

Sam.

PS : Envoi-moi la photo de la gravure, s’il te plaît. J’ai besoin de vérifier si nous parlons bien de la même maison.
»

J’ai exposée toutes mes faiblesses. Dorénavant, elle sait que je suis une femme fragile psychologiquement. Qu’il ne me faut sûrement pas grand-chose pour perdre la raison. Et c’est le cœur battant par la peur que je glisse le papier dans la boite aux lettres.

C’est étrange car… J’ai l’intime conviction qu’elle détient mon avenir entre ces mains ; et je crains plus que jamais l’apparition de sa réponse…


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J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Pour la première fois depuis ton arrivée dans cette maison, tu as passé pratiquement ta journée entière dans la petite ville la plus proche. Un retour à la civilisation ne peut pas te faire de mal. De toute façon, il fallait bien que tu sortes un jour ou l’autre afin de remplir le frigo qui est désespérément vide. À moins que tu aies envie de prendre ton arme à feu et de te mettre à tirer sur tout ce qui bouge sur quatre pattes autour du lac afin d’improviser une partie de chasse, mais là, tu t’arrangerai surtout pour terminer en garde-à-vue quelque part dans ce trou paumé. Tu détestes cuisiner, mais ce n’est pas une raison pour crever de faim.

Cela aurait été surprenant que tu réussisses à te contenir assez pour te limiter à quelques courses pour t’acheter de quoi te nourrir pour les deux ou trois prochaines semaines. Oui, cela aurait été un exploit, mais malheureusement, ce n’est pas pour aujourd’hui. Avant même de poser les pieds dans une épicerie, ton attention s’était tournée vers une espèce de magasin vendant des trucs en vrac. De l’animal empaillé à la lampe tout droit sortie des années 80, tu pouvais y trouver de tout. Ni une ni deux, il ne t’en fallait pas plus pour faire chauffer ta carte de crédit. Dépenser tout ton argent dans des trucs inutiles, ça tue bien le temps, non ? De toute façon, tu n’as jamais le temps de faire de folles dépenses, car quand tu ne travailles pas, tu es en train de dormir, de t’entrainer ou de vider une bouteille d’alcool - non, tu n’as aucun problème de consommation d’alcool…-.

Alors que tu te décides enfin de sortir de ce magasin avec un sac plein de trucs inutiles, tu ne te diriges pas immédiatement vers l’épicerie la plus proche, mais plutôt vers le bar le plus proche. C’est que tes emplettes t’ont donné soif… Eh tu dois bien y passer les deux prochaines heures à boire et à dire toutes sortes de conneries aux locaux du coin qui osent fréquenter un bar tôt le samedi. L’avantage avec ton entraînement quotidien et ta génétique un minimum clémente, les gens s'attribuent toujours quelques années de moins au compteur. Partout où tu vas, tu passes toujours pour une jeune trentenaire, ce qui rend ton comportement un peu moins pathétique… Surtout quand tu n’es pas à jeun.

***

Ton retour à la réalité, ou plutôt à la maison près du lac, c’est plutôt bien déroulé. Par contre, lorsque tu as fait tes achats à l’épicerie, tu étais à des années lumières d’être sobre. Mais bon, ce n’est pas très grave, tu questionneras tes choix douteux ce soir ou demain matin… Sans trop savoir pourquoi, tu te diriges automatiquement vers la vieille boîte aux lettres et c’est sans réelle surprise que tu y découvres une nouvelle lettre. Au moment où tu attrapes la lettre dans ta seule main de libre, ton regard croise celui qui doit être ton voisin temporaire. Probablement échappé de l’ère des dinosaure - ou de l’asile, c’est au choix -, le vieux type t’adresse un petit sourire que tu pourrais décrire comme perturbant. C’est qu’il faut que tu fasses un effort pratiquement surhumain pour répondre à son sourire qui doit sonner comme un «qu’est-ce que tu m’veux espèce de vieux fou ?» avant de marcher un peu plus rapidement vers la porte d’entrée.

