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 A chacun son coin de paradis | DONJUANAUXENFERS

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Basé sur La Belle et la Bête, une fois que le sort fût brisé. Belle demandait simplement à rejoindre son père pour quelques jours au moins, mais la Bête semblait contrarié à cette idée. Le prince ne sachant toujours pas se montrer plus doux quand quelque chose le contrariait vraiment, Belle décida de s'éloigner de lui pour quelques heures au moins.


Contexte provenant de La Belle et la Bête
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Belle
J'ai 24 ans et je vis à Conques, France. Dans la vie, je suis un rat de bibliothèque et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt pas bien parfois.


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Emma Watson :copyright:️ Schizophrenic


Mes doigts glissaient sur la page blanche où beaucoup d’encre avait pris forme. Il n’y avait pas plus magique qu’un nouveau livre à découvrir. C’était une nouvelle porte sur un autre monde. Un monde de possibilités immenses. Le château avait une bibliothèque gigantesque et je n’arriverais sans doute jamais au bout de tous ces univers qui s’ouvraient à moi. Sur un banc, loin de la bâtisse imposante, j’étais masquée par les arbres et la verdure environnante. Une légère brise venait me caresser le visage. C’était le meilleur endroit pour lire. Le silence était d’or lorsque je me plongeais dans mes lectures. A dire vrai, cela me permettait aussi de prendre du temps pour réfléchir. Maintenant que la malédiction sur le château était levée, je n’avais plus d’obligation. J’étais libre et le sort était brisé pour tout ceux qui avaient été maudits. Alors sa réaction m’avait semblé disproportionnée et injuste. Il était normal que je veuille rejoindre mon père et passer quelques jours près de lui, comme avant. C’était sans doute trop demander. Si cela était possible, j’avais le sentiment que ses crocs allaient de nouveau lui pousser avec l’excès de rage qu’il s’était permis d’avoir.

Ses hurlements retentissaient dans tout le pavillon alors que prenant les bords de ma robe, je descendais déjà l’escalier, sans montrer la rage intérieure que je contenais. Sur une petite table près de l’entrée séjournait nonchalamment le livre que je possédais entre mes deux paumes dorénavant. J’ignorais qui était la personne qui en laissait un nouveau chaque matin, mais j’avais bien compris que c’était à mon intention. Un soupir m’échappa. Repenser aux événements de ce matin ne me permettait pas de profiter pleinement de ces nouveaux écrits. J’aurai pu prendre un cheval et rejoindre mon père sans autre forme de procès. Mais il fallait croire qu’un fil invisible de bonne convenance m’empêchait de partir aussi rapidement que la colère du prince pouvait fuser.

Le sort rompu signifiait que j’avais des sentiments pour cet homme. Mais est-ce que la rose signifiait pour autant que lui-même était capable d’aimer ? Peut-être pas. Théoriquement ce n’était pas nécessaire, il suffisait simplement qu’une personne soit assez folle pour l’aimer pleinement tel qu’il était. Si on rétablissait les faits, il m’avait quand même retenue prisonnière au début. Je n’avais pu délivrer mon père qu’à cette condition. Je savais bien qu’il était une bonne personne, mais son impulsivité était toujours si présente et vibrante dès que la moindre poussière le contrariait.

Mon regard se posa sur une rangée d’arbres où des bruits qui ne venaient pas de la brise s’immisçaient dans mon monde de quiétude.

« Si c’est toi, moi non plus je ne suis pas d’humeur. Ne m’importune pas et retourne au château. Je pense que ta propriété est assez grande pour que tu me laisses mon espace. »

Les bruits ne cessant pas, je prie une grande bouffée d’air pour soupirer et serrer les dents. Posant bien mon livre sur la tranche de page que je lisais, je me relevais pour aller voir la tête de celui qui m’importunait. Seulement, en allant à la source, je ne trouvais finalement personne. En me retournant, j’aperçu une petite boule de poils blancs qui courraient plus loin. Ce n’était donc qu’un lapin qui avait voulu profiter du même espace de verdure que moi. Un léger rire s’empara de moi. Finalement, le prince et moi étions sans doute les deux personnes les plus caractériels à des kilomètres à la ronde.

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Adam

J'ai 30 ans et je vis à Conques, France. Dans la vie, je suis prince et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis dans une situation indescriptible et je le vis plutôt bien (enfin cela dépend des jours).

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Dan Stevens :copyright:️ Schizophrénic


Le sort est rompu. Les domestiques de ce château ont tous retrouvés une apparence humaine, sans exception. Même ce foutu Sultan. Il est bien gentil ce chien, mais parfois ses aboiements me hérissent le poil. Par moment je sens bien qu’un rien pourrait me pousser à redevenir une bête difforme. Lorsque ce ne sont pas les habitants de ce lieu qui m’exaspère, le caractère de Belle s’y substitue. Sa dernière lubie ? Retrouver son père. N’importe quel humain comprendrait son envie. Mais pas moi… En vérité j’ai peur qu’elle m’abandonne. Le grincement de la lourde porte en bois se fit entendre. Les têtes inquiètes de Lumière et Big Ben passe à travers son encadrement.

- « Maître ? » Prononcent-ils en même temps.

À l’entente de leurs voix mielleuses, je me retourne. Le regard que je leur adresse trahit mes pensées. Même sans mes poils et avec des allures, un tant soit peu civilisée, je suis encore énervée. L’un comme l’autre, ils n’osent pas parler de nouveau. Pourtant ils savent être de bons conseils.

- « Elle veut retrouver son père. » Ajoutais-je entre deux grognements.

Au même moment la tête de Madame Samovar les rejoint. Ah non… Ce n’est véritablement pas le moment de venir m’importuner avec ses théières. Rapidement Lumière se penche dans sa direction et lui explique la situation. Sans réfléchir elle s’avance, mains contre ses hanches l’air mécontente. Sa voix s’élève. Mes yeux s’adressent rapidement au ciel alors que je soupire.

