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 "La Terre s'use, l'amitié des âmes, jamais." J-M Wyl ꧁Seolanne ꧂

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Le contexte du RP
Mise en situation
La situation
Siobbhan O'Sullivan est restée à Los Angeles, tandis que Cassiopée Desnuits est retournée à Paris, le contrat qui la liait à Alastar Black étant terminé. Elle profite d'une conférence internationale de psychologie dans la ville des anges pour revoir son amie chère.
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"La Terre s'use, l'amitié des âmes, jamais." J-M Wyl ꧁Seolanne ꧂ Tumblr10
Cassiopée
Desnuits

J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France, mais j'ai accepté un poste de compagnon de sobriété à Los Angeles. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

En quête du Prince Charmant, parce qu'elle veut vivre ses rêves et non rêver sa vie, parce qu'elle aime se perdre dans les méandres de l'Infini, parce qu'elle a soif d'Absolu, parce qu'elle pêche les étoiles au bord de la Lune, parce qu'elle le trouvera...Tôt ou tard. Peu importe ce que ça lui coûtera.
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Kat Von D-Vanish
Sigur Ros-Valtari
Svrcina-Astronomical

Les ailes déployées, elle se coula dans le courant ascendant, là-bas, si haut, si loin...D'une infinie délicatesse, elle emprisonna les grains d'argent entre ses doigts puis se laissa aspirer par le vent. Elle vola toute la nuit, inlassable, et d'un battement d'ailes, se posa enfin, sans bruit.Ouvrant lentement le creux de ses mains, elle souffla avec légèreté, les yeux mi-clos, un sourire d'ange aux lèvres.
La poussière d'étoiles effleura alors l'air doux qui chuchotait et s'en fut, aérienne, invisible, se déposer sur son cœur.


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Encore un...

Les Obscures flottaient dans l'air épais, suspendues à l'absolu d'un silence mortuaire. Elles s'avançaient vers elle : c'était la Fin.

Lui, dormait sur le côté, aveugle et sourd, innocent de l'échéance.
-Attendez...s'il vous plaît...Laissez-moi lui dire au-revoir, supplia-t-elle.
Mais elles étaient incapables d'une quelconque sensiblerie. L'heure était venue, il n'y avait rien à empêcher, rien à retarder.
-Je vous en supplie...
Le besoin viscéral d'une ultime tendresse... Exhaler en un dernier enlacement toute l'intensité de son sentiment.
Les Ombres s'approchèrent, tout près.
Le cœur en charpie à le quitter, la terrifique angoisse la fit se révolter :
-Nooonnn !
Elle hurla et son cri la réveilla violemment.

Depuis quelques temps, Cassiopée ne rêvait plus. Le Prince Charmant s'en était allé, laissant la place à Alastar qui régnait au centre de ses cauchemars.

***
-Et merde !
Elle farfouillait dans son sac, en vain, ayant une nouvelle fois oublié cette foutue liste de courses, écrite avec application pourtant. Mais comme souvent, la tête ailleurs, elle oubliait. Dieu, qu'elle oubliait depuis un certain temps ! Le caddy au bout des doigts, elle devait improviser, espérant lamentablement se souvenir du plus important.
Les yeux rivés sur le rayon, elle cherchait...Que cherchait-elle déjà? « Nan, pas ça..., où est-il ce machin... ? » Les produits défilaient.« Aligot...nan...» Et Paf !
Aligot...Alastar. Les syllabes s'imposèrent en lettres de feu. Des images apparurent brusquement. Quelle chienlit! Il lui faudrait plusieurs minutes avant de se libérer des pensées collantes. Bordel de merde ! Elle détestait l'idée d'un quelconque « traumatisme » qui embrouillait sa mémoire affective. Mais ces flashs récurrents qui la percutaient à tout moment, sans qu'elle ne puisse rien y faire, commençaient  à lui peser sérieusement. Et cette sensation de vide, douloureuse, qui l'étreignait immanquablement dans la foulée. Insupportable. Toute cette histoire l'avait marquée bien plus qu'elle ne voulait l'admettre. Elle s'en rendait compte mais se refusait à l'accepter pleinement. Une bonne professionnelle savait faire la part des choses, parfaitement. Mais le hic s'avérait plus difficile à éradiquer qu'il n'y paraissait. En dépit de ses efforts, elle ne parvenait pas à oublier. A L'oublier.
Elle y pensait souvent. Trop souvent...

***
-Génial ma Sio ! Tu as de quoi noter ? C'est le vol AF66, il atterrit à midi et demi. On se retrouve au kiss-and-ride vers une heure moins dix ? Pas la peine d'aller au parking, je n'ai qu'un bagage à main et …
La joie. Le bonheur pur et intense de la revoir qui vrillait les tripes. Une belle rencontre, douce, intègre.

Et cet après-midi de printemps où Siobhan s'était confiée, dévoilant  les meurtrissures d'un univers sombre et violent.  « Si tu savais comme ça m'a fait mal... ». Une compassion qu'elle avait murée dans le silence.
La Mort lui avait appris qu'il n'y avait aucun bénéfice à charger l'Autre de ses chagrins trop grands, si ce n'était en rajouter une couche. Alors, à quoi bon déverser au grand jour la vallée des larmes ? Cassiopée s'était construite avec cette solitude-là, celle des héros mutiques et invisibles. Une machinerie d'instinct de sauvetage qui avait parfaitement fonctionné. Son père l'avait aidée certes, mais l'essentiel de sa survie, au fond, c'était elle et elle seule qui se l'était donné. Le Rêve...les songes...L'imagination galopante et enivrante...qui décollaient de la réalité. Une manière comme une autre de s'envoyer les neurones en l'air sans se détruire la santé. Peu importait la kyrielle d'épreuves qui pouvaient lui pleuvoir dessus, elle finissait toujours par ouvrir des « paramerdes » : ses paradis oniriques dans lesquels elle s'immergeait, ses mondes qui eux, ne mouraient pas, éternels, invincibles, sublimement heureux, perchés tout là-haut dans ses nids d'aigle intérieurs où nul ne pouvait pénétrer.

Et Siobhan lui avait donné sa confiance pleine et entière, en dépit de profondes blessures qui l'avaient rendue très méfiante envers l'humain. Cassiopée en mesurait la valeur, infiniment touchée. Deux âmes qui se comprenaient sans se parler. Elles s'étaient revues plusieurs fois, puis l'irlandaise avait envoyé quelques messages laconiques n'appelant aucune réponse, juste à être reçus, bruts et courageux de sincérité. Cette distance et ce silence dont elle avait eu besoin,  la française les avait respectés à la lettre, sans rien demander. Et bien au-delà de ces respirations aléatoires, leur complicité n'avait fait que croître.

Que dire du mystère de ces amitiés-là, sublimes, presqu'irréelles tant elles sont profondes et intenses ? Rien, elles n'appelaient qu'à être vécues.

