Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Cœurs ennemis ♣ Elsy

Lullaby
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Lullaby
Jeu 17 Fév - 20:41
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Elisabeth Heidegger
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Malgré la guerre, malgré le mensonge, malgré la résistance et tout ce qui aurait pu se dresser entre eux, les séparer, les détruire, le grand jour était enfin arrivé et les voilà tous deux mariés, Lizzie portant désormais le nom de son mari, ce nom à consonance allemande qu’elle aurait détesté, en d’autres circonstances. Un nom qu’elle chérie cependant aujourd’hui, qu’elle est heureuse de porter, au point de demander à son cher et tendre de le répéter encore et encore, un exercice auquel l’homme se plie bien volontiers, répondant aux souhaits de sa belle, lui arrachant un sourire au passage.

”- Je crois que je ne me lasserai jamais de te l’entendre dire…” souffle la jeune femme sur son petit nuage.

Heureuse; elle l’était. C’était sans aucun doute le mot qui la définissait le plus sur le moment. D’autant plus heureuse que malgré les conflits en Europe et un après-guerre encore trouble, notamment en France, ses parents ont quand-même pu faire le déplacement pour assister à ce grand jour. Quand-même pu faire le déplacement pour voir leur fille épouser celui qu’elle sait être l’amour de sa vie. Jusqu’au dernier moment, elle n’avait pas été sûre qu’il puisse être là. Mais tel était le cas et les voir la comblait plus encore de bonheur. D’autant plus qu’ils acceptaient cette union, malgré la rapidité de celle-ci finalement, la surprise qu’ils avaient eu lorsqu’elle le leur avait annoncé.

Rejoignant leurs familles, la demoiselle est surprise lorsque sa nouvelle belle-sœur la prend dans ses bras soudainement, la pressant contre elle en affichant un grand sourire après en avoir fait de même avec Matthias. Lizzie, elle doit bien l’admettre, ne s’y attendait pas. Si elle s’efforce de plus en plus de parler allemand, de pouvoir s’acclimater au pays, avec sa belle sœur elle n’avait pas vraiment vu, au cours des dernières semaines, l’apparition d’un mieux. A croire que le mariage change la donne, la rend un peu plus légitime. Ou que, toute à son stress de ne pas savoir parler l’allemand, toute à son stress de ne pas pouvoir converser avec les femmes de la maison, elle n’avait pas vu les signes de l'apaisement de sa belle-sœur.

Son père félicitant les jeunes mariés, honorant Matthias d’une poignée de mains, Lizzie lui adresse un grand sourire, avant de se presser contre lui puis d’en faire de même avec sa mère, son cœur battant la chamade dans sa poitrine.

”- Je suis si heureuse que vous ayez pu venir…” souffle la demoiselle. ”Sans vous, ça n’aurait pas été pareil !”

Il aurait manqué quelque chose à ses yeux, comme il devait manquer quelque chose à ceux de Matthias, ce dernier ne pouvant avoir son père avec lui en ce jour. D’une pression de sa main sur la sienne, alors, Lizzie cherche à lui transmettre un soutien aussi discret qu’intense.
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Elsy
Lun 28 Fév - 20:16
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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Enfin mariés. Enfin , les plus grandes difficultés étaient derrière nous. Je n'aurai plus besoin de regarder sans cesse derrière mon épaule , de m'inquiéter de savoir si elle était encore en vie , parce que je l'aurai désormais à mes côtés , et que je pourrais veiller sur elle , sans crainte aucune. Je sais que je lui en demande beaucoup , par certains aspects. Je n'oublie pas qu'à l'origine , j'aurai dû être celui qui la rejoindrait. Mais , nous n'avons pas le contrôle sur tout , et l'important c'est l'arrivé.
Liz est ma femme , elle porte mon nom , avec plaisir , et pour l'heure c'est le plus important.

