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 Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco et Livia ~ ~Dharma~

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Dharma
Dharma
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INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

tea

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Francesco Visconti
J'ai 35 ans et je vis à LA, aux USA. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (padre d'un empire que j'ai vu se nourrir de déshonneur et que je compte guider vers une renaissance éblouissante inéluctable) et je m'en sors effroyablement bien, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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@Valtersen

Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Le jeune Padre a fait son chemin, s'est fait sa propre réputation, le tout en compagnie de sa fratrie et de ses plus fidèles alliés. Depuis qu'il détient tous les pouvoirs, son obsession, sa détermination ne sont qu'infinie dévotion à la famiglia. Redorer le blason d'un empire maltraité par un Giacomo Visconti dégénéré. Il a décidé bien assez tôt qu'il était temps de voir les choses en grand, c'est ainsi que l'idée de s'étendre aux states aux frontières mexicaines lui est montée à la tête.
Aujourd'hui, une part de la famille a quitté le nid, la belle Italie, pour rejoindre la Californie où bien des monts restent à gravir.
Il Diavolo est foncièrement instable et de ce fait, on le craint pour son imprévisibilité dangereuse. Un peu moins depuis quelques années, mais le monstre assoiffé de sang sommeille toujours là quelque part, dans son cœur et on ne l'oublie pas. Beau parleur, charismatique, autoritaire ; il se sert de ses atouts pour parvenir à ses fins, même si la mort est bien souvent la porte la plus simple à enfoncer, il sait jouer des mots et s'amuser. Amoureux du sang, dans lequel il a baigné toute son enfance, il est une bête indomptable qu'il ne vaut mieux pas provoquer.
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Quand le Padre voit blanc le corbeau qui passe,
il faut l'approuver.

L'Honneur, la loyauté, la justice Visconti furent assassinés froidement il y a bien des années de cela. Trop d'années qui avaient soigneusement creusé des cicatrices hideuses. Ma porca miseria.... Fauchés par la faucheuse, dans le dos comme les hommes sans foi, sous l'écho gras d'un rire pervers. Giacomo Visconti, il Mietitore ; les valeurs n'avaient eu aucune chance. L'héritier du trône noir avait longtemps compté les jours morts, dans le brouillard épais qui entourait le Monstre géniteur; agonisant en compagnie de sa jeune fratrie sous le joug des nouvelles valeurs : Cruauté, rage et déshonneur. Nouvelles idéologies abjectes d'une famiglia ancestrale bafouée en plein cœur de son âme aristocrate milanaise. Francesco fut l'un des témoins direct de la déchéance familiale, impuissant qu'était le gamin ; il ne put que se nourrir de haine et s'armer d'une patience qu'il n'avait que d'apparence pour planifier le coup d’état légitime du sauveur de la famille. Lui même. Le Monstre, le boucher, Il Sanguinario, Rosso, Leone... et tous ses autres visages : ils avaient pris naissances durant ces sombres années. Il ne pourrait jamais totalement les renier, elles avaient fait de lui l'homme qu'il était aujourd'hui. Elles l'avaient dessiné dans le chaos et lui avait fait gagner naturellement le respect des siens.

Dans sa tête, à chaque matin où ses onyx accueillaient la lueur du jour; le poids insoutenable de l'Affront prenait sa place de droit dans ses pensées en ébullition et lui faisait perdre toute notion de reconstruction sage et réfléchie. À quoi bon perdre son temps ?! Pourquoi ne pas le buter immédiatement, après tout ?! Il aurait l'impression éternelle que les méfaits de son aîné perpétrés contre l'organisation dateraient, tous les jours, d'hier. Le torture que s'infligeait Francesco pour nourrir sa rage de continuer la guerre était impressionnante de folie. Mais elle était sa plus grande force, aussi. Il ne pourrait jamais s'en remettre. Non, jamais. Raison pour laquelle il évitait, ces derniers temps plus que jamais, la présence du pantin inanimé qui laissait ses roues arpenter son manoir personnel.

Mort de sa rancœur infinie, le courroux détenu en ses poings fermés. Il suffisait de fermer les yeux; de retrouver foi en ce futur glorieux. Inéluctable.

Oh dio mio.

Lorsqu'il se laissait aller comme ça dans les méandres du passé, l'espace de quelques secondes, Francesco prenait bien soin de s'isoler. Il ne faudrait pas qu'on finisse par le voir, par le prendre pour Lui. Mais il n'en n'avait pas toujours le contrôle. Ses pulsions étaient ses chimères les plus imprévisibles. Et là, durant un instant. Assis autour de cette table dans l'un de ses points de chute les plus sûrs; face à sa lieutenante concentrée sur leur plan...... Il ne pensa l'espace d'une minute à plus à rien de leur quête, mais à tout de ses tourments. Il suffisait de parler de sang. Il suffisait qu'elle ou un autre touche sans le savoir aux bribes d'un passé sanglant. Le sien. Le leur, à tous.

Tout à coup, la lueur de douleur saccagée s'en alla aussi vite qu'elle était apparue. Francesco, quoique son caractère borderline en disait, avait appris à apaiser ses cauchemars du passé en un clignement de paupière et un sourire ravageur. Diogène. Luis. Traîtrise. Devoir. Tout revenait au galop avec évidence et cohérence, tout se reconstruisait et bientôt; le sourire carnassier prôné avec provocation, il s'amusa avec la nonchalance séductrice qui lui était propre des faits énoncés par sa Lame au sujet des mex : « J'ai même fait plus que ça, tu penses bien........ j'y ai déjà participé, en quelque sorte..... durant la belle époque. Enfin, je te raconterai cette histoire passionnante en détail un autre jour. » Il n'était pas vraiment dans le ton de rire de ce genre d'actes, ni de quoi que ce soit d'autre d'ailleurs au vu de la situation. Mais il s'appelait Francesco Visconti et il riait bien de ce qu'il voulait. Ils avaient à agir efficacement, sans bavures de préférence, car l'heure était grave, et tout cela; le Padre en avait parfaitement conscience. À la remarque suivante de l'italienne, il se refroidit immédiatement. « Si bain de sang il doit y avoir, nous le ferons couler sur leur territoire. Il est hors de question de laisser qui que ce soit souiller nos nouvelles terres, tu m'entends ? » Plus aucune trace de rigolade en guise d'armure; ses mots étaient aussi insensés et brutaux. Bien évidemment que c'était pure folie, qu'il parlait sans mesurer consciemment le sens de la portée de ses paroles; bien évidemment que ça n'arriverait jamais puisque ce serait signer leur mort à tous. Ils n'étaient pas assez puissants pour rivaliser face à une alliance mexicaine. Pas encore. Dans un grognement animal, Cesco avala d'une traite ce qu'il restait du liquide ambré dans sa tasse, évitant dorénavant avec précaution le regard de Livia. Ils étaient peu à le voir perdre son masque enjôleur et festif. Ils étaient peu à savoir réellement comment avait pu naître Il Diavolo. « L'ho capito, lascia perdere. (*Je sais, juste oublie ça.) » Des mots à peine soufflés et le Padre s'était déjà levé pour partir. Absolument rien de tout ceci ne semblait avoir eu lieu. Il était concentré. « Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, Livia. Nous allons parlementer. Et, oui, je suis sûr de moi. Fais moi un peu confiance... »

✘ ✘ ✘

Lorsque Don Francesco pénétra dans sa cour; il ne pris pas la peine de poser un regard sur ses troupes qu'il savaient déjà alignées et parées à rejoindre le point de rendez-vous. Sur sa route, son regard s'arrêta sur les traits de gravité qui vibraient d'avertissement signées Livia. La brune surprotectrice refaisait des siennes... « Livia. » répondit-il en imitant le ton qu'elle avait employé, les sourcils froncés et les yeux plissés. Il n'était pas question qu'il porte ça. Les menaces qu'elle employa pour le faire capituler n'y changeraient rien. Il roula des yeux et dans un petit rire, il prit le gilet..... ainsi que les clefs ! « Très bien, tu as gagné. Pas la peine de rameuter toute la famiglia pour ton cruel manque de goût vestimentaire. » Il la contourna et marcha en direction de ses soldats. En chemin, une seconde avant de rejoindre le point central du hangar où il pourrait voir chacune des têtes, il jeta le gilet sur un jeune homme d'une vingtaine d'années à peine qui galérait avec celui qu'on lui avait passé. « Enfile ça, bambino. »

Le silence s'était imposé avec respect. Une évidence. L’œil avisé du Padre détailla un à un les regards de ses hommes, le sérieux ayant repris place sur les traits de l'italien. Ils attendaient ses mots. « Amici miei, si vous êtes là; c'est que vous ne fauterez pas. Vous n'en n'avez de toute manière pas le droit. Luis est, comme vous le savez, un pauvre crevard que je me trimbale depuis nos débuts ici... Mais il est aussi mes yeux et mes oreilles par delà la frontière. Il n'a jamais montré aucun signe de traîtrise jusqu'ici, mais je vous ordonne de rester vigilants. Et je vous interdis d'ouvrir le feu sans que je ne vous en ai moi même donné l'ordre. Luciano vous communiquera les coordonnées et vos postes par équipe, vous devrez vous faire le plus discrets et silencieux possible. Agissez comme des chiens de garde : obéissants et prêts à mordre au sang à tout moment. Je ne veux pas vous entendre, pas vous voir, pas même vous imaginer. Vous n'existez pas. Pas tant que je n'en n'aurais pas décidé autrement. Au moindre faux pas, à la moindre connerie, vous pouvez tout foutre en l'air.... Mais je sais que ça n'arrivera pas. Ça n'arrive jamais ce genre de choses. Vero ? » Une à une, les têtes s'inclinèrent dans un commun accord. La première escouade s'en alla dès lors que Francesco tourna les talons. Il sortit de sa poche les clefs de sa lieutenante et s'amusa à les lancer en l'air jusqu'à la rejoindre, elle, et sa fameuse Favorite. Le sourire espiègle fleurissait déjà sur ses lèvres. Il imaginait sans mal son regard fixé sur ses "précieuses". Sans grande surprise, son amusement se dissipa à la seconde où il bouscula violemment Diogène qui barrait sa route -c'est faux-. Il ouvrit la portière arrière et le jeta dans la voiture après quelques insultes de circonstance.

Ils étaient partis.

✘ ✘ ✘

Ils avaient quelques heures de routes, 2 tout au plus. Ils venaient tout juste de partir que Cesco alluma la radio en quête de musique intéressante; ce qu'il ne trouva pas. Il avait Livia, et Luciano en tête de course, pour se préoccuper de la coordination des événements. Lui, se mit à fredonner des airs de chez eux pour remplacer la radio. Chacun ses problèmes. Ecoutez, ne jalousez pas trop sa place de Roi. « Il cielo in una stanza...... ♪ » Diogène se dandina à l'arrière et essaya de s'exprimer à travers le tissu qui lui barrait les lèvres. Dans un grognement Francesco porta un coup d’œil rapide à son retro intérieur pour voir s'il ne faisait pas de connerie. « Calmati, mio traditore, presto... la morte canterà per te. » (*Calme-toi, mon traître, bientôt ... la mort chantera pour toi) Dans un soupir las, il fit descendre la vitre de sa fenêtre au plus bas et se posa nonchalamment là, le coude tout contre celle-ci, et l'autre main sur le volant. Il enfila des lunettes de soleil noires et porta un rapide coup d’œil vers Livia. « Imagine que là, tout de suite, on ait un accident et que je me blesse. Tu auras plus peur pour moi, ou pour ta petite dame à roulettes ? » He's a tease; what can you expect from him anyways ? Dans un élan dramatique le brun retira ses lunettes et pris un air blessé. « Non dire niente....... lo so. » (*Ne dis rien....... je sais)

Une heure et demis d'écoulées sans problème à signaler d'aucun côté que ce soit. Diogène se remit à se débattre tout d'un coup et il parvint à s'exprimer un peu mieux à travers son bout de tissu entre les dents. « Laissez..... pas ces putains.... de mex' me trouver ou...... » Ou quoi ? De toute manière, ils arriveraient d'ici peu de temps maintenant, avec la circulation fluide, ils avaient un peu d'avance. « Livia, dis moi que Lucy' est déjà arrivé. » ... « Prévins les une dernière fois de bien garder leurs positions une fois arrivés sur place. »

Enfin. Cesco gara la corvette de sa Lame dans une ruelle un peu recluse, non loin du point de rendez-vous qui se trouvait être un vieux café laissé à l'abandon choisi sur le volet par Cesco lui même. Après un regard échangé avec Livia, il ouvrit sa propre portière et la laissa se charger de Diogène. Le plus naturellement du monde, il marcha dans la ruelle sans ne rien craindre. Il n'était pas protégé, mais il savait ses chiens aux aguets à les surveiller depuis leur poste. Lucy' avait déjà repéré les lieux avant l'arrivée du chef de famille et son escouade se tenait dans chaque recoin caché du café qu'ils connaissaient très bien. Francesco pénétra dans l'enceinte sans hésiter, suivi des deux autres de près.
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Livia Santini
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us. Dans la vie, je suis tueuse quand Francesco Visconti en a besoin, à la tête de son réseau de proxénétisme les autres jours et je m'en sors merveilleusement bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire épicurienne et je le vis plutôt à ma convenance.

Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco et Livia ~  ~Dharma~ - Page 2 ZXGVwAFs_o (@Valtersen)
Livia fait partie des fidèles de Visconti depuis plus de dix ans. C’est sans le moindre regret qu’elle a quitté la Lombardie pour mettre ses pas dans les siens quand il a décidé que l’Italie était trop étroite pour l’empire qu’il veut se tailler. Il n’était pas question de s’éloigner de lui tant qu’elle ne pourra pas lui trancher la gorge. La sienne et à tout ce qu’il a construit depuis qu’il a quitté l’ombre morbide de son Père.
Elle gère les putes qui bossent pour elle à la manière d’un chef d’entreprise. Avec une tendance à trancher dans le vif si besoin. Littéralement.
Marquée à vif par un passé qui l’a vu naitre dans le sang et les larmes, elle est devenue aussi froide et détachée qu’elle en avait besoin pour survivre. Francesco dirait qu’elle n’a aucun sens de l’humour. Ce n’est pas totalement faux.
Malgré la haine qui lui ronge le cœur, grâce à elle, peut être, ils forment ensemble un duo meurtrier et terriblement efficace.
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Jaimie Alexander wiise
Le regard de la Lame hésite entre une pointe d'amusement et l'agacement le plus profond. Avec un grand sourire, il s'est débarrassé de sa veste en kevlar. La refilant à l'une de leurs jeunes recrues américaines. Francesco l'a fait exprès pour l’énerver. Livia en est certaine! Il devrait se méfier, il connait les colères de sua leonessa. Pourtant, les prunelles lumineuses de sa lieutenant seront les seuls indices de sa contrariété. Elle ne peut pas le placer en porte à faux ou insister d'avantage. Il le sait. Il en joue. Une grimace. Il a gardé ses clefs. Certo. Il a pas intéret à abimer sa poupée dans son jeu de théatre! Dans le sourire qui recourbe ses lèvres, l'Italien peut lire ce qu'elle pense : Si il récolte ne serait  ce qu'une estafilade, il comptera pas sur elle pour le soigner!

Alors que Francesco s'adresse à ses hommes, qu'il les galvanise, qu'il aiguise leur loyauté, leur dévotion, Livia sait qu'ils se feraient tuer jusqu'au dernier pour que le jeune Padre soit victorieux et au pinacle. Pourtant elle ne peut chasser de son esprit la lueur hantée qui a coloré le regard sombre pendant un bref instant. Elle en a reconnu la saveur amère, les ombres douloureuses qui ont affluées à la surface pendant quelques brefs instants. Celle qui était si souvent présente lors de leurs jeunes années. Une souffrance muette. Et d'aussi loin que remonte ses souvenirs, il l'extermine d'une seule manière. Celle d'un appel du Sang et de la Barbarie. Mélodie de Sirènes maléfiques. Il paraissait y avoir échappé ces mois américains. Elle ignore si c'était vraiment le cas ou si il s'y abandonnait en toute solitude. Et la milanaise sait que l'entrevu à venir sera dangereuse. Dangereuse pour Cesco. Il tue moins. Il refrène ses besoins de massacre. Mais lorsque le Passé danse dans son regard... Il redevient bourreau. Le sien.  Toute humanité disparait sous un voile de cordite et d'acier.  Parfois, elle pourrait presque l'aimer, ce grand escogriffe dont le sourire  et le charme sont ravageurs. Et puis... sur un court instant, son costume tombe. Rappelle que sa vie est pavée de cadavres. Et qu'elle lui emboite le pas. Qu'elle se damne tout autant. , alors Livia se souvient et le reste est réduit en cendre. Elle s'est adossé à la carrosserie rutilante de sa voiture, les bras croisés sur son torse, le visage à la neutralité parfaitement controlée. Le menton relevé, ils savent tous que sa posture si calme est une façade. Que ses lames de jet trouveront le premier qui se mettra en travers de Francesco. Il ne doit plus tuer. Le moins possible. Il doit se distancer de cet aspect là. Il aime trop arracher la vie.

Pourtant, elle espère que les quelques heures de routes qu'ils doivent faire lui permettront d'ensevelir à nouveau ces humeurs sauvages. Le but premier est de parlementer. De découvrir si l'Alliance méxicaine est vérolée ou non.  Connaitre l'étendue de la traitrise de Diogène. Savoir si il a contacté des rivaux de leurs amis ou si eux meme prêche une langue fourchue. De la diplomatie. Heureusement, Luciano sera aussi du convoi. Elle a confiance en sa force tranquille. Mimique de dégout lorsque Cesco oblige Diogène à souiller la banquette de SA voiture de sa présence. Ils auraient être du prendre un des coupés du Padre en fait, plutot que sa corvette. Il va lui falloir combien de temps pour extraire de l'habitacle son parfum dégueulasse de sueur et de peur? Un regard peu amène à l’égard des deux homme avant qu'elle ne s'adresse à son chef, bouclant sa ceinture.
-Francesco, si ton chien vomit dans la voiture, je te jure que tu paie le nettoyage, voir le changement complet!
-sporca puttana verolona -
*sale pute vérolée* grogne dans sa barbe l'intéressé. Pas assez bas pour qu'elle ne l'entende pas et lui retourne une gifle sèche du dos de la main. Avant de le baillonner étroitement.
-Cesco, tu es sur qu'il a besoin de tous ses doigts? Sa langue, je comprend mais aucune obligation qu'il reste entier, non? -Cette déclaration tient surtout de la plaisanterie morbide. Elle tue, ne torture pas. Il n'y avait que sur ordre express du Vieux qu'elle y avait recours. On ne discutait  pas ses ordres. Pas même une pensée de désobéissance. Francesco ne l'y contraint pas. Il a d'autres hommes qui sont bien plus efficace qu'elle dans ce domaine. Elle ignore si c'est une volonté délibérée de l'épargner ou un désir d'un travail sans bavure. Il lui est parfois hermétique et ce qu'il pense, ressent vraiment ne lui est pas forcement accessible.

Arrrrretttttttte de toucher à mes reglages! Tu es pire qu'un gosse! Voilà ce que le regard désabusé que pose Livia sur son profil en lame de couteau. Pourtant, il y danse une pointe d'amusement. Une impression de vacance. Il plaisante, la taquine, se montre sous son jour le plus délicieux. Avant que son visage ne se pare d'une horreur surjouée. -Ne joue pas comme ca avec mon petit coeur fragile, Tesoro! Oui. Elle lui vole délibérément un de ces horribles surnoms dont il use librement  avec les femmes de son entourage. -Est ce que je raye la figure de tes maitresses, moi! Alors laisse mon bébé tranquille.

Oui. Parfois,  rarement, quand ils ne sont pas dans un danger immédiat, il peut arriver à Livia, exceptionnellement, de rappeler qu'elle a un embryon de sens de l'humour. L'auto-dérision, elle cherche encore. Parfois Diogène se fait entendre, Livia préfère ne pas lui repondre. Il l'agace par sa présence même. Ce n'est jamais une bonne chose. Elle regle ses énervements par une gorge tranchée. Profond soupir désapointé. Elle n'a pas le droit. Sa vie est trop injuste. A chaque tour de roues qui les éloigne de Los Angeles, Livia a l'impression de redevenir ado. Enfin. l'Adolescence qu'elle n'a jamais eu. L'humeur légère de Francesco est contagieuse.

Ses lèvres s'entre-ouvrent. J'ai une fille, Cesco. Je t'en ai pas parlé parce que je refuse de la méler à notre monde. Dans ce vase clos de métal, elle se voit presque le lui dire. Les mots sur le bout de la langue. Non. Il est trop imprévisible. Et il est incroyablement jaloux et possessif par moment. Pas tant du fait qu'elle puisse avoir x ou y dans son lit, ils/elles n'y restent jamais longtemps, et il ne parait pas y attacher la moindre importance, ni même les voir. Mais de son Temps, de son attention . Celui qu'elle dispense à la Famille, à la poursuite de ses objectifs. Il est plus que possible qu'il déteste savoir qu'elle n'est pas concentrée totalement, qu'une partie de son existence  échappe à son controle. Heureusement, une reflexion plus concrète du Milanais la ramene à la situation présente. Une vérification plus tard -Oui. Il a déjà son équipe en place. Ils sont arrivés avant nos invités et ils sont en train de sécuriser les lieux. -Autant que c'est possible.

Elle envoie une série de message cryptés aux différentes voitures. Celles qui les précèdent et celles qui les suivent. Il n'y aura aucune fausses notes. Toute distraction a disparu de son attitude, Viola comprise, alors qu'elle sort de la voiture, passant son bras sous celui du Tonneau. Elle se penche à son oreille, pour murmurer.
-tu inciampi, ti taglio. Capito? *Tu bronches, je te coupes. Compris?

La patience légendaire de Livia, une des merveilles du monde moderne. Francesco s'est déjà avancé et une volée de juron resonne entre les parois de son crâne. Pourtant son pas reste parfaitement égal. Pas de hate ou d'inquiétude. Elle s'allume une cigarette, sans relacher son emprise sur le traitre. Luciano, grande silhouette blonde aux épaules élancées dénote dans ces masses brunes. Si ses manières peuvent paraitre efféminées, maniérées,  trop douce pour leur société, il serait folie que de s'y fier. Ses amours masculines n'entament en rien la glace et l'impitoyabilité de son caractère. Ils entrent ensemble ou presque dans le café et Livia s'assure que chaque fenetre est  couverte par un soldat aussi immobile que silencieux. Invisible. Elle assoie Diogène sur une chaise et prestement accroche un bracelet d'acier  à l'un de ses poignets et l'autre à l'un des barreaux de son dossier. Ca devrait l’empêcher de songer à des actions inconsidérées. Livia reste debout, derrière Francesco. Luis est déjà assis, entouré à droite et à gauche par deux de ses hommes aux mines tout aussi closes que les Italiens. Il n'y a que Luis dont le visage exprime une joie et le plaisir d'être là. Autant dire qu'elle ne s'y fie pas. Elle compte facilement une dizaine de mexicains et tout autant de leurs hommes. Pas une seconde elle ne doute qu'il y  a le même nombre à l'extérieur, de part et d'autres. Francesco ne la présente pas et c'est parfait. Il y a quelques autres femmes, mais la testostérone est définitivement élevée.

Les premières politesses d'usages sont présentées, les verres d'hospitalités servies. Livia n'est jamais loin de Francesco, mais pour autant, elle ne reste pas immobile. Elle écoute distraitement les échanges entre les deux meneurs, mais cela l'interesse moins que les regards. Que les non dits. Que les hurlements du langage corporel. Et à mesure que les minutes passent, que l'atmosphère se fait plus lourde, plus étouffée dans la chaleur californienne, la panthère commence à noter des silences. Des irrégularités. Dans le comportement de deux hommes de mains mexicains. Des ajustements, des regards. Dirigés vers Diogène. Qui lui evite soigneusement de donner le moindre signe de reconnaissance quand ses prunelles vont et viennent dans la pièce avec la discrétion d'un lapin effrayé et traqué. Elle ignore encore la nature de ce qui se trame. N'a que des intuitions qui s'appuient sur une longue habitude de ces genres de situations.

Francesco a la discussion avec Luis sous son contrôle, ce qui ne l'étonne pas. Il est comme un poisson dans l'eau dans ce genre  de situation. Elle profite d'un moment de détente relative pour allumer la cigarette qu'il portait à ses lèvres. Et murmure surtout à son oreille, ses lèvres presque à effleurer sa peau, son souffle perceptible -Osserva l'uomo in blu e quello con il rubino nell'orecchio. *Observe l'homme en bleu et celui avec le rubis à l'oreille.  Déjà, elle se redresse. Reprenant son rôle de sentinelle. Indifférente à l'attention qui peut se porter sur elle. Livia ne sait pas se servir de son charme ou de la sensualité pour capter ou détourner l'attention. Ce genre d'artifice féminin ne l'interesse pas. Ne sait pas se servir de ces armes là.



