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 New world order | ft. Pyramid Rouge

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Pyramid Rouge
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MESSAGES : 79
INSCRIPTION : 23/12/2019
CRÉDITS : Teecraze

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain. Surnaturel dosé.
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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

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Charlie Bowater

Il appréciait semblait-il sa présence. Ni gêné par le port de son pantalon ni sa coiffure pour l’époque  un temps soit peu étrange il avait le sourire. Cela plaisait à Valentina qui se sentait au fond d’elle-même un peu plus  l’aise que dans la pièce. Peut-être était-elle mauvaise de penser à vouloir le duper lui, alors qu’il semblait bien plus réel et humain que les autres, certainement un attrait de jeunesse. Un instant en l’écoutant elle baissa les yeux, plus certaine de faire les bons choix. Néanmoins, elle se rappelait ce que la sincérité pouvait infliger comme souffrance en cas de trahison… Mikhaïl lui avait bien montré que cet univers des ténèbres était loin d’être un endroit juste et honnête. Cela la ravisa un peu et elle décida finalement de jouer le jeu sans pour autant s’investir réellement sur le plan émotif. Même si c’était dur, elle devait essayer. Après tout y’a t-il pire douleur que celle que laisse la trahison de confiance ? Souriante avec un petit air confus d’adorable tourterelle elle appréciait ses mots.

- Eh bien, oui je vais faire tout mon possible pour développer mes capacités de damnée rapidement. Car oui, il est évident qu’il s’agit en partie de survie face aux gros poissons.

Comment savait-il ? Comment savait-il qu’elle était une Brujah ? Déconcertée qu’il connaisse déjà son vrai clan elle pris un air un peu plus confus et gêné.

- Excusez moi mais… comment savez-vous que je suis une Brujah ?  À ce que j’ai compris ce clan n’est pas beaucoup apprécié de ses pairs ou pas appréciable... je ne sais pas. En tout cas, je suis mal tombée on dirait… Néanmoins je suis heureuse que vous pensiez que je m’adapte bien . Cela me fait plaisir, merci. J’espère que cette pensée pourra être partagée des autres.

Elle ne comptait pas attendre la réponse à sa question pour connaître la vérité, c’est alors qu’elle se mit à réfléchir un peu et repensa à la cave : «  je pense que tu vas d’abord devoir boire un peu plus de sang pour arrêter de te comporter comme un animal en cage. » avait-il dit. Évidemment, même si elle ne s’en souvenait que très peu, elle avait dû faire un sacré vacarme… Vacarme qui a dû se transformer en information de commérages. Et même Mikhaïl lui avait dit : « Qui d’autre qu’un Brujah aurait pu te faire damnée pour t’abandonner aussitôt ? ». Visiblement c’était reconnaissable entre 1000 et pas forcément positif.  En y pensant elle ne savait plus si elle devait avoir honte de son clan ou le défendre face aux diffamateurs de celui-ci.
Alors qu’il commença de nouveau à se présenter plus en détail, elle réveilla son sourire en pensant qu’il était propice d’utiliser la carte de la séduction douce.

- C’est tout à fait admirable, je n’ai jamais eu trop d’éducation quant à l’histoire de l’art mais je serais ravi d’apprendre à vos cotés si l’occasion se présente. J’entends qu’il y a donc bien d’autres clans de vampires. Comptez les moi si vous le voulez bien ?

Un sourire aux lèvres sincère et les yeux les plus emplis de passion qu’elle pouvait elle le regardait, mais baissa un peu les yeux l’air triste. Comédie comme une autre elle était douée pour prétendre être douce et aimante tel une épouse parfaite pour l’époque. Faire confiance à quelqu’un c’est lui ouvrir la porte pour être blessée et en y repensant maintenant elle se disait que dans ce monde il valait mieux manipuler un peu qu’être manipulé. Déjà qu’elle avait haït l’instant ou il avait un point d’avance sur elle quant à son clan.

- Malheureusement le mot voyage comporte le mot retour. C’est bien regrettable pour moi qui commençait à me sentir vraiment bien à vos cotés et vous … apprécier.

Doucement, il fallait y aller tout en douceur pour ne pas brusquer l’homme. Ainsi elle émiettait quelques indices afin de voir à quoi cela pourrait mener. Ses paroles quant à Mikhaïl la rassurèrent un peu, mais en même temps elle préférait rester méfiante. Elle avait lu dans ses yeux, à quel point il pouvait être dangereux. Elle en avait croisé des regards mauvais et des regards emplis de bien de souhait de manipulations… Dans les yeux de son sire d’adoption, elle ne savait poser mot juste quant à ses intentions, et c’est bien pour cela qu’elle se méfiait. Cependant, elle devait garder cela pour elle comme beaucoup de choses personnelles.

- Je m’accorde bien à vous en ce qui concerne le shérif. Il à l’air d’un homme d’honneur, je suis fière qu’il m’est adoptée si je puis dire cela ainsi.

***

En haut, dans le principal foyer de rencontre entre Ventrue, l’homme qui avait dévisagé Valentina n’était autre que Marius Murphy. Un damné qui avait malheureusement pour lui subit l’étreinte alors qu’il n’était plus bien empreint de jeunesse physique. Plutôt en bon point tout en restant respectable-ment constitué, il avait les cheveux grisonnant et un visage plutôt simple ni d’un laid ou d’une beauté particulière. Il était seul et regardait les autres fumer de gros cigare dans des mouvements d’yeux similaire à ceux d’un crapaud. Lui qui avait l’air si joviale d’ordinaire semblait  dépourvue de tout souhait de continuer sa non vie. Un peu avachi sur son fauteuil il faisait tournoyer le fond de son verre comme un mafieux saoul avec du whisky. Puis, regardant aux alentours de nouveau il remarqua qu’il ne distinguait plus la pâle chevelure de la nouvelle infante du shérif depuis un moment, ni Aaron Smith.
L’idée que quelqu’un d’autre que lui soit l’infant /serviteur de Mikhaïl Vasili lui était insupportable. Il s’était fait doubler par une femme ! Et une Brujah qui plus est. Quelle insulte suprême. Lui qui était si bien placé pensait-il tout du moins...Tout ce dont il était en droit d’espérer peut-être vainement, c’est que le Prince de la ville décide de supprimer cette satanée infante abandonnée.
Dans un élan de mépris pour cette « jeune idiote » pensait-il, il se permit d’aller demander l’oreille privée du maître de maison. S’approchant belliqueuse-ment il invita d’un regard les autres à stopper leurs discussions.

- Shérif Vasili, je m’excuse d’interrompre votre conversation, seulement j’aimerais si vous me le permettez m’entretenir avec vous en privé pendant quelques minutes. Ce ne sera pas long.

Le vieux vampire que d’apparence avait un petit sourire signifiant aux entourant du shérif de céder leurs place un moment. Les hommes interloqués restèrent à le regarder les sourcils courbés témoignant de l’interrogation qu’il portait à l’intervention du solitaire. Laissant le sir Vasili s’approcher tranquillement de lui, ils fit quelques pas pour s’éloigner un peu tandis que le brou-ah ambiant de discussion reprenait un peu son cours.

-Merci, Sir de bien vouloir m’accorder cette petite entrevue. En buvant votre délicat cadeau gustatif j’ai commencé à réfléchir un peu… J’en suis arrivé aux conclusions suivantes : Si vous n’en n’avez cure de ce que pensent les autres concernant votre bébé Brujah, je pense que le prince ne sera point de cet avis ne pensez vous pas ?
Je vous en prie ne vous voyez pas offensé par mes mots, vous savez a quel point je vous respecte et tiens une haute place dans mon estime pour vous… Mais est-ce raisonnable de laisser près de vous un tel suppôt des zélotes ?  Vous la connaissiez pour prendre telle pitié d’elle ? Elle pourrait facilement vous attirer des ennuis et sachez que je ne le supporterais pas.  


Il fit une petite pause.

-De plus, je voulais vous informer que cela fait un certain temps qu’elle s’est éloignée aux cotés d’Aaron Smith. Elle n’est qu’un nouveau né, mais vous connaissez les Brujahs ils font des dégâts facilement, surtout elle d’après ce que j’ai pu entendre ? Aaron Smith pourrait ne pas faire le poids peut-être… Cela n’est qu’une suggestion évidemment, je pense avant tout à votre image...  
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Houmous
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Mikhail Petrovich
J'ai 125 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis le Shérif et je m'en sors parfaitement. Sinon, grâce à mes "talents de déduction", je suis maitre de moi-même et j'en suis ravi.

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Vampyr :copyright:️ Del Borovic


Aaron Smith se balançait sur lui-même en organisant ses pensées pour réussir à expliquer tout ce qu’il avait à dire à sa jeune camarade sans la perdre en cours de route. Ainsi, il commença à se racler la gorge et expliqua :

- J’ai entendu dire que vous deviez être une Brujah. Je ne voulais pas être indiscret mais les bruits de couloir vont vite dans nos communautés… La rumeur raconte que vous avez offert une vive résistance à votre capture par les forces du shérif ! Ça n’a rien d’étonnant quand on sait que les Brujah, comme tous les autres clans, ont une faiblesse héréditaire : la passion. C’est une rose empoisonnée dans la mesure où les colères qu’elle provoque dénotent le brûlant sentiment avec lequel ils vivent et ressentent les injustices mais cela peut les pousser aux pires extrémités en recherchant une forme de justice ou de justesse... Vous en avez déjà vécu une et comme beaucoup, je suppose que vous serez intéressée par le fait de savoir les contrôler mieux.