Même ses parents ont pu venir , et je dois avouer que je suis un peu...impressionné de les avoir face à moi. Non qu'ils me fassent peur , mais c'est assez étrange après tout ce temps de me retrouver face à eux. Surtout si peu de temps après le conflit qui a ravagé nos deux pays.
Cela dit , tout se passe bien , et avec nous c'est assez rare pour être relevé. Je profite du moment , j'espère que ma femme aussi , surtout des retrouvailles avec ses parents.
Le reste de notre cérémonie consiste en un repas simple , chez nous , où les parents de Liz sont conviés évidemment. On ne pourra leur proposer qu'un logement basique pour la nuit , mais je suppose que ça ne les a pas dérangé.
Il m'arrive plusieurs fois de faire l'interprète , mais aussi de constater avec un peu de dépit que je perd déjà du vocabulaire en français , en pratiquant de moins en moins.

Je les laisse un moment seuls pour finir les préparatifs de ce qui sera notre chambre. Si j'avais eu les moyens , je nous aurais offert une nuit de noce plus luxueuse. Néanmoins , entre le manque d'argent et le contexte politique...Nous nous contenterons de ma chambre habituelle jusqu'à ce que nous aurons notre chez nous plus confortable.
Avec l'aide de ma mère , j'ai agencé des couvertures , acheté des bougies et des fleurs pour l'occasion. Un décor en douceur , beau , mais sobre.

Je suis impatient , inquiet également , jusqu'au soir , alors que tout le monde décide de nous laisser enfin tranquille , un peu en intimité. Je propose à Liz de nous promener un peu , avant de regagner la maison. Néanmoins , je ne résiste plus, et lui souffle après quelques minutes :

"Viens , j'ai une petite surprise..." , je l'entraîne jusqu'à notre chambre , sachant que ma mère s'est arrangé pour que nous ne soyons pas dérangé cette première nuit , allant jusqu'à bouleverser leurs conforts. Mais , je n'y pense pour l'instant , ouvrant la porte de la chambre , invitant ma femme à rentrer. Les bougies sont allumées ,et les fleurs disposés. "Je sais que ce n'est pas grand chose comparé à l'événement mais...j'espère que cela te plaît."
Lullaby
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Mar 1 Mar - 20:11
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Elisabeth Heidegger
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Enfin, ils étaient mariés. En dépit de la guerre, du conflit entre leurs deux pays et de toutes les raisons qui auraient pu faire que leur histoire ne marche pas, ils ont réussi. Ils étaient mari et femme. Unis par les liens sacrés du mariage. Une union à double nationalité. La victoire de l’amour, après les heures sombres de ces dernières années. Une lueur d’espoir pour l’avenir, peut-être. Et dire qu’ils auraient pu ne jamais voir ce jour arriver. Si elle n’avait pas décidé de s’engager dans la résistance, tout d’abord. S’il n’avait pas dévié son canon au dernier moment, ensuite, ne faisant qu’érafler l’oreille de la jeune femme au lieu de placer sa balle en plein dans sa tête. Ils auraient pu, pour tout un tas de raisons, ne jamais vivre ce moment. Mais à présent ils y étaient. C’était le principal. Et la journée était parfaite pour de telles célébrations. De telles festivités. A commencer par la présence des parents de la demoiselle pour ce grand jour, une présence qui n’était pas gagnée, à l’origine.

Comme la journée se passe, les familles se découvrent, tentent de communiquer, les époux se faisant les traducteurs, quoique Mathias ait nettement plus d’aisance dans ce rôle, sa belle ne parlant toujours qu’un maigre allemand. Celui-ci, bien sûr, s’améliorerait avec le temps. Mais il faudrait un peu de patience pour cela. Elle finirait bien par y arriver, si Mathias avait sû le faire pour le français. Quoique, faute de le parler, il éprouve quelques difficultés parfois, cherche des mots. Ils auraient tout le temps de rectifier le tir. Ils n’auraient qu’à cultiver un peu plus le français qu’ils utilisaient déjà pour communiquer tous deux. Et pratiquer un peu d’allemand, en même temps. Bon, ce serait peut-être un peu difficile. Mais ce n’était rien en comparaison de ce qu’ils avaient déjà affronté l’un et l’autre.

La journée s’achevant sur une promenade main dans la main, ce n’est qu’après de longues minutes que Mathias décide finalement de mettre un terme à cette promenade, non sans avoir pris le soin de profiter un moment du ciel nocturne couvrant désormais la terre. Toutefois, il avait une surprise pour elle et la demoiselle lui emboîte alors le pas, curieuse de savoir ce qu’il avait préparé, ne tardant pas à découvrir la chambre de l’homme, alors, décorée pour l’occasion alors qu’elle la voyait pour la toute première fois.