***

Juillet 2019-Quelques semaines après la visite d'Alastar Black-

Et Cassiopée la joyeuse, aux apparences insouciantes et légères, se liait facilement, pouvant paraître écervelée, inconstante. En réalité, elle faisait partie de la race des gens secrets, de ceux que l'on croit connaître. Seuls, quelques intimes ne s'y trompaient pas. Et Sio en faisait partie. Sans jamais l'avoir exprimé de vive voix, l'une et l'autre savaient. La française l'avait  très vite compris : elles avaient su d'emblée, qu'elles pouvaient se faire confiance.
Certains sentiments, mystérieux dans leur essence, n'ont guère besoin de temps pour s'épanouir. Le feeling et davantage encore les avaient ainsi scellées dans une amitié imputrescible.
Revoir Siobhan à L.A, où une conférence internationale de psychologie servait de prétexte, allait lui faire du bien. Elle ne savait pas si elle réussirait à lui confier cette chose qui la hantait. Se dévoiler, c'était facile, mais dans l'autre sens. C'était les autres qui se mettaient à table, certainement  pas elle. Elle ne racontait son boulot que rarement, par petites touches, rien de bien détaillé, légitimée par le secret professionnel. Hésitante, ses réflexions se murent entre des contradictions insolubles et un orgueil mal placé. En parler ou ne pas en parler ? Sa conclusion fut sans appel : il y avait pire dans la vie. Elle finit donc par décider de mettre tout ça de côté et décida d'enterrer l'affaire. En bref, pas la peine de polluer leurs discussions avec ses états d'âme. Ça finira bien par passer et trépasser ces trucs.

Les retrouvailles furent à la hauteur de leur affection mutuelle. Les deux compères passèrent l'après-midi à crapahuter dans les rues, s'arrêtant une ou deux fois dans des pubs pour se pauser un peu. Sio semblait apaisée, bien moins torturée qu'à leur dernière entrevue. Cassiopée s'en réjouit sincèrement. Elles bavardèrent telles deux pies en goguette, intarissables sur plein de choses, sauf, bien entendu, sur l'essentiel. La rouquine attendait le bon moment, sûre de son fait. C'était elle qui avait le don de provoquer les confidences ; elle qui était rodée à écouter ; elle qui cherchait à creuser.

Ben voyons, te crois-tu si maline à tous les duper Cassiopée ? N'es-tu pas en train de flancher au seuil d'une réalité bien plus extraordinaire que tous tes rêves réunis ?

Elles finirent par rentrer, affamées et épuisées, rigolardes comme deux étudiantes. Un peu plus tard, à la nuit tombée, affalée dans le canapé, repue, Cassiopée, évidemment, ne put s'empêcher d'enclencher les festivités.
-Alors, comme ça ma Sio, tu as les clefs de l'appart de ce fameux Neil ? Mmh mmh, et comment est-il ce bel homme ? Raconte !

Un verre de vin à la main, l'air mutin, elle se trouvait à dix mille lieux d'imaginer ce qui allait lui tomber sur la gueule et...sur le cœur.
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Don't love. It's a trap!
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Informations supplémentaires ici.


Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR
Dire que Siobhan a épuisé la patience de Neil à force de lui parler de la visite de Cassiopée est une manière très charitable d’exposer la situation. Il a d’abord fallut le convaincre que d’avoir une invitée sur un week-end, au milieu du sac de nœud dans lequel ils évoluent, n’était pas une idée complètement stupide. D’accord. Il avait deux trois bons arguments que la rousse a balayé d’un revers de la main et un flot de paroles volubiles. Elle est presque certaine qu’il n’a fini par céder que dans l’espoir qu’elle cesse de lui briser le crâne avec le sujet à la moindre occasion. Ça, et la menace pas tout à fait subtilement glissé au creux de son oreille que si il n’acceptait pas avec grâce et courtoisie la visite de son amie française, il y avait de fortes possibilités pour que la rousse retrouve la chambre d’ami qu’elle a délaissé depuis déjà un nombre divertissant de nuits. Après cela, les diverses objections se sont évaporées en fumées.

L’Irlandaise n’est pourtant pas complétement naive sur le caractère périlleux de leur numéro d’équilibriste et des conséquences très concrètes auxquelles ils ne vont pas tarder à être confrontés. De même que la perspective qu’elle puisse mettre en danger Cassiopée de manière involontaire la glace réellement. Mais… mais revoir et retrouver sa sœur de cœur est une mélodie apaisante qui libère son âme d’une manière dont la fantaisiste rousse est la seule capable. C’est probablement une vision égoïste mais Cassiopée est un arc-en ciel dans un ciel aux teintes menaçantes. Et l’envie de présenter l’une à l’autre, qu’elle fasse la connaissance de l’homme qui partage sa vie et son futur n’a rien d’anodin pour Siobhan. Elle retrouve peu à peu la sérénité qui la caractérisait lorsqu’ils étaient ensemble en Irlande. L’amitié tendre et profonde qui la lie a sa jumelle d'âme est un pilier sans faille dans la vie tumultueuse de Siobhan. Il y a trop d’incertitude et de combat à venir pour qu’elle se prive de ces heures de joies pures et de complicités incendiaires.

Il y avait une ombre indéfinissable dans le timbre de Cassie lors de leurs trop rares échanges téléphoniques. Regrettant de ne pas pouvoir la joindre plus régulièrement. Une fatigue qui semblait la tenailler au-delà du sourire qu’elle entendait dans sa voix. De fines failles qu’elle n’a pas souhaiter agrandir en les révélant d’elle-même. Si la Française désire s’en ouvrir, son oreille sera à son écoute. Son cœur l’est déjà. Et si elle souhaite simplement un we loin de tout ce qui peut lui peser, alors elle pourra s’en défaire sans crainte. L’Irlandaise a noté au moins quinze fois les informations du vol, l’heure et le terminal. L’impatience qui la tenaillait était telle qu’elle est partie la chercher à l’aéroport avec bien trop d’avance, de peur d’être en retard. Avant de partir, un coup d’œil dans son miroir. Non par unique vanité mais pour s’assurer que toutes marques qui constellaient son épiderme s’étaient enfin dissipées, pour ne plus laisser que ses taches de rousseurs, infimes étoiles sur sa peau. Il ne reste que son attelle au poignet qu’elle pourra faire disparaitre d’ici peu. Elle a bien meilleure mine que lors de son appel au secours à Cassiopée et s’en réjouit, souhaitant dissiper les inquiétudes muettes auxquelles elle a donné naissance.