Il voulait d’abord lui dire tout ce qu’il avait appris au fil du temps sur son clan. Après tout, elle n’aurait pas la chance de pouvoir être entrainée et élevée par un maitre de son clan qui connaitrait toutes les problématiques qu’elle pourrait rencontrer. Il avait également peur que le shérif ne prenne pas le temps de lui apprendre la non-vie autrement que sous l’angle des Ventrues. Si tel était le cas, ce serait regrettable parce qu’elle ne serait jamais une véritable Ventrue et qu’elle gâcherait son talent naturel pour d’autres techniques. Une fois qu’il se fut bien assuré qu’elle ait compris les concepts principaux selon lesquels elle aurait à vivre, il s’engagea sur d’autres explications qui lui permettraient d’avoir quelques informations de base sur les clans majeurs. Gangrels, Lasombrae, Malkaviens, Nosferatus, Toréadors, Tremeres, Tzimisces et Ventrues, tous y passèrent dans ses différentes explications. Il en disait peut-être même un peu trop sur le sujet, ce qui aurait pu le mettre en mauvaise posture si elle venait à user de ses connaissances sur les Ventrues. Il n’évoqua pas réellement les clans indépendants, n’ayant qu’un savoir très relatif sur leur sujet mais encouragea sa jeune amie à chercher d’autres informations sur les différents clans qui existent.

- Vous me flattez surement, madame ! Je ne suis qu’un joli minois dont vous vous lasserez bien vite… L’éternité est certainement bien solitaire, oui, mais on ne sait jamais vraiment sur qui on peut compter ! se défendit-il faiblement des assauts de la jeune femme, sans conviction.

***

Ce cher Marius Murphy avait toujours été efficace au travail. De son vivant, un grand magnat de l’industrie textile, il était désormais un homme entre deux âges avec des problèmes de poids pour l’éternité… si éternité il vivait… Mikhail doutait qu’il vivrait si longtemps et qu’il serait d’une quelconque utilité mais visiblement il avait eu tort. Surprenamment également, ce bon Marius s’avérait être un organisateur de talent qui posait peu de questions sur les ordres parfois étranges de son supérieur.  C’était le genre de comportements dont Mikhail avait réellement besoin : un parfait équilibre entre de la vénération, de l’insouciance et de l’ignorance complète de sa véritable nature. C’était le genre de terreau fertile sur lequel ses plans pouvaient fleurir en toute tranquillité. Ainsi, quand quelqu’un comme lui commence à poser des questions, c’était toujours un crève-cœur de les voir commencer à réaliser dans quoi ils avaient mis les pieds.

- Mais bien sûr, mon cher Marius. Je vais vous répondre avec sincérité car vos doutes sont fondés sur de justes remarques. Je sais que le fait que j’ai pris sous mon aile cette infante d’un autre sire qui l’a abandonnée peut paraitre stupide mais disons simplement que j’ai des raisons de le faire. Avoir une garde du corps qui soit du même calibre que ceux à qui je peux avoir à faire face peut être très utile d’une part. De plus, vous connaissez tous ma propension à chercher des alternatives non violentes aux troubles qui se présentent à notre société. Je ne voulais pas l’abattre de suite, pas avant d’avoir pu lui donner sa chance de prouver sa valeur. La lutte qu’elle nous a offerte lors de sa capture a levé ces idées dans mon esprit et le peu de temps que j’ai pu passer en sa compagnie a achevé de me convaincre qu’on pouvait attendre d’elle qu’elle puisse s’occuper de basses besognes indignes des sang-bleu avec efficacité.

Le maitre de maison s’avança vers une fenêtre pour regarder les jardins et voir comment se passer la promenade bucolique de Valentina et Aaron. Il les vit en train de discuter et d’échanger plutôt joyeusement. Il eut un léger sourire et se retourna vers son subordonné.

- Voyez par vous-même, elle semble bien raisonnable… Je pense qu’elle peut devenir très maniable et utile si jamais on lui apprend à utiliser ses pouvoirs à bon escient. Sa colère pourrait compenser son inexpérience dans des combats contre d’autres jeunes. Je pense en faire une de mes assesseurs, tout comme vous. J’ai le pressentiment que tout avancera d’une manière fort intéressante par ce mouvement de mes troupes.

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Valentina ne savait pas réellement ou se mettre lorsqu’il s’expliqua concernant son clan. Même s’il ne disait rien de directement et gratuitement méchant, elle  ne se sentait pas réellement à l’aise face à ses mots sans le montrer, évidemment. Elle revêtait un sourire imperceptiblement faux, agréable à contempler, et imparable. Il avait sûrement raison. Au moment ou il avait prononcé le mot « passion » elle eu un petit flash de la réalité qui plongea son regard dans le vide un instant. Haussant un sourcils elle relève bien vite son regard sur lui pour  lui offrir une nouvelle expression amicale montrant qu’elle lui portait toute son écoute. Lorsqu’il parla des différents clans elle commençait silencieuse à ériger  une liste mentale de ceux qu’elle voudrait éviter de rencontrer. Évidemment elle nota mentalement tout ce qu’elle pouvait retenir sur les Ventrue. Il était agaçant de constater qu’il était sûrement difficile de vaincre un ventrue. Dans tous les cas, même si elle ne le souhaitait pas et pouvait prétendre le contraire, elle n’était pas mécontente que ce soit l’un des cœurs des ficelles qui lui apprennes justement les ficelles de cette vie.

Un petit sourire exaspéré se monta sur son visage lorsqu’elle l’entendit s’effrayer de ses tentatives démonstrative d’intérêt. Finalement il fallait peut-être admettre qu’il était difficile pour elle de faire la bienheureuse idiote et fragile. Cachant sa honte faciale devant cet affront elle se défendit.

- Owh, je vous ai gêné...

Les deux pieds dans le plat.

- Pardonnez-moi, cela fait longtemps que je n’ai plus bavassé tranquillement. J’ai certainement oublié mes bonnes manières. Je souhaitais simplement m’exprimer quant à votre agréable compagnie afin de rester honnête avec vous car je vous porte ma confiance sincère.  

Mensonges. Encore l’un de ses hommes cupide et faible avec rien de plus dans le slip que des faux semblants gêné de bonnes femmes effarouchées. C’était pitoyable pour elle, et c’est la qu’elle pensa qu’il ne tiendrait certainement pas longtemps dans la communauté vampirique.  Il était là, gêné par des mots d’intérêts sympathique. L’idée de le pousser à la faute la tentait rien que pour s’amuser un peu après autant de sérieux, mais… Son regard fut bientôt happé par la fenêtre d’où elle aperçut Mikhaïl en train de parler à l’épais bonhomme qui l’avait dévisagée. Cela calma ses folles envies idiotes et elle baissa les yeux. Au fond, peut-être avait-elle simplement été blessé par ce rejet.  Elle oublia un instant ses idées de rapprochement pour simplement garder le fait de sa crédulité dans la poche à utiliser plus tard. Les nuages noircissant lorsqu’elle observa le ciel.

- Le ciel menace, nous ferions bien de nous rediriger vers la salle qu’en pensez- vous ?  

Alors qu’il avait accepté en bon et due forme Valentina se permit une dernière question. Car quelque chose l’intriguait… Où trouver des membres de son clan ? Comme un enfant qui ne connaît pas ses parents elle souhaitait se mettre en recherche secrètement de son vraie Sire même si elle savait pertinemment que c’était devinable. Elle chercha comment formuler sa question sans esquisser les soupçons d’Aaron Smith.

- Une dernière chose, s’il vous plaît, ou se cache les différents clan en ville ? Ils ont… chacun un endroit à eux j’imagine, une sorte de territoire délimité par des bâtiments non ?

Faisait- elle l’air innocente et profondément gentille.

* * *

Mikhaïl était brillant pensa-t-il. Avec son explication tout pris sens et eu un petit sourire satisfait pour la première fois de la soirée.  Buvant avec vigueur et envie le fond de son verre. Gregor vint passivement reprendre le verre de l’invité qui alla fouiner au fond d’une de ses poches intérieurs de costume pour y trouver un gros cigare. Il le coinça entre ses lèvres tandis qu’il observait la jeune femme avec dédain. Il proposa alors un cigare à son hôte d’un regard explicatif. Allumant son cigare dans un râle écœurant malgré lui.

- Me voilà rassuré sir. Moi qui pensait que vous aviez fait preuve de gentillesse bonifiante et idiote et de réel conviction d’appréciation envers cette Brujah… Il est évident qu’elle pourrait très bien remplir ce rôle d’autant qu’a ce que j’en ai vu elle à l’air bien docile, enfin, depuis sa capture. Je me demande comment vous avez réussi cet exploit, il n’y a que vous pour réussir cela.  

