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 La Mort vous va si bien ~Neil et Siobhan, Part 2~ ~ Calville~

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Seolanne
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Le début des Irlandais, ici :
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L'appel de Kennan O'Donaigh sur le portable de Catham O'Sullivan - et les provocations de part et d'autres qui en résultent- signe la fin de la trève fragile qui régnait avec l'Ira depuis que Neil et Siobhan se sont retrouvés.
L'impossibilité de la rousse à rester en place va provoquer des fractures que ni l'un ni l'autre n'avaient pressentis.


Because of you
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Seolanne
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR


Le retour après le coup de téléphone de Kennan est pesant. Les ongles de Siobhan ont laissés des traces en croissant sur les cuisses de Neil malgré la protection de son jean tant elle n’a pas supporté la brutalité du fils de Baile sur son grand-frère. Elle n’est pas intervenue. A gardé le silence. Sachant que toutes paroles de sa part servirait de coin pour torturer Catham. Faisant Confiance à son compagnon pour choisir ses paroles avec soin malgré les provocations outrancières qu’il distille. Elle ne peut pas sourire. Pas après les menaces directs que Kennan a prononcé à son encontre, pas en ayant perçu dans son regard la certitude qu’il n’hésiterait pas une seconde à se servir d’elle de la pire des manières si il mettait la main sur elle.

Ils rentrent en Irlande.

Elle devrait en éprouver de la joie, elle en est glacée. Pas besoin de demander à Neil pour savoir que l’allusion  à Mcdowel est un code préétabli entre les deux hommes, la rousse le sait pertinemment. Ce n’est que parce que Kennan a perdu de vue leur complicité qu’un tel indice a pu lui échapper. Le retour à l’appartement est lourd, silencieux, loin de la liberté des heures précédentes. Siobhan a mis une éternité à s’endormir malgré présence rassurante des bras de Neil autour de sa taille. Elle n’a pas pleuré. Ne s’est pas comporté comme une hystérique. Ne l’a pas saoulé de parole. Et c’est presque pire. Elle est malade de peur pour Catham malgré sa certitude que Neil a raison. Ils ne le tueront pas. Malade de rage pour n’avoir rien pu faire pour lui éviter de se faire rouer de coups comme cela. Autant d’émotions qui s’affrontent et la laissent muette. Raidie contre le corps de son amant. Elle ne le repousse pas. Loin de là. Elle est glacée loin de lui et ne parvient à se réchauffer que sous sa main dansant contre son dos.

Les jours suivants sont à la limite du supportable pour la rousse.  Ils sortent peu et à nouveau, elle a l’impression de se retrouver dans un aquarium à tourner en rond. Elle étouffe. Heureusement, la Sorcière trouve un peu d’apaisement au près de son grand brun. Il a conscience de sa nervosité et de ses nerfs à vif tout comme elle sait qu’il n’a rien d’inactif et tente de lui laisser un minimum d’espace pour réfléchir et respirer. Si les éclats entre eux sont inévitables, ils n’ont pas cette nature en bris de verre qui pouvait tant les blesser. Au contraire, ils retrouvent peu à peu les harmonies naturelles qui les caractérisaient. Malgré cela, ils ont tous les deux conscience de l’épée de Damoclès au-dessus de leur tête et qu’elle peut maintenant s’abattre à tout moment sur eux. La manière de Siobhan de lui faire l’amour s’est inconsciemment modifié. Elle est moins douce, plus abrute, un désir qui lui permet difficilement le lâcher prise. Le dos et les épaules de Neil s’ornent régulièrement de griffures et de morsures un peu trop profondes.

Pourtant, elle n’a rien oublié de l’idée qui lui a germé en tête alors que les quarante ans du guerrier se rapprochent. La rousse esquive toutes ses questions sur le temps qu’elle passe sur le pc portable, répondant par des pirouettes sans offrir la moindre réponse concrète, réussissant peu à peu à relier le peu d’informations dont elle disposait en un faisceau de plus en plus précis. Elle est infiniment reconnaissante à Neil d’avoir usé de ses contacts au sein de la prison où est détenu Catham pour lui faire passer un autre téléphone que celui qui est maintenant en possession de Kennan. Elle ignore comment il a réussit malgré la surveillance accrue autour de son frère, mais lorsqu’il les a recontacté soixante douze heures plus tard, c’est une chappe d’inquiétude qui s’est retirée de ses épaules. Il semblait lui-même malgré la brièveté de l’appel.

Lorsque elle se réveille avant Neil ce matin là, c’est au son de la pluie qui martèle les vitres en un staccato irrésistible qui la conduit sur la terrasse, indifférente à l’eau qui ne tarde pas à détremper son tee-shirt, offrant son visage à l’ondée violente. Contrairement à son homme des cavernes, elle adore la pluie et c’est une tentation délicieuse. Elle n’en peut plus d’être enfermée et surtout, à tord ou à raison, Siobhan a finit par se convaincre que le danger réel les attends en Irlande et non à Los Angeles. O’Maley les auraient déjà dénichés si il le souhaitait vraiment. En rentrant dans l’appartement, elle constate que son loir ne s’est toujours pas levé. A pas de loup, les cheveux encore dégoulinant d’eaux, elle rentre dans la chambre et dépose un baiser aussi léger que frais sur ses lèvres qui s’animent à peine sous la pression des siennes. Suivant une impulsion qu’elle refuse de raisonner, elle referme la porte derrière elle et rejoint la chambre d’ami qui sert surtout pour le peu d’affaire qu’elle a ramené de Venice Beach. Peut être qu’elle peut y faire un tour discrètement et voir si elle n’a rien oublié lors de sa précédente visite. Elle n’était pas vraiment elle-même la dernière fois qu’elle y a mis les pieds. Machinalement, elle se frotte le poignet valide, souvenir éphémère des bracelets d’acier que Neil avait osé lui passer.  Un jean, un pull, une paire de converse et une veste dans lequel elle glisse la première arme de poing qu’elle trouve ainsi que deux chargeurs pleins. L’uzi est un peu trop encombrant ! Rapidement, Siobhan griffonne un mot qu’elle pose sur la machine à café. Aucun risque que Neil ne le loupe. Okay. Il sera un peu en colère, mais ce n’est pas grave. Un sourire plus malicieux à cette pensée. Elle se fera pardonner ! Son sourire s’agrandit lorsqu’elle se relit. Et elle entend presque la litanie de juron qui va lui échapper.

Siobhan a écrit:
-Mo Ghrian, il est 8h30. Je sors prendre l’air un petit peu. J’ai le Burner rouge, une arme et du liquide. Je reviens vers 12h/13h. Ps. Je t’aime. PSS Arrête de râler. PSSS Oui je serais prudente !

Elle sort de l’appartement avant de changer d’avis et de rebrousser chemin, mais cette impression d’école buissonnière est trop enivrante pour qu’elle s’en passe aussi facilement. Malgré son apparente insouciance, Siobhan est attentive à son environnement et elle ne cesse de scanner les visages autour d’elle. Personne ne l’inquiète, même si il lui arrive parfois de se sentir surveiller. Aucune importance. Connaissant la nature de Neil qui prévoit toutes les éventualités, elle est quasiment certaine qu’il a trouvé le moyen de la faire surveiller dès son premier pas hors de l’immeuble. C’est bien parce qu’elle l’aime et qu’elle le sait en état d’hyper vigilance qu’elle ne lui en tient pas rigueur. Et puis pour le coup, la Sorcière n’a rien à dissimuler.  Quand elle arrive dans son ancien quartier, son pas se ralentit et elle se montre beaucoup plus prudente avant de s’avancer. La pluie ne s’est pas arrêtée, redoublant au contraire et cela dégage les rues d’un nombre de passants trop important. Pendant près de vingt minutes, elle se tient dans une porte cochère, observant le ballais   des voitures. Lorsqu’elle est certaine qu’il n’y a rien d’inquiétant, elle rejoint sa rue. Sur l’instant, elle évite les deux hommes qui se battent sans lui prêter attention. Avant que son cœur ne s’arrête net pour lui fracasser la poitrine en reconnaissait les traits ciselés du Golden Prince. Figée sur place, son visage devient exsangue. Un cri qui lui échappe. L’autre homme détale alors qu’elle se rapproche d’Oliver. Elle s’était interdite de penser à lui ces derniers temps. Certaine que leur chemin ne se croiseraient plus. Le revoir maintenant est d’une violence douloureuse. Enfermant dans un méandre de son esprit le souvenir d’Eux dans une bulle en sécurité et loin de son Présent. Sans prononcer un mot, sa paume valide effleure l’angle de sa mâchoire, relevant son visage vers le ciel, regardant à quel point il a été amoché dans  l’altercation. Ses doigts s’éloignent de lui et d’un simple regard l’invite à rejoindre l’abri de son appartement, franchissant ensemble la porte d’entrée de son immeuble. Ils ont à parler, ils se doivent au moins cela avant qu’elle ne quitte définitivement les Usa pour un futur incertain, sanglant. Premisse déjà inscrit  en un arc en ciel malsain sur les traits de son visage.


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Calville
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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant

Le retour à l’appartement après l'appel de Kennan s'était déroulé dans un silence pensant pour les deux. Chacun prit dans ses propres tourments qui les envahissaient à nouveau après une période de félicité maintenant oubliée. Tout comme le désir et l'envie de fonder une famille. Idée aussi fugitive que bête qui percutait leur réalité morbide. Ils ne seraient jamais tranquilles, pas tant que Kennan et Baile ne seraient pas réduits au silence. Définitivement. Ou tant que Neil serait encore en vie. Encore là une option parmi tant d'autres. Ce silence avait perduré durant quelques jours , avant que le couple ne se retrouve un peu. Pas avec autant de papier bulle autour d'eux, même physiquement, il y avait quelque chose de plus abrupt. L’inquiétude, les questions sans réponses, rien n'était faut pour que l'esprit soit vraiment aux plaisirs corporels. Ce n'est qu'aux nouvelles de l’état de santé de Catham qu'il y eu une accalmie leur permettant d’être rassuré au moins sur ce point. Catham avait été amoché. Salement. Mais il était en vie et il se remettrait de son passage à tabac. Ce qui soulevait un point silencieux mais essentiel pour Neil. La réponse à apporter à ce qui s'était passé. Bien sur dans quelques semaines il aurait au bout de son flingue la gueule la Kennan et peut-être de son Père, mais il fallait, là tout de suite qu'ils leur démontre qu'il n'avait qu'une parole et qu'il ferait payer au centuple le traitement réservé à son abruti de beau frère afin que cela ne se reproduise plus.