”- C’est parfait.” souffle-t-elle, rassurante, comme l’homme estime que c’est peu pour une telle occasion. ”C’est magnifique.” assure-t-elle encore, se tournant vers lui.
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Elsy
Jeu 21 Avr - 15:27
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Matthias
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J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Je n'ai jamais trop réfléchi à ce que je ferais une fois marié. Ni comment je devrais me comporter. Je n'ai jamais eu l'habitude d'être un séducteur , ni d'être au petits soins. La preuve , j'étais bien maladroit avec Liz quand nous étions à Paris , découvrant des sentiments et des sensations qui m'étaient jusqu'alors inconnus.
Bien sûr , j'ai demandé conseil à ma mère pour préparer cette soirée. Je savais déjà que je ne devais pas trop en faire pour ne pas gêner ma femme. Non qu'elle n'aime pas les surprises , mais je savais que quelque chose de simple la toucherait davantage que des fioritures.

J'ai donc simplement disposé la pièce avec fleurs et bougies pour créer une ambiance chaleureuse, et agréable. Je souris , heureux que cela semble lui plaire. J'avais tout de même une légère appréhension , je dois bien l'avouer. Comme à chaque fois que j'essaie de lui faire plaisir. Je veux toujours bien faire.
Désormais , je suis un peu gêné de la situation dans laquelle nous nous trouvons , même si je sais que c'est naturel. Je mêle doucement mes doigts aux siens.

"Je suis rassuré que ça te plaise." , je réponds finalement , déposant un baiser sur la paume de sa main , avant d'ajouter avec un sourire : "Alors...nous allons...dormir ?"
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Ven 10 Juin - 20:35
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Elisabeth Heidegger
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Sa nuit de noce, elle devait bien l’admettre, la stressait un peu. Aussi naturel que cela puisse être, cela restait un tantinet intimidant. La suite logique du mariage, qui l’était déjà lui-même. Un second saut dans l’inconnu, que la pudeur avait empêché d’envisager jusque-là. Jamais Lizzie n’avait pensé à ce moment-là, de sa vie toute entière. Parce que ce n’était pas des choses auxquelles il était bon que les jeunes filles pensent. Parce qu’elle avait eu, par la suite, bien autre chose à faire. La guerre, passée par là, n’avait pas donné beaucoup d’occasion de songer au mariage ni aux choses de l’amour. Même lorsqu’elle avait commencé à fréquenter l’homme, dans une Europe incertaine, fragile, dont on ne savait ce qui composerait le lendemain. L’avenir, elle n’y pensait sereinement que depuis peu. Depuis trop peu pour avoir déjà vraiment pensé à cette nuit à venir.

Alors que l’homme se dit rassuré que ses efforts plaisent à son épouse, cette dernière le gratifie d’un sourire. Comment pourrait-elle ne pas apprécier le geste ? Il avait choisi d’aller dans la simplicité, connaissant parfaitement ce qui plairait à sa femme mais, au-delà, c’était l’attention, le désir de bien faire, qui étaient plus touchants encore, qui atteignaient la française. Il avait fait tout ça pour elle, pour marquer le coup de cette journée, pour laisser dans son esprit un souvenir impérissable. La démonstration même de l’affection qu’ils se portaient, qu’il lui portait, la prouvant par ses gestes. Une délicatesse à laquelle la jeune femme ne saurait être insensible.

Dormir. Ensemble. Ce serait la première fois. Tout du moins dans le même lit, alors qu’ils avaient déjà passé une nuit très brève ensemble, chacun de leur côté, dans la petite habitation où la belle se cachait autrefois, prétendant y habiter. Cette fois, ce serait très différent, alors que leur union était légitime aux yeux de Dieu, consacrée, validée aux yeux de leurs semblables. Qu’ils ne pourraient pas être accusés d’ignominie. Que la mère de l’un comme de l’autre n’avait plus à craindre un manque de bienséance et les rumeurs du village.