- « Laisser-là partir. Elle reviendra… »
- « Ou pas. » Ajoutais-je en m’asseyant dans l’un des fauteuils de mon salon d’été.
- « Elle reviendra, Maître. Elle est toujours revenue. »

Le raclement de gorge qui m’échappe caractérise si bien mon agacement. Puis je me lève et jette un regard en direction de la grande baie vitrée. Sa silhouette s’échappe du dédale végétatif. Belle a l’air si douce et gentille… Tous les hommes du village voisin doivent la désirer, et leurs femmes l’envier. Comment peut-elle espérer que je ne sois pas jaloux ni possessif ? Dans un élan de lucidité, je quitte précipitamment mon salon d’été afin de la rejoindre. La porte principale claque. À travers les jardins, je tente vainement de la rejoindre. Les jardiniers n’ont toujours pas achevé leurs travails, les nombreuses mauvaises herbes et ronces m’agacent encore plus. Ils renforcent ma colère. Soudain je m’arrête. Sa silhouette se dégage du paysage. Elle prononce quelques phrases, qui semble-t-il, me sont adressées. Elle se lève, marche en direction de la source et découvre un petit lapin. Le fin sourire qui étire la commissure de mes lèvres se substitue à mon agacement. Peut-être qu’ils ont raison. Je devrais la laisser partir ?

- « Ton père t’attend, Belle. »

Les octaves de ma voix s’élèvent au-dessus de la végétation luxuriante. Une phrase. Une seule. Mais elle comprendra. Elle n’est pas idiote ni stupide. Même si j’ai peur qu’elle ne revienne pas, je n’ai pas le droit, comme je le faisais autrefois, de la séquestrer. Sans lui dire, je prends sur moi.


« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Belle
Son prénom vient de sa mère qui avait tant espéré pendant de long mois que sa naissance lui permettrait de trouver le bon prénom pour son enfant. Cette dernière est morte de la peste alors que Belle n'avait que dans les trois ans. Elle ne connut la vérité que lorsque la Bête lui permit de se rendre dans le dernier appartement de ses parents à Paris. Elle vit à Conques d'où l'on peut voir un château plus écarté du petit village où son père continue d'être un artiste accomplit.


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Son père a volé une rose qu'elle avait demandé pendant un voyage. La Bête le condamna à l'emprisonnement à vie. Belle prit sa place et rencontra une malédiction bien particulière. Après avoir voulu s'enfuir et laisser ces étranges habitants à leur sort, la Bête la sauva d'une meute de loups. Voyant dorénavant l'humain plus que la Bête, elle resta à ses côtés.


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Adam et Belle apprennent à vivre ensemble dans un monde où la malédiction est maintenant brisée et le couple atypique à parfois du mal à se coordonner et se comprendre.


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Peut-on aimer et redouter à la fois la même personne ? C’était une question que soulevait bon nombre des livres dont je feuilletais les pages. J’étais peut-être la meilleure personne pour répondre à cette question. Non, quand on aime on comprend, quand on aime on oublie parfois, mais on sait toujours ce que vaut sa moitié. Les premiers jours je l’avais redouté, seule la bête me faisait face, pas l’homme qui se cachait à l’intérieur. Puis, quand je pris le pas de m’enfuir pour rejoindre mon foyer et mon petit village, je fus prise de toute part par une meute de loups. Il n’hésita pas un instant pour venir me sauver, au péril de sa propre vie. Bête ou pas, il pouvait saigner, il pouvait mourir. C’était la première fois que je voyais l’homme, celui qui avait un cœur que même ses grognements ne pouvaient masquer continuellement.

Mon cœur a commencé à s’ouvrir quand je pansais ses plaies et le découvrait finalement sous un jour plus humain que n’importe quel autre homme qui avait pu croiser ma route. Une fois la malédiction levée, le château avait repris son ampleur d’autant. Personne ne parti et tout le monde lui resta fidèle. Parfois je me demandais pourquoi il avait tellement peur que moi je ne revienne pas. Il m’avait déjà laissé partir pour sauver mon père une première fois. Il s’était peut-être juste levé du mauvais pied, après tout. Ou peut-être avait-il tout simplement voulu que l’on passe quelques jours ensemble, mais j’avais besoin d’être là pour l’homme qui m’avait élevé aussi. Je lui avais déjà fait la réflexion par la pensée : peut-on être heureux sans la liberté ? La réponse se trouvait dans tous les livres et sur toutes les bouches honnêtes. Je savais dans les faits que je pouvais partir, mais j’avais envie qu’il soit en accord avec cela, qu’il m’accorde pleinement sa confiance. Reprenant les plis de ma robe, j’allais de nouveau prendre place assise à côté de mon nouveau livre.

Une voix s’éleva alors et son timbre ne pouvait appartenir qu’à une seule personne dans ce monde. Les mots tant espérés tombèrent et je savais à quel point cela devait lui coûter, surtout en aussi peu de temps de réflexion. A l’aide d’un simple brin d’herbe, je marquais la page où je mettais arrêtée et j’allais le rejoindre d’un pas léger, poussant doucement la végétation avec ma main. Une fois face à lui, je ne pus m’empêcher de sourire en m’approchant. Mes doigts glissèrent sur son visage afin de lui replacer une mèche de cheveux. Mes lèvres se posèrent un instant sur les siennes. Sans un mot, je le regardais longuement. Ma main quitta son visage et je me rendis là où mon cheval m’attendait. Sans une autre forme de procès je partais, mais je reviendrais pour lui. Toujours.

***

Une bonne semaine s’était écoulée après mon voyage chez mon père et je me fis la réflexion que la prochaine fois, il pourrait tout simplement venir avec moi. J’ouvrais la grande porte du château et bien que j’entendisse des voix s’élever, j’avais le sentiment de le redécouvrir à chaque fois comme la première fois. A me demander où sont les voix qui s’élèvent. Parfois il m’arrivait même de m’amuser en regrettant que mon chandelier ne m’adresse plus la parole. Je fis quelques pas et tenta de m’aventurer dans un petit salon du rez-de-chaussée qui était entrouvert.

