Partagez
 
 
 

 Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
 
PierreHope
PierreHope
MESSAGES : 418
INSCRIPTION : 27/04/2019
CRÉDITS : https://i.pinimg.com/originals/ba/cd/c1/bacdc13df383fe7476799da8a5257a66.jpg

UNIVERS FÉTICHE : ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3024-liste-rps-pierrehope
cat

Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope] - Page 5 Empty

v8tg.jpg
Shaun Cooper
J'ai 27 ans et je vis en France. Dans la vie, je suis hackeur. Sinon,  je suis enfin moi et je le vis ... car je suis avec Lui mais sans l'être vraiment...
Erika Linder :copyright: intothegloss.com


Paraîtrait qu'on a toutes les langues du monde dans la tête.
'fin... J'explique mal.
Bref vous voyez bien quand un gosse haut comme trois pommes babille joyeusement dans une langue dont vous apprenez péniblement les rudiments et que vous êtes fierté quand vous sortez un pauvre "Bonjour je m'appelle machin"... Eh bien c'est une histoire de plasticité de...

... Mais on s'en fout en fait.
Parce qu'un regard en dit plus long sur tout que tout.
Même juste un œil.

Son œil.
Je n'arrive pas à m'en détacher pendant qu'il me juge, me détaille, me...
...méprise.
(Lui qui me couvait...
M'aimait...
M'admirait.
Me chérissait.).

Ses '-E' sont comme des coups de poings.
Comme un ongle qu'il arrache à chaque mégenrage.
Un coup de canif dans mon âme.

Pas besoin de parler sa langue...
Pas besoin.

Inutile que l'étrange machine à travers laquelle il parle donne autre chose que sa non intonation sans vie.
Sans âme.

Il n'est que fureur aveugle.
Lui qui n'était que douceur et plaisir des sens.

Son fric...?

Je lâche un rire de mépris et de colère mêlées.
Entrelacées...
Comme nos mains jadis.

Ce capitalisme de merde que je conchie et vomis...?
Ces zéros que j'aligne sans plus y penser et dont je n'ai aucune utilité...?
Vraiment?
Moi?
C'est ÇA qu'il pense de moi!?

... (Tous les mêmes).
Tous.
Sans exception.

Y compris lui.

Lui qui pourtant, me regardait et m'acceptait comme j'étais, m'embrassant de son regard comme si j'étais la plus précieuse chose que ce monde ai porté.

Lui qui me disait s'en foutre de tout.
Lui qui me disait qu'on était des...

"... Des héros.".

Des héros... Des héros de quoi?
Putain...
Ce que j'ai été con d'y croire...
Ce que j'ai été con de le croire...

"Tu me vois pas.".
Bien sûr qu'il me vois pas...
"... Comme les autres.".

Il n'a rien d'inédit, mon prince désenchanté.
Pire encore.
Mon prince est enchaîné à son propre corps, à sa triste existence et...
"... Tu crois vraiment que c'est comme ça que je suis...?".
Genre je suis venu pour...
"M'amuser? Me moquer? Te duper...? Pour...!!!".
Mes mains tremblent.

Ma gorge se noue.

Pourquoi...
Pourquoi y avoir crû...?
Je me rappelle de ses baisers, je me rappelle sa fièvre sur moi, en moi...
Broutilles que tout cela.

Nos corps jadis entrelacés.
Nos cœurs...
Liés.

J'ai crû en ses mots.
En lui...
En nous.

... Pourtant je devrais le savoir.
ça ne voulait rien dire pour lui.
Comme les autres...

Tous les mêmes...
TOUS...
LES...
MÊMES!!!

Je tempête, j'explose, apothéose.
Dans ma langue de surcroît, moi qui m'évertuais à me faire comprendre de lui...
... de toute façon...
Il ne comprendra pas.
Il ne veut pas comprendre.
("On ne peux pas remplir une coupe déjà pleine").

Il s'offusque et s'emporte dans son statut d'Aubergine dorée, lui, lui le plus à plaindre du monde, et moi, moi...

"C'est donc l'image que t'as de moi??? TU CROIS VRAIMENT QUE VIVRE DANS CE CORPS N'EST PAS UN ENFER??? CE N 'EST PAS MOI CE N'EST...".

Je reste le bras en l'air, les yeux triste et furieux, les dents serrés.
"Moi, ce que je voulais c'est...".
("..toi.".).
"... Vivre.".

Le bras retombe.
Nul besoin qu'il continue...
Il n'y a rien à sauver...
... Car il n'y a jamais rien eu.

Que des chimères.
Des espoirs déçus.

Je coupe toute parole de sa part d'un "Basta!" et je me tourne à demi pour admirer la vue que je ne vois même pas:

"... Je t'ai vraiment crû, Lorenz. On était... Différents, mais pareil... Je t'ai suivi, j'ai crû qu'on pourrait être des héros là-bas, que... Toi tu comprendrais et que... ... Tu me verrais.".

Qu'il me verrais pour celui que j'étais.
Que j'avais toujours été.
Mais...
"... Mon corps est une prison. J'ai crû...".
... J'ai crû qu'il pourrait m'en libérer.

Peine perdue.
Espoir vain.
Croire n'est pas savoir.

Je ne le regarde plus. J'admire le sol. La place qu'il m'attribue.
La place que je mérite...

Je ne le regarde pas. Je ne veux plus le voir.
... Il n'a jamais voulu me voir.

Qu'il s'étouffe avec sa thune.
Qu'il s'étouffe avec ses privilèges de "vrai" souffrant, de "vrai" mourant.
("Pas d'échelle de la souffrance!").