Il avait tout à coup un sourire bien plus marqué est heureux comme à son habitude. Il était de retour. Maintenant qu’il se savait dans les plans de son idole vampirique il se sentait plus à cœur de supporter la Brujah. D’un œil en coin il l’observait en plissant les yeux, se demandant déjà quel crasse invisible aux yeux de Mikhaïl il pourrait orchestrer à son égards.

- Je suis étonné qu’elle ai obtenu cette carnation lors de son étreinte. Qui aurait pu provoquer ce changement particulier parmi les Brujah de Londres à votre avis ? Vous avez une idée de qui pourrait être son sire ?

Fouiner toujours plus afin d’obtenir toujours plus de pouvoir de manipulation et autres subterfuges abominable. Gregor, manifestement dû s’absenter quelques instants. A son retour, il s’avança vers le maître de maison. Murphy s’éloigna alors un peu, respectueusement afin de préserver l’intimité du shérif lorsque son majordome s’avançait pour l’informer d’une chose. Gregor, tendit une lettre très discrètement à Mikhaïl venant dans un mouvement discret lui chuchoter à l’oreille.

- Une lettre du Prince pour vous. La goule à précisé que c’était urgent et qu’il était un peu ...  en colère.



Marius Murphy:
 
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Mikhail Petrovich
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Mikhail observa simplement les deux jeunes vampires discuter en revenant vers le manoir. Ils avaient l’air calme et elle semblait plus prendre le temps de l’écouter que de lui parler. C’était important qu’elle ait déjà compris comment faire pour se mettre en position de force. Savoir plus de choses sur la personne avec laquelle on parle qu’elle n’en sait de nous est l’un des prérequis pour pouvoir la manipuler et avoir le contrôle sur la conversation.

- Mon cher Marius, je n’en sais pas plus que vous sur cette jeune fille et son potentiel sire… Tout ce que je sais, c’est que le prince semble m’en vouloir. Il n’a pas l’air d’apprécier de me voir « m’adoucir » avec ces jeunes gens, déclara-t-il juste assez fort pour que d’autres puissent l’entendre le dire.

Prenant la lettre que Gregor lui avait apporté sur un plateau, il la déplia lentement et soigneusement, brisant le seau de cire. Le prince lui reprochait longuement ses actions autonomes et irrespectueuses de la Tradition, citant les aspects qui étaient bafoués. Il soupira un peu et passa rapidement à la fin de la lettre pour voir qu’il était appelé à venir répondre de ses actes à l’Elysium avant la fin de la nuit. Il devait aussi amener avec lui la progéniture incriminée. Ainsi, il replia la lettre et la mit dans la cheminée pour qu’elle se consume rapidement et disparaisse de la circulation dès lors qu’il avait fini d’en lire les grandes lignes. Il garda l’air neutre pendant tout le long de ces actions et regarda alors l’assistance en disant qu’il allait devoir mettre une fin abrupte à cette plaisante réunion du fait qu’il était appelé à l’Elysium par le Prince. Les convives chuchotèrent quelques mots entre eux avant de remercier l’hôte de maison pour l’accueil toujours aussi sympathique et qu’ils espéraient que tout irait bien pour lui. Quelques minutes plus tard, il regarda les deux jeunes gens qui arrivaient dans son grand salon et s’adressa sans plus attendre à Valentina.

- Valentina, ma chère, passez un manteau. Nous avons été appelés et nous devons partir. Je suis vraiment navré, Mr. Smith, mais nous allons devoir interrompre cette réunion ici. Je vous souhaite un bon retour à votre lieu d’accueil et j’espère que vous me pardonnerez cet écart.

Il alla raccompagner tous ses invités dans le hall d’entrée pour les remercier avant qu’ils ne partent. Il offrit une bonne bouteille à chacun des convives pour qu’ils aient de quoi se réconforter une fois rentrés. La bouteille qu’il donna à Marius Murphy dissimulait une lettre qui lui expliquait qu’il devait faire attention à l’éventuelle arrivée d’un damné étranger qui viendrait s’arrêter en ville. Il était possible que celui-ci soit accompagné de plusieurs assistants. Si jamais il remarquait qu’une telle chose avait lieu, il devait non seulement le prévenir mais également mettre en place la surveillance la plus discrète possible. L’adjoint se rendrait compte de la présence de cette lettre et de son contenu quelques heures après être rentré chez lui. Après tout, ce n’était pas la première fois que Mikhail communiquait de cette manière avec lui.

Une fois que tous furent partis, Mikhail demanda à ce qu’on apporte son manteau et sa canne ainsi que les effets de la jeune Valentina pour partir au plus vite. Il habitait relativement près de l’Elysium alors ce n’était pas réellement un problème pour lui de s’y rendre malgré l’arrivée lente du jour dans quelques heures. Ainsi, il partit avec la jeune femme jusqu’à une sorte de petit bâtiment aux allures officielles, non loin de la chambre des Lords. Ce centre servait d’Elysium, lieu des débats et d’annonce officielle pour tous les vampires de la ville, mais cette nuit-là, c’était une assemblée bien réduite qui s’y trouvait. Balayant du regard l’amphithéâtre, il ne remarqua que le conseil des Primogène, le Prince et un individu…

Mikhail prit le temps de détailler cet inconnu et sentit un léger frisson sur sa peau pourtant déjà froide. C’était lui, ce gigantesque monstre de puissance… Il était toujours aussi grand et fort que dans ses souvenirs, la peau cendrée, de longs cheveux noirs de jais où chutaient quelques mèches pâles, le regard qui trahissait un sourire intérieur. Il le toisait du regard, présent dans le fond de la pièce sans que qui que ce soit n’ait réussi à le remarquer. Le shérif savait déjà de quoi il retournait concernant cette convocation et fit s’asseoir sur la seule chaise au milieu de l’amphithéâtre la jeune femme avec un regard dur et un air absolu. Il resta proche d’elle mais avança jusqu’au niveau du pied des premiers pupitres pour voir de près les yeux du conseil des primogènes.

- Shérif Mikhail, vous êtes appelé ici pour répondre de crimes hautement graves étant donné de votre position et des responsabilités qui lui incombent. Je vais commencer par relater les raisons pour lesquelles vous êtes ici. Lorsque j’ai entendu que vous aviez accueilli une jeune damnée abandonnée par son sire juste après son étreinte, je n’y voyais aucun problème initialement mais j’ai pu avoir le plaisir de connaitre la totalité de l’histoire par la suite.

Mikhail passa ses bras dans son dos et commença à faire des signes avec ses mains pour montrer à la jeune damnée comment elle devait réagir au fur et à mesure pour éviter de s’attirer des ennuis. Il commença par pointer vers le haut pour lui dire de regarder le Prince. Celui-ci sortait quelques papiers et tirait ses lunettes d’une petite pochette de cuir pour se mettre à lire confortablement.

- J’ai également ici un rapport qui fait état des dégâts qu’elle a causé lors de son réveil et de la frénésie absolue qu’elle a subi. 15 morts ! 47 blessés ! Je dois dire que je vous félicite, jeune femme, vous avez été efficace ! Je n’avais jamais entendu parler de quelqu’un d’aussi furieux, même venant d’un Brujah en frénésie… Lisons un passage ensemble, pour que le conseil puisse se figurer du genre d’animal sauvage qu’a recueilli notre ami : « La prévenue, frappant si fort une des vieilles religieuses dans le dos que sa colonne vertébrale se serait brisée en plusieurs endroits, a poursuivi la tuerie par plusieurs jeunes femmes de bonne famille qui avaient essayé de l’interrompre alors qu’elle essayait d’arracher le bras de sa victime. Sur les trois jeunes filles qui ont commis comme erreur d’attirer son attention, l’une se fit déchirer une grande partie de la gorge et s’étouffa dans son sang. La seconde prit un coup dans la tête qui renfonça son crâne et fit sortir une partie de son cerveau par son nez et la dernière fut si longtemps frappée qu’il n’est pas possible de déterminer quel traumatisme causa sa mort. »

Le Prince prit le temps de retirer ses lunettes et de poser le document sur le bureau devant lui. Il soupira en essuyant longuement ses yeux avec ses doigts. A ce moment, Mikhail fit signe à la jeune femme de baisser les yeux en pointant vers le bas. Il était important pour lui qu’elle exprime un remord afin qu’il puisse baser son argumentaire dessus.

- C’est une véritable horreur ce qui est raconté dedans. Au-delà des risques énormes pour la Mascarade, ce n’est vraiment pas la manière dont on fait les choses quand on vit sous la Camarilla. Seul un monstre qui a été bercé par les bras venimeux du Sabbat aurait pu commettre de tels crimes. Il est estimé qu’elle maitrisait la Puissance et la Célérité à un niveau improbable pour une nouveau-né… Je suspecte que vous soyez déjà au courant. J’aimerais, du coup, comprendre : pourquoi cette même nouveau-née est-elle encore en vie et sous mes yeux ? Vous vous rendez bien compte qu’elle a laissé libre cours à la Bête sans le moins du monde avoir tenté de l’arrêter en cours de route.

Mikhail prit un air grave et fit quelques pas dans la pièce avant de se tourner vers la jeune femme. Il lui fit un léger clin d’œil pour qu’elle ne stresse pas de trop et se retourna.

