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 Dolce Vita Sanguinsa ~Cesco et Livia~ ~Dharma~

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Seolanne
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Milan, février 2006

Après avoir vu Francesco Visconti assassiner ses parents, Livia s'enfuit et disparait dans la rue. Témoin invisible.
Cinq ans plus tard, le meneur de la bande de voleurs avec qui elle mène une douce et tranquille existence -ou pas- met la main sur une livraison de coke qui appartient à la Famille Visconti. Replaçant Livia face à son passé. Après un acte sanglant et impulsif, la jeune fille décide qu'il est temps de cesser de fuir ses démons. Son démon.


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Livia Santini
J'ai 20ans ans et je vis à Milan, Italie. Dans la vie, je suis (ex) junkie, ex voleuse et je m'en sors mal, vraiment mal. Sinon, grâce à un sursaut de  volonté, je suis fraichement célibataire et je le vis plutôt carrément bien.

Dolce Vita Sanguinsa ~Cesco et Livia~ ~Dharma~ ZXGVwAFs_o (@Valtersen)
-Avoir buté son amant qui a fait d’elle une junkie shootée jusqu’à la moelle, check.
-Avoir récupéré 15kg de coke qui appartiennent à la Famille Visconti, check.
-Survivre au Padre Visconti et à son Fils… c’est là que ca devient compliqué.
-Ne rien laisser percevoir de la haine qui l’anime envers eux et la maintient debout tend vers l’impossible.
Équilibriste de l’impossible.
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Jaimie Alexander  Atomic Squirrel

17 fevrier 2006

Elle a froid. Si froid. Livia ressère ses mains en poings, refusant de bouger face aux deux gorilles qui la dévisagent. Ne sachant trop quoi faire de la petite brune qui se tient face à eux. Sa demande a été claire, limpide. Elle demande à voir Francesco Visconti. A son épaule, un sac en bandoulière dont le cuir a vu des jours meilleurs. Comme elle d'ailleurs. Son jean d'un bleu délavé est élimé, quasiment déchiré. Sa veste en cuir est bien trop légère pour la neige qui tombe en flocons légers, épaississant l'épais tapis poudreux qui recouvre les jardins aux alentours. L'allée sur laquelle ils se tiennent en chien de faience, par contre, est immaculée. Leur premier reflexe a été de lui interdire de pénétrer dans l'enceinte de la propriété. Mais la gamine, qui ne doit pas avoir plus de vingt ans, a affirmé détenir des informations que l'ainé des Visconti aura envie d'apprendre. Et Pronto!

Le poids de la Coke  a son épaule. Sa mort ou sa renaissance. Ne pas y toucher durant ses longues semaines de sevrage a été un enfer tout particulier. Tout en sachant que si les scellés sur les sachets sont rompus, elle risque de ne pas pouvoir donner un mot d'explication avant de se faire abattre sans plus de considération. Ce qui peut arriver aussi. Cent fois, elle a failli les ouvrir. Juste une ligne. Juste pour adoucir le manque ravageant son corps et son esprit. Regardant les briques comme si elles étaient devenues ses ennemies personnelles. C'est un peu le cas, de toute façon. quinze putain de kilos. Une fortune. Elle aurait pu les vendre, essayer en tout cas, et quitter l'Italie. Ne jamais revenir en arrière. Laisser l'assassinat monstrueux de ses parents s'effacer dans les limbes du temps. Jamais. Son regard est devenu plus farouche à cette perspective. Les Visconti doivent payer. Et celui qui a tiré en particulier. Francesco Visconti. Dont le visage a si souvent hanté ses cauchemars et ses heures de veille. La stupeur induite par les drogues fournies en continue par Domenico n'a jamais réussie à le faire disparaitre totalement, malgré ses efforts.

Là encore, à attendre devant cette porte close, la tentation de faire demi-tour, de partir et de s'oublier dans un nuage de poudre creuse son ventre d'anticipation. Distraitement, elle chasse un peu de neige accumulée sur ses méches corbeaux. Ils vont se décider ou quoi?! Finalement, l'un des deux, après un bref échange avec un interlocuteur invisible -probablement grace à une communication micro- s'approche d'elle et la fouille à grands gestes aussi précis que professionnels. Il la déleste bien évidement de son couteau papillon mais ne découvrira pas d'autres armes sur elle. Par contre, ses prunelles s'agrandissent de surprise lorsqu'il ouvre le rabat de son sac et en découvre le contenu. -Sei sicuro di quello che stai facendo, ragazzina? (Tu es certaine de ce que tu fais, petite fille?) Tu peut encore nous laisser ton sac et disparaitre. Il va y avoir des questions si tu restes. Beaucoup.

Ce qu'il tait est évident. Toutes les questions ne seront pas forcement courtoises. Elle s'expose à une avalanche dont elle ne mesure pas forcement l'intensité. Pourtant, son mouvement de négation est abrupt, faisant glisser des flocons mouillés dans le creux de son cou. Un frisson désagréable. Elle tend la main et récupère le sac contre elle. Le barrant d'un bras en travers. Refusant de montrer la moindre peur. De reculer. Livia les toises, petit bout de femme que l'on pourrait briser d'un revers de la main. Elle réitère sa demande, son exigence -Voglio vedere Francesco Visconti (je veux voir Francesco Visconti.)

Haussement  d'épaule indifférent. Au moins, il aura essayé. L'autre homme reste seul quelques minutes pendant qu'il escorte Livia dans le grand vestibule. Il ouvre une porte qui donne sur une petite bibliothèque  à taille humaine et referme la porte derrière lui, reprenant son poste. La jeune femme parcourt distraitement les rayonnages, impressionnée malgré elle. Elle n'ose pas toucher les ouvrages reliés de cuir ni s'assoir dans l'un des fauteuils confortables. Finalement, elle redresse le menton et vient se poster non loin d'un des murs, face à la porte. Refusant d'apparaitre comme une petite chose nerveuse et fragile. Attendant l'arrivée d'un Visconti. Espérant franchement qu'il s'agira de Francesco et pas du Padre. Affronter le Padre.... elle n'y est pas prête. L'homme est... Sa réputation... ce qu'elle avait entendu sur lui de la bouche de son père plus jeune.

Tanti Auguri, Livia.


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Francesco Visconti
J'ai 22 ans et je vis à Milan, en Italie. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (lionceau en quête de gloire, bientôt son trône sera mien) et je m'en sors moyennement bien, mais ça va changer, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Il Diavolo est né il y a cinq ans suite aux premiers tombés, la Nuit Rouge. Un masque d'horreur, un masque de terreur. La mort au moindre effleurement; le jeune garçon courageux et mesuré épris des siens a laissé place au monstre sanguinaire que personne ne sait raisonner.

Dolce Vita Sanguinsa ~Cesco et Livia~ ~Dharma~ Giphy

Personne, tout est relatif. Lorsqu'il est question de mettre fin au règne de la Faucheuse, Francesco tend l'oreille. L'arrivée de Santini et de l'espoir qu'elle guide de ses idéaux fragiles signent le début d'une révolution dont il sera enfin Roi.

L'ère de Don Francesco Visconti est venue.

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La rage indomptable, carnassière, l'épaulait jour après jour. Il n'y avait qu'elle. Il ne pensait que violence, que vengeance, que douleur et satisfaction écœurante. La mort avait un goût acidulé. Sentir un cœur cesser de battre sous sa paume. Avec des soupirs saccadés, des poings meurtriers, une colère sauvage, une rage insensée. Depuis ses tous premiers pas, depuis ses tous premiers mots, depuis ses toutes premières balles. Le jeune Francesco nageait béatement dans tout ce sang qui coulait au nom salvateur des Visconti. Mais depuis peu, seulement, depuis quelques années, il en était devenu accroc. Le monstre était né. Il était venu le remplacer. Pour combien de temps ? Il l'ignorait, mais il se laissera volontiers plonger un peu plus profondément dans le cruor de toutes ces saletés. Cette adrénaline, ces dangers, cette soif de mal. Il ne vivait que de folie, celle du Padre. Le jour viendrait où sa chute serait spectaculaire et, auteur grandiose de la déchéance, il l'admirera depuis les premières loges de la victoire. Il y pensait depuis tout gamin. À cette ascension évidente. Il n'était pas encore prêt. Non, il était encore un peu tôt pour ça. Raison pour laquelle il profitait encore au maximum de son statut de Boucher. Il effrayait. Il s'imposait. Pas de la meilleure des manières; et il haïssait le fait d'admettre emprunter le même chemin que son géniteur. Il changerait bientôt de route. Juste..... encore un peu...... Juste..... pas maintenant. Les trois détonations s'élevèrent distinctement les unes après les autres. Le rythme doucereux d'une dernière ballade. Aucun clignement. Un fin sourire se dessinait en coin. Il Diavolo. « Cesco, cesse de gâcher des balles constamment... » Un coup d’œil rapide derrière son épaule. Paolo. Le jeune mafieux se contenta de recharger son arme et de hausser les yeux au ciel. Il savait parfaitement où voulait en venir son ami. Ce n'était pas tant les balles qui le gênait. « Paolo, Paolo......... Ma lasciami divertire un po' ! » (*Laisse moi un peu m'amuser ! ) avait-il déclaré en écartant les bras de façon théâtrale, les yeux pétillants. Un petit claquement de doigts et deux gorilles ouvrirent la porte du sous sol pour venir soulever le corps inerte et sanguinolent. Il ne demeura de cet incompétent plus que son sang. « Mmh, il va falloir racheter un nouveau tapis. » s'amusa-t-il en rangeant soigneusement son flingue. Il porta une seconde œillade en direction de son comparse. Ce dernier n'avait pas bougé d'un millimètre. Les bras croisés, il l'observait durement, avec insistance. Quelque part, une lueur, un petit éclat... d’inquiétude ? « Qu'est-ce que tu fous encore là, amico ? é morto, che altro vuoi ? » (*il est mort, que veux-tu de plus ?) Alors, rapidement, le schéma se dessina injustement dans sa tête. Il voyait le mal, la trahison et la rancœur. Partout, tout le temps. Il n'avait jamais vu que ça. « Je vois, ne dis rien... tu es venu vérifier si le fiston remplissait correctement sa mission. Comme tu es un brave clébard, Paolo. Regarde toi, tu te prosternes constamment à ses pieds. Tu me dégoûtes. Tu ne vaux pas mieux que tous les autres. » Il ne contrôlait absolument rien. C'était. Point. Sans qu'il ne sache quand ni comment cela était arrivé; il s'était retrouvé à le plaquer violemment contre le mur, frôlant le meuble où trônaient quelques bouteilles hors de prix ainsi qu'un verre de whisky qui, lui, vint se briser contre le sol en marbre. « Francesco!! fratello mio, torna in te ! » (*mon frère, reprends-toi!) « Una ragazzina veut te voir. Je n'ai pas encore prévenu Giaco... » Francesco le relâcha lourdement et se retourna vivement, hurlant ces derniers mots : « Ne prononce pas son nom! » Il se servit un verre d'Amaro qu'il avala d'une traite. « Elle.... c'est vraiment important, cazzo. Cette histoire pue la vengeance à plein nez ou je ne sais quelle connerie. Elle ne veut voir que toi. Je voulais que tu sois le premier au courant. Vas-y. Je vais maintenant prévenir.... je vais le prévenir. » Paolo rajusta sa veste dans un geste rapide puis reporta un dernier regard à son cadet avant de s'en aller. « Io credo in te. Puoi fidarti di me. » (*Je crois en toi. Tu peux me faire confiance.) Un signe de tête solennel. Un regard franc comme il en voyait si peu dans son milieu. Quand Paolo quitta la pièce, Francesco relâcha la pression en brisant le verre vide qu'il tenait encore dans sa paume et, de l'autre, il déchaîna son poing sur le premier tableau fixé au mur qui croisa son regard. Tableau qui représentait le portrait angélique de la mamma. Détail qu'il ne remarqua qu'après s'être laissé aller. Les poings en sang, il s'en voulut immédiatement. L'émotion le menaçait plus que jamais, l'odieuse faiblesse; une pointe de culpabilité, une poudre de douceur du passé. Mais sa rage fut bien plus puissante. Sa colère vaincrait tous les diables de ce monde. Il avait le meilleur bouclier qui était. Il ne s'abaisserait plus jamais à de telles futilités. Le danger serait sien. Il serait la mort.

En noir et blanc, Francesco avait l'allure d'un assassin. Il marchait, déterminé, sous les veloutés de la neige, laissant traîner derrière lui sa longue cape ébène. Ce manteau élégant lui recouvrait également les cheveux, qu'il avait en bataille et dans les yeux. Ce qui perçait à travers la pureté de la neige, c'était le blanc de son tee shirt. Le blanc auparavant immaculé. Le blanc sali de sang frais. Il avait suffit d'un grognement pour qu'on lui indique où se trouvait cette pauvre gamine. Bien assez tôt, il pénétra tel le loup entrait dans la bergerie, dans la fameuse pièce. L'une de celles sans importance, qu'il avait bien du parcourir étant gamin, mais, qui, aujourd'hui, n'avait plus le moindre intérêt personnel. Il claqua la porte derrière lui. Ils étaient deux dans cette pièce. Seuls ses yeux d'onyx pétillants lui donnaient un semblant de vie. Le corps svelte d'une petite demoiselle aux airs revêches se dessina enfin dans l'ombre de la pièce. « Le mie scuse, tesoro, Il Diavolo è un uomo impegnato. » (*Mes excuses, trésor, le Diable est un homme occupé) Sa voix à la fois enjôleuse et menaçante s’imprégna immédiatement des lieux. Enfin, il retira sa capuche et vint rabattre ses cheveux en arrière. Un léger sourire mystérieux planait sur ses lèvres alors qu'il dévisageait clairement la demoiselle. « Ne me fais pas perdre mon temps. Parle. » Le ton reprit de son sérieux, de son impériale supériorité Visconti. Francesco s'avança au plus près de l'inconnue pour la toiser de bas en haut, elle et son sac en bandoulière; méfiant au possible.
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Livia Santini
J'ai 20ans ans et je vis à Milan, Italie. Dans la vie, je suis (ex) junkie, ex voleuse et je m'en sors mal, vraiment mal. Sinon, grâce à un sursaut de volonté, je suis fraichement célibataire et je le vis plutôt vraiment bien.

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-Avoir buté son amant qui a fait d’elle une junkie shootée jusqu’à la moelle, check.
-Avoir récupéré 15kg de coke qui appartiennent à la Famille Visconti, check.
-Survivre au Padre Visconti et à son Fils… c’est là que ca devient compliqué.
-Ne rien laisser percevoir de la haine qui l’anime envers eux et la maintient debout tend vers l’impossible.
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L'attente. L'attente n'est pas pesante. Elle a attendu cinq ans pour ce moment, qu'est ce que quelques minutes de plus? Et au moins, pendant ce temps là, Livia n'a plus froid. Elle se rechauffe lentement et laisser perler l'humidité sur le tapis persan qui égaye le plancher. Dans la cheminée, un feu de bois crépite, hérésie dans une pièce emplie de papier mais donne une atmosphère chaleureuse, trop pour l'entrevue qui ne pas tarder à prendre place. Pendant un long moment, le regard absinthe se perd dans la danse des flammes et le crépitement hypnotique des buches qui chassent les frimas de l'hiver. Par la fenêtre, la neige tombe de plus en plus drue. Tapis virginal qui est presque une offense à la nature sanguinaire des propriétaires.

Le poids du sac en bandoulière est presque blessant pour son épaule. Bien plus lourd, bien plus pesant que les quinze kilogrammes qui dorment. Si elle les vidait à l'extérieur, personne ne pourrait jamais le deviner, se perdant dans les flocons frais. Poudre à poudre. Mais l'italienne n'en fera rien. Ou elle pourrait les livrer à la flamme qui les dévorerait en quelques secondes, fortune partie en fumée. Au lieu de retourner dans les boites huppées et les recoins les plus glauques de Milan... Et enfler d'autant les finances Visconti. L'acoustique de la bibliothèque est telle que rien ne la prévient de l'arrivée de l'Ainé la dynastie. L'Héritier. Claquement sourd du battant de bois, les isolant pour un temps du reste de la demeure. Soulagement pourtant qu'il s'agisse du Prince et non du Roi.

Son regard se porte immédiatement sur lui, sans qu'elle ne prononce le moindre mot de salutation. Un  poing s'empare de ses entrailles et les tords vicieusement. Son visage est encore dissimulé dans l'ombre de sa capuche. Mais il lui est impossible de ne pas remarquer l'éclat sanglant qui décore sa chemise. Ses iris d'ébène brulent d'un feu qui lui est propre, se confrontant à l'éméraldine des siennes. Il Diavolo. En plein coeur. Il est bien le Diable qui hante ses veilles et ses sommeils. Il a changé et il est toujours le même. Il n'est plus l'adolescent brutal dont elle se souvenait, mais un homme parfaitement conscient du magnétisme qu'il dégage -Io non sono un tesoro. Ma te ne porto uno. (Je ne suis pas un trésor, mais je t'en rapporte un. Son ton est abrupt, limpide. Non dénué d'une pointe de défiance. Livia refuse d'entrée de jeu la fausse familiarité du mot doux.

Il se meut avec une souplesse de prédateur. Avec sa cape et sa démarche, il ne lui manque qu'une rapière à son coté pour être l'exacte représentation de ces condottieres qui mettaient à feu et à sang les villes états qui n'étaient pas encore tout à fait l'Italie. Oui. Il descend bien des Ducs de Milan. Il pourrait être Cesare Borgia si ses cheveux un peu trop longs qu'il dévoile lorsqu'il hote son capuchon n'étaient pas d'un noir d'encre. Ses doigts tressaillent et se referment. Elle n'a plus sa lame. La lui plonger en plein coeur aurait été hors de question. L'étrangler n'est pas une option. Il s'approche à la toucher et elle carre les épaules, redresse le menton. Refuse de reculer d'un pas alors qu'il s'impose si aisément à elle. Monstre Meurtrier. Elle n’apparaîtrait pas en proie fragile, il la dépècerait sur le champ. La peur de la puissance de la Famille mafieuse est refluée en une pointe d'aiguille à peine perceptible. La féline sait pertinemment quel danger se dissimule sous les traits séducteurs de Francesco Visconti. Si elle avait pu être infatuée de lui cinq plus tôt, cela a trouvé la mort en même temps que ses parents et son enfance. C'est un soulagement qu'il n'y ait aucune lueur de reconnaissance chez lui, ils se sont peu croisés et elle était bien trop timide pour l'aborder d'elle même, se contentant de rêvasser au loin. Sans compter qu'à l'époque, il avait déjà sa cour de courtisan qui se pâmait pour son attention.

L'ordre est donné. Se taire équivaut à un suicide. D'un mouvement fluide, elle fait glisser la besace entre eux et l'ouvre à ses yeux inquisiteurs. Dévoilant les briques de coke qui se parent d'ambre dans la lueur des flammes. -È tuo. (C'est la tienne.) Même pour une organisation aussi puissante que celle des Visconti, perdre une telle quantité de drogue n'est ni anodin, ni pardonnable. Elle a intérêt à donner des explications clairement et surtout rapidement. Il est trop proche d'elle et Livia deteste cela. Surtout qu'en baissant les yeux pour ouvrir son sac, il lui a été impossible de faire abstraction des phalanges abîmées du jeune homme. Qu'est ce qui reste de celui ou celle sur qui il s'est défoulé au point de se blesser? Elle peut presque sentir les parfums métalliques du sang coagulé qui l'entoure, mâtinés de ses effluves plus naturelles. -Domenico Salvatore était mon mac. C'était aussi lui qui était derrière les attaques contre vos hommes.

Non. Elle n'a jamais été une pute au sens propre du terme. Quoique. Il la payait en dope quand bien même il était son seul client. Elle se vomit bien plus que tout le mépris qu'il pourrait déverser sur elle. De toute manière, quelque soit l'étiquette sous laquelle elle se présente, cela n'a pas grande importance. Il se fera sa propre opinion. Son regard ne dévie pas du sien. Chat dans la gueule du lion.-Quand j'ai compris quelle folie il avait commis, je l'ai planté et j'ai récupéré ta came. Jusqu'à ce que je trouve un moyen de te la rendre. Un moyen de rester en vie, j'entend. Il n'en manque pas un gramme.



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Francesco Visconti
J'ai 22 ans et je vis à Milan, en Italie. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (lionceau en quête de gloire, bientôt son trône sera mien) et je m'en sors moyennement bien, mais ça va changer, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Il Diavolo est né il y a cinq ans suite aux premiers tombés, la Nuit Rouge. Un masque d'horreur, un masque de terreur. La mort au moindre effleurement; le jeune garçon courageux et mesuré épris des siens a laissé place au monstre sanguinaire que personne ne sait raisonner.

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Personne, tout est relatif. Lorsqu'il est question de mettre fin au règne de la Faucheuse, Francesco tend l'oreille. L'arrivée de Santini et de l'espoir qu'elle guide de ses idéaux fragiles signent le début d'une révolution dont il sera enfin Roi.

L'ère de Don Francesco Visconti est venue.

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Il avait été le premier à savoir. Les attaques étaient indépendantes les unes des autres, au début, du moins c'était ce qu'ils pensaient tous. Des bandits de bas étage. Des moins que rien. Étonnamment bons fouineurs, assez rapides et efficaces dans leur genre. Mais ils restaient une menace faible qu'il serait aisé d'éradiquer pour la toute puissance d'une mafia italienne historique telle que la famiglia Visconti. Mais les Visconti les avaient mal jugé, du moins le vicieux géniteur. Il les avaient pris à la légère malgré les avertissements de son héritier. Après tout, qu'avait à lui dire d'intéressant son pauvre piccolo bastardo; si ce n'étaient des complaintes absurdes et exagérées ? Francesco avait rapidement abandonné l'idée de se reposer sur les ordres ou conseils de son aîné. Il s'était démerdé seul. Comme toujours.

Voilà des mois qu'elle avait disparue. La mamma. Esperenza Visconti. La quiétude éphémère; mélancolique; d'une femme, non, d'un ange, tombée dans les tréfonds de l'Enfer. Oubliée, évaporée. Comme si elle n'avait jamais existé, Francesco n'avait pas versé une seule larme pour elle alors qu'il avait observé ses frères et sœurs un à un s'écrouler sous sa perte. Sa colère n'avait jamais atteint un tel seuil d'horreur. Il vivait dans un cauchemar, le sien, et le faisait vivre à quiconque entrait en contact avec lui. Plus personne n'osait l'approcher trop longtemps, seul Paolo semblait déterminé à le canaliser tant qu'il le pouvait. Si le jeune homme ne devait nommer qu'un seul allié : ce serait probablement lui. Paolo Argentis. Un homme qui ne lui avait jamais fait faux bon jusque là, depuis qu'il était môme, avec lequel, pourtant, encore, il ne pouvait totalement se confier, se laisser aller aux confidences ou à quoi que ce soit qui puisse un jour se retourner contre lui. Il ne pouvait tout simplement pas. Le poids de la mort, sa fétidité contagieuse, les noyades continuelles dans les marrées de sang, l'ombre d'une colère sans nom; tout ça, ça lui appartenait. On ne lui volerait pas sa douleur. Elle était marquée au fer sur son cœur ébène.

Plus qu'irrité d'avoir ainsi été rappelé au manoir par une pauvre ragazzina suicidaire, il avait largement, à son tour, pris sa présence à la légère. Francesco s'en affriola dans un premier temps, la trouvant à son goût. Un sourire charmeur ornant son visage qu'il savait déjà si bien dessiné. Il la sentait se tendre, se refermer plus encore qu'elle ne l'était. « Davvero, tesoro ? » (*Vraiment, trésor ?) appuya-t-il davantage sur le petit nom qui n'avait jamais tant de valeur sous la langue experte du Don Juan. Le regard électrique. Il approcha tout doucement, avec la précaution du dompteur face à la lionne, sa main amochée du visage immaculé de la brunette pour venir frôler du bout des doigts sa joue. Un petit clin d’œil, puis le moment fut rompu d'un coup d'un seul. Lunatique qu'il était. Maintenant, il s'impatientait. « Allora... che mi hai portato ? » (*Alors... que m'as-tu apporté ?) Et la réponse ne ressemblait en rien à tout ce qu'il aurait pu imaginer venant d'un aussi petit bout de femme. La surprise s'empara de ses traits. Il se recula enfin, faisant les cents pas dans la pièce. « La mia ? » répéta-t-il, toute trace de séduction ou de délectation disparues. Bien évidemment que c'était la sienne. Il l'aurait reconnue entre toutes. Dans sa tête, les morceaux se collaient. Pour le moment, rien n'éclatait. Il se rapprocha pour attraper l'une des brique et sortit d'une main experte une lame en argent gravée avec ses initiales de sous sa cape. Il le poignarda, prit du bout des doigts un si peu de poudre pour venir y déposer ses lèvres. Elle parlait, mais rien n'allait. Piqué au vif, Il Diavolo gronda : « Tu te fous de ma gueule, puttana ?! » Les poings serrés, la rage au cœur; il avait encore besoin de sang fais pour étancher sa soif. Il n'y avait que ce moyen là qu'il avait trouvé pour s'apaiser, pour respirer, ou au moins faire semblant. Immédiatement, les images venaient et revenaient avec violence. Il se voyait l'étrangler, là, maintenant. Il se voyait la tuer. La pitié ne venait pas. Elle ne venait jamais. Il détourna son regard de celui d’absinthe; les yeux clos, il menait un combat intérieur qu'elle ne pouvait même imaginer. Un rire. Léger, presque suave. « Ce sale fumier. J'en ai éclaté cinq la semaine dernière, mais ces cafards ne font que pulluler. Je... » Il ne finit pas sa phrase. « Il est mort ? Où est-il ? PARLE! » s'emporta-t-il de nouveau avant de décider de refermer la sacoche avec la dernière brique et de l'éloigner de la brune. « Et, toi, après quoi, d'un seul coup, te voilà à jouer le tout pour le tout. Pourquoi ? Une partie de poker dans laquelle tu me montres ta main bien trop innocemment pour que ce soit dénué de toute fourberie. La bouche en cœur, tu frappes à MA porte, tu demandes à ME voir. » Au fur et à mesure que ses mots filaient sous sa langue serpent, il s'approchait de nouveau d'elle, fantôme de minuit. Trop près ? L'on n'était jamais trop près d'un ennemi potentiel. « Sais-tu au moins ce que tu fais ? Sais-tu au moins qui je suis, qui il est, où est-ce que tu te trouves ? » Son regard s'encra en elle. Il cherchait à décortiquer chacune des parcelles de son être. À comprendre toutes ces absurdités qui le mettait hors de lui, et qui, elle, la mettait dans une position si délicate. « Regardez-moi ce courage de lionne. Admirez ces émeraudes sans failles. » lança-t-il avec raillerie alors que ses yeux hurlaient tout, sauf l'amusement. Elle avait piqué sa curiosité, mais sa rage venait naturellement avec. « Ragazzina, tu es venue affronter la mort dans ce manoir, comment comptes-tu t'en sortir ? »
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INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 37
CRÉDITS : icone : Luis Royo. Sign by La Fougère extraterrestre

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain //Medfan//Historique// Vampire// Steampunk//PostAppo
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Livia Santini
J'ai 20ans ans et je vis à Milan, Italie. Dans la vie, je suis (ex) junkie, ex voleuse et je m'en sors mal, vraiment mal. Sinon, grâce à un sursaut de volonté, je suis fraichement célibataire et je le vis plutôt vraiment bien.

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-Avoir buté son amant qui a fait d’elle une junkie shootée jusqu’à la moelle, check.
-Avoir récupéré 15kg de coke qui appartiennent à la Famille Visconti, check.
-Survivre au Padre Visconti et à son Fils… c’est là que ca devient compliqué.
-Ne rien laisser percevoir de la haine qui l’anime envers eux et la maintient debout tend vers l’impossible.
Equilibriste de l’impossible.
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Jaimie Alexander Atomic Squirrel
Peut être Livia a t'elle commis une erreur en se montrant si ouvertement farouche. En refusant d'entrer dans le pas de danse séducteur qui semble avoir la préférence du Milanais. C'est cependant au-dessus de ses forces. Se tenir face à lui, détailler les traits cicelés de ce Faucheur insouciant lui demande une maitrise dont elle ignorait être capable. Lorsque ses doigts maculés de souffrance s’imprègnent légérement de son visage, elle ne fuit pas  comme une vierge effarouchée. Ne détale pas à l'autre bout de la pièce. Le sourire de Louve affamée qu'elle lui adresse dévoile la blancheur de ses dents. Promesse silencieuse : Approche toi de mes lèvres, juste un peu, et je te bouffe les doigts. Intérieurement, elle suffoque et etouffe. C'est un paramètre du caractère de Francesco qu'elle avait omis de prendre en compte. Qu'elle avait écarté tant elle se préfère dans l'ombre. Est ce qu'il va lui falloir partager sa couche pour s'infiltrer dans son cercle le plus étroit et débarasser l'Italie d'un de ses bourreaux? Jamais! Jamais plus elle n'acceptera que son corps serve de monnaie d'échange. Il ne doit pas manquer d'amantes, il trouvera d'autres délicieuses attentions pour ses plaisirs, il se lassera vite de son désintéret pour ses jeux charnels. Une respiration plus tard, et il s'est déjà éloigné, son humeur passant de la sensualité aux affaires.

Il reconnait immédiatement les blocs de drogues et leur sceau distinctif. Cette fois, elle prend un peu de distance lorsqu'il éventre l'un d'eux pour en vérifier le contenu. L'ex junkie peut presque sentir le rush de la poudre dans ses veines et elle a lutté pendant trop d'heures pour se saborder aussi aisement. Qu'il la garde sa merde blanche. Mais loin d'elle. Un instant, elle est presque certaine qu'il va la frapper pour relacher la tension rageuse qui s'exprime dans tous ses pores. Ses prunelles s'écarquillent en se prenant de plein fouet son instabilité, sa violence latente. Il en devient presque incohérent et elle se garde bien de le souligner.-Non lo so! (Je ne sais pas. ) Quand je suis partie il y a près de deux mois, il était en train de se vider de son sang dans son lit. Un loft dans les quartiers Sud de Milan. -Livia ne songe pas à en retenir l'adresse. Donnant la localisation exacte. Le reste de la bande a déjà du se disperser. Elle l'espère pour le gang de voleurs. Si les Visconti décident de les traquer tous, il ne restera rien d'eux que des ossements pourrissants dans la solitude d'un charnier oublié des vivants.

Elle est devenue acrobate sur un fil sans rien pour la retenir en cas de chute. Francesco l'accule presque contre l'un des murs chargés d'une culture qui ne les protège d'aucune barbarie. Plus petite que lui, elle doit courber légèrement la tête en arrière pour ne pas baisser les yeux devant lui. -Potrebbe essere solo tu.  (Cela ne pouvait être que toi.) réplique t'elle à sa furie à peine maitrisée. Le ton se fait plus prudent, ignorant l'exactitude des rapports du Père et du Fils. - Lui non. Non voglio morire oggi. ( Je ne veux pas mourir aujourd'hui. ) Ce qui aurait été immédiat si elle avait eu la folie de s'adresser au Padre. Une courte inspiration. Elle croise les bras sur son torse, maigre rempart entre lui et elle. Son ironie est une découpe de lame, mais elle a un haussement d'épaule. Pas tant du courage qu'un sentiment d'inévitable. -Sono esattamente dove devo essere. (Je suis exactement où je dois être.) avant qu'elle ne reprenne. - Salvatore etait en train de faire une alliance avec les Albanais pour écouler ta poudre. Je n'avais pas d'autre choix que de me faire oublier et d'être certaine de ne pas avoir laissé de trace derrière moi avant de te la ramener.

Livia s'incline à son oreille à ses derniers mots. Elle ne le touche pas. Ne l'effleure pas. Son souffle contre sa peau alors qu'elle rompt leur contact visuel pendant quelque secondes. -Je vais danser avec elle. Conosci un altro modo? (tu connais un autre moyen?). Déjà elle se redresse. Retrouvant l'onyx impardonnable de ses prunelles qu'elle confonte à la dureté éméraldines des sienne. Tu es la nouvelle Garde, Francesco. Et je veux en faire partie. Je n'ai pas froid aux yeux, je suis discrete et je suis efficace. Je ne veux rien d'autre qu'une possibilité de te prouver que je peux t'être utile. Je ne te demande rien d'autre pour ces quinze kilo. Juste une chance. Ta Lionne.

C'est sa loyauté qu'elle lui offre. Une loyauté tronquée, fausse, pernicieuse. Mais qui éliminera tous les obstacles devant l'Héritier si cela lui permet d'obtenir sa vengeance. Pourtant, Livia a conscience qu'elle n'est pas aussi endurcie qu'elle en donne l'apparence. Elle est voleuse, pas tueuse. Manipulatrice, pas tortionnaire. Pourtant, elle sait qu'elle est prête à déchirer toute conscience, toute morale si cela lui permet d'être la poigne qui l’achèvera.Peut être demain, peut être dans six mois, peut être dans dix ans. La Louve a la patience d'un ange déchu.  Si elle doit apprendre à tuer sans un souffle de regret, elle apprendra.  Si elle doit devenir aussi dure et aussi cruelle que Francesco pour lui arracher le coeur, c'est ce qu'elle deviendra. Si il lui en donne l'occasion. Plaider sa cause devant le Padre aurait été d'une imbécillité sans bornes. Mais Lui? L'adolescent aimait le panache, l'audace, la prise de risque. Que reste t'il de ces traits de caractères dans le jeune homme qui se tient devant lui, à l'aube de l'adulte? Assez, elle l'espère, pour que sa curiosité soit aussi mordue que sa colère. Une fortune perdue pour une place dans la Famille. Est ce que c'est un prix impossible à payer?




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Dharma
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Francesco Visconti
J'ai 22 ans et je vis à Milan, en Italie. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (lionceau en quête de gloire, bientôt son trône sera mien) et je m'en sors moyennement bien, mais ça va changer, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Il Diavolo est né il y a cinq ans suite aux premiers tombés, la Nuit Rouge. Un masque d'horreur, un masque de terreur. La mort au moindre effleurement; le jeune garçon courageux et mesuré épris des siens a laissé place au monstre sanguinaire que personne ne sait raisonner.

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Personne, tout est relatif. Lorsqu'il est question de mettre fin au règne de la Faucheuse, Francesco tend l'oreille. L'arrivée de Santini et de l'espoir qu'elle guide de ses idéaux fragiles signent le début d'une révolution dont il sera enfin Roi.

L'ère de Don Francesco Visconti est venue.

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Les échos de fureur du Prince Écarlate se faisaient détracteurs. Ça et là, les simulacres de la Raison dansaient, jubilaient, hurlaient dans sa tête à l'en rendre malade comme un chien. Les tambours funèbres s'accéléraient et bientôt sonnerait le glas. Les yeux de sang, le Boucher ne voyait plus qu'en rouge cramoisi. Le cinéma que lui jouait encore et encore sa future victime ne l'aidait en rien à reprendre un semblant de contrôle sur ses pulsions dévastatrices. Il. Devait. Se. Calmer. Immédiatement. Ce n'était pas le moment de craquer. Pas alors que les choses devenaient sérieusement intéressantes. Francesco la sentait arriver, cette vague de cruauté ardante. Et rien ne pourrait l'empêcher. Il ne savait pas l'empêcher...... Il ne voulait pas l'empêcher... Lentement, le Monstre s'empara du regard vif de la ragazzina. Plus aucune émotion distincte. L'acte se faisait attendre. Plus que quelques secondes. Plus que quelques pas. Les ongles de ses mains profondément enfoncés dans sa paume, il sentait son propre sang se mêler à celui qu'il avait fait verser plus tôt. Sans un mot de plus, sans rien pour l'arrêter; il s'empara d'une seule main du cou de la brunette pour la soulever dans les airs et la plaquer violemment contre le mur.

Dolce.  « Non..... sai ? » (*Tu.... ne sais pas ?) souffla-t-il à son oreille, meurtrier d'outre tombe. Ce timbre de voix ne lui ressemblait pas. Agir comme une simple machine à tuer, sans ne rien, strictement rien éprouver revenait à..... lui ressembler.

Diavoletto mio.

Un instant, quelques secondes à peine, l'assassin détourna la tête sur le côté et se força à fermer les yeux. Voilà. Il l'entendait enfin clairement. Dolce Diavoletto mio, Bianca dorme. Sa voix telle la caresse des nuées le percuta de plein fouet. Et son sourire, il l'imaginait si sincère, si chaleureux. Violemment, le mafieux relâcha toute emprise sur sa proie et s'éloigna. Son esprit sain, ou du moins ce qui s'en apparentait, reprit sa place de droit; laissant toutes les informations se reconnecter les unes après les autres dans son cerveau noir d'intelligence. Ses hommes iraient raser les quartiers sud de Milan dès ce soir. Et il serait là. Il n'y manquerait pas. « Évidemment........ évidemment que tu ne sais pas. » sourit-il avec une satisfaction malsaine évidente, lui reportant toute son attention. « Le sang a coulé sur tes mains pour la toute première fois. » Une affirmation qui lui parut si clair, tout à coup. C'était pourtant plus qu'évident.... Mais sa fureur, cette horreur l'aveuglaient à l'infini déraison. Il ne devait plus se laisser aller aussi aisément comme ça. Cette fois, il s'était retenu, mais il n'était pas certain d'y parvenir la prochaine, et la prochaine encore. Il se haissait tant d'être si faible. De, petit à petit, finir par lui ressembler. « Preferisco farle l'amore......... Mmh, mia leonessa, dimmi. » (*Je préfère personnellement lui faire l'amour...... Ma lionne, dis-moi.) Le temps était aux tests. Peu d'intérêt aurait la réponse. Il voulait la voir de ses propres yeux, il voulait lire la réponse à ses maux dans ses yeux, sur son visage de poupée de cristal, dans les frémissements de son échine, dans les moindres mouvements de sa silhouette crispée. Elle paraissait si déterminée. Probablement n'avait-elle déjà plus rien à perdre. Mais pourrait-elle endurer la Mort plus longtemps ? Il ne suffisait pas de danser avec elle, pas même de seulement s'éprendre d'elle une soirée de débauche. Il fallait l'aimer sans un regard en arrière. Ou apprendre à faire semblant pour les plus humains d'entre eux; desquels il ne faisait pas parti. Pas aujourd'hui. Plus maintenant. Plus jamais. « Qu'as-tu ressenti ?.... Est-ce que ce petit cœur que tu retiens devant moi pour faire bonne figure s'est affolé comme un étalon sauvage ? Est-ce que tous ces mots dans ta tête ont finalement cessé leur lutte pour prier Lucifer une toute dernière fois ? Lorsque ta lame a pénétré sa chair, lorsque ses yeux vitreux se sont figés par surprise. As-tu pris du plaisir à le voir souffrir ? Est-ce que ta vision s'est égarée dans le flot de son sang chaud ? Qu'as-tu ressenti ? Enfin délivrée de tes chaines, as-tu regretté ? as-tu pleuré ?... serais-tu prêtes à recommencer, pour moi ? » Le début sonnait comme une ballade, à la fin, plus que les râles de son propre cauchemar. Il soupira un long moment. « Et, après. Est-ce que ta fureur s'est apaisée ? » Les sourcils froncés, Francesco admit d'un simple mouvement du poignet : « Aussi inconsciente que tu parais...... Il ne finit pas sa phrase, se contentant d'une grimace exagérée. Il n'allait tout de même pas la complimenter sur son coup de poker dramatique alors qu'il l'avait traitée d'incompétente dans le domaine quelques minutes avant. il est vrai qu'il aurait été plus que suicidaire de ta part d'aller passer le bonjour au papà plutôt que d'aller voir son sage filston. » Il avait craché l'ironie tel le poison qui coulait dans ses veines lorsqu'il ne faisait ne serait-ce que penser à lui. « Et tu m'as l'air d'être beaucoup de choses, sauf une pauvre idiote. »

Son jeu était effroyablement beau. Bien ciselé. Excessivement dangereux, mais il lui concédait volontiers sa beauté. L'art de savoir miser sa propre vie, pour le meilleur ou pour le pire, n'était pas donné à n'importe quel abruti. En fait, il se pourrait bien qu'elle soit la première véritable adversaire des ténèbres qu'il ait croisé durant ses pauvres années d'existence. Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Il en était presque sûr maintenant. Restait à savoir de quoi elle serait capable, et à quoi pourrait-elle réellement lui servir lors de son coup d'état. Il avait indéniablement besoin d'alliés; et même si beaucoup des soldats et lieutenants étaient déjà de son côté, Francesco ne faisait confiance à personne. Il avait besoin d'épaules solides sur lesquelles reposer quelques tâches lorsque tout deviendrait lourd. Paolo serait là, au fond de lui, là, quelque part, il le savait. « Ton nom. Comment dois-je appeler mia leonessa si tesoro la fait rugir de colère ? » minauda-t-il en croisant les bras; comme s'il allait réellement s'empêcher de la fleurir de tels petits noms. Il ne s'en cachait pas, il se délectait de la répulsion qu'il savait exercer sur elle. La répulsion, cette odeur repugnante qu'avaient les hommes ayant vendu leur âme au diable. Francesco, hélas, n'avait pas fait que cela. Il avait fait bien pire encore. Il avait récupéré son trône. Et c'éait là sa première couronne. Roi des enfers. Il Diavolo régnait déjà sur tout le royaume. Qu'en serait-il de Don Francesco Visconti ?
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Livia Santini
J'ai 20ans ans et je vis à Milan, Italie. Dans la vie, je suis (ex) junkie, ex voleuse et je m'en sors mal, vraiment mal. Sinon, grâce à un sursaut de volonté, je suis fraichement célibataire et je le vis plutôt vraiment bien.

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-Avoir buté son amant qui a fait d’elle une junkie shootée jusqu’à la moelle, check.
-Avoir récupéré 15kg de coke qui appartiennent à la Famille Visconti, check.
-Survivre au Padre Visconti et à son Fils… c’est là que ca devient compliqué.
-Ne rien laisser percevoir de la haine qui l’anime envers eux et la maintient debout tend vers l’impossible.
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Il est dans une fureur si sombre, si profonde qu'elle est presque certaine qu'il va l'entrainer avec elle. Qu'elle va se noyer, chavirer et ne plus jamais remonter à la surface. Il est fou. Mais d'une folie meurtrière et sanglante. Il a la folie magnifique des plus grands bourreaux. Est ce qu'il va devenir le sien? Les secondes s'écoulent et malgré toute sa maitrise d'elle même, Livia vacille. La peur qui se tapissait loin dans ses entrailles remonte à ses prunelles. Pourtant, elle lutte pour ne pas céder à un reflexe de fuite. Courir vers la porte d'entrée serait signer sa fin. Il la dépecerait, sans perdre un battement de coeur. Alors elle reste. Elle face à son monstre. Elle l'affronte, lui et la déraison qu'il exsude. Il harponne son regard clair et il chatoie de la terreur que ses lèvres, closes en une ligne décidée refusent d'exprimer verbalement.  Est ce qu'elle aurait du le supplier? Est ce cela qu'il attendait, cet imprévisible tueur?

La poigne du jeune homme se referme sur son cou de cygne et manque de l'asphyxier tant il met de force dans son geste. Au point de lui faire quitter le sol et heurter l'arrière de sa nuque contre la paroi qui lui sert de maigre support. Il l'étouffe autant de ses doigts que de sa présence, de son souffle sur son cou et sa gorge. Livia frappe et cogne de son bras droit, de toute la force qu'elle peut mettre . Un coup de poing aussi  vicieux que possible dans les côtes de son adversaire, avant que l'air ne lui manque au point de la plonger dans l'inconscience.  L'a t'il percu? Il semble écouter une voix intérieure et elle espère que c'est celle de la raison. Ou peut être les points noirs dansant devant sa vision troublent ses perceptions. Elle va bientot s'évanouir et mords sauvagement l'intérieur de ses joues. Afflux terriblement douloureux qui electrise ses terminaisons nerveuses. Saveur métallique de son propre sang. Mais elle reste Présente. Il rouvre la main et pendant un bref instant, Livia ressent encore l'empreinte de ses doigts sur sa peau. Haine révulsée. Elle aspire plusieurs goulées d'air. Encore à terre. Plus jamais. Elle se hisse à nouveau debout, refusant l'aide du mur. Droite et seule. Pas besoin de reflet pour savoir que l'empreinte de son ongle défigure son cou. Bastardo. Cazzo di bastardo. Sa respiration siffle un peu.

Le retour aux informations qu'elle vient de lui donner prend par surprise la milanaise. Ne comprennant pas les connections qu'il fait et comment il peut passer de cette violence ouragan à l'établissement de ses plans. Il devine dans ses silences sa virginité meurtrière qu'elle a perdu. Elle croit. Si elle avait un doute, il est dissipé. Francesco Visconti est redoutablement intelligent et le sous estimer est une erreur rarement comise deux fois. Avec un appetit pervers et acre pour le Meurtre. Ceux qu'il commet, ceux qu'il prévoit et ceux qu'il écoute.  Ses dents grincent, aussi silencieusement que possible. Mia Leonessa. Oui. Elle vient de se vendre au diable. Sinon son corps, son âme. Bravade, apparence que Livia maintient à bout de bras. -Je n'avais pas eu besoin de tuer avant lui.  -Ou plutot, elle avait été trop faible. Trop jeune. Pas assez armée.

Une main glacée qui danse le long de sa colone et vient fourmiller dans son ventre avec une joie malsaine. Il veux... des détails. Et les prunelles abymes sont des pieges mortels. S'en détourner lui est interdit. Il ne l'a pas dit. Elle le sait. Livia assume. Assume son acte parfaitement et ne peut ressentir le moindre regret. Pas pour Doménico. Ses épaules se sont redressées avec une fierté qu'elle ne devrait pas posseder. Son menton s'est relevé vers lui. Son sourire à la douceur de la Faux. -La certitude que j'avais agit comme je le devais. Mon coeur a exulté! Ma liberté passait par sa mort. Je ne laisserais jamais un autre m'enchainer, Fransceco. -Avertissement à peine voilé. Elle ne subira plus d'autres jougs que celui de la voie qu'elle s'est choisie. -Pourtant, elle finit par secouer la tête en signe de dénégation. -Je n'ai pas cherché sa douleur ni à le torturer. -Il peut lire dans son attitude, dans la morsure de ses mots, le dégout que lui inspire cette idée. Si Doménico méritait sans doute bien plus de tortures que celles des coups de couteaux lardant son corps, les lui infliger n'est pas Elle. Pas encore du moins. Elle penche le cou à demi, la voix un peu rauque de son étranglement. Contemplant l'avidité de son attention. -Aurais tu voulu le tuer pour moi? Il n'y a eu ni regret ni pleurs pour cette ordure, et certo non mio *certainement pas les miens.

Non. Elle se refuse catégoriquement à entrer dans les détails, à évoquer les raisons qui l'ont conduite à cet acte final. Pas un mot sur son existence de voleuse, sur une pipe de crack forcée à ses lèvres, sur un corps et une volonté arrachés à son contrôle. Rien de ses dégradations ne sera évoquée. Il devra le lui arracher mots à mots si il veux savoir. Mais cela ne l'interesse pas. Recommencer. Pour lui. Sa haine. Sa rage. Sa peur. Tout cela recede. Car c'est là sa Vraie question. Tout n'était que mise en bouche pour cet instant. Un pas vers lui. Deux pas. Et cette fois, c'est Livia qui le frole. Qui pénètre dans son espace vital, mais contrairement aux actes de Francesco quelques instants plus tôt, il ne sera pas touché. Pas même le plus infime des effleurements. --la mia furia è più grande della sua morte *Ma fureur est plus grande que sa mort. Elle ne se tait jamais. Recommencer pour toi. Je ne retournerai plus jamais à la rue. Si cela passe par la mort de ceux qui se mette en travers de ton chemin, je tuerais. Je ne te promet pas d'y prendre gout. Mais devenir une orfèvre en la matière si c'est ce que tu souhaites et qu'il te faut? Oui.

Bien sur que non, elle n'est pas aussi assurée qu'elle ne le dit.  Bien sur qu'elle doute de ses capacités. Domenico, c'était facile. Il allait la vendre. Il était un mini cauchemar. Une pieuvre dans ses pensées et dont elle a arraché les tentacules. L'avenir qu'offre le Poison Milanais est beaucoup plus pernicieux. Pas une idiote, non. Peut être partage t'elle sa folie, finalement. Car non seulement elle a posé un doigt dans sa toile, mais elle est en train d'y glisser le reste. Il retrouve un numéro de charme d'une seconde à l'autre. Qui doit voir toutes les italiennes à la ronde devenir suaves et sensuelles. Il est terriblement Séduisant. Beau même. Mais c'est une beauté pervertie et malsaine. Le regard de Livia ne cille pas sous ses oeillades qui appellent à une lutte charnelle, à une promesse de plaisir. Plus encore lorsqu'il sait que celle qui se tient en face de lui reste de marbre à ses sourires tentateurs. Il connait trop les coeurs qui courbent à ses désirs pour ne pas ressentir la différence. Pire encore. Il lit combien la perspective lui répugne. Et il s'en amuse. Non. Elle ne le comprends pas. - Livia. -Et il lui faut un nom. Ce sera celui de son arrière grand mère maternelle. Et des Santini, il en existe par centaines. Une de plus ou de moins. Quand  à son identité réelle, elle est oubliée dans les cendres d'une propriété dont nul n'a gardé mémoire. -Livia Santini, mio Leone. -C'est un jeu qu'ils peuvent jouer à deux, celui-ci. Pas tout à fait son égale, jamais son laquet.

La porte. Qu'elle avait presque oublié tant l'Hiver les gagne aussi bien à l'extérieur du Domaine qu'à l'intérieur de cette petite bibliothèque. La porte qui ose s'ouvrir après un grattement plein de déférence pour celui qui se trouve avec elle. Maitre presque absolu des vies qui peuplent sa Maison. Un intrus, qui vient rompre l'équilibre précaire qu'ils ont atteint. L'homme qui les dérange a à peine d'avantage de substance qu'un vague fantome. Il ne regarde que Francesco et certainement pas la vagabonde que la neige a apporté avec elle dans son sillage. Et ses paroles ne sont destinées qu'à lui.
-Signore Paolo vous attend dans le jardin intérieur, ainsi qu'elle.

Est ce utile de préciser que si l'ordre provient directement de Paolo, il regne l'ombre sinistre du Padre dans ses mots?



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Francesco Visconti
J'ai 22 ans et je vis à Milan, en Italie. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (lionceau en quête de gloire, bientôt son trône sera mien) et je m'en sors moyennement bien, mais ça va changer, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Il Diavolo est né il y a cinq ans suite aux premiers tombés, la Nuit Rouge. Un masque d'horreur, un masque de terreur. La mort au moindre effleurement; le jeune garçon courageux et mesuré épris des siens a laissé place au monstre sanguinaire que personne ne sait raisonner.

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Personne, tout est relatif. Lorsqu'il est question de mettre fin au règne de la Faucheuse, Francesco tend l'oreille. L'arrivée de Santini et de l'espoir qu'elle guide de ses idéaux fragiles signent le début d'une révolution dont il sera enfin Roi.

L'ère de Don Francesco Visconti est venue.

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Devil Like You - Gareth Dunlop

La scène était d'un rouge profond. Le carmin d'une colère animale déliée, brusque et lascive. Francesco se voyait déjà la tuer sur le champ. Il lui suffisait de si peu. De serrer un peu plus son cou de poupée, de le mordre un peu trop fort... Elle ne serait qu'un cadavre de plus à ses pattes de futur roi de la Cour Suprême. Le lion de tous les lions. La tuer ne lui apporterait rien, si ce n'était un plaisir éphémère, mais l'addiction à tels actes était devenue effroyablement, ô diablement, délicieusement irresistible au fil des années. Il lui était devenu difficile de refréner ses pulsions. Pourtant, il revint à la raison. Ce ne serait pas par la facilité du trépas qu'il vaincrait aujourd'hui. Il fallait bien croire que, parfois, la mort ne résolvait pas tout dans l'absolu.

...

« Guarda chi è uscito dalla gabbia! » (*Regardez qui est sortie de sa cage!) se pâma le jeune Visconti en écoutant la tueuse récemment baptisée lui affirmer ses convictions de liberté. « Il sapore della prima vittima.... È... è difficile da spiegare. No ? » (*Le goût de la première victime..... Difficile à décrire. Pas vrai ?) Il s'interdit de penser à la sienne. Son visage se durcit de nouveau durant une fraction de seconde. Il n'y avait là aucune colère semblable à celle qui s'était éprise de lui il y a quelques minutes de ça, non, c'était quelque chose de plus enfoui, de plus secret, de tellement plus amer. Il n'était pas question qu'il pense à ça. Pas maintenant. Jamais plus. Sans qu'il n'ait vraiment le temps de se perdre avec ses démons, Livia lui fit retrouver son chemin vers la lumière pour la toute première fois, et ce malgré elle. Vaguement, l'esprit chancelant avec charme, il lui sourit. Tuer son bourreau pour se libérer. C'était beau, et si ça pouvait paraitre un peu trop simple pour le parano compulsif qu'il était, il avait du mal à y déceler le mensonge. L'émotion était là, il lisait avec fascination ce bouillonnement d'exultation libératrice danser dans son regard de biche. On ne jouait pas aussi bien la comédie, jamais devant lui. Elle ne mentait pas. Pas sur ça.

S'il aurait voulu tuer cette ordure pour elle ? À vrai dire il comptait le faire ce soir, mais... « Peut-être bien, va savoir. » se contenta-t-il de lancer dans un haussement de sourcils évocateur. Son discours semblait bien calculé. Il ne pouvait nier la trouver très douée...... et plus intéressante qu'il ne laissait le croire. « Tu m'as l'air infiniment désespérée, mia dolce. Contre toute attente, c'est un bon point pour toi. » Tout à coup, il se recula de deux pas et ouvrit grands ses bras. « Eh bien, bella Livia, bienvenue chez toi. » Le ton joueur et enjoué de l'ensorceleur. Mais tout n'était jamais aussi simple que Francesco vous clamait. Tout était toujours tellement plus compliqué. Qui oserait seulement prétendre pouvoir cerner Il Diavolo ?

Enfin, pour sonner le glas de la petite scénette maniée de mains de maitre par le jeune prince Visconti, la porte s'ouvrit sur personne en particulier ; un simple rappel de sa réalité d'être. Pour le moment, il n'était que le figlio. Papà, mio caro papà... Le lion était enchainé depuis trop longtemps, jouer le lionceau devenait insoutenable. Il voulait régner.

Francesco ne porta pas un regard vers le laquait. « Basta. » Il se contenta de claquer des doigts pour "l'inviter" à déguerpir au plus vite dans un geste irrité de la main. Ils arriveraient, quand ils arriveraient. Mauvaise idée, mais Cesco était ennuyé et tel un gamin insolent, il faisait son caprice. Une fois de nouveau en tête à tête avec la vagabonde, la future pouliche un peu risquée quoique intéressante sur laquelle il misait aujourd'hui, il voulut faire un point. « Pas si vite. Je veux que tu prennes bien conscience de la portée du discours que tu me joues là, je ne prends rien à la légère. La partie que tu prétends pouvoir mener à mes côtés avec autant d'audace et de détermination n'a rien d'un jeu banal et fragile que tu peux quitter au moindre état d'âme. Tu ne veux plus être enchainée, je comprends ça, mais j'ai besoin de mains solides pour me soutenir pendant que j'arracherais mes propres chaines. » Sérieux. Les yeux dans les yeux, il cherchait la vérité, une faille qui lui ferait immédiatement changer d'avis, qui lui ferait regretter d'avoir un mince espoir pour une fois dans sa vie. Il était habituellement si sûr de lui ; si sûr de ne faire confiance qu'à LUI. La faute ne lui était pas permise. Il ne pourrait pas miser sur un cheval boiteux, pas devant son père. Lentement, il se rapprocha au plus près de Livia. Il n'y avait plus là aucun sourire railleur, aucune comédie charmante. Solennel, il souffla, la tête haute et le regard franc : « Sempre e per sempre. »

« Tu connais la chanson ? Eh bien c'est celle qui fait battre le cœur de ma famille depuis Milan, des anciens duc lombards fiers et droits aux pauvres âmes en peines sans foi ni loi que tu vois aujourd'hui. Les choses ont changées, mais on oublie rien. Les règles sont simples : il n'existe pas de petite contribution chez les Visconti. Si tu me suis, c'est jusqu'au bout. Si tu es loyale, franche et efficace, alors tu es de la famille. En revanche, si tu trahis les tiens, si par malheur tu ME trahis; le jeu se fini. C'est simple, et juste. » Francesco lui tendit sa main, celle sur laquelle des traces de sang séché s'étaient dessinées, celle avec laquelle il l'avait faite suffoquer. Le choix était sien. La reddition ou la mort..... ? Non, ce n'était évidement pas aussi drastique que ça. Il était clair avec elle. Pouvait-il vraiment jouer ce pion là à ce moment précis de la partie ? Quel jeu mènerait papà de son côté... ? « Quand tu passeras cette porte, tu ne pourras plus faire machine arrière. Quand tu passeras cette porte, ta vie ne vaudras pas beaucoup plus que celle d'une chienne. Selon son humeur, si tes bouclettes et ta jolie gueule lui reviennent ou non, si tu lui fais perdre une seconde de trop à son précieux temps, s'il ne s'est pas assez amusé à humilier ou torturer, si le sang n'a pas suffisamment coloré ses murs..... Avec lui, c'est la roulette russe. Les codes d'Honneur du cartel ont été assassinés en même temps que nos racines. Il n'a d'intérêt que pour son bon plaisir mortifère. Tu ne peux pas être certaine de ressortir vivante. » Cherchait-il à lui faire peur ? Pas vraiment, peut-être un peu. Francesco coachait son pion. Il fallait bien connaitre le lion avant d'entrer dans sa cage. « Maintenant, les dés ne sont pas jetés, ton destin n'est pas encore scellé..... Je suis avec toi. Il faut croire que je suis aussi fou qu'on le dit pour me mettre à miser aussi gros sur le hasard. Mia leonessa, et si on réinventait les règles destructrices de mon géniteur, toi et moi ? » Les yeux pétillants de la beauté des arrogants se croyant déjà régir au sommet, il lui était tout simplement impossible de se défaire de ce beau sourire conquérant qui le rendait si éblouissant sous sa parure paradoxalement sombre comme l'Enfer. Le vainqueur qui n'avait encore rien remporté.... Oh, ce n'était plus qu'une question de temps. « Après toi, tesoro. » minauda-t-il en lui ouvrant la porte.

C'était maintenant que la partie commençait.

✘ ✘ ✘

.Goëtia. | Dark Magic Music

Le Berceau de l'Hiver. Il frappait sur les cœurs battants encore, calmait toutes les pulsions de courage vains et brisait les petits, les ridicules, les insignifiants signes d'Espoir. Don Giacomo Visconti avait ce pouvoir. Celui de la glace de fer. Celui du Silence de pierre.

Ils étaient rentrés tous les deux, sans un mot. Les quatre gorilles préférés de papà se tenaient là, tout autour d'eux. Le père fixait son rejeton. Le genre de regard mi-dégouté mi-satisfait qu'il ne vouait généralement qu'aux visages ensanglantés, défigurés, de ses cadavres encore chaud. Rien ne se lisait dans son regard, non,... rien de vivant. Installé au fond de son fauteuil, un verre à la main, un cigare entre les lèvres : le Padre en imposait indéniablement. La loi du tyran. « Vuoi cambiare il mondo, figliolo... ? » (*Tu veux changer le monde, mon fils... ?) La voix d’outre-tombe résonna un instant dans la pièce sans qu'aucune réponse immédiate ne lui fasse écho. Francesco fronça les sourcils. Il jeta un rapide coup d’œil vers la brune pour lui indiquer de ne pas bouger, de ne rien faire ni ne rien dire de stupide, bien qu'il se doutait qu'elle n'allait pas commettre telle folie; et entreprit de s'avancer nonchalamment vers son père. « Cosa stai dicendo, papà ? » (*de quoi tu parles, papa ?) Ce jeu était dangereux... Un nouveau silence lourd s'étala entre les deux Visconti. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de l'ainé des deux hommes. Il avait les couleurs abyssales du néant. Brusquement, La Faucheuse changea de sujet et de flèche à son arc. Il parlait d'un calme olympien, glaçant et pervers. « Alors comme ça tu recrutes tes hommes parmi les déserteurs maintenant. Tu vas les chercher directement dans les bas fonds de la déchetterie, les pauvres traitres de nos ennemis.... Ils, ou plutôt devrais-je dire elle, n'a qu'à t'offrir un charmant sourire pour que tu te dise que ça en vaut bien les clés de la maison, mhh ? Tu es si sage, si bon, mon garçon. » Francesco ferma les yeux une seconde, sa mâchoire semblait si contractée qu'il était difficile de croire qu'il puisse se retenir encore longtemps de faire une connerie quelconque sous le coup de ses pulsions dévastatrices. Il ne connaissait que trop bien son père. Il ne tomberait plus comme avant dans ses pièges. « Tu ne manques jamais de me décevoir chaque jour un peu plus, Franzio, c'est à peine croyable. » Le ton était maintenant froid, accusateur et affreusement infantilisant. Le petit sobriquet qu'il était seul à utiliser depuis qu'il était gamin dans le seul but de l'humilier. Et ce fin sourire de côté pour venir renforcer le tout. Prestement, Francesco lui tourna le dos et se servit de l'eau de vie, de quoi calmer ses ardeurs et ne pas céder à ses manipulations sordides. Il croisa le regard de Livia depuis l'autre bout de la pièce. Ils n'avaient pas joué leur jeu. Car oui, ici, dans cette pièce, il était déjà commun. « C'est avec grand plaisir que je fais tout ça pour toi. Mais....voyons, papà, tu sais bien que je ne fais rien que ce que tu me dis de faire. Je n'ai rien décidé, ce n'est pas mon rôle... Tout repose sur tes décisions, comme toujours. » déclara Francesco en faisant volte face, un sourire plus faux que faux plaqué sur le visage pour garder contenance tant qu'il le pouvait. Étrangement, un air malsain satisfait se forma sur le visage du Padre en écoutant son fils ainé. « Tout ceci est d'un ridicule. Tu penses sincèrement une seule seconde que je vais la laisser sortir indemne ? » ... « Ce que je pense n'a aucune importance. Je constate seulement les faits que Livia m'a avancés; ils méritent réflexion. Je ne serais pas avec vous, devant toi, si elle ne valait pas ne serait-ce qu'un peu la peine d'être entendue. »

Le fils reprenait la main. Giacomo le considéra un instant, intrigué. Il tira une taffe sur son cigare et déposa lourdement sa boisson sur la table basse en verre. Pour la première fois depuis qu'ils étaient tous les deux rentrés, Le Padre porta son regard sur la vagabonde. Il semblait lire en elle.... mais que lisait-il exactement ? « Oh parce que tu la considère, je vois..... cela change un peu la donne. Dime, donna, qu'es-tu certaine de pouvoir apporter aux miens, à part notre propre fric ? Que sais-tu faire de tes dix doigts, à part tourner ta veste au plus offrant dès que tu en as l'occasion ? »
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