Ça n’a jamais été dans tes habitudes d’entretenir une correspondance avec d’autres personnes. Même gamine, tu n’avais jamais eu cette habitude de garder un lien avec tes amis lorsque tu avais déménagé aux États-Unis. À quoi bon ? Cela n’aurait fait que retarder l’inévitable, c’est-à-dire un éloignement total où tu n’as plus jamais de nouvelles de la personne. À tes yeux, il est plus facile de tirer immédiatement un trait sur une personne que de tenter de sauver ce qui n’existera plus d’ici quelques temps. Ça doit être pour ça que tu es encore célibataire…

Une fois tes courses rangées, tu te décides finalement à lire la lettre avec une certaine excitation sans trop comprendre pourquoi. Plus tu avances dans ta lecture, plus tu fronces tes sourcils. Mais c’est quoi cette histoire ? Est-ce que tu as franchi une faille spatio temporelle sans le savoir ? À ce que tu saches, cela existe que dans les films ! Comment peux-tu envoyer une photo à cette femme alors que tu n’as pas accès à une imprimante ? À moins que…

Te voilà en train de courir dans la maison à la recherche de tes emplettes du jour. N’as-tu pas mis la main sur un vieux Polaroid encore fonctionnel ? Certes, la photo ne sera pas parfaite, mais tu pourras lui présenter une preuve de ce que tu avances. En plus de cela, tu as un journal datant d’hier qui traîne sur la table de la cuisine ! En un claquement de doigts, te voilà en train de prendre une photo de la fameuse gravure comportant le nom de «Anna» dans l’entrebâillement de la porte, puis tu te mets à découper la partie d’une page du journal contenant la date du 23 février 2020. Une fois ces deux tâches faites, tu attrapes une enveloppe et tu retournes t’installer comme à ton habitude sur le balcon.


Bonjour Sam,

À moins que je sois en train de vivre dans le futur (ou tu t’es peut-être cognée la tête un peu trop fort dernièrement) ou que j’ai développé des pouvoirs de téléportation dans le temps, nous sommes bien en février 2020. C’est la bonne journée et le bon mois, mais pas la bonne année. Je peux t’assurer que je ne joue à aucun jeu. Je sais que j’ai un humour douteux, mais pas à ce point-là et j’ai pas une imagination qui va jusqu’à inventer ce genre d’histoire pour faire peur aux gens. Ça, j’peux t’assurer que j’existe, j’pourrais te raconter toute ma vie si tu le voulais et si tu viens à savoir mon identité, tu pourrais facilement t’assurer que j’existe bel et bien sur cette planète.

À part un type un peu bizarre qui traîne dans l’coin (il doit pratiquement avoir 100 ans), je n’ai vu aucun flic à l’horizon à part moi. À moins que tu sois un gamin du coin qui s’ennuie à mourir et qui s’amuse à me répondre pour tuer le temps, j’vois pas comment nos lettre peuvent s’adresser à deux personnes qui vivent présentement à la même adresse…

De mon côté, c’est la fin de la journée et j’suis assise sur le balcon… Comme à chaque fois que je te rédige une nouvelle lettre. Si je regarde par la fenêtre du salon, je ne te vois pas. En fait, ça serait bizarre, car il n’y a que ma p’tite personne pour me tenir compagnie.

Avant de penser à l’internement en psychiatrie, on va bien finir par comprendre ce qu’il se passe… Par ta réaction à tes deux précédentes lettres, j’imagine que le prénom de ta fille est Anna, non ? Je te dis la vérité quand mon but en écrivant ma première lettre n’était pas de faire peur à qui que ce soit. C’est peut-être juste un drôle de hasard…

Tu trouveras dans l’enveloppe la photo que tu m’as demandé. Bon, c’pas de première qualité puisque la photo vient d’un Polaroid, mais c’est lisible. Je t’ai ajouté un truc supplémentaire pour te prouver que nous sommes bien en 2020.

