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 Cœurs ennemis ♣ Elsy

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https://www.letempsdunrp.com/t1201-lullaby https://www.letempsdunrp.com/t3385-lullaby-you-re-in-my-head-always-always-always https://www.letempsdunrp.com/t1204-les-personnages-de-lullaby
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Elisabeth Dubois
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Une femme respectable ne demanderait pas à un homme de rester avec elle en pleine nuit, alors qu'ils n'étaient pas mariés. Une femme respectable laisserait Matthias retourner se coucher dans sa chambre et resterait seule dans l'obscurité de sa chambre. Et respectable, Lizzie aimait à croire qu'elle l'est, en temps normal. Ce soir, cependant, elle n'a aucune envie de l'être. Aucune envie de laisser Matthias sortir et se retrouver toute seule dans une pièce qu'elle ne reconnait pas, au beau milieu d'un pays qu'elle ne connait pas et dans lequel il constitue alors son seul encrage, tel un phare dans sa nuit noire.

Alors elle le retient, elle ose, elle demande à ce qu'il reste avec elle malgré sa mère, malgré les racontars, malgré la morale. Elle demande à ce qu'il reste et l'homme accepte sans difficultés, pressentant peut-être le besoin, l'urgence, dans la supplique de la demoiselle, dans son regard fuyant, dans chaque cellule de ce corps perdu. Pas un instant l'homme ne cherche à repousser la demande, à rester raisonnable, rejoignant au contraire le lit pour se glisser entre les draps de sa belle. Et Lizzie se sent reconnaissante pour ça, alors. Reconnaissante de ne pas se sentir jugée, de ne pas se sentir fustigée pour ce manquement aux bonnes manières. Des bonnes manières qui, peut-être, ne tenaient plus vraiment, en temps de guerre.

L'allemand à peine glissé dans le lit, la blonde ne se fait pas prier pour venir se blottir contre lui, frissonnant comme il dépose un baiser dans son cou, se montrant rassurant envers elle, protecteur à son égard, assurant qu'elle pouvait se rendormir, qu'il resterait ici, comme un rempart face à ses cauchemars. Il serait encore là pour la rassurer si l'un d'eux la réveillait à nouveau. Il serait tout près d'elle.

"- Tu es sûr... que cela ne te dérange pas ?" souffle-t-elle tout de même.

Parce qu'elle pense un instant au lendemain matin, s'ils se faisaient malheureusement prendre la main dans le sac par la mère de son cher et tendre. En France, pour étouffer le scandale, on les pousserait à se marier au plus vite, à devenir légitimes, pour laver le déshonneur supposé. En Allemagne, cependant, elle n'avait aucune connaissance des coutumes.
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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Il me semblait clair qu'il y avait une part de risque à accepter de rester avec Liz. Non que nous fassions quelque chose d'inconvenant , car dans son état, je n'osais même pas l'imaginer ne serais-ce qu'une seconde , mais bien parce que si ma mère l'apprend , elle s'imaginerait immédiatement le pire , comme une grossesse.
Le déshonneur sur notre famille , avec une française qui plus est...Je n'oublie pas la manière dont elle nous a regardé à l'extérieur , je sais qu'elle a peur du regard des autres , plus que de toute autre chose.

Je ne dis pas que cela ne m'inquiète pas. Bien sûr que j'y pense , c'est évident. Cela dit , la détresse que je lis dans les yeux d'Elisabeth ne peut pas me faire hésiter plus longtemps. Son bien être m'importe mille fois plus que l'opinion de nos quelques voisins. Elle a besoin de moi , je ne peux pas simplement lui adresser un dernier regard et m'en aller.
J'accepte donc de rester avec elle , de la serrer contre moi, de la laisser se rassurer au creux de mes bras , lui promettant de veiller sur elle afin de tenir éloigner les cauchemars.

"Si cela me dérangeait , j'aurai refusé." , je répond tout simplement avec un sourire en coin. "Ne t'inquiète pas. Tout ira bien."