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J'ai 35 ans et je vis à LA, aux USA. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (padre d'un empire que j'ai vu se nourrir de déshonneur et que je compte guider vers une renaissance éblouissante inéluctable) et je m'en sors effroyablement bien, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Le jeune Padre a fait son chemin, s'est fait sa propre réputation, le tout en compagnie de sa fratrie et de ses plus fidèles alliés. Depuis qu'il détient tous les pouvoirs, son obsession, sa détermination ne sont qu'infinie dévotion à la famiglia. Redorer le blason d'un empire maltraité par un Giacomo Visconti dégénéré. Il a décidé bien assez tôt qu'il était temps de voir les choses en grand, c'est ainsi que l'idée de s'étendre aux states aux frontières mexicaines lui est montée à la tête.
Aujourd'hui, une part de la famille a quitté le nid, la belle Italie, pour rejoindre la Californie où bien des monts restent à gravir.
Il Diavolo est foncièrement instable et de ce fait, on le craint pour son imprévisibilité dangereuse. Un peu moins depuis quelques années, mais le monstre assoiffé de sang sommeille toujours là quelque part, dans son cœur et on ne l'oublie pas. Beau parleur, charismatique, autoritaire ; il se sert de ses atouts pour parvenir à ses fins, même si la mort est bien souvent la porte la plus simple à enfoncer, il sait jouer des mots et s'amuser. Amoureux du sang, dans lequel il a baigné toute son enfance, il est une bête indomptable qu'il ne vaut mieux pas provoquer.
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« Tranquillo, Livia, tranquillo... » susurrait l'italien, amusé par la mine contrariée qu’affichait sa lieutenante alors qu'ils s’apprêtaient à plier bagage. Il prit place au volant de la corvette Santini, avec la nonchalance féline qui lui était sienne, et ne put empêcher un esclaffement franc lorsque, en observant le retro central, il vit sa lame calmer ses nerfs sur la pourriture insolente. Si titiller les moustaches de sa lionne était jubilatoire ? Ah si seulement ce n'était que ça. Livia était beaucoup de choses. Un garde fou. Une tête froide et un cerveau stratège. Une partenaire complice de confiance, déterminée et louée à son ascension; à la leur, à tous. Un œil et une lame aiguisés. Elle était, avec Paolo, la représentation parfaite qu'il se faisait d'un membre digne de la famiglia, la loyauté et l'honneur de tout un empire. S'ils pouvaient tous être comme ses deux plus beaux alliés, Francesco se sentirait pleinement en confiance, en permanence. « Dio! Tu m'as donc caché ce cœur durant toutes ces années ? Je me sens trahis... » continua l'italien sur sa lancée de taquineries. Ils avaient noués ces liens avec le temps. Cette complicité particulière qui leur était propre. Cesco aimait beaucoup jouer de la rigidité parfois glaciale de sa partenaire. Il s'agissait bien là d'une des rares bella à ne pas fondre sous son Soleil ardant. Peut-être n'avait-il jamais essayé non plus d'y vouer quelconque effort... La raison demeurait obscure. Même pour lui. Ou peut-être pas. « Mia sorella s'en charge déjà à merveille, ne t'en fais pas pour ça. »

Le trajet s'éternisa sur des notes chantantes de vacances qui n'avaient pas lieu d'exister. Le sourire infatigable, l’œil perçant jamais loin de la raclure affalée à l'arrière et toujours le petit mot pour bousculer gentiment sa comparse; Francesco se sentait bien en cet instant perdu dans le temps où l'insouciance qui chassait les mauvais rêves d'enfants se faisait douce et joyeuse. « Ahh, je t'ai pas dit. On compte un nouveau membre à la famille. Une véritable bête impitoyable. Regarde ça. Tremble de peur! » s'exclama l'italien tout en déverrouillant son tel de sa main libre. Des appels manqués et des messages non lus, de maitresses (notamment), de compagnons de jeux d'argents à ses Casinos, également, qu'il chassa d'un geste rapide du pouce. De toute manière, il changerait de numéro bien assez tôt. Il tomba finalement sur la photo qu'il voulait lui montrer. Il lui fallait garder un oeil attentif à la route alors il lui tendit l'appareil sur lequel elle pourrait admirer...... un chiot.... un petit berger allemand avec des oreilles d'éléphant et un air inoffensif à souhait. L'ironie selon Visconti premier du nom. « J'hésite à l'appeler Livio. » se moqua Cesco, fier de lui, en reprenant son tel pour le remettre dans sa poche. Évidemment, cette boule de poil le faisait grandement chier au QG, mais il n'avait pas voulu le tuer ou le rejeter dans la rue où il l'avait trouvé, ni même le refourguer aux dresseurs pour en faire une bête tueuse........ Lui aussi avait un cœur, voyez-vous.

✘ ✘ ✘

Les heures de niaiseries étaient écoulées. Il était temps de parlementer... ou de faire couler le sang. En face à face avec Luis, Francesco jouait son jeu, tel le chat s'amusant de la souris, rien n'était laissé au hasard. Le mex se montrait bien trop rieur et taquin pour ne pas être diablement tendu. Il le connaissait bien, son mexicain. Ils en avaient passé des contrats ensemble, et le premier remontait aux heures de massacres de La Faucheuse. Jusque-là, il n'y avait jamais eu de fausses notes dans leurs partitions respectives. Donnant donnant. Il régnait tout de même la loi du plus fort qui lui offrait le loisir d'une emprise puissante sur le petit cartel de son ami-ennemi.

« J'ai un mauvais pressentiment, amico. Mais peut-être que tu sauras l'effacer, je te laisse ta chance. Je me sens d'humeur généreuse. » minauda Cesco en balançant légèrement sa tête en arrière. Il offrit un petit sourire charmeur à une blonde mal assurée qui se tenait contre une porte derrière le bar. « Francesco, tu peux me faire confiance les yeux fermés, je n'ai rien à voir avec cette histoire. Mariano m'a contacté... » ... « Et tu n'as rien à voir avec cette histoire. » répéta l'italien d'un ton ironique en haussant à peine la voix. « Je t'assure que non. C'est.... compliqué, écoute, je le connais pas ton type. Il n'est pas de chez moi. Sérieusement, depuis combien de temps on bosse ensemble ? » Le Padre commençait à s'impatienter, et son regard, vagabondait entre la blonde et le mex. Quelque chose n'allait pas. Francesco sortit une cigarette de sa poche et la déposa entre ses lèvres. Livia apparut derrière lui au moment le plus opportun pour l'avertir de l'environnement suspect. À l'opposé de la blonde qu'il avait repéré, se tenaient deux hommes qui de temps à autres s'échangeaient quelques murmures. « Depuis trop longtemps si tu veux mon avis.... Los Zetas, vous les combattez depuis des années. Explique moi comment se pourrait-il que tu ne sois au courant de RIEN ? Qu'est-ce que t'as raconté à l'autre raclure de Mariano ? » Luis soupira un grand coup. Il semblait hésiter, puis finalement : « De l'autre côté c'est pas comme chez toi, tu sais. Les accords ne tiennent jamais longtemps... L'honneur, la bravoure, ça n'a aucun intérêt tout ça, on y fait pas attention, on a pas le temps.... Je voulais pas qu'on se voit, c'est risqué autant pour toi que pour moi! Ils savent qu'on est là, je suis certain qu'ils sont déjà là.... Putain! Il a voulu que je joue ma partie avec eux pour te coincer, mais j'ai refusé. J'ai pas cessé de te prévenir mais tu ne veux pas m'écouter ! » Luis se leva d'un coup, l’œil hagard. Il transpirait la peur et le doute. Ses troupes se mouvèrent à son éveil soudain. Cesco leva la main pour calmer les siennes. « Faut pas rester là, s'il me trouve avec toi je suis terminé. » Francesco se leva à son tour, la mine sombre et indéchiffrable. « Et si tu sors d'ici, c'est moi que tu devras craindre. Fais ton choix, et vite. » D'un claquement de doigts en direction de la jeune femme qui allait se faufiler derrière le bar, Francesco ordonna à l'un des siens de l'attraper avant qu'elle ne file.

Sam Tinnesz - Wolves feat. Silverberg

Aussitôt, tout s'enchaina très rapidement. Les deux gorilles suspects se mirent à courir pour venir en aide à l'espionne et Francesco fonça tête baissée sur Luis, flingue sur la tempe, doigt sur la gâchette, il susurra à son oreille. « Dernière seconde avant l'outre tombe, dimme ? Fais pas l'con, sciocco. » ... « Je suis avec toi. Mais il est déjà trop tard, Visconti. » Sur ces derniers mots, plusieurs explosions suivies d'une fumée étouffante qui se propagea au sein du Café abandonné. Le mexicain mourra sur le coup, touché de plein fouet par une balle qui vint briser la fenêtre et le toucher entre les deux yeux. Francesco le poussa au sol, s'accroupit et chercha Livia du regard. « ADESSO! » (*MAINTENANT!) hurla-t-il à l'intention de ses hommes. « Tutti fuori, ora! » (*Tout le monde dehors, immédiatement!) Plus aucune trace de l'espionne. Francesco détacha un foulard rouge du cadavre de Luis et l'enfila. Il vit que Livia n'avait pas bougé avec les autres. « Reste pas là! Lucy s'occupe de Diogène et il me faut Mariano vivant. J'ai perdu la trace de la gamine, putain de merde, Livia, je... » s'énerva-t-il. Rien ne se déroulait comme il l'avait espéré. Évidemment que c'était un guet à pan, qu'avait-il espéré ? Maintenant, il fallait à tout prix retrouver cette femme et ses deux gorilles. Elle allait forcément retrouver son patron, elle DEVAIT être la clé.

...

Dehors, le sang bouillonnait, s'écoulait à petite et grande dose sur le bitume. L'on entendait, le fracas des armes, la douleur des âmes. Lucy et les autres fusillaient les hommes de mains de Mariano, planqués ça et là, mais aucune trace du chef en question. Il était évident qu'il n'était pas venu de lui même.

Pris d'une rage aussi soudaine qu’inaltérable, le Padre se hâta vers la porte de sortie arrière que gardait l'informatrice quelques minutes plus tôt, sans un regard de plus vers sa Lame. Pourtant, l'on entendit dans sa course ses mots avec clarté et une évidence proverbiale : « Resta con me. » (*Reste avec moi.) Ils se retrouvèrent tous les deux au beau milieu d'une ruelle étroite, semblable à celles que l'on trouvait à Rome. Un mexicain apparut à leur droite et n'eut pas le temps d'essayer de les viser qu'il se retrouva immédiatement à terre, criblé des balles de l'italien à l'épaule. Enfin, à l'autre bout de la ruelle voisine, un rayon d'une chevelure doré passa tout contre un mur. Ils l'avaient retrouvé ! Fixé sur son objectif, l'italien en oubliait totalement son environnement et les risques qu'il prenait, il courait à en perdre haleine, certains auraient dit à sa perte, si seulement il n'était pas aussi agile et fort qu'un lion. Il avait la chance incroyable des damnés. Ceux qui ne craignaient plus la mort, l'avait déjà vécu à maintes reprises.

Tout d'un coup, un cul de sac. Impossible. Où était-elle passée ? Il vit une échelle remonter avec sa target et entendit les voix des deux hommes : « Va chercher le blindé, on se rejoint en bas! » Francesco releva la tête, jeta un coup d’œil à Livia, et aperçut à leur droite un pont sous lequel se trouvait la seule route rejoignant le Mexique. Ils allaient forcément passer par là. Ni une ni deux, le Padre se faufila à travers une énième ruelle et rejoignit le pont. D'un bon il se retrouva accroupi sur le muret, l’œil fixé sur l'horizon. Il avait, ancré dans son esprit irraisonnable et irraisonnée, l'idée effroyablement stupide et inconsciente de sauter au bon moment pour les arrêter dans leur course. Il en oubliait ses devoirs de chef de meute, sa protection des siens; il avait en lui la fureur des bernés, des malades égarés. Il y avait bien longtemps qu'il ne s'était plus autant oublié dans le pourpre de son instabilité, comme à sa tendre jeunesse. Le détachement de l'Homme devenu Animal. « Tu devrais retourner avec les autres. Je vais l'avoir. Je dois l'avoir. » grognait l'italien d'une voix brisée par la colère. Et puis, enfin. Francesco croisa le regard de Livia, et, un instant au creux du Temps qui lui manquait horriblement, il crut retrouver les pieds sur terre... Un regard, un simple regard qui savait apaiser ses tourments. Qui était-elle, au fond, Livia ?
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Livia Santini
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us. Dans la vie, je suis tueuse quand Francesco Visconti en a besoin, à la tête de son réseau de proxénétisme les autres jours et je m'en sors merveilleusement bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire épicurienne et je le vis plutôt à ma convenance.