- Eh bien, mon Prince, loin de moi l’envie de dénigrer votre propos mais avez-vous toute l’histoire de cette jeune femme ? En ce qui me concerne, on m’en a rapporté une partie et j’ai eu le temps d’essayer de la faire entendre raison alors je pourrai gager ma vie qu’elle se montrera cordiale et consciencieuse dans son respect des Traditions. Elle s’est même montrée fort agréable et urbaine avec le jeune Aaron Smith qui est en visite dans notre belle cité. Après tout, je pense que le mieux serait encore de l’entendre s’exprimer sur sa vie passée dans le monastère et de ce qu’elle pense des informations qui ont été rapportées. Peut-être qu’ainsi, cet illustre conseil sera en mesure de statuer de la manière dont cette jeune damnée doit être traitée.

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A peine était-elle revenu dans la pièce toute pleine d’informations plus intéressantes les unes que les autres qu’elle sentait que le climat était bien différent. Mikhaïl était bien toujours vers la fenêtre vers cette infâme damné qui regardait si mal Valentina qu’autrefois ou simplement dans une situation différente elle lui aurait mis un coup de genou dans l’entre jambe.  Elle détestait qu’on puisse  aussi ouvertement la détester pour aucune raison, du moins aucune raison à sa connaissance. Bien vite rabattue de penser à des choses si futiles elle sentait le shérif non pas agité mais pleins de vigueur… Pourquoi ? Elle le saurait bientôt. Après avoir fourni ses excuses aux membres participant de la réunion il se tourna enfin vers elle pour lui lâcher mot.
Inquiète face à cette attitude quelque peu soudaine et pressée elle s’interrogeait déjà sur les raisons de toute cette agitation soudaine. Pourquoi était-elle attendu ? Il avait bien dit « nous avons été appelés » pas « j’ai été appelé, et tu dois me suivre ». Elle aurait préféré ne rien remarquer… Souriante et imitant le shérif quant aux excuses fournis En attendant l’ordre de départ du shérif elle avait suivi Gregor pour trouver les manteau et tout près de la pièce des manteaux elle avait remarqué une sorte de bibliothèque.
Attendant que sir Vasili -pour les non-intimes- n’en ai finis de ses singeries de bienséance elle parcourut des doigts les livres qui semblaient tous plus vieux les un que les autres… En observant un peu  les titres elle s’étonnait de voir des livres d’histoires tous très vieux et parfois inédit.

Interrompu dans son ennui par Gregor, il lui donna son long manteau qu’elle enfila rapidement avant de se mettre aux  trousses de Mikhaïl qui marchait d’un pas rapide et assuré. Le visage froncé en levant le nez vers la lune elle comprit pourquoi il devait presser le pas. La nuit avait une fin, comme la journée, et maintenant damnée elle était esclave de la nuit. Le visage un peu amer face à autant d’incertitude elle comprit rapidement que le moment n’était pas à la question… Pourtant, elle fixa la canne de Mikhaïl en arrivant et se commenta mentalement pourquoi il portait une canne ? Avait-il une faiblesse physique ? Elle souffla du nez en pensant une seconde à la mode actuelle qui était bien trop hypocrites. Puis en entrant dans le bâtiment elle ravala sa salive et prit son petit air renfrogné habituel purement défensif, paraître menaçant pour ne pas être menacé. Perdue, elle regardait Mikhaïl, ses yeux trahissant sa détresse de ne savoir que faire, ni pourquoi ils étaient ici...S’asseyant docilement sur la chaise au milieu de la pièce au coup d’œil du shérif, elle observa d’abord l’architecture qui était tout aussi belle que celle du bâtiment qu’ils avaient quitté. Ensuite, elle regarda ceux qui composaient la pièce, pas dans les yeux, mais par des petits coups d’œil discrets.
Ils étaient sept et semblaient tous très différents aussi bien physiquement que moralement. N’ayant pas le temps de se concentrer sur l’apparence des sept que le personnage central a tout ce cirque ce mit à parler. Là, au beau milieu de la pièce elle se sentait au cœur de son propre procès et c’était bien cela, elle le comprit aux premiers mots de l’homme du centre, certainement le chef, celui, qu’ils appelaient le prince de la ville.  Épiée de regards insistants pleins de colère aveugle elle n’appréciait pas la situation comparable au jour de son jugement, quelques heures avant son étreinte. Pourquoi se retrouvait-elle toujours dans ce genre d’ennuis ? Était-elle maudite ? Se demandait-elle. Voyant ses yeux attirés par les gestes du seul qui semblait vouloir sa survie, elle saisit  qu’il cherchait à l’aider et se sentit un peu rassurée, ce qui relâcha peut-être un peu son faciès  grognon.

Regardant donc le prince, elle comprit pleinement pourquoi elle était ici et fut choquée d’apprendre qu’elle était la cause d’autant de dégâts, car oui, elle ne se souvenait de rien de tout cela. Là, le temps ralentit et à mesure que le prince énonçait les fait elle sentait sa gorge sécher et se nouer. Fermant un instant les yeux par dégoût d’elle-même et des mots qui avaient été employés pour décrire tout cela elle comprit pleinement dans ce quoi elle était tombée. Un jeu, un jeu aux règles impitoyable et sans merci ou la persuasion et l’intelligence la sauverait avant ses poings. Si quelque part elle se sentait vengée en sachant toutes ses femmes plus vil les unes que les autres mortes, elle ne pouvait pas sourire et se mit déjà à réfléchir à comment tourner la situation à son avantage. Pour cela elle dû  prendre en note mental chaque mot du Prince, observant Mikhaïl , elle suivait ses indications à la lettre et elle se rassura qu’il prenne sa défense un instant, cela lui permettrait d’avoir un peu plus de temps pour orchestrer sa défense.

Soupirant inutilement comme un condamné empli de désir de pardon, elle se leva en regardant le sol. Joignant ses mains devant-elle pour clamer son repentit elle leva un peu les yeux vers le prince. Son visage semblait dégarni de toute haine. Elle tomba le masque face à lui et arbora une expression tristement contrarier. Sans lâcher une larme elle prit possession de la parole.

-  Bonsoir,  cher Prince. Je me vois tout à fait horrifiée de savoir que j’ai pu causer autant de dégât et de tort à la Mascarade. Et je tiens tout d’abord a vous dire que je m’en repentis même si j’affirme que mon corps a agit avant même que je puisse penser quoi que ce soit…
Effectivement, comme vous l’avait très justement dit la bête à prit possession de moi à peine étais-je étreinte et abandonnée à mon sort. Comment aurais-je pu la contrer ?


Elle fit une pause et le regardait les sourcils courbés de désespoir.

Je vous pose la question, car je ne me souviens trop que ce qu’était ma vie avant de subir l’étreinte.  
J’ai été envoyée au couvent contre mon gré parce que je ne correspondais pas à ce que ma famille souhaitait et il semblait que même auprès de dieu je ne trouve ma place. Fouettée à sang, presque nue dehors par ce froid terrible qui sévit chaque jour pour des fautes plus fausses les une que les autres...   Jusqu'à ce jour-là, condamnée à une mort lente et douloureuse pour une faute mineur prouvant le zèle de l’Église à punir plutôt qu’à pardonner, j’étais au bord de la mort avant même de subir l’étreinte.
Ma non-vie étant clairement menacée à peine eut-elle commencée, qu’est-ce que mon corps aurait-il pu faire d’autre pour survivre ?  
Sans vouloir faire glisser sur moi ces crimes,  à aucun moment je n’ai été consciente de tout cela. Je ne me souviens pas avoir pu lutter une seconde face à la Bête, j’étais si proche de la mort que je n’ai même pas vu le visage de mon sire...
Mon sire,  qui à mon avis,  est le coupable contre qui vous devriez répandre votre juste colère. Sans vouloir vous offenser bien au contraire, n’est-ce pas le sire qui est le premier responsable des agissements de son infant ? Si vous me punissez, vous ne punirez que le fruit innocent de ce crime organisé, qu’une racine et pas le cerveau…  


Elle posa là sa première défense regardée, épiée, observée par la 9 ème personne de l’assemblée qu’elle n’avait même pas remarqué. Il semblait d’ailleurs se délecter de la scène, les bras croisés. Si elle savait qu’elle accusait son sire devant lui-même, aurait-elle osé ?

-  On m’a toujours abandonnée Prince.
Toujours.
Abandonnée par ma famille, abandonnée du pardon, abandonnée même par la mort, abandonnée par mon sire damné… Le shérif, est le seul à ne pas m’avoir tourné le dos… j’aimerais avoir le temps de l’en remercier…
Ne pensez vous pas que le cadeau que vous me feriez en me pardonnant serait un point suffisamment pour obtenir ma dévotion toute entière à la Camarilla ?
D’autant que si comme vous le dites j’étais censée appartenir au Sabbat, ce que j’associe logiquement -et j’espère, bien - à l’ennemi de la Camarilla, vous y gagnez. Un membre de moins dans leur clan, plus de force de votre coté.  
De plus  ... quand on y regarde de plus près, mon étreinte, semblait particulièrement organisée… Alors, peut-être qu’une personne vous devancerez si vous me tuiez, car c’est la première chose qu’on pourrait attendre de vous… Vous voudriez être devancé par un ennemi potentiel Prince ?
Si vous me tuez peut-être qu’il recommencera, si vous me gardez, je pourrais devenir assez forte pour aider le shérif Mikhaïl a contrer des menaces à l'encontre de  la mascarade pour la camarilla et éviter que ce genre d’incident ne survienne de nouveau...  