Si ma mère devait nous trouver eh bien...Nous aviserons. Ce n'est pas elle qui irait conter ragot à moins qu'elle ne le veuille vraiment. C'est ce dont je me persuade. Je réfléchis aussi à la possibilité de rester éveillé pour me lever à l'aube , avant ma mère et prétendre que je vais simplement voir comment va Liz...
En tout cas , il va bien falloir faire quelque chose.
À moins de la demander en mariage plus rapidement que prévu.


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Elisabeth Dubois
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Lizzie sait parfaitement ce que la mère de Matthias pourrait penser, pourrait dire, pourrait craindre, si elle découvrait qu’ils avaient passés la nuit ensemble tous les deux. Même si cette nuit se passait en tout bien tout honneur, elle se doute que l’Allemande, elle, ne le verra pas de la même façon. Elle se doute qu’elle aura peur, qu’elle redoutera l’avis des voisins, qu’elle sera inquiète que cela s’apprenne dans le voisinage. Elle les avait regardé, un peu plus tôt, avec tant de méfiance que la française n’est pas certaine que la femme pourrait laisser passer ça. Que ce ne serait pas sans conséquences, si elle venait à les surprendre.

Si Matthias assure que tout ira très bien, Lizzie songe un instant que l’homme essaie peut-être de s’en convaincre lui-même alors que ses pensées font exactement le même cheminement qu’elle. Peut-être que lui aussi pense à sa mère, aux voisins, aux risques. Que lui aussi pense à la morale qu’ils sont en train d’assassiner, parce que partager la même couche sans être marié ne se fait pas. Que lui aussi pense aux conséquences que cette nuit pourrait avoir. Peut-être qu’il n’est pas plus sûr qu’elle, pas plus rassuré non plus. Mais il connait mieux sa mère que la Française et peut-être ces inquiétudes sont elles moins importantes que la française ne le suppose. Et puis, Matthias est un homme. C’est elle la femme, la petite chose morale et fragile qui se doit d’entrer dans le moule, dans la case. D’autant plus que c’est elle, qui est ici une étrangère. Elle, qui n’a pas sa place ici.

"- Puisses-tu avoir raison…" souffle la blonde, se pressant un peu plus contre lui.

Si la blonde s’inquiète, ses questionnements internes, ses doutes, ne font pas long feu comme Morphée se charge de les lui faire oublier, l’enveloppant de ses bras pour l’emporter avec lui aux pays des songes dans une nuit particulièrement douce, particulièrement reposante, après les affres du voyage. Rassurée par la présence de Matthias auprès d’elle, par ses bras autour de son corps frêle, par l’odeur de sa peau qui vient chatouiller ses narines, la française trouve rapidement le repos qui lui fait tant défauts ces derniers temps et les craintes, les doutes, les peurs, les cauchemars, s’éloignent d’elle pour quelques heures.

***

Le soleil se levant tout juste, un rayon délicat vient caresser la joue de la blonde depuis un volet mal fermé, peut-être un rien abîmé, et la jeune femme papillonne des paupières quelques instants avant de les ouvrir. Son regard se posant immédiatement sur le visage assoupit de l’homme auprès d’elle, dont elle sent la caresse des doigts sur son épiderme, sur son épaule, son cœur manque un battement. Son palpitant se gonflant et se gorgeant d’amour, Lizzie vient doucement poser ses lèvres sur celles de l’allemand, l’éveillant alors. Il devrait peut-être sortir maintenant. Avant que sa mère ne se réveille. Lizzie, pourtant, le retient quelques minutes avant que le temps ne les rattrape, l’embrassant encore.

"- Guten Tag, meine Liebe…" souffle-t-elle contre ses lèvres.

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Matthias
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J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Malgré toutes les inquiétudes qui doivent nous traverser l'esprit à tous les deux, je décide qu'il est préférable que je reste avec elle. L'important étant qu'elle puisse se reposer , après ce long voyage. Qu'importe les opinions...Puis , si ma mère nous trouve , je me debrouillerais pour lui faire comprendre que rien d'inconvenant ne s'est passé . Je m'inquiète davantage de la réaction de ma sœur, bien qu'il n'y ai pas de raisons qu'elle vienne dans cette chambre , mais...sait-on jamais.

