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 Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯

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Dharma
Dharma
Féminin MESSAGES : 106
INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

tea

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Empty


Alastar Black
J'ai 37 étoiles déchues et je vis à Los Angeles, aux USA. Dans la vie, je suis un grand Astrophysicien et je m'en sors formidablement bien. Sinon, grâce à mon malheur, je suis veuf et je le vis excessivement mal. Quelques étoiles brillent de nouveau dans mon cœur.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 F32489f695627ef8a0f36557f38438a2

Alright,
This may be sad,
But you know what ?
Tea will fix this.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 1e458f254fca29eea185dcdd1e6e3230

"Miss Desnuits,

I hope with all of my heart that you found a beautiful sky with broken stars to heal,
I found a way to fly again on my own, you know, quite like you, but now i'm just being arrogant.
You're a true angel, a pure savior, of a whole galaxy.
I wonder now how I managed to be that blind towards you,
Every stars are in your soul,
And i don't really know where is your place in mine.
I guess i'll never know."


Empereur incontestable de sa propre déchéance, il a l'autodestruction en Sublime, écopée par ses peines. Charmante petite famille à en devenir réduite à néant, femme et enfant, il n'est resté du rêveur d'antan que l'absolu rien et la dépendance à l'illusion bienfaitrice. À peine de quoi faire briller quelques étoiles le prenant en pitié. Ô Melody, Alastar a tristement rendu son dernier souffle à tes côtés.
Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 U3igYz

"With a pure little smile,
You healed my dark heart.
All magic and illusion,
Sudenly blended in my soul.
You were the Melody,
The song i needed to hear.
With your emerald eyes,
You put a spell on mine.
Oh darling, i'm afraid you made me blind.
But i will hear clearly soon,
I will understand,
You can't sing my Melody,
You're not my Melody.
And i'm already sorry."


____

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Tumblr_n9vaolv4zn1rp7vazo4_250

☆ ☆ ☆

Dearest,
Let’s catch these stars with our hearts.

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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 4c1e81a56d9a512b568016eaaba88765 art by etsy

Mount Hylia (The Legend of Zelda: Breath of the Wild OST)

"What if i fall ?
Oh, but my darling,
What if you fly ?"

— Vous...

Accueillir la souveraine Desnuits, de celle-ci; peine de mot, peine de geste, peine de vie. Le souffle volé, l’Être évadé des songes, troublé entre galaxies et rêves infinis, par la blancheur luminescente, de la colombe d'une paix intérieur. Il faisait beau, tout à coup. Si Jour en pleine Nuit.

Ces quelques secondes de surprise vinrent s'assoupirent dans une éternité de folie incroyable. Alastar Black retrouva goût à l'instant présent.

— Vous avez fait tout ce chemin... pour ce sombre crétin ? s'amusa-t-il en relevant l'animal un peu plus haut dans les airs, le jugeant d'un regard moqueur que ne pourrait de toute façon pas voir Cassiopée. Le chat miaula, sans doute pour se justifier... Si, si, tu en es un. Chapeau l'artiste. Tu ne mérite pas toute l'attention que te porte Mademoiselle Desnuits. Ainsi, il se remettait à lui parler. Deux crétins qui se parlaient, ce devait faire sens. Certaines choses ne changeaient pas.

Son attention revint rapidement vers celle qui avait beaucoup -trop- occupé ses songes et ses rêves ces dernières envolées. Tout à coup, cette histoire parut aussi surnaturelle qu'être, étonnamment, parfaitement naturelle. Aucun mot ne pourrait expliquer par A + B ce que le scientifique ressentait à ce moment là... et, peut-être que, pour une fois, cela ne le dérangeait pas.

— Il n'y a pas à dire, vous avez un don pour me surprendre. Non pas que cela me déplaise, bien au contraire...

Il sourit, dans la Nuit.

Ainsi, elle l'avait lu. Il l'ignorait... ou peut-être n'avait-il pas voulu savoir. L'idée le mit mal à l'aise.

— Ah, ça... Eh bien... Je ne pensais pas que vous les liriez, pour être tout à fait franc... mais.... hmmn, attendez, on ne va pas continuer à se parler dans le noir, tout de même, c'est ridicule. Je vais régler cette histoire. Ça ne prendra qu'un instant, laissez-moi appeler Davidson.

Sur ses mots, l'anglais cala Edgar sous l'un de ses bras et se munit de l'autre main de son smartphone. Lorsqu'il releva le menton vers la silhouette de la française... elle avait disparu. Son cœur manqua un battement. Et si tout ceci était le fruit de ses folies ? Comme avant, au sein de cette clinique infernale... Comme lorsqu'il voyait jours et nuits, Melody, dans sa tête. Il eut peur. Si peur durant quelques ridicules secondes, là, seul dans le noir de son laboratoire, de retomber, une fois encore, du sommet de la montagne.

Le chat ronronna de plus belle. Alastar reprit ses esprits et entendit des bruits dans le noir. Il la vit, non loin de lui, tirer un tabouret pour venir le coller à un mur où elle crut sans doute reconnaître un disjoncteur...... qui était tout, sauf un disjoncteur...

— Où êtes-vous... ? Qu'est-ce que vous faites ? Oh non, Cassiopée, mais vous êtes incroyable, descendez de là immédiatement avant de vous faire mal !

Il s'était précipité vers elle, lâchant Edgar en route, mais, sans grande surprise... elle monta, l'esprit tranquille, sur le tabouret, prête à faire sa connerie. Elle devait être fière, avec ça. Certaines choses ne changeaient pas.

— Je ne plaisante pas, vous savez, c'est dangereux ce que vous faites, et... Surtout, ne touchez pas au fil bleu !

Pourquoi fallait-il toujours qu'elle tente de se rendre utile par tous les moyens ? Pourquoi ne pouvait-elle pas juste..... Alastar soupira longuement. Il n'était pas énervé, pas plus qu'agacé... Simplement complètement démuni. C'est l'effet qu'elle avait toujours eu sur lui. Il comprit qu'il ne pourrait jamais rien y faire. C'était Cassiopée Desnuits. Et elle lui avait tant manqué, cette impossible rêveuse.

— Evidemment, vous faites tout le contraire de ce que je vous dis.... Bon, ce n'est rien, mais s'il vous plait, ne touchez plus à rien à partir de maintenant, levez les mains en l'air, faites quelque chose, SAUF toucher à quelque chose.

Alastar contacta Edward, tenant de l'autre main le tabouret instable qui n'était, certes, pas bien haut à son échelle, mais l'était à celle de la surprenante jeune femme.

— Oui, Edward ? Ah.... toi aussi ? Peux-tu leur demander de s'en occuper au plus vite ?....... Oui, oui, quand je dis tout de suite, c'est maintenant. Très bien. Merci. On se voit demain, oui, si j'ai le temps...... Bye.

Il raccrocha, rangea le smartphone dans sa poche puis s'adressa à la casse-cou en titre.

— C'est réglé. Le courant va revenir d'ici deux minutes, grand maximum. Je vais vous aider à descendre, ne soyez pas surprise et ne faites pas de mouvement brusque, s'il vous plait.

House Theme (The Legend of Zelda: Breath of the Wild OST)

Il lui tendit une main, qu'elle attrapa tant bien que mal dans le noir, puis se saisit délicatement de sa hanche de l'autre pour venir la poser au sol sans effort. Fini les bêtises, ma chère, retour sur Terre.

— Quelle adresse remarquable, j'ai toutefois rencontré des hippopotames plus distingués ! rit-il, le sourire aux lèvres, tandis que la lumière revenait en deux petits clignements.

Silence.

Il cligna des yeux pour s'habituer aux tons chauds de la pièce, puis perdit son regard un long moment dans celui de la jeune femme.

Well, hello, my dear.

Il réalisa bien tard que sa main fine se trouvait toujours dans la sienne. Alors il s'éloigna doucement. Chacun retrouva son espace personnel... Et c'était très bien comme ça...

Alastar prit connaissance de l'état des lieux d'un œil expert et... finalement ce n'était pas aussi terrible qu'il l'aurait imaginé, bien que quelques papiers traînaient sur le sol et que le chat avait cassé l'un de ses appareils coûteux. De toute manière ce n'était pas le sien, et puis..... Bloody hell, mais oui, le chat ! Où était ce cornichon ?!

Son regard chercha celui de Cassiopée, alarmé. Il comprit alors, que elle, savait où il était. Il suivit son regard et trouva l'imbécile roulé en boule.... dans la corbeille en métal. Alastar parut blasé, tout à coup. Il était heureux, là, dans sa poubelle, le nuage blanc.

— Darwin aurait dit : Laissez-le mourir.

Dans un haussement de sourcil consterné, il alla récupérer la bête dans ses bras.

— Heureusement, j'ai un certain attrait pour les idiots.

Il sourit faiblement, puis se retourna vers la française.

— Que diriez-vous de m'accompagner à la villa ? Je vous invite à boire un thé... ou un café, prendre un petit déjeuner, ce que vous voulez, et ainsi nous le ramènerons par la même occasion chez lui.