Ayant parlé lentement et avec autant de calme qu’elle le pouvait elle finit par se taire pleine d’espoir  que ses mots séduise le Prince et l’assemblée à qui elle jeta un coup d’œil respectueux.

- Merci de m’avoir écoutée j’espère que j’aurais su vous convaincre de me laisser une chance de servir la Camarilla aux côtés de mon adoptant, le shérif.

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Houmous
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Mikhail Petrovich
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Mikhail la laissa parler sans mot dire. Si elle scellait son destin, c’était après tout son propre problème… Heureusement pour elle, elle savait se montrer plus habile de ses mots qu’elle ne l’avait déjà été jusqu’ici. Elle avait visiblement expliqué tout correctement puisqu’il se contenta d’ajouter un « Y a-t-il quelque chose à ajouter ? Tout est dit » d’un air narquois. L’assemblée resta silencieuse un instant avant que le Prince ne leur fasse signe d’aller attendre dans une antichambre le temps qu’ils débattent de la situation et qu’ils prennent une décision entre eux.

Mikhail la mena bien sûr dans la pièce et s’assit calmement à l’un des fauteuils de la pièce comme si de rien n’était. Rien dans sa posture et son attitude ne trahissait de panique ou de stress. Sa tenue toujours british et impeccable n’avait pas bougé d’un cil mais il la rajusta avec soin, en particulier sa cravate.

- Jeune fille, vous êtes dans de beaux draps… et moi avec vous. Si nous sortons de cette mauvaise passe vivants et que je peux vous prendre comme infant, je vous massacrerai la prochaine fois où vous passerez en rage de sang. Maintenant, tâchez de continuer à faire bonne impression et je pourrais bien avoir le droit de faire de vous un véritable membre fonctionnel de cette société. Compris ?

Cette fois-ci, il passa une de ses jambes sur l’autre tout en restant décontracté dans l’ensemble. Ils passèrent une bonne heure ainsi sans bouger, alors que les anciens de la ville étudiaient leur cas avec attention et animation. Il n’était pas rare d’entendre l’un des vénérables anciens proférer juron sur juron à tel point qu’ils pouvaient l’entendre de là où ils étaient. La situation était fort importante et problématique parce que c’était également l’honneur et le respect envers le shériff actuel que les anciens étaient en train d’étudier.


Finalement, l’une des goules de l’Elysium vint frapper à la porte pour leur demander de venir entendre le résultat des délibérations. Ils sortirent donc simplement de la petite antichambre où ils étaient restés enfermés pendant une heure qui en semblait cent. Mikhail vit en premier lieu les traits tirés et visiblement encore en colère de la nouvelle primogène des Gangrels, Lady Sylvia Brent. Il esquissa un léger sourire cependant en sachant exactement ce que son Prince allait dire.

- Prenez place, cette discussion a déjà largement assez duré. Pour éviter de subir une plus ample migraine, j’ai concédé à accorder mon pardon à titre absolument exceptionnel à cette jeune damnée ainsi qu’à son nouveau sire. Je pense que nous pouvons avoir confiance en vous, du fait que vous ayiez de votre côté mon Shériff. Je vous le dis clairement mais je vais avoir besoin de plus de temps et d’efforts de votre part pour vous considérer comme un membre à part entière de ma communauté mais non-vivre ne vous est pas interdit, Valentina Paderetti, soupira-t-il en se balançant légèrement en avant sur son bureau. Je vais avoir besoin de preuves qui démontrent que vous ne trahirez pas la Camarilla alors comprenez bien que vous serez observée en permanence dès maintenant. Vous aurez également à effectuer certaines tâches qui prouveront votre bonne volonté au fur et à mesure. Si jamais il vous prend l’étrange lubie de vouloir quitter la ville sans mon aval, sachez que personne n’entendra plus jamais parler de vous. Sommes-nous d’accord sur ces arrangements ? demanda-t-il non sans une pointe de colère dans la voix.

Le Shériff fut immédiatement le suivant à subir la colère du seigneur local. Il le fusilla du regard sans mot dire pendant plusieurs secondes. Quand enfin, il se décida à parler, c’était pour déballer une injure élaborée, voyez plutôt :

- Et vous, maudite femmelette, pourceau de comploteur, chien de Sardanapale ! Sachez que je vous ai également à l’œil. Si vous pensez pouvoir faire fi de toutes les traditions dont vous êtes le garant,  vous vous mettez les doigts dans les yeux jusqu’aux coudes ! Si vous persistez à ne rien écouter de ce que je vous dis et que vous ne vous ressaisissez pas, je trouverai quelqu’un qui fera le travail correctement ! beugla-t-il en rougissant de colère.

Il y eut un grand silence puis Mikhail se fendit d’un léger sourire. Les membres du Primogène se retenaient également de rire du coup de sang ridicule du seigneur de la ville. C’était habituellement un homme digne et tout dans la retenue mais il avait les pires afflictions lorsqu’il sentait son autorité être remise en question. Personne ne le prenait au sérieux dans ces moments-là même s’il aurait été capable de tuer assurément. Il ne fallut d’ailleurs pas beaucoup de temps pour qu’il se ressaisisse et intime à tout le monde l’ordre de quitter les lieux rapidement et de le laisser en paix.

Une fois sortis, Mikhail alla saluer respectueusement la nouvelle Primogène des Gangrels qui lui parla visiblement avec dégoût mais lui retourna son salut. Il prit également le temps d’aller présenter ses remerciements aux autres primogènes. Enfin, il reprit Valentina pour rentrer en toute hâte en sa demeure et retrouver un lieu hospitalier où trouver le repos le temps de la journée.

- Maintenant que nous sommes plus tranquilles et qu’il y a moins d’oreilles indiscrètes qui risquent de nous entendre, je peux te le dire : nous avons eu de la chance mais tu as joué fort bien ton rôle. Je t’avoue que tu es d’ailleurs chanceuse de ne pas avoir vu ta tête se séparer du reste de ton corps… Si tu n’avais pas pris la parole, je ne pense pas que je me serais rajouter dans la balance pour faire pencher la situation en ta faveur… Sois fière et heureuse mais surtout traite avec soin et respect cette non-vie dont tu es maintenant l’heureuse propriétaire.


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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis à Londres, au Royaume Unis. Dans la vie, je suis bien malgré moi marionnette des vampires et je m'en sors comme je peux. Je ferais tout pour m'en détacher.. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien.

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Charlie Bowater

Un silence absorba la grande pièce et tous les yeux étaient rivés sur l’accusée, la coupable, l’erreur du moment. Les regardant tous un à un avec respect et une peur pitoyable pouvant peut-être inspirer la dernière goutte de pitié disponible en leurs âmes sèches de damnés. Les minutes parurent vraiment longues en cet instant et si elle avait été encore vivante elle aurait certainement sué à grosses gouttes. Pour se rassurer, ou bien du moins tenter de le faire, elle lança un regard de détresse discret à Mikhaïl pour tenter de  comprendre ce qu’il a pu penser de son discours de défense. Aucun contact visuel ainsi elle baissa les yeux respirant lentement sans prendre conscience qu’elle n’en avait même plus besoin.

Finalement, le pesant moment passa et ils finirent elle et son sire d’adoption prostrés dans des fauteuils luxueux d’une antichambre qui lui paraissait si lugubre.  Observant sa posture, la sienne était plutôt dégoulinante de peur et de résignation d’avoir peut-être encore échoué. La vie était compliquée et l’avait toujours été pour Valentina malgré son statut social plus élevé que la moyenne. Le visage ridé d’une expression froncée emplit de dégoût elle tripotait les racines de ses cheveux blancs  au sommet de son crâne regardant dans le vide écoutant sans trop de sensiblerie les mots de Mikhaïl. Réfléchissant à l’ampleur des dégâts que son arrivée avait engendrés elle comprenait de plus en plus de choses concernant cette société damnées. Évidemment, elle réalisa pleinement que ses chances de mourir une ultime fois était plus que hautes.

Silencieuse jusque là à la question du shérif elle finis par y répliquer en hochant la tête avant de ponctuer son geste de mots.

- Bien-sûr, mais comme je l’ai dit je n’ai pas décidé de passer en rage de sang. Mon dernier souvenir de vivante c’est d’avoir regardé la lune tremblant alors que mon propre sang coulant de mes plaies gelait sur moi. Et mon premier souvenir en tant que vampire c’est qu’on m’a traîné dans la boue de la cave sombre ou nous nous sommes rencontré.