« Oh ma chère ! Je ne savais pas que vous rentriez aujourd’hui. Une tasse de thé vous ferais plaisir ? »

Madame Samovar était tellement intentionnée alors que je l’avais prise par surprise. C’était avec un grand sourire chaleureux que je lui répondis que ce ne serait pas nécessaire, sauf si cela lui faisait plaisir. Alors bien sûr, elle sortit tout de suite du salon pour se rendre en cuisine. Ce fût alors au tour de Sultan de me souhaiter la bienvenue. Il me fit rire à sauter partout. C’était bien celui qui ne faisait pas de différence entre sa vie de mobilier ou de petit chien, il était toujours aussi enjoué, peu importe sa condition.

« Attention, ne me fait pas tomber, tu risques d’abîmer la fleur que j’ai apporté au prince. »

Même si je le disais avec beaucoup d’amusement, je ne voulais vraiment pas qu’il puisse abîmer la fleur de lys ou l’autre cadeau que je cachais dans une besace accrochée à mon épaule. Je savais qu’il aimait bien cette pièce, il y avait de toute façon peu de risque que personne ne lui a signalé mon retour. J’espérais que d’une minute à l’autre, il franchise à son tour la porte qui donnait vers cette pièce.

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J'ai 30 ans et je vis à Conques, France. Dans la vie, je suis prince et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis dans une situation indescriptible et je le vis plutôt bien (enfin cela dépend des jours).

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Les ténèbres envahissaient peu à peu le château. Les domestiques, encore à l’état de mobilier, se figeaient dans le temps. Plus aucun son, plus aucun geste… La mort gagnait chacun de nous. Sauf elle… Elle était là. Penchée contre ce qui restait de moi : une bête difforme, aux allures chimériques. Une tête et des cornes de buffle, les pattes avant et le corps d’un ours, les sourcils d’un gorille, la mâchoire et la denture d’un lion, les défenses d’un sanglier, les pattes arrière et la queue d’un loup. Comment a-t-elle pu ressentir une once d’amour, alors que je me dégoutais moi-même ? Je pensais ne plus jamais la revoir. Elle rejoignait son père et le monde des hommes, tandis que je demeurais cloitré dans mon château. Je lui rendais sa liberté alors que je m’enchaînais, corps et âme, à son amour. Puis elle est apparue au beau milieu de cette cacophonie. La voix grave et colérique de cet ignare de Gaston n’existait plus. Retrouver ne serait-est-ce que pour quelques secondes Belle, me rendait plus humain que je ne l’avais été en vingt ans. Je n’oublierais jamais cette façon qu’elle avait de me regarder. Je donnerais tout pour retrouver ce regard.

Soudain le coup de poignard qui traversa mon âme de part en part, sonna le glas. Au dernier moment Belle m’a rattrapé de ses petites mains, alors que Gaston tombait dans le vide de l’oubli. On dit que la plus belle phrase d’amour est dite dans le silence d’un regard. C’est dans le sien que j’y ai trouvé la paix et le réconfort. La seule satisfaction que j’éprouvais en cet instant c’était de la revoir, une dernière fois. Mes lourdes paupières se sont refermées tandis que je réalisais ce dont j’avais le plus peur : l’abandon. Je l’abandonnais après des mois de confinement. J’abandonnais mes amis, les domestiques. Je baissais les bras pour rejoindre un pays qui m’ouvrait grand ses bras. Le dernier pétale de la rose quittait également ce monde alors que les sanglots de Belle résonnaient dans mon cœur. Si elle n’avait pas prononcé cette phrase, j’ignore ce qui serait advenu de nous. Une fois le charme brisé, elle m’a reconnu. Une fois de plus c’est elle l’héroïne de cette histoire, de notre Histoire. Pendant quelques secondes nous nous sommes observés, sans rien dire. Nos yeux se fixèrent longuement, comme s’ils cherchaient dans leur mémoire s’ils se connaissaient déjà ou s’ils s’étaient déjà vus. Ses délicates mains se sont posées de part et d’autre de mon visage. Pour la première fois, elle touchait l’homme que j’étais (re)devenu, grâce à elle. Puis elle m’a reconnu. Nos lèvres se sont effleurées pendant que le château reprenait sa splendeur d’antan.

Aujourd’hui la situation semble si différente et si similaire à la fois. Par moment la colère m’anime. Un rien pourrait me pousser à redevenir la Bête. Cependant Belle parvient toujours à m’apaiser, même lorsqu’elle m’énerve. Incroyable, non ? Délicatement elle marque la page de son livre en arrachant un petit brun d’herbe. Dire qu’il y a quelques mois je reprochais à son père de voler l’une de mes roses… Le sourire qui pousse la commissure de ses lèvres étire les miennes à son tour. Ses doigts glissèrent contre mon visage, elle replace l’une de mes mèches de cheveux…. Bêtement je souris. Seule sa présence apaise tous mes maux. Ses lèvres épousent les miennes, puis elle disparaît. Au loin j’entends le hennissement de son cheval, Philibert. Il galope à travers les allées du jardin. La lourde porte en fer forgé grince et s’ouvre afin de la laisser partir. À ce moment-là je m’assois, à sa place, sur le banc en pierre l’air nostalgique. Lumière et Big Ben ne tardent pas à arriver, comme pour vérifier que je ne tombe pas dans une mélancolie inavouée.

***

Durant son absence, je tente vainement de m’évader en lisant. Mais c’est peine perdue. Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Madame Samovar me prépare chaque soir une tasse de thé avec du miel, Sultan s’amuse à déchiqueter mes chaussons. Quant à Zip, il court à travers toutes les ailes du château. Par moment je l’envie, j’aimerais redevenir le petit garçon insouciant que j’étais. Il semble si innocent et fragile à la fois.