Alastar se rendit compte de son engouement assez mal dosé, et se sentit gêné de trop parler. Sans doute avait-elle mieux à faire. Elle était ici pour un temps... Mais pas pour le perdre à ses côtés. Il baissa les yeux, semblant réfléchir. Il réalisa autre chose. Cette villa renfermait tant de souvenirs, tant d'horreurs et de pleurs... Il ne pouvait pas lui demander d'y retourner comme ça. C'était absolument indélicat et irréfléchi. Ah, Cassiopée, vous me faites perdre tout sens de la réflexion. Je suis un idiot lorsque vous êtes là.

— Si vous ne souhaitez pas remettre les pieds chez nous, enfin, chez moi... Je comprendrais. Nous irons ailleurs dans ce cas, dans un café, n'importe où... ou nulle part ? Vous avez des choses de prévues ? C'est indiscret, j'en ai conscience, mais...

Mais quoi, Alastar ? Perdrais-tu tes mots ? Ressaisies-toi. Il n'est plus Temps de rêver.
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Dreamcatcher
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UNIVERS FÉTICHE : Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

tea

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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Rose-l11

Cassiopée
Desnuits

Présentation∞Alastar Chap.1&2∞Chap.3&4
SiobhanSiobhan 2
J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

Le Prince Charmant n'existe pas...Mais elle n'arrêtera jamais de s'échapper. Elle s'envole et s'envolera toujours. C'est à sa portée déraisonnable, à sa portée folle et insolente. Elle y croit et ira jusqu'au bout, peu importe combien ce sera difficile. Elle vit ce qu'elle est et saignera pour cela. Personne ne lui volera ses rêves. Personne ne lui abîmera.

Can't Help Falling In Love
Agnes Obel-Fuel To Fire
G.Aplin-The Power of Love

Les ailes déployées, elle se coula dans le courant ascendant, là-bas, si haut, si loin...D'une infinie délicatesse, elle emprisonna les grains d'argent entre ses doigts puis se laissa aspirer par le vent. Elle vola toute la nuit, inlassable, et d'un battement d'ailes, se posa enfin, sans bruit.Ouvrant lentement le creux de ses mains, elle souffla avec légèreté, les yeux mi-clos, un sourire d'ange aux lèvres.
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La poussière d'étoiles effleura alors l'air doux qui chuchotait et s'en fut, aérienne, invisible, se déposer sur son cœur.

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Elle rêvait éveillée et parmi les flocons d'étoiles, attrapait des échappées d'éternité. Frissonnante, le Grand Secret lui murmurait ses confidences...


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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Iv9q

Can't Help Falling in Love-Cover-ft Brooke

-Tu plaisantes?
Le ton durci fouetta l'air qui devint lourd soudain.
-Comment ça tu retournes là-bas? Et tu lâches ton boulot ?!
Une montagne de volonté frustrée se dressait face à elle. Le caractère bien trempé usait et abusait quelquefois de son autorité naturelle et légitime. Une lutte inutile et il le savait, mais il était incapable de s'empêcher de tenter de lui faire changer d'avis.
-Tu sais pertinemment que ce n'est pas un problème. Et je...
-Tu pars en Inde sans me donner de tes nouvelles pendant 3 semaines, je peux le comprendre à la limite, mais à peine arrivée, tu démissionnes, tu repars et tu es infoutue de me dire combien de temps et ce que tu vas faire à L.A ?!
Il la fustigeait sans concession. Elle avait appréhendé cette discussion qui lui vrillait la tête et le cœur, l'affronter n'étant pas toujours simple. Elle n'était plus là pour équilibrer les choses.
-Je n'en sais rien, non, et où est le problème? J'ai 30 ans papa, au cas où tu l'aurais oublié! Le problème en fait, c'est que tu pétoches de te retrouver seul, vraiment seul, mais je ne suis pas là pour combler tes manques, et je suis désolée que tu réagisses comme ça mais ma décision est prise et tu devras faire avec! Tu sais très bien comme je t'aime et que ça n'a rien à voir mais regarde toi en face et ne m'impose plus tes angoisses!
Chien et chat toutes griffes dehors, ils s'affrontaient sans ménagement, liés par un contrat moral sans détour, établi depuis toujours: se dire les choses sans filtre et ne jamais mentir. L'inconvénient majeur se déclinait de temps à autre en de douloureuses vérités, difficiles à entendre.
Le regard noir se posa sur sa fille.
-Très bien. J'imagine que tu cours encore après je ne sais quelle chimère. Tu vas te faire avoir Cassie, une fois de plus!
Elle haussa les épaules :
-Et alors ? Si j'ai envie d'en prendre le risque, ça me regarde. Je suis très lucide au contraire! Et tant pis si les apparences sont trompeuses. Je ne suis pas comme toi, et j'ai besoin de faire un break à ma façon, ok ?
-Tu prends sans arrêt des risques inconsidérés! Au-dessus du vide, sans filet ! Tu as tort, un point c'est tout.
-Ce n'est pas du vide, c'est de l'Inconnu.
-Arrête de jouer sur les mots s'il te plaît, ni toi ni moi ne sommes dupes.

Le silence eut un hoquet, s'amusant à amplifier l'effet de la petite bombe qui fut lâchée:
-Maman aurait compris, Elle.
David terrassant Goliath.

Une volonté de fer au service de l'irrationnel, folie aux yeux du monde. Elle n'avait qu'une certitude, celle de ne rien savoir. Et c'était là, au cœur de nulle part que se situaient tous les possibles. Écrire une page blanche...quoi de plus fascinant?
Elle n'attendait rien, espérait tout. Peu importe le prix à payer, elle ira jusqu'au bout. Au bout de quoi? Quelle importance...?

Alastar pouvait comprendre, Lui, aussi. Et c'était ça, au-delà des miasmes sanglants de leur terrible cohabitation, qui l'avait attirée comme un papillon vers la lumière. Elle l'avait flairé comme un animal affamé. Il avait toujours décrypter cette part secrète indétectable, sans presque ne rien en dire. Indétectable? Voire...L'Inexprimé discret mais bien présent qui les liaient malgré eux, les confidences murmurées en silence, les coups d’œil qui en disaient longs, les langues déliées taisant l'essentiel par pudeur ou douleur...Ne pas tout maîtriser, se laisser aller au mystère, à l'inexplicable...C'était plus fort qu'elle.
Elle avait besoin de le revoir, une dernière fois. S'assurer qu'il allait bien. Le quitter en paix, sans larmes et sans armes. Le remercier : il avait incarné son plus cuisant échec professionnel mais à la transcendance de son calvaire, lui avait offert un bout de vie, une très belle leçon: on ne pouvait pas sauver quelqu'un malgré lui. Elle avait lutté pourtant, s'était battue jusqu'à s'y perdre mais aujourd'hui, grâce à lui, avait obtenu une réponse, une authentique réponse.

***

La réalité à l'envers. Le rêve à l'endroit.
Le monde endormi. Son monde éveillé.

Le salon disparut.

Le tunnel d'or-AaRON*

...De tous ses vents un seul m'emporte
Lorsque ton ombre passe ma porte...*


« Il est là » chuchota le songe.

...Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange...
*

Les sons se succédaient.

« Chante !...»
Cassiopée n'était plus là.
Calogero-Aussi libre que moi

« Danse !... »
Cassiopée n'était plus seule.
Once Upon A Dream-Lana Del Rey-Selkie Hom-Aerial Hammock Music-E.Brown

***

« Pas pour ce sombre crétin mais pour vous ». Elle sourit ds la pénombre. Il allait bien désormais, elle en fut convaincue à l'intonation joyeuse qui percutait le clair-obscur des murs. Il semblait agréablement surpris. Surtout, il se confiait par petites touches. C'était nouveau, c'était beau. Elle en avait connu une part si ténébreuse, sans doute la pire. Le contraste la conforta dans ses intuitions d'autrefois. Alastar était revenu à la Vie et ses flamboiements éclaireraient doucement son chemin désormais.