Kat



Alors que tu glisses la lettre, la photo ainsi que le petit bout de journal que tu as pris la peine de découper dans l’enveloppe, tu commences à te demander à quoi rime toute cette histoire ? Plus tu y réfléchis, moins cela a de sens. Qui aurait autant de temps à perdre à inventer ce genre d’histoire dans le but de se distraire de la monotonie de la vie. Quoique, ta vie n’a rien de monotone. Sauf peut-être en ce moment. Il n’y a pas si longtemps, tu risquais ta vie pratiquement tous les jours en te rendant à ton boulot…

Eh maintenant ? Une fois ton message avec tes «preuves» dans la boîte aux lettres, il ne te reste plus qu’à attendre une réponse de Sam.
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The Whole 9
The Whole 9
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Luigi

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Samantha Perry
J'ai 40 ans et je vis à Vermont, près du lac Champlain, aux États-Unis.. Dans la vie, je suis gérante et pâtissière de mon propre salon de thé et je m'en sors convenablement. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcée mais l'heureuse maman d'une fille qui s'appelle Anna et je le vis plutôt très bien.

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Anna Perry (Avalon Robbins) est la fille unique de Samantha et David Perry. + Par soucis de conserver le même patronyme que celui de sa fille, Samantha a choisit de conserver son nom marital après la prononciation de son divorce. + Elle a également décidé de mettre en vente la maison du lac, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie dans un nouvel endroit sans aucun souvenir. + Elle n'a jamais été très certaine de son orientation sexuelle, hétéro. Elle a toujours ressentie une espèce d'attirance pour les femmes, mais elle n'imagine pas que cela soit autre chose que de la simple admiration.

Anna (13 ans en 2018)
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Jennifer Morrison :copyright:️ lily
*Driiiing* J’ouvre les yeux en sursaut. Où suis-je ? Que se passe-t-il ? Je regarde promptement autour de moi quand je constate que ce n’est que mon téléphone qui sonne. Adrian ? Ah oui. Je me souviens maintenant. Il avait dit qu’il m’appellerait demain pour prendre de mes nouvelles. Sommes-nous déjà demain ? Cela m’en a tout l’air. Le jour semble être levé depuis de longues heures alors que ce n’était absolument pas le cas lorsque je me suis assoupie hier soir. Bref. Je décroche la communication, avant qu’il ne s’imagine lui-même qu’il m’est potentiellement arrivé quelque chose de grave.

« _ Allô. Ouh. La voix du -p’tit matin- n’est pas glorieuse, je dois dire. Je me racle la gorge afin de me répéter plus clairement. _ Allô.
_ Sam ? Tu vas bien ?
_ Oui. Je ricane un peu, contente de découvrir qu’il peut être aussi paranoïaque à ces heures perdues. _ J’viens tout juste de m’réveiller c’est tout. Ça va ne t’inquiètes pas.
_ Tu es toujours à la maison du lac ?
_ Oui. Où veux-tu que je sois ?
_ Tu ne m’avais pas dit que tu partirais t’aérer ailleurs, pour te reposer ?
_ Je suis dans l’endroit le plus calme du monde ; pourquoi voudrais-tu que je fasse des kilomètres en voiture pour trouver ce que j’ai déjà ici ?
_ Le but était que tu te sortes cet endroit de la tête, justement. Et aussi que tu oublies cette histoire de…
_ De lettres ?
_ Oui.
_ Tu peux l’dire tu sais ? Ce n’est pas un mot tabou.
_ Non mais c’est un mot qui a le don de te rendre anxieuse ces derniers temps.
_ Oui bah c’est du passé maintenant, d’accord ?
_ T’es sûre ?
_ Oui. »

Pas du tout. J’ai posté pas plus tard qu’hier une nouvelle réponse à la dame invisible, et depuis j’attends sa lettre retour avec une certaine fébrilité. Je me demande si elle m’a répondu, d’ailleurs. Il faut que je m’en assure. Je quitte le canapé qui m’a vu léthargique durant de longues heures, avant d’aller jeter un œil à ma boîte aux lettres.