Je préfère chasser ces idées , collé contre la femme que j'aime, laissant doucement le sommeil venir nous entraîner. Je me sens apaisé avec elle , et j'espère qu'il en est de même pour elle. Je crois que je ne pourrai jamais me lassé d'être auprès d'elle , de sentir son odeur , le grain de sa peau...Jamais , je ne pourrais supporter une nouvelle séparation.

***

Je suis réveillé par une sensation et un goût des plus agréables. Je souris justement , avant d'ouvrir les yeux , sachant que Liz est toujours tout contre moi. Je lui rend son dernier baiser , caressant doucement sa joue de mon pouce :

"Bonjour mon amour." , je dépose un tendre baiser sur son front. "Ce n'est pas que je ne veux pas rester avec toi , mais il faudrait mieux que je ne tarde pas trop. Mieux vaut...éviter de jouer avec le feu. C'est comme cela qu'on dit , en français , non ?" , je demande , guère sûr de moi.

Je n'ai pas envie de quitter les bras de ma belle française , mais je tend tout de même l'oreille pour guetter d'éventuels bruits de pas , avant de souffler tendrement à Elisabeth que je l'aime , simple mots que je pourrai lui répéter des centaines de fois par jour...


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Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Les lèvres de Matthias lui rendant le baiser que la jeune femme lui offre, cette dernière frissonne légèrement, d’autant plus qu’il caresse doucement sa joue du bout de ses doigts, faisant perdurer la douceur de ce matin, de ce réveil, à nul autre pareil. Le meilleur de son existence, assurément, même si le sourire qui étire ses lèvres se dissipe légèrement en entendant l’homme reprendre la parole sur un baiser déposé sur son front. Oui, il vaudrait mieux que l’allemand quitte cette chambre et regagner la sienne comme si de rien était et ce avant que sa mère ne se réveille, avant qu’ils ne courent le risque d’être découvert. Un risque bel et bien réel, au vu du regard de madame Heidegger la veille, lors de leur promenade à la belle étoile. Elisabeth peut être sûre, en prime, qu’elle perdrait quelques points aux yeux de l’Allemande comme aux yeux de sa fille, si tant était qu’elle n’était pas au ras des pâquerettes.

"- Oui, c’est comme cela que ça se dit." assure la blonde en laissant sa tête retomber sur l’oreiller, se tournant de telle sorte qu’elle puisse continuer de le regarder. "Je n’ai pas non plus envie que tu partes." lui assure la Française.

Et elle en a d’autant moins envie que cette journée lui fait peur par avance. Ici, elle était en territoire inconnu, avec des gens qu’elle ne connaissait pas, parlant une langue qui lui était parfaitement étrangère et qui la limitait dans ses interactions sociales. La perspective de ne savoir quoi faire de toute la journée, de ne pouvoir parler avec ses hôtes et d’être semblable à une potiche ne la ravissait guère. Bien sûr, elle tâcherait d’être aussi serviable que possible. Mais le petit jour se levant signifiait qu’elle serait seule sans Matthias. Seule face à l’inconnu.

"- Comment penses-tu que je puisse aider ta mère aujourd'hui ?" demande-t-elle en se redressant dans le lit, prenant soin de garder les couvertures sur elle pour dissimuler son linge nocturne aux regards de l'Allemand. "Je... n'arrive pas à lui parler."

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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Je ne me souviens pas pas moment où nous étions tellement...en paix. Oui, je crois que en paix , c'est le terme qui explique le mieux mon sentiment. L'amour bien sûr, la quiétude, le bonheur mais aussi cette paix de savoir que rien ne peut vraiment nous séparer, qu'il n'y a plus d'armes pointes sur , plus d'armées, plus de camps différents...Pas besoin de guetter une éventuelle menace , si ce n'est ma mère, mais elle ne met en danger notre vie même. La bienséance, notre réputation tout au plus , mais après tout ce que nous avons vécu, je crois que ce n'est plus ce qui m'importe.
Ce qui m'importe c'est de profiter de ce moment , de préserver ces moments si simples et pourtant si importants que nous n'avons pas encore eu la joie de vivre pleinement et librement. Je comprends que le vrai bonheur ne tient pas à grand chose si ce n'est d'avoir Élisabeth au creux de mes bras , en sécurité. Ceci dit , on sait tous les deux quil faudrait mieux éviter de provoquer un scandale dans cette maison , alors je commence à me faire à l'idée de devoir la quitter , répétant même une expression française que j'ai un jour entendu. Heureusement pour moi, j'avais retenu la bonne signification et la bonne prononciation...