En le disant, elle re-visualisa les choses énoncées et chercha au fond d’elle un souvenir heureux auquel se raccrocher afin de mourir en pensant à quelque chose de beau si cela devait arriver. Néanmoins, au plus loin qu’elle pouvait chercher dans sa mémoire, les choses étaient confuses et elle ne trouva rien d’autres que des souvenirs de colère de haine et de bataille. Son visage se figea et plutôt que de se sentir triste de ne réussir à obtenir un souvenir agréable elle préféra se concentrer sur la fierté qu’elle ressentait d’avoir survécu jusqu’ici déjà en ayant un parcours de vie comme le sien.


Lorsque la porte s’ouvrit, elle sentit son cœur s’arrêter, du moins elle sentit tant pression qu’elle réalisa que son cœur de battait plus. Jusque là, elle avait cru le sentir, mais ce qu’elle avait pris pour le battement de son cœur c’était le sang et la puissance qu’il pourrait lui octroyer. Réalisant cela elle eu un moment figé de choc. Comment pouvait-elle vivre tout en étant médicalement décédée ?
Suivant instinctivement Mikhaïl à son levé elle regarda tous les primogènes une fois placée, le regard interrogatif, terrifié et en même temps évocateur d’un courage certain à peut-être regarder dans quelques secondes la mort en face.

Chaque mot du Prince de la ville libérait Valentina du poids qui s’était formé en son sein dans l’antichambre. Certes la colère était là, bien présente dans sa voix mais, elle était libre. Libre de non-vivre. Son expression se confondant bientôt en soulagements elle eut même un petit sourire. Tout en restant sincère et méthodique, elle avait réussi a les convaincre. Fière d’être graciée de la mort ultime, les mains jointes  elle salua le conseil poliment.

- Tout est très clair. Merci, merci. La Camarilla pourra compter sur moi lorsqu’elle le souhaitera. Encore tous mes remerciements sincères pour votre pardon.

Sachant tout de même que le chemin vers la liberté et l’indépendance était encore long et bien parsemé de difficultés et d’embûches, elle avait un objectif. Un vrai, un but qui ne la concernait qu’elle. Devenir une femme de puissance libre. Lançant un regard à Mikhaïl, les mots du Prince à son égard l’étonnèrent. Restant mesurée elle se retint d’émettre le moindre jugement sur le comportement du Prince. Saluant poliment tout le monde elle suivi son sire en bon et due forme. Visiblement l’un des primogène était une dame et lorsque Mikhaïl lui parla elle remarqua le dégoût de la femme et ne le comprit pas. De voir tout ces vampires de clans différents l’incitait à se poser la question des noms de clans et de leur spécificités. Lors du retour, Valentina avait profité de la vigueur des derniers rayons de lunes pour sourire un peu et humer l’air sans nécessite par simple désir de mortel. En quittant l’Elysium, elle avait remarqué la présence d’un homme, le même qui s’était tenu au fond de la salle plus tôt sans qu’elle ne le remarque. Ne prêtant pas plus attention que cela à lui, il l’avait bien fixée elle. Lorsqu’elle arriva devant la maison du shérif, son foulard pris dans un coup de vent fut emmené plus loin. Au pied d’un homme.
Toujours le même.
Là, son sourire s’effaça un peu et elle n’osait pas bouger. Ne sachant de qui il s’agissait l’ombre des rues l’empêchait de distinguer correctement son visage. Seul ses yeux brillaient dans l’obscurité de la ruelle. L’instant ne dura pas plus d’une minute, mais paru une éternité. Alors  que le majordome piqua l’attention de la jeune femme elle tourna la tête et à la seconde suivante elle regarda de nouveau dans la direction de la rue. Mais, plus personne ne s’y trouvait. Rentrant finalement elle dû se hâter pour rejoindre Mikhaïl.

- Oui, je l’ai bien compris, je vous remercie shérif de m’avoir accueillit sous votre toit et votre responsabilité. Je suis euphorique à l’idée de pouvoir apprendre à vos cotés les ficelles de ce monde secret. Seulement, quels genre de mission la Camarilla pourrait vouloir me confier à votre avis, sir ?  

Euphorique ? Bizarrement, oui, elle l’était. Vivre toutes ses émotions l’avait emplit d’une énergie et lui avait même fourni un objectif qui semblait mille fois plus intéressant à obtenir que les objectifs mortels… À l’aise, elle se questionnait sur les procédures à suivre désormais, allait-il dormir dans des lits, dans des cercueils ? Allait-il avoir besoin de dormir ?

- Que font les vampires lorsque le jour se lève à part se cacher du soleil ?

A peine eut-elle posé la question qu’une odeur singulière de gaz se fit sentir, Par la fenêtre on pouvait apercevoir, plusieurs petits bâtiments en feux autour des quartiers dans lesquelles ils étaient passés. Voyant cela, la jeune damnée s’approcha de la fenêtre, les flammes grandissaient et la nuit touchait bientôt à sa fin, le soleil pointant très doucement le bout de son nez. À peine rentré, les affaires reprendraient vite pour le shérif...

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Le shérif eut un long soupir en se délestant de sa veste et en la passant à Gregor. Il ne jeta même pas un coup d’œil par la fenêtre, ayant déjà senti l’odeur et se doutant de ce qui se passait autour de lui, dans la ville. Il fit un simple signe de tête à Gregor pour lui signifier d’emmener quelques hommes pour aller investiguer sur la problématique pendant la journée et de lui faire parvenir des réponses au plus vite. On pouvait sentir dans les traits de Mikhail qu’il était exténué et qu’il avait fait les plus grands efforts pour rester en maitrise de ce qu’il se passait durant cette nuit. Résister au fait de répondre aux injures du prince par une violente frénésie l’avait largement fatigué mais en échange de cela, sa nouvelle apprentie et lui-même étaient saufs et le Prince avait un peu perdu la face directement sous le regard rempli de jugement du Primogène.

- Ne reste pas auprès des fenêtres au lever du soleil, Valentina, soupira le sire balkan. Je connais plus d’un damné qui a eu du mal à guérir de la morsure de la lumière dans ses premières années… Je vais aller me reposer dans ma crypte, bailla-t-il. Tu trouveras de la place dans l’aile Ouest, Gregor t’accompagnera au cas où tu tomberais en torpeur avant même d’y arriver. Ne lui fais pas perdre son temps, il aura à faire aujourd’hui, comme tu peux t’en douter.

Sans plus de formule de politesse, il s’en alla prendre une porte sans attendre le salut respectueux de son serviteur qui démontrait son assentiment aux ordres énoncés plus tôt. Comme un rituel bien établi, il entra dans une petite pièce attenante à son petit salon du rez-de-chaussée. Là, alors que la lumière commençait à se faire crue à l’extérieur, il referma sa porte derrière lui. Il était enfin arrivé à son sanctuaire de solitude. C’était le seul moment de sa nuit qu’il appréciait, celui où il pouvait enfin se retrouver dans son antichambre. Il avait pris grand soin à la rendre cérémonieuse, dans une tentative de perversion de l’iconographie religieuse. En effet, le seul mobilier qui ornait cette pièce était une vaste statue qui montrait le dragon de Saint Michel, menaçant, le pied posé sur les gravas d’une Eglise. La croix brisée était surmontée d’une lourde patte de pierre griffue et écailleuse. Ah, ça oui, le regard reptilien de la créature avait quelque chose de splendide et de fascinant ! Il approcha donc de la statue et tira sa mâchoire. Le crissement de la pierre et des chaines lourdes d’acier se fit entendre quelques instants alors que le socle s’ouvrait pour laisser sortir un cercueil molletonné de coussins de satins rouge sang. Il se dénuda alors et alla s’allonger avec un léger plaisir dans le confortable repos éternel. L’ensemble du mécanisme se remit en marche pour retrouver sa position d’origine, dissimulant le vampire dans la statue démoniaque.

Les damnés ne rêvent plus, c’est connu. Ils passent un temps à attendre de pouvoir à nouveau se relever, à peine plus utile que s’ils étaient assis à regarder un mur intégralement peint de noir. C’est quelque chose de perturbant voire même d’insoutenable pour certains des plus jeunes. Pour Mikhail, en revanche, ça n’avait jamais été un problème. De son vivant, il n’était guère qu’harcelé par des cauchemars ou des songes de conquête difficile. Maintenant qu’il n’avait plus à se soucier de ce qui pouvait arriver une fois qu’il fermait les yeux, il gagnait de la tranquillité et de la concentration et ne souffrait plus de fatigues chroniques. Ainsi, après avoir patienté pour que la nuit revienne à nouveau, il sentit le mécanisme de la statue être actionné de l’extérieur. Une seule personne savait comment faire pour l’ouvrir sans subir le piège qui était réservé aux intrus et cette personne était son seul fidèle acolyte : le vieux Gregor. Sachant qu’il lui était strictement interdit d’ouvrir à son maitre excepté dans les cas de grande urgence, le sire sortit violemment de sa torpeur et se redressa de tout son long en un seul bloc pour faire face à son majordome.

