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 Karma is a.... Do NOT talk to me about Karma, I'll kill you! ~Neil et Siobhan, part 1~ [Avertissement : sujet violent] ~Calville~

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Il y a sept ans.
Neil est flic, infiltré pour une mission longue durée dans l'Ira, avec pour mission professionnelle de rassembler assez de preuves pour faire plonger la branche du trafic d'armes de l'Ira, et personnelle, de foutre le plus de bordel possible et de causer un maximum de dégat à l'Organisation.
Siobhan est la petite soeur de Catham, étoile montante et protégé du N2 de l'Ira. Il va introduire son bras droit et sa soeur. Qu'est ce qui pouvait mal tourner...

Maintenant :
Après cinq ans passés à Los Angeles, un coeur brisé une seconde fois, Siobhan ne supporte plus d'être loin de l'Irlande et de son frère, qui croupit en prison depuis autant de temps (Devinez qui est le responsable...), elle met en mouvement  une série d’événements qui menace de la broyer et dont Neil va l'en tirer de justesse.

(posts rp provenant d'un forum fermé)
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Don't love. It's a trap!
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Informations supplémentaires ici.


Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR


https://www.youtube.com/watch?v=S16sQ9w0W7Y


Un soupire qui ne s'échappe qu'avec difficulté. Cela va faire près d'une heure que l'irlandaise est attablée à la terrasse d'un bar anonyme , un puis deux café devant elle. Le cendrier se remplit lentement, et une cigarette allumée se consume entre ses doigts crispés. Elle entend vaguement les bruis de la rue sans que cela ne la préoccupe vraiment. Le soleil hivernal de la Californie la dérange bien d'avantage. Un mal de crâne lui bat les tempes, vague souvenir de sa nuit précédente. Il est près de onze heures. Elle a marché longuement, essayant de faire le tri entre ce qu'elle doit faire et ce qu'elle devrait faire. La jeune femme n'a pas prêté attention au bar en lui même. Sachant simplement qu'elle ne voulait pas rejoindre celui de Mathias. Son patron est un amour, mais il s'inquiète bien assez pour elle et elle n'a de toute pas terminée ses "vacances" forcées. Si elle avait simplement passé la tête à l'intérieur, elle n'aurait PAS choisi le Bloody Hell. Sa clientèle est à l'exacte opposée de ce dont elle a besoin right now.


19h à Belfast. A dublin. Catham n'est pas détenu à Belfast. Il y a quasiment de cinq ans, elle a suivit de près le procès de son frère et des hommes qui sont tombés avec lui. Se raccrochant aux images fugitives de son visage, de ceux de ses parents. La magie d'internet et la facilité de se procurer les journaux locaux dans ce monde où les frontières n'ont plus vraiment de sens. Il n'y a pas eu de sursis, pour lui. Il avait déjà eu maille avec la justice pour des faits moins grave et il était déjà sous contrôle judiciaire. Siobhan l'avait supplié de se montrer plus prudent. D'agir avec moins d'insouciance. Tout comme elle avait plaidé la même cause auprès de Neil. Il lui était insupportable d'imaginer l'un ou l'autre se retrouver enfermé pour plusieurs années. Les deux hommes avaient souri. Catham avait promis, avec sa légerté habituelle tout en soulignant qu'elle s'inquiétait pour rien. Neil avait pris le temps d'apaiser ses doutes. Murmuré à son oreille, dans l'intimité de leur appartement de Belfast qu'il protégerait Catham. Que rien ne lui arriverait. Qu'il le protégerait. Qu'il faisait attention à lui même, qu'il ne craignait rien. Malgré son angoisse, Siobhan l'avait cru, avait permis à cette crainte de s'estomper. Un peu. Le souvenir lui vrille le ventre.


Un instant, elle se demande si elle ne va pas être secouée de nausées. Elle tire sur sa cigarette, regrettant amèrement l'absence de drogues dans son système. Ces derniers temps, elle a l'impression qu'elle ne peut fonctionner que si son esprit est à moitié embrumé ou déconnecté, tout le reste l’écharpe et la coupe. Sobre. Elle est bien trop sobre. Et quand elle est sobre, c'est le regard lumineux d'Oliver qui vient la hanter. Neil aussi . Les deux hommes se joignent et se séparent. Elle aurait pu pardonner tellement au Golden Prince. Cette impression de gâchis est une saveur amère que seule la cocaine, le crack ou l'alcool parviennent à atténuer. Si peu. Au creux de son ventre, seule rayonne la chaleur d'un minuscule galet poli, encore tiède des rayons du soleil qu'il a absorbé. Oliver ne lui a jamais menti. Il n'y a eu ni dissimulation de sa part, ni volonté de l'égarer. Il était Lui. Entier. Impossiblement Lui. Ce qui constitue une gifle ironique lorsqu'on considère le peu qu'il sait réellement sur sa Sirène Rousse. Le manque de sa présence solaire est poison qui la ronge à  chaque battement de coeur.  Au final, elle préfère tirer une longue bouffée de cigarette, regardant le téléphone qu'elle a posé à plat devant elle. Comme si il contenait une menace ou était un serpent venimeux qui n'attend que de la mordre. Prendre la décision de rentrer en Irlande a été simple. Si simple. L'application concrète de ce retour est tellement plus compliquée. Elle remonte sur son nez les larges lunettes noires qui couvrent la moitié de son visage. Dissimulant sa pâleur et les marques qui demeurent imprimer sur sa peau après le combat improvisé avec Megara. Un sourire acide. Gosh, cette femme sait frapper. Il n'y a aucune rancoeur, les deux femmes ont perdus le contrôle, pour des raisons différentes. Un tee shirt à manche longues vert sombre recouvre ses bras jusqu'au poignet, dissimulant d'autres traces. Que l'on ne peut pas imputer toutes à la jeune femme. Siobhan se perd et se déconstruit dans d'autant d'étreintes qu'elle peut supporter et la violence en est rarement absente. Un jean noir, des bottines, son perfecto. Maquillage? Juste un peu de fond de teint, pour éviter de se faire peur à elle même.


Obtenir le numéro du centre pénitencier s'est fait sans mal. Le second numéro a été plus difficile à récupérer. Siobhan a pris des risques. Joint d'anciens contacts presque oubliés. Pas avec son propre téléphone, elle n'est pas naive à ce point, des burners qu'elle n'a activé que pour un seul pas à la fois. Pour aboutir à quelques chiffres. Ceux qui appartiennent à Baile O'Donaigh. Un homme qu'elle côtoie depuis sa naissance. Qui tire les ficelles et les hommes, dans l'ombre. Il n'agit jamais par lui même, il dispose d'une armée pour cela. Catham ou Baile. Baile ou Catham. Les deux appels la terrifient, pour des raisons différentes. Si elle veux rentrer en Irlande, dans une très très très relative sécurité, avoir une infinitésimale chance d'être entendue avant d'être ou non jetée en pâture aux Loups de l'Ira, il lui faut l'accord de Baile. Juste pour poser le pied sur sa terre natale. Si elle tente sans cela, la Sorcière se condamne. Et Catham. Parce que s'être coupée de Catham, par pure lacheté, par refus d'assumer la responsabilité qu'elle porte rend tout retour en arrière si difficile. Comment elle justifie à son frère qu'il se soit écoulé cinq avant qu'elle daigne se préoccuper de lui? Et si il la hait?

Elle crispe sa main libre, jusqu'à sentir les ongles qui s'enfoncent dans sa paume. Croissants avides. Siobbhan perçoit, très loin, le ballet des serveurs, les autres consommateurs qui s'installent et repartent, parfois, elle relève la tête. Juste pour s'éloigner de l'écran aveugle de son téléphone. Si elle appelle Baile, il faut que ce soit d'un jetable. Si il n'est pas disposé, elle doit etre en capacité de disparaître dans l'heure. Elle aura jeté un pavé dans un nid de frelons. Pour Catham, la Rousse ne parvient pas à se décider à ce genre de subterfuge. Là encore, elle a du sortir de son anonymat. L'un des gardiens de la prison a reçu un virement généreux sur son compte, il n'est pas possible de telephoner de l'extérieur à un détenu en temps normal. L'homme lui a assuré qu'il reroutrait l'appel et qu'il ferait en sorte que Catham le prenne. Il ne peut rien faire pour l'enregistrement automatique. Elle cesse ses atermoiements et se décide, refusant de reflechir d'avantage. Pianote sur le clavier. met le haut parleur. Elle se penche et pose les deux coudes de chaque cotés, luttant contre l'envie de raccrocher sur le champ

-Centre correctionnel d'Arbour Hill, que puis je pour vous?
Un rire étranglé devant le mondain de l'acceuil. N'importe quel pole administratif aurait le même.
-J'aimerai parler à Catham O'Sullivan - Elle poursuit en donnant son numero de détenu. Le silence se fait plus pesant. Mais visiblement l'homme soudoyé a respecté son marché parce que soudain, le timbre sombre de son frère. Les jointures de Siobhan blanchissent et il faut qu'elle se force à expirer.
-O'Sullivan. -Rien de plus. Visiblement, il attendra d'en savoir d'avantage avant d'ajouter quoique ce soit. Machinalement, Siobhan passe au gaellique. Au moins personne ne pourra comprendre quoique ce soit à ce qu'ils se disent, les risques qu'un américain comprenne sont proches du néant

- Tá mé dom, Catham * C'est moi, Catham.
-Dom, Cé? *moi qui
-Siobham, Ná crochadh suas. * Ne raccroche pas, s'il te plait.
Son rire est un aboiement rauque qui ne contient aucune joie.
- Mo dheirfiúr beag. An raibh cuimhne agat ach go raibh deartháir agat? Fuair tú suas ar maidin agus tá soilsiú agat? * Ma petite soeur chérie. Tu viens de te rappeler que tu avais un frère? Tu t'es levée ce matin avec une illumination?
Sa respiration est douloureuse, oppressante. Okay. Elle l'a mérité. C'est tout ce qu'elle craignait.
-Ní gan a rá nonsense. Níor stad mé ag smaoineamh ortsa. Chailleann mé an oiread sin ort. *-Ne dis pas de bétises. Je n'ai pas cessé de penser à toi. Tu me manques tellement.
-Tá bealach aisteach agat a thaispeáint dom, sweetie. Cúig bliana. Níor iarr tú ort féin, ar feadh an dara, más rud é, gan seans, níl a fhios agam an raibh tú beo nó marbh?! *Tu as une étrange manière de me le montrer, ma douce. Cinq ans. Tu ne t'es pas demandé, une seconde, si par hasard, je ne savais pas si tu étais vivante ou morte?!
La colère qui émane de lui est si perceptible qu'elle a l'impression qu'il se tient à ses cotés. Illusion douce amère.
*- Tá brón orm. Thug Neil dom dul in Éirinn gan rogha a thabhairt dom, Cat '. Agus ansin ... Bhí eagla orm ... Tá brón orm * Je suis désolée. Neil m'a fait quitter l'Irlande sans me laisser le choix, Cat'. Et ensuite... j'ai eu peur.... Je suis désolée.
- Bhí a fhios agam go raibh tú beo. Chuir duine éigin, is dócha leis, pictiúr orm de shé mhí tar éis na trialach. * -Je savais que tu étais vivante. Quelqu'un, sans doute lui, m'a envoyé une photo de toi, six mois après le procès.
- Ba mhaith liom dul ar ais go hÉirinn, Cat. Ba mhaith liom tú a fheiceáil. Féach daidí agus mamaí. * Je veux rentrer en Irlande, Cat. Je veux te voir. Voir papa et maman.
* Sea, ar ndóigh. Agus ba mhaith leat freisin iad a thabhairt isteach do chop fear céile fucking? Sin é?
Oui bien sûr. Et tu veux aussi leur présenter ton putain de flic d'époux? C'est ça?
- Catham, praiseach! An féidir leat stop a rá rud ar bith? Ní bhfaca mé Niall ó do ghabháil. Chomh fada is a fhios agam, tá sé fós i Sasana.
*Catham, bordel! Tu peux arrêter de dire n'importe quoi?! Je n'ai pas revu Neil depuis ton arrestation. Pour ce que j'en sais, il est encore en Angleterre.
-Cá bhfuil tú?
*Et toi, tu es où?

Siobhan hésite à cette dernière question. Rallume une cigarette. Et découvre qu'elle s'en fou. Elle ne pense pas que Catham la trahirait. Non. Ou peut être que si. Mais au final, cela n'a pas d'importance. Elle le mérite probablement. Oliver. Qui embrasse cette femme. Non. Aucune importance. De toute manière elle va joindre Baile juste après. En voulant tirer sur sa clope, une des phalanges de la jeune femme heurte sa lèvre fendue d'un coup de poing de Mégara et une exclamation de douleur suivie d'un juron lui échappe. Et cela n'a pas échappé à son frère qui la presse, repassant machinalement à l'anglais.

-Sio, qu'est ce qui se passe exactement? Pourquoi est ce que tu m'appelles d'un coup en voulant revenir en Irlande? Ton mec te tabasses? A cette réflexion, Siobhan ne peut se retenir de lever les yeux au ciel. Ce n'est pas dans le caractère d'Oliver, et aucun de ses amants d'un instant ne s'y risquerait sans qu'elle ne les ait salement provoqué avant. Ce qui est déjà arrivé
-Mais non! Sérieux, c'est rien. Je vais raccrocher et je vais appeler Baile. Je suis certaine que je...
-NON -
Pour la première fois, une rage véritable perce dans la voix de son ainé. Nuancé, peut être, d'une bonne dose de peur -Tu ne t'approches pas de ce  fils de pute. O'Donaigh, tu ne sais pas de quoi il est capable. Surtout avec les femmes. J'ai pas passé tout ce temps en taule pour que tu ailles te jeter entre les mains de ce taré. Si tu as des ennuis, j'ai encore suffisamment d'influence à l'extérieur pour t'envoyer deux  trois mecs qui régleront les problèmes pour toi. Des Freelances, hein!
-Tu n'envoies rien du tout! J'ai besoin de O'Donaigh pour..
-Tu ne m'écoutes pas là! Tu fais n'importe quoi! TU es où, Bordel?!

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Calville
Calville
MESSAGES : 466
INSCRIPTION : 30/06/2018
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CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
Quelques heures plus tot dans un appartement confortable de Downtown

Une main féminine glisse avec volupté et légèreté sur un torse qui se soulevait à rythme régulier d'une respiration ensommeillée, quelques heures de repos  après une nuit plus qu'ardente et fatigante. Une bouteille d'un Irish Whisky pur malt , l'un des meilleurs whisky irlandais, trônait, vide, sur le sol. des vetements étaient éparpillés sur le sol. Le matin est déjà naissant dans la ville des Anges. La caresse se fait griffure en arrivant au bas ventre avant de remonter le long des côtes pour venir se loger sur le haut du pectoral. La main se fait violence en s'agrippant à sa peau, laissant des marques d'ongles sur le corps masculin qui bougea un peu sous cette prise. La main ferme de l'homme saisit le poignet de la jeune femme asiatique dont la blancheur de peau se révélait alors que le soleil se levait sur la Cité des Anges. Des lèvres chaudes, envieuses venant se loger contre la barbe mal rasée de l'homme qui se réveillait durement, avant de venir marquer son cou d'une morsure pour finir par le lobe de l'oreille. Même quand Neil se releva pour s’asseoir dans le lit elle ne lacha sa prise qu'après y avoir été .. invitée d'une manière plutôt brutale


- Je ne suis pas à manger.

Un rire leger dans la chambre alors qu'elle se levait, nue comme le jour de sa naissance pour aller revêtir une tenue des plus affriolantes. Petite robe noire mise juste pour lui, et qui mettait en valeur sa poitrine dans un décolleté à se faire damner. Sans aucun sous-vêtement en prime. Le message avait été passé la veille quand elle glissa la main ferme de Neil sous les replis noirs pour effleurer l’intimité la plus nue et insolente dont elle pouvait faire preuve, malgré les clients du restaurant. Le repas ne fut pas consommé contrairement à Elle.  