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Livia fait partie des fidèles de Visconti depuis plus de dix ans. C’est sans le moindre regret qu’elle a quitté la Lombardie pour mettre ses pas dans les siens quand il a décidé que l’Italie était trop étroite pour l’empire qu’il veut se tailler.  Il n’était pas question de s’éloigner de lui tant qu’elle ne pourra pas lui trancher la gorge. La sienne et à tout ce qu’il a construit depuis qu’il a quitté l’ombre morbide de son Père.
Elle gère les putes qui bossent pour elle à la manière d’un chef d’entreprise. Avec une tendance à trancher dans le vif si besoin. Littéralement.
Marquée à vif par un passé qui l’a vu naitre dans le sang et les larmes, elle est devenue aussi froide et détachée qu’elle en avait besoin pour survivre. Francesco dirait qu’elle n’a aucun sens de l’humour. Ce n’est pas totalement faux.
Malgré la haine qui lui ronge le cœur, grâce à elle, peut être, ils forment ensemble un duo meurtrier et terriblement efficace.
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Jaimie Alexander  wiise

Il règne une atmosphère de détente, presque de vacances dans la corvette qui s’élance sur les routes américaines, à la conquête de la Porte du Mexique. Ils profitent tous (ou presque. ) de ces instants dorés alors que déjà l’adrénaline pulse dans les veines de Livia. Que l’anticipation gronde. Trop projeter est une erreur. Il faut absolument pouvoir s’adapter. Aussi se distraie t’elle de tout ce qui pourrait mal tourner en écoutant Cesco plaisanter et offrir le plus agréable de sa nature solaire. Pour autant, la Milanaise ne s’y trompe pas. Son regard clair se porte sur son profil. S’il se montre aussi enjoué, aussi léger, aussi badin, son Monstre sait qu’il sera bientôt repu, qu’il recevra ses deniers de sangs.  Dans le silence de ses mots, dans les sourires de ses plaisanteries, elle entend sa respiration avide, aussi clairement que la première fois qu’elle a vu son reflet dans les prunelles onyx. Ces derniers mois, il paraissait plus stable. Semblant tourner le dos à ses carnages les plus gratuits. Ou… Ou il les faisait en Solo. Loin Paolo, loin d’elle. Piliers de sa sanité. Parfois. Cette éventualité lui fait froid dans le dos.  A Milan, lorsque Francesco s’enfonçait dans ses abymes écarlates, dissimuler les cadavres et buter les témoins n’étaient que l’affaire de quelques heures bien occupées. Ici ? Un mordillement de ses joues. Non. Il a Grandit. Il contrôle sa soif de massacre. Presque.

Elle chasse ces pensées, ce n’est pas le moment. De plus, elle doit admettre, malgré la révulsion qu’elle ressent souvent à sa propre encontre, que certaines heures appartiennent à ce Diable. Qu’ils ont besoin de lui et sa pureté impitoyable. La brune lui décoche un sourire acéré malgré le ton taquin de sa réponse. -Que veux tu, je ne tombe amoureuse que des belles mécaniques. Ce n’est pas de ma faute si les hommes sont horriblement ennuyants ! –L’Amour. Vaste plaisanterie. Sur ce point, ils se rejoignent sans ambiguïtés. Si les Ragazza défilent dans le lit du Padre et à son bras, aucune ne reste. Sa remarque suivante lui fait hausser un sourcil. C’est un euphémisme. il faut dire que Bianca à une manière bien à elle de décourager toutes les prétendantes au Trône.  Quand à Livia… Elle a largement autre chose à penser qu’entretenir une liaison durable.

Diogène est calme, silencieux. Il a bien compris que son existence ne tenait qu’à un fil et il tient à la préserver le plus longtemps possible. Espoir stupide de pouvoir encore plaider sa cause une fois le soir venu. Il devrait savoir pourtant qu’il est déjà mort. Les routes californiennes s’ouvrent à eux dans un soleil trompeur. Un nouveau membre ?! Qu’est ce qu’il a encore inventé… Avec un brin de méfiance, elle attrape le téléphone que lui tend Francesco et regarde la photo qu’il lui montre. Avant de sentir son cœur de glace s’attendrir devant l’adorable bouille du chiot qu’elle découvre. -E cosi carino -douceur rare de son ton. Et elle ne laisse pas passer la petite pique de son boss. -Je savais bien que tu ne pouvais pas te passer de moi. C’est parfait Livio ! -Pétillement amusé de son timbre.


Son sérieux et son professionnalisme ont repris leur manteau de plomb sur ses épaules dès qu’ils sortent de voiture et entrent dans le territoire neutre qui servira à la confrontation avec leurs alliés défaillants. Est-ce que Luis les a vraiment vendus à un cartel concurrent ? En se servant du Traître comme d’un premier pion dans leur organisation ? Ils ne tarderont pas à le savoir et elle devient un fantôme attentif aux moindres détails. Elle n’intervient pas dans l’échange entre Francesco et le trafiquant. Ce n’est pas son rôle.  Livia observe les visages et les murmures corporelles. Les échanges silencieux. Se déplace en Louve dans la pièce sous un prétexte ou un autre. Si ils doivent s’armer contre Los Zetas, c’est une guerre violente et sans pitié qui va s’ouvrir. Le Cartel mexicain est impitoyable et ne rechigne pas aux victimes civiles pour faire des exemples. Il leur faudra revoir une bonne partie de leur stratégie d’expansion dans ce cas de figure. Mariano ? Ne pas avoir une connaissance parfaite de leurs adversaires est une faiblesse qu’elle a bien l’intention de remédier dès qu’ils auront rejoint Los Angeles. Ce n’était pas une branche des affaires dans lesquelles elle était impliquée jusqu’à présent. Cela vient de changer et la Lame ne laisse aucun détail dans l’ombre. Luis tente un discours d’innocence et de droiture mais son ton pue la terreur et l’indécision. Mauvais. Hyper mauvais. Les hommes parlent. Les femmes n’ont pas leur place. Comme trop souvent, elle est sous estimée. L’homme au rubis ne se méfie pas quand elle s’approche de lui et lui décoche un regard qui l’estime de bas en haut. Aiguisant son ego masculin. Elle lui demande une cigarette d’un murmure, place un discret traceur GPS, pas plus gros qu’une carte SD dans la poche de son veston. Il ne sentira rien du geste alors que déjà elle s’éloigne. Livia a toujours cultivé ses talents de pickpocket malgré les souvenirs carnassiers qui s’y rattachent.

Tout s’accélère lorsque Cesco veux entraver les mouvements d’une jolie blonde qui tente de prendre la poudre d’escampette par la porte de livraison. Livia est bien trop loin pour tenter quoique ce soit, et lorsqu’elle s’élance dans la même direction, les fenêtres explosent sous des grenades fumigènes. Arrachant une serviette d’une table, elle  renverser une carafe d’eau dessus avant de la plaquer contre son visage. Elle s’est accroupie pour éviter les balles sifflantes, son arme de poing au creux de sa paume. Luis s’écroule, la tête explosée, melon trop mur. Un ordre. Une désobéissance. Elle ne sortira pas du café tant que Francesco sera encore à l’intérieur. A l’extérieur, les italiens s’avancent en éventails, prenant en tenaille les mexicains qui portent une arme. Les deux qui étaient placés en sentinelle devant l’issu de secours n’ont pas eu une chance. La blonde tirant en pleine tête sur le premier et l’homme au rubis touchant l’artère fémorale du second. Le trio s’accorde  une avance primordiale pour mettre le plus de distance entre eux et les ritals. -Je vais libérer Luciano de Diogène. J’ai besoin de lui. Et on va retrouver cette conne. -Aucun doute. L’échec n’est pas possible. Les prunelles lumineuses accrochent le regard abyssal de Cesco. Une main sur son  avant bras. Ferme et immuable. Il n’y a dans son attitude aucun maternage. La demoiselle badinant s’est muée en une machine d’où l’émotion est exclue. Equilibrant l’excès de colère du Padre. Déjà elle passe en revue les diverses options qu’ils ont. Et la priorité c’est de remettre la main sur la blonde. Un ordre. Une évidence. Les hommes se dispersent, elle reste avec lui. Elle a ses arrières quand Paolo est absent.  C’est en se mettant à couvert qu’ils sortent. Il a la gauche, elle surveille la droite. L’arme de Francesco crache son cri de mort. Elle le couvre, les narines palpitantes sous les odeurs de poudre et de sang. Ses oreilles résonnent des coups de feu incessants, à peine croisés avec les cris des blessés. Une empreinte sanglante qu’elle laisse en marchant dans l’hémoglobine des sentinelles mourantes. Elle ouvre la communication avec Luciano, murmurant dans son oreillette quelques directives en une salve d’italien. -Laisse Diogène à Tomaso. Si il bronche ou tente quelque chose, il le bute. -Francesco le veut vivant pour son cirque, elle l’exige neutralisé si il devient une menace pour eux. -La pute blonde s’enfuit vers le Sud. Prend une des jeeps.  Coordonne avec Sandro et Louisa. Ils sont dans la Land rover à quelques miles en avant. -Pas le temps d’en dire plus. Francesco, donnant libre cours à son énergie nerveuse s’est élancé dans les bas fonds de San Diego, à la poursuite d’un rayon doré. En quelques longues foulées souples, elle s’élance à sa suite. Ses longues jambes lui permettent de gravir plus vite qu’elle l’asphalte chauffé par le soleil sans qu’elle ne le perde de vue. A distance, elle perçoit encore les échos des armes sans qu’elle ne s’y attarde. Elle s’engouffre de justesse dans une ruelle, le voyant s’avancer sur le pont qui surplombe la rue principale.

Livia n’a pas le vertige. Néanmoins, c’est une sensation désagréable qui lui étreint les tripes lorsqu’elle voit le grand brun franchir la chaussée pour se poster sur la rambarde de béton. Ses doigts se crispent sur la crosse de son arme alors qu’elle ralentit sa course pour être de lui. La tentation de simplement lui mettre une balle dans la tête et d’observer son corps s’écraser sur le bitume quelques trente mettre plus bas est une tentation piquante sur sa langue. Aussi rapidement que cette pensée lui est venue, elle s’évanouie. Ce n’est pas comme cela qu’elle veut la fin de Francesco Visconti. Quand elle mettra fin à son règne, ce sera entre eux. Et sa Famille sera déjà défunte. Il enterrera sa Fratrie avant de rejoindre les enfers. Même ainsi, les justifications qu’elle ne cesse de se donner lui paraissent faibles, des excuses pour ne pas agir. Serait elle devenue Lâche ? Le regard fou, égaré, noyé dans la soif sanglante de Cesco ne l’aide pas à prendre une décision claire. Puis elle s’impose d’elle-même. Non. Elle refuse qu’il se perde. Pas comme ca.  Pas alors que ces heures sauvages sont presque sous contrôles. Ses prunelles accrochent les siennes et le retiennent. -No Cosi, Cesco.  Vieni con me, Tesoro (pas comme ca, Cesco, vient avec moi, trésor. ) -Elle tend un bras vers lui, posant une main sur son poignet. Frisson léger. Elle ne retire pas sa paume, retrouvant le même sentiment de dédoublement éprouvé quelques heures plus tôt. Sa main glisse jusqu’à nouer ses doigts aux siens. L’attirant légèrement vers elle, vers la terre ferme. -Ils n’iront pas loin. On a deux voitures en amont d’eux, et Luciano qui est en train de les prendre en chasse. Ils savent exactement où ils sont grâce à mon petit gadget. – En quelques mots, elle l’informe de son petit tour de passe-passe et lui présente son téléphone, avec le marqueur clignotant qui se déplace à une allure régulière. -Ce soir tu auras Diogène et la Blonde au Casino. Mais pas si tu sautes et te brises les jambes. Ce sera moins pratique pour courir la gueuse…

Après une éternité, ou presque, la lueur folle recule dans le regard magnétique. Il saute souplement près d’elle et ses doigts le relâchent presque immédiatement. Pourtant, contre sa peau, la sensation de la sienne s’attarde longuement. Sans ajouter un mot, ils vont volte face, refusant de perdre une seconde de plus. Rejoindre la corvette en évitant le café n’est qu’une histoire de brefs détours . Elle laisse Francesco décider si il souhaite laisser ses hommes dans cet affrontement ou les regrouper en chasse de la voiture. Grognement agacé en constatant qu’il ne lui a PAS rendu les clefs de son bébé à roulette. Néanmoins Livia ne se glisse pas immédiatement sur le siège passager. Elle prend 30 secondes de plus pour sortir du coffre des armes plus lourdes qu’un simple pistolet. Dans le lot, un AK-47 qu’elle garde devant avec elle. Déjà, il a lancé le moteur à plein régime et pendant quelques minutes, l’italienne se contente de jouer les co-pilotes, lui indiquant les directions à prendre pour couper la route à leur petit Dot qui s’éloigne en direction de la frontière mexicaine, choisissant de passer par le désert plutôt que de rejoindre Tijuana par le goulet de la douane principale.

-Dans 40 min, on sera à proximité des Otay Montain. Je pense que ce sera l’endroit parfait pour refermer notre souricière et les faire sortir de route. Il y a quasiment plus de trafic et on est juste au nord de la frontière mex’. Ou est ce que tu veux agir avant ?  Sandro précède la voiture de la blonde de quelques miles et Luciano l’a en visuel. Il reste discret.
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Livia Santini
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us. Dans la vie, je suis tueuse quand Francesco Visconti en a besoin, à la tête de son réseau de proxénétisme les autres jours et je m'en sors merveilleusement bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire épicurienne et je le vis plutôt à ma convenance.