”- Oui…” acquiesce la blonde. ”Veux-tu bien m’aider avec ma robe ?” s’enquit-elle avant de se tourner pour lui présenter son dos orné du laçage maintenant le corsage de sa robe.
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Elsy
Dim 12 Juin - 21:23
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Matthias
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J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Je suis stressé.
Énormément.
Je n'arrête pas de bouger d'un pied à l'autre , espérant que la femme qui fait battre mon cœur aimera la petite pièce que je nous ai concocté , avec l'aide de ma mère. Simple , mais qui sera à ses hauteurs , je l'espère. Ma mère semblait plutôt confiante , mais mon envie de bien faire était à son comble.

Heureusement , Liz me rassure rapidement quant au fait que tout lui plaît. Premier poids en moins sur mes épaules. Reste maintenant l'étape cruciale qui suit le mariage , dans lequel je ne serai pas réellement beaucoup plus expérimenté que mon épouse.
Légèrement davantage , je dirais mais cela remonte. Je ne me suis pas préoccupé de ces choses là un certain temps , trop accaparé par le conflit que nous vivions.

Quant aux choses détestables que certains de mes compatriotes ont commis en France , je m'en suis toujours tenu éloigné. Je n'ai jamais ressenti nul plaisir à faire souffrir les autres , qu'ils partagent mes opinions ou non. Évidemment , il m'arrive souvent de me dire que j'ai été lâche, parce que j'aurai pu aider certaines victimes , mais j'ai préféré fuir ces visions pour préserver ma sécurité , ma carrière etc...
Je ne suis certainement pas le seul dans ce cas , du moins j'ose le croire , mais ce n'est pas le moment d'y penser.

La demande de ma femme me met le rouge aux joues. Je ne sais pas si elle peut le remarquer , mais une part de moi espère que non. J'acquiesce , et avec délicatesse , pose une main sur sa nuque , m'y attardent plusieurs secondes , profitant de la sensation de sa peau contre la mienne, même si c'est bref , et à un endroit "commun".
Doucement , je détache le corsage de sa robe , presque lentement.

Est-ce pour faire durer le plaisir ou pour retarder le moment où je la verrais dans son plus simple apparat ? Je ne saurai le dire moi-même.
Je l'aide à retirer sa robe , y apportant timides caresse sur son dos, ses hanches. Mon cœur accéléré ses battements , sentant venir le moment...

"Est-ce que..." , je n'ose presque plus parler ni la regarder dans les yeux. Elle est parfaite , en tout points , même vêtue ainsi...enfin vêtue... "Est-ce que tu es...d'accord pour que nous...Je veux dire." , je ne me suis plus senti aussi timide depuis longtemps. "Si tu ne te sens pas prête , nous ne sommes pas obligé de le faire ce soir." , je finis d'une voix douce , sa main dans la mienne. Les traditions sont ce qu'elles sont , mais elles m'importent peu. Bien sûr, je la désire. Mais , ce que je désire le plus avant tout , c'est qu'elle soit à l'aise, et en sécurité à mes côtés.
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Sam 23 Juil - 22:58
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J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Cette journée chargée en émotion l’était aussi, naturellement, un peu en stress. Parce qu’ils savaient à présent que leur relation prendrait une dynamique nouvelle. Ils ne se fréquentaient plus simplement. Ils étaient mari et femme. Et cela changeait tout, leur conférant des droits dont ils n’avaient pas même osés rêver jusque-là et dont pourtant la jolie blonde avait été accusée d'avoir profité par sa propre patrie, il y a quelques mois de cela, si longtemps à ses yeux déjà. Désormais, la société ne la critiquerait plus. Au contraire. C'était exactement ce qu'elle attendait d'elle. Les couples mariés fixaient ce mariage par la naissance d'un enfant. C'était la coutume. L'on s'attendait toujours à voir la jeune épouse tomber rapidement enceinte. Parfois même seulement quelques jours après la nuit de noce dûment consommée. Le village scruterait son ventre, bientôt, à la recherche de cette preuve de réussite du mariage. En tant de guerre, les naissances plus que jamais constituaient du reste d'heureuses nouvelles dont tous cherchaient à se réjouir. Comme une preuve que la vie continue. Qu'après la pluie revient le beau temps.

