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 De battre mon cœur s'est arrêté ♡ Daphnée et Niklaus ~ Seolanne ~

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Dharma
Dharma
Féminin MESSAGES : 103
INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Niklaus Lawford, avocat pénaliste réputé, se trouve entrainé par sa cadette au vernissage de son artiste peintre préférée, la merveilleuse Daphnée Montgomery, arrivée dans la ville des Anges depuis Chicago il y a peu. Une rencontre improbable et lumineuse à laquelle ils n'étaient prêt, ni l'un ni l'autre.

(by @Seolanne in ten seconds  :erm:  :heart3: )
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Niklaus
Lawford

J'ai 36 ans et je vis à LA, USA. Dans la vie, je suis avocat et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, à vous de choisir, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici. UNCO
De battre mon cœur s'est arrêté ♡ Daphnée et Niklaus ~ Seolanne ~ Original
De battre mon cœur s'est arrêté ♡ Daphnée et Niklaus ~ Seolanne ~ Source


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School university of Los Angeles, Downtown, 3 heures plus tôt

Arrêtez de parler.

Depuis son perchoir, non loin des étudiants de la dernière rangée, l’œil vif du Maître des lieux étudiait un à un les deux jeunes gens qui venaient de prendre la parole devant leurs camarades. Le silence s'était abattu, violent et sans appel. Une déférence troublante et fascinante pour un seul homme que, tous ici, respectaient. Les regards à la fois curieux et passionnés s'étaient tournés vers le professeur au visage dur. La tête haute et le regard aussi sûr que sa posture, il avait l'allure des grands personnages qu'on se plaisait à admirer, mais aussi parfois à haïr. Il gardait une impassibilité énigmatique à toute épreuve. Tout au long du débat, il prit le temps qu'il fallait pour analyser chacun des éléments jugés superflus, incorrects, impulsifs, mal calculés de ses deux élèves. Des gestes trop grands pour des paroles peu envolées, des mimiques dédaigneuses quand les sentiments personnels ne se devaient d'être dévoilés, des émotions exagérées qui n'avaient que très peu d'effet ou aucun intérêt. « Je.... on s'arrête là ?... comme ça ? » La voix  craquelée par l'incertitude résonna quelques secondes, sans qu'aucune réponse ne vienne abréger ses inquiétudes. Plus les heures passaient, plus le Maître se confrontait à un mur de déraison. L'idée l’irritait, pourtant, l'idée se trouvait être fondée. Non, vraiment, il n'y avait tragiquement plus rien à faire, si ce n'était celle d'assumer une bonne fois pour toute. Niklaus Lawford faisait un très mauvais professeur de droit. Point à la ligne. Il ne lui fallait qu'admettre la chose, c'était un fait inéluctable, une vérité indéfendable, de ces évidences dont il se passerait bien qui lui rappelait méchamment qu'il ne pouvait pas être d'une grande aide partout, tout le temps, auprès de tout le monde. Alors ce fut armé de la plus Juste bienveillance dont il était capable qu'il tenta de répondre enfin à son étudiant, s'adressant en réalité à toute l'assemblée : « Vous avez révisé vos cours sur la négociation raisonnée, c'est une bonne chose. Réussir une négociation, convaincre sans le moindre conflit, comment se faire des potes en voyage ? En 5 secondes vous les avez suffisamment manipulés pour les avoir de votre côté. On appelle ça la stratégie des gains mutuels...... C'est du vent. Devant un jury, ça n'a aucun intérêt. Ne vous appuyez que sur des faits concrets, le reste, les effets de style, les stratégies d'untel ou même les miennes, si ça vous amuse, viendront après. Vous avez le temps pour ça. On ne vous écoutera pas si vous ne faites que jouer avec les mots ou avec nos cerveaux... voire les deux. Ne cherchez pas à m'impressionner, c'est idiot et ne vous aidera d'aucune manière que ce soit. Maintenant, vous avez un certain talent oratoire que je tiens à valoriser, messieurs. Vous avez beaucoup à apprendre, et ce que je dis vaut pour vous tous. Il faut être ambitieux, pourquoi pas même un brin arrogant, mais ce qui fera de vous de bons Avocats se jouera principalement sur ce que vous êtes vraiment, pas celle ou celui que vous prétendez incarner. » Les mots filaient avec aisance et sincérité, comme au tribunal, une pointe d'humour mais jamais de quoi rabaisser, jamais de cette condescendance écœurante, il restait humble ou du moins aspirait à le devenir véritablement un jour avant de clore ses yeux pour toujours. Pourtant, il le sentait au fond de lui. Il n'était pas à sa place ici. Ils l'observaient encore, certains plus timides, à la dérobée. Ils l'observaient tous, peut-être même plus frontalement qu'avant qu'il n'ait pris la parole. Enfin, les rideaux se relevèrent, la supercherie prit fin. La tête d'un vieil homme aux traits marqués apparut dans l'embrasure de la porte. « Je m'excuse encore pour le retard. J'ose espérer que vous vous êtes montrés respectueux envers Maître Lawford. » lança ce dernier en poussant la porte de sa canne, un sourire malicieux en coin. En passant à côté de son ancien élève new-yorkais, il déposa sa main sur son épaule d'un geste amical et le remercia d'un hochement de tête discret. Il lui chuchota quelques mots ; « On se voit tout à l'heure pour le déjeuner. Tu n'images pas à quel point ils étaient ravis de savoir que tu puisses un de ces quatre te montrer dans le coin, et à quel point je le suis moi même. » puis après un sourire et un clin d’œil de la part de Nik, le véritable professeur dévala les escaliers pour rejoindre son bureau au centre de l'amphi, avec une dextérité impressionnante pour un infirme. « Eh bien, voyez-vous ça ! On entendrait une mouche voler ! Je vois que tu es toujours aussi doué pour t'accaparer l'attention et capturer les mots des lèvres des plus bavards, monsieur le frimeur. » il se moqua gentiment une dernière fois de Niklaus avant que celui-ci ne rit sincèrement et ne quitte les lieux dans un signe de main élégant.