Les retrouvailles sont belles, joyeuses, exubérantes. A l’image de ces deux fées égarées dans un monde un peu trop cruel. Dissimulant la tendresse de leur cœur sous des dehors excentrique pour l’une et abrupte pour l’autre. L’Irlandaise entoure d’un bras la taille de son amie alors qu’elle l’entraine en ville pour une virée sans but véritable que celui de parler, d’échanger, de rire de tout et de rien. De boire aussi. Un peu. Ou peut être beaucoup. Et si Siobhan regarde par-dessus son épaule un peu trop souvent, quelle importance. Bien sûr qu’elle est armée. Mais elle sait aussi qu’elles ne sont pas seules. Pas vraiment. Neil est occupé avec les détails de retour imminent en Irlande cependant il y a un point sur lequel il a refusé toutes concessions. Qu’elles profitent l’une de l’autre, oui. Sans protection ? Impensable. Sans les voir, la sylphide sait que des regards veillent sur elles. Et dans le coin des lèvres amusées de Cassiopée, des ombres fugaces. Les prunelles attentives de Siobhan ne peuvent que les noter. Pas une remarque ou une exigence. Mais un tourbillon un peu fou de distractions diverses. Spectacles de rue, ballade les pieds dans l’eau.

Soyons honnêtes, les multiples talents de la jeune femme ne s’étendent pas vraiment à la cuisine. Plutôt que de tenter une expérience culinaire désastreuse c’est avec divers plats à emporter qu’elles se substantent. Par contre, ouvrir une bonne bouteille achetée pour l’occasion, ça, c’est dans ses cordes. Elle s’est installée à ses côtés, une jambe repliée sous elle, un paquet de cigarette non loin d’elle, bien que Siobhan n’ait pas le désir d’en allumer une maintenant. Le pinot noir la comble parfaitement. Un demi sourire à sa remarque.

-ça va faire un petit mois qu’on habite ensemble. Les premiers jours de cohabitation ont été un peu… rudes. -Ho le mignon petit euphémisme. – Maintenant, c’est un peu plus facile. Il est la pièce manquante de mon puzzle. Une fois que j’ai accepté ça, on a pu commencer à se reconstruire.  Tu feras sa connaissance demain matin ou ce soir, selon l’heure à laquelle il rentre et celle où on se couche. Quoique…- une gorgée de vin et un petit soupir presque indécent -Je sens bien la nuit blanche, sauf si tu es trop jetlag ?

Hooo cette question piège. Il est comment ? Elle se penche pour resservir le verre presque vide de Cassiopée. -Il est chiant. -Ses prunelles miels pétillent de malice- Il est irascible, à mauvais caractère, affreusement autoritaire et son arrogance crève le plafond. Il est aussi plein d’humour, solide, passionné et tendre. -Une petite pause alors qu’elle saisit une cigarette et son briquet, jouant quelques secondes avec avant d’ajouter avec un clin d’œil. – Il est encore plus sexy à quarante ans qu’à trente, a un corps à se damner et sait parfaitement comment s’en servir. Et surtout. -Un instant de sérieux à peine appuyé, pourtant, c’est peut être l’élément fondamental pour Siobhan. La pierre de voute de ce couple qui se reforme- Il n’y a plus de secrets entre nous.

Elle pose une main légère sur la cuisse de Cassiopée, comme pour être certaine de sa présence. Elle porte encore un de ses parfums français aux fragrances incroyables et cela lui va parfaitement. -Et toi ma douce ? Ce retour en France ? Tu es heureuse de retrouver Paris, ca correspond à ce que tu espérais ? Quand tu m as dit que tu retournais en Europe, j’ai été un peu surprise. Je ne savais pas que tu avais déjà finit ta mission auprès de… *elle se tait cherchant dans sa mémoire les termes que Cassiopée avait utilisé* ton anglais en papillote., Vous vivez toujours ensemble ?  -La jolie rousse n’avait jamais trop détaillé ce qu’elle faisait exactement aux cotés de cet homme là, mais il restait toujours en filigrane, en arrière plan. Siobhan songeait aux restrictions du secret professionnel. Mais il est possible qu’il y ait plus.

Elle prend la main de Cassiopée et l’aide à se relever. L’entraine vers la terrasse qui surplombe le centre-ville de Los Angeles. La vue à la nuit tombante est absolument précieuse et c’est sans la moindre hésitation l’endroit préféré de Siobhan dans l’appartement. Permettant ainsi à son amie d’avoir quelques secondes pour elle sans se sentir oppresser par les questions posées. Lui laissant le choix total de répondre ou pas. -J’adore cette vue. Elle va me manquer en Irlande. Mais on pourra se voir plus souvent si on est toutes les deux en Europe !


Because of you
Go deo i mo chroi, Go deo i mo intinn. Toujours dans mon coeur, toujours dans mon esprit .•°¤ Mags.
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J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France, mais j'ai accepté un poste de compagnon de sobriété à Los Angeles. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

En quête du Prince Charmant, parce qu'elle veut vivre ses rêves et non rêver sa vie, parce qu'elle aime se perdre dans les méandres de l'Infini, parce qu'elle a soif d'Absolu, parce qu'elle pêche les étoiles au bord de la Lune, parce qu'elle le trouvera...Tôt ou tard. Peu importe ce que ça lui coûtera.
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Les ailes déployées, elle se coula dans le courant ascendant, là-bas, si haut, si loin...D'une infinie délicatesse, elle emprisonna les grains d'argent entre ses doigts puis se laissa aspirer par le vent. Elle vola toute la nuit, inlassable, et d'un battement d'ailes, se posa enfin, sans bruit.Ouvrant lentement le creux de ses mains, elle souffla avec légèreté, les yeux mi-clos, un sourire d'ange aux lèvres.
La poussière d'étoiles effleura alors l'air doux qui chuchotait et s'en fut, aérienne, invisible, se déposer sur son cœur.


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« Douce Sio, si tu savais comme c'est apaisant de te revoir, comme c'est bon de se laisser aller à ne rien penser, à juste profiter de toi et de ta présence aimante. »

Une merveilleuse sensation s'amplifiait dans les tripes de la française. Elle aurait du venir bien plus tôt afin de se bronzer l'âme aux rayons bienfaisants de leur amitié. L'énigme d'un lien indéfectible. Les deux jeunes femmes se percevaient sans mot, savaient se lire d'un simple toucher du regard. Et Cassiopée sentait bien que tout n'était pas résolu pour Siobhan. Elle semblait inquiète par moments, portait cette attelle au poignet qu'elle n'interrogea pas. Il n'y avait rien de grave, la flamboyante irlandaise s'était peut-être encore battue ? Elle se confierait peut-être, ou pas. Ça lui appartenait et elle préféra taire ses interrogations. La distance dilatait des pudeurs qui avaient besoin de temps pour s'effaner. Elles avaient encore de longues années devant elles pour s'apprendre. Et puis, quelque part, bien qu'elle refusait de se l'avouer, elle redoutait un peu sa perspicacité féroce. Ni l'une ni l'autre n'étaient dupes de l'écran de fumée plus ou moins épais qu'elles soufflaient savamment entre leurs territoires intimes et le monde. C'était une des choses qu'elles avaient immédiatement détectées et identifiées. Et le respect mutuel qu'elles se vouaient s'y aventurait sans tambour ni trompette mais avec authenticité. Aucun faux-semblant ne déformait leur relation. Être soi et vivre cette affection pure et « dure », légère et profonde à la fois, se révélaient simplement dans une passion réciproque.