« _ Je suis content de te l’entendre dire. Poursuit Adrian, à l’autre bout du combiné.
_ Tu croyais que je devenais folle, c’est ça ?
_ Non. C’est surtout que…
_ Adrian.
_ Bon, okay, c’est vrai que l’idée m’a affleurée l’esprit quand tu m’as demandé avec mon binôme de surveiller la maison du lac pendant toute une semaine. Mais maintenant que tu me dis que c’est de l’histoire ancienne je n’y pense plus du tout.
_ A la bonne heure. Comment se porte Anna ? Je m’intéresse sitôt, pour clore le sujet, tandis que je me saisie de l’enveloppe que j’y trouve.
_ Elle va bien. Tu veux que j’te la passe ?
_ J’veux bien, oui. J’accepte en regagnant la maison, où je m’installe sur une marche d’escalier pour découvrir la réponse de Kat.
_ Allô, maman !
_ Hey princesse ! Comment vas-tu ?
_ Ça va et toi ? Tonton m’a dit que tu étais très fatigué hier. Tu te sens mieux aujourd’hui ?
_ Bien mieux, oui. Je lui confie, un sourire tendre au visage.
_ Je suis contente. »

Je sais qu’elle est sincère. Sa voix laisse transparaître ses sentiments comme personne. Ce quelle me manque, d’ailleurs. Je l’écoute me narrer ces activités de la veille, quand mes yeux tombent sur les pièces jointes du courrier : une photo de la maison, ma maison, et une coupure de journal datant de février 2020. Février 2020 ? Mais c’est impossible ! Je me redresse d’un bond, comme effrayé par la réalité qui me frappe, avant de bredouiller ces mots à ma fille :

« _ J’dois… j’dois te laisser ma poupée… Je… j’vous appelle plus tard, okay ? Tout va bien ! »

Et je raccroche promptement. Il faut que j’en aie le cœur net. Je grimpe quatre à quatre les escaliers pour comparer le cliché au chambranle de la porte de la chambre d’Anna. C’est bien le même, mais la gravure n’existe pas dans le bois du mien. J’entre donc dans la chambre pour trouver le polaroïd d’Anna. Il faut que Kat voie ça. Il faut qu’elle constate que nous sommes bien au même endroit, mais à deux époques différentes. Quant à la date hé bien… Par chance, l’appareil l’inscrit sur le bas de la photo, toute à droite, dans une encre orange fluo. Cette preuve en main, je réponds à ma correspondante, assise au bureau de ma fille.

« Bonjour Kat.

Effectivement : il serait tentant de croire que je me suis pris dernièrement un sacré coup sur la tête. Et je l’aurai préféré, honnêtement.

Seulement, force est de constater – photo à l’appuie, que je te joins à cette lettre – que je ne suis ni folle ni sujette à une amnésie partielle.

Je suis bien dans la même maison que toi, mais à la date du dimanche 25 février 2018. Soit deux ans avant toi.

Je sais que tout ceci paraît totalement dingue, cela l’est tout autant pour moi je t’assure, mais les preuves parlent pour nous ! Tu ne peux pas avoir crée un journal en date de 2020 en aussi peu de temps, comme je ne peux pas avoir effacer la marque dans le bois.  

Et si tu n’as jamais vu les flics de la semaine,  c’est uniquement parce qu’ils y venaient maintenant, à mon époque. Celle où j’y vis encore en compagnie de ma fille, et où j’étais terrifiée à l’idée que tu puisses lui faire du mal.

Car oui, effectivement, Anna est bien le prénom de ma fille. Et elle est tout ce que je possède de plus précieux en ce monde. Je ne supporterai donc pas que l’on lui fasse du mal. De ce fait, tu imagines bien que lire les mots « prostitution juvénile » cela a de quoi effrayer n’importe quelle mère célibataire soucieuse de son enfant ?

J’me sens idiote tout d’un coup. J’t’ai toujours vu comme une menace planant sur ma famille, planquée dans l’ombre de la nature environnante, alors qu’en réalité tu n’as jamais été là !

Avec moi du moins, j’entends.
Tu es là.
Tu existes.
Mais tu es à New York, où ailleurs.

Et moi… Hé bien moi j’imagine que j’ai réussie à vendre la maison puisque tu l’as loue « actuellement », et que je fais ma vie ailleurs avec ma fille en 2020.

Pfiou. J’dirais pas non à un bon verre d’alcool pour faire passer l’information, là.
Une chance que je sois seule ce week-end. Ma fille n’assistera pas à un tel spectacle de son irréprochable mère. (Rires)

J’imagine que tu cesseras de m’écrire maintenant que tu flippes autant que moi ? J’me trompe ?

Si c’est le cas j’te souhaite d’être heureuse.