- Seigneur ! beugla-t-il de surprise face au réveil violent du maitre de maison. Mon maitre, j’ai la tristesse d’être dans l’obligation de devoir vous informer de certains événements. Je pense que tout ceci ne va pas vous plaire…

Mikhail haussa d’un sourcil alors face aux excuses et au comportement un brin fuyant du vieillard. Il l’écouta d’un bout à l’autre sans l’interrompre et finit par poser quelques questions pour prendre pleinement conscience des tenants et des aboutissants de la situation. Il s’enquit d’éventuels messages reçus du Prince, de la localité précise des incendies et des estimations des dégâts matériels, humains et damnés. Il eut finalement un soupir et lui ordonna de faire venir sa jeune apprentie dans son bureau, en la trainant par le cou s’il le fallait. Il passa simplement un peignoir en attendant d’avoir le temps de s’ajuster complètement et se dirigea avec empressement à son bureau pour lire un rapport plus détaillé avec de fines lunettes de lecture qui l’y attendaient. Dès que la jeune femme pénétra dans la pièce par la double porte, il leva la main et lui fit signe de s’approcher rapidement sans retirer le regard de son document.

- Valentina, ma jeune apprentie, il est temps pour toi de faire tes preuves pour la première fois. Le bon Gregor m’a appris les plus sombres nouvelles au sujet de ce qui se trame en ce moment dans le quartier de Smithfields, au nord-est d’ici. Apparemment, un petit groupe de guerriers d’une meute du Sabbat sont venus y élire domicile. Ils ont saigné de jeunes femmes, des enfants et ont mis le feu à quelques bâtiments dans des combats contre la milice locale. Gregor a fait ce qu’il pouvait pour étouffer l’affaire et trouver l’emplacement où se trouvent les guerriers. Il en a éliminé quelques uns pendant la journée avec un petit groupe de goules que j’entretiens mais ils ont fait face à une résistance trop importante pour pouvoir finir leur besogne correctement. Il m’a fait parvenir qu’il devait y avoir au moins un prêtre de meute encore en train de se cacher dans les anciens tunnels de contrebandiers avec quelques uns de ses hommes. L’endroit doit être truffé de pièges plus pervers les uns que les autres et je préfère ne pas perdre toutes mes goules sur une tâche pareille. Je veux que tu ailles régler le problème pour moi là-bas, nous prouvant au prince et moi-même ta valeur par la même occasion, expliqua-t-il simplement. Je ne veux pas que tu meures trop facilement donc je vais te former une petite coterie de bataille sur laquelle tu pourras t’appuyer pour faire le ménage plus facilement.

Il prit un temps en se frottant la barbe avec deux doigts et tourna plusieurs pages d’un recueil où étaient inscrites des informations sur de nombreux damnés de la ville. Il en sélectionna quatre dont un Tremere du nom de Cornelius Fergusson, Ernest Harting, un Gangrel, Jebediah Long, un Nosferatu et enfin après une certaine hésitation, une Brujah assez jeune qui répondait au nom de Andrea Ashford.

- Ta première tâche sera d’aller les contacter, de les recruter et de les emmener avec toi jusque dans Smithfields. Ensuite, tu iras chercher une demeure qui arbore le symbole des abris, celui que tu as pu voir à l’entrée de l’auberge où tu t’es réveillée. Tu demanderas les détails de ton point d’infiltration et quelques informations supplémentaires des hommes de terrain. Prends garde à tes adversaires, ils sont fous mais ils peuvent être très dangereux, surtout le prêtre de meute.

Il releva enfin la tête pour lui donner les fiches des différents jeunes vampires afin qu’elle ait des informations sur eux comme les lieux où les trouver ainsi que leurs faits d’arme principaux et les traits de personnalité notables qu’on leur connait. Il prit enfin une bougie pour faire couler de la cire sur une lettre et la frapper de son sceau. Cette lettre témoignait de la mission qu’il avait donné à Valentina. Lorsqu’elle alla pour la prendre, il la garda en main et la regarda droit dans les yeux et lui dit : « Ne me déçois pas, il y a mon nom sur ce document. »

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Charlie Bowater

Sur son conseil d’homme avisé et surtout de damné aguerri elle baissa les yeux dans un hochement de tête indiquant sa réponse. S’éloignant au fur et à mesure, les choses étaient plus forte qu’elle, elle ne put s’empêcher bien longtemps de ne pas regarder, caché à l’abri d’un rideau. Puis lorsque Gregor s’avança elle elle fit un autre signe de tête pour indiquer qu’elle le suivait volontiers gardant un œil sur le shérif, se demandant où il dormait. Certains payerais certainement cher pour avoir cette information. Là, en suivant toujours le majordome, elle se demanda ce qu’elle devait vraiment faire. Lui faire confiance ? Ou bien rester seule maîtresse des choses ? Le trahir lui coûterait très cher pensa t-elle. Après tout pourquoi aurait-il fait toutes ses simagrée si ce n’est que pour la laisser mourir ? Encore et toujours une nouvelle question et peut-être là plus importante… Quel place à la mort dans ses principes ? Vu sa façon de boire du sang. Peut-être peu…

Arrivée dans une chambre plus que convenable une fois seule elle chercha la salle de bain pour y prendre un bain chaud et apaisant. Si tant est qu’une peau morte puisse être apaisée. Puis finalement le mot qui lui resta en tête était : « Prudente ». C’est ce qu’elle pensait devoir faire. Puis en réfléchissant plongée dans l’eau chaude d’une baignoire à pied de lion se mordillant les ongles elle se dit que finalement le meilleur des choix était celui de la survie avant tout.
Étant restée dans l’eau jusqu’à ce que celle-ci soit froide, elle se retira et se sécha à peine avant de se mettre au lit dans l’immense matelas aux draps propres et repassés. Bientôt vint à elle une petite torpeur qui l’emporta plusieurs petites heures qui n’en parut qu’une seconde lorsqu’elle ré-ouvrit les yeux, le bon Gregor l’air paniqué devant elle. Dans la surprise elle lui fichu une gifle. Ne rétorquant qu’un souhait de meilleurs traitements il se tourna pour la laisser s’habiller et remonter plus ou moins ses cheveux.  Puis, il l’emmena encore a Mikhaïl. La tête pleine de questions, elle marchait cependant d’un pas assuré , la tête haute et le regard ronchon sérieux.

A cet instant, en passant la porte elle comprit qu’il était temps de faire ses preuves quant à ses promesses. Cela avait rapport avec les feux elle en était bien certaine et eut raison.

- Vous m’aviez demandé.

Fit-elle en s’approchant à la vue de son geste dénonciateur. Bingo. À ses premiers mots ses pré-sentiments se confirmait. L’écoutant attentivement elle hochait de la tête alors qu’elle gardait une posture bien droite et l’air sérieuse. Même si le style de son sire, aussi cliché et ringard que riche de son patron la faisait un peu sourire en coin, elle savait qu’il n’était pas encore temps de blaguer avec lui. Même si certains mots restaient encore des notions flous pour elle, elle  comprenait l’essentiel et ce que devait signifier les mots interrogateurs… Prenant les documents le coup de pression de son sire se fit ressentir et elle baissa les yeux face à lui mais pinça des lèvres en sifflant un peu comme un serpents. Elle n’aimait pas être prise de court et avait pour habitude d’inspirer un peu bruyamment quand on le faisait. Relevant les yeux elle souhaita garder la face devant  lui, mais pour une étrange raison elle n’y arrivait pas et lui fit un regard en coin à la place.

- Je pense que cette mission est à ma portée. Je ne vous décevrez pas. Je me met en route de ce pas.

Se défaisant de son emprise dans un geste de retrait calme elle se redressa et commença à regarder des documents. Il semblait que la nuit avait de nouveau pris emprise sur la ville et à cette remarque elle sourit un peu. Cette fois-ci elle serait seule et si cela l’effrayait un peu cela lui permettrait d’être quelque peu plus naturelle. En sortant de la pièce elle commença à regarder les cartes qu’il lui avait donné. Un sourcils arqué, son visage fit un bon à la vu d’un des monstres. Finalement elle s’arrêta sur Ernest Harting,  le Gangrel. Lisant les informations elle soupira du nez avant de s’enquérir de son manteau pour dépasser la porte. Rasant les murs, dans des regards furtifs elle avançait dans la nuit assez sûre d’elle. Avec un pantalon peut-être que l’on serait dissuadé de l’importuner.

- Un pub… pas étonnant pour un Irlandais.

Dans la rue elle constata que certaines personnes se jouant comme elle d’un couvre-feu ne devait être autre que des vampires… Car, elle ne ressentait aucune pulsation. Puis avant de tourner dans la rue abritant un des premiers pub recherché elle décida d’entré dans un petit recoin sombre pour tenter un peu de contrôler ses spécialités dont lui avait parlé Mikhaïl. Mais comment les déclencher.  Se concentrant un moment elle sentit au fond d’elle sa réserve de sang comme si elle était son cœur et  dans un râle elle déclencha sa force. Mettant un coup de poing dans le mur elle fut heureuse de constater qu’elle l’avait un peu abîmé a mains nues sans s’égratigner les mains. Par la suite elle pensa à la célérité et regardant si aucun passant n’était présent elle décida de se déplacer jusqu’à un autre coin de rue sombre et tranquille en faisant appel au sang. Le temps semblant presque comme s’arrêter elle ressentit sa vitesse pendant quelques secondes… Enfin elle tenta de produit l’effet de présence mais même si elle épuisait son sang, elle ne pouvait en voir ses bénéfices, personnes ne se trouvant a proximité. Un peu déçu elle préféra en rester là. Au moins, elle avait déjà un peu expérimenté ses talents avant d’aller demander de l’aide pour une mission de ménage…

S’avançant dans un premier pub elle en fit discrètement le tour dans les railleries bruyantes de plusieurs soûlot. Si certains lui faisaient des avances elle les repoussait efficacement avec fermeté sans pour autant les frapper. Cherchant recoin par recoin, elle ne le voyait pas. Regardant de nouveau la carte discrètement elle lut le deuxième lieu ou il pouvait se trouver espérant bien le croiser.  