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Livia fait partie des fidèles de Visconti depuis plus de dix ans. C’est sans le moindre regret qu’elle a quitté la Lombardie pour mettre ses pas dans les siens quand il a décidé que l’Italie était trop étroite pour l’empire qu’il veut se tailler.  Il n’était pas question de s’éloigner de lui tant qu’elle ne pourra pas lui trancher la gorge. La sienne et à tout ce qu’il a construit depuis qu’il a quitté l’ombre morbide de son Père.
Elle gère les putes qui bossent pour elle à la manière d’un chef d’entreprise. Avec une tendance à trancher dans le vif si besoin. Littéralement.
Marquée à vif par un passé qui l’a vu naitre dans le sang et les larmes, elle est devenue aussi froide et détachée qu’elle en avait besoin pour survivre. Francesco dirait qu’elle n’a aucun sens de l’humour. Ce n’est pas totalement faux.
Malgré la haine qui lui ronge le cœur, grâce à elle, peut être, ils forment ensemble un duo meurtrier et terriblement efficace.
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Jaimie Alexander@ELLAENYS
Les moteurs hurlent encore que les portières sont déjà ouvertes. Ils ont finit par coincer les mexicains dans un gooseneck et ils sont acculés entre les précipices qui s’ouvrent en failles torturées et les italiens qui s’immobilisent dans un nuage de poussière. La corvette de Livia n’est pas le véhicule le plus adapté pour une conduite à tombeau ouvert sur des routes qui se sont rapidement transformées en piste de sables compacts jonchées de caillons gros comme des citrouilles. L’italienne a serré les dents en entendant les suspensions gémir et les amortisseurs grincer sous la tension que la vitesse de Francesco leur a imposé. La Land Rover de Sandro et Louisia a joué son rôle. Restant en amont pendant un temps, celui de s’assurer que la voiture des fuyards, des espions et des traitres n’aura pas d’autres chemins que celui que les hommes du Don auront tracés pour eux. Un léger bémol en constatant qu’ils ont été rejoint par une autre jeep du cartel. Mauvais, mais cela ne change rien.

Une rafale d’Ak-47 prend soin des pneus, sinon des carrosseries. Laissant un rempart de ferrailles de part et d’autres. La Lame n’a pas le temps de conseiller la prudence à Cesco. il est le premier sorti et le premier à faire couler le sang d’une volée de balles dont la cible s’écroule dans un gargouillement inaudible. Elle ignore qui il a touché dans le fracas qui l’ assourdie et les nuages de poussières qui compliquent la visibilité de part et d’autres. A vrai dire, à ce stade, il s’agit juste de balayer avec la Faucheuse, ils interrogeront ceux qui seront encore debout plus tard. Pas elle. La torture n’est pas son domaine. Livia n’est pas aussi rapide que le jeune Padre. Il s’est déjà élancé d’une dizaine de mètre et c’est une bordée de jurons colorés qui se mêle aux sifflements des balles. Elle abandonne l’arme de guerre pour un pistolet bien plus maniable. Ses yeux scannent les buissons de cactus, les voitures criblées, les amas de rochers qui dissimulent leurs adversaires -Le premier qui touche la corvette, ce ne sera pas une balle, ce sera avec ses lames  qu’elle l’achève. Lentement.- Pour le moment les dégâts sont surtout matériels et des hommes blessés. La terre ocre absorbe le sang si rapidement. Avide d’humidité. Trois balles qu’elle cible sur la gauche de Francesco, suivant un mouvement du coin de l’oeil. Et l’envie de l’étrangler. Il est pris dans la frénésie et l’adrénaline, oubliant les règles de prudence. Son sang reste froid et analytique pendant que le sien chante sa langue guerrière. Connerie. Ce n’est pas le moment. Une nouvelle munition dans la chambre. Pas le temps de penser à la sécurité. La rapidité est survie.

-Cesco! Coperto! (A couvert) est ce qu’il a seulement entendu son cri? Impossible de déterminer. Car il vient de se dresser. Flamme brune qui brule bien trop vive. Et c’est avec une horreur indicible qu’elle voit la gerbe de sang jaillir. Que son corps s’abat dans un mouvement de marionnette dont les fils sont soudainement tranchés. La jeune femme devrait être satisfaite de voir Le Bourreau à terre. De le voir enfin blessé ou tué. Vengeance ne vient elle pas d’être magnifiquement rendue sans qu’elle n’ait à s’impliquer?  N’est ce pas la plus belle des conclusions? Ne pas avoir besoin de salir  plus encore son âme que durant la longue décénie aux cotés des Visconti? Cri de rage à le voir profané. Francesco est son compagnon d’abime depuis bien trop longtemps. Son complice et son tourment. Il n’a pas le droit de mourir comme ca! Il n’a pas le droit de voler une seconde fois sa vie.

En pensant avoir coupé la tête de l’Hydre, les mexicains croyaient avoir acquis la victoire. Ho, cette hérésie. Ils viennent de plonger les italiens dans une furie et une curée qui assassine toute résistance. Il n’y a plus aucune limite au carnage. Elle ne peut se rapprocher du jeune homme que lorsque le dernier canon a vomit son dernier projectile meurtrier. Ils ne sont pas tous morts, non. Ce serait un sort trop doux. Ils sont mutilés. Ils sont déchiquetés. Ils sont réduits à des éclats d’os et des veines ouvertes. Et des gémissements de douleurs pour ceux qui le peuvent.

L’odeur de la poudre et des entrailles est nauséeuse. Sous le ciel bleu et implacable, dans cette chaleur à fondre les plombs, ceux qui restent debout n’osent bouger. Livia lance sa lame dans le ventre de la blonde, la clouant au sol, papillon vénéneux une fois que son chargeur et ses recharges sont vides. -se si muove, le tagli una mano
(Si elle bouge, vous lui tranchez la main) son timbre est aussi monocorde qu’ implacable. Ils n’osent pas, ces hommes si fiers et sans peurs, s’approcher de leur jeune chef tombé. Craignant le pire. La Lame passe une main dans ses mèches sombres, les maculant de sang. Le sien ou celui d’un autre, elle l’ignore. Un pas chancelant, puis un second. En direction de son cauchemar et de son éveil. Il attend quoi pour se lever? L’angoisse qui lui mords le ventre grandit à chaque seconde où il ne bouge pas. A chaque pas qui la rapproche de lui. Son visage si impassible, si peu marqué par les sentiments est déformé par un masque d’inquiétude. Elle aurait dû être son ombre, putain! Ne pas le lâcher d’une semelle. Elle aurait du… Pâleur qui s’accentue. Même Luciano semble enraciné sur place. -Francesco, lève toi, murmure presque prière alors qu’elle arrive à sa hauteur. Ses genoux se dérobant quasiment sous elle.
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INSCRIPTION : 15/04/2019
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Francesco Visconti
J'ai 35 ans et je vis à LA, aux USA. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (padre d'un empire que j'ai vu se nourrir de déshonneur et que je compte guider vers une renaissance éblouissante inéluctable) et je m'en sors effroyablement bien, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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@Valtersen

Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Le jeune Padre a fait son chemin, s'est fait sa propre réputation, le tout en compagnie de sa fratrie et de ses plus fidèles alliés. Depuis qu'il détient tous les pouvoirs, son obsession, sa détermination ne sont qu'infinie dévotion à la famiglia. Redorer le blason d'un empire maltraité par un Giacomo Visconti dégénéré. Il a décidé bien assez tôt qu'il était temps de voir les choses en grand, c'est ainsi que l'idée de s'étendre aux states aux frontières mexicaines lui est montée à la tête.
Aujourd'hui, une part de la famille a quitté le nid, la belle Italie, pour rejoindre la Californie où bien des monts restent à gravir.
Il Diavolo est foncièrement instable et de ce fait, on le craint pour son imprévisibilité dangereuse. Un peu moins depuis quelques années, mais le monstre assoiffé de sang sommeille toujours là quelque part, dans son cœur et on ne l'oublie pas. Beau parleur, charismatique, autoritaire ; il se sert de ses atouts pour parvenir à ses fins, même si la mort est bien souvent la porte la plus simple à enfoncer, il sait jouer des mots et s'amuser. Amoureux du sang, dans lequel il a baigné toute son enfance, il est une bête indomptable qu'il ne vaut mieux pas provoquer.
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Porca puttana troia ! Nessuna pietà né speranza  ! (*Pas de pitié, pas d'espoir)

Remonté comme rarement il le fut ces dernières années, le Padre cribla de balles et de jurons la première tête mex croisée. Le premier sang coulé, dès l'instant où il eut quitté l'habitacle de la corvette de sa seconde. Au milieu du chaos ambiant, il donnait le rythme soutenu rouge cruor. Dans ses rétines, plus que le dégoût de la haine et le sang pour se remplir l'estomac. Se déglinguer les poumons à la mort. Il se haïssait ainsi à trop lui ressembler, mais avait besoin plus que tout de sa dose. L'impulsion vengeresse maladive, si violente.

Sur le champ de bataille, les italiens dansaient la tarentelle meurtrière. Sur le sol cadavéreux, des cartouchières crachant la mort maligne. Et au cœur du mal, le sourire carnassier du Padre peignait l'image noire aux zébrures explosives d'un passé longtemps laissé au repos. Trop longtemps. L'homme d'ombres était au climax de lui même, peut-être de sa part la plus sombre, mais c'était ce qu'il avait de plus efficace sur le moment... Il en récolterait les noirceurs plus tard. Dans l'instant. Maintenant. Il fallait éliminer la vermine, récupérer l'informatrice et se tirer au plus vite; ne pas risquer trop non plus, car poussé par sa rage de sang, Cesco se savait être capable du meilleur comme du pire, de libérer le monstre assoiffé de dangers et d'hémoglobine. Heureusement, il avait Livia pour restreindre tout ça. Son garde-fou personnel depuis toujours, semblait-il, qui assurait son rôle de lame associée comme personne d'autre ne pouvait le faire. En tout cas pas de la même manière. Paolo ne pouvait pas toujours le suivre comme le faisait sa lionne, et c'était légitime. Toute la confiance qu'il avait pour l'italienne aurait pu l'inquiéter, lui qui vouait un culte de la méfiance depuis sa naissance... et pourtant, il n'y avait là que du naturel. Entre eux deux, ça marchait. Elle était là pour lui, pour les leurs. Toujours. Féroce féline faucheuse. Mystérieuse et glaciale. Sa Livia... Depuis quand pensait-il à la jeune femme de cette manière ? Depuis quand prenait-il cette peine ? La sensation furtive de la paume de sa main contre la sienne lui parcourut les veines alors qu'un flash de retour à la réalité lui fit reprendre conscience de ce pourquoi il venait d'éliminer de ses propres poings un gringalet d'à peine une vingtaine d'années. Celui-ci retomba au sol et son regard demeura ancré dans le sien jusqu'à sa dernière larme de vie. Esquisse mauvaise, le monstre reprenait goût à ses repas. Un second acolyte y passa et les mains de Cesco s'abimèrent de nouveau au toucher répugnant du flanc de ces pauvres parasites. Un énième corps sur le bitume que le Padre bouscula d'un pied en avançant, la tête éprise de son ancien amour; il voyait flou. La folie reprenait ses droits en lui, et l'excitation lui fit perdre les pieds sur terre, si bien qu'une seconde d’inattention à examiner ses phalanges ensanglantées fut suffisante pour que le fruit de l'inconscience le rappelle à l'ordre.  

Nectar délicieux coulant dans sa gorge. Le Padre était à terre, et le sang, le sien, lui plaisait bien trop pour que ce soit sain. La balle lui avait salement transpercé le flanc, et tout ce à quoi il pensait, était ô combien tout ce chaos lui avait manqué. Cette insanité effroyable. Dès lors, le maitre des douleurs n'entendit plus rien autour de lui, à peine vit-il d'un clignement des yeux la hargne impitoyable se décupler chez ses camarades, les tirs tambouriner dans ses oreilles et la vue se brouiller sous le tourbillon de sables sec.

Le combat s'était tu, ou alors était-ce le sommeil qui le prenait peu à peu qui lui jouait des tours. Enfin, une voix lui souffla ses maux tout près de lui et il cligna des yeux rapidement, avant de se remettre dans l'action, dans le présent. Les sourcils froncés, il reprit conscience, s'asseyant difficilement puis se relevant, la main droite fermement appuyée contre sa blessure. Quelques secondes passèrent dans le silence complet. Tous les regards sur le patron, toutes les langues coincées entre les dents. Inquiétude et méfiance générale. Et contre toute attente, Francesco éclata d'un rire rauque... avant de vite se calmer par la force de la douleur.

— Livia, è magnifico ! rugit-il d'un ton joueur et nonchalant, masque insolent d'une joie mortifère plus profonde.

Il fusilla d'un regard ébène enflammé les alentours, cherchant à voir s'il ne restait pas un survivant ou deux pour...

— Je me relèverai toujours pour toi, tesoro. minauda l'italien d'un ton charmeur en se réappropriant les yeux de jade de sa coéquipière.

Le Padre avait chuté dans une folie éphémère qui le déconnectait complétement, sinon comment pourrait-il expliquer ce soudain jeu de séduction qu'il ne réservait en temps normal qu'aux autres bellas. Là, maintenant, il avait besoin de reprendre la main sur la situation et ne trouvait pas d'autre moyen que celui d'agir comme si tout allait bien, comme si tout était un jeu, le sien, et qu'il ne passait surtout pas pour ce qu'il n'était pas : un chef indigne. Un faible ou un incapable. L'idée de ressembler à son géniteur ne lui passa pas par la tête, pas alors qu'il était encore en train de sniffer toute la médiocrité de la terreur et de l'animosité dont ces lieux étaient encore imbibés.
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Livia Santini
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us. Dans la vie, je suis tueuse quand Francesco Visconti en a besoin, à la tête de son réseau de proxénétisme les autres jours et je m'en sors merveilleusement bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire épicurienne et je le vis plutôt à ma convenance.

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Livia fait partie des fidèles de Visconti depuis plus de dix ans. C’est sans le moindre regret qu’elle a quitté la Lombardie pour mettre ses pas dans les siens quand il a décidé que l’Italie était trop étroite pour l’empire qu’il veut se tailler.  Il n’était pas question de s’éloigner de lui tant qu’elle ne pourra pas lui trancher la gorge. La sienne et à tout ce qu’il a construit depuis qu’il a quitté l’ombre morbide de son Père.
Elle gère les putes qui bossent pour elle à la manière d’un chef d’entreprise. Avec une tendance à trancher dans le vif si besoin. Littéralement.
Marquée à vif par un passé qui l’a vu naitre dans le sang et les larmes, elle est devenue aussi froide et détachée qu’elle en avait besoin pour survivre. Francesco dirait qu’elle n’a aucun sens de l’humour. Ce n’est pas totalement faux.
Malgré la haine qui lui ronge le cœur, grâce à elle, peut être, ils forment ensemble un duo meurtrier et terriblement efficace.
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Jaimie Alexander@ELLAENYS


https://www.youtube.com/watch?v=t8K10w5r73c&list=OLAK5uy_nBrim5tkGfSCP-IDeYBpxhAMTbuqUxUxo&index=2

Il n’y a qu’une dizaine de mètre qui la séparent du géant pourfendu. C’est une traversée de quarante jours et quarante nuits. Le silence l’oppresse malgré les acouphènes qui stridulent à ses oreilles et les gémissements des mutilés qu’elle n’entend pas. Les talons de ses bottes, maculés d’une tourbière sanglante, écrasent les doigts d’un corps étendu. Mexicains ou Italiens, cela n’a pas d’importance. Le claquement sec des brindilles de bois sous son pas  est un écho qui ne la concerne pas. Elle ne voit pas, la Stregga, les grimaces légèrement écœurées de ses hommes, de leurs hommes, à l’écoute de ce son trop pur et dégueulasse. A quel moment, a quel moment est ce que tout a basculé? Depuis quand est elle la main gauche de Francesco? Paolo a sa droite. Au point de se sentir atteinte dans sa propre chair de l’injure de cette balle le fracassant? Cela ne devait pas se passer de cette manière. Elle devait conserver son indépendance sinon de corps, d’esprit. Hors d’atteinte. Les mains couvertes d’hémoglobine sous leurs ordres sans qu’il ne tâche son coeur.

Une vierge putain intouchable. Elle est touchée, bien plus férocement que Livia ne peut le supporter. Lève toi, Francesco, ou je te jure que c’est moi qui vais t’achever. Se è morto, c’est Bianca qui va lui arracher les yeux! Et la frangine, la Reine, n’est pas une Dame à prendre à la légère. Il n’y a jamais eu de conflits entre les deux femmes parce que Livia a toujours pris soin de ne pas entrer dans sa sphère d’intéret. Regina a beau haïr toutes femmes trop proche de son aîné, la Lame a repoussé si glacialement toutes les avances que le Lion a pu lui faire les premières années qu’ils ont tous cessés de la voir comme une amante potentielle. Francesco le premier. Elle s’invective. C’est un jour de triomphe et de gloire, qu’il soit à terre. C’est la culmination de dix ans d’effort, et sans même l’avoir manigancé. Une inspiration, son masque d’indifférence fissuré par ce murmure quand elle arrive à son port d’attache.


Deux abysses sombres qui lui rendent son souffle. Un soulagement coupable. Une paume levée en direction des malfrats perdus sans leur Padre. Francesco, pour toutes ses folies, ses excès, ses rages est la Force Vive de la Famille. Il est leur Flamme dévastatrice. Il s’assoit. Et se remet debout. Seule sa main sur son flanc, qui laisse filer son essence, trahit la blessure et la douleur. Livia sent sa peur refluer devant lui. Debout. Son rire par contre… ce n’est pas le moment. Il devrait s’adresser à ses hommes. Rompre l’agonie de cette perte qu’ils ont ressentis. Ses poils se hérissent devant son comportement. Désapprobation totale. Et soudain, elle se souvient, pourquoi il aurait mieux fallu qu’il reste à terre!

-non è magnifico! -Les bras croisés sur sa poitrine, assène t’elle sèchement. Si il s’en était tenu là, peut être qu’elle aurait pu contenir son tempérament volcanique si souvent assassiné par la gangue de glace qu’elle s’oblige à maintenir autour de ses émotions. Elle n’a pas le choix. Ils ne peuvent être deux à être imprévisibles. Mais il ose… Il ose se moquer de la gravité de ce qui vient de se produire, et pire, il ose Jouer. Avec elle. Maintenant. Il ose tourner l’ébène de son regard en un charme liquide, comme si elle était la première poule venue. Il aurait les mêmes manières avec n’importe laquelle de ses putes qui serait sous son regard. Elle n’est pas Ivy!

-È stato stupido!!! Je t’ai dit de mettre ce putain de gilet par balle! Stupido! Cretino!
sei quasi stato ucciso
(Tu as failli te faire buter)

Pour la première fois en presque douze ans, la Lame oublie le rang de Francesco Visconti. Oublie qu’il est le Padre. Qu’ils ne sont pas seuls. Qu’ils ont une audience et que ce genre de scène ne peut et ne doit avoir lieu que derrière une porte fermée. Sans autres regards que les leurs. Ne voit plus la fonction, pour n’avoir plus devant elle que celui qui, finalement, est probablement son meilleur ami, son complice dans tous les plans, qu’il soit mauvais ou bon. Son passé déchiré dont elle le tient pour responsable, dont il est responsable n’est, à cet instant, qu’une vague ombre devant la femme qu’elle est devenue avec lui. Ils ont grandit et mûrit l’un avec l’autre.  Il a finit par réussir ce qu’il n’a jamais pu depuis qu’une gamine a rapporté des kilos de coke dans un hiver milanais à son propriétaire. Elle est hors d’elle. Littéralement Hors d’elle même. Elle ne voit plus l’homme à la tête d’une des Famille les plus meurtrières de la côte ouest. Un cartel qui s’étend de plus en plus, et sur laquelle l’autorité du Padre est totale et sans limite. Oublie son caractère explosif et son tempérament impulsif.

-Non sei più un ragazzino! (Tu n’es plus un gosse!) -Sa main se lève d’elle même. Sans avoir eu le temps de réfléchir à son geste ou ses conséquences. Elle le gifle. Paume ouverte. De toutes ses forces. Et si Livia paraît frêle, elle s'entraîne tous les jours depuis des années avec les soldats italiens. A lui en marquer la joue et manquer de le faire tomber. Sur sa peau, le sang qu’elle a récolté durant l’escarmouche. Sur sa peau, l’empreinte de ses doigts. -Plus jamais ça, siffle t’elle, la respiration désordonnée et le coeur désaccordé. Ce qui suit n’a aucune explication rationnelle ou logique. Adrénaline qui vilipende sa raison. Elle se hisse sur la pointe des pieds. Agrippe le col de sa chemise et l’attire vers elle. Plaquant ses lèvres sur les siennes. Écrasant sa bouche contre la sienne, à s’entailler sur leurs dents. Il sent la clope, la poudre, le sang, le café et la folie. Il sent Lui. Et c’est un baiser aussi brutal qu’ enivrant. Un baiser de passion et de rage. Un baiser interdit. Qui fait taire toutes pensées, tout doute, toutes dualités. Une de ses mains quitte sa chemise pour crocher sa nuque, enfouie dans ses mèches sombres. Les hoquets de surprises, les regards furtifs qui s’échangent entre les soldats, l’aura de malaise, de ragots qui plane sur eux, les spéculations muettes, Liva ne les perçoit pas. Sa langue qui cherche celle de Francesco. Qui l’exige.
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Francesco Visconti
J'ai 35 ans et je vis à LA, aux USA. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (padre d'un empire que j'ai vu se nourrir de déshonneur et que je compte guider vers une renaissance éblouissante inéluctable) et je m'en sors effroyablement bien, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Le jeune Padre a fait son chemin, s'est fait sa propre réputation, le tout en compagnie de sa fratrie et de ses plus fidèles alliés. Depuis qu'il détient tous les pouvoirs, son obsession, sa détermination ne sont qu'infinie dévotion à la famiglia. Redorer le blason d'un empire maltraité par un Giacomo Visconti dégénéré. Il a décidé bien assez tôt qu'il était temps de voir les choses en grand, c'est ainsi que l'idée de s'étendre aux states aux frontières mexicaines lui est montée à la tête.
Aujourd'hui, une part de la famille a quitté le nid, la belle Italie, pour rejoindre la Californie où bien des monts restent à gravir.
Il Diavolo est foncièrement instable et de ce fait, on le craint pour son imprévisibilité dangereuse. Un peu moins depuis quelques années, mais le monstre assoiffé de sang sommeille toujours là quelque part, dans son cœur et on ne l'oublie pas. Beau parleur, charismatique, autoritaire ; il se sert de ses atouts pour parvenir à ses fins, même si la mort est bien souvent la porte la plus simple à enfoncer, il sait jouer des mots et s'amuser. Amoureux du sang, dans lequel il a baigné toute son enfance, il est une bête indomptable qu'il ne vaut mieux pas provoquer.
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La terre tournait en sens inverse et Francesco ne sut plus où, ni de quelle façon se positionner sur l'échiquier géant. Perdu entre sang et raison, entre fou du roi ou Roi tout puissant. Entre les lèvres tachées de ses morts, ou de lui même, baignait un grand goût fureur de lion; la terreur de l'oubli, de son oubli d'être lui même. Mais qui était-il vraiment ? Ce monstre sanglant sans âme ni jugement ? Ou ce jeune Padre ambitieux et loyal à l'avenir glorieux ? Ce fut le regard glaçant de sa Lame qui stoppa net ses réflexions morbides, ne serait-ce que le temps de sa fusillade de remontrances -légitime- dans laquelle il ne lut que profonde déception, qu'odieux échec. Et si Il Mietitore avait raison ? Et si au fond, il n'avait pas d'autre chemin que celui vermeil qui le rendait dingue de désir insatiable ?

Livia fulminait de colère, et lui ne la regardait même plus en face, ravagé par ses maux, par ses fautes. Il semblait voir enfin ses hommes, autour d'eux, lire l'incompréhension, le doute... Ils étaient perdus, parce qu'Il l'était, et ce constat implacable, cette loyauté pure qu'il trahissait égoïstement lui fit fermer les yeux un moment. L'image s'imposa d'elle même sous ses yeux, vile. Un Giacomo Visconti nonchalamment posé contre un mur, sourire vague satisfait en coin. Oh Livia, comment pourrais-je te traduire la rage noire de mon cœur et la fièvre de mes poings... ?

L'italien en avait oublié sa douleur, embaumé par la fureur. Un rouge rage se colorant d'un brun d'insuccès. Ils avaient ce qu'ils voulaient. La blonde, les corps inertes. Pourtant, la victoire n'avait pas ce délicieux goût de miel doucereux qu'il lui connaissait. Un clignement furtif et des sourcils froncés, la rage remontait, mais elle n'était plus dirigée contre le Monde. Son regard retrouva celui qu'il peinait à défier après avoir bêtement fauté. Sa rage se métamorphosait en quelque chose d'autre, un éclat de folie différent des autres. Inexplicable. Et, bientôt, il ne put empêcher ses ébènes de retomber vers la courbe des lèvres pulpeuses crachant le venin. Happé par celles-ci, par cette attraction vive et soudaine, il ne vit pas le coup venir. Instant de choc, instant qu'il se força à exagérer de sa façon si précieuse d'excentrique écorché, pour regagner de la stature, pour ne pas qu'elle oublie définitivement que derrière la bête, se cachait le Padre. Yeux rond, menton relevé, mâchoires de requin serrées prêtes à mordre, et le retour sur terre fut immédiat. Imposé par sa deuxième moitié. Elle le réveillait. Encore une fois, elle était là pour lui, quand lui ne le méritait pas.