Maison de Niklaus, Santa Monica, 1 heure plus tôt

Comme il avait été convenu, Niklaus déjeuna en compagnie de Richard dans un restaurant italien non loin de l'université. Ils avaient discuté pendant près d'une heure de la belle époque. New York, la réputation lourde que devait supporter le plus jeune en ces temps là (non pas qu'il n'en n'avait plus une aussi plombante), celle adulée qu'avait toujours eu le professeur.... et inévitablement des stages au cabinet Allister. Un passage de sa vie que Niklaus balaya simplement d'un revers de manche. Il fut aussi promis qu'il repasserait voir les élèves de Rick à l'avenir... réellement cette fois-ci, et non en coup de vent à l'improviste. Leur parler, échanger avec eux, enseigner l'espace de quelques heures sans avoir pour autant à supporter le statut de professeur. Il avait répondu presque nonchalamment à l'affirmatif, sans trop réaliser sur l'instant que cela impliquerait qu'il trouve un moment pour revenir alors qu'il ne s'était pas senti légitime à cette place en début de journée. Mais pourquoi pas retenter le coup, les étudiants ne s'étaient pas plaints, après tout.

La tête dans les nuages, Niklaus ne prit pas immédiatement conscience de la présence pourtant dévastatrice de sa petite sœur. Toute guillerette, elle s'affairait de choses et d'autres dans la maison de son frère, comme si elle était chez elle, tout en parlant à une vitesse démesurée. « BON! Nik, tu m'écoutes ou tu dors ? Faut te bouger le popotin là, on va arriver en retard c'est pas possible! T'avais promis qu'on y serait à l'heure.... et puis t'as intérêt à te changer, tu vas pas y aller comme ça, ils vont repérer à dix mille kilomètres que t'es de la Cour suprême des grands avocat du ministère de la magie machin chouette, là. Je suis trop contennnnnnnte, ça fait tellement longtemps que j'ai envie d'aller à l'une de ses galeries. C'est fou, mais j'ai jamais eu l'occasion, le manque de temps, tout ça.... Daphnée Montgomery c'est une très grande dame, mais bon tu comprends rien toi, t'es toujours dans tes bouquins ou à faire le beau, blablater au tribunal c'est cool, mais faut aussi décompresser dans la vie, frangin ! Et puis....... EH OH TU M'ECOUTES! » Niklaus sursauta tout d'un coup, puis un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres alors qu'il daignait à peine se lever de son fauteuil en cuir noir vintage. « Pas le moins du monde. » la provoqua-t-il dans un léger rire amusé, avant de filer à l'étage se changer. Il opta pour une tenue légèrement plus décontractée que son costume noir. Quelque chose aux tons Casual Dandy. Faire chic sans faire formel, c'était sa petite touche personnelle. Il utilisa un accessoire parfait pour rendre une tenue plus habillée : le gilet. Des couleurs assez sombres dans l'ensemble (bleu foncé, noir) que viendraient rehausser le gris de la cravate et de la veste. La touche finale fut l'épingle à la boutonnière à la veste, en forme de rose blanche. Un dernier regard dans le miroir, un coup de peigne dans ses bouclettes brunes, et le voilà qui était fin prêt. (image 1, image 2) « ALORS LA PRINCESSE ELLE EST PRETE POUR LE BAL OU QUOI LA?! GROUILLE TOI NIKLAAAAAAUS! » Depuis l'étage, la voix cristalline de sa peste de petite sœur résonnait dans toute la demeure. Il finit par la rejoindre, et ils partirent ensemble dans sa bm bleue classique d'un autre siècle.