« Je sais que tu sais. Je sais que tu as déjà capté ce que je ne dis pas. Je sais que tu as déjà vu ce que je cache. Je sais que tu entends mes silences ».

Elle répugnait d'instinct à dévoiler ses ombrages. C'était toujours une espèce d'affaire difficile à traiter. Mais Siobhan était Siobhan : une sœur d'âme qui méritait la vérité.

-Ah oui ? Il peut passer ce soir ? Hum, je n'avais pas compris ça au téléphone...Nope, t'inquiètes, et si je suis foudroyée par le sommeil bah, le canapé sera très bien.

Un peu indécise, elle attendait le bon moment pour se confier quoique... y en aurait-il eu un au final ?... La perspective de la venue de cet homme précipitait un peu les choses.
Tout sourire, sirotant le très bon vin que l'amie chère ressert, elle se réjouissait du sentiment qui transpirait de la rouquine. Le halo de l'amour lui donnait des ailes, ses yeux grésillaient de bonheur. Elle parlait de Neil comme l'on décrivait une œuvre d'art, peignant tout en nuances les contours d'une vie partagée.

- Je vois ! Acquiesça t-elle l'expression malicieuse emplie de sous-entendus. Tout un poème !

Mais les derniers propos furent emprunts d'une gravité qui ne lui échappa guère. Un coup d’œil fervent lancé dans un silence complice fit comprendre à Siobhan qu'elle en avait parfaitement saisi l'implicite. Et les secrets demeureront dans leur antre, elle ne lui demandera rien.
Dans un élan de bonheur, la rouquine, émue, étreignit sa sœurette, murmurante à son oreille :
-Je te souhaite d'être heureuse, simplement.

Tout était dit.

-J'ai retrouvé mes proches et c'était bon, oui. J'ai eu envie de faire quelque chose de complètement différent. Je bosse en hôpital pour coacher des gens condamnés. Ça peut paraître aberrant mais ça m'éclate.
-En papillote ? Répéta-t-elle éclatant de rire.

L'expression était drôle mais la page écrite à l'encre noire d'Alastar s'épanchait encore entre les battements d'un cœur meurtri. Ça lui était si facile pourtant de se siroter des goulées d'étoiles et de rêves mais étrangement, cela ne suffisait plus. Un spleen l'emportait comme un nuage au vent contre lequel elle ne réussissait pas à lutter.

La joie de revoir son amie tant aimée supplantait tout le reste. Tout ce reste qui la possédait nuit et jour : les ossements d'inutiles espoirs, les cendres de bienveillances stériles, les ruines de patiences attentives ...Des miettes qui finissaient par se dissoudre d'elles-mêmes, consumées par une erreur brûlante mais qui ressuscitaient, immortelles.
Et l'irlandaise vivait loin mais si près à la fois. Elle comprenait toujours tout à demi-mots, délicate et fine, et tout l'océan qui les séparait ne faisait in fine que les réunir davantage.

Le ciel et la terre inépuisables, indissociables.
L'écho d'une amitié invincible.


Mais Cassiopée s'était épuisée. Échouée loin, dans le désert d'une galaxie confidentielle qu'elle explorait seule, elle s'y retrouvait piégée, incapable d'objectivité et de clairvoyance. Aveugle et sourde à elle-même, elle se perdait dans ses propres méandres. Et le manque d'air la faisait suffoquer à l'intérieur.

-Non, le contrat s'est terminé. Une des raisons de mon retour en France.

« On ne vivait pas ensemble. On se mourait... »

Elle avait tenu jusqu'au bout du chemin, puis s'était tue. Et aucun mortel ne saurait jamais ce qui s'était tragédié en ces quatre murs. Elle ne pouvait pas, n'éprouvait même pas l'envie de témoigner. Quelque chose d'enraciné l'unifiait à ces secrets d'alcôve maléfique et ne rien dévoiler nourrissait une sorte de complicité irrationnelle : elle demeurait ainsi liée à Alastar.
Totalement illogique.
Serait-elle restée sur ce canapé que Cassiopée n'aurait pas pu se dire. Trop de lumière, trop de regards perspicaces. Siobhan dut le percevoir et à sa manière, devint aussi redoutable qu'elle pouvait l'être à deviner et creuser les âmes.
Alors, elle eut ce geste...si simple, si doux. Une caresse d'affection. Un feu de fraternité qui embrasa le cœur de la française. A la seconde où leurs peaux se mêlèrent, les derniers lambeaux de résistance s'affaissèrent.

-Tu vas en Europe ? Oh ça...Murmura t-elle, alors que le paisible de la brune tiède leur tombait dessus.
Les chatoiements de la ville dansaient joyeusement. Le brouhaha perpétuel a contrario invitait aux confidences. Les chuchotements prenaient alors toute leur ampleur par contraste, scintillants les couleurs des sentiments.

-Sio, je...

Un long soupir souffla une si vieille mélancolie.

-Ce boulot, tu sais, ça m'a...ça m'a heurtée. Je n'arrive pas à ne pas y penser. Ça me hante. Je...J'y ai tellement cru...

Elle raconta. Un peu, beaucoup, passionnément, mais sans dénoncer le mal qu'elle avait subi. Elle s'épancha d'elle, de ses espoirs, de tous ces flamboiements qu'elle avait détectés chez l'astrophysicien. Inconsciente, elle ne se rendait pas compte de la façon dont elle en parlait, convaincue de partager une faille professionnelle, exclusivement.

Elle s'envolait loin Cassiopée, ondulant sur les mots graciles d'une lumière mystérieuse qu'elle ne voyait pas.

Siobhan écoutait. Siobhan comprendrait.

« Ce qu'il y a de beau dans un mystère, c'est le secret qu'il contient et non la vérité qu'il cache. » E-E Schmitt
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR
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Avoir Cassiopée pour quelques heures qui n’appartiennent qu’à elles à la saveur de l’école buissonnière. Le goût de ces instants d’un après midi estival à profiter d’un livre lu et relu avec le murmure des vagues dans le creux de l’oreille. Elles partagent cette évidence que la distance ne peut entamer. Siobhan n’a pas envie de se méfier lorsqu’elle est en compagnie de la française. Attitude enivrante et un poil dangereuse. Elle en a conscience mais refuse que cela pèse sur leurs épaules. Néanmoins les deux femmes retrouvent rapidement le confort et l’intimité de l’appartement que les Irlandais partagent depuis quelques semaines. Il y a des abîmes de silences douloureux qui s’expriment dans le regard parfois un peu fuyant de sa jolie galaxie. Pour autant, il ne lui vient pas à l’idée de lui forcer la main. Le respect est mutuel, bien au-delà de toutes conventions sociales. Et si leurs discussions peuvent sembler futiles, sur des sujets qui n’ont pas de substances, c’est qu’elles se parlent au-delà des mots et que chaque taquinerie à une résonnance qui n’appartient qu’à elles.