Il n'en soufflait mot à Siobhan se contentant d’être là pour elle, d’être ou de re-devenir son point d'appui, celui dont elle avait besoin. Elle bouillait d'une colère et d'une peur tout à fait compréhensible. Catham était son double, le seul soutien qui serait et resterait indéfectible. Neil la dedans ne comptait pas. Retour en Irlande dès que Charisma aura pu les faire voyager en toute sécurité. Point de départ qu'ils n'auraient jamais du quitter. Ils allaient se jeter dans des bras peu accueillants et ca le terrifiait si il n'était pas à la hauteur de ce combat qui s'annonçait. un seul point le rassurait, ils auraient un appui interne. Le message de Catham avait été clair en une seule phrase. Mcdowel. Un connard de la pire espèce qui avait bien failli avoir la peau des deux irlandais venus lui rendre une petite visite "de courtoisie" morbide. Il avait fallu que son second le bute sans que personne ne s'y attende pour que Neil et Catham rentrent sain et sauf, sans un mot à Siobhan sur ce ratage total. L’entrepôt un peu en dehors de Dublin seraient leur point de chute. Pour l'instant Neil ne cherchait pas qui serait ce mystérieux allié. Il avait une confiance presque aveugle en son ex beau frère. La rousse aussi était plus pensive, retrouver ses racines dans ces circonstances n'avait rien de simple. Sans qu'elle ne prononce un mot il savait lire en elle, son langage corporel parlait pour elle. Oui. Son amour était aussi fort que de la connaitre mieux qu'elle même et de l'aimer quand même. La dernière nuit fut plus calme, plus douce autant qu’ardente. Un petit retour d'eux, meme si son dos ressemblait à une pyrogravure sensuelle et douloureuse.

Le petit matin pointait son nez un peu plus frais, humide avec la pluie qui s'abattait sur les fenêtres de son appartement. Siobhan bougeait trop, nerveuse à mesure que l'échéance se rapprochait. Il s'enroula à nouveau dans la couette, la laissant profiter de moments sans lui. Elle avait besoin de souffler loin de la surveillance d'un Neil beaucoup trop inquiet, ou sachant trop bien ce qui les attendait, au choix. Il sentit à peine le baiser humide lors de son retour dans la chambre, mais l'oreille de lynx qu'il avait, aux aguets le fit sursauter au bruit de la porte qui se refermait. Il sauta hors du lit, un tour rapide de l'appart vide en ayant choppé un pantalon, un pull, une veste, son flingue et des vieilles rangers qu'il enfila en sortant rapidement pour rattraper la rousse. Putain de bordel elle allait faire quoi encore ?? !! Idiote ! Si elle tentait de joindre les irlandais pour tenter de trouver une solution elle allait l'entendre hurler à des kilomètres à la ronde.

Neil était doué dans son rôle de flic après avoir été militaire dans les SAS. C'était bien pour cela qu'il n'avait jamais été viré malgré son caractère rentre dedans même avec ses chefs. Il suivait Siobhan d'assez loin pour qu'elle ne se rende pas compte de sa présence, mais assez près pour pouvoir agir si quelqu'un voulait s'en prendre à elle. Sa tenue fut ajustée quand il attendait au coin d'une rue qu'elle traverse, ses chaussures lassées quand elle passait dans une coursive. Il fallait bien se rendre compte d'une erreur. Elle repartait dans son ancien appartement. Elle n'apprenait rien du tout !! Enfin un peu v sa prudence de souris sortant de son trou pour échapper à un chat. Neil connaissait bien le quartier l'ayant exploré de fond en comble pour mieux pouvoir la protéger à cette époque sans qu'elle soit consciente de sa présence. Il passa par une ruelle qui le mena à une vingtaine de mètres de Sio et .... d'un homme à qui elle faisait face. Oliver?


Ce qui faisait son monde s'effondra d'un seul coup. Cette vision âpre de la main douce de la femme qu'il aimait sur la joue de son .. ex le brisa avec une telle brutalité qu'il lui sembla entendre cœur et âme s'effriter à cette image. D'un homme aux espoirs fous il ne restait qu'une coquille vide qui n'arrivait meme plus à trouver un second souffle. Son visage reflétait une incompréhension et une douleur qu'il ne pensait plus pouvoir ressentir après ses retrouvailles heureuses avec Siobhan.  Elle était venue ici pour rejoindre ce blond à la con ? La main de Siobhan sur la joue du blond était une main intime, douce et son regard ... Ce regard troublé. Non... Pas ça.

Un double jeu de sa part était impossible encore quelques secondes plus tot. Elle lui avait fait croire en eux à nouveau. Ce n'etait pas possible. Pas Siobhan. pas après avoir vu autant d'amour dans son regard posé sur lui. Il ne se serait pas trompé à ce point. Ou avait-il vu ce qu'il voulait voir ? Ce qu'il esperait depuis cinq ans? Elle lui avait rendu vie. Pourquoi? Pour le faire souffrir comme elle avait souffert quand Neil lui avait avoué son infiltration 5 ans plus tot.? Tout n'avait été qu'un jeu pour elle. Putain elle avait bien joué, il n'avait rien vu venir. Rien du tout. Un haut le cœur le prit quand elle rentra dans son immeuble suivi du blond. Et le noir l'enveloppa oubliant la lumière qui l'avait entouré depuis ces deux semaines avec elle. Semaines qui n'avaient été que mensonge. Tout n'était que mensonge. Rideau.

Comment s'était-il retrouvé dans ce bar ?Il l'ignorait .
Depuis combien de temps y était-il? Il l'ignorait.
Où était-il? Il l'ignorait.

La seule chose qu'il voyait c'était une bouteille à moitié vide posée sur le comptoir et cette saveur de whisky quand il avalait le peu de salive qu'il pouvait lui restait. L'endroit ressemblait à un ersatz de bar cow boy à l'américaine. Vide ou presque. Deux ou trois mecs en chapeau noir l'entouraient buvant en silence le même whisky dégueulasse. Derrière deux types s’embrouillaient . Un groupe de country achevait l'ambiance western.  Il n'aimait pas la country !

Siobhan et Oliver revenaient encore en son esprit, percutant ce retour à la réalité. Sa main sur .. Répugnant.

Il saisit la bouteille et se servit un verre plein en tremblant d'une colère desespérée. Le geste était machinal mais necessaire. Il boirait, mais cette image disparaîtrait de son esprit. La suite ? Il n'y en aurait pas. Neil venait de subir sa dernière brisure. Il était mort avec son amour déchu.


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Siobhan O’Sullivan
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR
Revoir Oliver, Siobhan n’y était pas prête, malgré l’envie, le besoin qui l’a tenaillait lors des premières journées en huis clos après que Neil l’ai tiré des griffes des mercenaires payés par l’Ira et de vingt-quatre heures de cauchemars qui peuplent encore ses nuits. Lorsqu’elle avait récupéré la troisième lettre, elle était encore dans un état d’esprit perdu entre deux mondes. Se retrouver en face de son ex fiancé était une épreuve de chaque minute, poser les yeux sur lui ne lui donnait qu’envie de les lui arracher, ces yeux. Une lutte cruelle entre deux moitiés de sa personnalité, entre deux futur possible et un passé fracturé. Peu à peu pourtant, l’évidence s’était installée. Sans Neil, elle n’était pas complète. Ces cinq années passées à Los Angeles n’étaient qu’une parenthèse, une illusion de calme et de stabilité qui ne lui correspond pas. Pas réellement. La Siobhan petite serveuse sans histoire n’était qu’un masque. Une armure destinée à la protéger de plaies encore suppurantes et de ses pulsions de junkie à l’adrénaline. Un profil bas, un profil neutre loin des éclats plus vif et ardents qui étaient les siens en Irlande.

Oliver, Cassie et Mathias. Ils ont été ses seuls points d’ancrage durant cette période en teinte grise. Les trois, chacun à leur manière lui ont permis de ne pas sombrer dans une mélancolie mortifère. Mathias, en lui donnant un job, en la forçant, jour après jour la seconde année, à ses sortir de ses addictions et de comportements en faille destructrice. Oliver, sa présence solaire et lumineuse. Son extravagance et ses éclats. Ses retenues aussi. Les silences et les omissions. Ce refus, partagé, de s’engager. De reconaitre la réalité de ce qu’ils auraient pu être, devenir s’ils avaient fait preuve de plus de courage et de sincérité l’un envers l’autre. Non. Le blâme ne repose pas uniquement sur les épaules de l’Etoile chérie de l’Amérique. L’Irlandaise a failli tout autant. Lui a fait défaut dans la même mesure. Et si elle ne l’a pas trahit d’un baiser trop légèrement délivré à des lèvres qui n’étaient pas les siennes, elle n’a jamais été libre. Libre d’un fantome aux yeux de jade qui revenait la hanter chaque nuit et dans l’ombre de chacun de ses pas. Cassiopée, que le destin a mis sur sa route une nuit de tristesse et d’ivresse et dans laquelle elle a trouvé une âme Sœur et un cœur rêveur. Une Jumelle rousse et un cadeau dont elle ne mesure pas encore la profondeur tant la Française est un écho malicieux et magique. Les silences qui s’étendent entre elles sont ceux qui expriment tout. Et si Siobhan avait pu s’ouvrir à Cassiopée de rouages sanglants qui ont guidés ses actes jusqu’à Los Angeles, si elle avait pu librement, sincèrement détruire les murailles qui muselaient son identité sans crainte d’être repoussée, elle n’avait pu avoir cette occasion avec Oliver.

Elle parle, avec la pluie battant aux carreaux dans la fausse sécurité d’un appartement qu’elle n’aurait jamais du retrouver. Recroquevillée sur son canapé défoncé, le corps et l’esprit encore marqués des tortures subies et la violence d’un Amour qui renait encore plus intense.  Dévoile à ce politicien ambitieux qui est vraiment l’amante qui a partagé ses nuits et ses rires pendant quelques mois. Ce frère terroriste. Ce retour fracassant de l’Ira dans sa vie. Et tourne la page d’une vie qui ne doit pas être. Elle est un danger pour lui. Il est un danger pour elle. Comment nier, malgré la douleur odieuse qui étreint son cœur, qu’elle ne lui a jamais appartenu vraiment ? Jamais elle n’a pu être totalement elle-même dans ses bras, pusiqu’elle ne se le permettait plus. Elle n’a plus été entière dès qu’elle apprit l’arrestation d’un de ses pôles et la trahison du second. Siobhan, en laissant partir Oliver de son existence, dans cet adieu sans retour, abandonne le costume endossé pour sa survie. Son amour était sincère, mais il n’était pas honête. Le Golden Prince quitte son appartement. Les mains tremblantes, elle s’allume une cigarette.

Elle a besoin de retrouver Neil. De se noyer dans ses bras. Pas tout de suite. Ce ne serait pas juste. Ni pour lui ni pour elle. La Sorcière sait que son choix est le bon. Il n’y a pas de regret, les murmures de son cœur ne lui mentent pas. Il n’y a pas de futur sans son irrascible Irlandais. Mais il lui faut d’abord se recentrer. Du dos de la main, elle chasse des larmes encore vagabondes. Une longue bouffée de nicotine. Siobhan se relève et ouvre une bierre oubliée dans leur départ précipité. Un regard sur son portable, il est à peine 10h. Trop tot pour de l’alcool. Elle s’en fout. Pas de message. Un demi sourire. Il doit être furieux qu’elle soit parti sans le prévenir. Pas grave. Dans sa chambre, elle trouve un sac en bandoulière. Et cette fois, elle prend son temps. La dernière fois qu’elle était dans cet appartement, Siobhan était malade de fureur et en moins de dix minutes, elle avait fait le tour. Respectant les délais imposés par son impossible geolier. Machinalement, elle se frotte son poignet libre d’atelle. C’est vrai. Elle ne s’est pas encore vengée de Neil pour avoir osé la menotter. Eclat particulier dans ses prunelles en songeant à ce moment à venir. Pas grave. La encore… elle a le temps. Ils ont le temps. Réalisation merveilleuse de savoir avec une certitude infaillible qu’ils traverseront les épreuves qui les attendent Ensemble. Que rien ne pourra les séparer. Certainement pas l’Ira. La rousse récupère de menus objets, quelques vêtements qu’elle aimait bien malgré tout. Avant de quitter définitivement l’appartement de Venice Beach. Ce n’est pas chez elle. Ca ne l’a jamais été.

Pourtant, elle ne revient pas directement à Downton. Si elle prend des précautions, reste dans les axes les plus fréquentés, change souvent de trajectoire et surveille autant ses arrières que ceux qu’elle peut croiser, Siobhan ne rentre pas dans la sécurité de l’appartement de Neil. Au contraire, elle rejoint l’une des petites plages discrètes que compte le quartier. La pluie la rend deserte et c’est parfait. Déjà trempée, elle n’a que faire d’en rajouter d’avantage en s’asseyant sur le sable humide. Elle se déchausse et laisse l’eau fraiche recouvrir ses pieds et ses chevilles. Nécessité de retrouver un point d’ancrage. Posant juste son sac un peu plus haut pour éviter qu’il ne se fasse trop mouiller par la marée montante. Siobhan a du mal à faire le tri dans ses émotions. Un mélange de tristesse, de souffrance et d’évidence. Il ne s’agit pas simplement d’une rupture qui était déjà consommée. C’est aussi un deuil. Celui d’une vie qui était survie. Et le retour, la seconde naissance d’un couple qu’elle pensait éteint. Aucune naissance ne se fait sans souffrance. C’est douloureux. D’attente. De cris.  De peur. De Sang. Neil et Siobhan en sont loin d’être exempte. En quinze jours, son Guerrier a boulversé tout ce qu’elle croyait savoir sur lui, sur ce qu’ils étaient à Belfast. Sauf la passion et l’amour immuable qui les liait  et contre lequel elle a tant lutté. Machinalement, sa main joue avec son anneau. Le faisant coulisser sur sa chaine. Jusqu’à ce qu’elle la détache pour ne plus laisser que sa croix. Cercle d’argent qui repose dans sa paume. Une inspiration. Puis une autre. Siobhan renverse la tête en arrière. Laissant la pluie laver son visage. Se mêler à des larmes qui se tarissent peu à peu. Lorsque sa bague de fiançailles reprend sa place à son annulaire gauche, c’est sans réflexion. Venue d’une impulsion Juste. Un poing léger qui se ferme. Juste pour savourer le retour de cette sensation unique. Elle a définitivement finit de lutter contre lui. Contre eux. Oh, Siobhan n’est pas naive, ils auront encore des disputes, des engueulades à en faire trembler les murs et à claquer des portes. Des conflits âpres, inévitables avec leurs caractères volcaniques. Et la perspective est loin de lui en déplaire, car elle Sait. Elle sait que cela n’aura aucunes incidences sur Eux. Les combats à venir seront contre le reste du monde. Un rire étranglé. Elle plaint Kennan. Car elle lui fera payer salement les coups portés à Catham. Et Neil a beau n’avoir rien dit, il était bouillant de rage sur ce point. Siobhan se relève, et tape un rapide message.

Siobhan a écrit:
11h -Je rentre, mo grha. Promis tu ne me boudes pas ?

Il ne lui faut qu’une heure de plus pour retrouver l’appartement. Ayant pris le temps de faire un détour pour acheter quelques pâtisseries dont une tarte au citron, championne toute catégorie des desserts préférés de Neil. Si elle veux amadouer son double pour sa petite escapade, le meilleur moyen -presque le meilleur moyen- est de soudoyer son estomac. Elle est un peu surprise en rentrant de ne pas le trouver. Sans inquiétude particulière. Il ne tardera pas.  

Siobhan a écrit:
12h04-Je suis rentrée. Tu reviens bientôt ? Love you.

Du moins, c’est ce qu’elle se dit. Mais quand il ne réponds pas à ses messages, vers 13h, elle finit par le joindre directement, pour sonner dans le vide et  tomber sur le repondeur impersonnel. Hum. Cela ne lui ressemble pas.

Siobhan a écrit:
13h08-Neil ? Je commence à m’inquiéter. Tout va bien ?

14h 20 Appel en absence 2/3/4
Siobhan a écrit:
15h30- Je commence à flipper. Vraiment. Ou es-tu ?!!!
Siobhan a écrit:
15h31 – bordel, mais tu fous quoi ! Dis moi que tu n’es pas allé faire une transaction limite sans m’en parler ?

-17h  « Commissariat de Lors Angeles, je vous écoute ?
-Pourriez vous me passer l’Inspecteur Flaherty, je vous prie ?
-Qui le demande ?
-Il m’a passé sa carte concernant son enquête en cours, j’ai les renseigments financiers qu’il avait demandé

*musique insupportable d’attente*
-Je suis désolée, l’Inspecteur Flaherty n’est pas dans les locaux. Il a posé des congés sans soldes pour trois semaines. Je vous passe son coll….
Clic.

17h06/15/25 : appels en absence 4/5/6.
Siobhan a écrit:
17h28 . : tu as intérêt à me donner une putain de bonne raison pour ne pas me repondre. Parce que si tu es pas à l’article de la mort, je te jure que tu va t’y retrouver en rentrant.

Siobhan a écrit:
17h28 : J’ai vraiment peur pour toi. Rentre.
Siobhan a écrit:
17h28 : Je t’aime. Dis moi que tout va bien.
Siobhan a écrit:
17h28 : Neil, tu fais chier !

19h 20:
-Charisma. C’est Siobhan, est ce que tu as eu des nouvelles de Neil aujourd’hui ?
-Wo. Du calme Roussette. Tu parles trop vite. Qu’est ce qui se passe ?
-Il se passe que quand je suis partie ce matin à 8h, ce crétin d’Irlandais était parfaitement endormi. Je suis rentrée vers midi. Il était pas là. J’arrive pas à le joindre ! Son portable fonctionne. Il repond pas. Putain, je vais le tuer ! Je sais que les messages arrivent, c’est tout
-Hum. Tu veux dire que cela fait sept heures que Chouchou a disparu de la circulation ? Donne moi le numéro. Je vais essayer de faire jouer une faveur ou deux, je te rappelle.
-Peut être  plus ! Je ne sais pas à quelle heure il est parti ! Est-ce que tu as eu l’impression que ca bougeait ces derniers jours ?
-Non. Je règle les details pour vous faire rentrer en Irlande. Il me faut encore au moins deux semaines. Mais rien qui indiquerait ce silence. Vous vous êtes pris la tête ?
-Mais non ! Et même !!! Il est pas sadique, si on s’était disputé, il me laisserait pas dans le silence comme ca, pas maintenant ! Il y a forcement un problème.
-Je te rappelle.

19h23/43/51 : appel en absence 6/7/8


Siobhan a écrit:
-19h53 : Ca fait près de 12h sans que tu donnes signes de vie. Tà faitios orm.
Siobhan a écrit:
19h55 : Si tu es avec Lya, pas la peine de rentrer !

Siobhan a écrit:
19h55 : - NEIL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais que tu reçois mes messages ! Ou si c’est pas lui qui les lit, parce qu’il a perdu son portable, une reponse, ca marche aussi.

20h18/22/38 : Appel en absence 9/10/11

21h45 , Prison de Dublin

-Est-ce que tu sais si O’Maley a mis la main sur Neil ?
- Bonjour ma petite sœur chérie. J’ai passé une super journée, j’ai été élu roi des gueules cassées de la prison. Et toi, tout roule ?
-CATHAM ! Je suis sérieuse.

-*long soupire* Non. Mais ca lui ferait pas de mal. Enfin si il aurait mal. Mais quoique, je lui ai promis que ce serait moi qui m’occuperait de lui. Donc, ca ferait chier.
-Je te laisse pourrir en taule si tu arrêtes pas de déconner. Ca fait presque 14h que je sais pas ce qui se passe pour lui.
-Tu me ferais ca, à moi ? Ton grand frère adoré ? Remarque ca fait déjà cinq ans.. cinq ans de plus. Non. Kennan n’est pas venu me voir pour me dire ca. Et il se serait pas privé. Je pense.
-Qui pourrait être sur à 100% ? En qui tu as confiance ?
-Curtis. Il ne quitte plus notre cher Kennan d’une semelle. Son new best friend for ever.
-Donnes moi son numéro.
-Tu es folle ! Si jamais…
-14h, Cat’! 14h, tu sais ce qu’il pourrait être en train de subir si  il s’est fait choper par les hommes d’O’Maley ?
- +353 8 641 725 72. Soit prud…


22h08/13/15/28/32 : appel absence 12/13/14/15

Siobhan a écrit:
22h35 : si je fais un cancer des poumons, ce sera de ta faute.
Siobhan a écrit:
22h36 : rentre, rentre, rentre, rentre.
Siobhan a écrit:
22h37 : Love you. Je suis pas en colère. Promis. Dis moi que tout va bien.


22h42
Sur la terrasse, le visage exsangue de Siobhan alors qu’elle hésite. Si au cœur de sa main gauche est serré le telephone sécurisé que lui a laissé Neil, dans la main droite, un verre de whiskey qu’elle avale d’un trait. Impossible de tenir en place, elle marche en long et large. Sans relache. Les traits tirés. Un second verre, qui n’entame rien de sa lucidité. Elle a l’impression d’avoir une horloge dans la tête, et Charisma qui n’a toujours pas répondu. Elle pose le verre vide contre son front pendant quelques instants. Ses doigts tournent et retournent sa bague de fiançailles, l’esprit et le ventre dévorés par la peur et l’impuissance. Neil, qu’est ce que tu fous ! Une cigarette qui arrache sa gorge à vif mais qu’elle allume malgré tout. Avant de composer le numéro que Catham vient de lui fournir.

-Mister Shaw speaking.
Une bulle d'émotions qui lui scie la gorge soudainement à sa voix, aux accents caraibéens et légèrement sardonique. Nostalgie d'une époque perdue. Avant de même de connaitre son interlocuteur, le Sorcier de la Poudre respire la nonchalance. Curtis fait partie du cercle des intimes de Catham depuis plus de dix ans. C'est lui qui à convaincu Baile de donner une chance à ce jeune métis aux dents longues dans un microcosme où ne pas être blanc, irlandais pure souche est une source d'attaque permanente. Pendant près de six mois, lors de la première peine de prison ferme de Catham dans sa 23ieme années, les deux ont noués des liens que seuls deux jeunes détenus peuvent apprehender. Et c'est lorsque Curtis s'était présenté au parloir à la place de son frère - celui ci "indisposé" à l'infirmerie. Les autres étaient dans un état bien pire selon les bravades de ces derniers- qu'elle a fait sa connaissance pour la première fois. En arrière plan, elle peut entendre le brouhaha de voix multiples, les ordres distants qui s’échangent, les plaisanteries diverses. Il n’est pas seul. Merde. Impossible de savoir comment entamer la conversation.
-
-Un mister Shaw qui va raccrocher parce qu’il n’a pas le temps pour les blagues.
-Est-ce que tu peux parler ? Librement, je veux dire ?
-…

Silence. Mais il n’a pas raccroché. Elle peut entendre sa respiration. Et soudain le bruit semble moins important. Une porte qui a été fermée. Verouillée si elle a bien entendu. Finalement, elle tente. Au point où ils en sont… La jeune femme se force à déglutir, à articuler. Malgré ses prises de becs incessantes avec Neil, qui les ont conduit plus d'une fois à se faire sortir des bars où ils finissaient en compagnie de Cat', son amitié avec Curtis a perduré.
-… Curtis. C’est Siobhan.
-….
-O’Sullivan.
-Merci, oui ! Est-ce que tu es devenue folle ? Un désir morbide de clamser ? Est-ce que tu as la moindre idée si c’était pas moi qui avait répondu ? pour une raison x ou y ?! Comment est ce que Flaherty est resté vivant pendant aussi longtemps si tu te conduit de cette manière, c’est un putain de miracle !!!
-Ca va faire près de 15h qu’il a pas donné signe de vie.
-Et tu te demandes si c’est pas nous ? enfin, Baile ? Non. Pas ce matin. Crois moi, ce serait pire que la victoire d’une coupe de monde si c’était le cas.
-Garde les yeux et les oreilles ouvertes, je t’en prie. Je sais pas où il est.  
-Tu sais que je m’en fous, si c’était pas pour ton frère et toi…
-Continue à te le répéter, tu finira peut être par y croire. Tu lui manques aussi! Merci, Curt’. On te revaudra ca.
-Ouais, ouais, arrête ou je vais devenir sentimental! Je te filerais mon numéro de compte en banque.
-Un serieux mortel vient teinter sa voix, absent au début de leur conversation -Me rappelle pas, Sio'. Sauf urgence absolue. C’est trop dangereux. Pour toi et pour moi. Soyez prudent. Je vous garde ton frère en vie.
-Je sais. Prend soin de toi. Ca devrait plus durer encore trop longtemps.


Bordel. Bordel. Bordel. Si c’est pas le Mercenaire le plus sadique de l’Ira qui détient Neil mais qu’est ce qu’il fout ?! dans quoi il s’est engagé pour ne pas la prévenir d’une telle urgence ! Siobhan finit par rentrer, se postant sur le premier fauteuil qui vient, roulée en boule sur le cuir. La terreur est une chanson morbide qui ne quitte plus ses veines. Pas plus que le flingue ou son téléphone.

23h12/27/33/41 : appel en absence 16/17/18/19



Because of you
Go deo i mo chroi, Go deo i mo intinn. Toujours dans mon coeur, toujours dans mon esprit .•°¤ Mags.
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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
Neil avait une grande facilité, celle de savoir se détruire avec application. L’alcool était sa kryptonite, un verre suivait toujours l’autre. Il avait retrouvé une raison de stopper ses conneries deux semaines plus tot, par obligation, avant que cette raison ne s’évanouisse dans des pensées sombres. Alors il buvait, simplement. En silence. Ne se préoccupant pas des bruits alentours, ni des gens qui entraient et sortaient après avoir bu leur petit whisky de la journée. Il n’avait même pas répondu à une voix féminine complice et insistante qui avait voulu lui payer un verre. Non. Il ne ferait pas la connerie de se jeter dans des bras surement affriolant pour 10 minutes de plaisir, mais qui en rien ne changerait cette mort intérieure qu’il ressentait comme une fin en soi. Aucune autre femme ne poserait la main sur lui, car il savait qu'il n'en n'aimerait aucune autre que la rousse perdue.

Il n’arrivait même plus à éprouver de la tristesse. Il était juste … Là. Dans un mélange de colère froide et de haine profonde, contre elle et contre lui. Contre elle pour la raison qu’il pensait vraie. Contre lui pour sa putain de crédulité. Il se haïssait d’avoir été si faible face à la seule femme qu’il avait pu aimer, de s’être ouvert à elle si intimement. Encore une fois il devait ravaler son passé, l’oublier, le calfeutrer derrière son arrogance naturelle. Mais cette fois-ci sans s’amuser de la situation. En perdant Siobhan, il avait perdu son âme, son amie, sa confidente à peine retrouvée.En perdant Siobhan, plus rien n'avait d'importance.

Sa main serra le verre rempli, moue haineuse aux lèvres et dans un regard qui tenait plus du sombre que de l’absinthe. Non. Il ne pouvait pas s’être trompé à ce point. L’impossibilité de cette tromperie voulue le tiraillait avec ce qu’il avait vu. Il s’était peut-être trompé ? L’image repassait en boucle et le brisait en morceaux de sang écarlate à chaque fois qu’il voyait l’air apitoyé quand elle avait caressé la joue d’Oliver et son invitation silencieuse à la suivre. Boire. Le plus possible, autant que possible. L'idée était conne. Définitivement. Non. Non. Jamais plus il n'aurait de moment assez lucide pour se souvenir de ça.


10h. Trop tot pour un verre ?
11h : Trop tot pour une bouteille ? Un autre message qui arrive, et le téléphone, dans sa main qui se crispe, émet un drôle de craquement. Mo Grah ? Comment ose t-elle l'appeler comme ca. Garce ! Tu veux le beurre, l'argent du beurre et la crémière irlandaise ? Elle se foutait vraiment de lui ! MO GRAH ?? L'alcool suivait. Son âme retrouvait des enfers embrumés trop connu où abondaient ténèbres et désespoir qu’il tentait de noyer dans ce liquide brun


Encore et toujours. Les messages défilaient accélérant chaque verre bu et sa descente aux limbes alcooliques. Il l’aimait cette garce. Mais con, quel con ! La vague attention qu'il lui restait se posa sur la télé et les infos . La maison d’où il avait tiré Sio faisait les gros titres, non pour la dizaine de mort, mais pour un incendie « sans victime retrouvée heureusement». O’Maley avait fait le ménage. Nouveau problème, le tueur de l'IRA était revenu à LA, au moins une info intéressante autant qu’inquiétante. L’idée d’appeler Sio pour la prévenir , et puis non elle avait d’autres chats à fouetter. Qu’elle se débrouille avec son politicard .

Comment avait-il pu s’imaginer un retour de flamme après la trahison dont il avait été l’instigateur 5 ans plus tot. Ils avaient été détruit, autant l’un que l’autre par les mensonges de sa couverture découverte.  Aujourd'hui il souffrait dans ce monde devenu une salle des enfers. Sans Siobhan il n’était rien, sans son amour il n’était qu’un mort en sursis. Cœur broyé. Les soupirs alcoolisés trop lourds et le regard vide qui se plongeait dans son verre qui s’emplissait et se vidait dans un rythme presque régulier. Rien que cela le ballottait dans un ascenseur émotionnel qu’il n’arrivait à maitriser, qu'il ne voulait maîtriser. Il s’était bercé d’illusion et revenait sur terre beaucoup trop brusquement. Meme le miroir qui lui faisait face derrière le barman ne semblaient ne refléter que le noir de sa vie.

L'ira et leurs histoires semblaient si loin maintenant. Alors que quelques plus tot, il était prêt à la guerre sans aucune pitié, il ressemblait accoudé au bar à tout, sauf à un guerrier. 18h passé. ... un trou noir jusqu’à 22 h. La tete sur le comptoir il se redressa avec quelques cacahuètes accrochées à la joue, et une bave qui avait coulé de ses levres. Il s'essuya le tout d'un revers de la manche. Et son téléphone qui vibrait, sonnait, l'emmerdait ! Il se saisit de la bouteille posée le comptoir par le barman qui en avait eu assez de servir verre par verre et frappa le pauvre téléphone avec celle -ci faisant s'interrompre les conversations autour de lui ... L'écran finit par céder éclatant en autant de morceau que le cœur de l'irlandais avait en brisure. La bouteille vidée de son dernier contenu avant qu'il n'en commande une autre d'un vague geste de la main. Il n'avait déjà plus le gout de l'alcool, brulé par le whisky bu en trop grande quantité. Quand à ses réflexes ...

Le seconde bouteille fut posée à sa gauche. C'est alors qu'une main la saisit et versa un verre à Neil, avant de s’en servir un aussi. Vague sourire de l'Irlandais sans se retourner vers cet individu, voix retrouvant un semblant de dureté. Sil avait été dans un état second pendant son "début" de beuverie en solitaire, cette apparition derrière lui suffit à lui rendre l'attention nécessaire pour essayer de ne pas se faire buter. Il viserait peut-etre mal, mais il ne se laisserait pas crever dans un bar miteux de LA. Le plus étonnant sans doute était qu'il respire encore .. Drapeau blanc ? Il fallait tenter sa chance.
.
- Je me demandais quand tu allais apparaître.
- J’ai été trop long ?La voix masculine à l'accent irlandais bien plus prononcé que chez le flic aux relents d'alcool.
- Un peu, j'ai failli être déçu
Le rire chez l'homme de main de l'IRA avant qu'il ne s'installe à ses cotés. le costume gris était impeccable, comme toujours, un regard bleu qui fixait Neil sans que l'on puisse deviner si l'heure de notre mort était arrivée.
- Ta répartie m’a toujours plus Neil, par contre boire autant c’est une erreur.
- Peine de coeur.  
- La rousse t'a largué ?
- C'est une garce. Une main compatissante et ferme frappa son épaule à trois reprises.
Les femmes sont chiantes Flaherty, je me contente de celles d’O’Hara, tu arrives, tu baises, tu repars. Tu devrais t’y remettre ça te ferait du bien.
- Non merci
- Je pourrais t’en faire parvenir une ou deux, cadeau d’ami.
-Tu as retrouvé tes hommes? Changement de sujet radical, si bien une personne à qui il ne parlerais pas de Siobhan c'etait bien ce type glacial.
-Oui, un beau travail surtout celui à qui tu as éclaté la tete, à mains nues, je suis presque impressionné, mais ce n'etait pas ta première fois si je me souviens bien Se tournant vers le blond irlandais trinquant avec le verre qu’il s’était versé
- A l’Irlande
Vague sourire de Neil cognant doucement son verre contre le sien
- Pourquoi je suis encore en vie, je croyais que les ordres de Baile étaient clairs
- Les ordres le sont, mais je te propose un marché, ce qu'il y avait dans le sac et la rousse contre ta vie.
- Tu sais bien que je ne vendrais pas Siobhan, quant au sac.. Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Neil. Neil voyons. La vendetta de Baile n'a rien à voir avec une trahison, tu as quelque chose qui lui appartient et nous le voulons. La rousse sera notre compensation à exposer aux autres. Mais toi tu pourras vivre tranquillement avec ton gosse.
-Nous le voulons? Instinct curieux
Des personnes hauts placées qui peuvent t’empêcher de crever, On te cognera un peu mais tu en sortiras vivant, peut-etre. Tu as fais chier beaucoup de monde en Irlande. je ne peux pas te promettre que les autres respecteront notre marché.
Il n'y a pas de marché. Tu sais que tes hommes ont voulu violer Sio
Grognement de blond qui se servit un second verre.
Ces américains ils n’ont que le sexe en tete. Siobhan devait nous arriver saine. on ne voulait pas ca, juste t’avoir en vie pour récupérer le sac et son contenu.
Et si je ne veux pas rendre l’argent ?
Je ferais ce que Baile veut, je te vendrais sans état d’ame. Tu sais que tu parleras, tout le monde a des limites Neil. Tu les as testé sur beaucoup trop de mecs pour savoir que j'ai raison. Je te laisse quelques jours, je ferais attendre Baile jusqu’à ta réponse. Mais ne me pousse pas à bout 
Le verre est vidé. Une carte lui est posée dans la poche de sa veste. Tu peux me joindre à ce numéro. Au revoir Flaherty.
Salut O'Maley

Cette rencontre était irréelle. Rêvée dans trop d'alcool. Il était vivant .. mais le message était clair. L'IRA ne les lâcherait pas. Baile voulait ses plaques, Le Vieux surement les memes plaques par casser le N°2, et eux dans tout cela prit dans une haine farouche entre ces irlandais et contre eux. Merde.

Neil laissa quelques billets sur le comptoir surement trop pour deux bouteilles, mais on s'en foutait un peu. Et se releva en deux ou trois temps laissant son piteux sens de l’équilibre tenter de trouver un point d'ancrage sans vomir ce qu'il avait avalé. Il puait l'alcool, la cigarette, la sueur. Aucune envie de rentrer pour retrouver un appartement vide, ou pire avec elle, pourtant il lui fallait un endroit où dormir en relative sécurité. Le pas chancelant, il se mit en route pour son appartement. O'Maley avait fait passer un autre message silencieux. Il savait où ils étaient. Sans aucun doute possible. Alors chercher à fuir l'homme de main ou ses gars ? dans son état? Rien à foutre.

Le temps qui s'écoula jusqu'a la montée des marche à 4 pattes ? Il n'en savait rien. Il faisait encore nuit, ce n'etait pas si tard, les clefs qui lui echappent des mains. Un juron.. la tete qui cogne contre le mur en les ramassant.. et un tremblement continue en tentant d'entrer la clé dans cette serrure de merde.



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Seolanne
Seolanne
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Informations supplémentaires ici.


Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR

Charisma regarde le petit traqueur sur la carte avec un air plus que désabusé. Obtenir les données suffisantes pour géolocaliser le numéro de Neil a été un jeu d’enfant. Cinq minutes plus tard, elle avait l’information entre les mains. Avec l’envie de coller une énorme calotte sur le haut du crâne de son Irlandais préféré. Une décision, illégale. Mais ce n’est pas de sa faute si les pare-feu du système de sécurité du bar contry sont aussi faible. Elle contemple pendant quelques minutes les images de mauvaises qualités qui montrent un Neil, Clairement reconnaissable, en train d’avaler verres sur verre à un rythme impressionnant. Il est seul. Personne lui parle et son regard fixe semble ne porter aucune attention à son environnement. Elle est en proie à un dilemme de taille. Si elle donne l’adresse du trou à picole de l’idiot sous ses yeux à la rouquine, la black est quasiment certaine que Siobhan va débarquer aussi rapidement que le trajet le lui permettra. Et elle n’a pas besoin de prouesses d’imagination pour deviner que la scène qui va suivre serait explosive. Ce qui pourrait suffire à attirer l’attention d’une oreille en recherchant d’informations monnayables sur deux irlandais en cavale. Charis’ ignore les raisons qui poussent Neil à s’imbiber aussi copieusement, mais il y a forcement un rapport avec l’appel paniqué de sa souris. Et par politique personnelle, elle refuse de s’impliquer dans les disputes de couple. Encore moins dans celui-ci en particulier ! Si elle a conscience que la jeune femme a réellement peur pour lui, elle ne peut prendre le risque qu’ils s’exposent sans aucune pensées pour les conséquences. L’un des rôles principales des agents de la CIA est de savoir quand diffuser une information et quand l’enterrer. Les reflexes ne se perdent pas. Un sourire sardonique qui étire ses lèvres alors qu’elle ferme les fenêtres de son ordinateur. Elle n’aimerait pas être à la place de l’ex soldat lorsqu’il va retrouver sa douce et tendre. Si elle a bien cerné le caractère de la donzelle, ses cloches vont sonner pendant longtemps. Très longtemps. Un sms qui ne rassurera pas sa compagne. Mais elle ne peut pas faire mieux. Ils sont devoir se débrouiller l’un avec l’autre.
Charisma a écrit:

19h40 Désolée Roussette. Il a activé un logiciel quelconque qui ne permet pas de traquer son ping. Patience. Je suis sure que tout va bien. Il finira bien par rentrer.

Elle lit le message. Fume une nouvelle cigarette. Et le monde ne tourne toujours pas. Le temps est un grain de sable dans un sablier couché sur le flan. Immobile et inutile. Siobhan a du mal à rester en place. Elle parcourt l’appart de long en large, sans quitter du regard. L’implorant de sonner. Celui-ci reste sourd et impitoyable à ses supplications muettes.  Elle sort sur la terrasse. Rentre dans le salon. Allume la télé. Eteint la télé. Boit une gorgée de jus de tomate. Grignote un peu de fromage. Sort fumer une cigarette. S’allonge sur leur lit. Se relève. Rien ne la calme, rien ne l’apaise. Se sert un verre de whisky. Le balance dans l’évier. Elle n’a pas envie de boire. Elle a besoin qu’il rentre ! Sain et sauf ! La rousse est en train de devenir dingue.   Ses appels et ses sms se succèdent. Parler à Catham ne l’apaise pas. Pas plus qu’à Curtis.

C’est trop. Beaucoup trop pour une seule journée. Le deuil d’Oliver, la disparition de Neil se croisent, se heurtent et la cisaillent sans repos. Son angoisse monte. Sa colère descend. Sa tristesse se stabilise. Et le cycle reprend dans une ronde infernale et cruelle. Ses doigts effleurent le cercle d’argent qui ceint son annulaire. Seule pépite de sérénité. Seule voix murmurante qui tente de l’assurer que tout finira par aller. Qu’il a une bonne raison. Qu’elle panique pour un rien. Sauf que c’est faux. Il y a tout un faisceau de dangers autour d’eux qui se précise et se referme. Et qu’elle en a conscience. Beaucoup trop.

3h46
Elle a cessé depuis quelques heures d’envoyer des sms sans réponses. Plus d’appel en absence. La rousse n’a pas laissé de message sur le répondeur, elle deteste cela. Peut-être a-t-elle fini par s’endormir une heure ou deux sur le fauteuil le plus proche de l’entrée. Le cendrier à ses cotés est plein et l’atmosphère de l’appartement est lourd de la fumée de tabac froid. Au point qu’elle a décidé de laisser  la porte vitrée et une fenetre ouvertes pour tenter d’aérer. Ne souciant pas de la fraîcheur de la nuit qui fait baisser la température de quelques degrés. C’est le bruit maladroit de clefs griffant la serrure qui la réveille. Instantanément, Siobhan est sur le qui-vive. Ses sens en hyper alerte et d’une vigilance absolue. La crosse du pistolet retrouve sa paume et elle s’approche de la porte. Il n’y a aucune raison que son compagnon hésite sur les verrous. Sauf si il est blessé ou contraint par une tierce personne. Elle ouvre la porte à toute volée. Et manque de tomber en arrière sous le poids d’un Neil qui trébuche quasiment sur elle lorsque l’équilibre qu’il avait repris en s’appuyant sur le battant d’acier est rompu. De justesse, elle se stabilise en prenant appui sur le meuble derrière elle Recule d’un pas pour mieux s’y appuyer sans chercher à se dégager du corps qui l’ecrase presque. D’un coup de pied, Siobhan claque la porte sur eux. Elle fermera à clefs et la chaine de sécurité plus tard.

Son soulagement est intense qu’il écrase toutes pensées refléchies. Un souffle qui lui échappe, haché  Pour la première fois depuis des années, son accent irlandais est à coupé au couteau. Comme si elle n’avait jamais quitté son ile. – Neil, fraochÚn, cá raibh tú? Bhí mé chomh scanraithe sin duit *putain, tu étais où, j’ai eu tellement peur pour toi. * Elle ne prête attention à aucun détail. Sinon à sa présence contre elle. Elle s’appercoit rapidement qu’il n’est pas blessé, du moins pas de plaie ouverte. Absence de sang. Le sien ou d’un autre. Et c’est une nouvelle couche de peur qui s’évanouit. Ses mains lachent sa taille et s’enfouissent dans ses cheveux, relevant son visage vers elle. Cherchant son regard de jade. Presque vitreux. Est ce qu’il a une concussion cérébrale? Il s’est battu?  -mo ghrá? labhair liom * parle moi* Ce n’est que lorsque ses lèvres ceuillent les siennes dans un baiser profond, intense qu’elle finit par se reculer. Choquée. Ses prunelles s’écarquillent sous une surprise écoeurée. L’odeur de l’alcool, qu’elle avait occulté jusqu’ici vient de la frapper en plein fouet et les relans dégueulasses avinés qui s’échappent de son haleine suffisent à lui faire regretter d’avoir eu envie de l’embrasser. Haut le coeur. Il est tellement imbibé qu’elle ne se risquerait pas à approcher un briquet de lui de peur qu’il ne s’embrase. Elle recule encore d’un pas. S’il se casse la gueule, il se demerde pour se remettre debout. C’est pas elle qui va l’aider. Ses deux mains passent nerveusement dans ses cheveux, tirant sur les mèches cuivres jusqu'à les déboucler. Alors qu’elle s’éloigne encore de lui. Regard de déception et de désappointement sans voile. Avant que la colère ne commence à gronder. Elle musèle. Froidement, Siobhan l’observe. Le détaille vraiment. Il est dans un tel état que rien de ce qu’elle ne pourrait lui dire ne sera entendu. Il est bien trop parti. Bien trop ivre. C’est déjà arrivé à Belfast qu’il rentre aussi défait. MAIS elle savait à quoi s’attendre et Siobhan n’a jamais été trop chiante avec cela. SAUF la fois où cet idiot avait oublié de la prévenir. Cela avait été la première et dernière fois qu’il avait commis cette erreur. Il semble avoir oublié cette leçon et au pire moment. Pas de souci. Il va s’en souvenir. Pyrogravé dans son crane de piaf d’irlandais crétin. Elle tremble d’une rage qu’elle peine à contenir. Siobhan garde de la distance entre eux. Si ils se rapprochent, elle le gifle à toute volée. Elle ignore ce qui a bien pu le pousser à boire, elle fera la lumière la dessus dès le lendemain. Mais c’est certainement la décision la plus conne qu’il ait pu prendre! Elle articule, froidement. Elle ne fera pas l’effort de lui parler anglais. Qu’il se démerde avec le gaellique!- Téann a chodladh, a dhéanann tú nauseated dom  (va dormir, tu me donnes la nausée)


Because of you
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Calville
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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
Cette fichue serrure bouge à chaque fois qu'il essaie de faire entrer la clef qui est censée l'ouvrir. Bordel  ca l'emmerde ! Il va finir par dormir sur le palier, ca sera plus simple. Un coup de poing dans le mur. La douleur ? Oh elle viendra en son temps. Il en a marre. Ca le fait chier. Dernier essai après il lache l'affaire. C'est son palier il fait ce qu'il veut ! . Son corps se colle à cette satané porte, elle ne pourra pas bouger comme ça, quand celle ci s'ouvre faisant vaciller un corps mort dans des bras qui l'accueillent. Il s'accroche. Il se redresse vaguement regardant autour de lui. l'appart lui est étranger. Il veut rentrer chez lui en Irlande. à Londres on s'en fout mais surtout ailleurs qu'ici . Il deteste cette ville. Il veut son fils, Il veut Si... NON la connasse. Elle est là. Devant lui. Le touchant. Le dégoûtant. Comment ose-t-elle etre là? Et lui parler ? en plus en gaélique. OH Chérie je suis bourré toi et ta langue de merde vous me foutez la paix !Casse toi, va voir ton blond décoloré et degage !

Il ne sait pas. A t-il parlé ? A t(il voulu le faire ? Ou est-il simplement en train de la regarder d'un oeil profondément aviné ? Il ne sait pas. Il s'en fout. Elle ne mérite meme pas qu'il s'attarde sur elle. Et ca piaille comme toujours. Sa voix l'enerve. Sa présence aussi. Elle, sa rousseur. TOUT . Ce regard qu'elle lui impose en passant sa main dans ses cheveux est une nouvelle marque de sa bassesse. Il dégage sa tete de ses mains. Si il n'ira pas plus loin elle n'aura pas le choix de ce contact. Surtout pas. Et il n'a au visage qu'une moue dégoûtée quand elle l'embrasse osant prendre ses lèvres entre les siennes alors que quelques heures plus tot ... Ses mains entoureraient son cou de nacre si il arrivait à la toucher. Sa colère semble reflué en lui comme l'alcool qui se dégorge par chaque pore de sa peau. Il s'en imbibe pour ne pas eclater cette jolie gueule tant aimée. Non. Il ne fera rien. Il en serait incapable, tenant debout grâce au meuble.

Elle semble finalement comprendre ses réticences et se recule. Elle croyait quoi? Qu'il allait accepter de se faire tripoter par elle ?? Après ce qu'il a vu ?? Elle doit savoir qu'il l'a vu. Ou le savait-elle dès le début qu'il allait la suivre ? Garce !  Bien sur qu'elle savait. Neil ne l'aurait jamais laissé partir sans surveillance. Comment a t-il pu l'aimer à ce point? Comment peut-il encore l'aimer ? Pourquoi souffre-t-il encore tellement? Le regard de la rousse se fait inquisitrice observant un étranger qu'elle ne connait que trop bien. Elle le toise avant de devenir assassine. Il la dégoûte ? Bien . Un point partout. Sans un mot. Sans un regard il passe à coté d'elle pour aller dans sa chambre qu'il réussit à rejoindre plus par volonté de s'éloigner d'elle, la porte est claquée, et il s'effondre sur le lit. Rideau.

La nuit qui se préparait tranquille devient un calvaire oublié depuis des années. Il se souvenait ou presque de ses cuites. Et il en avait eu de fameuse. La boisson toujours cette amie présente à ses cotés dans tout les moments de sa vie. Aujourd'hui encore elle l'entourait, alourdissant son corps et surtout permettant à son esprit de - presque- oublier.  

4H58 : Un haut le coeur le secoue lui faisant relever la tête de l'oreiller. Un second. La nausée aux portes de la gorge. Il a bu. Bien trop pour son corps, meme habitué ces dernières années à des excès de sa part.  Sa main tâtonne autour de lui, rien pour l'aider . Et aucune force de se lever pour aller aux toilettes. Une troisième haut le coeur et un mal de cheveux quand sa tete est tirée vers quelque chose qui doit être un seau et reçoit le don de l'alcoolo. Quelque chose qui doit ressembler à un gémissement sort de ses lèvres avant de replonger la tête dans le seau. Rideau.


5h37 : Le seau est toujours là quand il sent à nouveau son ventre se contracter pour rendre son repas ou autre chose. masse informe, malodorante, liquide ou presque. L'ecran noir se teinte à nouveau à son regard vide.


6h28.: La même scène se répète, encore et toujours, inlassablement. Même sensation d’étouffement quand le repas repasse par la porte d'entrée. Il tousse expulsant les derniers bouts qui l’empêchaient de bien respirer. Vague amélioration soulagé l'estomac semble vide de nourriture. Le reste ? ca sera bien absorbé . Cette fois -ci il ne sombre pas. Pas vraiment. Sommeil agité entre conscience et semi conscience. Agitation fiévreusement alcoolique. Il a chaud, il a froid. Il est réveille, endormi. Il rêve. Images sans sens logique. Chemin tortueux . Un gamin au visage distordu qui le fuit. - SEAN ! Un cri réel ou imaginaire. Douleur sincère d'un cœur perdu et d'un corps qui ne lui répond plus. Et une rousse à ses cotés, fantomatique , qui lui sourit l'embrasse avant de tomber en poussière contre ses lèvres. Et le sang recouvre tout. Un bras qui recule une main rêvée qui le manipule. Il pue le vomi et l'alcool, meme en rêve. - dégage. Obscurité totale retombant sur lui en une chape de plomb avant même que son bras ne soit écroulé sur le lit.  

Quelques heures plus tard, sans doute, surement. . Les ronflements ont remplacé les cris. L'apaisement d'un corps lourd remplace celui d'un corps agité. Il n'est plus qu'un homme qui est profondément endormi sans réel sommeil. Un poivrot qui va désaouler ou pas ...Le soleil a prit la place de la pluie et semble vouloir rechauffer la chambre et le corps à moitié dénudé. Il voit la clarté à travers ses paupières closes , mais il s'en fout. Il veut juste dormir à en crever.


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Seolanne
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR

Maintenant qu’elle en a pris conscience, Siobhan ne sent que l’alcool. Il ne s’agit pas seulement de son haleine, non ce serait trop simple. Tout. Tout chez lui pue. C’est insupportable. Ecoeurant. Son visage n’a aucune expression, ses traits engourdis par l’éthanol et son regard est aussi vivant qu’un bœuf mené à l’abattoir.  La rousse sait que l’alcoolisme est une maladie. Une bête qui ronge l’esprit et la volonté. Bien sur qu’elle aurait pu comprendre une défaillance de Neil. Est-ce que cela lui aurait plut? Pas une seconde. Mais elle aurait été là. L’aurait épaulée. Ce qui lui échappe et la met en colère, c’est non seulement son choix d’aller hanter un bar ou un autre pour s’adonner à son vice à l’illusoire réconfort, mais surtout celui de ne pas répondre à ses messages. Un pas en arrière. Elle s’éloigne de lui.  Qu’est ce qui lui est passé dans le crâne pour se dire que la laisser dans l’ignorance total de ses mouvements était une idée judicieuse ?! A-t-il vécu seul si longtemps qu’il en a oublié les éléments basiques d’une vie de couple ? Non. C’est pire que cela ! Ils vivent dans un danger permanent ! Comment a-t-il pu ?! Comment a-t-il pu lui causer une peur aussi intense, aussi profonde, sans se poser la moindre question ?

Il y a autre chose. Quelque chose qui joue une mélodie sinistre et glacante dans les recoins les plus sombres de son esprit. Lors des plus mémorables cuites de Neil à Belfast -Il y en a eu au moins deux- et celles de moindres ampleurs, en rentrant à leur appartement, il avait beau être saoul à voir les murs se lever à sa rencontre, il devenait plus collant avec la rousse qu’une ventouse sur la paroi d’un aquarium. Là, Siobhan aurait pu jurer qu’il s’était raidi dans son étreinte et se serait dégagé de ses bras. Il n’en avait juste pas les capacités. Une pierre au fond de l’estomac. Est-ce qu’il s’est foutu de sa gueule pendant ces derniers quinze jours et l’alcool dissouds les masques qu’il s’est imposé ? Est-ce qu’il lui a joué une commedia del arte pour protéger ce qui lui restait de sa couverture ? Il titube vers la chambre et elle presse l’arrondi de ses paumes contre ses yeux, presque fiévreusement. Qu’il se débrouille sans elle et c’est dans un pas de coté ferme qu’elle le laisse se débrouiller seul. La course de ses réflexions est un rongeur acide. Ils avaient dépassé ce stade de doute, elle en était certaine ! Est-ce qu’elle s’est montrée d’une naïveté impardonnable en souhaitant à ce point croire encore en Neil, en eux, ou bien est t’elle maintenant d’une faiblesse aux accents de trahison ?

Non. Il doit y avoir une autre explication. Quelque chose d’autre qui a modifié la situation pour lui. Et il a intérêt à lui donner une explication dès son réveil. Ce qu’elle ressent pour lui n’est pas un mensonge. Et les étincelles dans les prunelles de son impossible compagnon à chaque seconde qui s’ecoulent entre eux ne mentent pas. Ses doigts qui effleurent l’anneau qui a repris sa place légitime ne font que conforter la Sorcière dans cette évidence. Ils Sont. Il n’y a plus de place pour ces questionnements délétères et morbides. Cette certitude chasse la tristesse brutale qui lui avait enserrée le cœur. Qui l’empechait de respirer. Et offre un terrain de jeu parfait pour sa colère. Qui s’était assoupie sous le vertige d’une possible manipulation de sa part. Elle se réveille, sa colère. Et c’est une colère froide. Artique.. Siobhan est une sanguine. Elle n’est jamais plus dangereuse que lorsqu’elle prend son temps. Que lorsque le calme regne et que les portes ne claquent pas. Sa nuit sera longue. L’ivrogne qui cuve dans leur lit ne peut être livré à lui  même. Vu son état, il serait capable de s’étouffer dans son sommeil quand les nausées ne lui laisseront plus d’autre choix que de vomir. Et il est hors de question que cela arrive. Elle exige des réponses à ses questions ! Mais d’abord… un café.

Et juste à coté de la machine à café ? Le mot qu’elle lui a laissé le matin précédent. Visible comme le nez au milieu de la figure. Ce n’est donc pas le fait qu’elle soit sorti le problème, alors quoi ? Elle balaie la cuisine du regard. Et s’arrete net en voyant une bouteille de scotch posée sur le plan de travail. Siobhan n’était pas allée au bout de sa décision il y a quelque jours. Visiblement une erreur. Elle en vide le contenu dans l’évier. Méthodiquement. Trop calmement. S’arreter en si bon chemin ? Hors de question. Elle ouvre tous les placards. Trouve le sachet d’herbe. Fuck him. La tentation est immense. De même lorsqu’elle trouve un reste de cocaïne oublié au fin fond d’une boite. Non. Ho non. Elle refuse tout ce qui pourrait apaiser la rage qu’elle ressent. Elle a eu trop peur pour lui. Bien trop peur.  Les cadavres de bouteilles se rajoutent et sa tache s’entrecoupe de visite dans la chambre. Un seau posé non loin de lui. Froncant le nez de dégout, elle le guide pourtant. L’aide à boire un verre d’eau une fois qu’il a regurgité. Passe un linge humide sur son visage. Plus qu’il n’en mérite. Malgré tout, elle ne supporte pas de le voir aussi tourmenté. Retour dans le salon. Et s’occupe des alcools de prix. Aucune pitié pour les rhums millésimé ou les whisky de plus de trente ans. Rien à foutre des Tequila Anejo.  Tout dégage dans l’évier. Même les mignonettes qui servent à la cuisine.

Siobhan a presque été amadouée lorsque le prénom de son fils à déchirer ses lèvres, par cette peine qu’il dissimule si souvent. Presque. Mais pas assez. Le seau a été vidé plusieurs fois de son contenu degueulasse. Elle l’a forcé à boire plusieurs verre d’eau. Maintenant sa nuque avec trop de délicatesse. Elle devrait lui arracher les yeux à coups d’ongles. L’avoir contre elle ne rend que plus vivace la terreur ressentie lorsqu’elle a cru l’avoir perdu. L’impuissance qu’elle avait ressenti était atroce. Alors elle se venge. Sur son Lagavulin à plus de 200 dollars la bouteille, elle s’en sert un verre qu’elle boit tranquillement sur la terrasse avec une cigarette. Il est 7h du matin. Nuit blanche. Et balance le reste de la bouteille quasiment pleine avec les restes. En fantome destructeur, elle fait le tour complet de l’appartement. Capharnaeum dévasté qu’elle abandonne sur son passage sans le moindre remord. Si ca lui déplait tant que ca, Neil pourra toujours ranger demain. Enfin aujourd’hui. 8h. Elle en vient même à fouiller le compartiment qu’il a démoli à coup de masse quelques jours plus tot. Pas d’alcool. Mais.. autre chose. Siobhan se retourne sur la forme endormi du jeune homme. Il dort enfin un peu plus profondément. Quel dommage pour lui !  L’avantage avec un flic même aussi peu recommandable que l’homme de sa vie, c’est qu’ils ont plein d’accessoires sympas. Elle dédaigne les menottes classiques pour une idée bien plus retorse.

Le manque de sommeil. L’attente effroyable qu’elle a subit depuis 11h30 la veille, sa terreur pour lui, son soulagement et son incrédulité à son retour, sa rage silencieuse, tout se culmine à cet instant. Une idée qui ne lui serait jamais venu autrement. La rousse est terriblement impulsive. Et sait d’instinct que Neil ne sera pas d’humeur à bavarder à son réveil. Plutôt à fuir dans une douche, voir essayer de se casser de l’appartement pour éviter une confrontation qui ne peut qu’être qu’épique dans ses proportions. HORS DE QUESTION ! L’Irlandais a plusieurs jeux de ces liens en plastiques souples. Dommage pour lui. Sans même être discrete tant il est hors d’atteinte, la rousse s’empare de son poignet droit, ressérant ensuite le lien. Si elle prend garde à la circulation sanguine, elle sert avec suffisamment de force pour qu’il ne puisse espérer s’en libérer en le faisant coulisser ou se déboitant le pouce. L’autre boucle, elle l’attache à l’un des barreaux qui compose la tête du lit. Aucun risque qu’il puisse le soulever, ils sont surmontés d’une planche de bois qui forme le cadre. Sans la moindre hésitation, elle réeitère ses gestes sur la main gauche. Le laissant efficacement coincé exactement à la même place jusqu’aux calendes grecque. Elle quitte la chambre.

Pour revenir avec un café. Un seul. Pour elle. Torture psychologique assumée. Et une grande carafe d’eau. Pour lui. A peu près. Elle s’assoit sur la commode, près de sa tête. Ses jambes battent une mesure lente et régulière, laissant l’arome torréfié se battre avec les effluves de vomis et de sueurs qui imprègne le jeune homme. Dieu qu’elle l’aime. Putain qu’elle le déteste. Elle incline le bec de la cruche vers son visage et fait tomber un long filet d’eau glacé sur son visage. Siobhan n’essaie même pas de sourire. C’est sans pitié qu’elle recommencera, sur son cou et son torse. Le lit mouillé ne l’arrête pas une seconde. Jusqu’à ce qu’elle soit certaine qu’il ne dorme plus. Il n’aura pas eu plus de deux heures de sommeil véritable depuis qu’il s’est allongé. Son humeur va être délicieuse. Parfait. Ca correspond à la sienne.  Son timbre est polaire et son regard est un puit sombre de fureur qu’elle contient de plus en plus diffcillement. Jamais son accent irlandais n’a été aussi prononcé depuis qu’elle a quitté son  Ile. Voir même lorsqu’ils étaient encore à Belfast. Et son prénom en gaellique aussi ? Ho boy. Première fois. Et très mauvais augure.

- An bhfuil sé ceart go leor, Niall? An bhfuil do aire agat? Tá míniúcháin agat le tabhairt dom. Agus molaim duit a bheith diongbháilte. * C'est bon, Neil ?  J'ai ton attention ?  Tu as des explications à me donner. Et je te conseille d'être convaincant.


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Neil Flaherty
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Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
L’état d’ébriété de Neil était proche du coma éthylique. Il avait bu, encore et encore jusqu’à oublier d’exister. Occulté derrière l’alcool, son ombre ne souffrait plus, ne voyait plus, ne réfléchissait plus. Petit singe qui pense que se cacher derrière la boisson lui éviterait d’être brisé. Peine perdue. Siobhan était là. Devant lui avec cet air suffisant d’une femme outrée de voir son homme revenir la tête et le corps bourrés. Elle joue tellement bien le rôle de celle qui ne comprend pas. Et ne fait qu’enrager l’homme en colère.
Des sentiments tellement contradictoires qu’il n’arrivait pas à réfléchir. Encore moins avec elle présente dans la même pièce que lui.
Il voulait l’étreindre
Il voulait lui défoncer le crâne,
Il voulait qu’elle parte.
Il voulait qu’elle reste.

Comment cette femme réussissait-elle à le rendre si faible et si peu équilibré dans ses sentiments ? Pour toute autre personne, ça aurait été la mort assurée après s’être bien défoulé, les mains en sang contre une gueule que personne ne saurait reconnaitre. Mais pas Siobhan. Elle savait jouer sur chaque facette de sa personnalité. Connaissant si bien chaque limite qu’elle pouvait atteindre avec lui. Et pourtant là, elle avait trop jouée. Tirant sur une corde déjà élimée et sur un Neil usé de ces années de fuite en avant qui n’avaient servi à rien.

Une décision unilatérale était prise. Il tuerait Baile. O’Maley. Et tous ceux qui se mettront sur sa route. Aucune pitié. Aucune paix avant d’avoir réussi. Ensuite ? Il se barrerait pour aller crever dans un coin, laissant la rousse aller se taper ce qu’elle voulait, qui elle voulait, comme elle voulait. Aucune envie de lui parler, de lui adresser la parole. Elle n’existait plus. Elle était trop présente en lui. Putain tu fais chier O’Sullivan !

Heureusement il avait cette échappatoire de sa chambre. Il y serait seul, il y serait … complétement éclaté sur son lit. Et pourrait cuver tranquillement vu qu’il la dégoute. Garce. Elle ose. Elle ose retourner la situation. Femme sans morale ! Mais il s’en fout. Peut-être qu’elle ne serait plus là demain. Vœux silencieux avant l’obscurité.

La nuit était cruelle avec son estomac et le reste de son corps. Il subissait ses excès avec excès ; Vomit d’alcool et reste de repas, fiévreux, tourmenté, dans un état second avant de s’effondrer sommeil lourd et reposant. Période « No pensée » aurait pu dire le vieux maître de taï-chi. Le soleil entrant dans la chambre ne lui faisait même pas ouvrir les yeux. Il voulait juste rester là dans le lit, avoir un verre, ou avoir un café, ou 3 aspirines ou … un mélange des trois. Un vague gémissement de peu de courage de se lever, avant de sombrer à nouveau.

C’est un filet d’eau froide qui s’éternise sur sa tête, sur son torse qui le réveille à peu près. C’est froid, ça le glace, ça l’étouffe. Il se noie dans un verre d’eau, verre qui semble le poursuivre quand il tourne la tête pour échapper à son étreinte mordante. Il finit par recracher l’excèdent d’eau qui continue encore de tomber sur lui, le trempant et le frigorifiant jusqu’aux os.

Il lui faut encore quelques instants avant d’ouvrir les yeux. La clarté l’aveugle immédiatement accentuant son mal de crâne. Oh putain il a mal aux cheveux. Mal aux yeux. Au cou ... Ce serait plus simple de trouver un endroit qui ne soit pas douloureux. Et en plus il pue les relans d’alcool et d'autres odeurs nauséabondes . Une douche … acte 1 de sa journée. Ses bras sont lourds il tente de les ramener à lui, tire … résultats inexistants. Grognement qui accompagne une moue peu avenante. Il réussit à ouvrir un oeil, forçant sa vue à s'adapter à son environnement brutal. Baille. Referme les yeux. les ouvre à nouveau avant de voir une paire de jambe qui virevolte dans le vide. Une présence à ses cotés. Siobhan.

Sans qu'il n'y prenne garde, son corps se raidit d'une profonde colère silencieuse. De son coté, elle joue ma "mama" irlandaise avec l'accent appuyé. Oh oui tu es en colère chérie? Va te faire voir. Il entend sa demande. N'y répond pas, et veux juste se lever pour s'éloigner d'elle. Mais ses bras ne suivent pas, l’empêchant de se relever. Que se passe t-il encore. c'est en jetant un coup d'oeil qu'il voit les liens le retenant aux barreaux de bois. Il faut quelques instants pour que l'information cause-effet fasse tilt en lui. Elle l'a attaché !!!Que voulait-elle au juste ? Remuer le couteau dans une plaie béante pour satisfaire sa volonté de lui faire payer la douleur qu'elle avait vécu? c'est bon il souffrait assez comme ça, aucun besoin d'en faire plus. Lui avouer ? plutôt crever. Non elle ne saura jamais à quel point elle l'a anéanti.

Il était pris au piège comme un lapin dans son clapier. Tirant sur ses bras brutalement, il ne réussissait qu'à se faire mal, les liens solides coupant sa peau. C'était bien joué Garce. Mais tu me connais si mal. Tellement mal. Je serais capable de me ronger les bras jusqu'a l'os plutot que de rester avec toi. Et ce putain de mal de crane. Non, elle n'avait pas choisi son moment pour jouer les indignées. Cuver en paix était impossible alors merde quoi? Il allait subir le sermon sur la boisson de cette rousse ? Non. Lui demander de le libérer. Non.

Toujours Non. Il était temps de partir avant que ne commencent les reproches qui n'avaient pu lieu d'etre depuis la veille. Elle parlait encore, sans qu'il ne l'écoute. Occultée de lui pour la vie. Il se redressa assis dans le lit laissant ses bras en arrière. Un papillon qui allait battre des ailes brisées. C'était une position inconfortable avec ce corps en vrac qui suintait de douleurs. Craquement de nuque. Équilibre qui revient à peu près sans que le monde ne tourne autour de lui.  Il relève les jambes vers lui, se désincarne dans une position étrange avant de réussir à se mettre à genoux sur le lit humide. Le plus dur est passé.

Lentement ses bras remontent le long des barreaux cisaillant ses poignets un peu plus. Elle a serré sévèrement pour l’empêcher de bouger. Mais personne ne retient un Neil Flaherty contre son gré. Personne et encore moins Elle. S'appuyant comme il peut sur ses mains et ses jambes il se relève assez pour s'asseoir sur le cadre.

Un regard d'un froideur intense est lancé à Sa... Non à la rousse. Ce regard qui veut en dire plus qu'aucun mot ne saurait expliquer. Il est loin, si loin d'elle. Et son pied qui frappe en arrière contre les barreaux. Frappe et frappe encore. Ignorant O'Sulivan, ignorant les coups qui bougent les barreaux, oubliant le plastique dans sa chair. Il n'est qu'un chien aux abois rongeant sa laisse. Laisse qui craquelle. Bois qui gémit de douleur sous les coups de ses rangers. Et lui qui voudrait hurler quand le premier barreau cède mais qui se mord la joue au sang pour éviter de lui donner cette satisfaction. son poignet se relève avec le barreau encore coincé dans la boucle de plastique lui laissant la liberté de se retourner pour reprendre l’acharnement contre le second qui le maintient encore ici . Il veut partir. Il va partir. Et il cogne cassant un autre barreau qui n'était pas son tortionnaire. Reprend ses coups. Passant la rage qu'il a contre Siobhan sur le bois et son cadre. Il se fait mal. Il perd son souffle alcoolisé. Il est animé de la même furie qu'au sous sol où il a sauve l'irlandaise. Furie dont elle est la destinataire à travers le bois. Elle pourra tout tenter pour sauver ses fesses. Mais il partira sans elle.  


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Seolanne
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR

Elle aimerait que chaque goutte d’eau qui frappe la peau de Neil soit une petite épingle qui ferait sortir l’alcool de sa peau. Qui chasserait jusqu’à son envie de boire. De se détruire à ce point. Sous la rage, l’impuissance. Sous le courroux, la tristesse. Sous l’irritation, la peur pour lui. C’est plus simple de n’exprimer qu’une colère froide et controlée. Ses autres émotions sont parfaitement maitrisées et n’ont pas voix au chapitre. Ses prunelles caramels l’étudient et detestent le spectacle qu’il lui donne. Une gorgée de café. Indispensable. Peut être pour se donner une pointe de courage. La rousse finit par cesser de l’aroser. Après tout, son compagnon n’est pas une plante verte et il est encore bien assez imbibé ! Elle repose la cruche lorsqu’elle est certaine qu’il est reveillé et qu’il est en capacité d’entendre et de comprendre ce qu’elle lui assène. Son corps, qui peut être si agile et prédateur lui donne l’impression d’être un mastodonte cloué à une planche. Bien sur, avoir les bras liés en croix n’aide pas.

La Sirène devine exactement  à quel moment son aigle ivre prend conscience que sa liberté de mouvement est entravée. Un chapelet de juron. Des exclamations ordonnant qu’elle cesse ses gamineries. Des phrases furieuses. Voilà ce à quoi elle s’était préparée. Pas à le voir se contracter dans un seul mouvement qui gagne tous ses muscles et toutes ses articulations. Pas à ce silence assourdissant. Une sensation désagréable qui remonte le long de sa colonne vertébrale.  Son regard cherche le sien. Sans le trouver. Sa tete est obstinément braquée droit devant lui et dans sa position, elle  ne peut harponner ses prunelles.  La certitude que quelque chose est plus grave qu’une simple cuite et un oubli de la prévenir. Il y a eu un déclencheur et c’est cela qu’elle aimerait comprendre. Qu’elle a besoin de comprendre. Siobhan peut tout lui pardonner. Tous les excès et tous les dérapages. Si elle les connait. Ce qui l’insupporte, ce sont les zones d’ombres. Plus entre eux. Jamais. Devant l’absence de communication de son amant, elle tente, malgré ses résolutions, le ton déjà plus mesuré. - Labhair liom, cuidigh liom a thuiscint, le do thoil.  Cad a tharla? (Parle moi, aide moi à comprendre, s’il te plait. Qu’est ce qui s’est passé ?)


Rien. Pas plus de réponse. Et il commence à faire jouer les muscles de ses biceps. En d’autres circonstances, la Fauve aurait pu trouver cela séduisant. Pas ce matin. Pas alors qu’elle constate que les liens de plastiques mordent ses poignets à chaque mouvement. Elle tient sa langue. Il n’est pas masochiste. Il va s’arrêter de lui-même. Hypothèse qui s’éloigne de plus en plus à mesure des contorsions de son corps. Jusqu’à se placer à genoux sur le lit. Ayant arqué sa colonne vertébrale au maximum de ce qu’elle peut supporter. Le claquement de la tasse de café sur la commode. Seul bruit, conjointement avec les grondements du lit qui grince sous les assauts de Neil. Il ne s’arrete pas. Il poursuit ses efforts, cette lutte qui a un coté brutal. Son ventre se serre d’avantage et elle se penche vers lui. Tend une main vers son épaule. Prête à la poser sur lui, à s’abimer contre son cou. C’est à ce moment qu’il parvient à s’assoir dans un équilibre faussé sur le cadre en bois qui gémit sous son poids. Et qui étire les muscles de ses bras, qui met tout le haut de son torse sous une tension insupportable à regarder. Sa colère, si vive, a totalement reflué devant une inquiétude grandissante. Qui en devient presque vertigineuse avec son manque de sommeil. Elle ne comprends pas ce qu’il fait, pourquoi il agit d’une manière aussi butée. Qui lui ressemble aussi peu. C’est avec horreur qu’elle constate que les menottes ont entamées sa peau. Non, ce n’est pas possible. Mais Neil, qu’est ce qui te prends ! Un lendemain de cuite n’explique pas tout.   Sa main retombe sans l’avoir touché alors qu’elle saute sur ses pieds. - stadanna. Tá tú féin ag gortú. Tá tú ag cur fola! Fan. (arrête. Tu es en train de te faire mal. Tu saignes! Attends.) Si il l’a entendu, aucun signe.  Les doigts qui allaient s’éprendre de son épaule ont plongés dans sa poche arrière d’où elle tire un petit couteau papillon. Qu’elle ne se pose la de question d’avoir une arme blanche en permanence sur elle est une preuve de plus de l’axe tordu de leur monde.

Alors qu’elle allait s’approcher de lui avec la lame découverte pour cisailler les lanières de plastiques qui s’enfoncent de plus en plus profondément dans sa chair, il tourne enfin la tête. Et le regard qu’il lui balance est d’un tel venin abrasif, d’une telle sauvagerie à son égard que Siobhan recule d’un pas dans un reflexe instinctif. Son dos heurte sèchement la commode, faisant éclater à terre la tasse en équilibre. La Sirène a l’impression qu’il vient de lui balancer un coup de poings en plein plexus solaire. Elle est soudain gelée. Paralysée. Il ne l’a jamais regardé comme ca. Comme si plus rien n’existait entre eux, qu’il n’était soudain qu’un étranger et qu’elle n’était au mieux qu’un obstacle à sa volonté au pire, une de ses adversaires. Et elle a vu ce qu’il faisait à ceux qui se dressent sur son chemin. Fracas étourdissant de ses chaussures, que Siobhan n’a pas eu le reflexe de lui retirer pendant la nuit, qu’il cogne de toutes ses forces contre la tête de lit. Qui ne tarde pas à se fendre sous cette agressivité. Si elle avait voulu couper les menottes souples, Siobhan n’ose plus bouger. Incertaine. Il y a une rage débridée dans chacune de ses frappes. Ce qu’elle ressent lui est si étranger qu’il lui faut quelques secondes pour comprendre. Elle a peur. Non pas pour lui, cela, elle y est habituée depuis le début. Mais de lui. Et ca.. c’est nouveau. Si elle s’est figée, c’est parce qu’elle craint qu’en venant près de lui pour virer les attaches -Idée qu’elle regrette au centuple à le voir dans cet état- il ne se contrôle pas suffisamment pour éviter de lui décocher un coup sordide. Elle vit avec l’hyper violence de Neil depuis leur première rencontre. Jamais. Pas une seule fois, même dans leurs disputes les plus épiques, les plus cinglantes, les plus emportées, elle n’a eu peur qu’il lève la main sur elle. Jamais. Il y a eu du mobilier cassé, abimé. Mais qu’il retourne sur elle son tempérament belliqueux ? Non. Jusqu’à ce matin. Et cette constatation la rend malade physiquement. Elle aimerait être certaine que c’est simplement sa fatigue qui lui fait imaginer des réactions qui n’existent pas. Mais les barreaux qui cèdent sous les mandales, son absence de mots à son égard, et ce seul regard crucifiant ? Siobhan n’est plus sure de rien dans ce domaine. Des larmes soudaines lui brulent  la rétine. Pourquoi cette explosion, maintenant ? Alors qu’ils viennent à peine de se retrouver ? Est-ce qu’il a recroisé Lya ? Si la Pute Asiat’ est responsable…. Elle va le regretter. LONGTEMPS. Non. C’est Neil lui-même qui l’a viré la dernière fois ! Elle aurait juré qu’ils avaient commencé à reconstruire des bases solides. Sérieuses. Elle sait qu’elle l’aime. Profondément. Sans limite. Et c’est réciproque putain ! Alors c’est quoi son délire ! Elle a mal en le voyant agir. Un barreau qui explose. Lui permettant de se retourner. D’attaquer le reste. Elle brise la glace qui faisait d’elle un iceberg à dérive.

Et cette fois, Siobhan cesse de réfléchir.  Elle ne peut pas le laisser agir plus longuement seul.  Sa main sur son dos. L’autre qui enserre délicatement son poignet endolori, ensanglanté, celui qu’il vient de libérer. Ses doigts tremblent légèrement quand elle lui passe le couteau papillon par sa garde. Préférant qu’il coupe lui-même les liens plutôt que de risquer de lui causer une nouvelle estafilade. Ses lèvres contre sa nuque. Il est encore terriblement raidi. C’est odieux de le sentir dans un tel état de nerf. La jeune femme murmure contre sa peau . -Tá brón orm, níor chóir dom a bheith ceangailte agat riamh. Gabh mo leithscéal as mo ghrá. Bhí sé dúr. Bhí mé ró-fhearg. Agus bhí mé ró-scanraithe duit. (Je suis désolée, je n'aurais jamais du t'attacher. Excuse moi mon amour. C'était stupide. J'étais trop en colère. Et j'ai eu trop peur pour toi.) Elle tressaille contre lui. Venant de comprendre. Il n’y a qu’une seule chose qui pourrait le conduire aux portes de cette folie qui l’étreint si complétement. Sa paume se faufile contre le bas de ses reins, sous les couches de vêtements crasseux qui le recouvre. Essayant de l’apaiser par des caresses diffuses. Il ne s’agit pas de sexe. Tendresse pure. Elle vient de se souvenir d’un détail crucial de cette nuit, entre deux vomissements et gémissements.  - An bhfuil Seán ceart go leor? Screamed tú a ainm aréir ... Ar chuala tú uaidh? Níl tú i d'aonar. Ní féidir liom rud ar bith a dhéanamh mura bhfuil a fhios agam cad atá cearr. Is breá liom tú, Nail. Tá tú scanraithe orm nuair atá tú sa stát seo.  (Est ce que Sean va bien, mon coeur? Tu as hurlé son nom cette nuit...  Est ce que tu as eu des nouvelles de lui? Tu n'es pas seul. Je ne peux rien faire si je ne sais pas ce qui ne va pas. Je t'aime, Neil. Tu me fais peur quand tu es dans cet état.)


Because of you
Go deo i mo chroi, Go deo i mo intinn. Toujours dans mon coeur, toujours dans mon esprit .•°¤ Mags.
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