"Tu vois , j'ai bien travaillé mon français , même en ton absence !" , je réponds avec un sourire , pas peu fier. "Je suis rassuré que tu n'ai pas envie que je parte non plus..." , j'ajoute , soudain d'humeur un peu plus taquine , avant de me relever.

Même si Liz se cache , je regarde moi aussi ailleurs, un peu gêné par les pensés qui m'ont traversé l'esprit. J'imagine bien son inquiétude même si l'est certains que je ne peux pas la comprendre entièrement , n'étant pas à sa place. Je vais devoir travailler pendant une bonne partie de la journée pour gérer le champs , je ne serai donc pas toujours là pour lui servir d'interprété. Elle connait certains mots d'allemand , mais sûrement pas assez pour une conversation.

"Eh bien...tu sais , même si elle se méfie de ce que les autres peuvent penser de notre relation , elle n'a rien contre toi au contraire. Elle ne refusera pas ton aide. Tu peux lui demander ?" , je lui fais rapidement répéter une phrase en allemand pour proposer son aide.

"En général , en cette période de la semaine , elle s'occupe de la maison. Le ménage , mais aussi la cuisine , elle apporte souvent un plat à nos voisins qui l'avaient aidé après la mort de mon père. J'imagine que ton aide sera la bienvenue." , dans un sens Liz a de la chance. En fin de semaine , le vendredi notamment , ma mère aime aller au marché. Si c'est plus compliqué depuis les bombardements , ce n'est pas encore très prudent pour Elisabeth d'aller en ville. Mieux vaut éviter de trop se faire remarquer comme française ici.

"Je suis sûr que ça se passe bien." , je finis en déposant un dernier baiser sur sa joue. "Si jamais , il y a un problème je serai aux champs , ou dans la ferme." , je ne vois pas de problème à ce qu'elle me rejoigne , mais ce ne serait sûrement pas l'avis des autres membres de la famille.

Un dernier je t'aime , et je quitte discrètement la chambre , pour rejoindre la mienne et me préparer à la journée de travail qui m'attend.


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Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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La jeune femme laisse entendre un petit rire discret comme son cher et tendre affirme que même en son absence, il a continué à pratiquer le français. Elle voit cela et l’homme, bien qu’étant de retour en terres allemandes, n’a rien perdu de son vocabulaire. Seulement un peu de sa prononciation, tout de même, sur certains points, certains mots. Rien d’important, rien d’alarmant. D’autant qu’il n’avait plus besoin du français, tout du moins pas ici et probablement pour longtemps. Seulement, bien sûr, pour parler avec elle. Mais Lizzie pouvait encore parfaitement le comprendre, signe évident que les pertes n’étaient alors pas si importantes ni si préoccupantes.

"- C’est ce que je constate effectivement !" assure la demoiselle, le gratifiant d’un sourire.

L’homme quittant le lit malgré leur désir mutuel de s’y attarder, de profiter encore un peu de leur tendre étreinte, dans cette aube naissante, Lizzie se cache sous la couverture qu’elle remonte à hauteur de son cou instinctivement, répondant aux besoins de la morale. Qu’ils aient passés la nuit ensemble – quoi qu’ils n’aient absolument rien fait – était déjà bien assez répréhensible pour qu’ils n’en ajoutent pas en osant se regarder en tenue de nuit. Une tenue de nuit dans laquelle cependant elle peut voir l’homme, en ce qui la concerne, comme elle le retient encore, le questionnant un peu, inquiète de savoir comment être serviable, utile, à la maisonnée. Alors qu’il ne sera pas là pour l’aider à comprendre sa langue natale aujourd’hui, la demoiselle a besoin de pouvoir se débrouiller, sans quoi la journée semblera longue et lui donnera l’impression d’être un fardeau.