"...Davidson..." La culpabilité l'envahit d'un seul coup. Sans prévenir, elle décida de réparer ce qu'elle croyait être une bêtise d'Edgar. Il avait du poser ses pattes là où il ne fallait pas. Impulsive, elle crut distinguer le tableau électrique et chopa un tabouret.
-Mais non, je ne vais pas me faire mal, ne vous inquiétez pas, lança t-elle tout en prenant son élan pour grimper.
C'était un peu brinquebalant cependant, le sol ne devant pas être bien plat.
Et oups! Trop tard! Le fil bleu pendait lamentablement et elle fut incapable de le remettre correctement. Il faut dire qu'à tâtons sans éclairage, c'était mission impossible. Pour finir, le gros et long soupir lui tinta aux oreilles. Misère...Edgard qui s'était échappé, la lumière en vrac, le câble maltraité, le pauvre astrophysicien dérangé dans son travail qui se cognait de maintenir ce foutu tabouret! Bonjour Miss Catastrophe !
Une honte soudaine coupa son élan et elle se retourna prudemment appuyée au mur. Piteuse, elle bredouilla un "je suis désolée" et docile, quoique amusée, leva les mains en l'air. Quiconque serait entré à ce moment là dans la pièce aurait halluciné, découvrant la scène d'un potentiel meurtre!
Alastar semblait véritablement inquiet et elle n'osa pas le contredire.
- D'accord.
Elle tâtonna un peu avant de trouver sa main. Et puis...et puis un "Mais...!" s'éclata en feu d'artifice dans sa tête lorsqu'il la porta par la hanche. Extrêmement surprise, elle faillit...mais quoi donc? Elle ne le sut jamais car il lui livra, sans le savoir, une belle porte de sortie.
- Ah oui? Eh bien, j'en suis ravie pour vous! Votre franchise va beaucoup m'aider!
Elle grimaça, l'expression mutine et faussement froissée, plissant des yeux à la clarté revenue. Le regard malicieux, elle soutint le sien.

Et le Monde s'arrêta de tourner.
"Si vous saviez, ce qui se trouve là, bien camouflé, juste derrière mes Iris...on ne voit que du bleu mais c'est un feu qui me consume...des flammes aux couleurs d'infini...et l'onde mystérieuse passe et repasse à travers ma main. Ne la sentez-vous pas? Non, car elle est silencieuse et invisible. Mais moi,je sais. Et cela me suffit."
Étrangement, aucune gêne ne vint troubler ce moment particulier où pour la première fois, ils se tenaient la main.

La Terre reprit sa course. Tout redevint comme il se devait.
-Hello, Alastar, répondit-elle dans un grand sourire.

Edgar! Le prétexte d'un adieu, le sauveur d'une Cassiopée tourneboulée ! Vite! Où es-tu canaillou ?
Pour le coup, le bon mot de son maître la fit rire. Sacré Alastar !
-Pardon?!
Presque un cri. Ébahie, elle en eut un haut le corps. Jamais elle n'aurait imaginé une telle chose! En fait, elle n'imaginait rien d'Alastar, de ce qui pourrait advenir ou pas. Oh non, elle rêvait bien trop loin pour cela. Le réel  lui semblait...irréel et inaccessible. Elle rendait le chat, fin de l'histoire. Logique!
Mais il se méprit sur sa réaction. Quoique. A bien y réfléchir, l'idée lui serra les tripes. Elle n'avait aucune envie de retourner là-bas en effet.
Elle ne releva pas le lapsus. Ou bien...se pourrait-il qu'il soit plus malin qu'il n'y paraisse et se moque d'elle ? La tentation mauvaise et amère se dressa tout à coup. Et s'il la manipulait ? S'il se la jouait pour mieux la ridiculiser ensuite? Ou l'utiliser pour s'amuser ? Berner une psy...Allez, on parie 100 balles? Pure cruauté. Pourquoi pas? Il avait compris certaines failles. C'était si facile...
"Tu vas encore te faire avoir Cassie."
Le glas des fins annoncées. L'appel de la Raison.
Elle avait traversé un enfer avec lui. Moins douloureux que le sien, certes, mais la spirale avait été violente. Yeux baissés, il ne remarqua pas l'éclair sombre qui traversa ses prunelles.
-Je ne le souhaite pas.
Clair et net, saupoudré d'une très légère pointe de dureté. Quatre ou cinq mois s'étaient écoulés depuis la rupture du contrat. Elle était passé à autre chose mais certaines mémoires vibraient encore à l'intérieur.

Trois secondes de réflexion.
Au nom du Rêve, et de la Folie et de l'Inconnu, Amen.
Elle avait le choix. Le choix des âmes libres et des cœurs aimants.
-Nulle part, c'est parfait.

Y.Tiersen-Porz Goret
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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Empty

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Alastar Black
J'ai 37 étoiles déchues et je vis à Los Angeles, aux USA. Dans la vie, je suis un grand Astrophysicien et je m'en sors formidablement bien. Sinon, grâce à mon malheur, je suis veuf et je le vis excessivement mal. Quelques étoiles brillent de nouveau dans mon cœur.

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Alright,
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"Miss Desnuits,

I hope with all of my heart that you found a beautiful sky with broken stars to heal,
I found a way to fly again on my own, you know, quite like you, but now i'm just being arrogant.
You're a true angel, a pure savior, of a whole galaxy.
I wonder now how I managed to be that blind towards you,
Every stars are in your soul,
And i don't really know where is your place in mine.
I guess i'll never know."


Empereur incontestable de sa propre déchéance, il a l'autodestruction en Sublime, écopée par ses peines. Charmante petite famille à en devenir réduite à néant, femme et enfant, il n'est resté du rêveur d'antan que l'absolu rien et la dépendance à l'illusion bienfaitrice. À peine de quoi faire briller quelques étoiles le prenant en pitié. Ô Melody, Alastar a tristement rendu son dernier souffle à tes côtés.
Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 U3igYz

"With a pure little smile,
You healed my dark heart.
All magic and illusion,
Sudenly blended in my soul.
You were the Melody,
The song i needed to hear.
With your emerald eyes,
You put a spell on mine.
Oh darling, i'm afraid you made me blind.
But i will hear clearly soon,
I will understand,
You can't sing my Melody,
You're not my Melody.
And i'm already sorry."


____

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Tumblr_n9vaolv4zn1rp7vazo4_250

☆ ☆ ☆

Dearest,
Let’s catch these stars with our hearts.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Giphy


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Lighthouse

Nulle part. Ses deux mots envolés, empruntés par la française puis capturés de nouveau dans son murmure quasi-inaudible. Nulle part. Alastar les câlinaient entre les douceurs chaudes de sa propre voix et de son océan d'émotion typhon, sans même y prêter tant d'attention. C'était délicat, et il ne le voyait même pas. Trop occupé à se perdre dans les rêveries lointaines Desnuits, il lui était difficile de retrouver Vie. Nulle part. Un autre Ailleurs. Un quelque chose déguisé en Rien. Un Tout jouant doucement au printemps. Il n'y avait qu'elle qui pouvait le faire voir tout ça. Comment s'y prenait-elle ?

— Nulle part. répéta l'astrophysicien plus fermement, prenant l'air d'y réfléchir très sérieusement et s'assurant par la même occasion d'agir comme s'il n'avait absolument pas perdu pied il y a un instant.

Il se recula imperceptiblement d'un pas et releva le menton, pensif. Au dernier moment, l'océan de lumière mystérieuse de la française le fit changer d'avis.

— Je suis désolé, Cassiopée, je ne sais comment y aller, ni même si je peux vous y accompagner.

Bravo. C'est d'un bon goût. Et d'un grand courage.

Il lui offrit un sourire contrit, se flagellant mentalement d'être si maladroit, puis reporta son attention sur la sale bête dans ses bras qui commençait à emmêler ses pattes dans sa chevelure soigneusement coiffée.

C'est quelques secondes à peine plus tard qu'Edward vint à sa rescousse, sans même prendre la peine de toquer.

— Alastar, tu....... Oh, bonjour ma chère ! Excusez-moi, pardon, vraiment désolé, je vous dérange, je...

Alastar soupira face à la vague de gêne et le surplus de blabla inutile que leur offrait en spectacle son collègue.

— Davidson, vraiment, stop, viens en aux faits.
— Oui, euh, je voulais m'assurer que tout fonctionnait correctement..... Voilà, voilà.
— Comme tu vois, tout va pour le mieux. En te remerciant......

Ce dernier, prêt à décamper au plus vite, fut néanmoins étonnement stoppé dans son élan par une main libre de l'anglais déposée sur son épaule. Ce dernier ne sut lui même ce qui lui prit. Il n'était plus question de contrôle. C'était étrange comme le tout lui prenait à l'âme si aisément. L'improvisation. Probablement tournerait-elle à son désavantage, mais il eut l'audace de s'y laisser plonger. Une idée. Aussi vive que désorganisée.

— Tiens, tu voudrais pas me rendre un service et t'occuper du petit.

Sans même entendre sa réponse, il lui donna de force le chaton entre les bras, puis alla chercher les clés de la villa dans la poche de son trench fétiche accroché au porte manteau.

— Reste un peu avec lui et laisse le sortir dehors, il va retrouver ses repères. Attention, ne fais rien d'idiot, je te fais confiance. le prévint-il, comme s'il parlait à un gosse qu'il laissait seul pour la première fois à la maison..... Mais Davidson en était pratiquement un à ses yeux.
— Euh, pas de soucis. chuchota à peine le ricain blondinet, ailleurs.

Il n'avait clairement pas l'habitude de voir Alastar réagir aussi étrangement. Et finalement, ils se retrouvèrent enfin tous les deux. Pour de vrai, cette fois. Sans Edward, sans Edgar et sans regards; puisqu'il ne la regardait toujours pas.