— Livia, qu'est-ce que !...

Mais rien de ses quelques râles au ton menaçant n'eurent l'impact qui suivi. Rien de ce qu'il aurait pu imaginer. Sa lionne prenant possession ravageuse de ses paroles, les réduisant à néant en scellant ses lèvres aux siennes. Aux dérapages des deux langues devenues jumelles, l'italien fonda littéralement sur elle, désireux d’étancher sa soif sans modération. Fougueux et tempétueux, plus rien autour d'eux n'avait d'importance que cette guerre de passion poussée par une colère fulgurante commune. Elle avait le goût de l'inaccessible, elle qui n'avait jamais tant répondu à ses jeux de coureur de jupons, elle avait une ferveur latente qui lui faisait perdre toute notion du temps, toute pensée pour sa douleur ou pour leurs camarades.

Cesco s'était déjà amusé par le passé à s'imaginer comment sa Lame pouvait se brûler aux frivolités de la luxure. Mais comment aurait-il pu imaginer telle surprise ? Derrière le voile au vent pole nord se morfondait la flamme d'un désir déchirant de rage. Dès l'instant où il se séparèrent à contre désir, reprenant leur souffle respectifs, yeux sur les lèvres, Le lion refusa catégoriquement de laisser ce moment s'évanouir aussi rapidement. Il ne voulait que ça cesse. Encore un peu d'impossible, ti imploro. Il avait besoin des déchirures de ses dents vindicatives, il avait besoin de se perdre dans les vagues de leurs tourments. Il avait besoin de sentir sa peau, son sang pulser contre le sien. Il avait besoin d'Elle. Maintenant. Alors il fondit de nouveau tout contre ses délices, recouvrant son visage rosi de démesure de ses griffes de félin égratignées, sales de mort. Et il se perdit encore, mais cette fois-ci, il était accompagné. Et ensemble, ils furent momentanément égarés. Intense. Bestial et puis la césure.

La reprise farouche de la réalité qui s’agrippa à sa veste. Il se détacha le premier, ou alors était-ce un geste simultané, il ne sut trop comment les choses se présentaient, ne voulut plus trop y penser. Efforcé de reprendre position sur son jeu, grand dictateur à qui l'on attendait d’annoncer la couleur à voir, le goût à trouver, ou la route à emprunter. Un jeu, qui lui, ne devait en être un trop dangereux... car elle avait raison. Il n'était plus un gosse, bien qu'il agissait encore aussi bêtement par ses fous élans imprévisibles. Il n'en était plus un, oddio qu'il aurait aimé pouvoir le lui prouver !

Regard furtif mais assuré vers ses troupes, un sérieux profond reprenait place au delà des masques sur son visage encore rougi par ses émois balayé derrière, pour l'Instant. Oublier, passer à l'action et réfléchir plus tard. Après tout, il n'était pas homme à foncièrement se laisser aller aux réflexions intenses, du moins pas quand il ne s'agissait pas de son géniteur et de ses méfaits. Francesco vivait, brûlait, et on suivait sa Flamme.

— Basta così, on se casse. Bel lavoro, ragazzi... (*Beau travail les gars) finit-il sur un ton sourd et quasi-cérémonieux, le port altier et l’œil posé plusieurs secondes sur chacun d'entre ses hommes survivants.

Le Roi était vivant.

Le Padre se retourna finalement vers la chimère de son trouble, cherchant quelques instants dans sa tête ce qu'il pourrait bien lui dire. Il se contenta de sortir de ses poches les clés de sa corvette et de lui tendre sous le nez dans un sourire, celui taquin qu'il accordait à tout va, lorsque tout allait bien.

— Tu veux bien me ramener, mia leonessa ? demanda-t-il innocemment, ne souhaitant pas faire renaitre la furie en elle, mais ne sachant pas trop non plus comment l'aborder différemment sur l'instant.

En bon acteur, mais peut-être y avait-il également une part de vraie douleur (forcément), le Padre appuya davantage sur sa plaie et grimaça. Elle ne laisserait pas son pauvre lion rentrer avec Luciano.... si ?
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Livia Santini
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us. Dans la vie, je suis tueuse quand Francesco Visconti en a besoin, à la tête de son réseau de proxénétisme les autres jours et je m'en sors merveilleusement bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire épicurienne et je le vis plutôt à ma convenance.

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Livia fait partie des fidèles de Visconti depuis plus de dix ans. C’est sans le moindre regret qu’elle a quitté la Lombardie pour mettre ses pas dans les siens quand il a décidé que l’Italie était trop étroite pour l’empire qu’il veut se tailler.  Il n’était pas question de s’éloigner de lui tant qu’elle ne pourra pas lui trancher la gorge. La sienne et à tout ce qu’il a construit depuis qu’il a quitté l’ombre morbide de son Père.
Elle gère les putes qui bossent pour elle à la manière d’un chef d’entreprise. Avec une tendance à trancher dans le vif si besoin. Littéralement.
Marquée à vif par un passé qui l’a vu naitre dans le sang et les larmes, elle est devenue aussi froide et détachée qu’elle en avait besoin pour survivre. Francesco dirait qu’elle n’a aucun sens de l’humour. Ce n’est pas totalement faux.
Malgré la haine qui lui ronge le cœur, grâce à elle, peut être, ils forment ensemble un duo meurtrier et terriblement efficace.
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Jaimie Alexander@Macabre Glow

Le sacrilège, le profane qui touche au divin, Livia l’ expérimente en deux temps. Le premier, quand sa main s’écrase sur la joue matte de son Patron, le retenant bien malgré elle, coupant sans le savoir aux élans sanglants qui écartelaient encore les appetits à peine rassasiés du Diavolo. Il parle? Tente de demander une explication  à ce geste impie? la brune n’en saisit pas la substance. Le second, quand elle obéit à une impétuosité dont elle ignorait l’existence. En tout cas, pour cet homme là. Sa bouche qui le goûte. Qui le saccage dans un baiser aux accents de soufre et d’évidence. Aucune raison pour espérer qu’il la repousse. Elle n’est plus qu’ Instincts et Désir. Il lui répond, ho, comme il répond à ce cri muet. Sa bouche s’ouvre et leurs langues se trouvent jusqu’à ce qu’elle tombe en vertige. Le baiser se rompt dans un silence sardonique, dans un silence qui se rit de ses secrets. Sa poitrine se soulève au rythme de son coeur affolé. Ses yeux ne le regardent pas, ne le voit pas Lui. Subjugués par ses lèvres friandises.

La lame aurait pu avoir le temps de se reprendre. De tenter une dérobade. Ou une plaisanterie. Non, elle ne sait pas plaisanter. Une patine de normalité. Francesco encadre son visage de ses paumes meurtrières et meurtries pour happer une seconde fois le moelleux de sa bouche. Livia fond contre lui, entourant sa taille d’un bras possessif. L’éclat de ses prunelles est Présent. Loin des pièges et des crevasses de son esprit. Sait il comme il est Beau, quand il cesse de Prétendre? Ou bien est ce un nouveau masque dont elle n’avait encore jamais découvert la présence? Elle s’en fout. Ils se rejoignent, se retrouvent. Sont. Ses lèvres vibrent sous un grondement félin qui remonte de sa gorge. La seconde d’après, elle se tient à ses côtés. Libre de lui, enchaînée à lui. Rien de nouveau sous le soleil de la Californie.

Il reprend sa place sous l’astre, captive son audience et c’est avec un soulagement certain qu’elle repasse dans l’ombre. Pensées désordonnées qui la traversent en comète atomique. Son pouls finit par s’apaiser. Elle fait quelques pas, et se dirige vers la blonde, toujours épinglée par son coutelas. Bon, au moins, elle est toujours vivante, c’est deja ca. Inconsciente, mais vivante. Efficace, la jeune femme arrache son poignard de la plaie, la retourne sur le ventre sans se soucier d’une quelquonque plainte. Ce n’est pas qu’elle est dénuée de compassion, c’est que la blonde est déjà morte dans son esprit. Elle ne survivra pas aux prochaines soixante-douze heures. Et il est hors de question que ce soit Francesco qui l’interroge. Des menottes souples à ses poignets, prenant garde à ne pas couper la circulation. Mario. Oui, Mario sera un bon choix, mais la décision finale ne la regarde pas, elle viendra de Paolo et Cesco. Elle peut avoir confiance dans le bras droit du Padre. Il ne permettra pas à la frénésie de sang de se réveiller. Ces quelques minutes loin de son Aura lui ont permit de retrouver une gangue de sang froid et de maîtrise. Elle revient se placer à sa gauche alors qu’il finit de s’adresser à ses hommes. Est ce qu’il ne voit pas la curiosité et l'intérêt qui brillent dans leurs silences quand elle s’approche?

Les clefs dans sa paume. Un long soupire qu’elle exagère. Une part d’elle la supplie de refuser la requête. De trouver la première excuse venue. Sauf que si Livia espère un retour à la normalité le plus rapide possible, cela passe par un comportement habituel. Et jamais, jamais elle ne laissera le soin à un autre repartir avec lui, surtout sachant qu’il est blessé. Leur protocole est clair et déjà un appel a été passé au QQ et leur médecin attitré et son équipe sont déjà en alerte et attendent leur patient. D’un geste du poignet, elle l’enjoint à rejoindre sa poupée sur roue. Il va mettre du sang partout! -A une seule condition. Tu laisses Valentin poser un point de compression sur sa ta plaie. J’ai pas envie que tu t' évanouisses au premier nid de poule…

Le regard de Livia est pointu. Il peut protester, mais il n’aura pas gain de cause. Pas cette fois. Et ils ne peuvent pas repartir sur le champ. La blonde est chargée dans le coffre d’une des jeeps, loin de Tomaso et Diogène. Hors de question que les deux canaris chantent et accordent leur mélodie sur les événements qui viennent de se dérouler. Valentin est déjà devant Francesco, une trousse de premiers soins à la main. Et si il y a de la déférence dans chacun de ses gestes, il y a aussi la fermeté que possèdent tous les soignants en face de patients récalcitrants. C’est farouchement qu’elle refuse de s’attarder aux cotés des deux hommes. Ils n’ont pas besoin d’elle et elle, elle n’a pas besoin de le voir torse nu. Certes, ce ne serait pas la première fois. Et pourtant.. Plutot que de se gifler, elle sort une cigarette de son paquet froissé et s’allume un cibiche, adossée à sa carrosserie, contemplant le soleil qui descend et teint l’horizon d’un ocre allumant les montagnes arides d’or. Sérénité de Nicotine alors que tous s’agitent autour d’elle.

La journée et la soirée du lendemain vont être extrêmement chargées. Pas pour elle, ceci dit. Sauf dès la tombée de la nuit prochaine.  Ce soir, Bianca ne laissera probablement pas son frère d’une semelle. Pas tant que celui ci aura toujours une balle dans le corps et qu’il n’aura pas été pris en charge correctement. Et Livia n’aura aucun rôle à jouer vis à vis des traîtres et des recoupements de leurs dires. Par contre… le Padre exigera qu’ils soient TOUS présents au Casino ensuite. Quand à savoir ce qu’il aura mûrit, Livia elle même ne peut le prédire. Elle écrase sous sa botte son mégot alors qu’il revient vers elle. Un vague sourire qu’elle lui adresse. Ils sont vivants. Ils sont victorieux. Elle se sent creuse. Vide. La lassitude pèse sur ses épaules. Heureusement le retour se fait sans encombre. La route est vide d’agitation et le jeune homme s'abîme dans ses pensées et le silence, la laissant aux siennes. L’habitacle à peine troublé par quelques pistes musicales qui rythment les roues sur l’asphalte.

Quand elle se gare devant l’allée, ils sont attendus. La silhouette de Bianca, celle des Jumeaux et de leur frère se pressent autour de la Regina. Sa Famille. Un peu la sienne. Elle se tourne vers Cesco avant qu’il ne soit accaparé. - Je vais dormir, je suis explosée. Demain, je vais m’occuper des Filles. Tiens moi au courant pour demain soir? -Livia ajoute, alors que déjà les Visconti convergent vers la corvette, le médecin non loin de Bianca. - buona notte, capo
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Francesco Visconti
J'ai 35 ans et je vis à LA, aux USA. Dans la vie, je suis ton pire cauchemar (padre d'un empire que j'ai vu se nourrir de déshonneur et que je compte guider vers une renaissance éblouissante inéluctable) et je m'en sors effroyablement bien, amico. Sinon, grâce à ma liberté intouchable, je suis célibataire, insatiable séducteur et je le vis plutôt bien.