Une semaine plus tard j’entends les pas de Lumière et Big Ben foncer à vive allure en direction de mes appartements. Ils toquent à ma porte, passent chacun leur tour leur tête. Toujours aussi prudents, ils s’échangent un regard complice tandis que je contemple ma propriété du haut de mon balcon.

- « Maître ? Belle est de retour ! » Lancent-ils gaiment, comme si sa seule présence pouvait m’extirper de mon état quasi végétatif.

Bien évidemment que je sais qu’elle est de retour. Le hennissement de Philibert ne m’a pas échappé. Sans le vouloir, un sourire satisfait me gagne. Sans perdre de temps, je m’apprête et file en toute hâte en direction des cuisines. Tout le château semble en effervescence depuis le retour de Belle. La lourde porte donnant accès au royaume de mon chef cuisiner s’ouvre. Un silence gagne la pièce. Pour le moment je ne peux l’apercevoir que de dos. Sultan semble toujours aussi heureux de la retrouver. Madame Samovar ne dit plus rien, mais son regard trahit ma présence. Rapidement la pièce se vide de ses habitants. Seul Sultan reste aux pieds de Belle. Je n’ai pas besoin de dire quoi que ce soit, elle sait.

- « Tu es revenue… » Soufflais-je en me rapprochant d’elle.

Il ne s'agit nullement d'un reproche ou de quoi que ce soit de négatif. Étrangement cette phrase fait écho à celle que je lui ai prononcé juste avant de redevenir humain.Comme si de rien n’était je prends place à ses côtés. Les expressions de son visage n’ont pas changé. Elle demeure toujours aussi exquise. Secrètement je jalouse tous les hommes qui l’ont courtisé. Ceux qui se sont épris d’elle, sans qu’elle ne le veuille. Je jalouse ces hommes de passage, car ils l’ont désiré bien avant moi. Pourtant… Cette semaine d’absence m’a permis de réfléchir. Je sais ce que je dois faire à présent.



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Belle
Son prénom vient de sa mère qui avait tant espéré pendant de long mois que sa naissance lui permettrait de trouver le bon prénom pour son enfant. Cette dernière est morte de la peste alors que Belle n'avait que dans les trois ans. Elle ne connut la vérité que lorsque la Bête lui permit de se rendre dans le dernier appartement de ses parents à Paris. Elle vit à Conques d'où l'on peut voir un château plus écarté du petit village où son père continue d'être un artiste accomplit.


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Son père a volé une rose qu'elle avait demandé pendant un voyage. La Bête le condamna à l'emprisonnement à vie. Belle prit sa place et rencontra une malédiction bien particulière. Après avoir voulu s'enfuir et laisser ces étranges habitants à leur sort, la Bête la sauva d'une meute de loups. Voyant dorénavant l'humain plus que la Bête, elle resta à ses côtés.


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Adam et Belle apprennent à vivre ensemble dans un monde où la malédiction est maintenant brisée et le couple atypique à parfois du mal à se coordonner et se comprendre.


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Ces mots, ces simples mots qui pouvaient être si ordinaire dans la bouche d’une personne ne pourraient jamais l’être pour nous deux. Il n’était pas doué pour gérer ses émotions, il avait quelques coups d’éclats qui faisaient vibrer les murs du château. Mais c’était cette voix, ces mots, cette sensibilité dévoilée qui révélait l’homme bon qu’il avait toujours été. Nous étions tous les deux orphelins de mère. J’avais eu un père aimant et bienveillant. Il avait eu un père dur qui voyait dans la miséricorde un signe de faiblesse. Son père avait accumulé tant de richesse qui devait rendre témoignage de sa force qu’il avait oublié le plus important : la chaire de sa chaire aurait dû être son plus beau cadeau. Alors, étant modelé à l’image de son géniteur, comment lui reprocher d’être parfois bourrin ? Je ne lui répondis d’abord que par un sourire, comme si tous les mots s’étaient envolés. Parfois le silence est plus parlant que les mots qui peuvent vous venir à l’esprit. Sultan s’était allongé sur l’un de mes pieds, comme s’il souhaitait être au premier rang et que l’on n’oublie pas sa présence.

« Tu ne devrais pas en douter, jamais… La prochaine fois tu devrais venir avec moi, père serait ravi de t’avoir à sa table. »

L’animal me fixait de ses petits yeux tendres, il savait que j’allais me déloger de son emprise. J’avais deux présents pour Adam. Ils avaient chacun une signification bien particulière et il était précieux à mon cœur. Il n’est pas vraiment dans les conventions sociales d’offrir une fleur à un homme, mais notre histoire est unique et je ne voulais pas que l’on s’arrête sur une rose. De ma besace je sortais en premier lieu la fleur de lys blanche.

« Jadis j’ai demandé à mon père la pureté et la simplicité d’une rose. Par bien des façons, elle m’a d’abord amené du tords comme à la base de ses épines avant de m’offrir une jolie éclosion de pétales. Seulement, il me semblait qu’il était tant de laisser la rose s’épanouir seule. La fleur de lys blanche représente un amour pur d’après les nombreux livres que l’on a pu lire toi et moi… Alors j’ai pensé qu’il était important que je te la rapporte. »

Doucement je dégageais mon pied du pauvre Sultan, avant de simplement lui offrir une petite caresse sur le haut de sa tête. Plutôt que de remettre la fleur directement aux mains de Adam, je la posais sur la table basse qui était à côté de nous deux. J’avais un autre cadeau à lui montrer. Ce dernier était fabriqué par mon père. Je lui avais conté notre première danse quand la Bête reprit sa forme humaine d’origine. Il a voulu avoir le plus de détail possible pour en faire une boîte à musique. Sans un mot je retirais alors de ma besace le dernier objet précieux qu’elle contenait. Je plaçais l’œuvre près de la fleur. La sculpture ressemblait au château de la Bête et si on l’ouvrait délicatement, on y devinait la salle de bal décrite avec mes mots à mon père. Elle n’était peut-être pas parfaite pour quelqu’un qui avait pu fouler cette salle toute sa vie, mais elle me semblait assez correcte dans l’ensemble. Au centre il y avait un couple de danseurs qui semblaient se dévorer des yeux. A l’arrière du château miniature il y avait le remontoir pour qu’ils se mettent à danser avec de la musique. Je n’étais pas douée comme mon père pour ce genre de choses, je lui étais reconnaissante de l’avoir fait pour moi.