Je m'arrête sur le palier, hésite un instant suspendu et lâche finalement dans un souffle résolu sous la chambranle de la porte:

"...Adieu Loren's.".

Et je quitte sa vie.
(Je quitte la scène).

Je n'entend plus rien.

Je vois à peine quelqu'un se diriger vers moi que je repousse.
Je cours.
Je cours à perdre haleine.
Ma route s'est terminée.

Je repense à ses bras.
À nos rires.
Nos baisers.
Et son regard...

Ses yeux au regard si franc et empli de promesses.

(Broutilles).
J'ai regagné l'arrêt de bus.
Je ne sais comment.
Je m'en fou.

Pilote automatique.
C'est un autre qui pilote.
Moi, elle, iel... Je ne suis plus il.
Rien ne me sert plus d'être Il.
D'être moi.
D'être Shaun...

***

... Je suis juste fatigué.
Tellement fatigué...
Il n'y a plus rien pour moi ici.

***

J'ai rejoins mon cercueil à plafond fermé.
Comment pourquoi...
Quelle importance...?
J'attends.
(Quoi...?)
Allongé, me laissant pourrir comme mon âme.
Les heures passent.

***

Puis les jours... Quel intérêt?
C'est comme si j'étais mort..
On a frappé je n'ai pas bougé.
Tout juste me suis-je substanté ou plutôt, ma carcasse a t'elle profité de mon inattention pour s'octroyer le droit de s'ingurgiter de quoi continuer.
Moi, je n'ai plus rien.
Plus personne.

Plus de lui.
Plus de nous.

***

J'ai profité que mon corps soit assoupi pour le faire se traîner à ma cachette contenant ma libération: dose létale de matière illégale.

(Bye-bye Purgatoire!)

Enfin.
Enfin tout cela va se terminer...
J'entends vaguement frapper.
Crier.
S'agacer.

Pourquoi tout ce tapage...?

Vous n'êtes que des cadavres en sursis, comme moi...
Comme Lui.
Lui si beau si...
(Perdu)
(Cruel)
(Lointain)

Un fracas assourdissement de l'autre côté du mur de ma pièce exiguë de souffrance où je m'efforçais par le passé ablutionner mon corps.
Laissez moi...
Laissez moi.

Mais je n'ai pas le temps de me venger de moi qu'on fait irruption et qu'on me somme de suivre des gens ridiculement armés...
(mec, range ton engin, j'ai même plus la force de me torcher).

Par dépit, je me dis que je pourrais leur roter à la gueule pour les faire plier mais je m'abstiens.

Je m'en fous de toute façon.
Je me fous de tout.

***

Ils m'ont placé dans leur pièce clichée avec deux chaises une table et me posent des questions en gentil ou en méchant selon si c'est le moustachu ou la nana avec les gros nénés.

Je ne réponds pas.
Je ne parle pas.
Je n'ai rien mangé ni rien bu.
Je veux juste mourir.
Je veux juste en finir avec cette vie dénuée de sens.

Dénuée de Lui.

Même ce droit m'a été arraché...
Alors je me laisse crever.

Je me dis qu'au moins, je ferais un peu chier l'institution en partant avec de la paperasse et des explications à leur faire donner.
A moins qu'ils étouffent l'affaire, comme ils savent si bien le faire.
Et s'en tirer tout un collier de laurier -avec tiare assortie.

... Qu'ils fassent.
Je m'en fous.
...de... tout.

Front posé contre la table froide en émail, je m'abîme dans mes souvenirs qui font mal.
Bribes d'une vie que je n'ai que rêvé et ne peux plus que toucher de ce qui reste de mon âme inerte.

Libérez-moi.
Libérez-moi de cet Enfer...

Libérez-moi de cette vie.

Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3222
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope] - Page 5 Empty

170512051117829364.png
Lorenzo Baratta
J'ai 36 ans et je vis dans un petit village, en Italie. Dans la vie, je suis patron d'une multinationale et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal.

Mais je ne suis rien... qu'une coquille vide qu'on force à exister.... on ne peut même pas appeler ça vivre... je ne vis pas... je ne peux pas mourir alors je reste là...


ewan mc gregor :copyright:️ savage

Ca faisait beaucoup trop mal, découvrir ainsi que lui, que celui que j'aimais m'avait menti depuis le début. Je n'avais pas vraiment menti. Je lui avais simplement caché celui que j'étais de l'autre côté. Je n'avais pas parlé de ce que je vivais là bas. Je considérais que ça n'avait pas sa place à Anda. Je ne voulais rien amener de négatif là bas. Je voulais juste pouvoir être moi même, vivre tout simplement sans penser au reste.

Mais lui... elle... c'était différent. Elle m'avait menti. Elle m'avait caché un détail important de sa vie. C'était que il n'était pas il, qu'il était un elle en réalité. J'avais le sentiment d'être trahi, qu'elle s'était joué de moi. Je la regardais, sans réussir à retrouver Shaun en elle. Je m'arrêtais à cette idée. Il était elle. Il n'avait probablement jamais existé. Il n'était qu'un leurre. Mais quel but avait elle fait ça? Voulait elle me séduire depuis le début pour réussir à me soutirer de l'argent. On pouvait difficilement m'atteindre dans la vraie vie. Alors quand elle avait su que j'étais à Anda elle y était allé. Puis quand elle s'était rendu que je dédaignais désormais les femmes elle avait choisi de se travestir en homme pour m'atteindre. Et bien ça avait marché. J'étais tombé dans le piège. J'étais tombé amoureux d'une illusion. Et la douleur était plus insoutenable que jamais. Elle m'avait retiré la seule chose qui aurait pu me raccrocher un minimum à la vie, lui...

Je le... non la regardais durement alors qu'il parlait du fait que je ne le voyais pas. Bien sur que non. Je ne voyais qu'elle, elle et tous les mensonges qu'il m'avait dissimulé. Et je m'embrouillais, je m'emmêlais entre les genres, entre ce lui que j'avais aimé et cette elle que je détestais.

"... Tu crois vraiment que c'est comme ça que je suis...? M'amuser? Me moquer? Te duper...? Pour...!!!".

Non il n'était pas comme ça. Mais je commençais à me dire qu'il n'avait été qu'une illusion, un mensonge. Je ne savais pas comment elle était. Je ne connaissais rien de cette femme qui était devant moi. Il ne savait rien non plus de l'homme en face de lui, des souffrances que je traversais dans cette réalité là. Je n'étais pas Lorens ici. Je n'avais rien à voir avec le gentil, le tendre, l'insouciant Lorens. J'étais Lorenzo, l'homme brisé, l'homme en colère et qui venait d'avoir un motif de plus d'en vouloir à cette vie.

"C'est donc l'image que t'as de moi??? TU CROIS VRAIMENT QUE VIVRE DANS CE CORPS N'EST PAS UN ENFER??? CE N 'EST PAS MOI CE N'EST... Moi, ce que je voulais c'est... Vivre."

Je le regardais, la, le, putain je ne savais vraiment plus comment l'appeler. Je le regardais, sans réussir à comprendre où il voulait en venir. Pourtant je voulais tenter de comprendre. Je voulais savoir pourquoi il avait fait ça. Pourquoi il m'avait menti ainsi? J'espérais... j'espérais que cette fois la personne que j'aimais ne me trahirait pas. Peut être... peut être avait il eu une bonne raison de me mentir, autre que celle de se foutre de ma gueule.

"... Je t'ai vraiment crû, Lorenz. On était... Différents, mais pareil... Je t'ai suivi, j'ai crû qu'on pourrait être des héros là-bas, que... Toi tu comprendrais et que... ... Tu me verrais...  Mon corps est une prison. J'ai crû..."

Mais je voulais le comprendre. Je le regardais, essayant de comprendre de quoi il parlait. En quoi son corps était il une prison? Merde il, elle était jeune, avait l'air en bonne santé, assez en tout cas pour venir jusqu'ici. Alors où était donc le putain de problème? Je me retournais vers l'écran. Prêt à lui poser toutes les questions qui me brûlaient les lèvres. Je voulais qu'il m'explique, qu'il me dise ce qui n'allait pas, pourquoi son corps était une prison, pourquoi il m'avait menti. Je voulais l'entendre me dire qu'il ne voulait pas se foutre de moi, qu'il ne m'avais pas trahi comme elle.

Mais encore une fois je maudis cette machine de merde, trop lente, ce corps, trop brisé, qui ne me répondait plus. Il s'en alla, ne me laissant pas le temps d'essayer de comprendre. Il me laissa là, seul... impuissant... perdu comme jamais.

***

Je passais la semaine fort d'une nouvelle décision. J'avais remis à plus tard mes recherches d'infirmier plus coopérant pour le projet "euthanasions joyeusement Lorenzo et en musique s'il vous plait!!". J'avais trop de questions en suspens, des choses que je voulais lui demander. Alors j'attendais samedi de pouvoir le voir, là bas, là où je pourrais parler normalement. Je n'avais aucune envie de le voir remettre les pieds ici, le voir assister à nouveau au répugnant spectacle que j'offrais en temps normal. C'était beaucoup trop dégradant et frustrant aussi. Je détestais parler comme ça. Alors pour dire toutes les choses importantes qu'on avait à se dire, je voulais être au meilleur de ma forme.

Mais je n'étais pas resté inactif pour autant. J'avais envoyé mon détective à ses trousses. Je le payais suffisamment bien pour qu'il me fournisse des résultats rapides. Et oui, j'aurais pu très facilement le faire venir jusqu'à moi. Ou plutôt elle.

Sarah Cooper, petite française. J'avais son adresse, son dernier lieu de travail. Je savais qu'elle était hackeuse. C'était donc comme ça qu'elle s'était infiltrée aussi facilement à Anda. Pour ma plus grande souffrance, la théorie selon laquelle elle avait fait tout ça pour la thune revenait en force. Mais j'avais décidé de laissé Sarah de côté. C'était à Shaun que je voulais demander des comptes.

***

Samedi, 18h54...

Paulina était à côté de moi, préparant le matériel pour me connecter. Elle avait enfin accepter de le faire, mon état de santé était assez bon d'après elle pour que je puisse supporter la connexion. Ouais ouais, elle avait encore peur de me tuer. Elle en était encore là. Dans le genre je me voile la face et je me fous de ce que l'autre peut ressentir elle était assez forte. Et pour le moment, c'était elle qui avait tous les droits sur ma santé. Je ne pouvais même pas décider moi même...

J'étais perdu dans mes pensées, tournant et retournant le même problème dans ma tête, avant de finalement laisser sortir ma question.

- Paulina... vous qui êtes infirmière... vous avez déjà eu un patient qui... qui s'est senti comme emprisonné dans son corps.

Elle me regarda surprise. Cela faisait des jours que je ne lui avais plus adressé la parole. Et pour la première fois où elle avait entendu résonner ma machine, elle tombait sur la question à laquelle elle s'attendait le moins.

"Vous... vous voulez parler de personnes comme vous? D'autres paraplégiques? Des personnes malades à qui leur corps ne répond plus et qui se sentent prisonnier dedans? Parce que oui, j'en connais et tous me disent ça, un peu comme vous."

Si j'avais pu j'aurais soupiré de désespoir. Elle ne comprenait pas ce dont je parlais. Moi non plus d'ailleurs, c'était pour ça que je m'interrogeais tellement.

- Non je parle de personnes bien portantes physiquement mais qui se sentent... prisonnières de leurs corps.

Et c'était une énigme, dont la solution semblait se refuser à moi.

"Oh, vous voulez parler des personnes transgenre?"

Je la fixais alors que la lumière se fit dans mon esprit. Je me traitais de con. C'était pourtant si simple, si évident. Elle... Lui... Lui était bloqué dans son corps à elle, prisonnier d'un corps de femme qui n'était pas le sien. Parce qu'il était lui, et qu'il ne pouvait être lui, mon Shaun que lorsque nous étions à Anda, quand notre corps correspondait à ce que notre esprit désiré.

Je l'écoutais à peine alors qu'elle se mettait à babiller sur une amie à elle qui était née homme mais qui avait toujours était une femme et je sais pas quoi. Je m'en foutais en fait. Il n'y avait que lui qui comptait. Je voulais le voir, plus que jamais. Je voulais m'excuse, lui dire à quel point j'avais été con de me tromper à ce point. J'avais sauté à la conclusion la plus facile, la plus douloureuse aussi, alors que la vérité avait été là juste sous mes yeux. On était pareil oui...

Je la laissais me connecter avant de partir là bas, pour le retrouver...

***

Soirée de merde!! J'étais d'une humeur joyeusement massacrante le lendemain. Dommage, vraiment dommage que je ne puisse pas hurler sur tout le monde parce que ça m'aurait fait un bien fou. Je m'étais contenté de faire le coup du "je parle pas" avant d'enchainer sur les trois clignements d'oeil à ma femme. Elle était partie énervée et ça m'avait fait du bien je devais le reconnaitre.

Paulina avait été... agaçante de perspicacité. Elle avait deviné que Sarah c'était Shaun. Qu'on s'était disputé. Que j'avais posé ces questions par rapport à lui. Et elle avait aussi deviné que j'étais de mauvaise humeur parce qu'il ne s'était pas connecté. Je m'étais contenté de ne pas lui parler. Elle aurait rit aux trois clignements. Elle avait eu cette agaçante petite remarque en partant, que tout allait s'arranger entre nous. Et nia nia nia. Trois clignements mental pour la peine tiens!!!

Mon détective avait fini par revenir me voir. J'avais craqué. Je lui avais demandé de retrouver Sarah et de me l'amener.

- Par la peau du cul si il le faut. Tu peux employer toutes les méthodes que tu veux mais je veux la voir ici avant demain!!!

J'aurais voulu pouvoir lui crier dessus mais tant pis. Ca m'avait quand même fait du bien. Je placerais le détective en mode garde du corps en bas des escaliers s'il le fallait pour l'empêcher de partir, mais il écouterait ce que j'avais à lui dire. Merde, c'était trop facile de gagner les disputes dans ces conditions là et ce n'était vraiment pas juste.

Mais il fallait croire que j'étais maudit. Putain je sentais venir le mal de tête. Ouais je sentais pas mes cheveux mais j'arrivais quand même à avoir mal à la tête. Vive la tétraplégie!!

Donc... cet abruti... était rentré illégalement à Anda. Normal c'était réservé aux cas désespérés et désespérants. Il était désespéré mais pas assez désespérants aux yeux des bien pensant, et pas assez riche surement. Du coup il était rentré illégalement. Et forcément cet abruti s'était fait arrêté. Mon détective l'avait retrouvé, super, mais entre lui et moi il y avait les murs d'une prison. Super...

Quelques milliers d'euros plus tard, un coup de fil à mon avocat et à la société gérant Anda et il était libéré. Je lui avais fait donner une enveloppe avec des codes, légaux ceux là, et surtout un rendez vous pour le samedi dans les années 80 sur la plage derrière ma maison. ET IL AVAIT INTERET A VENIR CETTE FOIS SINON JE LE FAISAIS RAMENER ICI PAR LA PAU DU CUL!!!!

Bref... encore une longue semaine en préparation.

***
OieIBts.png
Loren's
J'ai... on s'en fout de combien de putain d'années j'ai et je ne vis que quand je suis à Andanéya. Dans la vie, je suis amoureux et je m'en sors pas trop bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal mais ça c'est de l'autre côté, ça ne compte pas.

Aucun intérêt ce qui se passe de l'autre côté. Parce qu'ici il n'y a que lui et moi...


adam gallagher :copyright:️ Moonic

Le bruit des vagues était là, de retour enfin, après une longue semaine loin de lui. J'avais posé un poste radio à côté de moi. Il passait la même chanson en boucle alors que j'attendais, que je l'attendais lui.

J'avais le coeur qui se serrait. J'avais peur... peur qu'il ne vienne pas, qu'il me pose un lapin à nouveau. De toute façon s'il ne venait pas je m'en foutais, je le ferais venir quand même. Je serais à mon désavantage mais tant pis. Je voulais lui parler à tout prix.

Puis finalement je les entendis, les pas discrets dans le sable derrière moi. Je bondis sur mes pieds avant de le regarder en souriant. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs. Je réalisais à quel point il m'avait manqué. Ca faisait quasiment un mois que je n'avais pas pu le voir, le serrer dans mes bras. Mais je devais encore un peu me retenir avant de le faire.