Elle acquiesce d’un mouvement de tête comme l’allemand prend la parole, lui donnant quelques formulations à utiliser pour la journée, lui permettant sinon de discuter avec les femmes de la maison, au moins de leur proposer son aide. Et elle répète ces mots, alors, consciencieusement, pour les imprimer dans sa mémoire, pour pouvoir les utiliser un peu plus tard dans la journée. Il faudrait qu’elle s’en souvienne et qu’elle sache correctement les dire pour se faire comprendre. Car même si l’homme, en cas de problème, lui indique où elle pourrait le trouver, Lizzie ne peut compter sur lui pour jouer les traducteurs aujourd’hui, ne peut se permettre de le déranger dans son travail, alors qu’il doit en avoir plus que de raison.

"- Souhaitons que tu ai raison." souffle-t-elle. "Nous verrons-nous pour le déjeuner ou seulement ce soir ?" l’interroge-t-elle encore avant de laisser l’homme sortir.

***

Malgré les tâches ménagères et la préparation des repas, la journée s’écoule lentement, trop lentement pour la blonde, alors qu’elle reste de longues heures sans pouvoir parler, n’ayant pour occupation alors que celles que Madame Heidegger concède à lui confier, sans trop savoir, d’ailleurs, si elle pouvait lui faire confiance. Pour elle, la Française était encore une étrangère, bien entendu, avec une langue et des coutumes venues d’ailleurs. Une femme qui ne pouvait la comprendre et dont elle n’était pas certaine des compétences. Une femme qui, toutefois, avait dérobé le cœur de son fils au travers des balles, au travers de la guerre. Une femme qui, sans savoir ni parler allemand, ni rien de leurs habitudes, souhaitait bien faire.

Et le soir tombe enfin sur la maison, après une journée longue, morne, seulement coupée d’une courte pause pour le déjeuner. Sortant alors sur le devant de la maison, s’installant dans l’herbe, Lizzie attend patiemment, un livre entre ses doigts fins, que l’allemand lui revienne. Et quand elle aperçoit enfin sa silhouette au loin, la jeune femme se redresse en abandonnant toute littérature dans l’herbe, ajustant son vêtement, ses cheveux, dessinant sur son visage son plus beau sourire avant de, lorsqu’il n’est plus qu’à dix mètres, courir vers lui retrouver la chaleur de son étreinte.

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Narnia

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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Je ne suis pas forcément tranquille à l'idée de laisser seule Liz pour le reste de la journée. Non que je n'ai pas confiance en elle, bien au contraire , mais je m'inquiète car je ne peux qu'imaginer l'angoisse que cela doit être pour elle de ne pas comprendre ce qui se dit autour d'elle. Je ne peux qu'espérer que ma mère sera bienveillante et compréhensive , alors que je dois m'occuper de nos champs.
Je confirme à la française que je serai là pour déjeuner , histoire de prendre une petite pause dans mon travail , avant de quitter la pièce après un dernier au-revoir.

Nous ne faisons que nous croiser au déjeuner. Les jours où je travaille , je ne reste guère longtemps. Sinon , il est trop dur de repartir . La journée est longue , et le travail physique. C'est beaucoup pour un seul homme , mais n'avons pas les moyens d'engager des bras supplémentaires. Puis , mon père s'occupait bien de tout cela quand il était encore parmis nous , avant que ma mère ne s'en charge également , dans une me sur moins grande en raison de deux enfants à élever.

Le soleil qui commence à se coucher me rappelle que je devrais rentrer , à présent. Avec l'obscurité , cela ne sert à rien de prolonger inutilement le travail. Ici , on ne voit pas plus loin que ses deux pieds , une fois la nuit tombée. Je remets donc mon hahit de dessus , prends mes affaires et prend la direction de la maison.
Je ne suis pas surpris par l'accueil que me réserve Elisabeth. Pour être honnête, je l'espérais même.