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@Valtersen
Primo figlio, héritier de violence et de carmin. Le jeune Padre a fait son chemin, s'est fait sa propre réputation, le tout en compagnie de sa fratrie et de ses plus fidèles alliés. Depuis qu'il détient tous les pouvoirs, son obsession, sa détermination ne sont qu'infinie dévotion à la famiglia. Redorer le blason d'un empire maltraité par un Giacomo Visconti dégénéré. Il a décidé bien assez tôt qu'il était temps de voir les choses en grand, c'est ainsi que l'idée de s'étendre aux states aux frontières mexicaines lui est montée à la tête.
Aujourd'hui, une part de la famille a quitté le nid, la belle Italie, pour rejoindre la Californie où bien des monts restent à gravir.
Il Diavolo est foncièrement instable et de ce fait, on le craint pour son imprévisibilité dangereuse. Un peu moins depuis quelques années, mais le monstre assoiffé de sang sommeille toujours là quelque part, dans son cœur et on ne l'oublie pas. Beau parleur, charismatique, autoritaire ; il se sert de ses atouts pour parvenir à ses fins, même si la mort est bien souvent la porte la plus simple à enfoncer, il sait jouer des mots et s'amuser. Amoureux du sang, dans lequel il a baigné toute son enfance, il est une bête indomptable qu'il ne vaut mieux pas provoquer.
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Jon Kortajarena :copyright:️ Electric Soul
— Bene, bene, de toute façon je m'en voudrais de te priver de mes talents de chanteur si je venais à nous quitter pour une petite sieste. Che tragedia. Tu t'ennuierais de moi, bella Livia. s'amusa l'italien qui avait très vite retrouvé sa verve et ses sourires provocateurs.

Charisme magnétique et nonchalance séductrice. Il semblait déjà avoir oublié la foudre, ce retour sur terre plus que violent, sa furie et ses baisers... De nouveau en selle pour toujours plus de balles à récolter, mais cette fois-ci pas celles de l'ennemi auquel on penserait en premier. Il prenait un malin plaisir à chatouiller les nerfs de Livia et ne s'en était jamais caché. C'était ainsi que leur duo perdurait depuis leur rencontre. Relation efficace, solide.... qui devait le rester. Qui ne devait pas changer. Vraiment pas.  

Son sourire fier se dissipa en une grimace tout de suite moins rieuse quand Valentin se mit au travail sous l’œil soudain absent de la lionne qui prenait un moment pour elle, aux bras de sa corvette. Rapidement, Cesco perdit patience.

— Veloce! Non è neanche un po' divertente... (*Plus vite ! Ce n'est même pas un peu drôle) grogna le Padre avant de se relever, impulsif, et de manquer de ruiner l'attention médicale précise et quelque peu fragile que venait de lui porter le jeune homme sous les ordres durs de sa Lame. Ce dernier se montra plus ferme, lui faisant comprendre en un simple geste plus rude du poignet que ce n'était pas en le poussant dans ses retranchements que la plaie tiendrait la route jusqu'à LA.

Le voyage du retour fut plus calme qu'il l'aurait imaginé. Finalement, il n'avait pas besoin de s'évanouir pour taire ses élans joueurs. Il suffisait d'une balle. De la rage retrouvée. Des traitres et de l'empyrée dans lequel ils finiraient inéluctablement. Francesco n'était pas ce qu'on pouvait appeler un homme prévisible. Alors il se perdit dans ses silences noirs et les quelques mélodies que la radio marmonnait au dessus des ronronnements du moteur. Pendant ce temps, douloureusement, la douleur s'éprenait de lui, et l'italien en venait à l'aimer aussi. C'était malsain, c'était mauvais. C'était lui, ou celui qu'il était, avant. Elle lui rappelait de par ce goût métallique entêtant qu'il Vivait férocement, qu'il vibrait toujours en lui, profondément, cette soif inextinguible de porter la Mort en étendard dévastateur, pour vaincre, pour régner. Soupir las. Ce n'était pas là l'avenir qu'il avait longtemps rêvé pour sa famiglia. Ce ne serait pas par sa déchéance sanglante qu'ils vaincraient. Ils méritaient mieux. Ils auraient mieux. Francesco Visconti était son propre ennemi, et peut-être était-ce une bonne chose qu'il en ait parfois conscience.

De retour à la casa, le comité d'accueil fut nombreux. Un peu trop sur le qui-vive au goût du Padre, qui se mordillait déjà la lèvre inférieure, se préparant à supporter et adoucir, autant qu'il le pourrait, les élans meurtriers de sa dolce sorella. Toujours dans l'habitacle de la voiture. Yeux rivés vers la famiglia. Derniers instants à deux.

— Grazzie. souffla le Padre. Un mot simple, presque douloureux, mais toute la sincérité qui brillait malgré lui dans ses yeux. Elle comprendrait... Ou pas, peu importait, Lui, savait et ça lui suffisait sans doute sur l'instant.

***

— Oh Dio, Cesco mio! se rua Bianca tout contre le torse de son ainé, manquant de lui faire étouffer un petit grognement de douleur. Embrassade qu'il reçue cependant d'un sourire léger plein d'affection, qu'elle seule lui connaissait.

— Va tutto bene, mia regina. lui susurra-t-il à l'oreille en prenant soin de replacer une mèche derrière son oreille.

Trois seconde. Des baisers contre la joue abimée du prezioso fratello. Six secondes. Un clignement des yeux et la furie s'emporta de plus belle lorsque son regard furieux trouva le restant des hommes, Livia ayant disparue de la circulation ; elle fixait Luciano et les autres.

— È un delirio, et vous l'avez laissé partir comme ça !!

Francesco profita des humeurs rouges de sa sœur pour se décaler et venir ébouriffer la chevelure de Giovanni et caresser la joue de Bella. Les jumeaux avaient l'air de se porter à merveille. Enzo vint l'accueillir également, sourire pincé en coin. Il s'inquiétait, Francesco le sentait. Il avait peur. Se doutait que ce n'était pas bon. Voir son grand frère dans cet état n'était pas bon pour lui, pour cette rage qu'il avait en lui. Pas bon pour eux. Le regard du Padre pour son cadet se durcit inconsciemment.

— Francesco...

La voix posée, sérieuse de Paolo lui parvint derrière lui. Personnage emblématique, premier pilier de la forteresse. L'italien soupira d'avance, puis fit volte face, sourire carnassier aux lèvres.

— Paolo, amico, grande vittoria. Tu veux venir t'amuser en ma compagnie avec le traitre et... ?
— No. coupa fermement le Consiglière, ce qui eut don de prendre le Padre au dépourvu. Froncement de sourcils. Sa désinvolture charmeuse habituelle ne fonctionnait pas sur lui. Prévisible, quelque part. Mais il aurait au moins tenté.

— Je m'en occupe pour toi. Lorenzo m'épaulera. T'as tout le temps de décider de leur sort demain, mais laisse moi faire pour l'instant, s'il te plait. On est là, Francesco. Repose toi, tu..... fratello mio, torna in te... (*mon frère, reprends-toi)

Et sur ses mots, il claqua des doigts et le médecin qui n’attendait que le feu vert pour accourir auprès du Padre ne se fit plus prier.

Francesco ne sut combien de temps dura toutes ces conneries, se plongeant dans un profond mutisme qui inquiéta sa fratrie. Il s'était perdu quelque part, Ailleurs, à ressasser les derniers mots de Paolo. Avait-il fait exprès ? Cela faisait bien des années qu'il ne lui avait pas parlé sur ce ton aussi concerné, aussi protecteur. Pour qui se prenait-il ?! Torna in te. Livia et maintenant Paolo. Francesco n'aimait pas ça, pas du tout.

La nuit fut quasiment blanche pour l'italien, quelques heures à peine de repos, mais il n'en parut rien au beau matin. Son esprit avait longtemps divagué au chaos. Dans les mirages de ses abimes. Les limbes de ses enfers. Pourtant, les douces attentions de Bianca ne l'avaient pas quitté de la nuit, l'étouffant et le cajolant à la fois. Il n'aimait pas lui faire du mal sans ne pouvoir rien y faire, lire l'inquiétude et la fatigue dans ses yeux aimants et si doux pour lui... Il était évident pour Cesco qu'elle n'était pas la seule de ses aimés à souffrir de ses erreurs. C'était un sacrifice qui venait avec l'attention du Padre, sacrifice que beaucoup étaient prêts à payer... sans doute n'avaient-ils pas le choix. Enfin, c'était ce qu'il avait fini par se dire avec les années, pour relativiser. Mais qu'importait les raisons, au fond. Il devait se contenir. Pour la famiglia.

***

Il giorno.

— Buongiorno tesoro... ronronna le lion à l'oreille de l'une des puttana qui trainait au bar tamisé du QG. Elle se plia à son soleil puis se retourna pour lui faire face, sourire faussement timide aux lèvres. Du bout de ses doigts fins, elle effleura le torse du Padre, à peine recouvert de sa chemise blanche non boutonnée. Le pansement était légèrement taché d'écarlate, et la jeune femme n'osa pas s'y attarder. Éclat de peur dans le regard et chuchotement timide. Forcément, la réputation du Monstre faisait honneur. L'on craignait naturellement ses élans berserker lorsque le sang coulait à flot.

— Ça... fait mal ?
— Tu veux vérifier par toi même ? susurra-t-il dans un petit sourire sombre.

La belle blonde n'eut pas le temps de répondre qu'une partie de la famiglia débarqua, stoppant net tout l’intérêt artificiel qu'il put lui porter jusque là. Son regard croisa celui de Livia un peu plus loin, et il s'assombrit.

— Cesco... comment tu te sens ? commença Enzo avec hésitation tandis que son ainé roulait déjà des yeux d'exaspération.

— Basta, Enzooo..... Donne moi ce que j'attends, j'ai suffisamment patienté comme ça... j'ai même perdu du sang, mio prezioso nettare. Il serait peut-être temps que je gagne quelque chose en compensation, tu crois pas ? dit-il en s'appuyant contre le bar de ses deux avant bras, sourire mielleux aux lèvres qui traduisait une rage silencieuse, féline. Soif de vengeance. Soif de vaincre, puis de fêter. D'oublier et de passer à autre chose. À un autre combat. À plus de loyauté, surtout moins de dangers pour l'avenir de sa famiglia.

— Ils ont parlé. Los Zetas cherchaient à jouer d'une pierre deux coups et nous faire tomber avec leur traitre de mécène. Ils savaient que ce serait médiatisé et que tu t'en mêlerais d'une manière ou d'une autre.... Ils espéraient une erreur de notre part, sachant ton implication quotidienne auprès de la crime ces derniers mois. Diogène a accepté le deal par... s'expliqua le troisième né des Visconti, très vite coupé court par l'Influent Roi de la famiglia, éprit d'une folie colérique et joueuse qui ne présageait rien de bon pour tous, surtout les traitres.
— Vanité, lâcheté, médiocrité, tu en as d'autres en tête, peut-être ?... Oh, non, attends, je sais, il a péché par amour inconditionnel de la Mort lente et délicieuse ? Il ne sera pas déçu, je suis là pour assouvir les plus profonds désirs. finit-il dans un petit clin d’œil et une tape sur l'épaule du plus jeune.
— Allez, fais pas cette tête, c'est du beau boulot, fratello. Où est Paolo ?
— Il est sur une affaire, tu devrais le contacter. L'informatrice lui a refilé des tuyaux et il a envoyé une équipe pour vérifier deux trois trucs...
— Sans m'en parler ?! s’insurgea le Padre.
— C'est ce que je suis en train de faire, mais ça va, c'est vraiment rien qui nécessitait ton attention. Tu le dis toi même, ton temps est précieux. On le sait. Et tu nous fait confiance... Pas vrai ?
— Si....

Léger haussement de sourcils soupçonneux, puis le Padre se détendit en apercevant la silhouette de Livia sortir de l'ombre et se diriger vers lui. Petit écart, moment d'égarement où il s'offrit le loisir de l'observer avec plus d'attention qu'à l'accoutumé. Jolies courbes longtemps, et égoïstement, ignorées par ses ébènes infinies.

D'un naturel charmeur et théâtrale, l'italien entama bien vite la discussion sur quelque chose de peu formel, histoire de tester ses humeurs.

— Livia, hier tu m'as laissé aux griffes de la famiglia, sans un regard en arrière. Comment compte-tu te faire pardonner ?

Regard profond, sourire charmeur évocateur. À quoi jouait-il ?

Et puis les masques valsèrent, l'humeur badine s'en alla aussi vite qu'elle était apparue pour laisser place à un voile de sérieux contrastant.

— Charge toi de réunir tout le monde ce soir au casino, la cérémonie risque d'être intéressante. ponctua-t-il sa phrase d'un regard rouge sang vers l'extérieur. Il se retenait de ne pas aller immédiatement chercher ces deux pourritures de leur cage et  les éventrer l'un après l'autre.
Ce soir.
Respire, ce soir tu l'auras, ta vengeance.


La soirée serait pimentée. L'on ne trahissait pas Francesco Visconti et les siens sans y laisser la vie.
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