- Quand nous pourrons, j’aimerais que tu me laisse lui porter le premier coup mon frère.  

-Dans ce cas tu me laissera porter le dernier...

Des rires se firent entendre une fois dehors, mais elle avait beau regarder autour d’elle elle n’avait entendue que ces voix étranges mais aucunement aperçu leur propriétaire. Cela lui mit la puce à l’oreille qu’elle devait déjà être surveillée de près de très près même… Redoublant de vigilance elle arriva au second bar qui était un peu plus calme. Puis observatrice elle remarqua une chevelure rousse sur un corps baraqué. Heureuse mais surtout soulagée d’avoir trouvé un premier membre d’équipe elle l’approcha sans peur après avoir commandé deux choppes de bière. S’asseyant en face sans gêne elle fit glisser la pinte vers lui le regardant dans les yeux. L’air sérieuse le visage neutre.

- Bonsoir, Harting le Gangrel. J’ai cru peiner à vous trouver ce soir. J’ai à vous proposer … un travail à vrai dire.  

Le regard cherchant le siens en tout sérieux elle semblait calme et mesurée, attendant de voir sa réaction pour déballer la suite des propositions. Gangrel ? Pourquoi ce nom ? Ainsi en se posant la question de ses talents elle pris bonne note de la définition de son visage afin d’en déduire des choses. Et la première qu’elle remarqua c’est qu’il avait déjà l’air dans ses traits faciaux, difficile à convaincre… comme tout irlandais qui se respecte faut-il croire…





Ernest Harting:
 
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Houmous
Houmous
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INSCRIPTION : 06/01/2019
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CRÉDITS : The warriors

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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Mikhail Petrovich
J'ai 125 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis le Shérif et je m'en sors parfaitement. Sinon, grâce à mes "talents de déduction", je suis maitre de moi-même et j'en suis ravi.

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Vampyr :copyright:️ Del Borovic


Mikhail regarda sa jeune élève s’en aller de sa demeure par la fenêtre. Il se doutait qu’elle donnerait tout ce qu’elle avait et qu’il verrait bien si son investissement s’avérerait profitable ou non. N’importe quel sire le jugerait en sachant ce qu’il faisait… Envoyer son infante à une mort certaine que ce soit aux mains de l’ennemi… ou de ceux qu’elle devrait convaincre de la rallier… Un sourire vint fendre son visage à l’idée des nombreuses difficultés qu’elle allait rencontrer. C’était ainsi qu’on faisait les vrais damnés à son époque, et c’était ainsi qu’il comptait s’y prendre en ce qui la concernait. Il la façonnerait à la manière d’un sculpteur : en lui ôtant ce qu’il y avait d’indésirable chez elle…

- Gregor, envoyez mon limier pour l’observer et me rapporter ce qui pourra se passer d’intéressant. Ah ! J’oubliais, si elle est tentée de passer à l’ennemi ou de fuir, qu’elle meurt de suite. Et si elle est en fâcheuse posture, qu’il la laisse se débrouiller.
- Bien maitre. Dois-je prévenir par voie officielle les différents membres de l’équipe de la jeune maitresse ?
- Non, cela fait partie intégrante de sa tâche. Je n’ai pas besoin de faibles, que ce soit de corps ou d’esprit.

Le vieux majordome fit un salut poli et silencieux une fois la discussion terminée et s’en alla en refermant derrière lui soigneusement. A peine avait-il claqué la double porte de bois massif qu’il commença à penser. Il lui fallait faire parvenir le message au bras droit du shérif mais comment envoyer un message à une ombre qui rôde en permanence dans la ville, insaisissable ? Ayant finalement un soupir, il se décida à faire la seule chose qui devrait fonctionner un tant soit peu et fit charger une dizaine de bouteilles du breuvage de son maitre dans une charrette, prenant bien soin qu’elles soient ouvertes et que l’odeur s’en évente.  Montant à bord, face au chargement, il retira son chapeau et toqua sur le bois de l’habitacle pour signaler au cocher de démarrer.

Après plusieurs heures à transiter au travers des quartiers les moins bien famés et avoir distribué pot de vin sur pot de vin à des officiers peu scrupuleux, il parvenait au milieu d’une placette exigüe et mal éclairée si ce n’était par une lanterne unique à sa gauche. Le cocher demanda s’il pouvait s’arrêter un peu pour pouvoir se soulager. Gregor lui permit, se disant que prendre le temps de reconsidérer son plan d’action ne serait pas une mauvaise chose. Tirant sa montre à gousset, il remarqua qu’il était déjà trois heures du matin passées et eut un soupir. La jeune maitresse devait avoir déjà eu le temps de tomber en frénésie en cinq occasions au moins et elle pouvait même déjà se trouver à Manchester pour autant qu’il en sache ! Si elle avait emportée avec elle une tornade de meurtres, de sang et de violations de la Mascarade, c’était lui qui serait tenu pour resp-

Etait-ce une odeur de sang qu’il humait alors ? Ses sens de goules s’éveillèrent instantanément et un violent frisson parcourut tout son dos. Il le sentait, il le savait, il pouvait même le jurer comme s’il avait passé l’œil par la fenêtre : « Il » était là… Gregor se sentait épié, de partout et nul part à la fois, comme si la nuit elle-même avait offert toutes ses forces à un unique damné… Un damné affamé qui avait même dévoré l’unique lumière aux alentours. Il n’y avait que cela à faire alors le majordome trouva dans ses poches une pipe contenant déjà du tabac et une allumette qu’il frotta sur la paroi de l’habitacle de la charrette… Sauf qu’en réalité, il ne trouva aucune paroi à sa gauche lors qu’il tendit la main. Il tenta sa chance à sa droite alors et ne fut pas plus couronné de succès. Soupirant, il alluma finalement l’allumette sur le dessous de sa chaussure et mit feu au tabac dans une pipe. Il prit le temps de regarder aux alentours pour voir à la place de la lune, dans le ciel, deux grands yeux ronds et jaunâtres le fixer intensément. Il lui fallut un grand effort pour ne pas juste perdre sa pipe avec sa mâchoire inférieure. Qu’était-ce donc que cela ?

- Ne vous avais-je point indiqué de ne jamais quérir à nouveau mon attention, sieur Gregor Mac Phillips ?
- Je vous prie de bien vouloir me pardonner, Limier, mais mon mait-
- Je conchie votre maitre, vilaine sangsue. Vous êtes stupide de venir me trouver… Comment paie-t-il votre bravoure, limaceau ? Vous laisse-t-il tirer votre pitance des morceaux d’étoffes qu’il use pour ses pertes menstruelles ?
- Je suis navré, seigneur de la nuit, de devoir presser plus avant ma demande. Mon maitre veut vous faire savoir qu’il souhaite que vous observiez sa jeune première alors qu’elle chasse quelques membres du Sabbat de la ville. Je vous apporte cette offrande de sang en signe de sa bonne volonté.

Gregor sentit ses poils s’hérisser alors qu’une forme ombrageuse caressait sa gorge lentement et qu’un rire clair et sinistre venait résonner dans ses oreilles. Etait-il là, juste derrière lui, en train d’hésiter à le vider de son sang comme cela avait dû être le cas du pauvre cocher ou était-ce encore là l’un de ses tours destinés à effrayer pour mieux réussir les négociations.

- Vous êtes un drôle, larbin, le savez-vous ? Je voudrais vous voir danser et farcer vêtu comme un saltimbanque quand je vous vois vous débattre et bouger frénétiquement comme un pantin qui a peur que ses fils ne s’emmêlent… Que m’offre votre maitre si ce n’est cette maigre pitance que je pourrais prendre en un instant chez vous ou n’importe quel autre vulgaire cafard de ce pitoyable bourg ?
- Il ne vous offre rien si ce n’est le paiement habituel : un maillon de vos chaines… un de plus… dit-il faiblement, réalisant la maigreur du paiement.
- Je n’ai pas réellement le choix d’accepter, n’est-ce pas ? Mais peut-être devrais-je me laisser tenter cette fois-ci et vous prendre dans ma cour, petit lutin ridicule… Cela ne chagrinerait certainement que peu votre lige, n’est-il point ?
- Je lui placerai un mot concernant vos demandes et ferai en sorte qu’il consente à vous offrir un second maillon de vos chaines ! Seigneur, cessez de toucher à ma gorge ainsi, c’est effroyable !

Un long rire se fit entendre et les ténèbres disparurent lentement pour révéler sous la lumière du lampadaire le cocher et les mots « Ainsi soit-il » tracés au sol au doigt avec un peu de sang.


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