— J'ai une idée qui pourrait vous plaire... peut-être. déclara-t-il après un long silence durant lequel son cerveau fusa de présence lumineuse partout ailleurs, sauf au présent.

De mouvements rapides et fluides, il s'empara de son trench, de quelques dossiers sur son bureau puis se dirigea vers la porte d'entrée de son labo à grands pas, tout fier de lui alors qu'il n'avait encore rien fait.

— Vous venez ?!

Il s'était enfin retourné pour l'inviter à le suivre, un beau sourire aux lèvres, une invitation au Rêve. Et une fois encore, il s'y perdait.

Aux coups d'éclats du cœur, aux battements sourds de rires. L’envoûtement d'une mer agitée, tumulte d'affection passionnelle pour la Lune enchantée. La Lune qui sait voler, la Lune qui sait chanter et qui fait fleurir l'impossible la nuit tombée. Chrysanthèmes éternelles, jamais ne se fanent, jamais ne se gèlent. Fait danser dans le vent, au bal du roi Printemps, de jolie fées des bois dormants, de légères feuilles de la reine d'Automne. Que de mondes rêvés dans un seul et minuscule grain de Vie. Cassiopée, reine Desnuits et des journées. Son regard le transporte au loin. Ailleurs. Et Nulle part, ils iront. Si ensemble, ils resteraient. Car il n'existe nulle contrée qu'il veuille visiter, si on lui prive du regard de Cassiopée.

Souvenez-vous de ce jour, où je vous ai demandé, où je vous ai imploré... où je n'ai su l'assumer. Vos ailes pour rêver à vos côtés.

Vous m'apprendrez ? À voler ?

J'ai appris, grâce à la douceur de vos yeux, grâce aux silences de vos maux, grâce au pourpre de vos larmes et la dureté de vos armes, grâce à la bienveillance de vos ombres et à la clémence de vos colères. J'ai appris de Tout, j'ai appris de Vous. Laissez-moi vous montrer, maintenant, je sais voler.


— Je ne sais où se trouve notre Nulle part, mais je compte bien tenter d'y aller et de vous y emmener... si vous me le permettez.

☆ ☆ ☆

Alastar Black était un homme plein de ressources. Et depuis peu, plein de compagnie. Il mettrait cependant une certaine blonde bien sciemment dans un autre coin de la tête pour le moment; et la laisser là. Emma Beauclair était sa touche de folie gastronomique. Et elle n'était pas blonde...  Elle tenait un petit restaurant qui proposait toutes sortes de mets, français, britanniques, hispaniques, orientaux,... des mélanges parfois étonnants, des couleurs, du sucre, du sel et des épices, des rêveries pour les papilles, des plats toujours très copieux et délicieux. Alastar venait quand la nuit tombait, les soirées, avec des amis, des connaissances, avec Emily, parfois, aussi... Forcément, il pensa à lui envoyer un message pour lui demander de leur préparer un brunch le temps qu'ils prennent la route avec Cassiopée. Mais il n'était pas question de manger sur place à une table. Il avait une autre idée derrière la tête qu'on ne lui enlèverait pour rien au monde. Emma était ravie de le suivre dans ses fantaisies.

Bientôt, ils arrivèrent à destination. Un coin secret et poétique. Un peu caché, sans l'être de trop. À Santa Monica, loin dans la faune, à la lisière du bois. Une table aux couleurs sables et parures délicates se tenait bien droite dans l'herbe, éclairée de façon parsemée par les quelques rayons du soleil. Deux chaises et une nappe en soie blanche. Les ombres des feuillages du bois offraient un parfait contraste en un jeu de couleurs silencieux et délicat. Le brunch venait à l'instant d'être servi. Le jeune serveur/livreur salua chaleureusement Alastar qui le remercia et lui donna un pourboire pour la peine de s'être déplacé. Il comptait bien remercier (et payer) de vive voix son amie dès que possible.

— J'ai découvert ce lieu il y a peu. J'aime venir travailler ici, seul. Je me suis dit que ce serait le parfait Nulle part. Vous aimez ?

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Cassiopée
Desnuits

Présentation∞Alastar Chap.1&2∞Chap.3&4
SiobhanSiobhan 2
J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

Le Prince Charmant n'existe pas...Mais elle n'arrêtera jamais de s'échapper. Elle s'envole et s'envolera toujours. C'est à sa portée déraisonnable, à sa portée folle et insolente. Elle y croit et ira jusqu'au bout, peu importe combien ce sera difficile. Elle vit ce qu'elle est et saignera pour cela. Personne ne lui volera ses rêves. Personne ne lui abîmera.

Can't Help Falling In Love
Agnes Obel-Fuel To Fire
G.Aplin-The Power of Love

Les ailes déployées, elle se coula dans le courant ascendant, là-bas, si haut, si loin...D'une infinie délicatesse, elle emprisonna les grains d'argent entre ses doigts puis se laissa aspirer par le vent. Elle vola toute la nuit, inlassable, et d'un battement d'ailes, se posa enfin, sans bruit.Ouvrant lentement le creux de ses mains, elle souffla avec légèreté, les yeux mi-clos, un sourire d'ange aux lèvres.
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La poussière d'étoiles effleura alors l'air doux qui chuchotait et s'en fut, aérienne, invisible, se déposer sur son cœur.

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Elle rêvait éveillée et parmi les flocons d'étoiles, attrapait des échappées d'éternité. Frissonnante, le Grand Secret lui murmurait ses confidences...


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Melody of Dreams

Une petite brume flottait tout autour, du moins était-ce la sensation diffuse où elle se complut. Un siècle de secondes se posa près d'eux, immobile et attentif. Cassiopée reçut son murmure comme l'écho d'un infini. « ...Nulle part... » Cela s'échoua aux rivages de son cœur battant  en un frémissement d'Ailleurs, en une psalmodie de Rêve.

Elle se souvenait...

Au jardin des mânes, il n'était que ronces et orties brûlantes. Le poison distillait alors ses bienfaits chimériques en une cruelle survie, celle d'un esprit brisé qui se riait des ténèbres. Mais aux confins des douleurs et des noirceurs, elle aussi avait compris sans dire, avait su sans voir. Elle l'avait vu, perdu dans ses aveuglements, l'avait entendu au milieu de ses mutismes : le bruit de son âme. Cette âme qui s'était étoilée si bas, muselée au calvaire d'un chagrin sans fin, étendue au lit des angoisses. Assoupie aux insomnies, elle s'était camouflée aux entrelacs d'une toile maléfique. Mais le délicat frou-frou, bien qu'abîmé dans une hibernation immaculée, palpitait toujours au loin. L'étincelle intemporelle scintillait et Cassiopée en avait démêlé les saveurs engourdies.

« Nulle part » répéta la voix chaude.
Il était une fois, quelqu'un, « personne » comme il ironisait à se définir, qui s'attardait en ce beau jour à la rejoindre, sans qu'elle n'ait jamais rien demandé, ni attendu, pas même espéré. L'Espoir...elle se le permettait quelquefois. Là où nul ne pouvait se rendre.

Sauf que.
Il y était déjà.

Angel-R.A.Morabito

Les reflets de l'Ailleurs se propagèrent doucement. Elle aurait pu les toucher tant l'impression d'irréel devint prégnante. Nul autre que Lui ne pouvait prononcer et incarner ces mots avec autant de profondeur et de grâce. L'insignifiant dans toute sa fadeur pour certains, l'Essentiel de toute une intimité mystérieuse pour Cassiopée : à l'instant même où il chuchota, elle sut.
L'éphémère au service de leur éternité.
Il la comprenait sans dire. Il savait sans voir. Ne l'avait-elle pas férocement pressenti dès le premier regard ?
A l'intérieur, ce fut comme des éclats de feu qui s'enflammèrent.
Ce fut bien plus plus qu'une simple conviction: une révélation magistrale, mise à nue, se scella en elle : il était bien celui dont elle rêvait secrètement depuis toujours.

IntoThe Light-Really Slow Motion

Celui avec lequel hier et demain n'existaient plus,
Le Souverain de ses échappées,
L'Inconnu de ses secrets.
L'Ange de sa Jérusalem céleste.
Le Saphir de son Éden.


No matter how far i have to go-F.Soto

C'était bien au-delà de l'amour, bien au-delà des âges et de la Terre.
C'était immortel.

Alastar

En un souffle, ils se rejoignaient absolument.

Butterflies

Et à la pleine lumière, Il percevait tout autant les bruits de l'âme de Cassiopée.  Leurs orbes invisibles chatoyaient en une merveilleuse redondance, là même où s'accordait une symphonie inexplicable, sans qu'ils ne puissent rien y faire, sans le vouloir. Cela était, raffiné et précieux. Leurs mondes se reliaient et se liaient, entrouverts l'un à l'autre par une première rencontre indélébile, celle des chagrins immenses dissolvant les filtres et les carapaces. Sans masque et sans filet, ils avaient vécu tous deux une authentique vulnérabilité.  
Et la beauté de leur Vérité flamboyait à l'unisson.