Au milieu de la chambre sobrement préparée par Matthias, une petite tension se fait sentir alors entre les deux époux, un peu gauches l'un et l'autre, intimidés comme il se doit à l'heure de faire le dernier pas dans l'inconnu. Pour elle, tout du moins. Son époux avait-il, lui, connu d'autres bras ? C'était une question qu'elle n'avait jamais posée, comme cent autres sur le sujet. Sur celui-ci, elle était bien innocente, trop peu au fait des choses. Tout ce qu'elle pouvait en savoir ne venait que de ses études de médecine. Des connaissances succinctes, à l'approche particulière qui contrastait avec le moment.

Comme il l'aide à retirer sa robe, le souffle de la demoiselle se fait court. Jamais encore quiconque ne l'avait vu si dévêtue. Pas depuis bien longtemps. La dernière fois, elle n'était pas encore une femme. Elle n'avait pas encore saigné. C'était sa mère alors, qui lui apprenait à se vêtir convenablement des tenues d'adultes, des jupons et autres textiles couvrant son corps. Depuis, jamais personne ne l'avait vu en jupon. Jamais personne ne l'avait vu en chemise. Et elle en retient son souffle, inconsciemment, intimidée. Ce moment, du peu qu'elle en savait, avait été sacralisé par la pudeur de leur époque. Ce n'était pas une question de peur ou de ne pas se sentir prête, qui la figeait ainsi. C'était la conscience de ce grand moment qu'elle vivait. De tout ce qu'il représentait. Pour elle, pour lui. Et devant Dieu.

”- Non je…” elle souffle, cherche ses mots. ”Je ne sais pas si je dois enlever la chemise.”

Bien qu'il soit son mari, avait-il le droit de la voir tout à fait nue, ou devait-elle conserver cet ultime vêtement couvrant son épiderme ? Pouvait-elle lui révéler ce qu'elle avait de plus intime ou, quoique mariés, devait-elle conserver cette pudeur ? Voilà bien des questions qu'elle ne s'était jamais posé avant ce jour. Et elle ne voulait pas mal faire.

”- Je crains d'ignorer bien des choses sur la question…”
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Dim 31 Juil - 19:53
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J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Je peux sentir la tension de ma femme en même temps que la mienne. Pour moi , ce moment n'est pas juste une simple étape visant à consommer le mariage. Bien sûr, cet aspect a son importance.
Mais , je vois cet instant avant tout , comme une preuve de l'amour que nous avons l'un pour l'autre.
Une preuve tangible , physique de nos sentiments.

Le montrer à l'autre , lui donner ce plaisir si spécial d'être au creux de nos bras. Savoir que notre moitié est la seule personne à qui nous appartenons.

Oui , cet instant se doit être spécial , magique , et ce pour nous deux. Si elle n'est pas prête , je ne pourrais pas la forcer. Je ne le veux pas, du reste. Malheureusement, je ne peux pas me targuer de n'avoir aucune expérience. J'en ai une , bien qu'elle remonte , et que j'en ai souvent eu honte tout au fond de moi.
Je n'avais que 20 ans , et les choses se sont passées assez vite , comme dans un rêve.
Enfin...Je ne compte pas raconter cet épisode à Lizzie. Je ne peux pas lui mentir , mais je n'ai pas besoin de parler des détails.

À mes yeux , à mon cœur Elisabeth Heidegger est bel et bien l'unique femme que j'ai aimé, et que j'aimerais.

"Ne t'inquiète pas." , je lui souffle , accompagné d'un doux baiser dans le cou. Les mères sont en général avares de conseils quant à cette nuit si importante. "Tu as tout à fait le droit de l'enlever. Si tu le souhaites." , ce qui serait plus simple. Mais, encore une fois , je ne veux pas la brusquer. "Mais , si tu préfères la garder...comme tu le sens. Ne réfléchis pas trop. Laisse toi aller. Tout est une question...de ressenti , et d'amour." , je ne suis sûrement pas le plus rassurant que je pourrais , néanmoins je ne sais pas comment la rassurer au mieux , ayant moi même peur de mal faire , et de la décevoir.
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Cœurs ennemis ♣ Elsy
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