Elles finissent par se retrouver chez Neil et à prolonger la soirée sur le canapé avec verres de vin et de quoi grignoter sans avoir besoin de ressortir. Il n’y a pas cette recherche de l’ivresse dans cette bouteille qu’elles partagent. Bouteille qui se trouve être la seule qui se trouve dans l’appartement et qu’elles ont choisis ensembles. L’alcool est banni de l’appartement et de l’Irlandais, absent pour le we. Un petit geste du poignet quand Cassiopée semble presque déçue à l’idée que leur Sabbat puisse être interrompu par une présence masculine. Et autant elle aime son Irlandais, autant pour ce we, elle partage son avis. Ces moments avec la française sont trop précieux et trop rares. Et surtout, pour une fois, ils sont entièrement Féminins. Offrant cette liberté qui s’ouvre que lorsque deux femmes complices se retrouvent seules.

-Non, tu as bien compris, il n’est pas là ce week-end. Il avait une réunion super importante pour son boulot à San Francisco ce soir, il ne devrait rentrer que demain, assez tard, ou lundi matin. C’est moi qui perds un peu la notion du temps !


Cela a été son argument de choc. Puisqu’il ne serait pas là, autant que Siobhan ne soit pas à livrée à elle-même. Certes, totalement fallacieux, mais cette échéance était prévue avant leur retrouvaille et suffisamment cruciale pour qu’il doive s’y rendre, quelques soient les circonstances présentes. Siobhan n’a plus rien de la créature angoissée, fébrile et sur le fil d’un abyme menaçant de l’engloutir. Malgré les nuages qui s’amoncellent sur son futur, elle a retrouvé en partie sa nature impulsive et sa facilité aux sourires. Ce soir, elle n’a pas envie d’alourdir leur soirée avec ce futur ensanglanté quand le présent est si doux. Plus tard, elles se retrouveront quand la tempête sera passée. Et peut-être, peut être sa sœur de cœur pourra faire la connaissance de Catham et de Neil dans ce que leurs caractères ont de plus extravagant. Et épuisant. Pourtant, ses prunelles ne quittent guère le beau regard de son amie et son âme s’inquiète. Heureuse ? Peu à peu elle s’en rapproche sans y être encore tout à fait. Un sourire de chat sur les lèvres quand elle laisse en suspens cette question si intangible. A vrai dire Siobhan ne se questionne pas. Elle Vit. -Je te le présenterais une prochaine fois avec plaisir. Ce week-end, je me sens terriblement égoïste de nos moments !

Malgré ses retenues de danseuse en équilibre sur un fil d’acier, l’Irlandaise pose quelques questions, qui elle le sait, ne sont qu’en périphérie de l’ombre noire qui étend son sinistre dans le cœur français. Elle teste du bout des doigts le glacial de l’eau qui isole Cassiopée. La rousse n’est pas certaine de comprendre les motivations derrière la nouvelle vocation de sa Jumelle, mais est ce que cela a vraiment de l’importance ? Délicatement, elle aiguille en douceur vers le point d’interrogation qu’elle a deviné en tatouage dans l’ivresse du champagne bu un soir de trop grande solitude. Se servant de cette étrange métaphore culinaire employée par la française, cela lui va si bien. Et ce rire qui cascade. Mais il y a des fissures. Son contrat s’est terminé. Elle y avait mis fin ou bien était ce son patient ? Ou les circonstances les y ont obligées ? Remplir l’espace de question n’aurait aucun sens. Mais il y a une telle douleur contenue dans ces quelques mots que le cœur de Siobhan se crispe pour Cassiopée.

Comme souvent, elle se sent à l’étroit entre quatre murs et se lève, attirant sa Galaxie dans son sillage. Juste avant de partir, Siobhan allume la chaîne hi-fi d’une pression sur la télécommande. Laissant les notes en sourdine de Yves Jamais s’élever derrière elles. L’irlandaise n’en comprend pas les paroles mais la mélodie, le rythme de sa voix, le timbre rauque sont autant d’éléments qui lui plaisent. La terrasse est légèrement abritée et il y fait délicieusement frais par rapport à la chaleur du salon. Elle n’allume aucune lumière extérieure, préférant que le ciel s’allume peu à peu dans la nuit qui ne sera jamais complète dans cette mégalopole. Siobhan est une créature sensuelle et c’est naturellement que son bras enlace la taille de Cassiopée, la nichant contre elle. La protégeant de ce qui peut l’abîmer. -Nous rentrons en Irlande, il est temps, je ne sais pas exactement quand encore, ajoute t’elle sur le même ton feutré que Cassiopée. -Dès que ce sera possible, je viendrais te voir à Paris, d’accord ?

Elle se tait. Ouvrant l’espace pour Cassie. Sa main à sa taille en ancre indéfectible. Là pour soutenir et adoucir. Un long soupire qui ravage les silences. Le regard de Siobhan se porte sur l’horizon, presque joue à joue avec sa Flamboyance. Sous le pinceau des mots se dessine un homme complexe et torturé. S’esquisse une personnalité brillante et cynique. Une relation dont les arpèges ont connu les plus basses notes et les acidités les plus cruelles. Des envolées dans les cieux cristallins. Des espoirs lumineux et une volonté qui est allée au bout d’elle-même. Elle se peint, Elle et Lui. Lui et Elle. Et s’éloigne toujours plus d’une simple conscience professionnelle. Elle ne sera pas interrompue, pas contenu. Elle n’aura pas de limites que celles qu’elle choisira et non celle de son interlocutrice. Un élan de colère que Siobhan réprime à l’égard de l’Anglais. Est-ce qu’il se rend compte de l’Etoile qu’il a péché dans ses filets ? Une étoile de Ciel qu’il maintient dans la mer. Qui en est presque noyée de trop de Lui.