Galerie d'Art, Hollywood, Moment présent

Florian Bur - White Angel

Lorsqu'il pénétra de son pas naturellement noble dans la salle minutieusement aménagée pour accueillir aujourd'hui spécialement les œuvres d'une certaine artiste qu'appréciait sa cadette, Niklaus ne porta pas immédiatement son intérêt sur les tableaux, comme se voulait communément la tradition (qui n'existait même pas, soit) mais sur les gens. Il était étrange de constater qu'il existait toutes sortes de clients à l'Art de la peinture. Des habitués, grands spécialistes de la haute, qui tenaient du bout des doigts des flûtes de champagnes et parlaient et s'agitaient tels les précieux personnages qu'ils incarnaient. Il voyait également des personnes plus discrètes, non moins passionnées mais plus réservées quant au partage de leur vision de l'Art. D'autres qui ne faisaient, comme lui, qu'accompagner et qui cherchaient désespérément une porte de sortie. Lilly parlait et souriait pendant ce temps, toute émoustillée, elle tirait son bras ça et là pour le pousser devant des portraits, des paysages, toujours emprunte d'une certaine excitation qui lui, l'amusait beaucoup. Et bien assez tôt, il ne sut la retrouver. Il fit un tour sur lui même, habile et élégant qu'il était, on aurait dit qu'il était à l'aise peu importait la situation embarrassante dans laquelle on le mettait. En revanche, si ce n'était pas visible de l'extérieur, une chose était certaine, à l'intérieur il paniquait un peu.... beaucoup, en fait. Mais où avait-elle bien pu encore courir, cette insupportable gamine ?? Qu'était-t-il censé faire, lui, maintenant ?

Une silhouette angélique se mêlait au va-et-vient des gens et, doucement, presque amoureusement, elle vint se positionner devant l'un des tableaux qui lui faisait face. Pour une raison qu'il ne saurait expliquer, son cœur s'accéléra à la volée. La pièce s'illuminait enfin à ses yeux clairs. Toutes ces couleurs, toutes ces saveurs, il se prit l'Amour d'un Tout de plein fouet. Les lèvres légèrement entre-ouvertes de stupéfaction devant telle apparition, Niklaus tenta en vain de reprendre possession de ses esprits, de sa contenance légendaire, et se persuada le Temps d'une éclipse lunaire qu'il ne s'agissait là que d'un rêve bienheureux, que d'un mirage merveilleux. Passait et repassait dans sa tête la silhouette hypnotique de cette femme dont le visage demeurait encore inconnu tant qu'il ne l'aborderait pas, et dont la chevelure cascade parée d'Or et de Sublime lui éblouissait l'âme de tant de beauté et d'élégance. Il ne l'avait encore vue. Il ne lui avait encore parlé. Et, lentement, pourtant, déjà, il mourrait d'elle.