Ils songeaient ; ces deux cœurs, que le mystère écoute,
Sur la création au sourire innocent
Penchés, et s’y versant dans l’ombre, goutte à goutte,
Disaient à chaque fleur quelque chose en passant*.


Une tristesse fugitive passa et les mots emplis d'une étrange tendresse coulèrent comme une pluie d'aurore en été :
-Bien sûr que vous savez et bien sûr que vous pouvez.
Les yeux accrochés aux siens, à son regard si bleu qu'elle aimait depuis l'origine, elle lui sourit comme l'on meurt, sincèrement.
L'élégance d'un bruissement d'aile.
La caresse d'une plume sur la peau.
Mais il s'attarda avec Edgar et la magie de l'instant s'évapora comme elle était venue, surnaturelle et silencieuse.
L'arrivée intempestive du collègue la remit sur le plancher des vaches. Amusée par la scène qui se déroulait, elle répondit : « Bonjour ! » infoutue de s'empêcher d'ajouter :
-Presque, oui.
La mine potache, sourcils levés, se pinçant la lèvre, elle pouffa et faillit envoyer un clin d’œil à la volée.
Un peu en retrait, elle observa l'astrophysicien très à l'aise avec Davidson, lui collant une main sur l'épaule, -bigre, elle ne le connaissait pas aussi familier -. L'autre semblait surpris et la rouquine faillit rire quand il lui casa dans les bras le chat sans lui demander son avis.
« Le petit » se lova, quelques pas et soudain, ils se retrouvèrent seuls.

Elle devait partir. « Au revoir », « Adieu ». Ça sonnait fort dans sa tête. Ajustant la bandoulière de son sac, elle déglutit, prenant son élan.« Au revoir Alastar ». Mais ça mourut quelque part, mutique.
Allons, courage, fuis !
Elle se vit le quitter, au ralenti, marchant à reculons afin de s'imbiber la mémoire. Les instruments, les documents, le joyeux bordel, ses longs cheveux, sa silhouette élancée, cette allure qui la séduisait. « Que je n'oublie jamais ». Son esprit dévorait des détails, son cerveau emmagasinait le plus possible de sensations, d'images. Autant de survivances qu'elle chérirait jusqu'à la fin.

Dark Night of the Soul-P.Wesley

Il y eut un grand flottement. Elle ne parvenait pas à donner le clap de fin. C'en était ridicule. Mais elle ne bougea pas d'un pouce. Figée. Bloquée dans un intermède sans son ni couleur. Elle ne remarqua pas le long moment de silence où lui aussi s'était arrêté. Et puis, le cours de la vie reprit ses droits. Le savant parla, s'affaira ici et là. Elle, plantée, ne disait rien, désarmée, sans force.
«... Une idée... ? », « Quelle idée ? Mais...? Je ne peux pas..., je ne peux pas m'en aller sans vous... ».

Sublime incapacité à le quitter.


Il dut insister pour qu'elle réagisse enfin.
« — Vous venez ?! »
Indéfinissable, le regard de ciel s'attarda sur son visage. Il souriait et ça l'emportait...
« Notre nulle part... » Mystérieuse résonance ! Elle en vibra toute entière et à son tour, eut un de ces sourires... S'il savait...S'il savait l'intensité qui l'habitait.
-Pardon...Je...Oui.
« Ne savez-vous pas à quel point je vous permets ? Ne le sentez-vous pas ? Oh Alastar...».
Si seulement.

Un jour noir, il y avait de cela longtemps, le Prince Charmant conduisait son carrosse... Le toxicomane rejoignait l'université avec sa Bentley et elle avait du se dépêcher pour qu'il l'emmène. Abandonnée aux nuages, elle s'était évadée dans une chimère et n'avait plus rien écouté.

C'était la même voiture, mais le jour brillait. Le Prince Charmant n'existait plus. Elle ne rêvait pas, oh non. C'était encore mieux : elle vivait un rêve ! Un rêve vrai ! Un rêve indestructible! Il se tenait là, tout près.
Fascinant.
Elle se taisait, savourant chaque milliseconde. Ne rien perdre, que tout soit graver dans la pierre.Elle se tourna vers lui, émue. Un autre sourire qui en disait long, qu'il ne pouvait pas voir. Ses mains...Elle se souvint encore...Elle avait aimé ses mains, malgré le Mal qu'il lui infligeait.
L'air doux tourbillonnait à la vitre grande ouverte et il faisait chaud en cet après-midi de printemps. Lunettes de soleil sur le nez, une bouffée soudaine de folie joyeuse la saisit :
-Un peu de musique ?
Et sans attendre, appuya sur « on ». Hasard ou destin ?  Un tube français était diffusé.
-Waouh ! J'adore ce groupe !
Entraînée par les sons rock, elle augmenta le volume et se mit à chanter à tue tête, battant la mesure de tout son corps, les bras levés aux haleines du vent.
Absurde ?  Tant mieux !
Ridicule ? Et alors ?
Ça l'agaçait ? Tant pis !
Une euphorie de bonheur lui coulait dans les veines. Elle se foutait de tout, de rien, riait, l'aimait. Il était là, et l'instant parfait pulsait son extravagance et son immensité.
La chanson se termina et avec elle, son excès de fantaisie. Elle coupa la radio, s'éclaircit la gorge, voulut s'excuser, en vain. Brusquement silencieuse, sagement assise, elle s'intéressa aux rues animées qui défilaient. Sous son air assuré, la française chassait tant bien que mal un sentiment de gêne. Quel chaos l'avait piquée ? Elle n'avait pas réfléchi, plongeant dans une spontanéité confiante avec l'anglais. Il avait suffi de quelques mots, d'un fragment d'une authentique rencontre, d'un sourire et paf, elle prenait le risque de déplaire. Paupières closes, un long soupir étouffé s'échappa.
Si vous saviez...

Et puis, ce fut l'apothéose. De ces apothéoses en osmose, qui laissent sans voix, sans mots. Cet intervalle où les anges se taisent, où les dieux contemplent.
Si elle aimait ?
Elle lui sourit pour la troisième fois, empreinte d'un sentiment de paix à la fois suave et puissant. Elle se sentait à sa place, là où elle avait toujours rêvé de se retrouver, de le retrouver. C'était magique.
Elle ne répondit pas tout de suite. Fit quelques pas, prenant le temps de s'imprégner du lieu, de le percevoir à sa façon. Huma les senteurs dispersées par la brise légère, écouta le silence de velours, admira la verdure d'écrin.

Qui êtes-vous Alastar ?
Qui êtes-vous pour la rejoindre avec autant de clairvoyance dans ses songes?


Grâce à Lui et à Lui seul, une merveilleuse réalité se penchait sur cette enfant de la Terre qui s'en échappait depuis des millénaires.
Deux êtres unis à perpétuité.
Elle s'attarda encore un peu, cajola une branche, une feuille. Puis l'onde d'émotions prit le pouvoir : elle lui fit face.
-Si j'aime ?
Bruine du temps qui s'effeuille...
-...Merci.
...s'inspire...
Presque un murmure :
-Nulle Part, là où les étoiles s'inclinent.
...s'expire...
-L'éternité descend, vous la voyez ?
Un doigt sur ses lèvres :
-L'infini chuchote, l'entendez-vous ?
...se repose...
-L'absolu effleure.Le sentez-vous ?
Souffle d'une suspension qui s'épand...
Son sourire qui n'en finissait plus.
-Je comprends que vous aimez travaillez ici, seul.
…s'efface...
-Ça a l'air bon ! J'ai faim et vous ?
Elle s'avança vers une chaise et la tira de la jolie table, lui indiquant par un geste ample qu'il pouvait s'installer :
-Je vous en prie.
Ç'aurait du être l'inverse, dixit les codes de la galanterie. Mais c'était trop bon de faire tourner les choses à l'envers.

« Tu ressembles tellement à ta mère ».
Cassiopée Desnuits ne voyait pas le monde avec les yeux.

My Love Will Never Die-C.Wyndham

*V.Hugo
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Alastar Black
J'ai 37 étoiles déchues et je vis à Los Angeles, aux USA. Dans la vie, je suis un grand Astrophysicien et je m'en sors formidablement bien. Sinon, grâce à mon malheur, je suis veuf et je le vis excessivement mal. Quelques étoiles brillent de nouveau dans mon cœur.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Uzvg

I stole the sun once, and i hid it
away in my chest. every word i
spoke spilled over in rays of light
and i bathed in celestial fire.

i dared the gods to steal it back;
if only so they would let me feel
something, anything, other than
that old mockery of hollowness.

i stole the sun so i could sense its
kiss melt into my skin but i fear
i am burning instead. i cried out
to the gods to help me, but I don’t
think they were listening.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Uflx



Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 U3igYz

"With a pure little smile,
You healed my dark heart.
All magic and illusion,
Sudenly blended in my soul.
You were the Melody,
The song i needed to hear.
With your emerald eyes,
You put a spell on mine.
Oh darling, i'm afraid you made me blind.
But i will hear clearly soon,
I will understand,
You can't sing my Melody,
You're not my Melody.
And i'm already sorry."