Sa main a quitté sa taille pour venir sur une épaule. Sa cigarette jamais allumée est oubliée et c’est machinalement qu’elle la repose sur la table de jardin. Elle finit par se tourner à demi vers Cassiopée. Sur le bout de la langue, une question hésite. Est-ce qu’elle l’a revu depuis qu’ils sont en Europe, et elle découvre qu’elle n’a pas besoin de la poser. La réponse est inscrite, limpide. Il ne s’agit pas d’une peine ancienne et distante mais d’une blessure encore fraîche et vivante. -Est-ce qu’il Sait, ma Cassie ? Est-ce qu’il sait combien il est important pour toi – Est-ce que tu sais combien il est important pour toi ? - Au-delà de toutes considérations professionnelles ? Sinon, je veux bien aller le secouer pour toi, sans problème… -Et ce sera très concret ! Pas du tout abstrait. Siobhan se permet un petit sourire à cette perspective avant de reprendre son sérieux. Cassiopée est Entière. Passionnée, et malgré les difficultés qui alourdissent ses épaules, il y a une lumière dorée dans son ton quand elle l’évoque. -N’abandonne pas, il a l’air d’avoir une carapace dure ! Mais tu crois bien trop en lui pour qu’il ne finisse pas par croire en lui aussi. J’ai confiance en toi. Si tu es tombée amoureuse de lui, c’est qu’il est digne de toi. Il ne le sait pas encore. -Et tenter de remonter le flot de la volonté d’une française et rousse de surcroît, c’est une entreprise vouée à l’échec.


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Cassiopée
Desnuits

J'ai 30 ans et je vis à Paris, en France, mais j'ai accepté un poste de compagnon de sobriété à Los Angeles. Dans la vie, je suis psychologue et je m'en sors avec plein d'étoiles dans la tête. Grâce à la fragrance de la destinée, je suis célibataire et je le vis plutôt de manière étrange, en rêvant.

En quête du Prince Charmant, parce qu'elle veut vivre ses rêves et non rêver sa vie, parce qu'elle aime se perdre dans les méandres de l'Infini, parce qu'elle a soif d'Absolu, parce qu'elle pêche les étoiles au bord de la Lune, parce qu'elle le trouvera...Tôt ou tard. Peu importe ce que ça lui coûtera.
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Kat Von D-Vanish
Sigur Ros-Valtari
Svrcina-Astronomical

Les ailes déployées, elle se coula dans le courant ascendant, là-bas, si haut, si loin...D'une infinie délicatesse, elle emprisonna les grains d'argent entre ses doigts puis se laissa aspirer par le vent. Elle vola toute la nuit, inlassable, et d'un battement d'ailes, se posa enfin, sans bruit.Ouvrant lentement le creux de ses mains, elle souffla avec légèreté, les yeux mi-clos, un sourire d'ange aux lèvres.
La poussière d'étoiles effleura alors l'air doux qui chuchotait et s'en fut, aérienne, invisible, se déposer sur son cœur.


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Quand la mort se donne, elle façonne et résonne

-Toussaint 1991-


Phébus léchait les pierres tombales, éclaboussant de son éclat d'automne le gris des gisants. Le père et l'adolescente marchaient sans hâte, ployant sous le poids de l'intarissable souvenir.
Le silence  se lovait entre les allées, invisible témoin des peines inconsolables. A quoi bon vivre quand l'équilibre se brisait et se déchiquetait? Un néant l'avait happée sans garde fou. L'avenir se peignerait sans couleur. Mais il fallait bien avancer et résister.
Un père, une mère, deux êtres qu'elle aimait tant. Ils étaient Tout, incarnant l'alpha et l'oméga.
Mais le destin refusa d'en conter davantage.
Ainsi, Cassiopée choisit, depuis si longtemps, de ne plus se laisser avoir par la cruauté de la Faucheuse. La vie sur cette Terre ne se résumait qu'entre désolation et supplices ? Désormais, elle vivrait à travers le bleu du ciel et l'espoir des anges. Son vieux chagrin lui rappelait souvent que les humains n'étaient que des rescapés en sursis, des poussières d'existence, prisonniers de fatalités.

Un temps, elle oublia l'espoir. Il n'était qu'un pitoyable échiquier de guerre sur lesquelles les pièces s'armaient juste pour survivre.
Elle oublia l'insouciance. Ce n'était plus qu'une vaste épave ensevelie au fond d'un océan de douleurs.
Elle oublia la confiance en la vie. Hormis celle, indéfectible, qu'elle voua aux songes. Ils ne mentaient jamais, eux. Ils la berçaient, la consolaient, fredonnants et transis de félicité qu'elle savourait sans limite.

La soif d'échapper au monde la pénétrait comme une lave brûlante.

Au bord de la Lune, elle pêchait les étoiles...

***

Leurs regards s'enlaçaient, dialoguant avec leurs ineffables, bien présents et vivants. Un cœur à cœur sans mot, une discussion confidentielle sans voix avait lieu. Elles se parlaient un autre langage, superposé à celui que l'on pouvait entendre. L'essentiel se conjuguait sans verbe, si doucement et avec tant d'affection. Une sensibilité aérienne et réciproque, percutante, qui choyait l'autre. Une amitié palpitante à sonder les invisibles où elles s'attardaient à se comprendre, à s'aimer. Des siècles d'instants s'unifiaient.
Rares devaient être ceux qu'elles laissaient s'approcher d'aussi près. Sans trahir ni s'insinuer dans leurs secrets, elles se savaient. C'était là, au creux de cette alchimie mystérieuse que se nichait la meilleure armure qu'il leur était donnée de porter. La précieuse sauvegarde leur garantissait une tranquillité absolue: une confiance aveugle emplie d'amour fraternel.

Et Siobhan était de ces femmes qui rayonnaient autour d'elles de cette magnificence sensuelle, belle parce que sincère. Tout d'elle, ses gestes, son aura, exhalaient cette tendresse généreuse qu'elle portait en elle.
Cassiopée s'y laissait aspirer.

-Vous allez en Irlande?
Inquiète soudain, elle se raidit.
-Je croyais que c'était dangereux pour toi d'aller là-bas? Explique moi?
Les iris assombris et interrogateurs, elle se tourna, lui faisant face.
-Sio, tu ne vas pas déconner...? J'espère que ce Neil...
La phrase mourut entre ses dents serrées, bercée par la musique au loin et l'affection qui débordait, l'empêchant de déverser des mots durs.
-S'il t'arrivait quelque chose...murmura t-elle.
Quelque chose d'intensément éternel s'était invité un soir de tristesse et la rencontre improbable de deux êtres avait provoqué un merveilleux miracle. Jamais elle ne rencontrera une autre sœur d'amour telle que Siobhan. Et peu importait la rareté de leurs entrevues.
-Je crois que je ne m'en remettrai pas. Pire, je n'aurai même pas envie de m'en remettre, souffla-t-elle.

« Comment te dire ce que je ressens près de toi?
Je n'ose imaginer ce que par ton absence
Ma vie aurait été, tellement l'insouciance
Vient effacer les doutes... »*


La musique et les paroles s'insinuaient en elle comme une rivière entre les montagnes, étrangement accordées à son émotion.
Elle ferma les yeux quelques secondes, serrant l'irlandaise contre elle, appuyant sa joue contre la sienne. Là encore, inutile d'en dire davantage.
Et puis chassa sa brutale angoisse en se livrant.