Il lui fallut bien davantage qu'un peu de courage, pour que ses derbies se décrochent enfin du sol et qu'il ne s'approche un peu, ne serait-ce ce qu'il faudrait pour qu'elle prenne conscience de sa présence non loin, derrière elle. « J'aimerais voir dans vos yeux. » furent les seuls mots qui parvinrent à sortir de sa bouche, aussi doux et sincères furent-ils. L'ironie de l'orateur qui ne savait plus parler dans l'intimité. Assez commun, pourtant, les avocats ne faisaient pas les meilleurs amis, les meilleurs amants ou les meilleurs frères. Il osait espérer, que lui, au moins, essayait, à sa manière. « Vous semblez voir des merveilles que je ne pourrai jamais prétendre imaginer. » Il en voyait une précisément, mais il préférait garder cela pour lui. De quoi aurait-il l'air si ce n'était d'un homme absolument étrange et inquiétant ? Décidé à s'éveiller un peu et à tenter le diable, tant qu'il en avait encore l'espoir, Niklaus combla la distance qu'il avait imposé lui même en demeurant en retrait et vint se positionner aux côtés de la demoiselle, sans pour autant briser l'inconnu. Il ne voulait pas voir son visage, non, pas immédiatement. Il savait par avance, comme les croyants avaient foi en Dieu, que cette vision supplémentaire le ferait définitivement perdre pied. Il voulait que demeure encore un peu cette plénitude exquise. Cette folie qui le rendait lui même fou de vie. « Ohh, je m'excuse, mademoiselle. Quelle impolitesse, je ne me suis même pas présenté. Niklaus Lawford, c'est un plaisir coloré de vous rencontrer. » Un léger sourire fleurit au mot "coloré" sur ses lèvres et son regard ne quittait pas l'oeuvre qui finirait bien par l'hypnotiser, elle aussi. Y avait-il seulement une seule chance que son cœur ne vive encore après tel rendez-vous du hasard ?


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Daphnée Montgomery
J'ai 36 ans et je vis à Los Angeles, Pays. Dans la vie, je suis Artiste Peintre et je m'en sors à merveille. Sinon, grâce à mon caractère, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.
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Informations supplémentaires ici.

Nicole Kidman:copyright:️ NOM CRÉATEUR

Sa première exposition sur Los Angeles. C'est la raison principale de sa venue sur la côte ouest. Ca, et le désir d'en finir avec des sollicitations professionnelles malvenues. Pourquoi est ce si difficile d'accepter que ce genre de réalisation ne lui correspond plus? Son pinceau n'a plus envie. Le départ de Louve a beaucoup influé, Daphné le reconnait. Quand son amie et agente a quitté Chicago il y a près de trois ans, la ville a perdu une partie de sa lumière pour elle. Si les deux femmes sont restées proches malgré la distance, elle ne s'attendait pas à demande plus d'un an auparavant. Son art est resté confidentiel, l'Artiste ne souhaitant entrer totalement dans la frénésie qui entoure ce marché parfois bien lugubre. Louve n'a rien lâché, suppliant, promettant, cajolant. Jusqu'à ce qu'enfin Daphnée fasse un premier voyage à Los Angeles. Pour ne plus en repartir. Coup de foudre instantané pour cette étrange ville aux couleurs aussi diverses que les langues qui y sont parlées.

Très rapidement, la jeune femme a dégagé cinq heures par semaine pour continuer à donner des cours collectifs privés. Elle adore ca. Que ce soit des conférences plus théoriques ou des cours de techniques. Ou simplement sortir de la salle et aller croquer un détail de la rue. Ou profiter de la richesse culturelle de la ville. S'adaptant aux demandes de ses élèves de mois en mois. Mais depuis près de six mois, son esprit papillon butine à l'organisation de son exposition qui devrait durer près de trois mois dans une petite galerie de Downtown. Louve a été... indispensable. Dans toute la paperasse pour assurer les oeuvres. Dans les négociations avec le propriétaire, dans le prix des toiles et lesquelles proposer à la vente. Cependant, l'arrangement des œuvres. Quelle lumière, quelle ambiance, les proposer dans quelles séquences, Daphnée n'a permis à personne d'autre qu'elle de les agencer. Ses toiles content une histoire, aussi silencieuse soit t'elle.