Sam.
»

Je mets dans l’enveloppe la lettre ainsi que la photo. Ensuite, je prends soin de cacher les preuves de Kat, de sorte que personne d’autre que moi ne puisse tomber dessus. Je ne sais pas quelles conséquences auraient cette révélation sur le reste du monde, mais une chose est certaine : je sais qu’elle bouleverserait son espace temps si les médias venaient s’emparer d’un tel scoop. Je descends donc poster mon courrier quand, sur le papier, j’ai l’idée d’ajouter :

« PS : Je serai à la boite aux lettres à 18 heures, ce soir. Ce serait génial si tu postais ta lettre à ce moment précis, en 2020. Dire qu’on sache comment ça marche ? »

Posté. Il ne reste plus qu’à être présente au rendez-vous pour en avoir le cœur net, à présent. En attendant, je consens à répondre à mon frère qui n’a plus eu de cesse de faire sonner le téléphone, et ce dès lors que je l’ai raccroché. Quelque chose me dit qu’il n’a pas apprécié ma fuite soudaine…


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Kathleen
Howell

J'ai 38 ans et je vis dans la ville de New-York, mais je suis présentement dans le Vermont près du lac Champlain, aux États-Unis. Dans la vie, je suis inspectrice de police dans la section des crimes sexuels et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance ou à ma chance, va savoir, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

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> Depuis quelques années, Kathleen a développé un amour assez prononcé pour l’alcool, mais elle refuse d’avouer que sa consommation peut être problématique.
> Avoir une enfance heureuse c’est pour les autres, Kat’ n’a jamais eu des beaux exemples parentaux.
> Loin d’avoir la langue dans sa poche, Kat’ peut facilement s’attirer des problèmes avec les «autres». Du genre arrogante et ayant un mauvais caractère, cela ne fait pas toujours bon ménage. Heureusement que son humour noir et douteux est là pour calmer les choses, du moins, parfois...
> Sa vie se résume principalement à son travail. Sa vie sentimentale n’est pas très glorieuse, les relations sérieuses ne se bousculent pas devant sa porte. Une relation éphémère avec un homme ou une femme, c’est beaucoup plus facile à gérer, surtout quand cela concerne ses propres émotions ou ses sentiments.
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Melanie Scrofano :copyright:️ Evie

Cet appel te semble durer une éternité. Une éternité a tenter de convaincre ton patron que «oui, je vais bien» et que «non, j’ai pas besoin de consulter un de ces crétins de psy du bureau». Ta santé mentale va très bien, merci. Tu as eu un petit écart de conduite avec un déchet de l’humanité, mais cela ne se reproduira pas. Jamais. Tu ne veux pas perdre ton boulot, une des rares choses dans ce monde, en dehors de ta petite soeur, qui te maintient véritablement en vie. En plus de cela, ce pauvre type n’a même pas essayé de te coller une plainte au cul. Selon ton patron, tu viens d’éviter une poursuite de justesse grâce à tes collègues qui continuent de répéter à qui veut l’entendre que ce rebut de l’humanité s’est montré agressif envers toi lors de son arrestation et que tu n’as fait que te défendre. «Tu n’auras pas toujours cette chance Kathleen». Rien à foutre. Bon, tu sais que quand ton patron utilise ton prénom au lieu de ton surnom, tu comprends assez vite qu’il est sérieux. Cette fois-ci, tu t’évites une nouvelle tache à ton dossier qui possède déjà une belle épaisseur. Non, tu n’es pas blanche comme neige, mais tu t’en fiches, tout ce que tu veux, c’est récupérer ta plaque ainsi que ton arme. Enfermée dans cette maison - qui te semble de plus en plus étrange -, tu ne sers à rien. Ton rôle est de servir et protéger la population des monstres qui se baladent librement dans la rue. Pas à prendre des vacances forcées.

Frustrée par cette longue conversation téléphonique qui n’a abouti à rien, sauf à t’acculer un peu plus près du mur afin que tu consultes un psychologue, tu décides de sortir à l’extérieur prendre l’air. Appuyée contre la rampe du balcon, tu fouilles dans la poche arrière de ton jean afin d’en extirper un paquet de cigarettes. Si ton vice principal est l’alcool, il t’arrive de fumer de temps en temps lorsque tu vis une situation qui manque de te faire exploser comme un volcan qui entre en irruption. Une clope entre tes lèvres, ton regard bleuté se tourne vers la boîte aux lettres. Et s’il y avait déjà un message à l’intérieur ? Votre rythme de réponse n’est pas précis, mais qui sait ? Tu auras peut-être de la chance.