____

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 7cab10ed1610e35c8b5c637caf680e2d

☆ ☆ ☆

In the garden of memory,
In the palace of dreams,
That is where you and I shall meet.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Be8187ac2af184599624c5b3dac19aea


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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Gaka

La nuit, je dors vivant.
J'entends,
Comme un souffle d'étoiles dans les limbes du Temps.
Un sourire étouffé de cosmos et d'Avant.
Un soupir de fleurs qui s’échappe au sempiternel longtemps.
Je vois,
Quelques comètes qui filent aux miroitements du grand Néant.
Les somptueux dîners en tête à tête avec le vent.
Et, soudain, je la sens.
La vie d'aquarelle qui s'éveille en plein cœur de l'ouragan,
Elle est si majestueuse, aux folles couleurs bleu cyan.
Cassiopée, je te dois mes méridiennes et mes maintenant.
Surprise au crépuscule, par l'argent de son bel éclat noir et blanc.
La Lune de mes sommeils renait grâce à la mélodie de tes enchantements.

Dark Piano - The Poet

Voix d'éther, baume délicat aux effluves délétères. Le papillon azur survole l'exosphère. Le Temps accélère ses chants et retourne les rivières.

Aujourd'hui, il pleut des vérités où se noyaient des mensonges. La vie perd son sens, et la mort s'allonge. Dans un torrent de logique pure se sont cloitrés les songes.

Alastar le craint.

L'inconnu, et tous ses refrains.

Il le savait. Il le pouvait.

Comment elle, pouvait-elle être certaine de telles incertitudes ? Et, lui, Alastar Black, lui qui savait tant, lui qui pouvait tout, n'était plus certain de maitriser Rien. Avec elle, c'était simple, il se confondait d'infini Rien. Rien qu'un moment d'oubli à la rencontre des âmes. Rien qu'une pause en scène à l'étage de nos maux. Et là, l'absolu pouvoir prophétique s’échappait des mains scientifiques, méticuleuses de réussite théâtrales. Échec somptueux, presque charmant dans les iris d'océan. Peur légitime de l'impossible, ou du méconnaissable, de l'invisible. Elle ne voyait donc pas, qu'il essayait tant de la joindre ? Lui, qui, durant toutes ces interminables années à vivre l'Enfer, à souffrir l'Enfer, à le contrôler, aussi, à sa manière... n'avait plus la main sur quoi que ce soit dorénavant. Le temps, lui, riait bien en dedans. Mais plus de cet esclaffement railleur et ardant. Il savait, lui aussi, mieux que personne : l'inconnu doutant faisait peur, mais il était vivant.

Son regard accrocha celui planant, rêveur, de Cassiopée, si beau, si bleu que le sien. Des vagues aux couleurs presque semblables, et pourtant si étrangères l'une de l'autre. Entre l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique. Comme une ligne entre deux mondes. On pourrait croire que les deux mers ne formaient en réalité qu'une, et que l'on avait simplement donné un nom à chacune de ses parties. Mais il n'en était rien. Il s'agissait là de deux profondeurs bien distinctes qui se rencontraient en un point invisible formant un mur qui empêchait leurs eaux de se mélanger. Pourtant, à ce moment là, peu importaient les lois de la science. Alastar les envoyaient nager au large. Car il sut. Cassiopée saurait illuminer le monde de son arrogante détermination persuasive. Il était un fait. Tant qu'elle saurait, il la suivrait. En volant de ces ailes qu'elle lui avait porté généreusement, en courant ou en nageant à bout de cœur et de marées. Si elle savait, il ne pouvait pas douter, n'en avait pas le droit. Le sourire qui accompagna son savoir en finit de le désarmer. Une seconde, il douta de nouveau. Non plus de leur Ailleurs, mais de ce petit quelque chose en plus qu'il ne pensait jamais avoir vu auparavant sur les traits de sa rouquine... sa ? Depuis quand souriait-elle aussi tendrement, aussi... sincèrement ? Depuis toujours ? Il n'en était pas sûr. Était-il le seul à recevoir ce châtiment ? Car châtiment, le mot était sélectionné avec doigté. Comment était-il supposé ignorer quoi que ce soit, maintenant ? Bravo, mademoiselle Desnuits, vous m'avez perdu de nouveau...

Alors ils iraient se perdre ensemble. C'était décidé. Main dans la main, ou presque, deux âmes connectées. Quelque chose s'était créé, là-haut, quelque part. Une vérité pure et inestimable qu'il couvait sans même le savoir d'adoration. Ils étaient liés. D'une façon que l'astrophysicien ne saurait jamais expliquer. Ils étaient liés. Pour toujours et à jamais. Toutes les formules de l'univers n'y trouveraient aucune fin. Pour une fois, l'inexplicable, l'impossible, l'impalpable. Ce tout. Ce trop. Ce nous. N'avait pas besoin d'être calculé pour être apprécié. Pour être vécu, il suffisait de se laisser aller à la valse Desnuits. Alastar, enfin, y cédait.

Huis clos qui n'en demeura pas longtemps un. Tornade Cassiopée avait décidé de se déchainer au rythme de la radio. Quelques heureuses et si courtes minutes d'incroyable Soleil en sa compagnie. À la voir s'échapper de joie mélodieuse intense, Alastar, concentré sur la route, sourit. Simplement. Au souvenir pas si lointain d'un mirage du passé... ou peut-être l'était-il, sa mémoire défectueuse de cocaïne lui jouait des tours. Souvenir d'un moment qui, en ces temps, n'avait pas tant d'importance, pas tant d'éclat. Fade, il voulait s’enivrer de mort, jusqu'à lui ressembler. Indifférent, il l'avait ignoré jusqu'à la laisser sombrer avec lui. Chose qu'elle n'avait pas faite. Plus intelligente qu'il voulait bien lui accorder à l'époque. Bien plus amoureuse de la vie que quiconque ayant croisé sa route jusque-ici. Peut-être même plus que Melody ?

Il la guida jusqu'à leur havre de paix. Le sien qu'il lui partageait volontiers. Car, en effet, il savait et pouvait leur offrir un Ailleurs. L'espace d'un brunch en tête à tête avec... Que représentait Cassiopée Desnuits, déjà ? Qu'étaient-ils l'un pour l'autre ? Des... amis ? Des connaissances ? Un ancien patient et son ancienne compagnon de sobriété... Non, définitivement, il ne voulait pas donner de mot à leur relation. Pas maintenant. Jamais.

Au vu de l'énième sourire qu'elle lui présenta dans le plus grand bonheur, Alastar avait visé juste avec cette invitation à l'inconnu. Tant mieux, il s'en serait voulu d'avoir échoué là où son seul espoir brillait. L'improvisation made in Black n'était peut-être pas si douteuse qu'il le croyait. Leur Ailleurs valait bien plus qu'un simple repas partagé en la compagnie de l'Autre. Mais il en faisait partie, en nourrissait les attraits. Pétillante, comme à son habitude, Cassiopée joua... eh bien son propre rôle. Un léger rire s'extirpa des lèvres du britannique alors qu'il prenait place avec l'élégance princière qui lui allait si bien au teint. Lui aussi avait faim, mais il ne répondit verbalement à aucune de ses sollicitation, au début, sachant qu'elle allait sans doute s'envoler dans une tirade enjouée sans qu'il ne puisse la rejoindre. Chose qu'elle ne fit pas, le prenant un peu de court par ce silence qu'il jugea insolent ; comme pour lui asséner d'un petit coup de balais sur la tête, ses torts arrogants. Non, il n'avait pas toujours raison. Non, il ne pouvait pas tout prévoir chez elle. Seigneur qu'il en rêvait pourtant. Elle était si surprenante d'imprévisibilité.

Il voulut en revenir aux sujets qui fâchaient... Voilà de quoi bien entamer un repas de paix. Plus sérieusement, Alastar cherchait à rabattre les cartes justement sur la table. Il se servit tranquillement des œufs brouillés au bacon, à la ciboulette et au saumon, ne prenant pas la peine de proposer quoi que ce soit à la française, sachant qu'elle avait un grand choix sous les yeux et qu'il lui suffisait de se servir comme il le faisait. Elle comprendrait. Pour sa part, il avait opté pour une assiette typiquement anglaise (sans blague, quelle surprise incroyable), et donc pas douée de grande gastronomie, cependant : tous les plats de son amie l'excellentissime Chef étaient d'audacieux mets délicieux. Celui-ci le serait donc aussi, sans prétention aucune, Alastar était un homme avare de compliments.

— Vous savez, au sujet de mes messages sur Skype, je...

Les yeux encore fixés sur ce qu'il était en train d'entreprendre, il s'arrêta un instant pour venir se concentrer sur le visage de la jeune femme. Gêné, oui, l'idée d'en rediscuter ne le mettait clairement pas à l'aise... et pourtant il était celui qui mettait le sujet sur le tapis. Quel génie.