Si elle a une nature plutôt exubérante, impulsive, la jeune femme n'en demeure pas moins une solitaire. Se retrouver parmi ceux qui vont déambuler dans la galerie, devoir échanger avec eux, les entendre critiquer ou encenser ses tableaux, finalement, non. Bien sur que la blonde a ce besoin de reconnaissance qui poigne les tripes de tous les artistes, mais sans pouvoir toujours en assumer le prix. Elle ne vient pas. D'ailleurs, elle vient d'envoyer un Whatsapp à Louve pour lui dire qu'elle ne pouvait pas venir. Qu'elle sera sa représentante. Qu'elle n'avait rien à se mettre et qu'elle a mal au ventre. Bonne soirée, amusez vous bien, je te vois demain! Aussi, naturellement la jeune femme voit tambouriner son amie à sa porte quarante minutes plus tard. Qui finit par ouvrir la porte de son loft avec sa paire de clefs personnelle. Grognement résigné. Les deux femmes quittent finalement l'appartement de Daphnée près de deux heures plus tard. Largement en avance sur l'heure officielle de la gallérie. Ce soir, c'est l'inauguration et les invitations ont été distribuées au compte goutte. C'est Louve et Tobias, le propriétaire qui ont décidés entre eux de qui profitera des précieux sésames. Une première soirée pour quelques critiques d'art, des influenceurs et d'autres personnes dont elle ignore tout. Sans doute en l'attente de quelques articles qui feront ou non le succès de cette exposition.

Elle se crispe devant un jeu de miroir sur les murs pour agrandir l'espace. Observant un instant sa tenue d'un air critique. Daphnée s'est refusée à attacher ses boucles blondes, se contentant de les sculpter vaguement autour de son visage de porcelaine. Daphnée aime bien se maquiller, ca l'amuse, retrouvant certains gestes qu'elle peut faire sur ses croquis. Sa robe était un non choix. Une évidence, elle l'adore. Délicieusement fluide, elle coule sur son corps, retenue à sa gorge par un collier d'argent qui laisse toute nudité à ses épaules et ses bras. Les teintes rouges, oranges, roses, les motifs abstraits sont un témoignage concret de la manière dont tourne son monde. Rapidement, les premières personnes arrivent et son temps ne lui appartient plus vraiment. Daphnée sait que Louve et Tobias sont là aussi pour contenir le flot et parfois écarter les plus importuns de son chemin. Petits fours,, coupes de champagnes, verres de vin circulent sur les plateaux aux bras des serveurs dans un ballet qui semble chorégraphier sur les musiques soigneusement choisies pour ambiancer les salles. Les deux premières heures sont frénétiques, la jeune femme n'a pas le temps de respirer. Pas le temps de s'absorber dans son Art. D'être certaine que tout est présenté exactement comme elle voulait, souhaiter. Les échanges sont courts, nombreux et la tête lui tourne. On lui a soufflé que plusieurs de ses peintures avaient été acquises avec la clause évidente qu'elles ne trouveraient leur nouveau propriétaire qu'une fois que l'exposition fermera ses portes d'ici plusieurs mois. Il n'y aurait pas de sens à afficher des cadres vides. C'est un tout.