Pour une fois, tu as effectivement de la chance. Déjà une lettre que tu es déjà en train de lire…Ainsi qu’une photo qui te laisse sans voix. Ni une ni deux, te voilà en train de courir pratiquement comme une folle à l’intérieur de la maison dans le but de comparer l’image et la «réalité». Par habitude, ton esprit de flic ne peut pas s’empêcher de prendre le dessus sur tout le reste. Tu analyses chaque détail pendant de longues minutes afin d’y déceler la moindre erreur, le moindre montage, mais rien. Avec cette preuve sous tes yeux, il est de plus en plus difficile à croire que tout ça est l’oeuvre d’un gamin qui cherche à se distraire à tes dépends. À moins d’avoir énormément de temps à perdre… En un claquement de doigts, te voilà en train de rédiger une nouvelle réponse sur le balcon de cette maison aux mille et un mystères.


Bonjour Sam,

Je n’ai pas l’intention de cesser de t’écrire. Je ne sais pas si c’est la curiosité, la fascination ou un mélange de ces deux trucs à la fois, mais j’me dis que je ne peux pas faire comme si de rien était. Quand je regarde la photo, je n’y décèle aucune supercherie ou un quelconque montage. Toute cette histoire est carrément illogique !

J’peux comprendre ton inquiétude en lisant ma première lettre, mais je peux te confirmer que j’bosse bel et bien dans la police. Mon boulot est d’enquêter sur les crimes sexuels. J’fais ça depuis longtemps et certains diront depuis beaucoup trop longtemps. Pour le commun des mortels, ce job est horrible, mais j’suis capable d’encaisser pas mal d’horreurs. Si mon équipe n’était pas là, il y aurait encore plus de monstres en liberté qu’il n’y en a déjà. T’inquiète pas, je t’épargne les visions cauchemardesques de mon boulot.

D’une certaine façon, j’suis avec toi, mais pas à la même époque… On dirait un film de science fiction. Je vis à New York depuis plusieurs années, je ne suis pas originaire de là-bas, mais plutôt du Canada. Présentement, j’suis chez toi à prendre ces stupides vacances, enfin, c’était chez toi… Je ne sais pas ce que tu deviens en 2020, mais il n’y a personne qui vit ici, juste des personnes comme moi qui veulent louer cet endroit pour quelques temps.

J’aimerais bien partager un verre avec toi, mais ça risque d’être difficile. L’alcool ce n’est pas ce qui manque ici… Il faut bien tuer le temps comme on peut ;)

À moins que tu sois comme ma mère, j’crois qu’elle aurait survécu au spectacle ;) Ces p’tites bêtes là sont souvent très résistantes !

PS: Ma lettre est déposée dans la boîte aux lettres à 18h00 pile. J’ai vérifié pratiquement à la seconde près. Si ça fonctionne, cela veut dire que l’effet est immédiat, ce qui est bien… J’imagine ?

Kat


***

Debout à côté de la boîte aux lettres magique, tu te sens un peu ridicule. Est-ce qu’une inconnue est en train de te mener en bateau et de se foutre de ta gueule à une distance raisonnable. Qui sait, tu vas peut-être te retrouver dans une story Snapchat ou sur une vidéo Youtube avec comme titre «Une folle attend une lettre magique, ça tourne mal». Si cette histoire n’est qu’une vaste blague, tu vas retrouver le coupable et lui foutre ton pied au derrière sans la moindre once de pitié.

Les yeux rivés sur ton portable, tu attends impatiemment 18h00. Cinq, quatre, trois, deux, un… Dès que tu vois le chiffre fatidique apparaître sur ton téléphone portable, tu t’empresses de mettre ta lettre à l’intérieur et de refermer la petite porte. Maintenant, il ne te reste plus qu’à attendre une poignée de minutes afin de voir si ta lettre est toujours là.
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