« ...qu'en ouvrant les yeux, mon regard se pose
Et s'apaise en voyant ton sourire serein... »*


Le sien soupira sur son visage. L'empreinte des affres passés la crispa et elle se détacha un peu de son amie, le regard au loin. Mais la jeune femme ne la lâcha pas et posa une main légère sur son épaule.

-Bien sûr que non, comment pourrait-il savoir? C'était un boulot, un putain de boulot. Tu me vois balancer entre le fromage et le dessert « Monsieur Black, alors, je dois vous dire que vous êtes très important pour moi! ». Non, je n'ai rien dit de tout ça, enfin, presque. J'ai quand même lâché à un moment que je ne supportais plus de le voir se détruire. Qui pourrait le supporter? Personne, que ce soit professionnel ou pas. A un moment donné tu sais, ce n'est plus possible ou bien il faut remplacer le compagnon de sobriété. Au quotidien, quand il n'y a aucun résultat, pas la moindre once d'amélioration, c'est épuisant, épuisant...

Une pause.

-Pour tout te dire, je n'ai pas su qu'il continuait à se droguer. Tous ces mois passés sans savoir... « Elle n'était rien, naïve, ignorante et ennuyeuse »

Il avait eu raison, et les marques de morsures ne s'effaçaient pas si facilement.

« Comment articuler ce que par habitude
Ou par le temps qui passe ou par trop de pudeur
J'ai laissé se confiner dans la désuétude... »*


Elle se mordit la lèvre, le regard alangui à la ville scintillante. Puis se mit à rire.
-Je te vois bien aller secouer les puces à ce zigoto! J'imagine! Enfin, bref. Tout ça c'est du passé.
Le poids de ses pensées intimes, de toutes ses peines qu'elle plombait bien au fond de sa conscience s'expira dans un long soupir mélancolique. Pensive, elle terminait une complainte qui n'en était pas une mais dont le fantôme la hanterait encore. Le temps, cet allié fidèle, l'aiderait à oublier. Une certitude rassurante quoique insuffisante.

"…
Non, je n'ai pas les mots
Pour le dire en deux mots
J'ai pas les mots qu'il faut
Pour le dire en deux mots*
…"


-Ne pas abandonner...je ne peux plus. Je suis allée au bout du bout de ce que je pouvais faire et...donner.
Et elle avait donné bien plus qu'il n'aurait fallu. Trop et mal.
-Je ne sais pas s'il croira en lui un jour. Et je suis fatiguée d'espérer une chimère. Car c'était ça, une chimère, juste une chimère. Un gâchis horrible. Je ne veux plus revivre ça. Jamais.
Elle se tut, savourant une volonté de fer qui repousserait désormais le Mal. Puis la tonalité devint métallique.
-Pourquoi crois-tu que je m'occupe de gens perdus? Au moins, leurs derniers moments sont cadrés par une échéance sans faux semblant. C' est clair et net. Je sais où je vais avec ces patients, ils le savent aussi. Ils ne profitent de rien, ne peuvent rien cacher de ce qu'ils vivent et sont. Pas de mensonge par omission, pas de mensonges tout court, tout est cru, pur et dur. Ma naïveté m'a perdue Sio, mais là, tu vois, cette faiblesse n'existe pas. Elle n'existera jamais avec ces mourants. C'est sécure pour moi et plein de sens. Je sais pourquoi je le fais. Et ça porte ses fruits. Je ne bosse pas pour rien, pour du néant, pour...
Un geste plein de sous entendus se perdit dans l'air doux et Cassiopée, vidée de ses confidences, sourit à sa sœur.
-Tu comprends...
L'évidence apaisante brisait une solitude d'exil. Elle pouvait s'échapper si loin... Mais la clairvoyance fatidique de son amie pulvérisa les murs de son foutu royaume.

Sourde, elle entendit.
Aveugle, elle vit.

Le voile se déchirait. Cette chose qu'elle avait refoulée jusqu'à présent avec brio se révéla soudain à la pleine lumière.

Et l'instinct de révolte et de se fuir faillirent. Pas avec Sio.

-Si je suis...amoureuse...


Ce sombre soir où pour la première fois, il avait souri. Son cœur s'était chamboulé, perdant le Nord. Il avait neigé en plein désert, la Terre était devenue plate et les cieux avaient dansé au milieu des océans.

Au fond, tout au fond de toi Cassiopée, tu l'as toujours su.

Elle encaissait une Vérité impossible et contradictoire, figée au bord du flot ininterrompu d'une nuit d'été, pétrifiée au bord des abysses.
Le Prince Charmant s'avançait, immaculé et lumineux
Avec grâce, son cheval martelait les feuilles dorées
Les bois s'offraient sans pudeur, beaux et généreux
La Lune, attendrie, se penchait sur l'âme égarée

Guidant le vœu joli vers un amour irréel
Le soleil se taisait, brigand silencieux d'un soir
Et les étoiles sourirent à la fille du ciel
Qui s'envolait sans ailes vers son espoir

Mais Alastar n'était pas le prince charmant. A peine éclose, sa lucidité combattait déjà l'impossible amour.

-...Pas lui Sio, par pitié... pas lui, gémit-elle à peine audible.

Et malgré elle, le chant de l'ange noir pulsa: «Vous m'apprendrez? A voler?**»

Plus rien ne serait comme avant.


*Yves Jamait
**Alastar Black
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Vika Kerekes NOM CRÉATEUR

Cette nuit américaine sera leur dernière. Bientôt, elle va à son tour quitter le berceau de leur amitié pour des terres gorgés d’une querelle ancestrale. Cassiopée a déjà rejoint son pays natal, un Paris qu’elle espère pouvoir visiter en sa compagnie. Se gorger de la folie douce de la Capitale des Lumières et se laver l’âme de trop de brutalité. Si l’Irlandaise a toujours vécu dans un terreau de violence et de criminalité, elle aspire maintenant à ce que cela change. Déposer les armes. Elle a eu assez d’adrénaline pour une vie, merci bien. Avec Neil, ils ont encore une montagne à gravir, et s’ils ne dévissent pas, ils auront bien mérités de tourner le dos définitivement à cette partie de leurs existences. Siobhan n’aurait pas cru cela possible, mais ces cinq années loin de l’Europe et ses conflits lui ont donné le goût des jours d’ennui. Par la force des événements, elle a retrouvé ce dernier mois ces instincts guerriers et ses reflexes criminels.