- Dommage tu aurais été mon dessert.

Badiner de si bon matin, sans avoir bu son café, sans sa clope, peu pour lui. Il n'était déjà pas très affable en tant normal, mais sans les deux ingrédients vitaux, c’était juste un monstre peu recommandable. Il se leva, nu egalement, se baladant dans son appartement pour chercher son paquet de clope qui trônait sur le plan de cuisine, allumant une cigarette en tirant une longue volute . Il savoura cette première taffe. Le café à son tour,  une dosette dans la machine new look de l'appart qu'il occupait "Electroménager inclus" assez rare pour être souligné. Il avait connu pire comme repère et trou à rats.. Quelques secondes plus tard il ajouta une goutte de whisky au breuvage chaud et bu le tout en silence. Ce silence important, quasi vital avant le café. Heureusement, Lya sa jeune asiatique le connaissait un peu. Une maîtresse plus ou moins régulière depuis deux mois, si se voir deux nuits en 30 jours on pouvait appeler cela une liaison régulière. Surement pour lui plus régulière que ce qu'il avait vécu jusque là depuis cinq ans. Surement que son mari, Luang Chen, vague collègue de Neil, et qui était actuellement en infiltration dans le quartier Asiat de L.A., trouverait cela trop. Neil n'avait rien fait pour en arriver là avec elle, de simples regards au poste sur ce physique plaisant, et le lendemain elle était dans son lit. Pourquoi s'en priver après tout.

- Si t’était moins chiant tu serais presque adorable.

Soufflant la fumée qui lui encombrait les poumons il la regarda se réveillant entièrement, chiant ? il l'etait. Entre autre chose. Et narquois au possible oubliant le marteau piqueur dans son cerveau qui tambourinait ses idées.

- J't'ai rien demandé, si t'es pas contente tu sais où est la sortie.

Un soupir avant qu'elle ne passe derrière lui se faire un café , la tasse est avalée , Le sac LV en faux croco est remit en bandoulière.

-  En fait t'es qu'un sale con, me rappelle pas.
- C'est pas moi qui t'ait rappelé.

Derniers regards entre eux, il sait qu'elle reviendra, un jour, juste le temps de le faire mariner. Il l'observa partir sans la retenir. Il n'en avait pas envie, il allait lui falloir repartir dans cette ville jouer au méchant flic avec les hommes d'affaires qu'il avait dans le colimateur. Voilà la vie que Neil menait à L.A. depuis 5 mois, 5 mois d'un bordel pas possible. La cité des anges etait le lieu idéal pour se dépraver par rapport à Londres ou même à Belfast. Cinq mois où ses nuits étaient soit alcoolisées, soit débridées, soit .. les deux. Il ne voulait pas plus que cela après tout. Et faire un effort pour être plus aimable n’était pas dans ses habitudes, mais après tout ne venaient-elles pas juste pour une coucherie sans consequences ?  Il aimait cette solitude latente dans sa vie, rien ni personne ne semblait le toucher, pourtant à quelques kilomètres de là, une seule faiblesse etait capable de le faire basculer en bien ou en mal. Il s'était promis de ne pas se faire voir d'elle, de ne pas interferer, il en avait bien assez fait quelques années auparavant. La sécurité de son ancienne compagne suffisait à son bonheur.

15 Messages sur son téléphone. 15 ! . Il réprima un soupir. Pub. Offre de voyage. Une pute Irlandaise qui s'est faite abattre durant la nuit. Un braquage. Un faux numéro de petits glousseuses. Décidément c’était d'un vivifiant. A partir du 7ème massage cela fut plus intéressant . L'accent était caractéristique du nord Irlande


- Salut Neil, faut que je te parle c'est urgent.
- Neil rappelle moi.
- Neil ta nana va se fourrer dans la merde.
- Neil rappelle moi !

Le reste des messages resta du même acabit, et pourquoi ne pas simplement lui dire ce qui n'allait pas. Il y avait toujours ces codes, ces demandes, ces mystères , cette fausse vérité qu'il n'avait que trop connu. Lassitude flagrante face à ce qui l'attendait. On allait encore lui refiler une mission à la con à l'autre bout du monde. Il composa le numéro allant s'installer toujours dans le plus simple appareil sur la chaise de sa terrasse, et laissa sonner une fois avant de raccrocher. 10 secondes plus tard on l'appelait.

- Putain t’était ou.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Sio elle remue beaucoup, elle a obtenu le numéro de Baile et son compte a viré du fric à un gardien de Arbour Hill, Elle a passé par plusieurs intermédiaires mais si je l'ai trouvé, EUX aussi. Je te parie 1000£ qu'elle va joindre son frère . Il parait que O'Maley est arrivé à L.A. cette nuit; Elle va se faire buter Neil.
- Merci Miller;

La nouvelle ne l’étonnait pas. Elle l'inquietait. C'était trop rapide. La timing ne collait pas. Un jour ou l'autre elle aurait commis une erreur. CETTE erreur là. Joindre son frère était une idée aussi idiote que de se balancer du Haut de la Tower Bridge espérant y survivre. Sio, Sio qu'est-ce que tu fous, pourquoi maintenant, pourquoi eux. Presque tout avait été réglé. Mais les femmes, et cette femme là en particulier, étaient si explosives que tout tombait à l'eau sans qu'elles n'en connaissent les tenants. Siobhan ta tete est mise à prix tu ne t'en rends pas compte, et O'Maley l'une des pourritures les plus froides de l'IRA arrivait et surement pas pour boire une Guiness. Tournant d'un geste machinal l'anneau d'argent fin qu'il portait à son annulaire droit, il tira une dernière fois sur sa cigarette et jeta le mégot de la terrasse pour rentrer s'habiller. Il passa 5 minutes sous une douche, enfila un pull noir et un jean, fourra ses pieds dans des chaussures de ville, sa plaque en évidence à sa taille , son flingue à sa ceinture et sortit de chez lui.


Malgré sa promesse de se tenir éloigné d'elle et ne pas interférer dans sa vie - bien qu'en ce moment ca semblait y être le bordel à ce qu'il avait apprit- il devrait la revoir en personne et arreter de la fuir comme il le faisait depuis si longtemps. S'il lui envoyait un inconnu, elle n'aurait aucune confiance, meme si il la connaissait assez pour savoir que se revoir après ces années et sa trahison envers l'IRA et Cadham n'allait pas aider à ce qu'elle ait confiance en lui. L'idée etait mauvaise. Pourrie. dangereuse, pour eux deux. Elle allait lui rire au nez, l'insulter, lui tirer dessus, ou pire que tout cela, l'ignorer comme elle savait si bien le faire. La colère d'une femme bafouée est le plus terrible des dangers. La haine et la déception qu'il avait vu dans son regard cinq ans plus tôt n'avaient pas de limites. Il avait brisé Siobhan, il s'était brisé lui même un peu plus rouvrant des plaies refermées et chaque jour il regrettait cet acte, cherchant mille scénarios qui auraient pu se produire pour elle, pour eux.

Son indic lui avait donné la position de la rousse dans la ville. Un bar à flic, soit c'etait le Karma, soit un hasard des plus improbables. Il arriva à pied cherchant en lui meme ce qu'il pourrait lui dire. Futiles banalités d'un "bonjour comment vas tu?", l'embrasser, l'arreter.. Ce coin de rue et là bas devant lui la terrasses. Il ne mit pas longtemps à la reconnaître malgré la foule qui se pressait autant dans le bar que dans la rue. Sa rousseur, sa carrure, sa façon de se tenir.. Les souvenirs remontaient. Elle avait été la seule à le faire vibrer, à lui donner l'impression d'etre important. Il avait brisé cela, pour un job, pour ce job qu'il haïssait. Un job qui lui avait coûté de voir grandir son fils, et son amour pour la flamboyante rousse qui téléphona de façon bien peu discrète malgré le gaélique qui s’éleva de ses lèvres.  Los Angeles n'etait pas Boston ou NY où on pouvait comprendre ses paroles. Lui comprenait , meme si il était moins à l'aise qu'elle dans cette langue. Il était derrière elle. Il sentait ce parfum dont elle avait toujours aimé la douceur dans ses cheveux. Et il hésita. Surement pour la première fois depuis des années il hésita à poser sa main sur l'epaule de la rousse alors que les paroles venaient à ses oreilles et que la folie de celles-ci le glaçaient. Voulait-elle vraiment se tuer ? Cadham n’était pas mauvais surtout pas avec Siobhan, mais Arbour Hill et ses communications aussi fiables qu'un ane dans un lac.

-Tu ne m'écoutes pas là! Tu fais n'importe quoi! TU es où, Bordel?!

Cadham un frère qu'il n'avait jamais eu, ce frère de coeur qu'il avait tou autant trahi que Siobhan. Et cette haine sous jacente qui remonte en lui malgré tout. La haine de lui meme. La haine de ces paroles. La haine de cette question. Les séparer encore une fois pour la protéger? Car elle allait ceder. Il le sentait. Il voyait ses epaules baisser leurs gardes et sa voix prête à vendre sa position. Elle inspira l'air prête à ce lancer. Non. Jamais il ne laisserait faire cela. Son sang ne fit qu'un tour , il s'avança à ses cotés, saisit le téléphone sur la table, raccrocha en s’asseyant face à elle comme s'il était attendu, retira batterie et puce qu'il cassa en deux, et enfonça dans l’inaltérable verre d'eau du robinet, le combiné en lui même.

-T'as vraiment envie de te faire tuer ou tu es juste inconsciente ?  

L'entrée en matière était passable surtout après cinq ans. Mais elle l'avait déstabilisé. Par sa présence, par son regard sur lui dont il ne savait pas saisir les nuances et surtout par son imprudence et cette volonté de se faire massacrer sans qu'elle n'en prenne conscience. Ou le savait-elle au plus profond 'elle meme qu'elle ne reverrait jamais son pays? Et pour tout cela, il lui en voulait oubliant ses propres erreurs derrière une colère qui montait contre elle sans en comprendre le pourquoi.


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Minuscule et éphémère dans un Univers indiffèrent. 
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Elle n'aurait jamais pu espérer que Catham lui parle aussi librement. Qu'il contienne ressentiment et colère qui doivent bouillonner en lui. Cela viendra plus tard. En temps voulu. Ce simple échange conforte Siobhan dans sa décision. Il faut qu'elle rentre. Qu'elle le VOIT. Qu'il puisse échanger face à face, même entre les murs sordides d'un parloir. A cet instant, cette perspective est un rayon de soleil. L'Irlandaise savait le poids de son absence, mais n'avait pas conscience à quel point elle peignait d'ombres l'ensemble de chacun de ses pas. Neil a non seulement détruit l'existence qu'elle menait, mais il l'a privé de la meilleur partie d'elle même. La pire aussi. L'entendre, discuter avec lui, c'est un renouveau. Sa gorge se noue et se dénoue sous l'afflux de ses émotions. C'est si puissant que c'en est douloureux. Ho, rien n'est oublié et ils n'ont pas abordés aucun des sujets brûlants. Une autre fois. Demain, elle se le promet déjà.

-Lynx -Le surnom de leur enfance roule sur ses lèvres, si familièrement. Catham. Cat. Lynx. C'est hier qu'elle l'a utilisé pour la dernière fois, pas il y a cinq ans. C'est impossible. -Je suis sure que je peux convaincre O'Donaigh de m'écouter. -Elle n'est pas aussi assurée qu'elle le parait, mais refuse que sa voix ne le transmette. Soudain, elle se décide, depuis son atterrissage sur le sol américain, la seule menace est sa paranoia rampante. Elle en sécurité par son anonymat au sein de la mégalopole- Je ne suis pas en danger, promis. Arrête de flipper, je suis à ...

Une main vivace s'interpose et s'empare de son téléphone avant même qu'elle n'ait le temps de l'en empecher. ou d'esquisser un geste pour le récuppérer. Sonnée. Siobhan est juste sonnée. Les choses s'imposent et se superposent. Ses yeux n'ont accrochés qu'un seul détail. Un impossible détail. Un anneau d'argent à un doigt masculin. Qui ne devrait pas être là. C'est tout son corps qui se raidit bien que sa tête ne se redresse pas encore. Un hurlement primal qui lui monte aux lèvres et qu'elle enferme dans une cage sans issu. Pour l'instant. La bague. Le souvenir la gifle.

Une après midi d'avril, un troisième bijoutier. -Siobhan, je te jure que si tu ne trouves pas ce que tu cherches ici, je me casse et tu te débrouilles! Ca devient relou, ton délire.
-Cat', c'est le dernier, je te jure. Je connais pas la taille de son doigt et vous avez à peu près la même carrure! Et tes hommes peuvent bien se passer de toi une journée.
-Neil supervise la livraison de toute manière. Tu as de la chance d'être ma petite soeur préférée!
-Dine avec nous ce soir, et tu peux meme ramener Niamh, si tu veux.
-Elle finit par s'interrompre devant l'un des comptoirs et désigne un anneau. Dans son sourire, l'évidence. La jeune femme a enfin trouvé ce qu'elle cherchait.
-C'est pas trop tôt. On la prend- lance t'il au vendeur qui se tenait à leurs cotés. Non sans prendre le temps de l'essayer, s'assurant de la taille idéale -C'est toi qui payes, ma grande.
-Non, tu crois? - La joie qui rayonne de la rousse est communicative et son sourire gagne rapidement son grand frère.
-Plus jamais, je fais de courses avec toi! T'es infernale.
-Tu me le rappellera quand tu cherchera un cadeau pour l'anniversaire de Niahm, hein!
-Elle sait qu'elle sera incapable d'attendre longtemps avant de voir le cercle d'argent à l'annulaire de Neil. C'est tellement lui!
Quand il rentre enfin dans leur appartement sur les coups de six heures, cela fait déjà plusieurs heures qu'elle tourne en rond comme une puce. C'est d'un bras autour de sa taille et d'un long baiser qu'elle salue son retour. Avant de l’entraîner dans le salon, sans même lui laisser le temps de retirer sa veste ou quoique ce soit. Immédiatement, elle lui tend le petit écrin, attendant sa réaction avec une impatience qu'elle ne cherche même pas à dissimuler.


Il lui faut plusieurs seconde pour repousser dans un coin de son esprit les images qui sont remontées. Enfin, elle finit par relever la tête, sous le fond de teint, elle est devenue blême. Jamais elle n'a été plus heureuse d'avoir choisit des lunettes de soleil miroir, qui ne trahissent rien de ce qui se passe derrière les verres et lui dissimulent la moitié du visage. Le pli de ses lèvres s'est durci en une ligne d'ou est absent la moindre possibilité d'un sourire. Il s'est installé devant elle. Comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Méthodiquement, il brise les éléments de son téléphone. Brise le lien qui le reliait à son frère. Encore. Siobhan a mal. Physiquement mal. Il l'aurait frappé en plein ventre que l'effet n'aurait pas été différent. Comment peut il oser un geste pareil. Quand cela lui a demandé une volonté excessive pour faire le premier pas vers Catham. Elle aimerait pouvoir dire qu'elle ne le reconnait pas. Que ses traits ne lui sont pas familiers. Si intimement et douloureusement familier. Mais qu'est ce qu'il fait là. Pourquoi n'est il pas en Angleterre, ou n'importe où ailleurs qu'ici. Elle permet au silence de s'installer entre eux. Tintant encore de ses mots. Elle rallume une cigarette, satisfaite de voir que sa main ne tremble pas. Ou si peu. Qu'il ne lui faut que deux essais pour parvenir à tirer une flamme de son briquet. Une longue bouffée. Alors qu'elle le dévisage, invisible derrière ses lunettes.

-En matière d'hallucination pourrie du au LSD, je crois que je n'ai jamais fait aussi mieux.
Elle ne prend pas de Lsd. Se tient loin des acides depuis un very very bad trip, évite tout autant les hallucinogènes naturels. Sa présence est le synonyme de tellement de choses qu'elle ne parvient pas à les trier. Il lui faut être seule. Et certainement pas face à lui. Le simple fait de poser les yeux l’entraîne dans une nouvelle spirale descendante, ellipse jumelle de celle provoquée par Oliver.
-L'un ou l'autre ne te regarde pas.-finit elle par lacher, en réponse à sa question. De son sac à main, elle dépose un billet de vingt dollars. Trop pour ses consommations, mais c'est une considération qui lui passe au dessus. Elle passe la bandoulière à son épaule. Raffle son paquet de dunhill menthol entamé et son briquet. Repousse sa chaise. Il est hors de question qu'elle reste une seconde de plus attablée face à lui. Elle se voit aggriper les bords de la table pour la renverser à terre, à peine satisfaite du chaos. Le frapper jusqu'à ce que ses phalanges en saignent. Non. Siobhan refuse de se départir de cette façade de glace. De ce givre dont elle se nourrit pour un masque aux indifférentes civilités. Déjà, elle s'éloigne de la terrasse. C'est sans même le regarder qu'elle jette un :

-Tu me dois un téléphone, Flaherty.

Elle ne croit pas aux coincidences. Qu'il apparaisse la bouche en coeur, le seul jour où elle joint Catham n'a rien d'improvisé. Soit il a mis un traqueur sur son téléphone défunt et franchement, elle en doute. Elle aurait senti sa présence - ou du moins, elle aime à le croire- si il avait été si proche au point de jouer avec son mobile. Soit, il a fait surveiller tout ce qui sort de l'ordinaire concernant le quotidien de Catham à Harbour Hill. Siobhan penche pour cette option là. Elle garde un pas égal. Essayant de reconstituer un puzzle cohérent de ces pièces fracturées. La priorité :racheter un putain de portable et rappeler Catham!

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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
Le silence s'était imposé de lui même. Pesant, lourd de signification. Bien que ne voyant pas son regard, il sentait sa crispation, sa haine si flagrante qu'il n'essayait même pas de la combattre. Il méritait ce flot de sentiments haineux, il avait bafoué et trahi cette confiance qui pendant deux ans avaient été la leur. Neil ne s'était attendu à rien à venir la revoir. Ni retrouvailles ardentes, Ni haine. Rien. Le pensait-il au moins tellement fort, qu'il s'en convainquait presque. Voir le visage de Sio, toujours si souriant dans ses souvenirs les plus beaux, être un masque presque infranchissable le ramenait à l'épisode le plus horrible de sa vie, son aveux d'appartenance à la police, la déception et la colère déformant ses traits quand elle prit l'avion. La brisure d'un coeur qui avait eu confiance. Il aurait tellement voulu .. autre chose. A revoir cette période où il avait perdu son amour, sa colère devient plus noire, il n'exploserait pas mais le visage fermé de Siobhan trouva le sien comme un miroir. Même le sourire narquois qu'il affichait généralement avait disparu derrière ce masque dimpassibilité. Il restait là, à la regarder. Sans un mot. Oubliant ce qui l'avait fait venir à cette terrasse, oubliant les cinq dernières années. Et out revient d'un coup, l'envahit, le détruit un peu plus. La remarque sur le lsd aurait pu le faire rire fut un temps mais pas aujourd'hui. Elle se leva payant sa consommation et partie après une dernière boutade en s'éloignant de lui. Toujours avoir le dernier mot, tu ne changes pas Siobhan.

- Tá O'Maley anseo.  Anseo i Los Angeles * O'Maley est ici, ici à L.A.

Il ne s'était pas retourné pour la regarder partir, ni même pour lui parler. Cette scène d'adieu, il se l'était assez passé durant ses sombres nuits alcoolisée lors de son départ d'Irlande. Non au lieu de ça, il avait balancé cette phrase qui avait stoppé la marche d'adieu de la rousse sous quelques regards de flics qui se demandaient pourquoi un flic portant la plaque de Los Angeles parlait une autre langue. Ces 'riciains. Comme s'ils étaient le centre du monde. Mais ce qu'il avait dit semblait avoir fait mouche. Tout le monde connaissait O'Maley. Irlandais, Anglais, etrangers faisant affaire avec l'IRA, tous avaient cet homme en horreur, c'était un pur sociopathe.   O'Maley était le Loup Noir terrible de L'irlande. Un tueur sans pitié qui assassinait homme, femme, enfant juste par plaisir. Oui il prenait du plaisir à flinguer et prendre des trophées sur ses victimes. Il était une brute craint par tous, même par ceux qui l’employaient. Une seule fois Flaherty s’était retrouvé face à lui, et cette rencontre restait encore vive en lui. Il avait eu l'impression de se retrouver devant la grande Faucheuse qui lui souriait, presque avenant.  Lentement Neil se leva et  rejoignit Siobhan alors qu'elle reprenait sa marche , faisant quelques pas avec elle. Elle ne voulait pas le voir c'était flagrant, et il lui épargnerait sa vue dès qu'il aurait finit de parler. Elle ferait ce qu'elle veut de ses informations, après il s'en dédouanerait. C’était le plan du moins..

- Il n'est pas ici pour moi. Tu as été imprudente en voulant contacter Cat' et cette idée de contacter Baile pour rentrer est la pire que tu aies eu. Combien de temps penses tu que ton frère va survivre si ils savent où tu es. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour lui.

Parler de Catham n’était pas une bonne idée, il savait les nerfs à vif et ce manque de lui. Même Neil le ressentait ayant perdu Frère de coeur et Ami le soir où il avait fait arrêté tout ce petit monde, alors que dire d'une sœur qui l'aimait tant et si bien qu'elle risquait là sa propre vie pour lui contacter et le revoir, après avoir survécu ici pendant des années. La poigne ferme de Flaherty s'abattit sur le bras malmené de Siobhan qu'il arrêta dans sa marche afin qu'elle lui fasse face.

- Tu n'es pas en sécurité et lui non plus. Quand O'Maley t'aura abattu il ira trouver Cat, ils n'auront plus de raisons de le garder en vie. Tu comprends ? Il est en vie parce que toi l'es.


Gardant toujours son bras malgré qu'elle s'en débattait pour lui échapper ou peut-etre lui faisait-il mal. Il n'avait pas beaucoup de temps pour agir. Il s'en moquait. Il la savait plus sauvage qu'elle ne le montrait, et elle saurait bien lui faire regouter à sa fureur rapidement. Et surtout il avait à faire vite pour la mettre en sécurité, l'IRA n'était pas du genre patiente quand ils savaient où se trouvaient celles et ceux les ayant trahi.

- Je n'ai pas envie de te retrouver flinguée comme une conne sur un trottoir de L.A. Alors réfléchis Rouquine, je ne pourrais pas toujours sauver tes fesses.

Rouquine, cette appellation tendre sortie de ses lèvres sans qu'il ne se rende compte des mots qu'il avait prononcé. Rouquine. Sa Rouquine. Ce petit terme qu'il avait employé à Belfast dès leur rencontre. Soit pour l’embêter, soit quand il etait furieux, cela leur appartenait . Avant. Avant tout ca. Ce gâchis qui le faisait vomir sa bile envers tout le monde. Il sortit son porte carte et en tira une sur laquelle son nom et son téléphone étaient notés. Glissa .. enfonça plus précisément la carte dans la main féminine crispée puis la relâcha


- Fais en sorte que ta fierté ne te coûte pas la vie. Et ne contacte pas d'Irlandais. ou tu crèveras dans la minute.

Sans un autre mot, il passa à coté d'elle, traversant la rue en rallumant sa cigarette, sans se retourner, sans plus la voir, pour oublier le plus rapidement ses traits qui avaient ressurgi,  pour monter les marche le menant au métro de Los Angeles. Ce monologue ou chacun tenait sa position avait été .. ignoble. Il n'avait pas voulu ca. Il ne voulait pas ca et la revoir était une erreur qu'il avait commise au vu du flots d’émotion qui déferlaient en lui. Furieux homme qui n'a pas su lui dire ce qu'il voulait. Idiot d'homme qui avait revu sa blessure la plus profonde. Abruti de flic. Idiote d'irlandaise ! Qu'elle se fasse tuer, il n'en quoi à faire après tout, il n'allait pas toujours etre derrière elle pour lui éviter les pièges durant toute sa vie. Il avait mieux à faire. Bien mieux. Rentrer dans son appart vide, ou travailler sur des hommes d'affaires qui se battaient à coup de millions sur la vie d'innocents. Le pied. Tirant nerveusement sur sa cigarette. Il sentait qu'elle ne l'ecouterait pas et en ferait à sa tete, comme à son habitude. Elle allait se faire flinguer et surement voir sa tete se faire décrocher de son cou pour etre balancée à Cat'.

- Et merde.


Il sortit son téléphone et composa un numéro , au bout une voix à peine audible  tentait de se faire entendre malgré une musique rap qui hurlait dans le combiné. Il entendit le type hurler pour qu'on baisse la musique. Après un rale de plaisir à l'autre bout du fil, surement une petite gaterie qui venait de se finir .


- Ouais ?!
- C'est Flaherty
- Inspecteur quelle..
- Ta gueule. Il me faut une arme d'un genre particulier.
- Quoi? Ouais j'y crois tu veux me coffrer depuis ..
- Ecoute je n'ai pas le temps maintenant. Il me faut un fusil de précision, grande cadence de tir, longue portée 1200 mètres minimum et Calibre 50 . Lunette de nuit. Options non négociable.
- Serieux?
- ....
- Hum .. laisses moi deux heures mais si tu essa..

La communication fut coupée. Le metro arrivait.Et il n'avait pas envie d'entendre ce que le type avait à dire. "Gunman" comme il se faisait appeler etait l'un des traficants de Los Angeles auquel Flaherty avait eu à faire. Cet ersatz de rappeur aux chaines d'or autour du cou pouvait avoir n'importe quel flingue et meme si Flaherty avait tenté de l'alpaguer avec ses collègues, il avait gardé son contact.. au cas où. Et là c'etait le cas où. Ca lui porterait préjudice si cet abruti etait encore sous surveillance, mais qu'importe il trouverait une porte de sortie. Siobhan valait bien ce risque.



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Minuscule et éphémère dans un Univers indiffèrent. 
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Don't love. It's a trap!
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Siobhan n'essaie même pas d'analyser ce qu'elle ressent. C'est trop brouillon, trop confus, trop mordant. La seule certitude qui lui reste, c'est qu'elle ne peut pas rester face à Neil une seconde de plus. Son visage est aussi fermé que le sien et ne trahit que peu de choses de ce qui peut l'animer. Sinon la colère. La colère, elle est bien visible. Cela tombe bien, elle est parfaite jumelle de celle qui gronde, dragon furieux, à l'intérieur de son ventre. Il ne la suit pas, et c'est un soulagement. Il s'est encore interposé entre son frère et elle. C'est bien plus qu'il n'en a le droit et ses motivations présentes, elle s'en fout. Elle mesure son pas d'un contrôle d'acier sur tous ses membres. Elle ne fuit pas non.

Avant qu'il ne prononce les seules paroles qui pourraient l'immobiliser. En Gaellique. Ils ont toujours oscillés entre les deux langues, aimant le sentiment particulier qui en découle. La Sylphide s'arrête net. Une main glacée chasse toutes les autres considérations. Un flot de sang vient envahir sa vision et un instant, elle a l'impression qu'elle va tomber. Poupée privée de fils. Elle ne le connait pas personnellement et n'avait pas l'intention que cela change. A ce qu'elle sait, Catham non plus n'a jamais eu maille directement avec lui. O'Maley navigue dans les plus hautes sphères, bien au dessus des trafics, pourtant conséquents de son frère. Ce qui ne signifie par que son aura dépravée ne le précède pas, et de loin. L'homme a une réputation longue comme un jour sans pain. Il n'a aucune pitié, aucune compassion et prend un plaisir immense à jouer avec ses victimes désignées avant de les abattre. Il est maintenu en laisse, à peine, par les sommes astronomiques qu'il touche pour chacun de ses contrats. Il est à Los Angeles. C'est un cauchemar qui ne cesse de s'épaissir. Quand elle réagit et recommence à s'éloigner, Neil l'a déjà rejointe. Elle braque résolument son regard devant elle. Refusant même de reconnaitre sa présence dans sa vision périphérique. Il la hérisse. Le moindre de mot lui donne envie de hurler. Ce qu'elle ne s'autorise certainement pas. La tension qui raidit l'arc de ses épaules et de sa nuque est tellement oppressante que le moindre mouvement est douloureux. Ses mâchoires sont serrées sur un rictus impossible à franchir.

-Comment est ce que tu peux en être aussi certain? Quelles magouilles as tu encore organisés en sous main? finit elle par cracher. Qu'est ce qui lui permet d'assurer avec tant de certitude qu'il n'est pas la première cible du tueur? - Je crois que le meilleur moyen de pas les avoir sur le dos, et O'Maley et Baile, c'est que je te balance toi. A ton avis, sur leur échelle, qui est la cible premiere? Toi ou moi?

Une telle évidence. Elle n'est définitivement pas la seule qui risque sa peau, à jouer avec le feu. Si remettre la main sur la jeune femme est intéressant, chopper le flic qui est à l'origine de ce champ de mine est à niveau autre. Les infiltrations réussies au coeur de l'Organisation sont rares et les acteurs en restent rarement vivants quelques mois de plus. Question de réputation. Que Neil ait pu échapper pendant tout ce temps à leur radar en dit long sur sa capacité de survie. Elle finit par tourner la tête à demi vers lui. Avant que ses yeux ne se figent sur sa putain de plaque. Affichée en pleine lumière cette fois. Si elle n'avait pas vu l'écusson, ses paroles auraient été probablement moins venimeuses.

-Combien de temps il faudrait à Baile pour rediriger O'Maley vers un flic irlandais qui s'affiche à Los Angeles en toute impunité? Je crois que ce serait largement suffisant pour garantir la sécurité de Catham et mon retour sans difficulté en Irlande. -C'est mesquin. Cruel. Et faux. Elle n'est pas prête à balancer qui que ce soit entre les pattes de la justice vindicative de l'IRA. Pas meme lui. Pas encore en tout cas. Siobhan n'est pas arrivée à une telle impasse. Pas encore. C'est un poids qu'elle ne veux pas sur sa conscience. Pas tant par volonté de préserver l'existence de Neil que de ne pas se salir à ce point. Si elle sait pertinemment que Catham et Neil sont des tueurs, elle refuse de devenir une meurtrière à son tour. Même par proxy. Non. Si elle prend contact avec Baile O'Donaigh, elle taira cette pépite d'information.

Quoiqu'il en soit, l'Irlandais n'a pas l'air de gouter le poison ses paroles. Ou il n'a pas finit et entend bien se faire entendre jusqu'au bout. Il abat sèchement sa poigne sur son bras avant de la faire pivoter. Elle a beau tenter de resister au mouvement, sa force physique brute dépasse de loin la sienne. Il lui fait mal, ce con. Il a posé sa main sur l'hématome laissé par un mec dont elle a déjà oublié le visage- Elle ne s'est pas posée la question de son nom- aussi doué dans l'art du Shibari qu'un gamin de deux ans. Profondément agacée par son amateurisme flagrant, elle avait finit par tout couper et se barer dans les dix minutes. La prochaine fois, elle ira en club! Siobhan tente un mouvement sec de l'épaule pour se dégager avec pour seul résultat qu'il ressert d'avantage ses doigts sur elle. Malgré elle, elle ploie un peu de ce coté et l'onde de douleur qui parcourt le muscle la fait grimacer.

-Tu me fais mal, Neil. Lâche moi -Avant qu'elle ne percute ce qu'il avance. Non. Nop. Non. C'est une possibilité qu'elle repousse.-Tu peux arrêter ton tissu de conneries? Le seul qui n'ait jamais bougé, qui leur soit resté loyal, de A à Z, c'est Catham. Tu es bien placé pour le savoir!

Sauf.. .sauf que c'est oublier un peu vite que c'est son frère qui a confié de plus en plus de responsabilité à Neil. Qui l'a introduit à leurs contacts. Qui a discuté avec lui étroitement des diverses opérations. La dernière clef, c'est Siobhan qui l'avait. Et elle a finit par la livrer à l'homme qu'elle aimait avec déraison sans retenir quoique ce soit.

-Reflechis! L'inverse aurait été plus facile! Faire filtrer l'information que Catham avait un sérieux problème aurait été le plus sur moyen de me faire rentrer en Irlande. Pas besoin d'attendre cinq ans pour mettre ca en place. Tu te plantes sur ce point. Ils ne toucheront pas à lui!

Elle ne sait pas qui elle espère convaincre. Elle ou lui? Les deux? Parce que l'hypothèse qu'elle soit la seule raison de la survie de son frère et qu'elle puisse le mettre en danger en agissant de manière précipitée est insupportable. Siobhan sait depuis longtemps que Neil est loin d'être à un mensonge près pour atteindre ses buts. Comment accorder le moindre poids à ce qu'il avance. Pour ce qu'elle en sait O'Maley est toujours en Irlande ou autre et il poursuit des buts qui lui sont totalement opaque. Elle le hait pour cela. Pour ce doute permanent. Pour cette incapacité à se reposer sur ce qu'il dit, il rouvre d'un coup de scalpel des plaies qui n'ont jamais vraiment cessée de suppurer. Siobhan avait une confiance totale, entière en lui. Elle n'a jamais mis en doute la moindre parcelle de ce qu'il pouvait lui dire. N'a jamais cherché à décortiquer quoique ce soit. La jeune femme n'en ressentait pas le besoin. Prendre maintenant pour argent comptant l’apparition d'une menace aussi sauvage qui peut être tout aussi sorti tout droit d'un nouveau piège? C'est impossible. Elle ne l'écoute plus. Enfin, elle écoute mais n'entend plus. Le voile de mensonge qu'il a tissé entre eux est devenu totalement opaque. L'aveuglant aux risques réels ou non qu'elle court. Jusqu'au mot de trop. Pour la première fois, elle retire ses lunettes et plante ses prunelles dans son regard. Il vient de la poignarder une nouvelle fois et Siobhan ne l'accepte plus. Finalement, elle s'en moque qu'il puisse avoir un bref aperçu de son état mental et physique. Mais qu'il utilise l'un des termes au sens secret de leur couple défunt est la manipulation de trop. Il y a trop de souvenirs attachés à ces syllables. Trop d'instants lumineux ternis à jamais.

-Tu ne m'appelles plus jamais de cette manière Flaherty. Tu en as perdu le droit depuis longtemps. Et je ne t'ai rien demandé!


Il lui glisse sa carte. Sa putain de carte. Avec le Rouquine, c'est insupportable. C'est la petite goutte qui vient faire flamber l'incendie rampant. La flamme sur l'essence. Elle le frappe. Non pas de du plat de la main mais de ses phalanges à demi repliées, à l'image d'un poing américain, dénué du cercle de fer. Il ne s'agit pas d'une gifle qu'elle pourrait mettre à un mec qui lui met une main aux fesses sans sa permission. Non. C'est un geste brutal, violent, destiné à porter et à blesser. Elle l’atteins en travers de ses lèvres mensongères, sans retenir le coup. Le laissant s’abattre avec autant de force qu'elle en est capable. C'est Exactement l'inverse de ce qu'elle voulait. Le contraire parfait de la manière dont elle voulait agir. Il l'a fait totalement sortir de ses gonds. Elle entend à peine son dernier avertissement. Elle a déjà tourné les talons. Et cette fois, il peut ajouter ce qu'il veut, elle ne s’arrêtera pas. Parce qu'elle sait qu'elle est capable de libérer la violence sanguinaire qui couve en elle. Visiblement, elle n'a pas tant changé que ca! Sauf que les mots fusent. Sans qu'elle ne puisse les retenir. Venus plus loin que sa conscience immédiate.

-Tu me dois des explications, Mo Bhrath.


Et cette fois, c'est elle qui se serait giflée. Elle continue de déconner. Et pas qu'un peu. Son pas s’accélère. Quand Siobhan se rallume une cigarette, ses mains sont fébriles. Putain de gaélique! Elle ne l'a pas parlé autant depuis son départ. Le fait de l'utiliser avec Catham était tellement naturel! Mais ce n'est pas une raison pour l'adresser à Neil, traître à sa patrie autant qu'au reste. Elle fait glisser la carte de Neil dans son sac à main. Là où elle ne peut pas la voir. Ou elle peut espérer l'oublier. Elle et tout ce qu'elle représente. Est ce qu'elle a sur un elle un burner? Evidemment que oui. Elle glisse une puce dedans, accède manuellement à son cloud pour récupérer les numéros stockés que monsieur a détruit en même temps que sa puce. Rapidement, elle tape un sms
A Galaxie Cassie a écrit:
Cassie, c'est Sio. Mon téléphone a eu un problème. Tu es libre pour qu'on se voit ce soir? Je suis en train de perdre pied. J'ai vraiment besoin de te parler

Elle finit par s'engouffrer dans le premier métro pour rejoindre Venice. Dans tous les cas elle a besoin de se noyer sous une douche. Avant de se persuader que d'aller voir Oliver est une solution idéale. Ce serait une seconde négation. Elle est lasse. Lasse de ces émotions par lesquelles elle passe et qui ne cessent de la déconstruire. Elle a besoin de calme. de se poser. De reflechir. De prendre des décisions.
Son téléphone ping juste à sa sortie de la salle de bain. Ouvrant le clapier du burner, c'est le soulagement qui l'envahit

Cassiopée Desnuit a écrit:
Ok. Je suis dispo quand tu veux, où tu veux. Tout de suite si ça t'arrange. Non, ne perds pas pied, tu n'es pas seule! Biz d'affection ma Sio. A très vite..

Au moins une chose de bien qui resultera de cette matinée digne de Dante. Elle arrange son rendez vous rapidement avec Cassie, avant d'aller la retrouver
*****

72h. Elle a tenu 72 heures. Trois jours à essayer de rassembler les bris épars de ce qui reste de sa vie. Elle n'a pas appeler Catham une seconde fois malgré la tentation qui la ronge, bien plus efficace que n'importe lequel des acides. Pas plus que Baile. Pas d'avantage qu'aucun autre Irlandais, et certainement pas Flaherty. Mais cela devient de plus en plus difficile d'y resister. De lutter contre. Rien n'est résolu. Tout est encore en suspend et elle n'en peut plus. Elle finit par se préparer à sortir. Parce qu'elle ne supporte plus de rester enfermée. De plus les hématomes qui couvraient son corps ont finit par s'estomper pour ne plus laisser que des ombres colorées sur sa peau d’albâtre et le silence l’étouffe. Elle hésite pourtant. Mais elle suppose que le cercle de jeu de Samuel Gallagher est tout aussi hors d'atteinte. Même si le gangster n'a aucun lien avec l'Ira, et elle n'a pas eu le temps d'en être certaine, rien ne dit que ceux qui s'y détendent n'ont pas les yeux grands ouverts. Elle finit par se décider par le bar d'un hotel. Elle y a vaguement rendez vous et elle finit par le confirmer. Lui ou un autre, cela ne change pas grand chose pour elle. Néamoins, il y a deux trois petites choses qui changent par rapports à ses perditions habituelles. Ses cheveux sont remontés en un chignon qui dégagent sa nuque et son front à l'exception de quelques mèches rebelles. Il est maintenu par deux baguettes chinoises d'apparence anodine. Il n'en est rien. Les tiges sont en aciers inflexibles et peuvent être des armes ridiculement dangereuses et surtout... insoupçonnables. Dans son sac à main, un couteau papillon qui lui sera rapide d'attraper. Elle a pesé le pour et le contre d'une arme de poing. Et de se dire qu'au point où elle en est, mieux vaux plus trop que pas assez. Si la menace est réelle. Elle oscille entre les deux extrèmes à chaque heure. Un peu de cocaine aussi. Beaucoup de cocaine aussi dans une pochette hermétique. De quoi ne plus toucher terre avec la réalité pendant la nuit. Elle n'en prend pas tout de suite cependant. Réservant ca pour... après. La robe d'un bleu profond est une seconde peau qui habille sa silhouette voluptueuse et dévoile profondément la ligne de son dos, pratiquement jusqu'à ses reins. Elle est perchée sur des escarpins un soupçon trop haut. Le vacarme du bar est presque un soulagement lorsqu'elle se pose sur un des tabourets, croisant haut les jambes. Elle en avance. Cela n'a aucune importance. Elle n'est pas pressée et un verre est rapidement posé devant elle. Il sera le premier d'une longue série.


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Calville
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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant

La violence de son poing contre sa lèvre n'à d'égal que la violence de ses mots. Enfin elle se lache, enfin elle le repousse, enfin elle le renie. Elle veut le vendre, le fracasser, l'anéantir. Elle se cherche un ennemi et l'a trouvé en sa personne. Il ne réplique pas, ne lui rend pas ce geste qui pourtant aurait du trouver réponse, méritant chaque phrase, chaque geste de dégoût et d’agressivité. Il le mérite oui et mériterait surement plus qu'un poing dans la gueule et quelques phrases assassines. Il a trahi , non pas un peuple qu'il connait à peine, mais Elle. Rien qu'Elle. Le ressentiment se fait visible, elle ne se contient plus. Il peut enfin goûter sa colère, elle n'était pas attendu, peut-être espérée ou voulu son comportement désinvolte appelant une réponse qu'elle seule pouvait lui donner, la colère mêlant tellement de sentiments contradictoires. Ils s’éloignent l'un de l'autre sans plus un mot. Sauf cette phrase qu'il entend malgré le brouhaha de la circulation.. ce terme. "-Tu me dois des explications, Mo Bhrath." Brath. Le cœur se brise un peu plus . Il la hait pour cette croix qu'il porte, croix dont il s'afflige depuis si longtemps qu'elle est devenue une seconde peau le recouvrant corps et âme. Ce terme le ramène cinq ans plus tot, cinq ans où le bonheur s'était évaporé en quelques minutes quand il lui avait dit qui il était, cinq ans plus tot ou elle ne l'avait pas écouté... Il ne se retourne pas, ne lui réponds pas. Il se fait violence pour ne pas retourner la supplier d'entendre sa confession et lui demander son pardon, elle ne le fera pas, même si elle veut savoir. Elle n'etait pas prête à l'entendre malgré ce qu'elle pouvait dire et lui ne voulait pas lui expliquer les raisons de sa trahison, il avait peur que si elle ne comprenait pas, tout espoir serait définitivement perdu et ici dans cette ville qui verrait s'affronter la colère irlandaise d'une IRA revèche, à cet instant là, il avait encore besoin de ce menu espoir qui lui donnerait la force de faire ce qu'il avait à faire et ce dont il était le plus doué. Le pire surement était qu'elle ne croyait plus une seule parole venant de sa part et pourtant il ne faisait que lui dire la vérité. Les Irlandais étaient machiavélique ils voulaient faire des exemples et pas seulement tuer. Neil n'arriverait pas à la convaincre, meme si il lui disait que la terre etait ronde, à quoi bon discuter avec elle et faire entrer dans son crane de rousse impertinente que sa vie ne tenait qu'à un fil.

Il devait agir laissant ses bribes de colère loin de lui pour encore deux heures. Deux heures où il partit voir un marchand de cigares en plein centre de Los Angeles. L'image aurait pu etre amusante si ce type, d'un bon 2 metres et à la carrure de footballeur sous amphétamine, n’était pas LA banque la plus sur qui soit, banque utilisée par certains criminels pour mettre de coté l'argent sale ou légale, le petit bas de laine dont on avait un jour besoin. Personne ne braquait Loomis, ceux qui avaient essayé s'etait retrouvé avec quelques membres en moins. Meme si Neil était flic, il n'avait pas été que cela. Avec précaution il avait placé là quasi tous son fric. Quelques centaines de milliers de Dollars gagnés avec son trafic irlandais, autant que par son appartenance à l’élite des soldats britannique dont les missions-officielles ou pas-lui avait rapporter un bon pécule qu'il avait gardé si un jour il devait fuir. Il n'était pas un tueur à gage, mais ça y ressemblait beaucoup. Tuer pour un pays ou pour de l'argent, quelle différence ? Il avait reprit deux grosses boites de cigares contenant à peu près 100 000 $ et avait rejoint Gunman qui l'attendait avec sa bande de racaille des bas quartiers, musique hurlante un rap prônant la haine et le meurtre de flics. Ironie de l'instant. Le revendeur n'avait aucune confiance en Neil et la réciproque était tout autant vraie . Le premier souvent surveillé, et le second à la frontière entre loi et crime.  Neil ne se cachait pas de son état de policier, on le connaissait surtout dans le milieu armé, il arriva toujours avec sa plaque et son flingue de petit flic, ce n'est que lorsque Gunman vit Neil examiner l'arme avec un professionnalisme silencieux- un PGM338 à visée nocturne- et qu'il se retrouva avec 80 000$ cache entre les mains qu'il retrouva le sourire. Le flic n'etait pas là pour rire ou pour l'alpaguer. Non Gunman suivrait les exploits meurtriers d'un flicard , il en avait la certitude.

Neil n'est pas retourné au Poste, pas envie de voir ces flics au ventre goinfré de donuts dégoulinant de sucre se raconter les nuits avec bobonne, la dernière arrestation d'un petit caid du coin ou le match des Lakers , les paris sur leur victoire. Etre avec eux le répugnaient. l'idée d’être avec eux encore plus. Qu'en a t-il à foutre de toutes ces conneries. Non il était parti vers l'un de ces pavillons confortable que LA affectionnait, frappé à une porte qui avait finit par s'ouvrir dévoilant Lya qui ne reprima un regard surpris le voyant chez elle. lieu interdit de part son mariage. Aucun mot, un simple regard frustré, colérique qui se déposait sur elle, elle n'y était pour rien dans toute cette affaire, mais elle était son échappatoire. Ce qui ne l’empêcha pas d'attirer Neil fermement et claquer la porte derrière eux. Luang ne rentrerait pas encore aujourd'hui. Ce qui se déroula dans le salon puisqu'ils ne sont pas allés plus loin que ca, n’était en rien de l'amour ou du désir, mais de la violence, aussi douloureuse que ce que Siobhan lui avait fait subir.  Lya n’était pas la petite asiatique douce et sans un pli comme elle le montrait à tous et surtout à son mec, très respectueuse des traditions d'autrefois, non. Elle aimait la violence dans les échanges et Neil n'avait jamais été aussi loin, il n'aimait pas ce genre de pratique SM mais là, là tout était différent, il avait besoin de faire ressortir tous le mal qu'il ressentait. Il l'avait cogné véritablement et sans filtre, elle lui avait rendu cognant de toutes ses forces, il l'avait plaqué au sol pour la prendre, elle avait voulu le planter à l'épaule avec son couteau à pain le faisant saigner par la ligne tracée sur son bras et s'abreuvait de son sang tel un vampire débridée pendant qu'il la sautait. Ils ne couchaient pas, ils baisaient comme des bêtes assoiffés de sexe, de douleurs, des animaux sans conscience, leurs baisers- déchirant la plaie de sa lèvre- avaient ce gout de sang avant qu'il n'entoure son cou toujours plus étroitement la prenant encore et encore. Il avait mal, elle étouffait en serrant ses jambes autour de sa taille.Elle ne le repoussait pas, au contraire amenant son bassin avide de brutalité contre lui. Frénésie totale et éperdue. Vulgaire et sale. crie, hurlement, râle de plaisir et .. le calme essoufflé allongés sur la moquette beige clair qui se tachait de sang. Il n'avait pas aimé ce moment, mais il en avait eu besoin. un besoin vital. Pourtant il ne se sentait pas mieux, c'était même surement pire. Il n'avait jamais su exprimer son mal-etre autrement que par la même haine qui étreignait son cœur, ici et ce qui s’était passé, n’était un placebo inutile. Il sortit son paquet de clope du jean qu'il avait à mi genoux, le ramenant à sa taille sans le fermer, et alluma la cigarette dont il tira une bouffée s'emplissant les poumons de fumée, avant de la tendre à celle qui reprenait sa respiration entre deux quintes de toux, le coup rougis de la poigne Irlandaise . Elle fuma quelques bouffées avant de venir lécher le sang qui s'ecoulait encore de son bras avant de remonter sur lui glissant la main brutal de l'Irlandais entre ses cuisses, elle n'en avait pas encore eu assez, malgré tout. Lui non plus. Trois heures après, il referma les boutons de son jean, remis son tee shirt et se releva allumant une autre clope, puis sortit sans un mot, sans un regard, la laissant au sol se remettre des quelques heures passées. Sans excuse, sans envie d'en donner, il repartit .

Sur le chemin il s’arrêta dans une droguerie, achetant deux bouteilles de Jacks et rentra chez lui. Le vide de ce lieu rendait plus facile son envie de boire, il se devrait pourtant d'etre sobre s'il voulait protéger Siobhan. La ne serait pas pour ce soir en tout cas, la nuit avait été calme, il était resté assis sur son lit fumant et buvant ce qu'il pouvait absorber. Enfin au petit matin il s'écroula à travers le lit les dernières gouttes de whisky tachant le tapis aux formes géométriques.Bien qu’alcoolisé et lourd, son sommeil ne connaissait pas le repos qu'il était censé apporter. Présent et passé percutant l'esprit torturé de Neil, bonheur ou malheur, solitude ou avec elle, indifférence ou violence,  il se réveilla plusieurs fois en sueur retombant quelques secondes plus tard dans les méandres douloureux dont il se parait. Il respirait mal, hurlant dans ses cauchemars, criant après ces morts inutiles, implorant les vivants, son corps parcouru de spasmes violent se battant contre ceux qu'il abhorrait, une main ensanglantée voulant l’étrangler,  des hurlements de femmes . Avant que ses cris ne rejoignent ceux de ses reves et qu'enfin il sorte de sa torpeur au milieu de la nuit retombant cherchant sa respiration sur le matelas en sueurs froides . Putain de nuit ! Les lumières de la ville endormie entraient presque avec douceur chez lui. Des nuances multiples qu'il observa durant de longues minute retrouvant un calme relatif avant de se lever et d'aller retirer la crasse de sa journée sous la douche froide, nettoya la plaie de son bras l'entourant d'un vague pansement. Il n'avait eu aucun appel, ce qui signifiait au moins que la rousse se tenait à carreaux. Là ou elle était elle ne risquait rien. Lui avait besoin de penser à autre chose, il passa un tee shirt bichrome gris et noir et un short gris, une paire de running, plaça ses écouteurs d'ou s'échappaient le "Best Running Music Motivation" au tempo entraînant  et commença à courir. Courir la nuit était étonnement reposant , la ville était calme, les gens dormaient, les voitures se faisaient plus rare, les parcs étaient vides sauf pour certains et certaines qui en profitaient également pour sortir. Bien que Neil fumait plus d'un paquet par jour, il tenait néanmoins en contrepartie une bonne forme physique et courait rapidement se vidant la tete. C'était l'une des rares choses qu'il aimait à Los Angeles, courir à toute heure sans qu'on le regarde comme s'il etait fou, c'était plus compliqué à Londres où le running n’était pas encore entré dans les mœurs britannique.  La liberté de sa course l'emmenait souvent dans des coins de LA qu'il ne connaissait pas, il n'avait jamais d’itinéraire défini, allant simplement là où ses pas le menaient.

Il en oubliait sa colère , meme si il la sentait prete à bondir dès que l'occasion se ferait sentir, mais elle se cachait là au plus profond de lui , sentiment troublé par le bien etre de sa course , alors qu'il ralentit sa foulée reprenant un peu son souffle en trottant plus calmement montant sur l'une des colline entourant LA et qui offrait en paysage la ville elle meme sans artifice. Beaucoup se retrouvaient ici pour se mesurer gentiment dans la rapidité de la montée et le sommet qui approchait. Neil fut rejoint dans sa course par une charmante blonde qui le regarda tout sourire avant d’accélérer , presque amusé il pressa sa course se retrouvant à sa hauteur essayant de la distancer pour se retrouver à nouveau à ses cotés. Jusqu'au sommet de la colline ce fut un petit jeu du chat et de la souris , la souris gagna et le chat en fut amusé. Il arriva pret d'elle s'etirant les jambes l'une après l'autre avant qu'elle ne lui parle. Sa voix etait minaudante alors qu'elle le déshabillait du regard,celle de Neil receptive, il aimait plaire malgré le fait qu'il n'aimait pas les gens et qu'il n'avait jamais aimé autre femme que l'Irlandaise,  il ne fallut pas plus de dix minutes pour qu'elle lui donne son tel sur un bout de papier, son petit nom "d'Amanda" entouré d'un coeur et un baiser au rouge à lèvre sur la joue Irlandaise, et qu'elle reparte en tortillant bien du fessier. Los Angeles ville libertine dont il profitait sans en rougir.

72 heures sans nouvelles de Siobhan, s'il ne l'avait pas fait surveillé, surement aurait-il pu penser qu'elle avait rendu l'arme à gauche et que sa tete se trouvait dans une boite plexiglas, mais il savait que ce n’était pas le cas. Il avait hésité à la joindre et l'idée avait été abandonnée alors il avait loué un véhicule pour se rendre en pleine foret pour .. s’entraîner. Entrainement particulier fusil sur l’épaule alors qu'il s’éloignait le plus possible des boites de conserves vides et déjà trouées. Il n'était pas le seul à se servir de cet endroit pour tirer quelques rafales. Cela faisait quelques années qu'il n'avait pas touché ce genre de fusil et même si comme la bicyclette ca ne s'oubliait pas, il lui fallait retrouver des sensations perdues depuis longtemps et surtout faire avec le léger tremblement de ses mains dû au manque d'alcool. Lui qui ne se croyait pas si atteint il voyait là, la triste vérité. Depuis 24 heures il n'avait rien prit, ni drogue, ni cigarette, ou de sexe. Rien.Il était aujourd'hui différent de l'homme brutal des jours précédents. Il avait retrouvé son indifférence et sa froideur d'antan. Il allait tuer et rien ne changerait cela. S'allongeant au sol il prit le temps de se familiariser avec le poids de l'arme, le vent, le bruissement des branches, le premier tir fut un ratage complet le recul de l'arme étant plus important qu'il ne l'avait imaginé et ce fut un tronc déjà bien abîmé qui fut touché. Neil remit une balle longue comme un doigt, toucha le réglage de la lunette de quelques crans, se repositionna calant mieux l'arme et visa retenant son souffle. Quelques secondes .. une minute .. se souvenant qu'il valait mieux de la patience que de la précipitation et tira enfin faisant voler la conserve quelques dizaines de mètres plus loin. Aucune gloire ou autosatisfaction, il réarma et reprit sa position. Il lui faudrait retrouver sa concentration, la froideur d'abattre un type sans penser à Elle, c'était surement bien plus facile à dire qu'à faire, mais sa survie était à ce prix. Peu à peu tout semblait revenir, meme sa main cessa durant de cours instants de trembler juste le temps de faire mouche, encore et encore. Il n'avait pas mangé, pas bu, pas fumé depuis la veille, mais tout cela n'avait pas d'importance, il serait pret. Il commença à tester la vision de nuit après plusieurs heures ci et le soleil disparu pour laisser place à un ciel étoilé qu'on ne pouvait voir avec les lumières de la ville.  

Il se souvient alors d'une nuit sous le ciel d'Irlande, de la profonde Irlande non loin de là ou il était né. Une nuit inoubliable où la lande avait été le témoin d’ébats ardents entre Elle et Lui. Le vent battait à tout rompre mais rien ne leur était impossible quand ils étaient ensemble, et rien d'assez fou ne les retenait. Le bip agaçant d'un simple sms reçu le sorti de sa rêverie aux accents celtes.


Mill's a ecrit a écrit:

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aujourd'hui 00:00

Elle bouge. The Mondrian Hotel.


Elle avait bien choisi son timing, juste au moment où il se trouvait à 2 h de Los Angeles. A croire qu'elle l'espionnait pour savoir quand agir derrière son dos. Idiote d'Irlandaise. Il remit rapidement son fusil dans le coffre de la Pontiac de location, ne prenant pas la peine de  démonter son arme et repartit à grande vitesse vers Los Angeles dont on voyait les lumières polluant le ciel malgré la distance. Si Siobhan bougeait, nul doute que rapidement elle serait stoppé dans ses envies de liberté, de retour en Irlande. Elle ne s'imaginait pas tout ce dont l'IRA était capable, espérons pour elle qu'elle ne le découvre pas.



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Minuscule et éphémère dans un Univers indiffèrent. 
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Don't love. It's a trap!
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Informations supplémentaires ici.

Vika Kerekes NOM CRÉATEUR


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Plusieurs ont tentés d'accrocher son regard noisette, sans succès véritable. C'est un doigt qui glisse le long de sa colonne vertébrale dénudée qui attire, à peine, l'attention de Siobhan. Elle ne se retourne pas. Ne s'interpose pas. La main se fait plus enhardie, venant effleurer les flancs sous le voile du tissu avant de s'assoir à ses cotés. Il parle. Elle ne l'écoute pas, ou si peu. Par contre, elle entend. Elle entend l'absence d'un accent d'Irlande, de tournures de phrase révélatrices. Dès qu'elle détourne les yeux, elle oublie tout des traits de son visage. Seule l'expression un peu mauvaise de sa bouche et l'éclat plus dur de son regard provoque un fourmillement d’intérêt. Il ne sera pas tendre. C'est une promesse muette qui s'échange entre eux alors qu'elle le suit sur la piste de danse. Elle a décidé de s'accorder une nouvelle parenthèse anesthésiante et la house dégueulasse vomie par les amplis, les corps humides qui se pressent, les lumières stroboscopiques sont un bon début.

Elle danse. Ou plutot, elle l'allume, sans la moindre pudeur ou état d'âme. Ses mains s'amusent à provoquer son excitation au hasard de leurs mouvements et il ne tarde pas à lui répondre de la même manière. La rousse se laisse gagner par ce jeu malsain et se fait plus vorace. Elle mords, pince et griffe, passant sous les vêtements sans hésitation. Elle aura des bleus quand il la ramène à lui, quand il explore avec brutalité les rondeurs de sa poitrine. Ses gémissements ne sont pas tous de plaisir. Chaque fois qu'il tente de l'embrasser, elle se dérobe. Pas une fois, elle n'adoucira sa bouche à la sienne et sa fureur rayonne à ce qu'elle lui refuse. Pas même quand il agrippe la masse cuivre de ses cheveux pour cambrer sa nuque à sa volonté. Ce sera une erreur. Elle mord sa lèvre au sang et il contient à peine la gifle promise dans son rictus. Quand il finit par la courber sur une table, dans une privauté relative, il n'y aura aucune douceur ni précaution. Il la prend sans mot ni égard et elle lui rend coup de bassin pour coup de bassin. Il plante séchèment ses dents en elle, la faisant se cabrer vers lui au moment où il se vide, précipitant sa propre jouissance. Son corps est agité de longs frissons quand il s'écarte et se rajuste. Il promet de revenir avec un verre. Siobhan remet un ordre relatif à sa tenue, sans avoir pris la moindre satisfaction autre qu'un instant d'un plaisir glauque. Sur un coup de tête, l'Irlandaise glisse dans la lisière de son bas autocollant son couteau papillon, assurée qu'il ne bougera pas. Tout comme elle redonne forme à son chignon, plantant soigneusement les deux épines d'acier. Trois lignes de coke qu'elle inhale profondément.

Duncan revient quelques minutes plus tard, un verre de Tequila à la main. Benzodiazépine compris. En ce qui le concerne, c'est une mission sans difficulté. Localiser la donzelle n'a pas été compliqué une fois que les rouages de l'Organisation se sont mis à tourner. O'Maley est retenu pour une affaire à San Francisco, mais a exigé qu'elle soit entre leurs mains au plus tot. On ne discute pas ses ordres. Avoir pu la baiser en prime est un bonus perso en ce qui le concerne. Il aurait pu utiliser une méthode plus physique qu'une drogue, mais le caractère O'Sullivan est bien connu. La discrétion est préférable. Dommage qu'il n'ait pas le temps le temps de s'amuser plus avec elle.

Siobhan boit le verre et se laisse guider vers la salle principale, la tête un peu vertigineuse de ses excès. L'homme la soutient, un peu, avant qu'ils ne consomment plus d'alcool, encore. Les paroles qu'ils échangent n'ont pas de substance. Puis, elle en a marre de ce mec. Elle a pas envie d'un brin de causette. Le plantant là, au milieu d'une phrase, elle se lève, sort du Mondrian pour aller fumer une cigarette sur le parking. En ce qui la concerne, il y a des dizaines d'autres bars ou clubs qui ont tous les mêmes attributs. Elle souffle d'agacement en voyant l'homme revenir à ses cotés. Avant qu'elle ne soit prise d'un étourdissement qui lui coupe les jambes. Il la retient par le coude, et elle ne parvient pas à l’empêcher de l'entrainer vers un véhicule aux vitres teintées, moteur tournant. Merde. MERDE. Elle aurait peut être du accorder un peu plus de poids aux avertissements de Neil. Fuck. Dernières pensées conscientes qui s'évadent dès les premiers tours de roue. Elle sombre dans une apesanteur sans horizon.

Elle n'a pas la moindre idée du temps qui a pu s'écouler quand elle émerge dans une lucidité douloureuse. Pas un mouvement. Elle n'esquisse pas un mouvement et ne soulève pas les paupières. Ses tempes battent sous un mal de crane furieux, et elle a l'impression d'avoir un chaton mort dans la gorge. Autour d'elle, des mouvements, des présences, une lumière qui pulse. Des bribes de phrases que Siobhan saisit entre elles. -Combien de temps? - deux heures - armée? Flingue. Sac. -Le plus discrètement possible, elle s'assure de la présence de sa lame, toujours haut sur sa cuisse . Ces amateurs ne l'ont pas fouillée. Pensant probablement avoir trouvé sa seule défense. -Ordre O'Maley. On l'attendrit pour lui. Il se charge du reste. Le claquement d' une porte qui lui vrille les tympans. Bien que Siobhan ne peut éliminer la possibilité d'une caméra dans la pièce, elle doit prendre se risque. En premier lieu, elle vire ses talons hauts. Entre rester pieds nus et se péter une cheville à cause de ses escarpins, c'est un non choix. Ensuite seulement, à moitié aveuglée par une lumière blanche bien trop incandescente, elle fait un bref inventaire. Le sol et les murs sont légèrement humides, suintant de moisissure. Il n'y a aucune fenêtre ni même soupirail. Il n'y a quasiment aucun mobilier et celui ci est soudé au sol. La terre battue sous ses pieds est fraiche, confirmant l'hypothèse d'un sous sol ou d'un cellier. Dans un coin, de lourdes chaines rouillées semblent ne pas avoir bougées depuis une décennie. Elle n'a plus son sac à main, ce qui ne l'étonne guère.

Pourquoi.... Pourquoi a t'elle repris connaissance plus vite? Il y a peu de chance que l'autre connard se soit trompé dans les doses. Non. Il n'y a qu une seule solution et c'est probablement du à la cocaine qu'elle venait de prendre. Siobhan essaie d'éclaircir ses pensées. Il lui faut réfléchir. La cocaine. C'est un stimulant qui est à l'opposé du spectre des drogues qu'il a du lui filer. Et maintenant? Maintenant, elle se casse. Ou plutot, elle attend. Elle reprend l'exacte position dans laquelle elle s'est réveillée. A une différence minime. Ses aiguilles d'acier sont farouchement au creux de ses paumes. Aucun homme ne prête attention à une coiffure. Surtout vu le contexte. L'attente est terrible. C'est la négation de ce qu'elle est.

Elle ignore totalement combien de temps. Mais elle ne bronche pas. Ne bronche pas alors que la porte s'ouvre et se plaque au mur. Ils sont au moins deux. Elle ne bronche pas quand ils referment les mains sur ses avants bras pour la forcer dans une position assise, puis debout. Une gifle sèche lui est assenée et elle rouvre les yeux, offrant un regard douloureux et embrumé. Ils l'encadrent parfaitement et sont délicieusement proches. Elle leur laisse porter l’entièreté de son poids, comme si elle n'était pas encore capable de se tenir debout seule. Ce qui l'arrange à merveille. Avant qu'ils n'essaient d'entraver ses poignets, Siobhan frappe, vipère au repos. Sa main droite ne dévie pas et le geste est d' une sureté absolue. Elle poinçonne vicieusement la carotide de l'homme qui recule en glapissant, plaquant sa paume contre son artère endommagée. Elle aurait aimé parvenir à avoir des gestes jumeaux, ce n'est pas le cas, elle n'est pas ambidextre. Si elle rate le cou, elle entaille salement la joue du second jusqu'à la mâchoire. `Elle plonge sous les mains qui essaie de l'attraper et s'élance vers la porte ouverte. Elle la franchit sans mal. Referme l'épais battant de fer et claque les verrous, aussi vite que possible. Deux en moins, ce n'est pas rien. Elle n'a pas la moindre idée de combien ils sont. Elle s'élance sur un escalier de pierre, dont elle monte les marches quatre à quatre. Repousse une nouvelle porte. Pour tomber sur une cuisine. Où trois autres sont attablés pour boire un café. Si eux sont surpris, elle n'a pas ce luxe, elle agrippe la bouilloire au vol et la fracasse sur le crane du plus proche. Ce qui lui coute de précieuses secondes. Elle ne peut pas éviter un poing qui s'écrase dans ses cotés et la fait tomber sèchement sur l'angle de la table. Elle n'a pas le temps d'avoir mal. Elle se redresse et allait prendre la tangente quand deux mains inflexibles lui agrippe les deux avant bras, essayant de la maintenir. Elle baisse la tête en avant pour le plus de portance possible avant de balancer son crane dans le visage de celui qui la tient. Le crunch qui en resulte est écœurant. Le troisième a quitté la cuisine, rameutant à grands cris les autres sbires. Mais ils sont combien! Trop. Ils sont trop. Elle a abandonné une des aiguilles pour son couteau papillon et ceux qui s'approchent trop en font les frais. Pas un ne tire. Les ordres sont clairs. Elle doit être vivante pour le retour d'O'Maley, vivante et en état de parler. Elle n'a pas ces scrupules et les entailles se multiplient. Elle aurait pu s'en sortir si elle n'avait pas percuté l'un deux de plein fouet. Qui s'y attendait visiblement. Il enfonce une main dans ses meches, s'assurant une prise qu'elle ne parvient pas à rompre. Le coup de poing qui s'enfonce dans son ventre est suivit de deux autres, sans qu'elle ne puisse se courber sous le choc, parfaitement maintenu à la verticale.

Quand il la relâche, il est déjà trop tard. Le coup de pieds qui la reprend à la volée s'écrase contre ses côtes. Elle en perd le compte, mais entendra parfaitement le craquement sinistre de sa cage thoraciques. Siobhan a au moins deux côtes fêlées si ce n'est fracturées. L'impact des coups est d'une violence telle qu'elle pourrait en vomir. La douleur qui se reverbe est inhabituelle, débilitante.
-Petez lui un poignet. Ca devrait la calmer un peu. Celui qui vient de parler est visiblement en charge, pendant l'absence d'O'Maley. Les cheveux blonds sales, un regard d'un vert délavé, il la dévisage sans intéret maintenant qu'elle est recroquevillée sur le sol. Il lui redresse la tête séchement par une poignée de cheveux. -Tu aurais mieux fait de rester tranquille. Tu va pas aimer la suite, Bitch. Il ne se contente pas de lui relacher la tête. Il la claque au sol, une fois,deux fois, presque paresseusement, avant de laisser un autre exécuter son ordre. Le bruit de l'articulation qui se brise est de ceux qu'elle n'oubliera probablement jamais. Elle est redescendue au sous sol, à moitié consciente. L'odeur cuivre du sang ne quitte pas ses narines. Le sien et les leurs.

Si elle avait pu se plaindre des talents dans les noeuds d'un mec de passage, ils n'ont pas suivit les mêmes cours. Ses poignets et ses chevilles sont liés ensemble, sans le moindre égard pour son articulation martyrisée. Son corps est un arc douloureux, cambrant son dos et ses épaules. Il n'y aura aucun repos. Une privation du sommeil que son organisme reclame. Ils se relaient. Avec des questions sur le passé de Neil, des promesses d'améliorations, des menaces. Ils cajolent et ils frappent. Ils lui donnent un peu d'eau un instant et manquent de la noyer le second. Des questions sur la loyauté de Catham. Sur des opérations passées. Sur ses implications. Neil. Souvent. Encore. Ou il est. Ou Il était. La jeune femme n'arrive pas à aligner de phrases correctes. Ils s'en foutent. Sans parfois lui laisser le temps de répondre avant de sévir. C'est leur chef de cellule qui va se charger du vrai interrogatoire. Parfois ils la redressent, la maintenant dans un équilibre précaire, d'autres fois la laissant à même le sol. Même laissée seule, ils s'assurent qu'elle ne puisse pas dormir.

Elle ne relève même pas la tête lorsqu'ils reviennent la voir à deux. Siobhan reconnait sans mal le premier, c'est le brun sur lequel elle a fracassé la bouilloire. Visiblement pas assez fort. Le second, elle ne sait plus. Il est plus carré que le premier, le visage marqué par une large cicatrice, le crane rasé. Ils la dévisagent lentement alors que le brun s'agenouille à ses cotés. D'une main précise, il soulève à peine son poignet brisé, l'enserrant entre ses doigts jusqu'à ce que son hurlement la satisfasse. Son autre main est remontée le long de sa cuisse, passant sous les lambeaux de sa robe, caressant sa peau en geste répugnant. Elle etouffe un gemissement d'horreur quand il remonte de plus en plus haut, enfonçant ses doigts en elle d'un mouvement sec. Bougeant en elle sans douceur
-Qu'est ce que tu fous?
-J'ai envie de m'amuser un peu. T'as entendu Duncan. Ce serait dommage de se priver. Et je crois qu'elle va se montrer très gentille, si elle veux pas que morfler encore plus
-O'Maley...
-O'Maley s'en fout, du moment qu'elle reste entière.
-Pas faux. Tu va la détacher?
-Pas completement.
-Il finit par extraire ses doigts avec une moue de regret, simplement pour prendre le temps de libérer ses chevilles. Il la force se à se remettre debout, jusqu'à ce qu'elle soit totalement immobilisée entre eux, leurs intentions parfaitement palpable. Il finit par relacher son articulation, imposant ses lèvres pour un baiser qui l'étouffe. C'est à quatre mains qu'ils l'explorent et la brutalisent, sans se soucier de sons qu'elle émet. Une paume vient accrocher sa gorge, limitant son souffle à sa guise. Le dos nus de sa robe est agrandi, déchiré jusqu'à rendre parfaitement accessible ses seins à leurs poignes avides. Elle est incapable de penser quand ils la refont tomber au sol. D'un geste du menton, le brun indique à l'autre de lui étirer les bras au dessus la tête. Il prend son temps, savourant l'instant. Débouclant tranquillement sa ceinture et son jean.

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Calville
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Neil Flaherty
J'ai 40 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis flic plus ou moins honnete et je m'en sors Moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis divorcé et père d'un petit Sean. Mais surtout follement amoureux d'une rousse Irlandaise et je le vis plutôt bien.



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Mais bien sur ...

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• Poetically Pathetic •
Je suis au dessus de tout, de tous ces corps empilés, affublés de vivre. Je les écrase à chacun de mes pas, leur arrachant un râle profond et vain. Je suis la candeur de ce monde avide de bonheur. Je cours sur l'inhumanité latente, indicible. J'emmerde votre jalousie. Je suis la corrosion lancinante de la vie. La connerie inexplicable qui fait que nous existons malgré tout. Je ne porte pas plus de nom, que vous ne vous sentez libres. Je n'appartiens à personne, sinon à moi-même. Misérabilité hautaine. Je vis pour vous défaire la gueule et vous ouvrir les yeux. "Le monde pleure, mais gardez le sourire". Znaricot

JD Sio l'a dit : Ton post est un petit bout d arc en ciel
@Timothy Olyphant
- Disparue ? Comment ca disparue ? Un frisson s'insinue en lui à cette idée. Froid.  Vide de vie. Le sang est glacé avant meme les explications de Wilys. Il était arrivé trop tard, il le sentait au plus profond de ses entrailles. Une fille comme Siobhan ne disparaît pas d'un coup, sauf quand cette disparition est voulue.. ou forcée. Il la savait envieuse de retourner en Irlande, peut-être avait-elle repéré son gars et qu'elle avait voulu s'enfuir. Mais elle n’était pas aussi bête que ça. Têtue oui mais pas idiote malgré les insultes qui lui venaient en tete . Et si c’était autre chose. Un autre mec ? Lui ca le briserait un peu plus malgré la sévérité de son regard qu'il posait sur le type trop maigre devant lui qui se tentait à des explications, mais au moins elle serait en sécurité. Si c’était autre chose, cette autre chose qu'il craignait pour elle, cette autre chose qui avait amené Neil à se faire reconnaître de Sio après l'avoir tant évité. Si O'Maley avait mis la main sur elle, elle ne vivrait pas plus d'une heure. Et l'autre qui piaille et l'agace. C'est trop. Il saute presque sur lui et le bloque contre le mur d'un avant bras porté à sa gorge en faisant pression.

-  HEYY qu'est-ce tu fous ? je suis juste parti au chiotte 5 minutes quand je suis revenu elle n’était plus là. J'suis allé voir dehors elle montait..  Putain Neil j'arrive pas à .. La main longue et fine de Wilys tape sur l'avant bras qui est en train de l’étouffer. Il abandonne si facilement. Pourtant ce n'est pas lui le problème,  la pression se relâche et le type retombe à genoux en toussant rauque. Wilys est pourtant plus grand que Neil, mais d'une maigreur extrême due à ses anciens et longs trips de LSD. Ca faisait un bail que le britannique avait stoppé ses excès, mais il n'avait jamais repris un kilo.

- Je te jure je l'ai pas lâché, j'ai juste vu qu'elle montait dans une caisse. Le temps que je sorte la voiture était déjà loin.
 
- Elle y a monté volontairement?
- Je ne sais pas elle avait bu le type la soulevait presque, mais ils ont passé du bon temps dans  le club, et elle n'a pas dit non, laisses la tranquille.
- Modèle? plaque?
- Une voiture noire.  Genre BM je n'ai rien vu d'autre Neil, excuse moi.
- Tu aurais DU la suivre.
- Et je fais comment je cours derrière une voiture avec mes petites pattes ?
- Le type tu l'as vu?
- Oh ouais.  Un sourire bizarre on aurait dit un chat qui avait bouffé un canari, il est passé à coté de moi pour aller au bar, il m'a foutu les jetons ce con. La quarantaine, blond je pense, ou couleur clair au moins, habillé classe.

Neil en avait eu assez de son bla bla habituel et tellement peu précis que le type pouvait ressembler aux 3/4 de la populace de LA.  Il avait embarqué  Wilys pour faire le tour des clubs dont on savait l'appartenance à des Irlandais, ou affilié dans le monde magnifique et magique des criminels. O'Maley n'était pas con, il se serait servi dans le viviers de ce merdier américain plutôt que de risquer de ramener ses hommes d'Irlande . La plupart était fiché par Interpol ou Scottland Yard. Il y avait tant de possibilités, tant de débouchés, que ca en devenait renversant. Mais Sio ne pourrait attendre longtemps. La nuit est terriblement longue et languissante quand on sait que la vie de quelqu'un en dépend. Neil prenait des risques inconsidérés, le risque qu'on le reconnaisse ici alors qu'il avait soigneusement évité ce genre de trou à rats. Les heures avaient défilé et .. rien. Pas de traces aucune. Pas de rumeurs. Pas de revendications, Pas de corps à la morgue. Neil avait finit par prendre une décision conne et irraisonnable. Il avait amené Wilys au poste pour lui faire voir ce tas de photos d'irlandais vivant à LA. Le soin lui avait été procuré de les répertorier, de les regrouper, ca aurait pu le rebuter de faire ca, mais en connaitre un maximum pouvait l'aider dans une situation .; critique, et celle ci l’était

La matinée était déjà bien avancée, Il avait beau etre sorti pour bousculer, péter des bras, eclater des nez, personne ne savait rien. Ou plutôt personne ne disait rien, même pas les balances habituelles de la police. On connaissait les Irlandais, O'Maley en priorité et Neil faisait moins peur aux indics que ce qui risquait d'arriver si quelqu'un parlait du croque-mitaine Irlandais. Il était revenu au poste sans un regard pour les autres flics qui avaient surveillé l'Indic, quand Wilys finit par le regarder fatigué mais soulagé d'avoir trouvé, et lui planta la photo sous le nez.

- C'est Lui. Je peux rentrer maintenant?

Lui Duncan Mcready. Il aurait du s'en douter, quand un mauvais coup se dessinait, il etait le premier sur une liste longue comme le bras. Imprimant les endroits habituels indiqués sur sa fiche  , il descendit à l'armurerie et prit les armes auxquelles il avait droit. Un fusil à pompes, des balles, un gilet par balle , une matraque. Puis il repassa chez lui rapidement, et éclata un endroit du mur de sa chambre où il avait caché une boite en bois noir qu'il posa sur le lit, dégagea quelques vieux souvenirs dont il aurait du se débarrasser depuis des années, en sortit le flingue et le silencieux qui lui avaient tant servis en Irlande et reparti sans même prendre le temps de tout cacher à nouveau

Le "Seamair ceithre duille "(trèfles à 4 feuilles) était un restaurant qui servait la nourriture typique d'Irlande, tout ici respirait la lande, le vert, la saint Patrick et ses amis. Le restaurant n'etait pas ouvert au public, mais un client y était attablé néanmoins. Duncan. Il était seul et tournait le dos à la porte. Il n'en fallu pas moins pour Neil pour forcer l'entrée  et se planter dedans lui, visant sans hésitation la tete blondinette qui se releva vers lui.


- Neil Flaherty j'en étais certain, j'ai dis à O'Maley que tu ne devais pas être loin de cette salope. Bâtard d'anglais à la con.


Répliquer à ça ? trop facile. Neil avait l'habitude de ces sobriquets depuis son enfance, et puis il était bien cela. Un bâtard, juste ça. Ces mots l'avaient poursuivis jusqu'ici, à force il ne s'en formalisait plus. D'un geste de l'arme, Neil lui indiqua de se lever, l’allégeant de son flingue et lui passa les menottes sous le rire suffisant d'un Duncan scertain qu'il ne lui arrivera rien: - Tu ne me feras rien, je suis le seul à savoir ou elle est. Tu me buteras pas.
Cette fois ci c'est Neil qui a un sourire aux lèvres, ce genre de sourire victorieux et entendu. - Te tuer? Oh non j'ai tellement mieux.

Sans que personne ne se montre pour aider le type au costume blanc chicoss, il sortit avec Duncan , et percuta la crosse de l'arme sur le crane du blond, qui en tomba inanimé sans avoir pu répliquer. Neil ouvrit le coffre et souleva la masse inerte pour le caler dedans. Puis comme si de rien, il démarra ni vu, ni connu.

Deux heures plus tard. En péripherie de LA. Un vieux hangar comme les Etats Unis en ont par milliers, entrepôt délaissé depuis une dizaine d'années, les vitres sont brisées, le vent chaud s'engouffre faisant voleter des bâches, des graffitis des désœuvrés de LA. . Devant Neil, Duncan est attaché par des chaines le soulevant du sol de quelques centimètres Il est encore inconscient mais recommence à bouger, sa tete dandine, il a perdu ses repères mais retrouve rapidement un point d'ancrage devant lui. Neil.

- T'as osé me faire ça Flaherty. Je vais te crever toi, ta salope et ton bâtard, il va comment le petit Sean ? Tu sais qu'on va le trouver et lui apprendre la vie à l'Irlandaise?. Le rire de Duncan est poisseux de haine, il en rajoute, tellement, des tonnes cherchant un moyen de se détacher de ses liens d'acier. Neil de son coté ne bougeait pas de la vieille chaise en métal sur laquelle il était assis, rien dans son langage corporel ne semblait menaçant sauf ce flingue avec silencieux posé sur ses jambes. Il l'écoute. Il entend bien ce qu'il dit. Mais si quelqu'un voulait faire du mal à son gamin ça ne serait surement pas Duncan. Il ne vivra pas assez longtemps pour voir le jour prochain arriver. - Je l'ai baisé ta salope.  Elle a jouis quand je l'ai enfourché comme un étalon, elle a adoré cette pute, elle m'en redemandais ! Elle ...

Il s'interrompt devant le geste de Neil qui a simplement levé son arme, dans un silence légèrement perturbé par un bruit distant et assourdi, avant qu'il ne se rende compte de la douleur et n'hurle à la mort le sang s’étalant, giclant sur son pantalon blanc au niveau de ses organes reproducteurs.

- Bien. Maintenant que ce problème d’étalon est réglé, tu vas me dire ou elle est.La voix de Neil était étrangement et mortellement douce et calme. Il n'élevait pas la voix, n'hurlait pas des questions. Non il était cyniquement froid et presque mort de ce sang glacé qui ne le quittait pas depuis la veille où Siobhan avait disparue. Il se leva alors que l'autre se tortillait d'une douleur véritable, traînant un vieux tuyau de plomberie en métal rouillé qu'il avait trouvé sur place.  - Duncan, Duncan, ne te fait pas d’illusion tu vas mourir aujourd'hui, à toi de voir si je t'achève d'un coup ou si je te fais souffrir. Je suis doué pour la souffrance, tu me connais assez pour savoir que tu me parleras , épargnes toi ça. Un autre hurlement quand il saisit à pleine main ses organes ensanglantés- Pourri !!!!  je vais te crever fl.. Un autre cri quand Neil resserra sa main Duncan en crachait du sang et de la bave en hurlant de douleur- Je n'ai pas de patience. ne cherches pas à la tester. Ou est Siobhan ? . Aussi vivement et fort qu'il avait été distant et froid, il aplatit le tuyau sur ce corps qui pendait comme un bout de viande avarié, le touchant un peu au dessus de la ceinture, ajoutant à sa douleur tout en ébréchant des cotes. - Ou est Siobhan ? Sans réponse, il recommençait frappant encore plus fort, même question , même traitement,  le sang gouttait à grosses gouttes sur le sol poussiéreux du hangar.

Une heure plus tard. Le corps de Duncan n'était plus pendu mais au sol sanguinolent, inerte, mort ? Non on entendait une respiration sifflante d'un poumon percé, le reste du corps brisé en fractures ouvertes, son visage déformé et brisé comme les gueules cassés des guerres mondiales . Neil était au dessus de lui, ses pieds de chaque coté de ce cadavre en cours de refroidissement, son arme pointée sur la tete ensanglantée, il attendait. Il savait que les mots viendraient. Il n'avait pas torturé pour le faire mourir, mais pour en arriver à cet instant ou la volonté est brisée autant que le corps. Enfin une adresse, une demande de l'achever , d'avoir pitié de lui, un souffle de mort qui s’abat sur le blondinet dans un léger murmure, le sang qui s’échappe de son crane. Ce n'est pas par pitié qu'il a appuyé sur la détente, mais pour être certain à 200% qu'il aurait un ennemi en moins. Il ne cherche pas à cacher le corps, il le laisse là à la merci des coyotes, des rats, des insectes retournant dans sa voiture, direction l'une de ces  maisons de Los Angeles ayant vu prohibition, esclavagisme et autres faits historiques. L'adresse le menait ici.  


Il était arrivé sans demander de renfort armés. Les flics non seulement lui poseraient un tas de questions, mais ils étaient aussi discret qu'un irlandais heureux dans un pub. En gros des loosers qui feraient tuer tout ce qui se trouvait dans cette maison, Siobhan comprise. Un livreur de Pizza venait de repartir avec sa mini moto, ayant laissé s’entrapercevoir un type du genre armoire à glace balafré depuis peu, au coin de la porte. Dehors, personne. Il ne fallait pas attirer l'attention sur une maison, et si l’extérieur était calme, à l’intérieur ca criait à la part de Pizza et au vol de la dernière part de pepperoni spécial à l'ananas . Neil était garé dans un recoin sombre de la maison voisine, il eut tôt fait d'armer son fusil à pompe, de placer son gilet par dessous sa veste noire, et de changer le chargeur de son flingue. Sorti du véhicule, il se plaqua sur le perron, regard droit devant lui. Il ne pouvait pas entrer là dedans si le visage de Siobhan l'envahissait sans cesse, ca serait leur mort à tout deux. Car oui elle est en vie, si ca avait été l'inverse un des gardes serait sorti , mais là tous étaient enfermés comme dans une boite à sardines.  Neil Expire. Inspire. Une fois, deux fois. Sa nuque se raidit. Son regard s'assombrit. Ce qu'il avait fait avant ? Un jeu de piste et même s'il avait tué, il savait parfaitement où il allait. Là il redevenait juste un tueur, machine de guerre qui refait surface alors qu'il inspire une dernière fois armant son fusil, le flingue porté à sa ceinture deux grenades aveuglantes agrémentant le tout.

Le pied irlandais fracasse la porte l'ouvrant à tout va. Surpris dans la dégustation de leur pizza, deux sont déjà mort avant même d'avoir pu saisir leur armes le sang giclant derrière eux, emporté par la force du fusil à pompe. Un autre mur contre lequel il se planque alors qu'on lui tire dessus à l'automatique , le coin du mur commençait à s’ébrécher, il recharge et malgré le bruit d’hommes descendant avec précipitation dans l'escalier , il passe le cadre de la porte tirant une balle, une seule qui atteint le type en plein tete, Neil se jette derrière le canapé. les balles fusent autour de lui alors qu'il se plaque au sol . Le bruit est horrible, et se rapproche; ils se rapprochent. L'une des balles finit par l'atteindre et le traverse un peu au dessus de la taille sur son coté gauche.Le gilet n'a rien pu faire au vu de l'angle d'entrée. La douleur n'est pas quantifiable, elle est juste horrible, il en lâche son arme surpris de s'etre fait avoir comme un bleu alors que ca tire encore et  toujours, la mousse du canapé vole autant que les plumes des coussins posés dessus. Il est prit au piège, les voix se font plus nombreuses, 4 ou 5 mais putain il ne va pas crever ici, pas alors que Siobhan n'a pas été retrouvée. Il saisit l'une des grenades aveuglantes et la balance de l'autre coté du canapé se plaquant à nouveau au sol, mains derrière la tete bras appuyés contre ses oreilles et regard autant caché que possible. L'eclair l'aveugle l'espace d'un instant, assez pour qu'il voit des points noirs partout en rouvrant les yeux, mais protégé par ses bras, pas assez pour le rendre complètement aveugle. Contrairement aux 3 dans le salon qui, quand il se relève, ont les mains sur leurs oreilles et ne semblent plus à même de réagir. 3 souffles, 3 morts.  

A L’étage un cri de femme trop aigu pour être la voix de Siobhan , et des suppliques de ne pas sortir de la chambre. Prenant l'une des armes de ses assaillants n'en ayant plus besoin, il se jette dans le couloir roulant avant de se poser à genoux, arme pointée vers le haut et tirant autant de balles que pouvait en contenir l'arme d'assaut. Il monte les marches rapidement une arme passe juste devant son visage venant de sa droite, il n'a juste le temps que de finir sur le palier de l'etage en glissant sur ses genoux passant en dessous du type en saisissant son arme , il frappe dans son aisselle, se relève. Mais l'autre  lui fait face à nouveau et le désarme cognant sa joue aussi fort que possible, et un coup de pied à la blessure ensanglantée le désarmant à son tour souffle coupé et douleur redoublant d'intensité, il l'envoie fracasser la balustrade en bois dont certains piliers se brisent. Un des autres gars arrive prêt à envoyer rafale de balles vers lui . Rêvez saletés d'irlandais ! Se jetant sur le premier, il porte un coup à son entrejambe le poussant dos contre le second type, bloquant le bras de ce dernier contre le mur, Un coup de pied dans le genou du second, il cogne le premier qui lui réponds d'un coup de coude avant que Neil ne réussisse à l'attraper par le col et le faire basculer dans l'escalier d'ou un craquement morbide s’échappe de sa nuque. Le second ne le laisse pas récupérer se jetant sur lui , un coup de genou dans sa plaie faisant naître un véritable cri de douleur de l'Irlandais . Mais pas le temps de s’aplatir sur celle ci, il saisit une des barres de la balustrade .. C'est un corps inerte qui s'effondre sur lui, transpercé au niveau du cou par le bois pointu.

Enfin. Enfin le calme , enfin il peut respirer, il repousse le corps en grimaçant de douleur et reste étendu sur le sol haletant avant de se relever durement prenant appui contre le mur et son arme ramassée. Il ne peut pas aller plus loin, il a besoin d'une pause et c'est contre le mur qui la prend. Une minute au moins pour souffler avant d'aller dans chaque chambre à l’étage. C'est dans la troisième qu'il manque de se prendre une balle tirée par un petit calibre. Une pute est derrière le lit, visiblement nue à ce qu'il voit, et qui à tenté de le tuer. Déjà elle baisse son arme en pleurnichant. Sans aucune hésitation, il lève la sienne et achève la rencontre éphémère.

Sio n'est pas ici.. Se tenant le coté il redescend les marches et ouvre chaque porte jusqu’à trouver celle d'un sous sol, s'y engouffrant tentant de viser malgré ses mains ensanglantés et ce souffle qui n'arrive à lui revenir entièrement. Une seconde porte en bas de l'escalier dont les murs étaient revetus de mousses empêchant le bruit de monter ou de descendre.. Aucun son ne lui parvient derrière la porte. Il relève lentement le battant en fer, attrape le rebord de la porte . Silence.. sauf des gémissements à peine audible, entrecoupés de "Non" féminin, de rires d'homme crades, un tissu est déchiré, une ceinture tombe au sol entraîné par le reste de son pantalon.  Ils vont la .. N'hésitant plus et qu'ils soient 50 peu importe,  il entre dans la pièce pour assister à la scène la plus horrible qu'il lui était donné de voir. Celle qu'il aime toujours, malgré tout, malgré la distance et le temps, sur le point d'etre violée, ou l'a été et se prépare à l'etre de nouveau, maltraité comme si elle n'etait qu'une pute, quasi nue et en sang. Un type en rut, l'organe à l'air, pret à agir sur le corps de Sio.

Il n'en faut pas plus. Si Neil avait déjà perdu la tete en entrant dans cette maison, ici il perd pied, corps , tete, âme, ce n'est plus un homme mais une bête qui abat celui qui tenait Siobahn par les bras, plus de balles , mais il n'en a pas besoin. Il se jette sur l'autre qui semblait déjà profiter des bienfaits de ce qu'il allait commettre. Ce qui s'abat sur lui c'est une rage pure Neil frappe, une fois, deux fois, encore, et encore et encore. Il frappe aussi fort que possible, aussi longtemps que possible. Meme quand il sent une masse gluante sous ses mains le crane ayant cédé sous l'assaut de ses poings,  il continue de frapper à grands coups sans limites. C'est le manque d'air qui le fait s'effondrer aux cotés de ce corps mort depuis déjà longtemps. Ses mains sont crispées, blessées par ce déchaînement de haine.  


- Sio. Il arrive vers elle, oubliant ce dont elle venait d'etre temoin, posant une main sur sa joue aux taches de rousseur; son visage est marqué par le sang séché, par les bleus l'entachant. Ils ont osé lui faire mal. Ils ont osé ! - Je suis en retard, pardonne moi Mo ghrá.(mon amour). Ces mots sont la promesse qu'il n'a jamais pu tenir, quoiqu'il arrive je serais là pour toi. La veste noire malmenée autant que le corps de l'Irlandais se pose sur ses épaule couvrant une quasi nudité de la belle rousse qui ne ressemble à rien dans la crasse et le sang.

-Siob. On va devoir bouger, je n'ai pas le temps d’être doux, tu peux marcher ? Il se relève prenant son arme au sol, retrouvant un chargeur dans son jean, l'aide à se relever gardant son bras autour de sa taille pour l'aider à marcher alors que le bras de Siob se cale autour de son cou. - Ma voiture n'est pas loin, allez. Il n'a pas le temps de s’apitoyer, pas le temps de souffrir, pas le temps de la sortir d'ici avec ménagement. Si d'autres gars reviennent, il n'aura pas la force de les combattre, il n'en peut plus, épuisé par sa haine qui lui a fait ressortir trop de choses, il s'est épuisé lui même oubliant le précepte de toujours garder des forces pour un prochain ennemi, toujours !. La sortie de la vieille maison est heureusement plus calme,  les corps jonchent le sol, le sang se repend sous les pieds faisant clapoter celui ci à chaque pas qu'ils effectuent. Ils arrivent enfin se soutenant l'un l'autre au véhicule garé , Siobhan a ses cotés, lui prenant le volant, il démarre en trombe et attrape son téléphone, la voix n'étant plus assurée, encore moins hautaine.

- Charis ? C'est Neil, J'ai besoin de toi, chez moi, deux personnes, on est mal en point.
- Neil.Qu'est-ce tu as encore fait.
- Dépeche toi

Il appuie sur l'accélérateur ne retrouvant pas sa respiration, la douleur prenant son corps à mesure que l’adrénaline diminue. Du revers de la main il essuie le sang qui lui coule du nez . Ils sont saufs. Brisés mais sauf. Elle est sauve. Et qu'il crève maintenant il s'en foutait, elle vivrait.



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Minuscule et éphémère dans un Univers indiffèrent. 
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Siobhan O’Sullivan
J'ai 33 ans ans et je vis à Los Angeles, Us, bientôt de retour à Belfast. Et ca va swinger. Dans la vie, je suis en cavale et je m'en sors avec des bleus. Sinon, grâce à un beau bordel, je suis célibataire, fiancée, je sais plus trop en fait et je le vis plutôt en prenant un jour après l’autre malgré l’amour fou et sans limite que je porte à cet impossible, irascible, insupportable Irlandais.
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Don't love. It's a trap!
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Vika Kerekes  NOM CRÉATEUR


Le temps  n'existe pas. Siobhan navigue dans un monde où les lois de la physique ont été ré-écrites par des hommes pour qui la morale n'est qu'une vague notion enseignée dans une école depuis longtemps oubliée. Elle n'a absolument aucune manière de répertorier les heures qui s'écoulent dans leur  sablier corrompu. L'Irlandaise n'a conscience que d'une seule chose. Une échéance qui se rapproche. Tant que le sociopathe de Derry n'a pas rejoint Los Angeles, elle est maintenue dans une santé relative. Ils ne peuvent pas se permettre qu'elle leur clamse dans les doigts, ils n'y survivraient pas. Dès qu'il rejoindra le pavillon d'aspect si banal, le tampo de son existence dépendra de ce chef d'orchestre dépravé.  Toute perte d'inconscience lui est  refusée, interdisant le refuge de son esprit loin de ce sol glacé qui se reverbe dans chaque partie de son corps.

Il n'y a aucune position confortable. Pas avec son poignet brisé : chaque mouvement entraine le frottement des bris d'os entre eux, agonie insoutenable. Pas avec ses côtes, dont elle ignore encore si elles sont simplement félées ou rompues. Les crampes... les crampes n'ont pas vraiment le temps de s'installer malgré les milliers de piqures d'aiguilles de ses membres immobilisés. Non. Siobhan a trop régulièrement des visites. Elle est incapable de répondre bien. De leur donner la moindre satisfaction, puisque ce n'est pas cela qu'ils recherchent par leurs questions. Ils n'attendent pas d'informations, d'éléments pertinents. Ce sera le rôle d'O'Maley. Ils se contente de la préparer. De la briser physiquement pour que son mental courbe, à la limite de la cassure. Et ils savent ce qu'ils font. En faire une poupée brisée pyschiquement serait un échec.  Ils exercent juste ce qu'il faut de pression pour la maintenir dans cet équilibre tortionnaire.

Il lui reste pourtant une pépite d'acier. Un noyau de diamant qu'elle ne parvient à conserver que parce qu'elle leur abandonne tout le reste. Cris, supplications, larmes et terreur. Rien n'est feint et Siobhan se vomit un peu plus à chaque visite. Son absence de resistance l'écoeure, sa lacheté et sa faiblesse, tant physique que mentale, découvre une absence totale de dignité. Neil, pourtant, échappe à ses tourmenteurs. Ses réponses sont invariables. Elle ignore où il se trouve. Ne l'a jamais revu. La même mélopée revient sans cesse, qui aurait été véridique à quelques jours près.  Constance enrichie de variations, d'un accent de vérité indéniable. Elle a toujours su mentir. La Sirène rousse sait qu'à l'instant où elle lâche avoir parlé avec Neil, même moins d'une poignée de minutes, ils n'attendront pas O'Maley pour le faire traquer. Ramener le couple funeste serait un coup de maitre pour le mercenaire. Cequ'elle supporte serait bien pâle en comparaison de ce que l'Irlandais subirait.

Rondes infernales de ses pensées. Qui tournent, tournent, tournent, plus efficace qu'une chanson de rickroll pour la rendre à moitié folle. Avoir douté de l'avertissement de Neil. Connerie numéro un. Il ne serait jamais sorti de l'ombre pour tisser autour d'elle une nouvelle toile de mensonge. Il a survécu à l'Armée Républicaine pendant trop d'années pour se mettre en danger de manière inconsidérée.  Avoir continué  à s'anesthésier dans le sexe, la cocaine  et l'alcool. Connerie numéro deux. Si elle avait gardé sa vigileance, l'autre connard n'aurait jamais pu l'embarquer aussi facilement.  Il aurait suffit de rester au milieu de la foule. De ne pas se laisser isoler aussi aisement. De garder ses facultés de réaction intactes au lieu de choisir sciemment de les endormir. Aka : Ce qui t'arrive est totalement de ta faute, pauvre conne. Catham. Connerie numéro 3. Pas un instant, pas une seconde, elle n'a envisagé que reprendre contact avec lui pouvait le mettre en danger directement. Qu'il etait maintenu bien sagement là où il était pour servir d'appat à sa petite soeur rebelle. Est ce que maintenant qu'elle se trouve entre leurs mains, elle a signé l'arrêt de mort de son frère?

Elle  ne reprend  contact qu'avec la réalité que lorsque les deux hommes descendent sur elle avec leurs pensées animales. Siobhan les regarde. Pour la première fois, elle grave dans sa mémoire chacun de leurs traits, alors qu'elle subit les libertés qu'ils prennent avec son corps entravés. Ils sont fous. Ils franchissent une limite dont les autres hommes de mains se sont soigneusement tenus éloignés. Malgré elle, c'est un sourire presque dément qui vient défigurer  son visage maculé de sang. La Sorcière entend les insultes et les promesses de souffrances encore à venir. Qu'importe. Elle sourit. La lueur mauvaise de ses prunelles caramel commence à instaurer un sentiment de malaise chez celui qui maintient ses mains au dessus d'elle. Qui lui décoche un coup de poing violent en travers de la bouche. Du bout de la langue, elle goute le sang qui dégoute de sa lèvre largement fendue. Son crane resonne comme une cloche d'airain. Pourtant, le sourire est toujours ancré.  Et son regard, toujours aussi intense.
-Qu'est  ce qui te fait sourire, salope? T'as envie de te  faire baiser par deux mecs à la fois? Qu'est ce que t'as à nous regarder comme ca? On te plait?
-vos mères vous reconnaitrons pas à votre enterrement, alors je me souviens de vos sales gueules pour elles.  Cercueil fermé pour vous.

L'upercut au creux de son ventre lui coupe le souffle de longue minutes, entrecoupée d'une quinte de toux qui la déchire, sans qu'ils ne lui permettent de se placer sur le flanc
-T'es completement tarée. Le seul machabé, c'est toi, une fois qu'O'Maley en aura finit avec toi.
-tá tú marbh cheana féin, agus níl a fhios agat é.
 (vous êtes déjà morts et vous ne le savez pas.

Elle se tait. A bout de force. Mais elle est totalement certaine de ce qu'elle vient de dire. Quelque soit le temps que ca va lui prendre, Neil finira par la retrouver. Et ceux qui ont portés la main sur elle n'y survivront pas. Sa détermination n'a d'égale que son arrogance. Pour ne pas dire Bullhead. La jeune femme sait qu'il n'y aucun univers dans lequel il ne l'a pas fait surveillé dès l'instant où elle a quitté la terrasse de café. Probablement avant au vu de la facilité avec laquelle il l'a localisé. Hier, dans une autre vie,  cette pensée était absolument insupportable et si elle avait repéré  l'agent de sa surveilleance, elle lui aurait fait regretté d'avoir accepté cette mission. Depuis qu'elle a repris conscience dans ce miasme, elle a réalisé que les mercenaires américains ont eux aussi une épée de damocles au dessus de la tete. Il s'agit simplement pour elle de rester à peu près entière, le plus longtemps possible. Qu'il la sorte de là n'est pas le problème. C'est surtout le Quand. Et ce qui se dessine de l'homme qui se rapproche d'elle, ce sera plutot Après. Ils étirent son corps entre eux, l'autre la surplombe. Parfaitement satisfait de lui même. Pleinement conscient qu'il ne va pas tarder à posséder ce corps féminin qui ne veux pas lui.  Il dévie sans mal un coup de pied qu'elle voulait lui donner, attrapant sa cheville au passage, sans la relacher. A nouveau, la façade stoique que Siobhan essayait de toutes ses forces de maintenir, cette indifférence face à  l'inévitable se fracasse et implose. Elle s'entend hurler. Se voit se débattre.  Teste l'humidité de ses larmes sur ses joues crasseuses.

Ils n'entendent pas  le claquement des verrous qui se relèvent. Pas d'avantage que le son du battant de fer qui est repoussé. Le coup de feu se reverbre entre les murs avec une force sauvage. Une fontaine de cervelle et sang l'aspèrge en une ignoble douche chaude.  Pas le temps d'etre malade. Les mains qui la maintenaient s'ouvrent sous le dernier spasme mortel. Elle n'a pas le temps de réfléchir. Elle doit agir.  Elle se place à genoux, tangante. L'homme avait à sa ceinture un couteau dont  qu'elle utilise maladroitement pour se libérer des entraves à ses poignets. Il lui faut retenir un hurlement quand les liens relachent la pression sur les articulations et que le sang circule à nouveau à nouveau jusqu'à ses doigts. Irriguant les os détruits.  De son bras valide, elle essuit une petite partie des déchets organiques qui recouvrent son visage. Libérant ses yeux et sa bouche. Son regard ne quitte pas Neil. Il est dans une rage qui voisine celle des anciens berserkers. Chacun de ses coups a une resonance un peu creuse, un peu vide, celle de poings qui s'écrasent dans une chair sans resistance. Ce qu'il fait subir à son agresseur est proche de l'inhumain. Elle ne parvient pas à lui trouver faute. Il offre un tableau dantesque de sang et de meutrissure. Combien est le sien, combien est celui des autres?  Il s'abat au sol, repoussant loin de lui ce qui reste du corps. Elle devrait en être terrifié, elle n'en ressent qu'un soulagement presque vide de sens tant il emporte tout sur son passage. Ils sont en vie. Cela ne percute pas.

Elle ne realise pas , pas encore , qu'une partie de ce calvaire est terminée. Ce n'est que lorsqu'il s'adresse à elle directement que ses prunelles le voit. Le voit vraiment.  La paume  de sa main est immonde de débris cranien, Siobhan n'y accorde pas un soupire, fermant les yeux quelques instants. - Chut. Tu es à l'heure.   -En ce qui la concerne, il est arrivé parfaitement à l'heure. Le poids de la veste sur ses épaules, la chaleur qui s'en diffuse lui tire des frissons, comme si son corps se souvenait juste maintenant ce qu'était de ne plus être gelé. Elle hoche la tête. -Je peux marcher. - Non, elle n'en est pas totalement certaine. Mais à partir du moment où elle n'est pas blessée, qu'elle est juste contusionnée, les peut être n'ont aucune importance. Elle peut marcher. Ils se relèvent. Tant bien que mal. Et contre sa hanche, quand il la maintient à la taille, elle peut sentir l'humidité trop chaude et trop poisseuse du sang qui s'écoule encore. Il est blessé. Salement. Ce n'est pas le moment de s'en occuper. Pas encore. Remonter les escaliers est bien plus difficile qu'il n'y parait et elle se brasse contre la possibilité de trouver d'autres oppositions. Il n'y a plus que les cadavres qui jonchent les pieces.

Sur le sol de la maison, les pieds nus de Siobhan forment de parfaitement empreintes sanglantes. Chemin rouge qui les suit jusqu'à la voiture de Neil.

Il ne lui vient pas à l'idée de boucler sa ceinture. Peu à peu, son souffle retrouve un semblant de normalité. La sécurité de l'habitacle et de la voiture qui les emmene loin de cette maison des horreurs provoquent rapidement des  frissons qui la secoue sans fin. Siobhan doit se retenir de monter les radiateurs du véhicule à fond.  Une température trop chaude risque de dilater d'avantage ses vaisseaux sanguins. Il n'a pas besoin de saigner plus rapidement. Il passe un rapide coup de téléphone, leur assurant un suivi médical chez lui. Elle a besoin de dire une chose. Au moins une. En fait, il y en a deux. Deux qui en peuvent pas attendre des circonstances favorables.  Siobhan est trop épuisée, trop endolorie pour refléchir à la complexité de leurs rapports. Mais deux faits sont innamovible. La tête à demi tournée vers lui, elle observe son profil. Il n'y a pas un espace de sa peau qui ne soit couvert de sang.

-Merci. Merci d'être venu me chercher. -Au final, il n'avait pas vraiment d'obligations envers elle, sinon des liens qui ont été rompus des années plus tôt. Siobhan avait beau savoir qu'il allait venir, le fait qu'il ait risqué autant en une soirée était bien au delà de ce qu'elle pouvait attendre de lui. - J'ai été conne à la terrasse. T'avoir dit que j'aurais pu te balancer à Baile, c'était... -le mot précis lui échappe et elle n'est pas en état de faire de la sémentique. -   Je te ferais jamais une chose pareille.

Ils n'ont pas le temps pour cela. Pas maintenant. Il saigne encore. La tache humide ne cesse de s'elargir sur son flanc. Elle jette un coup d'oeil à la route, reconnaissant l'autoroute qui va droit vers downtown. Il est hors de question qu'il s'évanouisse au volant et il faut un point de compression sur sa plaie. Une breve inspiration. Ce n'est pas la première fois qu'elle va traiter une blessure par balle. Mais à coté, c'était surtout des égratignures. -je vais retirer ton gilet par balle. J'ai besoin de voir exactement comment tu as été touché -Si elle parait assurée, c'est une facade. Cela lui permet de se concentrer sur quelque chose de concret plutot que ses pensées. Siobhan refuse de reflechir. Sa reponse à tu va bien? sera un automatique : Ca va. Elle est vivante, hors de portée de l ira pour ce soir, ca va. Elle trouve les sangles qui le maintient sur son torse et ses épaules, retirant les gros velcro jusqu'à ce qu'il soit ouvert. Essayant de déranger le moins possible la conduite de Neil, elle parvient au bout d'agonisante minutes à le laisser tomber à terre.  Soulever la chemise pour voir la béance de la plaie est un d'enfant. Okay. C'est laid, c'est ouvert, ca pulse et ca saigne.  Il y a une chose que toutes les voitures americaines ont en commun, genre une loi non écrite, c'est une cargaison de bouteilles d'eau minérale et des serviettes éponges, l'attrait de la plage probablement  -Si tu sens que tu t'évanouis, tu me le dit, et je prend le volant. Je vais verser de l'eau sur ta blessure. Juste pour la dégager. Après je vais voir comment je peux la compresser.

Elle ne lui laisse pas longtemps pour se préparer mentalement. C'est ca, ou elle n'osera pas le faire. Siobhan verse un filet d'eau sur la plaie, le plus lentement possible pour la netoyer et retirer le plus de particules possible.  Après seulement, en utilisant une serviette qu'elle plie en quatre, elle impose une tension qu'elle sait douloureuse mais indispensable sur l'entaille. Il faut qu'il cesse de perdre du sang. Ou du moins qu'il en perde moins. Si il est encore debout, c'est aucune artère ni organe majeur n'a été touché.  Dire que le teint de Neil a viré au blanc est un euphémisme. Heureusement, ils se garent, mal, dans le parking souterrain d'un immeuble d'appartements. Elle sort d'abord, ayant retrouvé un peu de mobilité, malgré ses  côtes douloureuses. Ne pas penser à son poignée. NE PAS PENSER. Ni à son visage qui ne lui parait être qu'une plaie. Avant de le rejoindre pour qu'il s'extripe à son tour du véhicule.

-Ná faint, Neil. *ne t'évanouis pas* Je  ne pourrais pas te porter. Juste encore un peu!

Rejoindre l'appartement de Neil, elle a beau y reflechir, elle ne sait pas comment ils y sont parvenus. A croire qu'à chaque secondes qui passe, ils sont de plus en plus mal au point. Ce qui n'est au final pas étonnant après la descente d'adrenaline. Quand enfin ils passent la porte, Siobhan pourrait s'écrouler. Mais pas avant de permettre à  son compagnon de  s'affaler à plat dos sur le premier sofa qu'elle trouve.  La station horizontale devrait aider pour la plaie. Peut être. D'avantage de sang est venue la maculer. Celui de Neil s'y est ajouté. Elle n'accorde aucun regard à la décoration ou quoique  ce soit. Une cigarette, un verre, une douche. Dans  cet ordre. Pas tout de suite. Elle revient à la tête du sofa, et se laisse glisser au sol, le dos contre l'accoudoir, la tête non loin de celle de Neil.


-Encore combien de temps pour ton Charis?
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