— J'ignore si je dois m'excuser de vous avoir importuné de la sorte. Je n'en ai, étrangement, pas l'once d'une envie, pour être honnête avec vous. Pour moi, cela s'explique assez simplement. Vous étiez une grande partie de ma vie, vous me manquiez, alors... Voilà, c'est très clair, n'est-ce pas ? finit-il dans un rire et un haussement de sourcils désabusé... de lui même.

— Disons que notre histoire à tous les deux à une forte tendance à nous guider à des Adieux, des Au revoir et des À Jamais. Et moi j'ai beau tout essayer, faire toute les analyses possibles et imaginables dans ma tête, et aussi brillant que je puisse l'être : je suis incapable de les entendre. Dites, il faudra m'apprendre à vous laisser vous en aller, un jour, parce qu'à chaque fois que vous me quittez, j'ai une petite étoile arrogante et naïve qui vient me chanter que vous reviendrez bientôt.

Un sourire mi-triste mi-rieur à imaginer une scène avec une Cassiopée Desnuits lui expliquant avec bienveillance, comme l'on s'adresserait à un enfant que l'on va abandonner, que ce n'est pas de sa faute mais qu'elle doit s'en aller.

— Enfin, qu'importe, vous êtes là, maintenant.

En ma compagnie. Mais pour combien de temps... ?

Finalement, l'anglais reprit les rênes de la discussion, s'attardant avant cela, un petit moment, peut-être trop longtemps, sur le visage resplendissant de sérénité doublé d'une tendresse infiniment élégante de la rousse. Avait-elle toujours été aussi majestueuse et sincèrement belle, ou était-ce nouveau, ça aussi ? La question interne lui paraissait si idiote que vilaine. Pourtant, il était évident qu'il remarquait bien des choses aujourd'hui, qu'il voyait ce qu'il n'avait jamais vu chez elle... Et qu'il appréciait toutes ces nouveautés, comme elle les lui présentaient : avec simplicité. Probablement y avait-il une raison derrière tous ces changements étonnants. Probablement cette raison résidait en le fait qu'elle vivait loin de lui, maintenant. Qu'elle respirait. Qu'elle vivait.

— Je ne l'ai pas relevé car cela me paraissait être une évidence, mais vous êtes particulièrement rayonnante. Vous avez l'air heureuse... Cassiopée... Je peux t'appeler Cassiopée ? demanda-t-il enfin, faussement innocent. Espièglerie au coin de l’œil.

Après tout ce qu'ils avaient vécu, ils étaient passés de rares fois au tutoiement lorsque les choses n'allaient pas, aux prénoms lorsque... les choses n'allaient pas non plus. Peut-être que, pour une fois, les choses pouvaient aller tranquillement, sans se soucier si, oui ou non, l'utilisation des dits prénoms entraineraient un conflit. Ils n'étaient plus liés par le travail de l'un et la dépression autodestructrice de l'autre. Ils étaient toujours liés. Étroitement. Férocement. Astralement, même, oserait-il dire. Mais par d'autres choses, qui allaient, et qui étaient bien moins concrètes.

— Alors, tu me racontes ? Tout. N’importe quoi. Ce que tu veux.

Trop à l'aise dans son engouement pour que ce ne soit pas naturel, il ne douta pas un seul instant qu'elle puisse ne serait-ce que refuser de passer à telle familiarité. Pour lui, elle avait accepté. Tant pis si ce n'était pas le cas réellement. Si elle partait après tout ça, encore, qu'elle l'abandonnait une nouvelle fois, il pourra au moins se vanter (face à lui même en se regardant dans le miroir, triste vie) de l'avoir eu comme amie, proche de lui, l'espace d'un diner. D'une rencontre entre deux âmes bercées de rêves.
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Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Empty

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Tumblr10
Cassiopée
Desnuits

Présentation∞Alastar Chap.1&2∞Chap.3&4
SiobhanSiobhan 2
J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

Le Prince Charmant n'existe pas...Mais elle n'arrêtera jamais de s'échapper. Elle s'envole et s'envolera toujours. C'est à sa portée déraisonnable, à sa portée folle et insolente. Elle y croit et ira jusqu'au bout, peu importe combien ce sera difficile. Elle vit ce qu'elle est et saignera pour cela. Personne ne lui volera ses rêves. Personne ne lui abîmera.

Can't Help Falling In Love
Agnes Obel-Fuel To Fire
G.Aplin-The Power of Love

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Rd8m

La tête dans les nuages, les pieds sur terre, les étoiles dans les yeux...Ubiquité de l'esprit, le corps en suspension. Elle visait la Lune, se poudrait de soleil et cueillait la Voie Lactée.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Jared-10

Elle rêvait éveillée et parmi les flocons d'étoiles, attrapait des échappées d'éternité.


Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Rmv7

Vole, vole Cassiopée! Ne demande pas ton chemin, tu pourrais ne pas te perdre.

Chap.3 et 4 - "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici, loin d'eux. Vois se pencher les défuntes années, entends la douce nuit qui marche."C.Baudelaire ✯✯ Dreamcatcher ✯✯ - Page 3 Fexw

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Carpathian Spirit-Y.Molochnyk


L'âme emportée, de celle qui n'était et n'est pas de ce monde.

Cassiopée s'envole, plane, vole et vole, plane et s'envole Cassiopée. En ce sens ou dans l'autre.
-Mais de quel sens parlez-vous ?
-Il n'y a pas de sens. C' EST.

Une alchimie sans alpha ni oméga, en mystère et en réalité. Un face à face insaisissable et impénétrable : elle avec elle. Aux bords de la Vie, aux abords de la Mort. Ici ? Là-bas. Maintenant ? Peut-être. Demain ? Qui vivra verra ou pas.
Mais sans le savoir jamais, IL y palpitait bien avant ELLE. Sans bruit, à fleur d'âme. Tout près, à fleur de cœur. Les parfums d'une rencontre inatteignable. L'Inconcevable s'inclinait sur sa progéniture et l'embrassait tendrement.
Un doux baiser d'abnégation mais sans s'oublier. L'immortelle victoire de la passion au bénéfice de l'Amour.
Ces nuits embrasées sans flamme où elle se couchait contre les flancs de ses songes, le Prince Charmant s'abreuvait alors à l'inclémence d'une douleur impudente. Sommeiller sans cesse pour ne jamais s'évader d'en haut. ELLE avançait ainsi dans l'existence, déviant les ombres, se jouant des tempêtes à sa façon, comme elle pouvait, comme elle rêvait :

Aveugle pour mieux jouir de la Lumière
Sourde afin de se laisser bercer par les chants des fées
Muette à savourer les nectars de l'Absolu


***
Intermède d'un présent.

Elle s'était laissée emportée par l'émotion. Une fois de plus il était trop tard : Alastar avait entendu, Alastar avait entraperçu. Un bout d'une précieuse  intimité. Sa folie douce. Cette intuition  d'appartenir à un autre monde. Ici mais ailleurs. Maintenant mais pas tout à fait. Cette fascination d'attirance qu'elle ne maîtrisait pas.

Quelque chose avait déjà été. Avant la Terre et le Ciel. Avant l'éclipse des jours et le lever des nuits. Avant le Soleil et les étoiles.

La pirouette enjouée, ce fut la honte qui l'envahit soudain. Quelle mouche l'avait piquée? Heureusement, sa gaieté la rassura un peu et la rouquine s'assit sans cérémonie, bénissant le répit de la commande.

-Une pastilla de fruits de mer avec un caviar d'aubergines s'il vous plaît, et un Château Margot. Je craque pour les vins de Bordeaux ! Et vous* ? Qu'aimez-vous de la France* ?

Dire qu'elle avait vécu avec cet homme pendant presque une année et qu'elle ne connaissait rien de ce qu'il aimait ! Elle n'avait pas oublié qu'il comprenait un peu le français, ce détail révélé sur le tard de leur cohabitation. Aujourd'hui, c'était bon de lui partager quelques mots de sa langue maternelle. Une complicité supplémentaire...