"À ta place , je n'aurais pas fais ça. J'espère que je ne sens pas trop mauvais !" , je souffle taquin en lui rendant son étreinte , heureux et rassuré de la retrouver. "La journée s'est bien passée ? Tu n'as pas eu de problème ?" , petite hésitation. "Ma sœur ne t'a pas fait d'histoire ?"


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Elisabeth Dubois
J'ai 27 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis ancien étudiante en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureuse et je le vis plutôt bien.

Elisabeth est née au sortir de la première guerre mondiale, quelques mois après le retour du front de son paternel. Elle a alors grandit à Paris. A l’âge de seize ans, rêveuse devant le succès d’Augusta Dejerine-Klumpke, qui en 1886 avait été la première femme interne aux hôpitaux de Paris puis devant celui de Marie Curie en 1922 qui devint membre de l’académie de médecine, la jeune femme décida de devenir, elle aussi, chirurgien.

Accomplissant son rêve, elle entame des études en chirurgie... Et puis sa vie changea du tout au tout, en 1940. Face aux déclarations du général de Gaule et de Pétain, la jeune femme fit savoir à son instructeur qu’elle quittait la médecine. Surprit, la pressant de question, il finit par découvrir qu'elle souhaitait, comme lui, entrer dans la résistance. C'est ainsi qu'elle est devenue espionne. Son réseau se sert de son joli minois, innocent, pour soutirer des informations.

Après la défaite de l'Allemagne, et sa relation avec Matthias, un officier Allemand, Lizzie est dénoncée pour trahison par l'agent des postes. Emmenés comme d'autres coupables d'amour avec l'ennemi, la jeune femme est tondue et humiliée en place publique suite à quoi elle quitte la France pour retrouver Matthias.


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Après une journée à l'attendre, retrouver l'alcôve rassurante de ses bras permettrait presque à Lizzie d'oublier où elle se trouvait, qu'elle était en territoire ennemi, de se sentir de nouveau sur les bords de Seine à Paris, lorsqu'ils se retrouvaient à la belle étoile après quelques jours sans se voir. Et peu lui importe, alors, que l'homme revienne tout juste des champs. Peu lui importe qu'il puisse ne pas avoir eu le temps de retirer de son épiderme les preuves de son harassante journée.

"- Non..." souffle-t-elle contre lui, tandis qu'il s'inquiète de l'odeur qu'il pourrait dégager.

La blonde n'en est pas le moins du monde dérangée et elle prend, au contraire, une longue inspiration. Il sentait l'homme. Il sentait la sueur. Il sentait la transpiration et le labeur. Il sentait la terre et le soleil, l'herbe et le blé, les fruits d'une épuisante journée. Ce n'était pourtant pas désagréable. A choisir, elle préférait nettement cette odeur-là à celle de la poudre qu'il avait porté sur lui autrefois.

Si la journée s'est bien passée ? Elle a été longue, elle a été vide. Pourtant, la jeune femme ne peut pas dire qu'elle se soit vraiment mal passée. Elle s'est seulement sentie seule. Ce n'est cependant la faute de personne. La barrière de la langue est seule responsable. Ses origines, sa culture, étaient ici encore son seul bagage. Un bagage que les femmes de la maison ne pouvaient comprendre, dont elles se méfiaient même, alors que les affrontements en France leur avait fait craindre pour la vie de Matthias. Elle était ici une étrangère avec laquelle elles ne pouvaient faire connaissances, tant leurs langues divergeaient et si la gestuelle leur avait permit de communiquer vaguement dans la journée, ce n'était tout au plus utile que pour les tâches ménagères. Il faudrait qu'elle apprenne l'allemand, alors.

"- Oh non." assure la demoiselle. "Seulement, je ne les comprends pas. Alors je ne sais pas ce qu'elles disent si elles parlent de moi. Et je... me sens un peu bête. Un peu... à l'écart mais... ça n'est pas leur faute. Elles... elles ne me comprennent pas plus que je ne les comprends. Et votre langue est si compliquée ! Si... gutturale."