Enfin, enfin, elle semble être oubliée. Une coupe de champagne à la main, la blonde vient trouver une de ses toiles préférées. Une jeune femme percutée en pleine rue et à qui elle avait demandé à croquer le portrait, juste là, sur le trottoir, sans se poser de question sur les passants autour d'eux. Plus tard, bien sur, elle avait demandé à cette rencontre du hasard de venir poser pour elle plus longuement. Lui offrant les premières esquisses. Et dans la toile, on retrouve ces teintes urbaines. Ces gris, ces ocres sales de crasse, ces traits géométriques qui tracent la silhouette féminines, ces coups de couleurs qui viennent enhardir sa force, rehaussant l'éclat de puissance des prunelles esquissées. Une longue gorgée de champagne, alors qu'une présence se dessine en retrait à ses cotés. Daphnée ne tourne pas la tête. Laissant l'autre s'absorber à sa guise dans le tableau, ou s'en reculer si il n'y a pas d'écho. Les quelques paroles sont un caramel liquide. Sa voix a une tessiture grave, posée, d'une richesse incroyable. Les mots, elle les entends à peine. Traçant sur une feuille de papier mentale la portée et les notes de son timbre. Des marrons, des notes de verdures. Il a la voix d'un chêne centenaire. Il poursuit, côte à côte. Cette fois, les mots eux même finissent par percer la brume de son esprit. Un sourire entre l'amusement et une tendresse évidente, sans qu'elle n'en recherche la cause. -Je ne sais pas... Qu'est ce que vous, vous voyez?

Il se rapproche encore d'un pas et cette fois, la Peintre détourne son visage de sa toile pour se tourner vers son profil. Sentant son monde basculer et trouver un nouvel axe. Ses traits bien dessinés, l'harmonie de son visage, la rose blanche en secret. Sa solidité qui rayonne à ses cotés. Sa voix encore. Il ne peut pas s'éloigner. C'est impossible. Une identité livrée au passage secret de son cœur. Niklaus, qui se grave et prend racine dans chacune de ses veines. Cette fois, Daphnée se tourne et pivote entièrement vers lui. Impulsion incontrôlable. Ses doigts à son menton Vespasien pour le Voir, tournant son visage vers elle. Eclat bleu et noir. -Pose pour moi, Niklaus. S'il te plait. Juste quelques heures. J'ai besoin que tu...

Louve s'est matérialisée à son coude et l'entraine vivement, ayant perçu l'incongrue de la situation. La blonde n'a que le temps de lancer à cette partie d'elle qui disparait à chaque pas de son amie, par dessus son épaule. -Ne partez pas. Pas tout de suite!

A voix basse, la brune sermonne l'artiste. Non. Elle ne comprend pas. Les vingt minutes suivantes sont une torture. Et surtout, elle a eu le temps de réaliser ce qu'elle lui a dit. Il a du partir. Il a du la prendre pour une espèce de dingue shootée à ses propres solvants! Evidement qu'il est parti. Surtout que le gros des visiteurs s'est éclipsé, maintenant que le champagne commence à se tarir. Après encore dix minutes à parcourir les petites salles sans percevoir celui qui captive son imagination, Daphnée finit par ouvrir une porte secondaire qui donne sur un petit jardin où les sculpteurs peuvent s'exprimer avec leurs pièces les plus importants. Et il est là. Mais... Une petite jeune femme se tient à ses cotés, volubile et intime si elle en croit la main sur son bras. Une partie de son âme sombre en larmes. Mais qu'importe, elle a... elle veux... Il faut qu'elle lui parle, encore un peu. Ses talons ne font aucun bruit sur la pelouse disciplinée alors qu'elle parvient à leur hauteur. - Bonjour. Je veux dire bonsoir, Mademoiselle, Niklaus, -Son prénom à ses lèvres, dont elle ne veux plus jamais vivre sans son gout sur la langue. - Je voulais m'excuser pour mes manières abruptes. - Pourtant, son envie de le peindre, de le dessiner, de le croquer, qu'importe n'est que plus réel encore. Plus tard. Respire! Et maintenant, comment elle se présente sans paraitre d'une arrogance incroyable. Et ho, au fait, c'est moi qui ait peint tout ca. Et si.. il a détesté? Ou pire. Si il y est resté indifférent? Une inspiration. Elle noie un peu le poisson. Ou pas. Elle force ses yeux à se détacher de lui pour sourire à sa compagne. La jeune femme n'a commis aucune faute sinon d'être sa compagne, elle ne mérite pas de recevoir tant de froideur-Je suis Daphnée, Daphnée Montgomery. J'espère que vous avez passé une agréable soirée?
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