Le Deal du moment : -42%
SanDisk Carte Mémoire MicroSDHC Ultra 128 Go + ...
Voir le deal
17.99 €

Partagez
 
 
 

 Je veux le faire pour toi.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
 
Patate Douce
Patate Douce
Féminin MESSAGES : 335
INSCRIPTION : 25/10/2019
ÂGE : 27
RÉGION : Basse-Normandie
CRÉDITS : idk

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t3396-patate-douce#72133 https://www.letempsdunrp.com/t3992-m-petit-secret-grand-probleme-ecoute-moi-sans-reponse#84052
cat

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

https://images2.imgbox.com/dd/3e/8oKxK8Lh_o.gif

Sullyvan
Andrews

J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


Tom Hardy by siren charms on Bazzart
Je reste là. Planté. Piqué. Halluciné. C’est mon Puppy qui vient de parler ? Je le regarde faire. Sa boite de bouffe vers moi. Je passe par toutes les émotions. Est-il conscient de son acte ? Je me racle la gorge, rassemble les miettes de mon égo.  

- S’imposer n’est pas rejeter, Louis. Mais le message est passé. Je te ferais plus chier.  

De la colère. De la peine. De la haine. Je n’aurais jamais cru qu’il serait capable de se rebelle et de me jeter. Dommage que ce soit pour une finalité négative. Etais-je aller trop fort ? Tirer un trait. La séparation va faire mal. Comme un pansement qu’on arrache d’un coup et sans prévenir. Douloureux mais nécessaire.  

- T’as eu plus de couille que moi pour quelqu’un qui ne voulait pas que je le laisse. Merci de me rappeler que je dois m’attacher à personne. Bonne soirée.  

Je le regarde une dernière fois. Je ne pensais pas que ce petit être pourrait ressentir de la colère un jour. Et encore moins quand c’est moi qui passe mon temps à l’embrasser. Ça aussi, ça fait mal. Voilà pourquoi, je ne me lie avec personne. Un jour, ça foire. Je suis en train de me victimiser et je le déteste encore plus. Je n’insiste pas. Son regard est déterminé, sa position, prêt à remettre une couche. Je ne prends pas sa bouffe. Manquerait plus que ça. C’était avec lui ou rien.  

Je ne me fais même pas semblant de cacher où je vis et prends l’ascenseur aussitôt. Je fais les cent pas avec un verre de whisky à la main. Besoin d’être lucide. Je devrais être lucide. Il n’est plus une cible. C’est le plus important. Mais je suis là, tremblant, fumant mon poison comme un camé. Je ressasse la scène. J’ai pourtant fait un pas vers lui. Et le verdict descend dans le bide : il m’a fissuré le cœur.  

Je dois positiver. Il a grandi. Il m’a fait face. Je ne vais pas lui courir après. On sera des collègues. Et c’est très bien. C’est ce que je me répète. Ça m’apprendra d’avoir cru être différent avec lui. Je paie les conséquences. Je ris de nerfs. Si j’avais su que pour l’éjecter de ma Vie, fallait lui choper les boules, je l’aurais fait plus tôt.  

A mesure que la nuit, se drape, je passe à la bouteille. Les souvenirs m’étranglent : son regard, notre rencontre, ses mots, sa fausse fidélité et le Havre. Ça fait mal, plus que j’aurais cru. Colère qui explose, bouteille se fracassant contre le mur. Je me glisse sous la douche. Ferme les yeux. Je vais devoir être professionnel avec lui. Il n’est plus rien. Juste un employé. Je me l’imprime dans ma caboche.  

Putain, les gars, je viens de me faire larguer.   


Je veux le faire pour toi. - Page 9 Y2SMLgu
Revenir en haut Aller en bas
 
Selenaë
Selenaë
Féminin MESSAGES : 3953
INSCRIPTION : 19/09/2017
ÂGE : 26
CRÉDITS : aslaug. (ava)

UNIVERS FÉTICHE : fantasy, science-fi, réel.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t1224-eljos-danser-sous-la-pluie#18 https://www.letempsdunrp.com/t2975-libre-et-assoupi https://www.letempsdunrp.com/t1474-c-est-l-histoire-de-ma-vie https://www.letempsdunrp.com/t1388-dans-mon-monde-a-moi-il-n-y-a-que-des-poneys
Hélo

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

yQwk8kw.png
Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

tumblr_od3gqgYJZy1sgvb9bo2_500.gif


Olivier Dion (c) Eilyam
- S’imposer n’est pas rejeter, Louis. Mais le message est passé. Je te ferais plus chier.  

J'écarquille les yeux quelques secondes, j'ai un doute. Il a bien compris ce que je voulais non ? Il ne peut pas croire que je l'exclue définitivement de ma vie ? Il n'est pas si bête ?

Il sort de la pièce et je reste con, en tenant la porte. Il monte dans l'ascenseur et je continue de le regarder. Putain, lui au moins il ne me fixe pas comme un chiot perdu. Je le regarde encore quand l'ascenseur monte. Monte ? MONTE ? J'écarquille les yeux, mais la connexion ne se fait pas totalement dans mon cerveau.

« Je voulais que tu réfléchisses ce soir, pas que tu m'abandonnes. »

Alors seulement à cet instant je comprends, je l'ai viré de chez moi pour une soirée, il m'a viré de sa vie pour toujours. Putain. Je suis débile. On s'est mal compris. Ce n'est pas la première fois, mais j'ai l'impression que c'est foutu cette fois. Quel débile je fais.

J'ai envie de vomir. Je reste assis face à la porte pendant si longtemps que je finis par me mettre à pleurer. Et je sais que c'est à moi de refaire un pas, mais ça va être dur. Bien trop dur.

Je jette le plat à la poubelle, mais la sauce reste dans la poêle, tant pis, elle ira aussi. Puis je descends les poubelles. En remontant, le groom me tient la porte. Je le salue d'un signe de tête, puis remonte chez moi. Je dois avoir l'air ridicule avec mes yeux rouges. Putain, mais comment ça a pu partir si loin. Il a bien du comprendre mes paroles non ?

Je m'allonge dans mon lit, mais ne parvient pas à dormir. Et qu'est-ce qu'il fait là ? Est-ce qu'il va venir me tuer dans mon sommeil pour être débarrassé ? PUTAIN mais on bosse ensemble. Je vais le voir tous les jours. Il faut que j'aille lui parler maintenant. Avant que ce soit trop tard.

Ascenseur. Montée. Groom.

Le lien se fait dans mon esprit et je descends en courant de chez moi. Je ne passe qu'un jogging pour ne pas être à poil dans les couloirs. Ouf, le groom est encore là, même à trois heures du matin.

« Bonsoir, bonjour peut être ? »
- Bonsoir Monsieur, que puis-je pour vous ?
- J'aurai une question un peu déplacée, mais il me faut savoir, vraiment, c'est une question de vie ou de mort.
- Je vais faire ce qui est dans mon champ des possible, Monsieur.
- Voilà, est-ce que Monsieur Sullyvan Andrews n'habiterai pas ici par hasard ? Tout en haut ?
- Mmh (à cet instant, il semble hésiter, comme s'il pesait son envie de commérer et son devoir de protection de l'immeuble.)
- S'il vous plait !
- Oui, il vit bien au dernier étage, d'ailleurs tout l'immeuble lui appartient.
- Merciiiii »

Je m'élance vers le dernier étage. Ce que je vais pouvoir lui dire, ça c'est une autre paire de manche, mais juste la possibilité de le revoir et de m'expliquer ça change tout.

Une fois devant la porte je me sens con. J'aurai pu chercher sur internet, j'aurai sûrement eu des informations pertinente sans passer par le groom qui va sûrement colporter des rumeurs. Et puis je suis pas habillé. Et il doit dormir à poing fermé, parce que cette histoire ne le remue sûrement pas autant que moi. Je redescends rapidement les deux étages, je prends un papier et un stylo puis je remonte. Et je tambourine à la porte.

« SULLYVAN OUVRE. »

Je vais alerter tout le quartier, mais qui ne tente rien n'a rien.

Puis je m'assois contre le mur et je commence à écrire, au cas où il m'ouvre, je serais là et s'il n'ouvre pas, je glisserai ça sous la porte.

Louis a écrit:
Sullyvan,

Je crois qu'on ne s'est pas compris, je ne te demandais pas de sortir de ma vie,
Juste que tu réfléchisses à la place que tu m'offres,
Je ne suis pas un objet, je te l'ai dit, mais si tu es prêt à me considérer autrement, alors je veux rester à tes côtés, aussi longtemps que possible.
Cesse de faire l'idiot en interprétant mes paroles.

Tu peux bouder, m'ignorer quelques jours, je le comprendrais et je n'interviendrais pas si tel est ton désir,
Mais reviens moi. S'il te plait.

Je t'aime, même si ça te fait vomir.
Louis.

« Putain Sullyvan, ouvre. »

Et je ne cesse de taper à la porte.
Revenir en haut Aller en bas
 
Patate Douce
Patate Douce
Féminin MESSAGES : 335
INSCRIPTION : 25/10/2019
ÂGE : 27
RÉGION : Basse-Normandie
CRÉDITS : idk

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t3396-patate-douce#72133 https://www.letempsdunrp.com/t3992-m-petit-secret-grand-probleme-ecoute-moi-sans-reponse#84052
cat

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

https://images2.imgbox.com/dd/3e/8oKxK8Lh_o.gif

Sullyvan
Andrews

J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


Tom Hardy by siren charms on Bazzart
Qui a foutu son vibro sur ma joue ? Je râle, je grommelle, j’ai mal au crane. Puis, je sursaute. Mon téléphone. Mon assistante. J’ai trente minutes de retard, sur une grosse réunion. Je me lève en trombe et part me laver au froid. Faut que je me réveille, que je sois aussi frais qu’un gardon. Allez mon gars, aujourd’hui, tu vas continuer à dorer tes couilles. J’ai fini minable la veille mais c’est fini. J’ai pris le temps de barricader mon petit organe et maintenant, j’enfile un beau costume. J’ouvre la porte à grande volée, tel un nouvel homme prêt à briser des côtes et je quitte mon appartement.

Le petit mot s’envole, échoue dans le couloir. Et la femme de ménage le prend et le fourre négligemment dans sa poche. Elle râle contre moi, pensant que je laissais mes déchets trainer. Si elle savait toutes les recherches que je fais pour être zéro déchet.

J’arrive avec quarante-cinq minutes de retard au total et je m’excuse platement, me faisant rappeler que cela devenait bien trop récurent. J’avais envie de répondre que ça ne se fera plus vu l’épine du pied qui m’a été ôté. Mais point d’état d’âme, on veut se faire de la thune. Une heure à justifier les chiffres de l’année. Noel arrive bientôt, on doit voter les primes d’intéressement et de participation. J’ai mes requins en face de moi mais je suis le plus gros et j’opte pour donner au moins 2 000 dollars à tous mes employés. C’est la moindre des choses. Ça chouine, je tape du pied. C’est quoi contre les 100 000 qu’ils vont recevoir par mois ? Je les laisse se plaindre encore un peu avant de leur souhaiter de bonnes fêtes.

J’en profite pour aller dire bonjour à toutes les équipes. Des compliments, des tapotements d’épaules, je les laisse me charrier, sauf ceux que je n’aime pas, qui bénéficient juste d’un bonjour faussement amical. Puis vient Puppy .. Louis.

Bonjour Monsieur Dumas, vous avez mauvaise mine, pensez à prendre un rendez-vous au spa. On a un partenariat avec un salon. Entre collègues, ça devrait être sympa.

J’arbore un comportement vraiment détaché, souriant et

P

R

O

F

E

S

S

I

O

N

N

E

L


Je ne devais pas quitter mon objectif : régner sur le monde. Il n’avait fait que me ralentir et me rendre humain. C’était terminé. On voulait la même chose de toute façon. Je continue mon tour et récupère la boite à suggestions. Un petit tas que je lis, une fois dans mon bureau. Visiblement, un thème ressort, les super héros. J’annonce donc, en vidéo qui sera diffusé sur les écrans qu’un de notre partenaire viendra revêtir notre entreprise sous les différentes couleurs de nos héros. Je charge mon assistante de les appeler et d’y mettre le prix. Je décide des cadeaux avec les représentants et rajoute un weekend bien-être pour tout le monde. Maintenant que ça s’est fait. J’allais pouvoir aller trainer sur les réseaux sociaux. Ne me juge pas, je dois me trouver une nana à emmener pour ma famille. Sinon, ils vont encore me faire chier.  


Je veux le faire pour toi. - Page 9 Y2SMLgu
Revenir en haut Aller en bas
 
Selenaë
Selenaë
Féminin MESSAGES : 3953
INSCRIPTION : 19/09/2017
ÂGE : 26
CRÉDITS : aslaug. (ava)

UNIVERS FÉTICHE : fantasy, science-fi, réel.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t1224-eljos-danser-sous-la-pluie#18 https://www.letempsdunrp.com/t2975-libre-et-assoupi https://www.letempsdunrp.com/t1474-c-est-l-histoire-de-ma-vie https://www.letempsdunrp.com/t1388-dans-mon-monde-a-moi-il-n-y-a-que-des-poneys
Hélo

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

obct4Xqs_o.png
Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

tumblr_od3gqgYJZy1sgvb9bo2_500.gif


Olivier Dion (c) Bambi eyes
Je me réveille en sursaut, gelé et avec un mal de dos immonde. Il est cinq heures du matin, j’ai cessé de tambouriner puisqu’il ne répond pas et vu qu’il a l’air de dormir, je glisse le mot sous la porte et fonce me coucher.

Je me réveille un peu plus de deux heures plus tard, mal en point, pour aller bosser, le cœur lourd et l’âme en peine. Cette fois-ci je fais gaffe, j’essaie d’être concentré pour ne pas faire n’importe quoi, mais je ne fais surtout pas de zèle. Je n’ai pas envie qu’il me remarque, pas envie d’être sous les projecteurs. Je fais juste mon taf, rien de plus.

Soudain, je sursaute sous les chuchotements de mes collègues, Mr Andrews fait sa tournée des bureaux. Quand cela cessera donc d’être en proie aux commérages ? Depuis que je suis là, il le fait régulièrement. Il salue tout le temps, fais des vrais sourires à certains, pour les autres on sent qu’il a envie de les trucider, mais c’est sûrement parce que je le connais. Je me force de ne pas le dévorer des yeux, de ne pas m’excuser du regard, j’essaie d’adopter son air professionnel. Sauf qu’il me parle, d’un ton si détaché, si plein d’humour, mais cette joie de vivre n’atteint clairement pas ses yeux.

J’ai envie de pleurer, là tout de suite. Je me retiens – évidemment – et je tire mes lèvres dans un semblant de sourire, qui n’atteint pas mes yeux non plus.  

loui« Bonne idée » lâchai-je sans joie. J’essaie de me rattraper. « Si on organise une sortie avec tous les dev, vous viendrez ? » tentai-je avec un air d’espoir trop flagrant. Après tout, il est développeur lui aussi. « Enfin, vous devez être occupés je suppose. » Silence dans l’open-space, petits rires nerveux de la part d’un employé qui n’arrive pas à se cacher.

Et puis le temps passe, un jour, deux jours, trois jours, quatre jours. Je prends mon mal en patience, je lui ai promis le temps qu’il lui fallait. Je lui ai promis d’attendre, alors je ne fais rien. Je dors mal la nuit, je culpabilise, je m’énerve contre moi-même.

Et le voir, lui, tous les jours, au bureau me rend dingue. Complètement dingue. Il a l’air bien, il semble reposé, presque heureux. Il travaille encore plus et sa boîte grimpe en bourse. Il est grand gagnant de l’histoire.

Au bout de deux semaines de la sorte je n’en peux plus. Je n’ai aucun signe, et savoir que je vis dans le même immeuble que lui me donne la nausée. Alors je vide l’appartement, je démissionne, mais en demandant expressément aux DRH que le patron ne soit pas au courant après tout, qu’est-ce qu’il peut en avoir à faire de ces stupides employés ? J’inspire, j’expire, puis je me barre.

Tant pis, je rentre en France, j’abandonne ce rêve étatsunien et je rentre retrouver ma petite vie triste. Pour ce dernier trajet à New York, je prends un taxi. Qu’il ne soit pas jaune ne m’inquiète pas plus que cela, des nouvelles normes peut être ? Je monte distraitement dedans, concentré sur ce qui m’attend et sur mon cœur brisé. Au bout d’une heure de route, sans le moindre bouchon je commence à me poser des questions. C’est alors qu’un flingue, pointé droit sur moi me fait réaliser. Un taxi c’est jaune. Point barre.

« Tu vas venir avec nous, sans faire le moindre problème, okay mon p’tit gars ? »

Terrifié, je me demande ce qu’il se passe. Est-ce lié à Sullyvan ou est-ce que je n’ai vraiment aucune chance dans ma putain de vie ? De toute manière, Sullyvan n’en a plus rien à foutre de moi, alors je vais juste mourir pour rien. J’accepte mon sort avec étonnement de détachement.  La vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans lui. J’inspire, j’expire, retiens mes larmes et songe à lui. Ses mots, ses caresses, son ton si froid puis si chaleureux, ses sautes d’humeurs, tout, je reprendrais tout. Pourquoi est-ce qu’il a fallu que je sois aussi con et demandeur ? Je ne pouvais pas juste me la fermer ?

Je reste calme et me laisse faire, pendant qu’ils me sortent de la voiture banalisée et qu’ils me prennent mes affaires. Je suis comme apathique, perdu, déjà abandonné pour l’au-delà. Je ne dis rien pendant qu’ils commencent à me frapper, acceptant ces coups, m’effondrant sur place, me recroquevillant sur moi-même. Mais les coups ne s’arrêtent pas et je crie. Enfin, j’entends des hurlements je mets du temps à comprendre que c’est moi. Je crois que je les implore d’arrêter ou d’aller plus vite. Alors ils me bâillonnent et je ferme les yeux, sombrant dans l’inconscience. Soudain, des bras me portent, me touchent, je ne supporte pas ça, je ne vois rien, j’ai mal, je pleure.

« Chut, tout va bien. »

Cette voix m’est inconnue et elle répète ces mots en boucle, je sombre à nouveau. Quand je me réveille, il fait jour, je suis dans un hôpital.

« Ah, il se réveille. Vous avez trouvé son dossier ? Quelque chose ? »

Bruit, effervescence. Je ferme les yeux, la lumière m’aveugle.

« Et vous avez réussi à trouver ce Sullyvan ? Il répète ce nom en boucle. »

Je parle ? Moi ? Ah, maintenant je m’entends, alors je me force à me taire. Pourquoi ne suis-je pas mort ?

« Monsieur, vous pouvez parler ? Nous dire que vous êtes ? »

J’ouvre la bouche et je prononce mon nom « Louis » d’un air que je ne me connais pas.

« On ne comprend rien sans ses dents, tu as entendu quoi toi ?
- Un nom européen non ? L’accent en tout cas m’y fait songer
- Bon ok, je vais aller me renseigner, bon courage. »

Les mots vont trop vite, je suis perdu. Je me rendors sur mon lit. Pourquoi est-ce que je rate tout, même ça ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Patate Douce
Patate Douce
Féminin MESSAGES : 335
INSCRIPTION : 25/10/2019
ÂGE : 27
RÉGION : Basse-Normandie
CRÉDITS : idk

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t3396-patate-douce#72133 https://www.letempsdunrp.com/t3992-m-petit-secret-grand-probleme-ecoute-moi-sans-reponse#84052
cat

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

https://images2.imgbox.com/dd/3e/8oKxK8Lh_o.gif

Sullyvan
Andrews

J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


Tom Hardy by siren charms on Bazzart
- Je ne sais pas trop ce que vous allez en penser mais le service RH vient de m’appeler. Monsieur Dumas a remis sa démission et ne voulait pas que vous le sachiez.

Je cligne plusieurs fois des yeux, relevant lentement la tête. Trop d’information d’un coup. Je pose délicatement mon stylo en version unique, aussi calmement que possible.

- Bloquez la procédure. Je suppose qu’il nous fait une crise existentielle.

Je dépasse ma secrétaire pour aller vérifier son box... Vide. Je questionne son équipe mais personne ne l’a vue aujourd’hui. Je souffle lentement. Je ne comprends pas. Il m’avait demandé de ne plus l’approcher. Et c’est franchement avec beaucoup de difficulté que je l’avais fait. C’était terrible ces derniers jours. Cette révélation avait arraché la gueule de me dire qu’il me manquait. Il ne fallait pas que mon égo, mais il se faisait une place dans mon quotidien. J’étais toujours en colère qu’il ne m’ait pas accepté ainsi mais je m’étais rassuré en me disant qu’il ne risquait probablement rien. Donc, je ne comprends pas. Mon entreprise n’était-elle pas assez bien pour lui ?

Je retourne à mon bureau, secrétaire retournée à ses occupations. Je ne pouvais pas m’absenter mais je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’il avait peut-être un problème. Je demande à un de mes gars d’effectuer une recherche sur Louis. Juste pour savoir qu’il va bien. Je ne veux pas me dire qu’une tierce personne ait pu faire pression sur lui. Ce n’est en rien, une attention mais une déformation paranoïaque, si on peut dire. Je me prépare aussi, qu’il me dise qu’il a quitté le pays, retourné dans le sien. Rien que d’y penser, me rend amer. Je me tente de me concentrer sur mes comptes-rendus. Moi, qui avait espéré le voir pour Noel. Je me masse les tempes, avant de me remettre à travailler.

Les heures défilent et l’angoisse m’enserre. Comment ça, ils ne peuvent pas le retrouver aisément ? Il est parti depuis quand au juste ? La fin de journée est une catastrophe, je n’arrive à rien. Je fais les cent pas dans mon bureau, attendant ce message ou cet appel qui ne vient.

Je contacte mes gars que lorsqu’une livraison importante doit être reçu. C’est à ça - principalement – que sert ma seconde organisation. Les substances non autorisées transitent pas moi. Je sais que nous deux-trois à vouloir ce royaume. Mais j’ai posé mon cul sur le trône et je ne lâcherais jamais. Je me suis battu pour régner. Sanguinaire, quand il le faut, langue de chienne pour négocier, caméléon pour satisfaire les parties mais il y a toujours les charognards rôdant.

C’est en recevant la vidéo que je sais pourquoi, j’ai toujours refusé d’être avec quelqu’un. Louis entre les mains de ces fils de chiens. Mon sang bouillonne. Encore pris pour cible. Je me repasse la vidéo en boucle. C’est de ma faute. Mon visage s’assombrit. Et j’organise une réunion avec les Passeurs.

- Décortiquez-moi cette vidéo, je veux savoir quand ça s’est passé, qui a commis cette lâcheté, dans quel endroit et où se trouve Puppy.

Chef, quand, allez-vous l’introniser ?

- Dès qu’on l’aura retrouvé et remis sur pied.

- Vous allez le déclarer ?

Je fusille celui qui ose me poser cette question. Si je le déclare, cela signifiera qu’il deviendra officiellement mon … Je ne sais même pas comment le dire. Et donc, remettre en cause mon statut de par mes orientations sexuelles. On n’en est même pas arrivé à ça alors, hors de question.

- Tu veux le faire à ma place ?

Le silence règne parmi les rangs. Et cette question me surprend. Voyaient-ils autre chose que je refuse d'admettre ?

- Retrouvez votre frère, trouvez-moi ces merdes. La Lune va rougir ce soir. Et ne vous arrêtez pas tant que vous ne l’avez pas trouvé.

Haine grandissante. Je savais que j’allais probablement retourner les morts jusqu’à que je le serre dans mes bras. Sa Vie sera parmi nous, désormais. Et cela ne m’enchante absolument pas. L’idée qu’il parte en mission ou tienne une arme, me donne la nausée autant qu’il découvre comment je suis avec les Passeurs. M’enfin, pour le moment, on ne sait pas où il est.


Je veux le faire pour toi. - Page 9 Y2SMLgu
Revenir en haut Aller en bas
 
Selenaë
Selenaë
Féminin MESSAGES : 3953
INSCRIPTION : 19/09/2017
ÂGE : 26
CRÉDITS : aslaug. (ava)

UNIVERS FÉTICHE : fantasy, science-fi, réel.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t1224-eljos-danser-sous-la-pluie#18 https://www.letempsdunrp.com/t2975-libre-et-assoupi https://www.letempsdunrp.com/t1474-c-est-l-histoire-de-ma-vie https://www.letempsdunrp.com/t1388-dans-mon-monde-a-moi-il-n-y-a-que-des-poneys
Hélo

Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

obct4Xqs_o.png
Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

tumblr_od3gqgYJZy1sgvb9bo2_500.gif


Olivier Dion (c) Bambi eyes
Je reste allongé sur mon lit pendant des heures. De trop longues heures, à moitié abruti par les médicaments, à moitié blessé par mon cœur meurtri. Évitant au maximum de parler si je peux l’éviter. Ils m’ont refusé l’accès à un miroir, je pense qu’ils ont raison, je ne veux pas savoir.

Parfois, pendant de longues heures de doute, je me dis que j’aurai préféré mourir. Et puis je songe à Sullyvan et mon cœur se brise encore. Des larmes coulent sans que je m’en rende compte et deux infirmières arrivent pour me rendormir. C’est peut être mieux de rester seul dans un pays sans rêve.

Je soupire, quand je songe à la note qui m’attend. Je n’ai plus grand-chose et l’hôpital américain n’a rien à voir avec les aides françaises. De toute manière je n’ai plus rien sur moi. J’inscris le numéro de mon compte sur un papier et leur demande de me dire ce qu’il reste dessus, puis une autre idée me vient.

J’ose espérer qu’elle est bonne, mais j’ai peur. Peur qu’il me rejette, je crois que cette fois-ci, je n’y survivrai pas, sauf qu’il me faut lui parler. Au moins pour le prévenir. Ou pour entendre sa voix une dernière fois.

Le lendemain ma décision est prise et je commence à me forcer à discuter avec l’infirmière, de toute manière, écrire est encore plus douloureux que parler, alors je n’ai pas trop le choix. J’arrive à ce qu’elle me trouve le numéro de mon ancienne boîte, son empire. Puis elle appelle pour moi, elle appelle le secrétariat et finit par tomber sur la douce secrétaire, celle qui est directement rattachée à Sullyvan. Elle me tend son téléphone.

« Jenny, s’il vous plait, passez-moi Monsieur Andrews, c’est Louis Dumas. »

Ma voix est hachée, rauque, abîmée, mais parler avec l’infirmière lui a redonné un ton compréhensible. Je ne sais pas ce que Jenny comprend, mais elle accepte. Je sais que Sullyvan va me tuer, mais j’ai trop besoin de l’entendre.

« Sully, c’est moi. Viens. » Un sanglot étouffe ma voix. « S’il te plait, pardonne-moi et viens. » Cette fois-ci, les larmes coulent. Je le supplie comme un enfant, il va détester ça, mais l’avoir au téléphone est presque trop beau, trop … trop. Je repousse l’appareil et l’infirmière le récupère. Elle lui donne les indications comme le nom de l’hôpital, ma chambre. Faites qu’il vienne.

Et soudain, la douleur revient, je ressens tous les coups, toute la brutalité. Je ressens ce manque au niveau de ma poitrine. Je ressens tout. Je hurle de douleur et on m’endort de nouveau avec des calmants. Petit à petit, dans mon sommeil, mes larmes se tarissent.

Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Je veux le faire pour toi. - Page 9 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Je veux le faire pour toi.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 9 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
 Sujets similaires
-
» Rose Ecarlate - Forum RPG hentaï [pour public averti]
» Un peu de hentaï pour un ado de 15
» « Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers, la tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard » [Bunsit] /!\ Hentaï

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: