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Beloved
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Luigi

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Quelques heures.... juste quelques petites heures de liberté pour échapper à cet enfer, pour s'évader de cette prison qu'est devenu leurs corps...

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Luigi

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Lorenzo Baratta
J'ai 36 ans et je vis dans un petit village, en Italie. Dans la vie, je suis patron d'une multinationale et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal.

Mais tout ça n'a pas d'importance. Parce qu'ici je suis simplement Loren's, que j'ai l'air d'avoir à peine une vingtaine d'années. Je ne suis pas un grand patron. Je ne suis pas marié. Je suis juste un gars qui veut s'amuser.


avatar :copyright:️ the blue fox

J'ouvrais les yeux doucement. La pièce était plongé dans l'obscurité. Je me faisais toujours avoir, tous les matins. Plusieurs années avaient passés mais rien n'avait changé. Je me réveillais tous les matins, ouvrant les yeux sur ma chambre. Je m'étirais dans mon lit aux draps si confortables, si léger et doux que j'en avais presque un orgasme en me glissant dedans. Je me levais, posant mes pieds nus sur le plancher en bois clair de la chambre. Puis je faisais quelques pas pour aller ouvrir les volets et admirer la vue sur la mer. Je restais toujours un instant à la fixer. J'adorais la voir, onduler au loin ainsi. J'aurais pu passer ma journée à le fixer tellement j'aimais ce spectacle. Puis je la laissais, allant retrouver ma douche, laissant l'eau chaude courir sur ma peau et terminer de me réveiller. J'adorais ces moments là aussi. Ces petits plaisirs simples de la vie qu'on négligeait trop souvent. Je sortais au bout d'un moment pour m'habiller et aller me servir un café avant de me réinstaller devant une des baies vitrées donnant sur ma vue préférée.

J'ouvrais les yeux avec l'idée de faire tout ça, esquissant le premier geste pour sortir de mon lit, pour qu'il ne se passe rien. Le néant complet. Et la vérité me frappait à nouveau de plein fouet. Je n'étais pas dans le noir complet. Plusieurs écrans autour de moi étaient allumés, me lançant au visage leur lumière trop vive, écran composés pour l'essentiel de chiffres et de courbes. J'entendais les machines s'activer autour de moi. Le moteur du matelas à air sur lequel je reposais. La machine qui insufflait de l'air des poumons avant de l'expirer lentement. Le bip régulier d'une autre, les battements de mon cœur. De mes draps que j'avais payé si cher, dans lesquels j'aimais tant me blottir, je n'avais plus qu'une vague sensation au niveau de la tête. Je bougeais ce que je pouvais, à peine ma tête vers la droite, léger geste qui me valait un effort terrible. Je fixais mon écran de commande et actionnais l'ouverture des volets. Le soleil me frappa doucement alors que j'esquissais un léger sourire en la voyant onduler au loin. Avant j'aurais pu rester la journée entière à la fixer mais je n'avais pas le temps. Je ne le prenais jamais. Deux minutes en prenant mon café le matin. Quelques coups d'oeil dans la journée mais jamais plus. Aujourd'hui... je n'avais plus que ça à faire pour occuper mes journées.

Je jetais un coup d'oeil à l'heure, soupirant mentalement. Il n'était que six heures du matin. Déjà le soleil commençait à se lever. J'avais au moins cette chance, pouvoir assister à tout un tas de lever et de coucher de soleil. Mais je devais attendre. L'infirmier ne viendrait que vers huit heures du matin pour mes soins quotidien. En attendant moi, je resterais là, incapable de chasser la mouche qui commençait à me tourner autour, m'agaçant prodigieusement. Impossible pour moi de la chasser, à part la foudroyer du regard je ne pouvais pas faire grand chose. L'insecte ridicule me narguait, se foutant de moi et de la haine que je lui vouais. J'aurais pu l'appeler à ELLE mais je n'avais aucune envie de la voir de si bon matin. Je supportais déjà difficilement ses mièvreries, là j'aurais toléré encore moins. Je n'avais qu'une hâte c'était que cette journée passe le plus vite possible, qu'on arrive à dix neuf heures. Encore treize heures à tenir...

****

Cet abruti arriva avec une demi heure de retard. Il avait eu une urgence avec une patiente juste avant moi. L'abruti... je le payais assez cher pour qu'il me fasse passer en priorité et pas avant une petite vieille qui était tombée chez elle et qui s'était certainement cassé la hanche. A son âge il aurait mieux valu qu'elle crève sur le sol de sa cuisine. Elle ne se remettrait jamais de sa fracture, resterait grabataire pour le restant de sa vie et serait un poids pour ses proches avant qu'elle ne se décide enfin à claquer.

« Belle journée non Mr Baratta ? Vous voulez peut être que j'ouvre un peu les fenêtres quand on aura terminé ? Histoire de profiter d'une bouffée d'air frais. »

L'ennui quand vous ne respirez même plus par vous même c'est que vous ne pouvez même plus soupirer ou grogner pour exprimer votre mécontentement. Il me saoulait et je ne pouvais même pas le lui faire comprendre par un grognement qui aurait exprimé tout mon mépris. J'étais obligé de me contenter de fixer l'écran de mon ordinateur, faisant défiler les dernières infos importantes, l'ignorant ainsi. Le mépris par l'ignorance, c'était ma seule arme.

L'heure suivante fut... insupportable comme tous les matins. Il avait tué la mouche, mettant fin à mon calvaire mais c'était bien la seule chose utile qu'il avait fait. Je supportais sans rien dire les soins quotidiens qu'il me prodiguait. Je restais la tête détournée alors qu'il retirait les draps, révélant mon corps trop maigre, trop blanc, sans plus aucun muscle. Moi qui avait si fier autrefois de mon corps. J'avais passé du temps à le sculpter, faisant attention à mon alimentation, prenant parfois un peu de temps pour peaufiner mon bronzage. Tout ça était terminé. Il ne restait plus de moi que cette loque blanchâtre et dégoutante. Je le laissais laver ce corps qui n'était plus qu'une prison pour moi. Je ne sentais rien alors qu'il me secouait dans tous les sens, ça n'en restait pas moins humiliant de le laisser faire ainsi. Je me laissais ballotter de tous les côtés, le laissant me retourner. Je n'arrivais pas à partager son enthousiasme quand il vit que j'avais eu des selles.

« C'est très bien ça Mr Baratta. Après trois jours sans selles j'avais peur d'être obligé de vous faire un lavement. »

Ouais génial je m'étais chier dessus dans la nuit youpi. Je n'avais rien senti, rien pu retenir. J'avais été obligé de rester plus de deux heures à baigner dans ma merde, à en supporter l'odeur nauséabonde avant qu'il ne se décide à arriver pour me changer. J'avais du mal à partager son enthousiasme là tout de suite. Ah oui il n'allait pas être obligé de me mettre une sonde dans le cul pour me faire chier. Joie. Au point où j'en étais je n'étais plus à une humiliation prêt. Il termina ma... toilette, comme il appelait ça si élégamment. Il se plongea ensuite dans les autres soins, frictionnant mes membres pour éviter que je ne me remplisse d'escarre, passant divers médicaments sensés m'aider à rester en « bonne santé », la blague. Il partit finalement après avoir branché mon alimentation, une espèce de liquide brunâtre qui allait directement dans mon estomac grâce à la sonde qu'on y avait posé, une espèce de tuyau horrible qui venait transpercer mon abdomen autrefois lisse et musclé aujourd'hui maigre et défiguré par ce truc. Adieu le plaisir du café chaud le matin, des petites viennoiseries qui l'accompagnait, finit le hamburger avec sa sauce dégoulinante et son fromage fondu. Si j'avais su que je terminerais ainsi, je me serais beaucoup moins privé dans ma vie. Il partit vers dix heures, me laissant à nouveau seul dans cette chambre. Plus que neuf heures à tenir...

****

Il était plus de onze heures quand elle arriva, avec son air tout mielleux, son sourire aussi faux que ses ongles. Je donnerais tout ce que j'avais pour juste pouvoir lui foutre un coup de poing, juste une fois, et effacer son sourire à la con de son visage.

« Bonjour mon amour. Tu as passé une bonne nuit ? »

J'ai rêvé que je lui éclatais sa gueule, que je sentais ses os craquer et se briser sous mes doigts. C'était génial. Puis je me suis réveillé et ça a été beaucoup moins génial d'un coup. Je la laissais parler toute seule, l'assommant de mon silence méprisant à elle aussi. Surtout à elle. Je l'écoutais d'une oreille alors qu'elle me parlait des rendez vous que j'allais avoir dans la journée. Il n'y avait qu'un qui comptait, un seul qui me faisait vraiment envie. Elle finit par partir, gênée par mon silence. Elle pouvait bien aller faire ce qu'elle voulait de sa journée. Moi j'étais obligé de rester ici, coincé à admirer la vue.

****

Les rendez vous s’enchaînèrent dans l'après midi. Un des avantages de la technologie actuelle, je pouvais continuer de gérer mes affaires même en étant coincé dans ce lit. J'avais eu la bonne idée de m'entourer de personnes de confiance avant de me retrouver dans cet état. Désormais ils étaient mon visage en public pendant que je continuais de tirer les ficelles depuis mon lit.

18h, mon dernier rendez vous venait de partir et je trépignais d'impatience en attendant. Trépigner mentalement bien sur, je ne pouvais pas faire grand chose de plus de toute façon. Il avait intérêt d'être à l'heure cette fois l'autre abruti. Et heureusement pour lui ce fût le cas. Il arriva avec son éternel sourire agaçant. Mais ce soir je pouvais bien le lui pardonner. Plus qu'une heure à tenir, à subir les soins qu'il me prodiguait encore et toujours. C'était la troisième fois qu'il passait de la journée et j'en avais presque marre de le voir. Presque... parce qu'il était mon sésame pour la liberté.

18h59 et il avait terminé. Il était arrivé vers moi, posant la petite électrode sur ma tempe.

« Voilà Mr Baratta. Encore un instant et vous pourrez y aller. Vous devez être impatient non ? »

- A votre avis ?

C'était les premiers mots que je lui décrochais de la journée et ils eurent le mérite de le faire sourire. Il me posa encore quelques questions, me laissant choisir où, ou plus quand, je voulais aller. Il commença ensuite son compte à rebours, avant d'enclencher le bouton et de me faire partir.

****

Je sentais que j'arrivais. Je restais les yeux fermés un instant, profitant doucement des sensations que je retrouvais. J'étais debout. Je pouvais sentir mes pieds enfoncés dans le sable. Une brise légère soufflait, m'envoyant l'odeur des embruns au visage. Je sentais la douceur de ma chemise sur ma peau. Je jouais un instant avec mes pieds, les bougeant dans le sable, appréciant de les sentir réagir et remuer ainsi. Puis j'ouvris finalement les yeux, souriant comme un gosse en admirant la mer. Pour la première fois de ma semaine, j'étais vivant.

****

Cela faisait deux ans que j'étais coincé dans ce lit, deux ans depuis... l'incident qui avait détruit ma vie me laissant à l'état de légume, prisonnier dans un corps qui ne répondait plus du tout. J'avais entendu parler de cette technologie dans ma vie d'avant. Je savais que cette chance avait été offerte aux gens n'ayant plus aucun espoir dans la vie, les mourant, les agonisant, les plus bons à rien à part attendre de mourir. Je ne m'y étais pas attardé plus d'un instant, me disant que c'était une bonne chose pour eux et replongeant dans mes affaires. Jusqu'à ce que j'en ai moi aussi besoin. L'attente fut interminable pour avoir les autorisations. Ils contrôlaient ça avec beaucoup trop d'attention. Ils voulaient éviter les débordements, que beaucoup trop de gens en abusent. En fait ils nous vendaient ça comme un privilège, justifiant ainsi les tarifs prohibitifs qu'ils pratiquaient. J'aurais pu m'en procurer au marché noir mais j'avais préféré faire ça dans les règles. Je n'aurais pas supporté de gouter à ce bonheur pour me le voir arracher quand ils auraient compris que j'utilisais des méthodes douteuses pour venir. Alors j'avais attendu, deux long mois, enfermé, avant de pouvoir enfin venir, d'utiliser cette voie d'accès ouverte seulement entre 19h et 19h05 tous les samedi. Si on ratait le créneau on était bon pour attendre une semaine de plus, cette joie de pouvoir gouter à une vie normale pour cinq malheureuses petites heures, les meilleures heures de ma semaine. Je retrouvais une vie normale, quelques heures par semaine, m'échappant de mon enfer quotidien, mais pas seulement. Pour la première fois de ma vie, je pouvais être enfin moi même, loin des conventions sociales que ma position sociale impliquée. Ici je n'étais pas Mr Baratta, patron d'une des plus grandes multinationales du monde.

On ne parlait jamais de notre vie en dehors d'ici. C'était un tabou. La mort, la souffrance, le malheur qui nous frappait dans nos vies, tout ça était laissé à la porte quand on posait le petit émetteur sur notre tempe. On venait ici pour se réinventer, pour profiter de cette vie qu'on avait pas. Ici, j'étais simplement Lorenzo, et je pouvais en profiter pleinement. Aucune envie de m'enfermer en boite avec une musique trop forte. Ce soir j'avais juste besoin d'un peu de calme et de détente. Puis je pourrais toujours changer d'avis plus tard.

Je restais donc à la plage, me mettant pieds nus avant d'aller m'asseoir dans le sable. Je me sortis une cigarette, ça n'allait pas me tuer ici, et l'allumais alors que je fixais la mer, mes pieds jouant dans le sable. Qu'est ce que je pouvais adorer cette sensation.

J'en étais là, à me délecter de mon petit moment de bien être perso quand je le vis, s'élançant dans la mer tout habillé. J'esquissais un petit sourire en le voyant faire. Ca me rappelait quelque chose ça. Je le laissais un moment s'amuser avant de lancer.

- Laisse moi deviner... première soirée ici?
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PierreHope
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Sarah Cooper
J'ai 27 ans et je vis en France. Dans la vie, je suis hackeuse. Sinon,  je suis célibataire et je le vis bien car j'ai besoin de personne.
Erika Linder :copyright: thescifiworld.net


Ses doigts dansent sur le clavier. Les reflets sur ses lunettes cerclées masquent ses yeux vigilants qui font des aller-retours incessants. Les lignes défilent à un rythme effréné, disparaissant à peine elles sont frappées.

"J'y suis."
Ces moments sont ses respirations. Elle n'est plus là, plus vraiment là. Plus dans ce corps qu'elle déteste tant.
"T'es dingue tu le sais ça?".
Elle esquisse un rapide sourire et cherche une cigarette qui n'existe plus que dans sa mémoire. Elle a arrêté il y a maintenant plusieurs mois. Trop coûteux, trop chronophage. Et autant elle abîme et néglige son enveloppe... Autant ce qu'il y a dedans lui est encore nécessaire pour le moment.
"Merci pour le compliment. Maintenant fais pas ta femmelette et balance.".

La 'jeune femme' grimace de manière incontrôlée sans en avoir conscience: être une femme... Enfin selon la société "avoir un vagin" serait plus exact. Avoir perdu à la loterie de la vie serait plus exact aussi. Elle hait cette enveloppe. Cette prison qui lui impose un statut dont elle ne veut pas. Qui la soumet, la classe parmi les faibles. Fait de sa vie un cauchemar. La fait serrer les dents de douleur chaque fin de mois. Ce corps dont elle néglige l'hygiène maintenant et qu'elle répugne à ne serait-ce que toucher.
"Ok, rappelle-toi bien qu'après tu seras seul. Je veux mes infos et je disparais ensuite de ta vie.".
Non pas d'erreur de mégenrage dans cette ligne qui se délite sous son regard concentré: Sarah est "Il". Elle se présente comme telle la majorité du temps. Plus de pouvoir. Plus d'égards. Moins de contraintes. Pas de drague lourde. De jalousie et toutes ces choses tellement 'féminines' que les êtres d'apparence XX subissent et reproduisent sans même y penser.
"Compris."

Iel fait craquer ses doigts. C'est son plus gros coup. Si ça réussi... Iel aura abattu un autre rempart de privilège. Ces privilèges qu'iel exècre tant.
Andanéya. L'île des mourants comme certains l'appellent parfois.
Pourquoi sa douleur ne serait-elle pas suffisante pour avoir besoin de ce genre de petit saut hors du temps, hors de la réalité? C'est devenue un but. Une nécessité.

En une fraction de seconde, la ligne de code est recopiée. D'une simplicité enfantine en fait... A croire qu'Ils ne demandaient qu'à être piratés. Peut-être aussi est-ce un piège. Sarah s'en fou: iel n'a plus rien à attendre de ce monde. Ses journées d’absences à son travail légal s'accumulent. Iel ne va pas tarder à être viré.e... Mais peu lui importe. Iel touche du doigt son rêve et n'hésite pas une seconde quand l'instruction de branchement apparaît, installant fébrilement l'électrode sur sa tempe. Et si ça foire... Il lui restera l'autre option. Sa "last chance" comme le.a hackeur/se l'appelle.

L'écran lui conseille de fermer les yeux. Ça lui arrache un simulacre de sourire: iel n'écoute jamais les conseils qu'on lui donne. Alors iel garde ses yeux bleus grands ouverts, tentant de calmer les battements fous de son coeur qui n'a plus battu ainsi depuis... Quoi, des mois? Des années? Iel ne sait plus: Le temps file mais sans iel depuis longtemps maintenant.



*****


Shaun Carver
J'ai 27 ans et je vis à Andanéya. Dans la vie, je suis mannequin et je m'en sors très bien . Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis bien .
Alexander Calvert :copyright: supernatural wiki


Je jurerais ne pas avoir cillé. Pas une seconde. J'ai horreur qu'on me dise ce que je dois faire et c'est pas un putain d'écran qui allait me dicter ma vie. Mes parents n'ont pas réussi. L'école non plus. La vie, autrui non plus.

Mais ce n'est plus mon triste mur blanc qui me fait face, mais une étendue plate qui s'étend à l'infini et dont l'extrémité mousseuse vient me lécher les pieds. Je sens l'humidité gagner mes baskets, l'eau s’infiltrer dans chaque mètre carré de tissu. Et je reste là comme une co... Eh, attendez attendez.

Mon cerveau est saturé d'information: les odeurs des restaurants, ce que certains appellent l'iode (en fait un mélange d'algues et de trucs de la mer saupoudré de sel qui moisit au soleil mais c'est sûr, "odeur d'iode" c'est plus poétique)... Et ce corps qui n'est pas vraiment le mien. Enfin si mais... Je regarde mes mains. Pas grande différence à première vue. Je touche mon visage et sens une différence (peut-être mon nez?), quelques poils par-ci par là, mais... Rien de vraiment transcendant. Putain ça a foiré, j'avais programmé une pilosité bien velue et un corps de...

Et là je le "sens", ce poids en plus entre mes jambes. J'imaginais ça... Je sais pas, plus encombrant. Plus lourd peut-être... Sans aucune pudeur, je tire sur mon froc et mon slip pour regarder dedans: bordel... j'ai une teub. Ça a marché!!! J'ai un peu le vertige et je grimace en relâchant le tout: aïe, c'est ça le coup de l'élastique? Ça douille sa mère putain... Je regrette un peu d'avoir tapé autant de gars cis ici. Mais juste un peu: ils l'avaient tous mérité.

Je sens l'euphorie me gagner et dans un grand cri libérateur (et bien sûr hyper viril), je me jette à l'eau tout habillé, savourant mes sensations, comme si je vivais à nouveau: je ne sais pas comment ils font mais tout est parfait. J'avale la tasse et m'étouffe et même cela me rend extatique. Je m'esclaffe tout seul. Depuis combien de temps est-ce que je n'ai pas rit? Il me semble depuis des siècles...

- Laisse moi deviner... première soirée ici?

Je balaye ma mèche rebelle trempée et regarde autour de moi, cherchant le propriétaire de la voix qui s'adresse visiblement à moi vu que le coin est désert. Je me raidis et me recule davantage en pataugeant et en le fixant d'un air soupçonneux: il me veux quoi lui? Comme tout les autres Sarah, c'est un mec à première vue, ils en veulent tous à...

Et là je tilte qu'ici, je ne suis pas Sarah. Que je ne suis pas du "sexe faible". Que je suis... Aller va pour Shaun (j'ai tellement employé de pseudos que ça me vient naturellement désormais). Je suis Shaun, je suis un mec cis blanc et hétéro. Non encore mieux: Shaun est hétéro-curieux tiens, c'est tellement cis-puant ça... Parfait. Je me souviens aussi que fût un temps, Sarah n'avait aucun problème de sociabilisation au contraire: elle était douée pour ça. Je suis qui je veux ici. Et je fais ce que je veux aussi.

Alors je sors de l'eau et j'enlève mon t shirt pour l'essorer avant de le jeter sur mon épaule tout sourire et de répondre d'une voix tranquille:

"Damned, qu'est ce qui m'a trahi? ..."

Je vais continuer mon numéro mais l'arôme de tabac me prend aux tripes. Ma marque favorite... Mais j'ai arrêté. ... Mais non couillon pas ici! Je lui en taxe une après un "je peux?" dont je n'attend même pas la réponse et l'allume à même la sienne qu'il a au bec tout comme moi avec un air de défi: j'ai retrouvé mes sales habitudes. Ma provoc. Mon arrogance naturelle. La proximité d'un autre corps ne me dérange plus alors que dans la "réalité", je ne sors même plus pour l'éviter. Autrui m'est insupportable. Son contact une souffrance sans nom. Un frôlement me met au supplice. La nicotine (qui n'existe que dans ma tête) retrouve son chemin et je pousse un long soupir de soulagement les yeux à moitié plissés, savourant mes retrouvailles avec mon amante de longue date.

J'enlève mes pompes trempées et pieds nus, je tend ma main au nouveau venu:
"Shaun."

Je me surprend à reprendre un de mes vieux jeux: deviner le prénom des gens. Lui il a une tête à s’appeler... Mh... Mattéo. Mais j'espère pas: je hais ce prénom. Je hais celui qui le porte et a croisé mon chemin de vie. Bon en tout cas un truc en 'o'.

Je constate qu'il est pas mal, en tout cas à mon goût. Enfin, celui de Sarah, quand elle fréquentait encore des hommes. Mais ça fait un bail qu'on ne les laisse même plus approcher. C'était devenu impossible. Au final, les femmes à vagin n'étaient guère mieux. Mais jamais elles n'ont pu nous faire le mal des hommes à bite.

Rey Mysterio m'a l'air bien jeune et bien sûr de lui... Peut-être trop. S'il ne serre pas ma main, je vais peut-être lui mettre dans la gueule. Pire idée de la soirée et le gars ne m'a rien fait pour le moment mais "ici", j'ai pas l'intention de me laisser plus marcher sur les pieds que "là-bas".

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Mais tout ça n'a pas d'importance. Parce qu'ici je suis simplement Loren's, que j'ai l'air d'avoir à peine une vingtaine d'années. Je ne suis pas un grand patron. Je ne suis pas marié. Je suis juste un gars qui veut s'amuser.


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Je le regardais du coin de l'oeil, souriant légèrement. Je dus même me retenir de rire en le voyant tirer sur son pantalon pour mater son entre jambe. Cela faisait donc si longtemps qu'il ne l'avait pas vu? Aimait il son service trois pièces au point de l'admirer ainsi sous toutes les coutures? Mais je ne dis rien, à chacun ses petits plaisirs dans la vie.

J'avais pourtant fini par le couper dans son élan de découvertes de cette nouvelle vie, de ce corps qu'il redécouvrait pour la première fois.

"Damned, qu'est ce qui m'a trahi? ..."

Hmm.... à tout hasard, le fait qu'il avait regardé son entrejambe pendant un moment, qu'il pataugeait joyeusement dans l'eau entièrement habillé, chaussures comprises. C'était vrai que c'était un comportement tout à fait normal. Avec le temps ça finissait par passer. On avait plus de retenue, même si comme moi là maintenant on continuait de savourer ces petits plaisirs qui nous étaient refusés en temps ordinaire.

Je sortis une cigarette pour la lui tendre quand il me la demanda. Je le laissais venir l'allumer à la mienne, souriant légèrement en voyant l'audace dont il faisait preuve. Il commençait à bien me plaire ce petit nouveau.

"Shaun"

Je coinçais ma cigarette entre mes lèvres avant de venir lui serrer la main.

- Loren's.

Pas de Lorenzo ici. Je ne supportais pas ça. J'en avais marre d'entendre des Monsieur Lorenzo à longueur de journée. Ici j'étais juste un gars ordinaire qui profitait de la vie. J'étais juste Loren's.

Je tapotais le sable à côté de moi, l'invitant à s'y installer.

- Disons qu'il y a des signes qui ne trompent pas... Après quelques temps on est toujours aussi heureux de revenir ici mais on modère davantage notre enthousiasme.

Je lui fis un petit sourire avant de tirer une nouvelle bouffée de ma cigarette. Je continuais de parler, le regard fixé sur l'océan.

- On a tous des histoires différentes. Je t'arrête tout de suite la tienne ne m'intéresse pas, on est pas là pour parler de ce qui se passe de l'autre côté. Au contraire on est là pour profiter de la vie, de cette vie qu'on a pas là bas. Enfin bref, je disais.. On a tous nos parcours différents, nos raisons pour venir ici chercher quelques heures d'évasion dans notre vie. Mais on se ressemble tous assez sur un point. On a besoin de ça... de pouvoir vivre pleinement, parce que là bas on ne peut pas.

Je fermais les yeux, savourant avec délectation l'air frais sur mon visage, le bruit des vagues, cette odeur si particulière de mer... Voir la mer c'était une chose, mais vivre pleinement toutes ces sensations, il n'y avait qu'ici que je pouvais le faire....

- Il n'y a qu'ici que je peux vivre ça... respirer l'air de la mer... le sentir me fouetter le visage... sentir les grains de sable glisser sur ma peau...

Je rouvrais les yeux pour le regarder en souriant légèrement.

- Pardon je m'égare. Je ne cours pas tout habillé dans l'eau mais je n'en suis pas loin malgré le temps passé.

Je le fixais tout en fumant, essayant de comprendre un peu ce mystérieux Shaun.

- On cherche tous des choses différentes ici. Enfin l'idée générale c'est qu'on veut fuir notre condition de merde et profiter de la vie. Mais il y a quelques subtilités dans la façon d'y parvenir. Jamais rien de très original. Alcool, sexe, bouffe... avec des petites variantes parfois pour certains qui ont besoin de se droguer.

Ca je l'ai jamais compris. En général c'était les camés de base qui s'étaient retrouvés en état de presque légume et qui venaient s'évader pour... se droguer à nouveau. Il était affolant de voir à quel point l'être humain pouvait, assez souvent, être dénué de bon sens.

- Alors dis moi... c'est quoi ton truc? En tant que personne t'ayant accueilli pour ton premier séjour ici, je me ferais un plaisir... Que dis je? Un devoir même!! Que de te faire visiter la ville et de t'aider à t'amuser.

Je lui souris à nouveau, attendant son verdict.
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- Loren's.
Je marque un temps d'arrêt.
C'est quoi ce pseudo tout caca? J'imagine trop le gars le prononcer à la gay cliché en soirée "Han ouaaais c'est Loreeenzzz! T'es où chouchouuu? On te voit plus en soiréééée!". Mais je serais bien couillon d'ouvrir ma gueule sur le sujet vu que sais même pas d'où j'ai sorti Shaun... L'inspiration du moment, le feeling... Je fonctionne beaucoup au feeling. Enfin, Sarah fonctionnait beaucoup à ça. Ça et l'instinct. Et il nous dit que ce gars nous dit pas tout. Mais qu'après tout bah... On s'en fou en fait (même si j'ai envie de balancer un innocent "Ah...?" sans rien ajouter et d'espérer lire l'interrogation ou encore mieux, la gêne sur la figure de mon interlocuteur).

Loren's tapote le sable à côté de lui. Non mais il m'a prit pour son clébard lui? Je me laisse quand même tomber sans élégance à ses côtés: j'ai besoin d'infos et il a l'air d'être un habitué des lieux. Je sens la dureté du sol, c'est vraiment perturbant, vu que ce sol en fait... Il n'existe pas. L'inspecteur Colombo me sort le fameux "y'a des signes qui ne trompent pas" et me parle d'une certaine Modération dont j'ai souvent entendu parler mais que j'ai jamais rencontré. Une vraie salope celle là, elle traîne avec Patience et leur mère s'appelle Sûreté une connerie du genre... C'est bien parce que je me modérais pas que je me suis foutue dans la merde mais est-ce que ça m'empêchera d'en faire qu'à ma tête ici? ... Je vous laisse deviner la réponse. Les gens mesurés sont chiants. Ennuyeux à mourir. Heureusement pour lui il a une belle gueule et un petit sourire bien plaisant. Alors je le laisse continuer son bavardage encore un peu pour voir.

- On a tous des histoires différentes. Je t'arrête tout de suite la tienne ne m'intéresse pas, on est pas là pour parler de ce qui se passe de l'autre côté. Au contraire....
Mec, est-ce que j'ai ouvert la bouche d'un air suppliant pour te confier tout sur ma vie, mes (non) amours, mes emmerdes... Et le fait que de l'autre côté, j'ai pas de service 3 pièces, que je t'aurais snobé ou frappé si tu avais eu le malheur de m'adresser la parole, et que je suis pas sûre de pouvoir payer mon loyer du mois? Non? Bon alors ta...

- ...on est là pour profiter de la vie, de cette vie qu'on a pas là bas.
... gueule.
Bon en fait non pas ta gueule.
Ce qu'il dit me parle même si je fais semblant de rien et que je continue de fixer l'horizon en essayant d'oublier que c'est comme si je fixais un poster sur mon mur: parce que c'est vraiment une des plus belles vues que j'ai maté depuis un sacré bail. Autant d'espace, de vide...

- Mais on se ressemble tous assez sur un point.
Mmmmh vous êtes tous pétés de thunes et à moitié en train de crever? Vous êtes des poids inutiles pour la société et sans votre argent, on vous collerait en mouroir commun et votre famille prierait secrètement pour que vous passiez l'arme à gauche...? Quoi que ils doivent déjà le souhaiter juste pour toucher le pactole. Au moins, les gens que vous escroquez et dont vous abusez ont l'excuse d'être à bout à force de s'occuper de leurs proches et de les voir souffrir dans des conditions parfois déplorables...

- On a besoin de ça... de pouvoir vivre pleinement...
J'ai tellement envie de lui dire que sa vie est finie de l'autre côté, que je pige pas pourquoi il s'accroche et emmerde encore le monde, le vrai, de sa présence...
- ...parce que là bas on ne peut pas.
Mais putain, quelque chose m'empêche de lui éructer ma haine à la gueule à ce pauvre petit fils riche. Parce que moi non plus je ne peux plus vivre Là-bas... Ce mot n'a d'ailleurs plus aucun sens dans le Monde d'où je viens.

Je le fixe et je frissonne légèrement à ses paroles en sentant à mon tour tout ce qu'il décrit: je n'y faisais pas attention parce que... Parce que moi tout ça si je veux, en théorie, je peux le retrouver de l'Autre Côté. Parce que quand j'ouvre ma fenêtre, moi, je le sens le vent. Même s'il pue. Parce que la ville. Parce que le bruit. Parce que les gens.

- ... sentir les grains de sable glisser sur ma peau...
J'enfonce un peu plus ma main dans le sol meuble, l'air un peu absent. Bordel avec sa manière de décrire les choses c'est... Je sais pas, c'est hyper sensuel. Faut qu'il arrête ce con, il va m'exciter en faisant de l'ASMR si il continue. Heureusement (ou pas), il a terminé.

Je retiens de justesse un sourire face à ses excuses inutiles. Fallait pas qu'il croit que j'étais son pote direct non plus hein. C'est dingue comme j'ai vite retrouvé mes automatismes et je l'ai imité, continuant de griller ma clope mais plus rapidement que lui: et j'avale la fumée quand elle ne ressort pas par mes naseaux. Recracher la fumée par la bouche... C'est pour les tapettes. Il me fixe je soutiens son regard. Ici, j'ai pas peur de lui. Personne ne me fera du mal.

- Enfin l'idée générale c'est qu'on veut fuir notre condition de merde et profiter de la vie.
Je lève un verre imaginaire à ça. Tchin-tchin bro'.

- Mais il y a quelques subtilités dans la façon d'y parvenir. Jamais rien de très original.
Bon là je suis un peu déçu j'avoue vu les folles rumeurs qui circulent sur le darkweb à ce sujet.

- Alcool...
Ouais bof j'ai un bar en bas de chez moi mais y'a pas moyen de prendre un verre sans se faire emmerder. Bref, suivant.

- ...sexe...
... Je suis même plus sûre de savoir comment on fait et je préfère oublier mes dernières expériences toutes plus tristes et traumatisantes les unes que les autres. Fais-moi rêver Loren's aller quoi!

- ... bouffe...
... Vu que j'oublie de me nourrir un jour sur deux et que tout me semble fade en bouche... Bof.

- ... se droguer.
Je juge pas, j'y ai pensé. Mais... Trop cher. Et puis ça rend encore plus débile ou vulnérable donc merci mais non merci. Hors de question d'être dépendante de quoi ou de qui que se soit. Jamais. Mister Morale à mes côtés à l'air d'avoir son avis sur la question mais franchement... Quelle différence entre lui - enfin nous - et eux? Vu qu'on est juste en train de stimuler artificiellement notre cerveau pour le plonger dans un monde sommes toute assez onirique?

- Alors dis moi... c'est quoi ton truc?
Hmmm... Les uppercuts. Mais mon coup droit est pas mauvais non plus. J'adore frapper des trucs (gens compris bien entendu) en fait. Et sinon? Je reste enfermée chez moi et je ne sors pas.

- En tant que personne t'ayant accueilli pour ton premier séjour ici, je me ferais un plaisir... Que dis je? Un devoir même!! Que de te faire visiter la ville et de t'aider à t'amuser.
Mwhuaf mwhuaf mwhuaf, mais ouiii Hubert-Gustave de La Bastille que dites vous là mon cher! Que serais-je sans vous grand fou!
... Ben je serais encore dans l'eau en fait.

Je me lève assez brusquement après avoir planté ma cigarette fumée jusqu'au filtre dans le sable et baisse brutalement mon froc en lui lançant un sourire de défi avant de lui jeter mon falzar à la tronche:
"Alors redeviens moins chiant - oh pardon moins... modéré...? - et vient te baigner au lieu de te la raconter et de te la jouer guide touristique.".

Puis je me fous ouvertement de sa gueule en penchant mon visage près du sien:
"Ou t'as oublié comment on faisait pour nager et c'est pour ça que tu préfères mater les nouveaux venus plutôt que de mouiller ta couenne alors que t'as une mer entière rien que pour toi.".
Non mais c'est vrai faut être con... Ou blasé.
Même s'il dit ne pas l'être, ptet qu'au fond il se fait plus chier ici que dans sa vie de légume en or. Je lui tourne le dos et je pars d'un grand rire avant de me mettre à courir pour me jeter à l'eau.

J'en ai rien à foutre que tout ça soit juste un résultat de stimulus nerveux... La fraîcheur de l'onde sur mon corps, le bruit caractéristique des mouvements dans l'eau... Et surtout ce corps en fait. Cette enveloppe dans laquelle je me meus et qui me convient si bien. Je me laisse remonter à la surface. Poussée d'Archimède. Ça clapote à moitié dans une de mes oreilles et sans m'en rendre compte, je souris et je savoure comme jamais je ne pensais le refaire un jour.

J'avais oublié à quel point j'aimais la mer. A quel point j'aimais vivre et être saturée d'émotions et de sensations. Qu'il fallait que tout aille vite, que tout soit fort, puissant, enivrant. À quel point j'aimais me noyer dans la vie et son tourbillon permanent.

Mais là... Je reste immobile et je savoure l'instant.
Tout simplement.

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Lorenzo Baratta
J'ai 36 ans et je vis dans un petit village, en Italie. Dans la vie, je suis patron d'une multinationale et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal.

Mais tout ça n'a pas d'importance. Parce qu'ici je suis simplement Loren's, que j'ai l'air d'avoir à peine une vingtaine d'années. Je ne suis pas un grand patron. Je ne suis pas marié. Je suis juste un gars qui veut s'amuser.


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"Alors redeviens moins chiant - oh pardon moins... modéré...? - et vient te baigner au lieu de te la raconter et de te la jouer guide touristique."

Je le regardais en souriant, me retenant un peu de rire. Est ce que j'étais peut être trop modéré? Trop blasé par tout ce qui m'entourait? Peut être... j'avais plus le sentiment que j'arrivais à atteindre un sentiment de paix quand j'étais ici. Chez moi, dans la vraie vie, j'étais constament en colère. Je détestais tout et tout le monde à cause de mon état. Chaque personne m'énervait. Chaque détail de ma vie m'horripilait au plus haut point. Je massacrerais la terre entière si je le pouvais. Mais ici, c'était différent. J'étais en vie, vraiment en vie, et pas un légume coincé dans un semblant de vie. Je respirais par moi même, j'inspirais l'air de la mer, je goutais à chaque sensation, chaque instant de cette vie. Alors je me sentais vraiment heureux ici, apaisé. Loin de mon enfer personnel mais loin aussi de cette pression, ces responsabilités que j'avais depuis plus de dix ans maintenant.

"Ou t'as oublié comment on faisait pour nager et c'est pour ça que tu préfères mater les nouveaux venus plutôt que de mouiller ta couenne alors que t'as une mer entière rien que pour toi."

Je riais légèrement cette fois en le voyant courir vers l'eau en boxer. Le petit joueur.... il allait voir si j'étais vraiment si chiant et modéré que ça.

Je me levais pour me déshabiller complètement avant de courir nu dans l'eau. Je plongeais derrière lui, le rejoignant de quelques petites brasses. C'était tellement bon à chaque fois, de redécouvrir certaines sensations. On m'avait lavé le matin même, sans que je ne ressente rien. Mais là... je pouvais enfin sentir l'eau sur mon corps. Ca en était presque jouissif.

Je le rejoignis en souriant avant de lui balancer un peau d'eau à la figure.

- Alors déjà... je ne mate pas tous les nouveaux. Seulement ceux qui en valent la peine. Ca faisait un moment que j'étais là à regarder la mer je pouvais bien changer un peu pour apprécier une autre vue.

Et même s'il avait encore son boxer en partant dans l'eau, je devais quand même avouer que je l'avais maté et que ce que j'avais vu me faisait envie...

- Et tu es un petit joueur. Je suis peut être trop modéré mais MOI j'ai joué à fond le jeu du bain de minuit...

Et un bain de minuit traditionnellement ça se faisait à poil. Je nageais doucement à côté de lui, évitant quand même de me la jouer nage du requin blanc allongé sur le dos. Des petites allusions oui, mais de la drague lourde à lui montrer mon entrejambe non quand même pas. J'avais quand même plus de classe que ça.

- Donc ton truc c'est la plage... original... mais j'aime bien aussi. Quand je suis arrivé d'ailleurs je suis resté plus d'une heure ici à courir comme un gosse dans l'eau. Puis je suis parti manger. Haaan ça faisait des mois que je n'avais pas pu manger. C'était... meilleur que le sexe putain. Mon premier cheeseburger bien gras, avec plein de sauce et de fromage... la première bouchée... je n'avais jamais pris un pied pareil.

Une véritable renaissance cet hamburger, le meilleur que j'avais mangé de ma vie.

- Heureusement qu'on ne peut pas être malade ou blessé ici parce que vu le nombre d'hamburgers que je me suis enfilé ce jour là, en vrai j'aurais passé des heures à vomir.

J'éclatais de rire, continuant de nager doucement, avant de me rendre compte de ce que je faisais. Je reprenais un air sérieux en le regardant.

- Oh merde... je recommence c'est ça? Je parle trop et je te saoule?

J'avais toujours aimé parler. On peut faire tellement avec des mots. On peut davantage blesser une personne avec quelques mots qu'avec un coup. On peut aussi lui faire plus de bien, aider quelqu'un, la sauver, la rendre heureuse, amoureuse... tout ça en choisissant soigneusement sa façon de parler. J'avais toujours été un amoureux des mots avant d'être confiné au silence, obligé de passer plusieurs minutes laborieuses pour former une phrase prononcé d'une voix monocorde et sans âme. Alors ici, j'avais tendance à un peu trop me lâcher....

- Faut me le dire tu sais. Je sais que je parle trop et je tente de me soigner.

Le traitement était sans effet pour le moment mais je continuais d'essayer!


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Sarah Cooper
J'ai 27 ans et je vis en France. Dans la vie, je suis hackeuse. Sinon,  je suis célibataire et je le vis bien car j'ai besoin de personne.
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"Et quand elle sera grande Sarah, elle voudrait faire quoi?".
Cette question con que posait les adultes et à laquelle ces charmants bambins décérébrés qu'iels étaient tous.tes répondaient crânement, tantôt d'un métier puéril ou inaccessible, tantôt d'une fonction assignée à leur genre de naissance...

Sarah répondait "Océanologue". Parce qu'elle aimait l'eau, la mer, et tout ce qui y vivait. Même ce bizarre animal appelé "concombre de mer", et puis... Elle avait grandi, son corps l'avait trahi. Elle avait été plus intéressée par le cucurbitacée ou l'abricot caché dans les sous-vêtements de ses pairs, à défaut d'aimer le sien. Et voilà qu'un nouvel animal social faisait son entrée dans sa sphère privée, lui jetant gentiment de l'eau, l'éclaboussant tel un enfant, puis lui prodiguant des caresses verbales d'adultes à peine voilées... Ce qui était loin de lui déplaire.

Mais Sarah retint un geste de recul quand Latino Rococo affirma sans vraiment d'équivoque se balader dans l'onde dans le plus simple appareil. Elle perdit sa concentration et sa belle planche corporelle coula à pic.



***


Shaun Carver
J'ai 27 ans et je vis à Andanéya. Dans la vie, je suis mannequin et je m'en sors très bien . Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis bien .
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Je remonte à la surface et je tente de regagner ma sérénité tandis que le moulin à parole a repris son débit. Non gars, mon truc c'est de faire ce que j'ai envie quand j'en ai envie. Et là je sais pas si je dois te claquer, maudire l'eau d'être opaque ou la remercier, ou y aller au culot et te mettre la main au panier histoire de vérifier. J'ai voulu faire le malin mais je suis tombé sur un chtarbé plus cramé que moi et Sarah me hurle de ne pas le laisser approcher avec sa foutue badine. Mais Sarah, eh eh tout doux, nous aussi on est équipé. Nous aussi on peut lui faire mal, le soumettre, voire le souiller si c'est notre souhait. On est à égalité, du calme gamine. J'ai retrouvé de ma superbe et je raccroche les wagons en me marrant intérieurement en imaginant le premier jour de Loren's. Comme quoi j'étais plutôt "normal" avec mon bain tout habillé.

- C'était... meilleur que le sexe putain.
Hein? De quoi? Un burger meilleur que le sexe? Ah bah là tu vends du rêve, enfin! Je veux goûter cette merveille moi!

- ...je n'avais jamais pris un pied pareil.
Je retiens une réponse de beauf style "mais ça c'est parce que tu m'as jamais testé beau brun arf arf arf" et je réfléchis plutôt à ma future réplique quand il aura épuisé ses piles: un bain de minuit... Mais il fait même pas nuit et le déroulé du temps ici même niveau ensoleillement etc c'est le même que chez nous je crois, j'ai aucune idée de l'heure qu'il peut ê...

- Heureusement qu'on ne peut pas être malade ou blessé...
Tandis qu'il parlait (pour changer), j'ai senti un poids s'ajouter sur mon avant-bras et si c'est bien ce que je pensais... Je note au passage cette précieuse information avant de rire de concert avec lui: ouais ça m'aurait bien servi à pas mal de soirée ce petit bonus Andanéyen.

J'essaye de regarder discrètement mon bras en le rapprochant de la surface et je sens l'excitation me gagner tandis que je reconnais l'objet enserrant mon poignet: une montre. Pas n'importe laquelle en plus: une belle G-Shock bien énorme comme je les aime. Donc je voulais l'heure j'ai eu une montre qui est apparue: la rumeur comme quoi tout ce qu'on désire est possible ici est v...
- Oh merde... je recommence c'est ça? Je parle trop et je te saoule?
... Hein? Ah crotte de bite il m'a vu regarder ma montre il pense que je me fais chier mais non au contraire pour moi une pipelette c'est parfait, surtout vu ma mission. Je prend volontairement mon temps pour lui répondre, jusqu'à voir un pli soucieux apparaître sur son front avant de tenter d'empêcher un sourire amusé de monter sur mes traits. Je hausse enfin les épaules:
"Si tu me fais chier tu seras le premier au courant. Je parle pas beaucoup alors ça me va.".

Je me tourne et ferme les yeux un instant en continuant de nager sur place, évoquant dans ma mémoire l'objet que je souhaite faire apparaître pour m'y poser et faire quelques essais. J'entends un clapotis caractéristique et je souris de toutes mes dents en les rouvrant et en voyant qu'un ponton flottant est sorti de nulle part à même pas 1 mètre de nous. J'adresse quelques phrases supplémentaires à l'intention de mon interlocuteur tout en nageant vers l'apparition:
"Tu devrais faire moins cas de ce que les autres pensent de toi... Tu aimes parler? Parle. T'excuse pas d'être ce que tu es.".

Je me hisse sur l'échelle et me retourne vers Loren's avec un sourire un peu charmeur:
"Et puis tu le sais déjà sans doute mais tu es agréable à écouter. Alors profites-en.".
Eh oui c'était comme cela: certaines personnes savaient naturellement charmer et capter l'attention d'un public, même pour raconter des salades à des ménagères de plus de 50 ans et leur refiler leurs appareils ménagers inutiles. D'autres qui pourtant étaient passionnants, instruits et désireux de partager étaient disgracieux dans leur être et leurs propos et vous ennuyaient rien qu'avec un "Bonjour"...
La vie, la vraie, cette pute injuste qui chiait à la gueule des valeurs d'égalité défendues et encensées par les démocraties. Poudre aux yeux oui...

Une fois sur mon "radeau", je me concentre et marmonne les choses que je veux faire apparaître:
"Une bouée flamant rose?".
Hahahaha c'est r-i-d-i-c-u-l-e mais ça marche. Je continue:
"Une plante en pot...?.".
Rien.
"Mmmh. Une rousse incendiaire?".
Nada. Pfff... Même pas drôle. Je soupire:
"Ok, un pack de bières alors... Mais fraîches.".
Hahaha ça marche, j'ai même le décapsuleur et je me penche pour vérifier: bien fraîches! Et évidemment... Ce sont mes préférées. Je commence à comprendre comment ça fonctionne.
"Un paquebot!".
Silence...
Je pense à un costume classe: je tourne sur moi même pour me mirer et exige d'autres fringues. Puis j'essaye de m'imaginer nu mais j'ai du mal à visualiser et je me retrouve à nouveau en slip. Je ronchonne et je demande un slip de bain avant de m’asseoir pieds dans l'eau et tente deux dernières commandes: du rosé-pamplemousse et un chat. Ni l'un ni l'autres n'apparaissent. Je laisse mes pieds rejoindre l'onde tout en faisant le point:

1)Tout ce qu'on désire apparaît mais cela exclu: les choses vivantes ou trop volumineuses.
2)Le système propose la chose la plus à même de nous plaire et sait reconnaître un "vrai" désir d'une farce (ici le "vin" pamplemousse que je déteste).
3)Le système bugue et ne peut nous fournir une chose que l'on ne connaît pas ou que l'on visualise ou appréhende que partiellement ou mal voire pas du tout.

C'est au delà de ce que j'ai pu lire... C'est complètement dingue. Je reviens à la réalité et à Lolo qui patauge toujours, hésitant peut-être à prévenir les autorités qu'un maboule teste ses "pouvoirs magiiiiques" à tout va et je lui fais signe avant de lui crier:
"C'est bon j'ai fini, tu viens trinquer?".
Je me frappe le front et fait une courbette tout en présentant la bouteille que j'ai fait apparaître:
"Mais peut-être que Môssieur aime accompagner ses burgers du Paradis de nectar hors de prix...?".
Je dis ça mais je ne sais même pas quel est le champagne que j'ai fait apparaître: je n'y connais rien. Je m'en suis toujours fait offrir, toujours le plus cher sur la carte. Les hommes adorent étaler leur paquet (de thune oui aussi) et je ne me suis jamais privée pour en profiter. Ça ne leur donnait pas accès à ce qu'ils voulaient avec moi mais ils n'avaient qu'à pas être aussi cons...

J'observe mon comparse d'un air goguenard: on va voir s'il me l'a joué esbroufe ou si vraiment il s'est crû au quartier du Bagnas et qu'il se balade la bistouquette à l'air. Petit petit petit... Viens voir papa Shaun! Aller!

J'assène ma dernière phrase avec une petite moue déçue:
"Ou alors en fait au fond tu es timide et tu vas me planter là parce que tu as aqua-poney?".

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Mais tout ça n'a pas d'importance. Parce qu'ici je suis simplement Loren's, que j'ai l'air d'avoir à peine une vingtaine d'années. Je ne suis pas un grand patron. Je ne suis pas marié. Je suis juste un gars qui veut s'amuser.


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"Si tu me fais chier tu seras le premier au courant. Je parle pas beaucoup alors ça me va."

Bien j'étais quand même un peu rassuré. J'avais peur que ma logorrhée ne l'effraie. Je l'aimais bien moi ce petit nouveau. Il avait un côté provocateur qui me plaisait. Et puis il n'était pas désagréable à regarder. Je n'étais pas certain de réussir à le mettre dans mon lit mais ça ne coutait rien d'essayer.

"Tu devrais faire moins cas de ce que les autres pensent de toi... Tu aimes parler? Parle. T'excuse pas d'être ce que tu es."

Oh mais je n'allais pas changer celui que j'étais à cause des autres. C'était simplement que j'avais assez de respect pour tenter de ne pas importuner les autres avec mon incessant babillage. Réduire mon flot de paroles ne me coutait pas grand chose et si cela pouvait éviter des désagréments aux autres, je pouvais me contenir.

"Et puis tu le sais déjà sans doute mais tu es agréable à écouter. Alors profites-en."

Je souris légèrement au compliment. J'avais peut être une petite chance finalement...

Je le détaillais alors qu'il montait sur le ponton qui était apparu. Je restais à distance de lui, l'observant alors qu'il se livrait à quelques expériences. Il explorait les lieux et les possibilités dont il regorgeait. C'était normal. On s'était tous demandé à un moment ce qu'on pouvait faire et jusqu'où on pouvait aller ici. Et la réponse était quand même assez loin dans certains domaines. Il se passait des choses dans certains endroits qui me mettaient un peu trop mal à l'aise pour que j'ose les fréquenter.

Mais les explorations de Shaun restaient innocentes. Il tentait juste de faire apparaitre des choses. Il n'en était pas encore à faire venir un robot sexuel.. et oui j'en avais déjà vu entrain de le faire. Il avait juste demandé une rousse. Ca ne me décourageait pas. Il pouvait bien aimer les deux bords. Et même s'il n'avait pas gouté aux plaisirs cent pour cent masculin, je pouvais bien lui servir de guide.

Je me retenais de rire en l'entendant parler de paquebot. Ouais non il ne fallait pas abuser non plus. Et un paquebot pour aller où? Ce monde était quand même limité dans l'espace. On ne pouvait pas non plus voyager à l'infini.

"C'est bon j'ai fini, tu viens trinquer?"

Je finis par sortir de mes pensées pour venir le rejoindre en nageant. Il avait fait vite. J'aurais cru qu'il jouerait encore un peu plus à "je fais apparaitre les choses". Il avait été plutôt mignon dans son passage en costume, même si la vue de son corps en slip de bain était plus alléchante.

"Mais peut-être que Môssieur aime accompagner ses burgers du Paradis de nectar hors de prix...?"

J'esquissais un petit sourire alors que je m'accrochais au ponton à côté.

- Tant qu'il y a de l'alcool monsieur est content.

Je m'accrochais au rebord et m'arrêtais alors qu'il me parlait.

"Ou alors en fait au fond tu es timide et tu vas me planter là parce que tu as aqua-poney?"

Je laissais échapper un petit rire. Aaaah la grande question. J'étais à poil. Si je voulais le rejoindre pour boire un verre il allait falloir que je me montre nu devant lui. Il restait donc à savoir si j'allais avoir le cran de sortir de l'eau dévêtu ou si je me dégonflerais.

Je pris appui sur le ponton et me hissais sur mes bras. Je m'arrêtais, collé contre le bois, alors qu'on devinait à peine la naissance de mes poils pubiens. Je me penchais un peu en avant, faisant ressortir la moitié de mes fesses nues de l'eau. Là il ne pouvait plus en douter, je n'avais pas menti quand je lui avais dit que j'avais joué à fond la carte du bain de minuit. Je lui souris, lui fis un petit clin d'oeil aguicheur avant de terminer de sortir de l'eau. Un boxer de bain était apparu juste à temps, cachant à son regard mon service trois pièces.

Je venais m'asseoir à côté de lui, récupérant ma couple de champagne. Je la goutais avant de laisser échapper un petit gémissement appréciateur.

- Pas mauvais oui....

Je repris une gorgée de mon verre, admirant la vue. Le soleil avait entamé sa descente peu de temps après notre arrivée. C'était toujours ainsi. On arrivait pour l'heure du coucher du soleil, jamais plus tôt.

- Hmm... c'est frustrant... le soleil se couche déjà... J'aimerais pouvoir venir en journée. Rester allonger sur la plage à bronzer au soleil. Sentir la chaleur de ses rayons me cramer doucement la peau... On a juste le droit à un coucher de soleil et une nuit par semaine...

Et sinon le reste du temps j'avais droit à des levers et des couchers de soleil tous les jours mais sans jamais pouvoir aller en profiter dehors, sans jamais pouvoir sentir le soleil à nouveau sur ma peau. De toute façon même dehors, à part quelques centimètres de mon visage je ne sentirais rien.

Je repris une gorgée de ma coupe, retenant mon soupir de découragement. Ce n'était pas le moment d'y penser. J'étais bien là. Mes pieds s'agitaient doucement dans l'eau qui se glaçait de plus en plus, je pouvais sentir la fraicheur de l'eau conter ma peau...

- Il va falloir qu'on songe à bouger à un moment. Je peux t'amener manger mon fameux hamburger si tu veux. Ou alors on peut aller boire quelque part ou danser en boite. Sauf si tu veux vivre des expériences plus... extrêmes...

Et pas extrême dans le sens sport extrême, plutôt extrême dans le genre pas franchement légal et plutôt pervers pour certaines.

- Ou je peux te laisser là où tu veux si tu préfères découvrir par toi même.

Je n'allais pas non plus m'imposer. J'avais assez de savoir vivre pour ne pas le faire, et assez de plan B pour ma soirée pour ne pas être vexé s'il ne voulait pas de moi.


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Je sais plus trop ce que je veux... Enfin si: moi, je sais. Mais Sarah, enfin elle, moi... Ça se mélange dans ma tête. Je glisse sur une pente dangereuse depuis que j'ai mis les pieds sur cette plage... Soit ils sont complètement débridés ici soit, je suis tombé sur le moins farouche. Ça va devenir difficile de continuer à la jouer jemenfoutisme superbe si ça continue. Ça va même devenir carrément gênant. J'aurais dû garder le costard.

Je feins un intérêt mesuré tandis qu'il me rejoint enfin... Et qu'il me provoque. Éhontément. Ils sont tous comme ça ici? Je me fais l'effet d'être un enfant sage... Peut-être parce qu'ils n'ont plus rien à perdre et que c'est leur seule "heure de relâche", leurs seules heures de "vraie vie" alors... Ils crament la chandelle par les deux bouts. Et comme Loren's l'a dit... Ils restent des humains comme les autres.

... Pfff! Dégonflé va. Je marmonne un "petite bite" en ronchonnant contre son manque de fair-play mais une part de moi est un peu soulagée. L'autre en revanche, bougonne comme un gamin privé de récré. Bah... Vu comment il aime se balader la teub à l'air j'ai pas de doute sur le fait de la voir ressortir à la première bonne excuse venue.

Et le voilà qui échauffe encore mes nerfs mis à rude épreuve par tout ce cirque et sa proximité électrique en me lâchant un gémissement un poil trop excitant pour une pauvre bouteille qui n'existe que dans ma tête et maintenant la sienne. Enfin, ce système est quand même chiadé rien à redire. Je me demande s'il voit bien le même champagne que moi mais vu que c'est moi qui l'ai "créé"... Je pense que oui. Moi je reste à la bière: Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

- Hmm... c'est frustrant... le soleil se couche déjà... J'aimerais pouvoir venir en journée. Rester allonger sur la plage à bronzer au soleil. Sentir la chaleur de ses rayons me cramer doucement la peau... On a juste le droit à un coucher de soleil et une nuit par semaine...

Est-ce que ce gars s'exprime toujours de manière émoustillante ou c'est moi qui me pète des films...? Ouais, ok c'est moi. J'essaye de ne pas l'imaginer lézarder au soleil. Dans le doute d'y arriver, je troque mon slip de bain contre un caleçon de bain. Moins sexy mais... Plus prudent.


***

Sarah Cooper
J'ai 27 ans et je vis en France. Dans la vie, je suis hackeuse. Sinon,  je suis célibataire et je le vis bien car j'ai besoin de personne.
Erika Linder :copyright: thescifiworld.net


Moi, je fuis le soleil.
Je préfère quand il pleut.
Mes rideaux restent tirés sur ses sales rayons rigolards.
J'ai le teint blafard et je m'en fiche.
Fût un temps, je pavanais mon corps bronzé en bikini, seins nus, me permettant tout ce que mon corps filiforme pouvait porter ou non. J'aimais les regards interrogateurs sur moi, sur mes non-formes, le doute souvent, m'en délectant dans le regard des autres.
Mais je me suis lassée de cela. Comme de tout.
Je préfère la pluie. La pluie lave tout. Les gens ne restent pas dehors.
Chacun dans sa boîte. Chacun sous son abri.

La pluie est mon amie.


***


Shaun Carver
J'ai 27 ans et je vis à Andanéya. Dans la vie, je suis mannequin et je m'en sors très bien . Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis bien .
Alexander Calvert :copyright: supernatural wiki


Une part de moi est avec Sarah. L'entre deux cherche un sens au pourquoi d'un tel choix: peut-être une poétique manière d'évoquer le crépuscule de la vie de ces infortuné.es qui ont échoué ici... Et moi...

Moi je pense juste que les gens se lâchent plus la nuit alors les concepteurs se sont dit au brainstorming "Bon les loulous Anda ça sera coucher de soleil et nuit de folie comme dans les clips de David Guetta! Pas d'objections? Aller terminé! Haha quel boulot de crevard on fait! Bon, apéro?".

- Il va falloir qu'on songe à bouger à un moment. Je peux t'amener manger mon fameux hamburger si tu veux. Ou alors on peut aller boire quelque part ou danser en boite. Sauf si tu veux vivre des expériences plus... extrêmes...
Bouffe musique alcool et cul.... Ouais, des humains pas meilleurs que ceux de "l'autre-côté" et dont je fais partie. la masse grouillante et anonyme qui se pète la santé au travail et est trop vieux, trop abîmé ou qui crève avant de pouvoir en profiter. Une vie à trimer pour économiser et cramer son fric pour se maintenir un semblant de santé et repousser la mort.

Je me demande un instant s'il est pas rabatteur pour ces clubs louches qu'il évoque. Sans doute en est-il même usager... Je lève ma main paume vers lui et secoue la tête sur sa dernière proposition: honhon... P.I, Pas Interessé... Et maintenant il propose même de me larguer je ne sais où alors que je connais même pas le coin. Peut-être qu'il a compris que je n'étais pas un bon "client" ou qu'il n'aurait pas mon cul si facilement... J'ai perdu la main. Avant j'arrivais à faire croire n'importe quoi à n'importe qui... Enfin bref.

Je me lève et je dis:
"Va pour le burger.".
J'hésite à ajouter qu'il n'a pas à m'accompagner s'il a besoin de voir un de ses plans cul... Mais j'ai envie de rester encore un peu avec lui. Je dois être con au fond.

Je tape dans mes mains espérant tout faire disparaître à la "Sabrina l'apprentie sorcière" (la vieille série hein pas la nouvelle je suis un vieux machin - bien conservé - moi). Rien ne se passe. Je hausse les épaules: après tout je m'en branle... Sans doute que les trucs disparaissent d'eux-même, même système que celui inclus dans le protocole open source de Signal.

Je plonge et rejoins la plage où je me "change" pour opter pour un t-shirt, un jean, et des grolles confortables. Type ranger que si on te les colle dans le fion tu les sens bien passer... On est jamais trop prudent.

J'avais lancé au hasard le choix de la date d'arrivée. J'ai aucune idée de l'année qu'on est (lol le scenar de nanar quoi). Je me tourne vers Loren's qui m'a rejoint et je lui demande tranquillement:
"On est en quelle année au fait?".
Face à son sourcil levé, je roule des yeux:
"Ouais je saaais c'est bon je la joue pas John Doe... J'étais juste trop excité à l'idée de me connecter et je suis joueur j'ai fais au pifomètre, mais je voulais choisir un détail looké de l'époque tu vois, histoire de marquer le coup.".

Je me marre tout seul avant d'ajouter:
"Tant que c'est pas la coupe mulet... Même Ewan Mc Gregor il perd tout son sexappeal avec cette coupe.".

Une main sur la hanche et l'autre en visière, j'avise le trottoir d'un bout à l'autre à la recherche d'un moyen de locomotion:
"Bon... Y'a un bus, une navette, une licorne qui pète des arc-en-ciel, un truc du genre pour y aller à Burger Paradise ou quoi?".

Pitié pas une licorne je suis jamais monté à cheval: C'est un truc de bourge...
... Putain non attend, mais je SUIS chez les bourges!!! Roh noooon... Pitié pitié pitié pas de crinière rose... Je HAIS le rose. Au moins ça.... Sinon je te recode cette merde moi et on va se retrouver avec des Chrysalis qui vont bouffer tous ces bons sentiments environnants fissa, je te préviens!!!

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Lorenzo Baratta
J'ai 36 ans et je vis dans un petit village, en Italie. Dans la vie, je suis patron d'une multinationale et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié et je le vis plutôt mal.

Mais tout ça n'a pas d'importance. Parce qu'ici je suis simplement Loren's, que j'ai l'air d'avoir à peine une vingtaine d'années. Je ne suis pas un grand patron. Je ne suis pas marié. Je suis juste un gars qui veut s'amuser.


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"Va pour le burger."

Je souris avant de lâcher un "allons y" enthousiaste et de sauter dans l'eau. Je n'avais pas encore gouté à mon premier burger de la soirée. Cela faisait partie des petits plaisirs que j'adorais me faire. Je ne mangeais pas de la semaine. J'avais cette espèce de sonde immonde dans le bide qui me nourrissait. Ca me maintenait en vie oui mais c'était tout. La première gorgée de champagne avait été délicieuse, le premier liquide que j'absorbais en une semaine. Je savais que je ne buvais pas vraiment, que ce n'était qu'une illusion envoyé à mon esprit. Mais l'illusion était parfaite et je savourais pleinement cet instant.

Je nageais rapidement vers la plage, pressé comme un gamin de pouvoir aller manger. J'en avais rêvé toute la semaine de cet hamburger. La journée m'avait semblé interminable, les heures me séparant de lui beaucoup trop longue.

Je m'étais finalement arrêté sur la plage, réfléchissant à la tenue que j'allais adopter pour ce soir. Un truc années 90 ça c'était certain. Je préférais éviter les chemises trop bariolées pour ce soir. Je voulais la faire soft quand même. J'optais pour un jean noir, un tee shirt à l'effigie du drapeau américain, chemise en flanelle et veste en jean sans manches. J'hésitais en instant avant de craquer pour la casquette.

"On est en quelle année au fait?"

Je redressais les yeux en l'entendant. Il n'avait pas choisi ou quoi? Ou il avait laissé la personne lançant le programme choisir à sa place?

"Ouais je saaais c'est bon je la joue pas John Doe... J'étais juste trop excité à l'idée de me connecter et je suis joueur j'ai fais au pifomètre, mais je voulais choisir un détail looké de l'époque tu vois, histoire de marquer le coup."

Je souris, ne le comprenant que trop bien. Il était simplement excité à l'idée de venir ici, l'époque importait peu. J'avais fait pareil la première fois, j'avais laissé l'infirmier choisir. Je m'en foutais. Je voulais juste venir m'amuser. Alors je m'étais retrouvé en plein les années 70 avec un look à la travolta, à danser le disco. J'avais évité de le laisser choisir à ma place depuis.

"Tant que c'est pas la coupe mulet... Même Ewan Mc Gregor il perd tout son sexappeal avec cette coupe."

Je ris légèrement avant de venir le rejoindre alors qu'il fixait la route.

"Bon... Y'a un bus, une navette, une licorne qui pète des arc-en-ciel, un truc du genre pour y aller à Burger Paradise ou quoi?"

Là j'éclatais de rire pour de bon. Une licorne arc en ciel... non mais et puis quoi encore? On était dans le monde réel quand même ici, pas dans le délire d'un mec shooté à je ne sais quoi. On ne pouvait faire apparaitre que des choses réelles. Il y avait des limites quand même. Donc pas de licorne, pas de dragons. On ne pouvait pas se mettre à voler dans les airs non plus. On était dans un monde virtuel, adapté du monde réel et c'était tout.

- On est dans les années 90. Ca marche par décennie en fait. Au choix tu as 70', 80', 90', 2000 et 2010. Je crois qu'ils sont entrain de bosser sur une autre décennie mais je sais pas laquelle encore.

Je haussais les épaules, mon fou rire un peu calmé.

- Et pas de licorne ici. On est dans une adaptation du monde réel. Une version assez agréable du monde réel mais ils ont quand même tenté de coller le plus possible à la réalité.

Je sortis un trousseau de clés de ma poche avant de jouer un peu. Je tournais la tête et lui fis un petit signe de tête vers mon bébé qui venait d'apparaitre sur le trottoir. Quelque soit la décennie dans laquelle je me trouvais, je ne prenais qu'elle. Elle était... tout ce que mes anciennes voitures n'étaient pas. J'avais toujours eu des belles voitures, des voitures de course coutant des sommes folles. Mais ma petite jeep, je l'adorais plus que les autres. Elle était parfaite pour ici. Je me foutais qu'elle ne soit pas confortable. J'aimais juste rouler à fond au bord de la plage avec elle, laissant le vent s'engouffrer dans la voiture.

Je le regardais, guettant sa réaction alors qu'il découvrait ma voiture. Je souris en voyant son air. Elle avait fait son petit effet. Je lui lançais les clés avant d'aller grimper côté passager.

- Allez vas y. Je ne vais pas t'en vouloir si tu l'abimes ou si tu m'abimes. Je mets toujours le niveau de douleur à zéro.

Je ne comprenais pas les sadiques qui paramétraient leur visite pour ressentir de la douleur. On était là pour se faire du bien non? Alors moi je laissais la douleur de côté pour me concentrer uniquement sur le plaisir. Je ne ressentais plus rien dans ma vie. Je venais ici pour ressentir des choses oui, mais la douleur n'en faisait pas partie. En général c'était les sadiques adeptes du SM qui faisaient ça. Je leur laissais leurs petits délires.

Je souris alors qu'il se décidait à me rejoindre. J'allumais la radio, pour nous mettre dans l'ambiance comme je le lui avais dit. Je laissais les premières notes de la musique se lancer alors que j'avais mis le volume à fond. Les jambes allongées sur le tableau de bord, les bras croisés derrière ma tête je le fixais en souriant.

- Tu attends quoi pour foncer?


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