Skype ?! Un instant, la fourchette flotta dans l'air. Interdite, Cassiopée eut une seconde d'arrêt, ses grands yeux fixés sur son hôte. D'emblée, un tel sujet...Elle déglutit, mal à l'aise, sans se douter qu'ils étaient deux à éprouver une gêne similaire mais pour des raisons différentes. Des images s'imposèrent à son esprit. Submergée par le souvenir de ce moment-là, elle se concentra sur son assiette.
« Très clair ? Non, pas du tout ». Ses pensées mêlées à des sentiments multicolores la rendirent silencieuse. Elle ne comprenait pas. Ne le comprenait pas. L'effet de surprise passa. Alors, aussi audacieuse qu'elle pouvait être, elle prit le risque de paraître indiscrète. Elle voulait absolument comprendre.
La voix claire s'affirma, presque autoritaire à appuyer les syllabes.
-Vous ne m'avez pas importunée.
Au pied du vide. S'y jeter, en Vérité ? Quel voyage...
-J'étais...Je suis partie en Inde pendant trois semaines, seule. J'ai tout envoyé balader, pas de contact même avec ma famille, pas de téléphone.
La pilule était mal passée auprès de son père mais ça lui avait fait un bien fou.
-C'était un ou deux jours avant mon retour. J'étais assise sur les marches d'un hôtel planté un peu en altitude. En face, on ne voyait qu'une mer de verdure, vallonnée. On entendait des oiseaux, il y avait un peu de vent. C'était la fin de mon séjour. Alors, j'ai rouvert mon téléphone.
Tout était là, scellé en elle.
-Je...J'étais extrêmement surprise comme vous pouvez vous en douter mais vous ne pouvez pas savoir la joie que j'ai ressentie. Je n'ai pas les mots pour la dire.
Elle lui sourit, souriant avant tout à cette joie somptueuse qui coulait encore en elle.
-Une grande partie, non, juste quelques mois. Pourquoi je vous manquais ?
Ce fut demandé avec tant de simplicité, presque humblement. Mais plus rien ne paraissait compliqué avec l'anglais. Cassiopée se révélait telle qu'elle pouvait être, sans filtre, brute. Et il avait raison, la redondance des adieux et tutti quanti semblaient les poursuivre malgré eux.
De nouveau, cela la fit sourire.
Elle lui proposa un verre de vin puis se servit, le leva à son intention avant d'en savourer une bonne gorgée, un temps avant de lui répondre. Elle avait besoin de lui répondre.
-Je ne vous apprendrai rien, et surtout pas cela ! Débrouillez-vous, c'est vous le savant !
Et de pouffer puis de continuer, sincère, pensive.
-J'avoue que c'est étrange...comme...comme une sorte de trio...Un trio puissant et doux à la fois. D'un côté le cœur qui emporte, de l'autre la raison qui dit de passer son chemin, de s'en aller et puis il y a l'intuition qui brise, qui éclate tout. C'est difficile à expliquer. Il n'y a pas de logique, comme la pluie qui tombe en plein soleil. Le ciel pleure et rit à la fois. Mais c'est joli au final car ça permet de créer un arc en ciel.
-...Vivre en arc en ciel, murmura t-elle pour elle-même.
-...Ou bien... Comme une feuille au vent. On pourrait croire qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut mais en fait, c'est tout le contraire, elle sait très bien ce qu'elle veut : se laisser aller au vent. C'est un autre chemin guidé par l'invisible. Le vent, c'est fascinant vous ne trouvez pas ? On le sent, il est là, mais on ne le voit pas, il ne pèse rien et grâce à lui, on peut voler ! Peut-être nous...-se reprit, embarrassée de  ce « nous » échappé-... je...je ne suis que cette feuille qui...que le vent ramène sans cesse vers vous...
Bafouillant, elle se perdait pour mieux le retrouver. Se mordit la lèvre, se confiant malgré tout avec pudeur et délicatesse. Ils se savaient. C'était ainsi, ni plus ni moins. Un équilibre qui se suffisait à lui même. Apaisant. Rassurant. Envoûtant.
« Vous aussi, vous êtes là ». Ô grâce d'un instant parfait.

Regards enlacés, prunelles étreintes.
Vibration quantique.
Le Temps ralentit.
Un cœur qui bat, ça ne fait pas de bruit.


Cassiopée repoussa son assiette vide, le ventre plein.
-Euh...oui bien sûr.
Au tutoiement neuf et dépollué, inattendu, elle chassa un mauvais souvenir. Tout passe et trépasse...Aima sa simplicité.

Et tangue le chaos.
Elle ne s'y attendait pas, ô Seigneur, comme elle ne s'y attendait pas! Ça tintinnabula partout dans sa tête. Touchée. Troublée. Il y avait ceux qui posaient ce genre de questions et ceux qui ne les posaient pas.
Alastar Black. L'étoile nimbée d'intensité. Celui qui lui offrait une aura de communion.

-N'importe quoi ? Je doute que vous...que tu apprécies.

L'air provocateur, elle lui sourit franchement. Encore.
Un fragment du Temps se ralentit. Encore. La mélodie d'une symphonie soyeuse se répétait. Elle chercha à lui dire...Mais grands dieux, quoi donc ?! Quelque chose d'anodin ? Quelque chose d'essentiel ?
-Je pense que... tu mérites que je te raconte...Je suis maladroite, je m'en excuse mais ce qui me vient à l'esprit sans réfléchir c'est... Je...Je vais essayer de...
Elle se tut. Pourquoi lui divulguer tout ça ? Pourquoi pas ?

Alors, ses ailes se déployèrent, lentes et majestueuses. Les plumes frémirent aux alizés tendres. L'humaine se laissa exalter par l'insaisissable d'Alastar.
-Je me rends compte que...Ses yeux se baladèrent ailleurs puis s'attachèrent aux siens. « Si bleus, à s'y noyer avec délices.»Je suis totalement démunie mais quelque chose en toi m'attire, comme un papillon vers la lumière. Je parlais du vent tout à l'heure... Au-delà de tout, il y avait ce... souffle en toi, je le sentais, c'était plus fort que moi, je ne maîtrisais pas. C'est comme si j'avais perçu...le...le vent de ton âme, tu comprends ? Les oiseaux parviennent bien à voler sans aucune brise alors pourquoi pas nous ? Et ce n'est pas parce que l'on ne sent rien qu'il n'y a rien. Je veux dire...Enfin, ce que tu es, le fait par exemple que tu demandes simplement que je te raconte quelque chose, c'est rare... Ça révèle une capacité d'écoute, une générosité peu communes et ne me contredis pas s'il te plaît, je le ressens ainsi et c'est... bizarre car cela me donne l'impression que les pôles s'inversent. Je passe mes journées à interroger, à creuser, à trifouiller dans les cœurs et les mémoires des gens mais avec toi, ça ne marche pas. Et le pompom c'est toi qui m'interroges ! Mais c'est... élégant, accueillant, je me sens moins...solitaire, tu vois ?

Le serveur venait prendre la commande des desserts. Elle choisit un sorbet au sésame.

-C'était vraiment délicieux, je me suis régalée. Remerciez la chef de ma part.

Un battement d'ailes. Reprendre l'odyssée...

-Quelque chose en toi également incarne mes secrets les plus... secrets jamais partagés. Non seulement ça les a réveillés mais j'ai l'impression de les vivre avec toi, du moins les effleurer.  C'est comme si... tu...tu avais ouvert une porte et une voix me susurre que je pourrais le vivre... avec toi.  Un blanc-seing qui me permet de découvrir des horizons que je n'imaginais jamais éprouver...

Un sourire d'ange. Un autre battement.

-... et à partir du moment où on goûte à ça,  on a qu'une envie, c'est d'y retourner. Et puis j'ai cette conviction,  je pense que...tu es...comment dire...quelqu'un  qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans sa vie . Oh tu sais, j'ai conscience que je dois te paraître space, instable avec mes allers et venues mais c'est un emmêlement de...ressentis, de spontanéités qui ne sont pas simples à gérer. A vrai dire,  je n'ai pas envie de gérer et je ne gère rien du tout. Et puis, je...j'avais besoin d'être rassurée.

Une poussière d'étoiles s'affleura au cœur doux qui chuchotait...

-Je...je suis attachée à toi Alastar, je n'y peux rien, soupira t-elle, docile. Sans doute parce que tu es une énigme et que je refuse de m'avouer vaincue. Que je suis un peu curieuse également; j'aimerais te connaître, simplement.

Aérienne, insaisissable, elle se posa enfin.

Les mots s'invitaient, fluides, épurés, dévoilés.
-Une dernière chose. J'ai ce sentiment que je ne suis pas d'ici. J'attends ce moment où je pourrais enfin me rejoindre, quelque part, à ma place. Toi, tu...Vivre en exil mais ne plus être seule...Il y a longtemps, j'ai rêvé que nous étions ensemble au bord d'un canyon. On pouvait voler, on avait des ailes dans le dos mais il fallait se lancer dans le vide. J'avais peur de m'élancer. Toi, tu l'as fait sans problème, tu as volé au dessus du canyon. Tu riais. Ensuite, tu m'as encouragée à sauter. Je me souviens avoir eu vraiment du mal , mais j'ai fini par le faire et je t'ai rejoint. Je sentais les courants, tu étais à ma droite, c'était des sensations puissantes, réelles, tu comprends ? Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça. Aucun intérêt. Mais sache que je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu...
Elle s'interrompit d'un geste désinvolte, soupirant, souriante.
-J'ai trop parlé, tant pis, demain est un autre jour.
La bouche sèche, avala un verre d'eau.
-A ton tour Alastar. Ce que tu veux...Ce rêve dont tu m'avais parlé ?

Cassiopée volait, oh comme elle volait.

Wings-T. Bergersen

*En français
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