Sa Cassie Galaxie lui rappelle qu’elle est bien d’avantage que cela. Et soudainement, elle s’en veux de l’inquiétude qu’elle fait naître dans les grands yeux qui la scrutent. Le mensonge et l’omission de ne fait pas partie d’Elles. Une gorgée de vin, pour adoucir l’inquiétude qu’elle provoque. Les sentiments qui traversent la française terrassent par empathie l’irlandaise. Si sa Moitié devait être en danger, elle serait consumée. Le lui imposer ne lui provoque aucun amusement, aucun sourire. Ses prunelles sont un berceau où Cassiopée peut s’adoucir, encore un peu. -C’est inévitable. -Ses doigts grippent un peu plus le verre lisse dans leur étau. – J’ai cherché d’autres solutions, Neil aussi, ll n’y en a pas. Une confrontation animale est la seule possibilité qu’ils nous reste. Mon « Oncle » ne nous autorise rien d’autres. Il a besoin de ce face à face pour rétablir son ascendant sur le reste des soldats de l’Ira.

Un baiser qu’elle dépose sur la joue veloutée. Se jurant que c’est la dernière fois qu’elle est la cause d’une telle tension chez sa sœur. La musique s’installe entre elles quelques secondes, comblant les mots que la guerrière ne possède pas vraiment à ce instant. Promettre que tout ira bien. Qu’elle ne craint rien est une cruauté qu’elle ne commettra pas. Plus facile de faire dévier vers le sujet masculin. Il est absent, il a tort. Normal. Pas tout à fait cette fois. -Non, cette tête de bois n’est pas responsable de l’escalade. Il s’agit du dernier Domino. Celui qui fait s’écrouler une chaine en apparence anodine mais qui pourrit nos vies depuis trop longtemps.

Mais ce soir, il n’y a pas que Siobhan qui fait face à des heures sombres. Et l’enjeu n’en est pas moins précieux pour elle. Car une partie de la lumière effervescente s’est éteinte des sourires de la française. Il lui manque une pan de sa joie de vivre et des lignes d’inquiétudes et de peines se sont gravés aux coins de ses yeux et de ses lèvres. C’est douloureux, douloureux d’en être le témoin. Le cœur de la rouquine s’est crispé quand sa jumelle évoque un labyrinthe d’ombres et de faux semblants, avec un Minotaure dont les traits sont bien humains et dont elle est l’Arianne souhaitant lui faire regagner un soleil dont il se cache depuis si longtemps. Et c’est son Arianne qui se perds et s’enfoncent encore d’avantage. Qui disparaît dans les méandres et les gouffres que cet Asterios creuse pour elle. Et le thème de la Déception, de la part de l’homme le plus proche d’elle, en fil blanc qui relie les deux femmes. Elle entends si clairement les reproches dont Cassiopée s’accable pour ne pas avoir vu, deviné, compris, agit…. Elle pourrait lui murmurer à l’oreille tout ce dont ses pensées vipères l’empoisonnent, tant elle l’a vécu. Les cicatrices sont profondes et meurtrières. Ces mensonges de l’être aimé. -Tu ne pouvais pas voir, mon adorée. Tout dans ses actes et son comportements tendaient à ce que tu ne puisses le déceler que lorsque ce serait trop tard, que son addiction ait repris une telle influence qu’elle en soit incontrôlable. -Elle en a souffert, elle souffre encore. Et sans même connaître cet homme rongé par un cœur de monstre, Siobhan le lui reproche amèrement. – Tu ne pouvais pas faire plus, tu as été bien au-delà de ta mission. Bien au-delà de ce que ta profession exigeait.

Une chimère. Le mot est brutal. Et ne correspond pas tout à fait à ce qu’elle a vécu. Son bras vient enlacer sa taille, étroitement. Lui offrant une ancre à sa peine. Non, elle ne sombrera pas. Pas cette fois, pas maintenant, pas tant que Siobhan pourra lui offrir un soutien et un repos. Bien sur qu’elle a dépassé un simple cadre professionnel. Cette évidence hurle dans sa voix, dans son langage corporel, dans la tendresse, malgré tout, pour son patient acariâtre. Dans sa volonté de l’aider quand il a tout fait pour démériter de cette aide. Le sourire de Siobhan se pare d’une tendresse infinie devant les voiles et les paravents que l’Effervescente a placé devant ses yeux. Ce bouclier poreux qu’elle a souhaité interposer entre son cœur et sa réalité. Une muraille de Chine qui est déjà tombée. Son cœur et ses sentiments se sont déjà ouverts, ont déjà accueillis cet étrange coucou en leur sein. Un murmure, le plus doux possible, à son oreille. -Ce n’est pas de la naïveté, ma Cassie jolie.

Avec une précaution de chirurgien de l’âme, l’Irlandaise, déjà totalement perdue aux maux de l’amour, découpe les écailles de ses yeux et déchire les rationalités dont Cassiopée s’étaient drapées pour ne surtout pas entendre les Sirènes de la Vérité. Une vérité qui n’annonce pas un futur riant et facile mais un combat d’un tout autre genre. Ce n’est plus la lutte de Médecin, c’est la Guerre de la Femme. Et il n’y a pas de prisonniers ni de justice. Pas dans la folie de l’Amour. Il y a un petit rire de compassion sans fin dans les paroles de l’Irlandaise. -Pas de si, il est trop tard pour les si. -Avant de laisser sa sœur fusion s’imprégner de ce que signifie vraiment le nouvel alignement de sa réalité. Pourquoi faut-il toujours qu’elles s’éprennent de celui qui va les faire saigner ? Le fait de vivre avec un homme qui refuse affronter son alcoolisme en face, c’est qu’il y a des bouteilles un peu partout, dans toutes les pièces. Si Neil a cessé de boire à outrance, il est loin de s’en tenir à un régime sec. C’est un chantier en travaux. Et ce soir, cela lui est franchement utile. Elle s’éloigne de quelques pas de Cassiopée et déniche une bouteille de whisky encore à moitié pleine. Pas de verres dehors, sauf ceux à vin. Et comme il y a des trésors nationaux que l’on insulte pas, c’est au goulot qu’elle propose une gorgée à Cassiopée. C’est la nuit parfaite pour laisser l’alcool noyer les angles et les coupures. -Tu va le revoir quand ?

Car il n’y a pas de doutes dans son esprit. Non seulement, elle a déjà du le visiter même si il n’est plus sous sa charge officielle, mais il est certain que l’envie tenaille encore Cassiopée de se retrouver avec lui. Même si leurs entrevues sont cinglantes. Elle a beau vouloir, peut être, abandonner, c’était déjà impossible. Plus encore maintenant. Qui dit victime d’une addiction, dit auto-centré. Mais malgré cela, il a l’air d’avoir gardé une langue et intuition bien trop affûtée. Suffisamment pour être blessant. -Il doit rester encore combien de temps dans son établissement ? Tu sais ce qu’il a prévu pour la suite ou pour le moment, il est incapable de se projeter ? -Non. Elle ne lui demandera pas ce qu’elle souhaite elle. Pas encore. C’est trop tot. Cassiopée vient à peine de prendre conscience de son cœur amoureux. Inutile de le tordre en se penchant sur tous les Possibles. Sauf si elle souhaite déjà y réfléchir.



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