Je me repris rapidement, lui parlant avant qu'il ne me coupe la parole, ne me crache sa colère au visage ou ne parte. Peut être les trois à la suite. Mais je voulais commencer et je voulais parler jusqu'au bout.

- Ecoute moi s'il te plait Shaun. J'aimerais juste que tu me laisses parler sans m'interrompre. Après tu pourras dire tout ce que tu voudras. Tu pourras même partir si tu en as envie et si c'est ce que tu veux, je te promets que tu n'entendras plus jamais parlé de moi. Mais avant laisse moi parler. Laisse moi le faire ici. Que je puisse parler normalement sans mettre une heure à former une phrase, sans que ça mette tellement de temps que tu te barres avant que j'ai réussi à dire ton prénom pour te retenir. Laisse moi le faire ici et pas là bas.

Je fermais les yeux un bref instant et inspirais légèrement avant de me lancer.

- Je suis désolé Shaun... j'ai été un connard. En fait, je suis un connard de l'autre côté. Mais j'ai rarement été aussi stupide que ce jour là. Tu avais raison. Je ne t'ai pas vu. Je n'ai pas compris. J'ai sauté rapidement à la première explication qui m'est venu sans voir la vérité. Parce que Lorenzo, le Lorenzo de l'autre côté, c'est un connard en colère. Et je suis désolé... terriblement désolé de ne pas avoir su voir. Mais j'ai compris maintenant... tu... tu es Shaun... tu es... De l'autre côté, tu es coincé dans le corps de Sarah, comme moi je suis coincé dans cette coquille vide qui ne sert plus à rien.

Il avait raison. On avait beaucoup plus en commun que ce que j'avais cru en voyant arriver Sarah. Je m'étais trompé et je m'en voulais.

- Et si je me suis trompé comme ça, si je t'ai fait souffrir, je sais que c'est entièrement ma faute. Je n'ai jamais voulu qu'on parle de nous, de notre vie de l'autre côté. Je voulais... je voulais oublier toute la merde qu'est ma vie. Je veux laisser tout ça, tout ce qui est négatif et merdique, toute la colère et la haine de Lorenzo. Je voulais tout ça de l'autre côté pour pouvoir être simplement moi ici et vivre... enfin. Je pensais que c'était la bonne solution mais... je me rends compte que j'avais tord. Je te devais la vérité. Et si j'avais su la vérité pour toi avant que tu n'arrives chez moi, je n'aurais pas réagi comme un connard.

Il était toujours là. Il m'avait écouté jusqu'au bout. Maintenant au moins, quoi qu'il arrive, je savais que j'avais fait tout ce que j'avais pu pour réparer mes erreurs. Et si il me disait non, je pourrais partir en paix.

- Voilà... tu peux me crier dessus maintenant si tu veux. Me dire que je suis la pire ordure possible. Tu peux même juste partir si tu en as envie. Je te promets que tu n'entendras plus parler de moi. Ou alors tu peux rester, me poser toutes les questions que tu veux. Je te répondrais. Je te dirais tout ce que tu veux savoir. Parce que...

Je plongeais mon regard dans le sien. Ca y est... j'y étais... je devais me lancer et ne plus avoir peur de ces mots...

- Je t'aime Shaun.
Revenir en haut Aller en bas
 
PierreHope
PierreHope
MESSAGES : 418
INSCRIPTION : 27/04/2019
CRÉDITS : https://i.pinimg.com/originals/ba/cd/c1/bacdc13df383fe7476799da8a5257a66.jpg

UNIVERS FÉTICHE : ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3024-liste-rps-pierrehope
cat

Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope] - Page 5 Empty

v8tg.jpg
Shaun Cooper
J'ai 27 ans et je vis en France. Dans la vie, je suis hackeur. Sinon,  je suis enfin moi et je le vis ... car je suis avec Lui mais sans l'être vraiment...
Erika Linder :copyright: intothegloss.com


Oublier.

M’oublier.

L’oublier…

Oublier tout.
Oublier ‘nous’.

Je veux juste oublier…
Arrêter d’y penser.
Ne plus penser à lui.
A son sourire…
A sa souffrance.
A son odeur.
Bordel.
A SES odeurs…

J’essaye.
Désespéramment.
Mais… Il est là.
Ses gestes, sa voix…

Je me rappelle sa chaleur qui tranche avec ce froid contre ma peau.
Je me rappelle cet amour qui emplissait mon cœur à l’idée de le revoir.
D’arracher ces quelques heures au temps.
Au Destin dirais-je, si j’étais assez con pour…

Eh mais ouais je le suis, assez con : Je l’ai bien été pour croire à toutes ces conneries…
Je me suis laissé convaincre.
Il faut dire qu’il était doué (...et pas qu’au pieu).
Faut dire aussi que la crevasse dans mon palpitant était si aisée à combler…

J’ai été faible.

L’amour, c’est qu’une prison. ELLES, elles l’avaient compris.
Maintenant…
Elles ne sont plus là.
Je suis seul.
Seul avec moi-même.
Et je me rend compte à quel point, au fait…

A quel point je suis minable.

Je me sens rien sans lui…
Je me suis emprisonné dans les liens de l’attachement.
J’étais mieux à vivre par moi-même.
Pour moi-même…

Me myself and I.

Maintenant… Je suis seul, oui.
Mais je ne peux plus avancer.
Je suis comme un jouet cassé. Et…

On m’a interdit de me mettre au rebus.
On va m’enfermer avec d’autres jouets cassés, et on se cassera encore plus mutuellement…

Putain, pourvu que ça aille vite.
Putain, pourvu que je sois le mec qui se fait défoncer et buter à peine arrivé.