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Matthias
Heidegger

J'ai 28 ans et je vis à Dortmund, Allemagne. Dans la vie, je suis un ancien officier de l'armée allemande , désormais fermier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'une belle française et je le vis plutôt bien.
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Matthias est un jeune officier allemand , né en 1917. Né à Dortmund , il fait partie de ces jeunes allemands qui ont perdu un proche ou plus au sortir de la grande guerre. Surtout , il grandit dans la honte et la crise économique et sociale qu’entraînent le Traité de Versailles. Sa famille souffre énormément de la crise des années 30. Hitler et toutes ses belles promesses le touchent comme beaucoup de jeunes de son âge. Oh , il se rendra compte de son erreur rapidement. Malheureusement , la guerre arrive et le voilà en France où ses convictions ont chuter depuis longtemps.
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Paul Welsey (c) Lullaby
Je suis bien embêté de devoir passer certaines de mes journées loin de Liz alors qu'elle vient à peine d'arriver , ou de fuir plutôt , parmi nous. J'aimerais lui rendre les choses plus confortables , plus viable , malheureusement, je ne peux pas tout le travail en plan , surtout en cette saison. Économiquement , la situation n'est pas évidente pour nous , et je préfère ne pas l'aggraver. De plus, avec ma jambe qui réveille parfois quelques douleurs , je ne vais pas aussi rapidement que je le devrais.
Cela dit, l'idée que la femme de mon cœur puisse vivre mal ses journées en raison de mes absences n'est pas pour me réjouir.

Je suis heureux de l'accueil qu'elle me réserve , mais un brin inquiet qui cela traduise un malaise qui aurait pu se passer en ce jour. Si je plaisante sur l'odeur que j'ai pu dégager , bien évidemment ça ne la dérange pas. Tant mieux. C'est que ça ne doit pas être si horrible que cela ai déjà pu l'être.
Je m'inquiète donc enfin à haute voix de ce qu'a pu être sa journée. Ma mère n'est pas du genre rentre dedans , au contraire de ma sœur qui n'hésite pas à clamer haut et fort ce qu'elle pense , pour que tout le monde le sache. L'idée qu'elle ai pu mettre mal à l'aise Elisabeth me tourmente quelques instants , quand bien même elle n'aurait pas forcement compris ce que ma soeur racontait...

Mais , mon amour me rassure , en partie. Apparemment , il ne s'est rien passé de majeur ou de grave , néanmoins , comme je le pensais , Liz ne comprends pas leurs échanges , ni ce qu'on lui dit. C'est parfaitement normal , du reste. Quand je compare avec ma situation , je n'ai pas compris un mot de français les premiers mois. Si j'ai fini par parler la langue de Molière , c'est parce que je suis resté des année à Paris et que j'ai fais les efforts nécessaires, quand bien même j'en étais loin d'être obligé . Il est donc logique de penser qu'il faudrait plusieurs mois avant que la jeune femme puisse réduire cette impression de se retrouver au milieu d'un brouillard. À force d'imprégnation , et de mon aide , j'ose espérer qu'elle nous comprendra bien vite mieux.
Sa réflexion sur la difficulté de la langue allemande me fait cependant rire doucement , sans méchanceté :

"Je comprends que tu te sente à l'écart. J'ose espérer que cela s'arrangera rapidement. Je vais leur en toucher un mot aussi , peut être apprendre à maman quelques expressions qui vous seraient utiles pour vous comprendre." , je caresse tendrement sa joue de mon pouce en continuant : "Je veux bien convenir que ma langue soit difficile , mais tu sais le français l'est aussi. Une horreur pour prononcer certains mots , sans compter tous ceux qui ne veulent pas dire la même chose mais qui se disent pareil...Heureusement que tu es là, sinon je crois que je finirai par oublier beaucoup de choses." , une petite touche d'humour , mais véridique pour la rassurer. "Tu comprendras de plus en plus à force d'en entendre toute la journée. Mais...si vraiment c'est trop difficile pour toi , nous pourrons envisager de retourner en France , si la situation là-bas le permet." , ce n'était pas une proposition en l'air. Je ferais toujours en sorte qu'elle soit le mieux possible , le plus à l'aise , qu'elle ai la meilleure vie.


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