« Merci de m’avoir laissé ce temps précieux avec mon père… J’ai compris que je n’avais pas fait forcément le bon choix en partant seule et j’aimerais que tu acceptes mes excuses de ne pas avoir pensé à te demander de venir avec moi. J’avais peut-être envie de retrouver un morceau de mon enfance en partant seule… Mais j’imagine que Sultan a su bien t’occuper pendant mon absence. »

La personne concernée se mit alors à aboyer derrière moi, très fier de lui de toute évidence. Cela m’arracha un petit rire amusé. Le prince avait au moins la chance d’être aimé, pas seulement par moi, mais par une famille aimante qui l’accompagnait chaque jour. J’avais eu besoin de revenir auprès de ma propre famille quelques temps. Cela n’égratignait en rien mes sentiments pour celui au regard qui n’avait pas changé depuis notre première rencontre. Ses yeux, ses prunelles m’avaient toujours montré le reflet de son âme, bête ou homme.


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Belle est revenue. Sa présence dans ce château est devenue presque vitale pour les habitants de ce château, surtout pour moi. Je n’imagine pas ce qu’il adviendrait de ce lieu sans elle. Durant cette semaine d’absence, son fantôme n’a cessé de hanter ces lieux. Je l’imaginais parfois assise, près d’un rebord de fenêtre, lisant un nouveau livre alors que Sultan se couchait à ses pieds, comme maintenant. Alors qu’il essaye de se faire tout petit, seul le regard de Belle capte toute mon attention. Les fins traits de son visage s’harmonisent à la perfection avec sa personne. Je suis certain que beaucoup d’hommes de son village doivent la désirer. Et même plus encore. Pourtant c’est sur moi que son affection s’est posée. Elle a su entrevoir autre chose que la Bête difforme que j’étais. Subitement ses propos m’interpellent. Comment cela ? Son père désire m’avoir à sa table. Mais… Surpris par cette nouvelle, je ne trouve pas mes mots. Je balbutie vainement avant de me racler la gorge et de me reprendre.

- « Euuuh… » Je ne m’attendais absolument pas à cette invitation, si bien que je commence à paniquer intérieurement. « Je vais y réfléchir. » Répondais-je en me renfermant sur moi-même.

J’ai emprisonné cet homme et sa fille. Et aujourd’hui il désire m’avoir à sa table. Je sens que Lumière, Big Ben et Madame Samovar vont entendre parler de cette proposition. Dois-je accepter ? Dois-je refuser ? Si cela peut faire plaisir à Belle, pourquoi pas… Mais je me sentirais mal à l’aise face à cet homme. Même si j’ai quelque chose à lui demander, je doute qu’il accepte. Non. C’est impossible qu’il m’accorde la faveur que je lui demanderai. Il faudrait être fou pour dire « oui. »

- « Que penses-tu de cette invitation ? Cela te ferait-il plaisir ? » Demandais-je quelque peu inquiet de sa réponse.

Son père me désire-t-il réellement à sa table ? Ou est-ce Belle qui lui a demandé ? Et quand bien même j’accepterais, sera-t-il enclin à me laisser la vie sauve au lieu de m’étriper vivant ? Toutes ces questions perturbent mes pensées alors que les octaves de sa voix s’élèvent de nouveau. Ses paroles me rassurent. Elle pose doucement un magnifique lys blanc. Où a-t-elle trouvé une telle beauté ? En un rien de temps Belle me coupe le souffle. Elle n’est partie qu’une semaine et je suis à court de mots pour décrire l’effet qu’elle me procure. Que se passerait-il si elle partait un mois ? Contre toute attente il ne s’agit pas de son premier présent. La seconde délicate attention de Belle pique ma curiosité et mon incompréhension. Je n’ai rien à lui offrir en retour, alors qu’elle m’offre tant. Gêné, mais touché de son geste, la carnation de mes joues commence à s’empourprer d’une couleur réconfortante. Elle pose doucement l’objet de sa convoitise près du lys. Le bois finement sculpté reflète à merveille la salle de bal. Certains détails sont omis afin d’en accentuer d’autres. Le regard mutuel que ce couple, fidèlement reproduit, s’adresse se teinte d’une admiration inavouée. La musique qui s’échappe de cette jolie boîte berce les battements de notre cœur. Elle paraît si pure et innocente… Comme si cette musique n’avait rien connu de nos maux. Lentement mes yeux se posent contre ceux de Belle. Et pour la première fois je suis à court de mot pour décrire l’effet qu’elle me procure. D’un simple geste, mon empan gagne la sienne. J’embrasse le dos de sa main, comme si je n’osais pas effleurer ses lèvres tentatrices. Pendant quelques secondes mon regard se baisse. Il fuit le sien alors que je cherche mes mots. L’analogie de la rose se réfère à notre histoire. Elle sait manier les mots mieux que quiconque. Sans doute est-ce l’un de ses secrets pour me calmer et m’apaiser.

- « Je t’en sied gré, Belle. Je suis désolé, je n’ai rien à t’offrir en retour… Sauf peut-être mon mauvais caractère ? » Glissais-je d’un ton plaisantin alors qu’elle me remerciait de l’avoir laissé partir.

Sans le vouloir, elle abordait le dernier sujet de notre précédente discorde. Alors que j’allais m’excuser, Belle me formule ses excuses. Avant même que je ne puisse répondre quoi que ce soit, Sultan se fait entendre. Au même moment nos regards se posent sur la pauvre bête.

- « Sultan m’a tenu compagnie oui… Mais personne ne peut te remplacer Belle, encore moins dans mon cœur. »

Une nouvelle fois je porte le dos de sa main à mes lèvres. J’ai tant de choses à lui dire, mais rien ne sort. Comment pourrais-je lui avouer sans qu’elle ne prenne ses jambes à son cou ? En soi… Elle m’a vu sous mon plus mauvais jour, plus rien ne devrait l’étonner de ma part. Pourtant je redoute sa réaction. Nerveusement je pince mon arrête nasale en me raclant la gorge.

- « J’ai quelque chose à te dire Belle… » Murmurais-je, comme s’il s’agissait d’un secret. « Je… » Et là je me connais, je vais inventer quelque chose, mais en aucun cas cela ne sera ce que je désirais lui révéler. « Ce n’est pas à toi de t’excuser, mais à moi… Je n’avais pas le droit de t’interdire d’aller voir ton père. Je suis désolé. Si c’est important pour toi… J’accepte l’invitation de ton père, avec plaisir. »

Ce n’est absolument pas ce que je voulais lui dire, mais tant pis. Même si je suis effectivement désolé de mon attitude, j’avais quelque chose de bien plus important à lui révéler que cela. Parfois je me plais même à croire qu’elle serait mieux sans moi. Elle mérite tellement mieux…



« Si c’était à recommencer, je te rencontrerai sans te chercher. »
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Belle
Son prénom vient de sa mère qui avait tant espéré pendant de long mois que sa naissance lui permettrait de trouver le bon prénom pour son enfant. Cette dernière est morte de la peste alors que Belle n'avait que dans les trois ans. Elle ne connut la vérité que lorsque la Bête lui permit de se rendre dans le dernier appartement de ses parents à Paris. Elle vit à Conques d'où l'on peut voir un château plus écarté du petit village où son père continue d'être un artiste accomplit.


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Son père a volé une rose qu'elle avait demandé pendant un voyage. La Bête le condamna à l'emprisonnement à vie. Belle prit sa place et rencontra une malédiction bien particulière. Après avoir voulu s'enfuir et laisser ces étranges habitants à leur sort, la Bête la sauva d'une meute de loups. Voyant dorénavant l'humain plus que la Bête, elle resta à ses côtés.


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Adam et Belle apprennent à vivre ensemble dans un monde où la malédiction est maintenant brisée et le couple atypique à parfois du mal à se coordonner et se comprendre.


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Parfois, malgré toutes les épreuves que l’on a pu traverser, certaines interrogations restent. Certaines actions ou paroles sont maladroites. J’avais cru être dans l’erreur en partant seule rejoindre mon père. Il me semblait qu’un couple, bien que jeune, devait faire les choses à deux. Il fallait construire un nouvel univers qui permettaient aux deux de se connaître mieux tout en gardant malgré tout une certaine liberté. Seulement une fois retourné dans mon village, j’avais ressenti un vide, une présence manquait. J’avais cru bon d’informer Adam que mon père serait ravi de l’accueillir à sa table s’il le souhaitait. Cependant sa réaction me laissait perplexe. Peut-être pensait-il à des éléments que je n’avais plus vraiment en tête. Après tout, il avait d’abord emprisonné mon père pour le vol d’une rose avant que je n’échange sa place par la mienne. Il me semblait que mon père était un peu comme moi, il avait tendance à effacer les mauvaises choses du passé et de ne prendre que ce qui était bon en ce monde. Il n’était plus le temps des repentis ou des excuses, dans notre famille, cela faisait bien longtemps que l’on avait oublié et pardonné.

Sa question me fit froncer légèrement les sourcils avant que je ne fasse un pas vers lui, comme si je cherchais la réponse qu’il attendait dans ses propres yeux. Je ne comprenais pas en quoi mon avis était important ici. Après tout si j’avais formulé la requête de mon père, il me semblait assez évident que je n’avais rien contre et que je pensais même que ce périple pourrait être amusant. Une fois encore, je n’imaginais pas les tourments qui pouvaient s’entrechoquer dans la tête de celui qui avait été la Bête. Un sourire en demi-lune naquit sur mon visage.

« Je ne crois pas que ce soit la bonne question. J’ai vécu avec mon père, je vis avec toi… Pour moi cela me semble normal de partager au moins un repas. Mais ce n’est pas un devoir d’accepter de manger à sa table. Tu dois accepter seulement si cela te donne envie… Je ne te forcerais pas à subir une situation que tu peux estimer… gênante ? »

En prononçant le dernier mot avec une pointe d’hésitation, je le regardais pour savoir ce qu’il en pensait au fond. Je n’étais pas sûre que ce soit réellement cela qui le préoccupait, à part peut être l’utilisation des couverts. J’avais encore un vague souvenir de ses manières d’avants quand il s’agissait de bien se comporter à table. Ce qui me rendait le regard pétillant, me retenant de rire en repensant à certaines scènes de notre ancien quotidien. J’avais demandé à mon père s’il pouvait sculpter cette boite à musique pour Adam, je ne m’étais fiée qu’à mes souvenirs. Cette pièce inondée de lumière qui donnait l’impression de danser au milieu des anges. J’avais toujours été fascinée par ces objets de bois où l’on avait l’impression de pouvoir rentrer à l’intérieur. Cela donnait l’impression que l’on pouvait se retrouver n’importe où en ouvrant l’une des œuvres de mon père. C’était encore mieux que de se cacher sous une cabane faite d’une couverture lorsque l’on est enfant. Les boîtes faites ainsi permettent de rêver, peu importe notre âge. C’était une autre façon de faire une peinture d’un événement pour pouvoir le revivre à l’infini. Presque envoûtée par la sculpture demandée à mon père, je ne pus que rire quand Adam me proposa sa mauvaise humeur en retour.

« Et moi qui croyais que tu me l’avais offerte depuis notre premier rendez-vous. Tant que tu ne montres pas les crocs, je pense que c’est sans doute l’un de tes plus beaux cadeaux… Tu m’as déjà beaucoup donné et ce sont les personnes qui reviennent de voyage qui doivent apporter un présent, non ? »

Bien sûr, comme sûrement pas mal de couples volcaniques, chacun à notre tour, nous faisions nos mea culpa. L’intention d’accepter l’invitation au repas pour moi était touchante, mais ce n’était pas un fardeau que je voulais lui amener. C’était une proposition de voyage à deux, découvrir mon univers puisque nous vivions dans le sien. La paume de ma main se posa doucement sur sa joue alors que je lui offrais un regard tendre.

« Adam… Le plus important pour moi c’est que tu sois heureux, le reste n’a que peu d’importance. Le repas n’est qu’un détail, ne te sens pas de devoir accepter pour me faire plaisir. On pourra toujours faire un autre voyage ensemble. Une destination qui te fera plaisir si tu le souhaites. »


Parfois je me demandais lequel de nous deux était le plus maladroit. J’avais toujours paru bizarre aux yeux de plusieurs villageois. Mon désir d’aventure, l’air toujours rêveur et mon amour pour les livres faisaient relever plus d’un sourcil. Mais Adam avait su m’aimer telle que j’étais, sans aucun artifice. De toute façon, plaire à un homme et pouvoir poser ma main dans celle d’un autre n’avait jamais fait parti de mes ambitions. Il était venu à moi comme une évidence et c’était sans doute cela mon plus beau cadeau.



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Adam

J'ai 30 ans et je vis à Conques, France. Dans la vie, je suis prince et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis dans une situation indescriptible et je le vis plutôt bien (enfin cela dépend des jours).

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Cette invitation au voyage ne demeure pas anodine. Même si Belle tente de me dissuader d’accepter cette proposition je comprends le sens et l’importance de son geste. Elle m’invite à découvrir son monde et ses habitudes. Cet univers ne m’est pas du tout familier. Jamais il ne l’a été. Certains diront que je suis né avec une petite cuillère en or dans la bouche, d’autre que cette opulence de richesse m’a rendu égoïste et sans cœur. Pourtant à grands renforts de patience et de sang-froid Belle a su me voir comme j’aurais dû toujours être. Comment une personne au cœur aussi pur a-t-elle pu tomber amoureuse d’un être comme moi ? Elle devrait épouser un homme bien meilleur que moi et pourtant… Dans le plus grand des secrets je l’admire autant que mes domestiques l’apprécient. Je n’ai nullement besoin de redevenir la Bête pour savoir qu’ils ne sont pas loin.

- « Belle… » Murmurais-je en embrassant le dos de sa main d’un air tendre. « Je… J’accepte l’invitation de ton père. Cela serait un honneur que d’être invité à sa table. Quand veux-tu que nous le rejoignions ? »

Je ne veux même pas imaginer mon état de nervosité quelques jours voire même quelques heures avant. Je sens que Big Ben, Lumière et Madame Samovar n’ont pas fini d’entendre parler de cet évènement. Les pauvres… J’admire une dernière fois le présent de son père. Puis nous quittons main dans la main la cuisine, j’indique rapidement à l’un de mes domestiques de monter le coffret en bois dans ma chambre et de le poser sur la cheminée. Alors que nous nous retrouvons dans le parc du château, mon regard se perd plusieurs fois contre le sien. Ces quelques jours d’absence m’ont paru long et interminable, comme si elle représentait tout ce qui importe le plus à cette immense bâtisse.

- « Aimerais-tu visiter Paris ? » Lui demandais-je en sachant pertinemment que ce lieu n’était pas choisi au hasard. « Si tu désires que nous nous rendions ailleurs, je comprendrais. Ce n’est qu’une proposition. Je ne veux pas que tu sois triste à l’idée de te rendre dans la ville où ta mère est… » Je n’achève pas la fin de ma phrase que mes yeux se posent déjà sur les siens. Peut-être ai-je été trop loin dans mes mots et mes pensées. Peut-être a-t-elle envie de découvrir un autre monde ? On dit que la mer représente la liberté. Mais là encore, cela s’apparente à ce qu’elle chérit le plus au monde : sa famille et sa liberté.

Je me recroqueville sur moi-même dans le plus grand des silences. Seul nos pas accompagnent notre éphémère promenade. J’imagine qu’il s’agit d’un délicat sujet pour elle, autant que pour moi. Nous avons tous deux perdu notre mère. A une différence près… Belle a bénéficié de l’amour d’un père aimant et protecteur. Un père qui donnerait sa vie pour sauver la sienne, et vice versa. Lorsqu’elle a émis le souhait de prendre sa place dans cette prison, elle m’a surprise. Je n’avais pas rencontré un tel acte de bonté et de générosité depuis des années. Elle s’est enchaînée à sa place, comme lui l’aurait fait pour elle.

- « Je suis désolé… Je ne voulais pas… » Soufflais-je alors que nous nous arrêtons.

J’aperçois de loin Lumière et Big Ben discuter avec le jardinier alors que les autres habitants du château se hâte de terminer la préparation du dîner de ce soir. Pour eux c’est la fête. Belle est de retour. Mes mains se posent de part et d’autre de son visage angélique. Mes lèvres se posent brièvement contre son front. J’ignore de combien de temps nous disposons mais la guerre n’est pas loin. Elle ravage plusieurs pays de notre vieux continent. Son père y échappera compte-tenu son grand âge mais je ne sais pas ce qu’il en sera de moi. Et si un jour on venait m’arracher à elle ? Un panel d’interrogation s’éprend de mon esprit perturbé. Mais là n’est pas la question. Pas encore en tout cas. Belle demeure présente à mes côtés et c’est ce qui me réjouis en ce jour.  


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Belle
Son prénom vient de sa mère qui avait tant espéré pendant de long mois que sa naissance lui permettrait de trouver le bon prénom pour son enfant. Cette dernière est morte de la peste alors que Belle n'avait que dans les trois ans. Elle ne connut la vérité que lorsque la Bête lui permit de se rendre dans le dernier appartement de ses parents à Paris. Elle vit à Conques d'où l'on peut voir un château plus écarté du petit village où son père continue d'être un artiste accomplit.


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Son père a volé une rose qu'elle avait demandé pendant un voyage. La Bête le condamna à l'emprisonnement à vie. Belle prit sa place et rencontra une malédiction bien particulière. Après avoir voulu s'enfuir et laisser ces étranges habitants à leur sort, la Bête la sauva d'une meute de loups. Voyant dorénavant l'humain plus que la Bête, elle resta à ses côtés.


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Adam et Belle apprennent à vivre ensemble dans un monde où la malédiction est maintenant brisée et le couple atypique à parfois du mal à se coordonner et se comprendre.


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Imaginez que l’on vous propose un château, une opulence de nourriture, un jardin qui vous donnerait l’impression d’être infini. Par-dessus le marché, il se trouverait que tout cela appartienne à votre âme sœur. Vous vivriez dans un paradis terrestre de votre vivant alors que vous êtes parfaitement ordinaire. Les richesses se gagnent, un jardin n’est pas obligé d’être privé pour prendre plaisir à se balader dedans. Mais l’amour est une promesse, un lien tellement fort et unique que certains chercheront toute une vie sans jamais rencontrer le fil qui les reliait à la bonne personne. Je n’ai pas tout de suite su, je n’ai pas tout de suite compris : que c’était lui, qu’il était ma vie, mon souffle, mon opium. Je vendrais toutes ces richesses, ce château immense et je vivrais volontiers dans une petite cabane au bord du lac si c’était la seule façon de sauver notre amour, notre lien. Ce qu’il y avait de plus précieux en ce bas monde. Certaines personnes naïves pensaient que l’amour se construisait avec le temps. Il ne s’invente pas, il naît et il devient plus fort de jour en jour si les deux personnes qui sont à l’autre bout du fil en prenne soin. Ce n’était pas sa beauté au moment de notre rencontre, ce n’étaient pas non plus ses grognements ou son air mauvais. C’étaient presque toujours les yeux, le reflet de notre âme, qui nous montrait la voie et le fil rouge qui attendait si patiemment votre rencontre.

Sa prise de décision me prit de cours, j’ignorais totalement quand je voulais aller chez mon père avec Adam. Je venais à peine de revenir, je me voyais mal reprendre tout de suite le chemin inverse. Un léger rire nerveux m’échappa. Il marchait tellement sur des œufs que cela en devenait adorable, mais cela ne voulait pas dire que j’avais toujours les réponses à ses questions. « La convenance voudrait que l’on attende peut-être encore un peu, tu ne penses pas ? Après tout je viens à peine de rentrer, je ne suis pas convaincue de vouloir y aller demain. Peut-être dans une quinzaine de jours ? Big Ben et Lumière connaissent mieux les convenances, j’imagine qu’ils pourront t’aider à trouver une date adéquate. » Affirmais-je avec un sourire en coin. Deux mondes qui se rencontrent et qui vivent sur la même planète, mais avec tellement de principes différents. C’était plus évident de laisser le choix à des personnes qui connaissaient les deux mondes et donc toutes les manières qui en découlaient.

Main dans la main nous quittions le domaine de Madame Samovar. Cela semblait si naturel et si surprenant à la fois. Quelque part, je n’avais jamais imaginé rencontrer l’amour de ma vie. Je pensais que ma vie serait parsemée d’aventures et d’amour contenus entre des pages blanches et de l’encre. Il me semblait en revanche que le hasard n’existait pas et que nos routes auraient finis par se retrouver, peut-être n’aurions pas su saisir notre chance. Peut-être que nous aurions réparé les pots cassés autrement. L’attente, la distance, le voyage ; tout était déjà effacé dans mon esprit, c’était comme si nous nous n’étions jamais quittés.
Les mots et la maladresse dont faisait preuve Adam ne me gênait pas concernant le voyage qu’il me soumettait. La plaie était toujours ouverte et parfois elle se refermait doucement et se faisait oublier. J’avais imaginé mille souvenirs avec ma mère, j’avais espéré me souvenir de la première fois où j’ouvris les yeux et la vit. J’ignorais si l’un de ces souvenirs pouvaient être réels, mais ils étaient palpables et incroyables à revoir. M’aurait-elle appris à être une jeune femme responsable, aimante et toujours empathique avec autrui ? Son sourire m’avait inspiré sur les toiles de mon père. Peu importe où était le paradis, je savais au plus profond de mon cœur qu’elle se savait aimée. Je priais chaque jour pour elle, c’était important et presque vital.

Un sourire mélancolique se glissa sur mon minois alors qu’Adam venait déposer ses lèvres sur mon front. Je fermais les yeux quelques secondes, mais aucune larme ne venait poindre. La douleur était silencieuse et ancrée, il était inutile de la faire ressortir. Je posais une main sur sa joue et la caressait à l’aide de mon pouce.

« Elles nous regardent tu sais… Et je pense que la mienne se dit que je suis avec un homme qui peut bien se montrer maladroit, tant qu’il reste gentil et bon, ce n’est pas bien grave. » Ma main accompagnant mes mots, je la posais délicatement à l’emplacement de son cœur. « Le sentir battre m’avait manqué… » murmurais-je presque pour moi-même. « Paris oui…. Pourquoi pas ? Cela nous prendrait beaucoup de temps cependant, tu ne crois pas ? J’aimerais bien voir la mer, peut-être aller sur une île ou tout simplement voir les vagues se cogner contre les rochers. Toi qui es resté l’un des vrais prisonniers de ce château, qu’aimerais-tu voir ? Qu’est-ce que la Bête a toujours rêvé de voir en dehors de ces murs qui paraissent si grands et si petits à la fois après tant d’années ? »

La guerre était comptée dans mes livres, mais elle me paraissait irrationnelle et tellement loin de nous. Je vivais toujours le moment présent et je ne me rendais pas compte des malheurs qui pourraient se dresser sur notre route. J’avais sans doute tort d’être aussi insouciante.




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