Vivre en cage… Mentale et maintenant physique, et pas une que j’aurais choisi c’est…

… Et je me rend compte que je serais pas jugé comme un mec.
Par cette société.
(ça ne l’a jamais été).
C’est toujours « Madame » pour eux…
Privé de liberté et de mon identité.
Forcé à nouveau d’être « Elle »…
Plutôt crever.
Oui, plutôt cre…

… Non mais c’est qui ce connard de bigleux qui débarque sans frapper avec son attaché case en bœuf de jsais pas où ??? D’où il me colle sa carte à deux balles sous le nez ??? D’OU IL ME DIT DE ME TAIRE CET EMPAF-… !!!
But he said the magic word « Lorenzo Baratti ».
Oh wait…
C’est le maelström d’émotions là haut… Je ne sais pas qui l’emporte… Tristesse colère dégoût… Je sais juste que JAMAIS je reconnaitrais que joie s’est faufilé en mode je jette des cotillons (CASSE-TOI JOIE, MERDE!).

Il ne mérite pas ma joie.
Mon sourire.
Ou quoi Que ce soit de moi.
Il m’a rejeté. (comme les autres…
Comme tout le monde).

Ah ouais… Et il croit que c’est avec son avocat tout fraichement sorti de son école de merde à 50000 boules qu’il va me récupérer ?? C’est mal me connaître Mossieur De Lorenzo de mon cul !!!

Je laisse l’autre gazouiller.
Je hoche la tête vaguement quand il a fini assorti d’un « c’est bon j’peux me casser ? » et je trace quand c’est confirmé. Enfin... après avoir signé 4000 papiers à la con que j’avais plus envie de carrer dans le fion du représentant de la maréchaussée. On est en France que Diable ! Paperasse paperasse usine à gaz et lourdeurs administratives, morbleu !

***

Rentré dans mes pénates, je m’écroule telle une divine merde.
Cerveau saturé.
Error 404.
Veuillez redémarrer votre Shaun svp.

***

A mon réveil je jure et je fulmine sur ces fils de poutre qui ont embarqué mon matos… « Sous scellééééé » sans doute. Pour « preeeeuves » « cey le protocoooole ma bonne dame ». Mais TA GUEULE le protocole, je te le carre là où je pense et c’est un proctologue que tu devras aller voir, République de mes fesses !!!
(… Je me rend compte que je fais beaucoup allusion à mon intimité arrière… Un signe de manque peut-être… ? Enfin on s’en branle. Enfin non. Mais… Bref),

L’Autre plein aux As me convoque. Enfin il appelle ça inviter mais… Moi jle prend comme une convoc’. La convoc’ de merde comme tes parents se reçoivent pour entendre le proviseur déblatérer des insanités style « Sarah a un comportement quelque peu… Déplacé avec ses camarades. Elle règle tout par des coups de tête ou de poings »… Bah c’est pas ça l’école… ? Apprendre à utiliser sa tête ? Mwarf, des barres…

Je vais y aller à son « rendez-vous » à la mangue. Histoire de lui dire entre quatre z’yeux quel blaireau pédant il peut être. Comme je hais tout ce qu’il est,ce qu’il représente, comme je m’en carre de lui, de son avis, et de… (… Non Shaun ne pense pas à son joli petit … Trop tard, ah bravo!). Rien à foutre. Rien à carrer.

J’y vais pour moi, pour les points sur les ‘i’, les barres sur les ‘t’, et même pour les accents circonflexes.

Attends. Tu perds rien pour attendre, sale bran…



***


jnzd.jpg
Shaun Carver
J'ai 27 ans et je vis à Andanéya. Dans la vie, je suis incognito et je m'en sor(tais) bien . Sinon, grâce à ma (mal?)chance, je suis amoureux et je suis qu'une pauvre cloché.
Alexander Calvert :copyright: tumblr.com


… J’crois que j’allais dire branleur. Ou branquignol. (Ou bran… Ouais non pas ça ‘est pas VRAIMENT le bon moment, merci cerveau!). J’sais plus.

Tout ce que je sais c’est que cette putasse de joie a dézingué tout le monde quand mes yeux se sont posés sur lui et que cette prétentieuse asperge latine s’est permis de me sourire (non mais pour QUI il se prend).

Heureusement les autres émotions se sont vite ramenées quand j’ai repensé à ce qu’il m’avait fait. Dit. Promis. Menti. Tout ça. Tout cet acide sur la plaie béante qui était mon cœur, mon âme, et que je pensais pouvoir soigner à ces côtés… Broutilles. Sottises.

Pas deux fois.
«Trompe moi une fois, honte sur toi. Trompe-moi deux fois, honte sur moi.».
C’est mort.
...D’ailleurs… Je DEVRAIS être mort à l’heure qu’il est.
Grâce à super guacamole et sa valisette de cuir de taureau de corrida de richard arriéré, j’ai pas de gel sur mes comptes, j’ai pu racheter du matos informatique… J’aurais pu me retrouver de quoi partir en planant.(Hello Sue, je pars avec toi cette fois!).

Mais… J’y ai même pas pensé. Bordel de merde d’une crevette asthénique…
J’y ai MÊME PAS pensé…
(Where is my mind...?)
Voilà t’y pas qu’en plus il se met à causer et que mon palpitant se croit sur un
(Rythm is a dance-dancer!)

Je le laisse baver, mode Pokerface sublime. (Can't read my can't read my poooker faaace?)
Vas-y mon con, rampe, rampe, que je t’achève d’un bon coup de pied sur ta nuq…
« Je t’aime Shaun. ».
… Et je me rend compte que je peux pas le faire.
L’achever.
C’est un bordel sans nom dans ma caboche mais… ça non, j’peux pas.
Je peux plus...
Fait chier… Il le mérite pourtant.
(même s’il s’est excusé. Qu’il dit avoir compris...).

Depuis quand je suis devenu si faible… ?
Depuis quand j’ai autant besoin de quelqu’un… ?

Je veux pas…

Je veux pas dépendre de quelqu’un… Je veux pas avoir peur de le perdre.
Je veux pas qu’il devienne mon unique raison de vivre, de me lever le matin de…
Putain PAS QUESTION.

Alors… Je fais quoi… ?
...Hein… ?
Je fais quoi… ?
"Tu m’as fait du mal Lorenz. ".
… Ok ma bouche a parlé pour moi (après tout... c’est son rôle en fait).

«… Et… Tout ça… Je… Je sais pas si je dois te croire. ».
Ouais après tout en plus c’est un Italien lover à la mord moi l’noeud. Pas l’oublier. Les palabres, c’est son truc. Il a ça dans le sang msieur le bourgeois à la langue bien salace. Heu salivante. PUT...! S-A-V-A-N-T-E (ça va pas le cerveau ??? Tu t’es installé T9 ou quoi???).

Je soupire. Ah mes poumons se la jouent freestyle aussi visiblement (...Ouais en même temps s’ils le faisaient pas je respirerais plus et… Bref. Respirer pff c’est surfait!).

« … Et puis où ça nous mène tout ça ? ».
J’écarte les bras pour illustrer mon propos tout en regardant autour de moi. (tout regarder… SAUF lui bien entendu).

«  On va se voir une fois par semaine, baiser, et après… ?».
Ouais… Et après ?
«  Tu dis que tu m’aimes mais… ça veut rien dire. C’est que des mots… Une démence acceptée par notre société.  Je...  Moi... ».

Je prend une respiration et je balance en fermant les yeux (lâche) : «  J’ai pas besoin de toi moi, j’ai besoin de personne. Surtout pas d’une aubergine dorée qui... ».

… ça sonne faux. Ultra-faux… J’arrive même pas à avoir la hargne. Et je sens des trucs qui perlent au coins de mes yeux. Ça se trouble… Fait chier.
Je chiale.
«  Qui...».
J’arrive pas à continuer, ma voix s’étrangle. Je la boucle et je laisse mes épaules tressauter lamentablement.

J’avais reconnu joie (traîtresse ! Honte sur ta famille ! Honte sur ta vache!), colère, tristesse,dégoût…

J’avais oublié Peur.
Celle qui vrille l’estomac.
Qui vous rend impuissant.e.
Celle qui accompagne les sentiments quand on s’attache à quelqu’un.
Peur pour lui… Pour pour Nous.
Peur de souffrir.
La peur la peur la peur.
Tu peux courir, elle te rattrapera au milieu de la nuit.
Elle te plaquera au mur. Ou au sol.
Tu peux pas la fuir…

J’ai couru couru pendant toutes ces années, couru droit devant en brisant tout. Et toutes et tous… Je les brisais avant qu’ils le fassent.
Mais lui…
Lui je peux pas le briser.
«  Je te déteste...».
(«  Je t’aime.».
Je déteste ce qu’il fait remonter chez moi.
Cette fragilité.
Cet être sensible que je refuse d’être.
«  Va t’en.».
(«  Me laisse pas.»).
Je dis le contraire de ce que je pense… Je…

«  Je vais te faire du mal.».
Je le vois plus derrière le rideau tout flou, alors je peux bien tourner mon regard vers lui après tout,
«  On va se faire du mal ...».
ça ne peux pas bien se finir.
«  Je veux pas revivre ça.».
Je veux pas revivre cette douleur de perdre quelqu’un que j’aime.
Je veux pas revivre le deuil. Le déchirement. La solitude.
«  Putain, pourquoi… Pourquoi je suis tombé amoureux de toi ?».
Je suis incapable de lutter contre ce que je ressens pour lui.
C’est comme une vague. Qui dévaste tout. Qui emporte tout.
Comme ces vagues dans lesquelles j’adore à me baigner à ses côtés.

J’ai foncé à l’aveuglette dans ses bras.
Qu’il me repousse après tout…
Je ne suis qu’une plaie béante.
J’encaisserais je survivrais…
… Ou pas.
Je m’en fous de toute façon… C’est pas comme si j’avais le choix.
Je l’aime.
Et c’est ce que je lui répète en lui collant un minable petit pain sur la poitrine entre deux misérables reniflements.
Pitoyable.
Je suis pitoyable…
Je suis tellement…
… Tellement humain.

Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3222
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope] - Page 5 Empty

OieIBts.png
Loren's
J'ai... on s'en fout de combien de putain d'années j'ai et je ne vis que quand je suis à Andanéya. Dans la vie, je suis amoureux et je m'en sors pas trop bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal mais ça c'est de l'autre côté, ça ne compte pas.

Aucun intérêt ce qui se passe de l'autre côté. Parce qu'ici il n'y a que lui et moi...


adam gallagher :copyright:️ Moonic

Il était là. C'était déjà une bonne chose. Cela voulait peut être dire que tout n'était pas foutu, qu'il me laissait une chance de m'expliquer. Ou peut être était il simplement venu pour me cracher toute sa haine au visage. C'était possible aussi, même l'option la plus envisageable. Mais il était là... je sentais mon coeur battre plus fort en posant mes yeux sur lui. Je ressentais à nouveau cette furieuse envie de le prendre dans mes bras. Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas pu faire ça. Mon être tout entier était en manque de lui. Mais je devais d'abord finir ce que j'étais entrain de faire. Je devais le dire...

Je pensais que ça serait la chose à faire la plus difficile au monde, sortir ces quelques mots. Mais je n'avais jamais été aussi heureux qu'en les prononçant. Oui je l'aimais. Je voulais le dire encore, le crier, le lui murmurer au creux de l'oreille alors que je le serrerais dans mes bras. Mais je devais attendre sa réponse. Il ne voudrait probablement plus me voir. C'était trop facile de faire du mal et de dire pardon après. Et ce n'était pas parce que je lui avais dit que je l'aimais que ça effacerait tout.

"Tu m’as fait du mal Lorenz. "

Je hochais doucement la tête. J'en avais conscience. Comme je lui avais dit, Lorenzo avait agi comme le connard en colère qu'il était. Il avait sauté à la première conclusion logique sans penser au reste. Il avait oublié toutes les étreintes, tous les moments qu'on avait passé ensemble, nos déclarations murmurés au creux du lit. Tout avait été balayé en un instant, par la découverte du mensonge, ou plutôt du secret. Nous avions nos secrets tous les deux. Je ne lui avais jamais dit les miens et je n'avais jamais cherché à connaitre les siens. Et ça avait fini par nous exploser au visage. Je lui avais fait du mal... et je m'en voulais. J'aurais voulu qu'il soit moins con, qu'il prenne le temps de réfléchir à la situation, qu'il lui demande des explications calmement, posément. Mais il avait juste craché sa haine et sa douleur. Ce n'était même pas contre lui qu'il était en colère...

«… Et… Tout ça… Je… Je sais pas si je dois te croire. »

Nouvel hochement de tête... c'était normal après tout ça. Après avoir vu le connard, c'était difficile à croire qu'on était la même personne, que je ne recommencerais pas. Mais je n'étais pas Lorenzo et lui il s'était calmé. Il entrevoyait un espoir... un espoir de fou.

« … Et puis où ça nous mène tout ça ? On va se voir une fois par semaine, baiser, et après… ? Tu dis que tu m’aimes mais… ça veut rien dire. C’est que des mots… Une démence acceptée par notre société. Je... Moi... »

Je le regardais sans comprendre. J'accusais le coup en l'entendant me renvoyer mon je t'aime au visage. Je ne voulais pas ça. Je ne voulais pas seulement le voir une fois par semaine pour baiser. Je voulais plus. Et Lorenzo voulait sa part.

Mais ce n'était pas le pire que j'allais entendre...

« J’ai pas besoin de toi moi, j’ai besoin de personne. Surtout pas d’une aubergine dorée qui... »

Il n'avait pas besoin de moi... Surtout pas de... de ce que j'étais de l'autre côté. Il avait raison. Qui pourrait avoir envie d'être avec ça au quotidien? Même moi je ne le supportais pas. Je préférais l'oublier, le laisser loin de moi et de mes pensées quand j'étais ici. Il ne voulait pas de ça et je le comprenais. Et on ne pouvait pas se contenter d'une soirée par semaine. C'était trop peu. Personne ne pourrait supporter ça.

Les mots pleuvaient sur moi comme des coups de poing. Il me détestait. Il ne voulait plus de moi. On se ferait trop de mal. C'était vrai... j'aurais du partir. Rappeler cet infirmier pour qu'il m'aide à en finir. J'aurais du le laisser vivre sa vie, une vraie vie et pas être enchainé à un légume. Mais je ne pouvais pas. Ses larmes me retenaient, me brisaient le coeur, bien plus que ses mots.

Puis je le sentis venir dans mes bras, me percuter pour être plus exact. Je le serrais contre moi, pleurant avec lui alors que les coups pleuvaient au milieu de ses je t'aime. Je le serrais contre moi, pleurant avec lui. Je le laissais faire un moment avant de prendre son visage entre mes mains pour plonger mon regard dans le sien.

- Je t'aime...

Mais ce n'était pas assez je le savais, pas assez pour supporter tout le reste.

- Je sais. Je suis... Je ne sers à rien de l'autre côté. Une plante verte que l'on s'acharne à garder en vie alors que je ne sers plus.

Je caressais tendrement sa joue.

- Mais je ne veux pas te perdre. Si je ne peux avoir qu'un soir par semaine alors soit. Je prendrais ce que je pourrais avoir. Chaque seconde avec toi... chaque instant... chaque étreinte... mais je comprendrais que ça ne soit pas assez pour toi. Alors je veux... je veux que tu réfléchisses à la proposition que je vais te faire.

J'inspirais profondément avant de me lancer. C'était une idée folle, complètement insensée. Je savais qu'il dirait non mais je voulais tenter au moins ça.

- Viens vivre chez moi. Je divorcerais. Je mettrais ma femme à la porte. Je te laisserais la maison, l'accès libre à tous mes comptes. Tu pourras faire tout ce que tu voudras. Je dirais à mes avocats de s'occuper de toutes les démarches, de te faire des papiers au nom de Shaun Cooper. On sera ensemble et on se verra ici complètement un soir par semaine.

Mais je me doutais qu'il dirait non. Qui pourrait avoir envie de vivre au quotidien avec un légume? Emprisonné dans une cage dorée...

- Je te laisse choisir. Je respecterais ta décision. Si tu ne veux plus jamais me voir je... je le comprendrais.

Je lui laissais mon coeur. A lui d'en faire ce qu'il voulait.

Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope] - Page 5 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Bienvenue à Andanéya [ft PierreHope]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Le Livre de la jungle [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers science-fiction-
Sauter vers: