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 Je veux le faire pour toi.

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Patate Douce
Patate Douce
Féminin MESSAGES : 471
INSCRIPTION : 25/10/2019
ÂGE : 28
RÉGION : Basse-Normandie
CRÉDITS : idk

UNIVERS FÉTICHE : Réaliste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Sullyvan
Andrews

J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


Tom Hardy by siren charms on Bazzart
Nous sommes restés deux jours au Havre. Une rangée de toitures avait cédé face aux affres de Mère nature ainsi qu'un volet, je devais donc jouer les bricoleurs avant de quitter mon antre. Ce fut également deux jours où nous étions comportés comme si, la nuit de la Liste de nos confidences, comme je l'appelle, n'avait jamais existé. Mais elle est inscrite dans mon cerveau, gravé dans la pierre, je ne risquais pas de l'oublier. Et si Louis me chauffait trop, je lui ferais bouffer de la lavande par ses orifices. J'étais comme ça depuis, à osciller entre le protéger farouchement ou le dézinguer. Je me sentais comme une IA avec un bug. Comme si, on m'avait envoyé des projectiles de sentiments et que je m'étais noyé dedans.

ET PUTAIN QUE CA ME CASSAIT LES COUILLES.


Donc voilà, j'étais comme ces bonnes femmes et leur chaleur : instable. Mais je serre les dents : il était hors de question que Puppy sache qu'il m'avait touché jusqu'au cœur. Qui sait, comment il allait se comporter après. Non vraiment, c'était un coup à devenir humain et éprouver des émotions plus que nécessaire pour sa minuscule personne. J'ai envie de le frapper de me rendre guimauve comme ça. Alors, comment vous dire que lorsque je l'ai déposé à son nouvel appartement, j'étais heureux.  

Pour une question de sécurité, tu vivras en résidence avec deux portes à franchir. Tout ton appartement a été remis dans le nouveau. L'ancien a été remis en location. Et j'ai payé trois mois d'avance à ton ancien bailleur. Et ici, tu n'auras pas de loyer à verser. Tout est en carton. Tu as deux jours de congé dédiés au déménagement. Ta hiérarchie est prévenue. Si tu as la moindre question, n'hésite pas.  

Comment, j'avais pu me permettre tout cela ? Être chef d'un clan, ouvre tellement de portes et puis, discuter mes ordres, c'est perdre la Vie. Et pour protéger Louis, je devais l'avoir sous mes yeux. Quoi de mieux de vivre dans le même immeuble que moi. Que j'ai racheté, qui plus est, sinon, ce n'est pas drôle. Mais je m'abstiendrais de cette information-là. Je ne veux pas qu'il débarque, à tout bout de champ chez moi. On peut, quand même, dire qu'on vit un peu sous le même toit, non ? Je m'apprête à partir quand je fais demi-tour.  

Voilà le contrat de location, les clés : la porte d'entrée d'en bas ; première et seconde, de chez toi, de la boite aux lettres et de ton garage. Allez, à plus tard.

Je le plante ici, de peur qu'il me pose de vraies questions. Je voulais juste rentrer, descendre une bouteille. Téléphone qui sonne, je lâche un juron soupire puis je décroche.  

Tu veux qu'on se voie, ce soir ? Sans problème, je suis ton homme.  

Ai-je fait exprès de parler assez fort dans ce couloir ? Noooon, absolument pas. Et je prends garde, à me diriger vers la sortie pour prendre les escaliers de sortir pour aller me préparer chez moi.



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Selenaë
Selenaë
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Hélo

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Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

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Olivier Dion (c) Eilyam
Le contrat, les clefs, les explications primitives et il part. Je reste con, debout devant la porte encore ouverte incapable de bouger. Tout est allé trop vite. Depuis deux jours je ne sais plus sur quel pied danser. J'ai envie de le serrer dans mes bras et de lui embrasser le sommet du crâne pour le rassurer, mais en même temps j'ai envie de me terrer dans un trou et me faire oublier.

Comment agir pour qu'il se sente bien ? J'essaie désespérément de trouver la bonne façon de faire mais je crains de ne avoir la bonne carrure, au moins il ne me rejette pas totalement. Je reste dans son lit le soir, nous mangeons ensemble et, de temps en temps, j'ai droit à des moments d'une extrême tendresse. Je vais finir par m'en contenter.

C'est la sonnerie du téléphone qui m'arrache à mes pensées et je me dépêche de fermer la porte, il ne voudrait sûrement pas que je l'écoute. Sauf qu'il parle fort, très fort, trop fort. Je souris intérieurement. Etrangement, malgré mon attachement si fort, je ne rentre pas dans son jeu. Je sais ce qu'il fait, il peut pas me rendre jaloux, je crois vraiment être le seul allé aussi loin. Cela me peine un peu, évidemment, qu'il passe du temps avec d'autres, mais un jour prochain je lui suffirais entièrement. En attendant, je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience.

Une fois la porte définitivement fermée, je visite l'appartement. C'est immense pour moi seul et très bien aménager. Est-ce que cela veut dire qu'il viendra ici de temps en temps ? Ou aurais-je l'honneur de découvrir son chez lui ? En ville je pense qu'il ne voudra pas, alors je vais aménager ici pour qu'il se sente bien. Je ferme les yeux et visualise ses espaces préférés au Havre... je sais ce que je vais faire.

J'ai deux jours pour déménager mais toutes mes affaires sont là, autant en profiter pour décorer mon appartement. Je n'ai pas assez d'argent pour acheter des oeuvres d'arts comme il a chez lui, mais des copies sous verres feront l'affaire. Je prends des plantes aussi et je fais des courses, tout ce qu'il aime (et j'évite de loin le rayon oeuf, par précaution je ne vais plus en manger non plus).

Cinq heures plus tard, mon appartement est beau. Oh, bien moins que son Havre de Paix, mais au moins, il s'y sentira bien.

Deux heures plus tard je tourne en rond. Je n'ai pas son numéro de téléphone, je n'ai aucun moyen de le joindre, je ne connais pas son adresse et je m'ennuie. Je zappe devant la télé, affalé dans mon nouveau et beau canapé. Qu'est-ce que je donnerai cher pour voir son regard découvrant mon nouveau salon. J'ai dépensé tout l'argent qu'il m'avait donné et que j'avais obtenu depuis mon arrivée ici. J'espère qu'il va s'en rendre compte.

Il est maintenant minuit et je comate devant une série débile. Je devrais me résoudre, il ne passera sûrement pas ce soir, mais je tiens bon encore.

Trois heures du matin, je me réveille en sursaut, la télé vient de changer de programme c'est ce qui m'a sorti de ma torpeur. J'éteins et je prends ma couette, les yeux dans le pâté je marche en direction de ce que je crois être mon lit.
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Patate Douce
Patate Douce
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Sullyvan
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J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


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Je ne suis pas gay. Il fallait que je me le prouve. Je n'ai pas emmené de femme dans mon duplex. J'aurais eu la sensation que Puppy m'observait. Et de toute façon, c'était bien rare qu'une femme foule mon sol de ses talons. Tout se mérite avec moi. Même pour un coup d'un putain de ce soir.

Non, cette nuit, je devais me rappeler, que les hommes ne sont pas pour moi. Juste un. Je me douche, sors un suit sur mesure Valentino, mes Richard et une Rolex. Une BMW vrombissante. Ce n'est pas souvent que je pète plus que mon ego mais j'en avais besoin ce soir. J'annonce ma venue dans le club le plus huppé de notre ville.

On m'accueille tel un roi. Je me prête même au jeu des paparazzi. Et je comptais bien ressortir et être photographié avec une nana aussi. Quatre de m'as-tu-vu, à dépenser comme si les billets me brulaient. Je joue, je paris. Je me fais désirer. Je laisse les gens gonfler mon égo. Et pourtant, ma minuscule conscience arrive quand même à penser à l'autre idiot. Je me noie dans l'ivresse. Et c'est un garçon de voiture que je paie triple pour me ramener chez la demoiselle. Je ne sais même pas son prénom. Et je n'en avais tellement rien à foutre. Mais un stade que je n'avais encore jamais dépassé.

Nuit luxueuse, jusqu'à l'aube.


Nous sommes Vendredi. Il est 11h00 et je viens de louper deux réunions. Mais tout va bien. Je sens des lèvres dans mon cou et je dégage le nuisible avec ma paume. Puppy, il est sérieux ?! Je me redresse, prêt à l'engueuler d'être rentré chez moi, les mains vides. Mais je me retrouve face à une sublime asiatique me fixant.

Bonjour ...

- Thé ou café ?

- Aspirine et café bien noir.

Petit cul qui repart dans la cuisine, je suppose. Je regarde autour de moi. J'ai atterri où ? Encore une boite à chaussures, je ne comprends pas comment on peut supporter ça. Son appartement oppresse. Je me lève lentement pour me rhabiller et je tangue légèrement beaucoup vers ce qui ressemble à sa cuisine, l'horreur, une prison. Je m'installe et je lui épargne ma pensée sur la torture de cet endroit. Je laisse l'or noir me réveiller. Infame. En adéquation avec ici.

- Dis-moi ?

- Moi.

Elle roule des yeux. Eh oui petite, j'ai de l'humour quand je pisse de l'alcool. Je retiens mon geste avant de boire pour l'inviter à poursuivre.

- C'est qui Puppy ?

Je recrache aussitôt ma tasse. Elle vient de dire quoi ? Je me gratte les cheveux à la naissance de la nuque. Je ne me rappelle avoir prononcé cette infamie.

- Je ne sais pas trop, pourquoi donc ?

Vil mensonge.

- Tu n'as fait qu'en parler toute la nuit. Donc, je suppose qu'il est important pour toi.

- J'en ai parlé ?

- Oui, et je cite, il a un regard de chiot mais putain, je crois que j'en suis fou.

Ma respiration bloque dans ma poitrine. C'est une caméra cachée.

- On n'a pas couché ensemble ?

- Oh si, très endurant, mais y'a une fois, où tu as joui ce Puppy.

Je me pince l'arête du nez. Mais quelle horreur. Je suis en train de me tabasser mentalement. J'arrête de boire déraisonnablement. Je hausse les épaules parce que j'allais indubitablement m'enfoncer, si je tentais de m'expliquer. Je termine de me remplir la panse et enfile ma veste, prêt à partir quand la demoiselle tend la main. Je la toise. Vraiment ? Je soupire et lui donne des billets. Plus jamais, je sors sans faire gaffe à qui j'ai à faire.

:boude:

Je m'empresse d'aller chez moi pour me laver, m'habiller moins pompeux et surtout bien me brosser les dents. Je pars au boulot, accueilli par une assistante affolée par mon absence. Je prends le temps de me poser à mon bureau et j'ouvre mon agenda, le projetant face à moi. J'avais loupé une réunion avec les actionnaires et celui des graines de Génies. Que des rencontres importantes. Je recale le tout dès la semaine prochaine et demande à ce qu'on livre de quoi satisfaire tout ce petit monde. Je me terre dans mon bureau jusqu'au midi. Et je m'oblige à me mêler à la troupe. Et je me pose au hasard avec nos ingénieurs.

Bah alors boss, on se paie des prostitués ?

- Pardon ?

Il me montre un magasine où je fais la première page avec la fameuse asiatique. C'était obligé. Je l'ai cherché.

- J'avais tellement bu que j'aurais pu devenir mac. Je ne suis pas un exemple à suivre, désolé de vous décevoir.

Elle est douée ?

- Totalement ! Je n'ai aucun regret. Mais je ne savais pas qu'elle était Escort. Je l'ai su en repartant de chez elle. Mais s'il vous plait, ne faites pas comme moi, j'ai fauté.

Je fais rire mes camarades, qui semble être plus laxiste sur mes agissements. Mais mes actionnaires ne vont pas être du même acabit. J'ai joué et j'ai perdu.

- Heureusement que vous n'êtes pas en couple.

Oh putain Puppy ! Je vais prendre le grand soin de l'ignorer toute la journée tiens. L’esquiver va être un bel exercice pour l'éloigner de moi.


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Selenaë
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Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

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Olivier Dion (c) Eilyam
Le réveil sonne et j'ai un goût amer dans la bouche. Il n'est pas là. Pourtant, je repasse dans toutes les pièces de l'appartement en vérifiant. Franchement, pourquoi me laisser dans un appartement aussi grand alors qu'un studio et sa présence me suffit ? J'aurai préféré ne pas être là. Je serre les poings et fonce sous la douche. Il faut que j'arrive à vivre sans lui. Je suis prêt à tout accepter de lui, toutes les femmes, ses lubies, ses allergies et ses aspects noirs, mais pas qu'il m'ignore. Pas qu'il me laisse de côté, ça, c'est le plus dur.

Je me brûle sous l'eau chaude pour tenter de délocaliser la douleur, mais ça ne sert à rien, elle est trop profonde dans ma peau. Je sors de la salle de bain en me traitant d'idiot, ça ne fait même pas 24h et me voilà déjà dans tous mes états, comme une pucelle innocente et profondément amoureuse. Je suis un gamin.

J'arrive au bureau bien trop tôt, en espérant le croiser. Naïf, idiot. Je fais un détour pour passer devant le sien, ridicule, mais il n'est pas là. J'évite sa secrétaire, je sais qu'il détesterait que je lui pose une question et je descends dans l'open space.

Toute la matinée, je code comme un fou, je veux obtenir les meilleurs résultats, l'attirer à moi, au moins pour qu'il me félicite. Seulement, j'ai l'esprit bien trop ailleurs et je fais trois énormes bourdes et je passe deux heures à les corriger. Au moins, il descendra m'engueuler.

« Heeey, vous avez vu la couverture du journal ??? »

Des mains qui se passent du papier, des rires sous capes, du bruits, de la joie. Bref, il est 11h et c'est la pause café. Je reste à ma place, sagement, j'ai encore des putains de bugs à corriger. Bon, c'est de ma faute, mais tout de même, j'ai le droit d'être bougon.

« Shhh, moins fort, t'imagine s'Il t'entend !»

« Rho ça va, il est pas là. »

Levage des yeux vers le ciel, mais j'ai relevé la tête. Le ton sur lequel Peter a parlé m'intrigue. Qui est ce "il" dont le dev parle avec déférence ? En réalité, j'ai bien une idée, mais on va dire que je fais une fixette.

Je croise le regard d'un dev qui sourit, le journal en main.

« Tiens, tu vois ça l'nouveau ? C'est notre boss. »

Ricanement. J'ai envie de regarder partout sauf là où il m'indique, mais je me force. Sullyvan fait les gros plans. Je lis, pour lui faire plaisir, mais j'ai le coeur au bord des lèvres. Je me force à sourire, mais j'y arrive pas.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle. Il n'a pas le droit de se taper une pute ? »

Mon ton est trop sec, j'aurai mieux fait de rire. Pourtant il hausse les épaules en marmonant.

« Rho les français. »

Il a laissé le journal sur mon bureau, j'ai envie de le brûler, mais il va rester là. A me regarder au travers ses yeux de papier, toute la journée. Voilà pourquoi il n'est pas venu hier. Ce n'était pas juste une parole en l'air au téléphone. Il a le droit. Même de faire les gros titres. Il ne m'a rien promis. Et je ne lui ai rien demandé.

Je décide de ne pas prendre de pause à midi, je sais que si je lâche ce putain d'ordinateur je vais aller chialer comme un gosse privé de dessert. Alors je reste, je code, je me perds dans les lignes de mots et de couleur. J'essaie de me sortir les doigts du cul et de ne penser à rien d'autre que ces fichus lignes, mais c'est si dur.

Soudain une main s'abat sur mon épaule. Je sursaute avec la sale impression d'être pris en faute.

« Pourquoi t'as pas mangé avec nous ? Le patron nous a dit de t'intégrer alors viens prendre un café maintenant, tu bosses sans relâche depuis ce matin. »

Il tire ma chaise sans ménagement, je n'ai pas le choix je le suis. Je tente de rigoler, interagir, je me sens de plus en plus familier avec l'anglais américain, faut dire que Sullyvan ne se répète pas et me permet de me perfectionner.

« Comment ça va ? »

Ellen revient à la charge, une dev extraordinaire, qui est là depuis les débuts. Elle semble compatir et me poser sincèrement la question. Je réponds rapidement.

« Non, parce que ça n'a pas l'air d'aller. »

Elle insiste, me pose des questions. Soudain, j'ai un regain d'énergie, une idée... bon ça pourrait être PIRE encore, mais qui ne tente rien n'a rien non ? Puis je me justifierais que c'est de sa faute, qu'ils veulent m'intégrer comme il me l'a demandé.

Je dévie la conversation, essaie de la mener vers là où je veux, prétextant beaucoup de travail, une peur de me confier au travail et l'envie de parler. Jusqu'à la question fatidique :

« Tu veux aller boire une bière pour en parler ce soir ? »

Bingo. Bon maintenant, faut que j'arrive à ce que Sullyvan me voit. Je me rends compte de mes machinations et rougit, ça se trouve, je passerai juste un très bon moment avec Ellen, faut que je me le sorte de la tête.

Rapidement je retourne travailler et me concentre entièrement dans mon boulot. Je ne retourne plus dans le moindre espace commun, je ne passe pas une seule fois devant son bureau, je ne zieute pas la porte avec l'espoir qu'il rentre. Maintenant, j'ai trop peur qu'il sache que je vois quelqu'un ce soir, même si ce n'est que pour boire une bière. Et s'il pensait que... Non. Stop. Louis, stop.

Pourtant, quand je sors de l'open space, j'espère le croiser. Putain, ya rien qui va bien chez moi. Comment je peux l'aimer autant que je me pisse de peur ? J'inspire, j'expire. Il n'est pas là, je ne le chercherai pas. J'avance, droit devant moi, sans regarder autour. Et forcééément, je me prends sa secrétaire en plein dans la tronche. Tu sais comme dans les films là, ses papiers qui volent, son café qui s'étale sur la moquette. La boulette totale.

« Oh je suis vraiment vraiment désolé, qu'est-ce que je peux faire ? »

Je me mets en quatre pour rattraper les papiers.

« Vous pourriez monter le café du patron pendant que je vais enfiler autre chose ? » demande-t-elle aimablement.

Le « non » sort plus vite que je ne réfléchis. Je suis horrifié de la tournure de la conversation, elle va croire que je dénigre son travail ou que je suis mal élevé, ou que.. merde, je rêverai de monter dans son bureau, mais juste pas aujourd'hui. Et voilà, il a suffit que je pense à son bureau pour m'y imaginer avec lui. Seuls, nus. NON. Si ? Pourquoi pas ? Non, il ne veut pas. Je dois m'en convaincre, pas ici, trop.

« Désolé, j'ai un rendez-vous avec une fille en fait, et je la fais déjà attendre... mais demain je peux ? » Je tente de me justifier.

Elle me regarde avec des yeux ronds. « Demain ? Mais c'est maintenant que j'ai besoin d'aide, demain je... mais vous allez bien ? Vous comptez me refaire tomber demain ? »

La conversation est surréaliste. « Mais demain vous serez peut être occupée et puis vous avez trop de choses à faire pour juste lui servir un café, promis demain je viendrai, mais là maintenant, je ne peux pas. Je ne peux juste pas. »

Je m'enfuis en courant tel un lâche. Putain, elle va sûrement lui faire part de cette rencontre insolite. J'ai l'air un débile, le seul à courir mais j'ai juste besoin de m'éloigner.

Ellen a écrit:
Toujours bon pour la bière à 8pm ?

Je réponds rapidement et monte dans mon nouveau chez moi prendre une douche. J'y reste jusqu'à la dernière seconde, me baignant d'espoir qu'il vienne et que je doive annuler. Ici, tout me fait penser à lui, et autant j'ai pas les couilles de le chercher, autant j'en meurs d'envie. J'ai mal et je veux le revoir. Est-ce normal ?

Une heure plus tard, je discute gaiement avec Ellen autour d'une pinte. En réalité, la vie semble facile quand je ne me pose pas cent mille question sur lui.
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Patate Douce
Patate Douce
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Je me retrouve avec des rapports d’erreur inhabituels. Il se passe quoi ? Ma secrétaire me fait part du comportement étrange de Lui, tout en riant. Un garçon mal réveillé d’après elle. Je ne relève pas, j’étais au bureau, je n’avais pas le temps de me préoccuper de ses enfantillages. Pourquoi suis-je en colère contre lui ? Aucune idée, c’est déjà une excuse en soi. Elle me ramène d’autres rapports. Je le mets de côté.

J’avais été convoqué en urgence par mes actionnaires. Visiblement, les parties de jambes en l’air avec une catin inquiètent les bourses. Maintenant que j’aie vidé les miennes, je me sens lucide.

Je me terre dans mon bureau, je n’avais envie d’affronter et encore moins le regard du chiot. J’allais culpabiliser, gout d’infidélité qui allait exploser en bouche, non vraiment, je m’en passerais. Alors je fais ma réunion, deux heures où je me laisse faire sermonner comme un adolescent, promettant d’être plus discret et de leur envoyer des putes s’ils en ressentaient le besoin. Mais ma boutade n’a fait rire que moi, à priori, soit !

A peine, ai-je raccroché que je me sers aussitôt un whisky et desserre ma cravate. Les billets rassurés, je peux enfin m’atteler à la gestion des données des équipes. Chaque équipe avait un écran où la performance globale et individuelle est challengé. Les commentaires de chacun, les retours clients et tout ce qui me permettait de savoir si les membres avaient – ou non – des difficultés à s’impliquer. Chaque semaine, je me réunissais avec les équipes pour discuter des points bloquants avec eux. Heureusement que ce n’était pas aujourd’hui, j’aurais été bien dans la merde, tiens. Je me masse les tempes.

Je remarque deux équipes en indice rouge dont celle de Louis. Fais chier, j’allais devoir les convoquer, et leur mettre un coup de pression. Je commence par l’autre équipe pour ne pas voir la tête de Louis. Une de nos applications est en panne. Je regarde ma montre : 19h00. Techniquement, il n’y a personne dans les bureaux. Pour la deuxième fois de la journée, je sors du mien. Et le silence me donne raison. Je n’arrive pas à croire. On perd des clients, on prend le risque d’avoir de mauvais commentaire et tout le monde est rentré chez soi. Fais chier putain.

Je retourne à mon bureau et je regarde plus en détails où ça merde. Et je comprends tout est lié avec la seconde équipe. Trois erreurs de Louis, dont une qui merde à nouveau. Des codes en conflits et une surcharge d’utilisateurs qui ne peut être assumé. Et y’a personne qui s’en inquiète. Dix personnes. Pourquoi, je les emploie. Je vais devoir me coltiner tout ça pour refaire marcher le site et je bouillonne. J’envoie un mail aux deux équipes.  

 
Mail aux deux équipes:
 

J’enrage. Je sais que je dois mettre les mains dans le cambouis. Ma boite est mon bébé. J’ai débuté seul alors je dois m’assurer que tout roule, que mon bebe grandit bien. Mais là, il boite et y’a personne pour le réparer. Je remonte mes manches et commence à regarder tous les systèmes. Ils vont m’entendre ces imbéciles. Surtout un. Il est 22h45 quand j’annonce sur les réseaux sociaux que l’application remarche et je réponds à tous les commentaires, encore deux bonnes heures. Je vais me les faire, c’est certain. Je mets les voiles vers minuit et demi.  

Je décide faire un détour dans un bar proposant de la bouffe à emporter. Tintement du carillon pour annoncer ma venue, je me pose sur le socle et commande un burger, des frites et un coca. Il y a encore du monde, je regarde, sans vraiment me poser. Jusqu’à que mon cœur rate un battement. Un brun –le mien- riant aux éclats avec … Oh .. Une collègue … De mieux en mieux. Je crois que je vais lui faire bouffer mon sourire. Je m’apprête à quitter ma position, mais mes yeux croisent ceux de la jeune femme. Ça me calme aussitôt. Je me vois mal lui expliquer pourquoi la jalousie me bousille la raison et que j’ai envie d’éclater la tête de Puppy d’avoir une Vie sociable. Mais non, je suis un homme responsable, personnalité publique. Je vais rester sage. Ma main droite galope sur le bar, attendant ma bouffe. Des images de torture saturent mon esprit. J’étais à deux doigts d’abandonner ma commande quand elle m’arrive enfin. Je paie et une fois sortie, je sors une clope pour la fumer. Me sauver de ce merdier. Reprendre le contrôle avec cette arme nocive et si salvatrice.  

Rentré à la maison. Je n’ai même plus faim. Je fais le cent pas. J’ai envie de lui écrire. De l’insulter. De faire demi-tour, de le frapper. Mais je ne peux pas. Non, ça serait revendiqué une place. Une appartenance. Accepter un attachement, que je refoule.  Je me défoule sur mon sac de frappe pendant une bonne trentaine de minutes. Une douche, des somnifères, une grosse rasade de whisky et je sombre sur le canapé.  

Je me lève à 7h00, pars faire un footing pour me remettre les idées d’équerre et j’arrive à la Tour à 8h00. Je salue tout le monde, accepte les blagues graveleuses, souris à tout le monde, accorde des petites tapes amicales jusqu’à arriver dans la salle de réunion. Je change d’expression. Regard dur, visage fermé. Les dix visages dont celui qui m’a rendu fou.  

Je jette les rapports d’erreur et les pages des commentaires sur les tables. Je bois un café. Et je laisse le silence les étrangler un bon coup. Tables disposées en u, je me mets au milieu.  

- Je vous ai fait venir parce que je me suis cassé le cul à réparer vos merdes. Et oui, je suis capable de baiser des putes et de ramasser la merde que vous laissez dans mon entreprise.  

Je les regarde tous, je n’avais honte de rien. C’était chez moi ici et j’avais tous les droits. J’espérais juste qu’un l’ouvre pour le virer mais personne ne bronche ou ose soutenir mon regard bien trop longtemps.  

- Qui peut faire pareil que moi ? C’est quoi cette putain de conscience professionnel ? Une application qui merde et vous vous cassez chez vous ? Vous allez boire des coups avec vos collègues ? C’est pour ca que je vous ai embauché pour laisser les applications en bug ?! REPONDEZ-MOI !!  

Des non à peine audibles, j’enrage tellement.  

- J’ai mis des heures à tout remettre en route, à écrire un protocole et à lécher le cul de nos usagers parce que c’est grâce à eux que je vous paie. Ne l’oubliez pas. Là, j’ai juste envie de tous vous virer. Je reçois des centaines de cv par jour. Ne vous croyez pas complètement unique. Ceux qui font des erreurs, je vous regarde, j’étudie vos rapports. Continuez de prendre du bon temps alors que vous merdez et je vous promets que vous ne reviendrez pas ici. Me suis-je bien fait comprendre ? Je veux des équipes plus qu’excellentes, je vous paie pour un service de qualité exceptionnel, pour offrir des options uniques, pour créer de la demande.  

Ma main frappe une des tables, faisant sursauter la demoiselle qui est assise à ce niveau-là

- Et certainement pas pour que vous vous cassiez quand rien ne marche ; c’est la dernière fois que vous me faites ce coup - là. Je dois être exemplaire, et je sais que ma vie privée ne doit pas être étaler. Mais, ne vous amusez pas à faire comme moi, nous n’avons pas les mêmes libertés dans cet immeuble. Décevez-moi encore une fois, et vous en rappellerez.  

Je termine ma phrase en fixant Puppy. En soi, il n’avait rien fait de mal mais ma jalousie mal placée m’obligeait à l’avertir indirectement. Cela revenait à dire, trompe-moi encore une fois et je te pete les genoux. Alors que je devrais être content qu’il se fasse des amis.


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Selenaë
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Louis Dumas
J'ai 28 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis developper web et je m'en sors correctement. Sinon, je suis perdu, paumé et accroc à lui.

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Olivier Dion (c) Eilyam
Le bar est sympa, la nourriture est bonne, la bière me fait du bien. Au début, on discute un peu et ça semble naturel, sympa, sauf que je ne me sens pas si bien, il me manque quelque chose, quelqu'un. Trop vite, je ne peux m'empêcher de ressentir son absence et de me poser tant de questions. Qu'est-ce qu'il aurait pris à manger ? Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire ? Ellen le passe la main devant les yeux et je m'excuse, je ne suis pas de bonne compagnie. J'ai tout raté.

« Tu sais, t'es pas obligé de faire semblant, vas-y. »

Je sursaute, surpris. Ou alors elle est particulièrement intuitive ? Je me mord la lèvre, je m'apprête à parler, à me trouver une excuse, quand je me donne une claque mentale.

« Désolée, c'est juste qu'une personne me manque. » soupirai-je, incapable de me retenir.

Elle me presse alors de questions, je réponds tant bien que mal en essayant de ne rien révéler, si jamais une rumeur naissance, il me tuerait. Et ce n'est même pas une image.

« C'est une personne incroyable mais qui n'a pas le droit d'être qui elle veut être réellement. Alors j'ai l'impression de passer au second plan, de n'être qu'un amusement temporaire et c'est dur. Je ne sais pas comment lui dire sans lui faire peur. »

Elle soupire, sourit, me prend la main pour me réconforter... puis se met à me raconter ses histoires d'amour. Elles sont toutes incroyables - comment une seule femme peut-elle avoir aussi peu de chance ? - jamais rien de grave, mais toujours un peu douloureux pour elle. Heureusement, le temps à panser ses blessures et elle est actuellement en couple avec une femme formidable. Je souris sincèrement heureux pour elles, puis je me mets à rire à ses anecdotes.

Les heures passent et on rit franchement, à un moment donné, je fais signe que je vais y aller, quand elle me fait un signe discret.

« Suuuurtout ne te retourne pas, mais le ya le boss. »

Evidemment je me retourne à toute allure pendant qu'elle lève les yeux au ciel, mais je ne vois Sullyvan que de dos, sa démarche raide et un sac de bouffe à la main. Mon coeur se serre. M'a-t-il vu et ignoré ? Voulait-il me laisser cette soirée ? Ou est-il en colère ?

Oh, si seulement je pouvais lui envoyer un message ou venir le voir en personne. Je tremble. Pour me justifier je murmure.

« Il me terrifie. »

Espérons qu'elle soit dupe ! Je n'ai qu'une envie, c'est de courir sous ma couette, elle doit le sentir car elle s'exclame qu'il est tard et nous quittons les lieux ensemble.

Arrivé dans mon luxueux appartement, je cours dans toutes les pièces, il n'est pas là. Je m'en doutais, mais ça fait tout de même très mal. Cette nuit-là, je dors roulé en boule et terriblement mal.

Quand je me réveille, je vois mes cernes de six mètres de long. Putain, Ellen risque de se douter de quelque chose. Indécis, je toque à la porte de la voisine pour voir si elle n'a pas quelque chose pour camouffler ça. Victoire, elle me met de l'anti-cerne, j'ai presque l'air mieux. Il ne me reste plus qu'à faire semblant de sourire.

J'arrive au bureau de bonne heure - mais d'une humeur terriblement mauvaise - et me connecte. Je lis le mail du boss et je panique. Putain, j'aurai du lire avant ! Heureusement que j'étais là bien avant l'heure. Pourtant, je sens mes entrailles se liquéfier, j'ai un très très mauvais pressentiment. J'allume mon appli et je vois que le code va très bien. Bon, quelqu'un a du réparer, ou alors je ne l'avais pas laissé en catastrophe.

Puis, je pars vers le bureau des réunions. Je suis le premier assis. J'inspire et j'expire doucement en comptant jusqu'à mille. Je fais tout pour ne pas songer à lui. Pourtant quand il arrive je suis bien obligé de le regarder.

Qu'il est beau même tout plein de rage. Son visage ne trahit rien, mais je le connais un peu, je sais combien il cache tout. Ce sont ses mains qui le trahissent et sa posture aussi. Pourtant, je suis sûr que personne d'autre que moi ne remarque quoique ce soit. Encore une fois, j'essaie de respirer calmement.

Echec. Ses mots sont si durs, si violent. Je me sens si mal. Mes corps m'interdit le moindre mouvement alors que je rêve d'être six pieds sous terre. Tout est de ma faute. Je me retiens de pleurer, il va me virer, il le sait parfaitement et il me dit clairement. Je ne bronche pas, je le mérite. Mon regard ne dévie pas un instant de ses lèvres qui crachent leur venin, je ne sais donc pas comment les autres réagissent.

- Décevez-moi encore une fois, et vous en rappellerez.  

Pour la première fois, il a planté son regard dans le mien. Et je comprends son avertissement. Je comprends ce qu'il a voulu me dire. J'ai envie d'accepter son deal, de ne rester qu'à sa disposition, dans sa cave même s'il le veut. Sauf que je sais que ce n'est pas bon et que cela ne l'aidera pas. Il mérite mieux qu'un esclave qui a peur de lui.

Une fois sa tirade terminée, tout le monde acquiesce, promet et sort de la pièce. J'ai envie de lui parler, de le retenir, mais il sort le premier, tel un prince. Je mets du temps à me remettre du choc.

Un gars m'apostrophe.

« T'en fais pas l'nouveau, tu sais il est obligé de remettre les pendules à l'heure, mais c'est parce qu'il donne tout pour son entreprise, c'est son premier amour. »  

Ces mots, bien loin de me remonter le moral, me brise encore plus le coeur. Je passe largement après son entreprise. Je le savais, mais ça fait mal de l'entendre dire par un collègue. Pourtant je souris, fait mine de comprendre et me lève à mon tour.

Mes jambes ne me soutiennent plus, putain, j'ai l'air un vieillard qui s'est pissé dessus. Reprends-toi Louis bon sang !

Dans les couloirs, je passe devant un stagiaire, un café à la main. Mais oui ! J'avais promis un café, ça me permettra d'aller le voir et de parler. J'espère que son bureau est insonorisé. Je m'approche de la machine, non, pas un vulgaire café, il lui faut le meilleur. Est-ce que j'ai le temps ? Non, pas vraiment, mais il a tout rattrapé hier, je dois bien faire un effort !

Je sors à toute vitesse et rentre dans le petit café italien du coin de la place. Ils font des cafés fantastiques. J'en prends un, puis je m'approche des pâtisseries. Non, allergie aux oeufs, trop risqué. Je remonte doucement en faisant attention à ne rien renverser puis, je me munie de courage et je toque devant le bureau. J'ai l'impression d'être un gamin de 5 ans convoqué chez l'immense directeur.

Après une autorisation, je rentre, je ferme la porte.

« Je sais tu n'as pas beaucoup de temps et je ne suis pas un stagiaire pour t'apporter un café, mais j'ai renversé ta secrétaire hier alors je lui avais dit que je me rattraperai. Je sais que tu n'as aucune envie de me voir larmoyer alors j'irai vite, je comprends que tu me vires, c'étaient mes trois erreurs hier qui ont induit cette connerie. Je suis vraiment désolé, j'ai cru que j'avais réussi à réparer, mais je n'ai pas du le faire correctement. » Je reprends mon souffle, puis reprend à toute vitesse. « Je suis désolé pour hier, j'ai bu une bière avec Ellen pour cesser de penser à toi, parce que putain, tu me rends accro. Je sais, tu ne veux pas que je te le dise, mais je n'en peux plus, hier avant hier, c'était dur, je ne suis pas ta chose, ton objet distrayant. J'ai compris, tu ne veux pas t'attacher, mais ne me rejette pas, s'il te plaît. »

Les joues rouges, le coeur qui bat vite, le souffle court, j'ai l'air d'un clown. Pitié que personne n'ait rien entendu, pitié qu'il ne me tue pas.


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Patate Douce
Patate Douce
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Sullyvan
Andrews

J'ai 38 ans ans et je vis à New York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis à la tête d'un empire Com' et tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je crois que je suis à mon puppy et les courbes feminines et je le vis plutôt bien.

Tu veux apprendre à me connaître ? Viens donc me chatouiller et tu retiendras mon nom.


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Coup de gueule passé. Puppy liquéfié. Ma journée peut enfin commencer. Je salue mon assistante, devenant bien plus souriant. Elle s’excuse également mais je n’en ai que faire. Elle était juste là pour planifier mon quotidien. Je lui offre même un café et un beignet reçu ce matin pour qu’elle se détende. C’était mon bébé ici, alors je ne permettrais à personne d’enrayer la machine. Même ceux portant un regard de chiot. Je fais le tour de tout l’immeuble pour que tout le monde respire de nouveau.

Je file dans une autre salle afin de mener une réunion de projet avec d’autres équipes. Je les félicite et leur donne une des cartes bancaires de l’entreprise pour se payer le repas de ce midi pour qu’ils se tapent un restaurant. Je peux gueuler quand ils font de la merde mais c’est aussi important de se montrer reconnaissant quand ils excellent. Je quitte la pièce au bout d’une heure et je retourne dans mon bureau pour lire les nouvelles économiques du genre dont la bourse afin de voir à quel moment, je peux racheter des parts. Mais ce n’est visiblement pas aujourd’hui que mes bourses vont grossir, on toque à la porte.

Je soupire et accepte la venue de la personne. Je roule des yeux en découvrant Puppy. Je reprends mon visage fermé pour le torturer encore un peu. La première partie de son blabla, me laisse perplexe. Je baille exagérément parce que je n’en avais tellement rien à branler. Je me lève, saisit le café entre ses mains, avant qu’il dégueulasse ma moquette, cet imbécile. Puis, je pose mon cul sur mon bureau et je sirote. Je hoche la tête, histoire d’avoir l’impression de l’écouter et je m’étouffe quand il reprend son souffle.

Je regarde autour de moi, remarquant les allers et venues devant mon bureau. Il se drogue. Heureusement, la porte est fermée. Il a perdu la tête. Note à moi-même, l’engueuler en privée. Je secoue la tête, complétement dépité. Bon d’accord, ça me faisait plaisir de le mettre dans cet état. Je vide le gobelet, appréciant le goût, ouvre sa main et le pose dessus. Je retourne m’asseoir, lisant mon bulletin du jour, laissant le silence planait entre nous, puis je relève la tête.  

- Monsieur Dumas, vos propos ont été entendus. Mais certains n’ont clairement pas leur place dans ces lieux. Je vous prierais donc de les garder dans votre bouche, de tourner votre langue sept fois ou la foutre dans la bouche de votre collègue, si ça vous aide à retrouver votre clarté. Je vous invite à aller travailler, et justifier votre place parmi nous. Donc demi-tour, tendez le bras, ouvrez la porte, pied gauche, pied droit et bonne journée.  

Je me pince l’arête du nez, et me retient de rire. Un putain de pantin. Qu’est-ce qu’il pouvait m’agacer. J’ai envie de le secouer. Je ne sais pas moi, il ne peut pas me dire de me calmer ? Non, il me laisse faire. Rebelle-toi putain ! Avant qu’il parte, je rajoute :  

- Et je compte sur vous pour me faire à manger chez vous, ce soir, comme vous semblez vouloir avoir besoin de sociabiliser. 20h30 et pas d’œufs, sauf si vous en avez marre de moi.  

Je secoue la tête, encore, il va me tuer ce gosse, il va me tuer. Je décide d’aller manger en extérieur avec des potes et je décline leur invitation pour ce soir, prétextant être occupé avec une donzelle qui attend depuis un moment. En soi, ce n’est pas faux. Quoi que, Louis commence à prendre ses ailes. Je ne sais pas encore si j’apprécie ou non. Si un peu, quand même. Qu’il aille avec d’autres m’évitera d’entendre les conneries qu’il est capable de me dire.  

L’après-midi se passe sans encombre, pas d’erreur ou rien d’impactant, je zyeute nos réseaux sociaux, nos bénéfices. Il va falloir que je pense à préparer les fêtes de fin d’années, louer la décoration mais je n’ai pas encore d'idées de thème et encore moins le repas de Noel, ainsi que les cadeaux qui vont bien. Je demande à ma secrétaire de venir afin de préparer une communication pour demander l’avis à tout le monde. Chacun pourra donner son idée dans une boite ou par mail à une adresse dédiée. Je lui laisse le privilège de gérer ça et de m’informer de l’avancée pour budgétiser tout cela. L’annonce est envoyée par mail et sur les écrans.  

Je rentre chez moi, vers 19h45, j’avais complètement oublié le petit. Je salue les derniers, lui rappelant que je paie que trois heures supplémentaires. Je me lave rapidement, enfile un t-shirt blanc avec un jean noir et des baskets, mon blaser et je me mets en route … Oh putain … J’avais oublié qu’on vivait dans le même immeuble... Sully ! Je quitte l’immeuble avec plus de prudence, faisant un détour pour acheter deux bonnes bouteilles de vin de qualité et un pack de bière pour l’apéro. Je remonte l’air de rien, saluant notre groom malgré tout. Je prie pour qu’il ne fasse pas de boulette si un jour Louis, lui parle.  

Je toque chez Puppy et entre quand il m’y autorise. J’ai tellement l’impression d’être chez moi que je retire mes baskets. Putain Sully, tu vas te faire cramer. Pas de décorations hormis celle que j’ai demandé à mettre. Il ne se sent pas bien ici ou quoi ? Je m’approche prudemment et l’observe, cuisiner.  

- Je ne sais pas ce que tu fais, mais ça sent bon.  

Ma voix est plus adoucie qu’à notre dernière rencontre. Je dépose les deux bouteilles et le pack sur le plan de travail et je reste debout, comme un piquet. Pas chez toi, pas chez toi. Bien que je connaisse par cœur cet appartement. Je me fais violence pour aller sortir les verres à pied. Au lieu, je décapsule deux bières et glisse la seconde dans sa direction.

- Bonne journée ?  

Du moins, as-tu digérer tout ce que j’ai enfoncé dans ton crane aujourd’hui ?  


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Selenaë
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Louis Dumas
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- Monsieur Dumas, vos propos ont été entendus.

Ok, il se fout de ma gueule. Ou alors il ne veut pas de ça ici. Et pour qu’il n’y ait pas de ça ici, il faudrait que je puisse lui parler ailleurs. Je tourne ma langue sept fois dans ma bouche comme il me l’a demandé pour chercher comment je pourrais lui faire comprendre qu’il abuse, mais en réalité je ne dis rien. Je n’ose pas, je n’ose plus.

Je m’énerverai ce soir. Ah. Comme si j’en étais capable. Je redescends avec la tasse vide, j’ai envie de faire un truc con, comme la conserver chez moi en souvenir, alors je la jette vite dans la première poubelle qui me passe devant. Il ne faut absolument pas que je devienne comme ça. Je soupire et me remet au travail.

Le coup de gueule de ce matin a porté ses fruits, il n’y a aucun bruit dans l’open space, à part celui des touches de clavier d’un ordinateur. A toute vitesse en plus. Je me remets efficacement au travail, mais je ne peux m’empêcher de penser à ce soir, qu’est-ce que je vais lui cuisiner ? Je me retiens d’aller voir des recettes sur internet, je suis presque sûre que Sully ait accès à tous les ordis, même si je suis en navigation privé, alors je prends mon mal en patience et code jusqu’à pas d’heure.

A 18h je suis dehors en train de faire les courses. Comment faire pour le surprendre ? Innover ? J’ai limite envie de suivre un cours de cuisine juste pour être sûr que c’est bon. Devant le rayon « Japon » j’entends une conversation qui m’intéresse et je prends les mêmes ingrédients. Quelle idée foireuse.

Arrivé dans l’appartement, je sors mes courses : du riz long, des carottes ainsi que des oignons, du poulet en cube et le fameux golden curry. Apparemment c’est une merveille.

J’émince les carottes et les oignons que je fais revenir avec de l’huile à feu moyen. Pareil pour le poulet. Puis je mets de l’eau et j’attends l’ébullition, à ce moment je couvre et baisse le feu. Au bout de 15 minutes, les aliments sont tendre alors, comme l’indique la recette, je mets les gros carrés de curry. Je mélange sans cesse et ça prend une teinte dorée merveilleuse, c’est beau, ça sent bon. Hey, ce n’est peut-être pas si raté.

Je sursaute quand il toque à la porte. Déjà ? Je n’enlève pas le tablier – quoi, tout grand chef en a un non ? – et je lui dit d’entrer.

« Japonais ce soir, j’espère que tu aimes ? Bon je t’avoue que c’est la première fois que j’essaie. »

Je rougis quand il me demande si j'ai passé une bonne journée.

« Une bonne journée, tu veux dire une bonne engueulade ? Je te rappelle que j'ai failli me pisser dessus ce matin, j'ai eu presque peur de te voir comme ça. Je t'assure, c'est pas bon pour le cardiaque. »

Aucune trace d'ironie dans ma voix.

« Et puis je te rappelle que je ne suis sous tes ordres que dans la boîte, rien d'autre. »

Suis-je réellement en train de le menacer avec une louche en bois recouverte de curry ? Pour dédramatiser la scène, je goute.

« Mmh, c'est super bon. » me léchai-je les babines, puis je décide de jouer.

« Par contre, je ne suis pas sûr que tu le mérites. Après tout, tu t'es moqué de moi. »

Je croise les bras, salissant ainsi mon tablier avec la cuillère au curry. Tant pis. Je tiendrai jusqu'au bout - sachant que ce bout devrait arriver d'ici quelques secondes.
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Patate Douce
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Je le regarde faire son numéro tout en secouant la tête. Ce gamin me dépite. Pourquoi, il est entré dans ma Vie déjà ? J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas du tout. Et cet imbécile se salit en prime. Il reparle de ce matin et je ris doucement. J’espère bien que tu as flippé ton existence. J’allais lui dire que j’ai failli lui éclater le nez hier soir mais je préfère conserver ma jalousie encore un peu plus. Je me contente de siroter ma bière. Donc, il nous fait un plat japonais, je me redresse, prends sa culière et touille sa mixture avant de gouter. Ce n’était pas mauvais, je n’allais pas avoir besoin de commander en rentrant tout à l’heure.

- Donc, si je comprends bien, en dehors de la boite, c’est moi qui suis sous tes ordres ? Tu te prends pour la ménagère du couple ?

Je me rapproche de lui, plonge mon regard dans le sien, je le pousse jusqu’à buter contre le plan de travail, et j’étais bien content d’un plus grand que lui.

- Répète ce que tu viens de dire. Je suis à tes ordres et je ne mérite pas ? Alors que toi et tes petits camarades ont failli foutre en l’air mon business.

Je dépose ma bière, maitrise chacun de mes gestes, et j’attrape ses joues entre mes mains. Me penche jusqu’à son oreille et chuchote :

- Rappelle-toi ce que tu as vu à la première de notre rencontre. Et ose me dire, que je dois t’obéir. Montre-moi comment je dois faire. Parce que je ne vois pas comment m’y prendre. Tu veux qu’on échange les rôles ? Ça va être bien drôle. Tu m’as dit quoi déjà ? Accro à moi. Rends-moi accro à toi.

Même si, c'était déjà le cas mais jamais, je ne lui dirais. Je resserre mon emprise et le regarde à nouveau. Ma voix se fait plus grave.

- Plus jamais, je veux t’entendre prononce ce genre de propos ... dans mon bureau. Plus jamais. Toi et moi, ça n’existe pas sur notre lieu de travail. Sommes-nous d’accord Louis Dumas ? Si tu veux tellement me suivre dans mon quotidien, va falloir porter tes couilles davantage.

Et je les attrape ses gonades et relâche ses joues. Pour qu’il puisse respirer un bon coup quand même. Enfin, qu’il tente.

- Elles ne sont pas en plastique techniquement, alors sers-toi en, avant que tu finisses par les bouffer pour de vrai. Imposes-toi, quand il le faut, si tu ne veux pas que je te rejette.

Je devrais me taire au lieu de l'encourager. Je le relâche et époussette ses épaules, remets la cuillère dans sa main … Il va vraiment se pisser dessus, si je continuais. Ou me faire cramer la cuisine. Elle m’a couté une blinde en plus. Je passe une main dans mes cheveux. Remords quand il me regarde. Il m’énerve ; Et je me sens obligé de calmer le jeu sinon, je vais vraiment lui faire une crise cardiaque. Je bois une gorgée de ma bière pour me donner une excuse, et je l’attrape à la taille, le serrant contre moi et je l’embrasse.

Je n’assumerais jamais totalement. Jamais, je ne pourrais avoir de tels propos comme les siens, bien que j’en pense autant. Il me rendait fou. Parce qu’il ne cessait de s’accrocher. Il restait. J’aurais aimé qu’il sorte avec une nana, qu’il m’oublie, ou qu’on reste en entente cordiale. Mais non, il me fait à bouffer, parce que je ne lui ai pas laissé le choix alors qu’il aurait dû m’envoyer chier.

Deux baisers en guise d’excuse. Me rappelant cette nuit peu chaste où ce futàa lui que je pensais. Et je le déteste pour ça. De me parasiter. D’être jamais trop loin de moi. Il n’était pas prévu. Je devais crever seul, n’avoir aucun moyen de pression. Et il était là. Pour moi. J’embrasse son front.

- J’espère pour toi, que je ne vais pas être malade ou je te bute.

Voilà, là c’est moi ! Je me préfère ainsi, c’est mieux, beaucoup mieux !


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Olivier Dion (c) Eilyam
Alors là, je ne sais plus sur quel pied danser. Il est sérieux ? Ou il rigole ? Je ne comprends pas comment la situation a pu m’échapper autant.

Je m’enferme dans un mutisme choqué, la cuillère la main j’ai l’air ridicule, mais je ne comprends pas ce qu’il attend de moi. Je n’ai aucune envie de mesurer mes paroles, de faire attention à ma façon de me comporter, de devoir dire ou ne pas dire certaines choses. Si j’adore Sullyvan au point qu’il me rende totalement fou, je ne suis pas prêt à accepter n’importe quoi. Même si je me suis dit la chose la nuit dernière tant je devenais fou de ne pas le voir. Le fait de l’avoir en face de moi et qu’il me fasse peur, remet les choses en perspective.

Il me pousse contre le mur et sa voix enivrante me rentre dans le cerveau et tout se brouille. Ces mots sont à double tranchant, je ne saisis pas tout, mais l’intonation est claire. Il me menace puis il me cajole. Je suis toujours immobile. Il attrape mes couilles et, pendant un court instant – bien trop long – j’ai peur de ce qu’il pourrait faire.

mposes-toi, quand il le faut, si tu ne veux pas que je te rejette.

Il est clair, net, précis. Ses paroles sont limpides, message reçu. Pourtant, je suis toujours incapable de réagir, il faudrait. Il le faudrait vraiment avant qu’il pète un câble. J’ouvre la bouche pour dire un truc – n’importe quoi vraiment – sauf qu’il est plus rapide. Et ce sont ses lèvres qui me cueillent. Ces lèvres si dures et si douces. Ces lèvres si contradictoires qui me font m’envoler alors que ses mots me blessent au plus haut point. Je me laisse aller quelques instants. Puis je prends une décision.

« Mais non, tu ne seras pas malade, j’ai fait attention quand même. » Ok, j’ai accroché son papier sur le frigo, pour être sûr, tout le temps.

Je me retourne vers la cuisine, ne plus l’avoir dans mon champ visuel ça aide, pour ce que je vais lui dire. Il ne va pas aimer. J’étains le feu. Puis j’inspire. Je me mets sur la pointe des pieds, attrape un tupperware. J’expire. Sans me déconcentrer, je mets du riz d’un côté, les légumes en sauce de l’autre, la viande au milieu. J’inspire. Je ferme le couvercle. J’expire. Ne pas le regarder serait plus simple, mais ce n’est pas ce qu’il veut. J’expire. J’inspire directement. Je me retourne, plante mon regard – le plus sombre possible – dans ses putains d’yeux magnifiques.

« Tiens, tu mangeras ça chez toi. Je refuse que tu restes là à me parler comme ça, je refuse que tu me traites comme de la merde. Je te l’ai dit, je ne suis pas un jouet. Alors maintenant, tu sors de chez moi. »

Il voulait que je m’impose, il voulait que je le rende accro. C’est quand il n’est pas là que c’est plus dur, alors je lui fais pareil. Après tout, on idéalise toujours mieux quand l’autre n’est pas là. Et puis, si je suis avec lui j’ai envie de l’embrasser et d’oublier. Or, aujourd’hui j’ai eu trop mal au cœur pour le laisser faire. Il veut que je me protège, je le ferai.

« Je ne rigole pas. »

Je m’avance, lui fout le tupperware dans les mains et m’avance pour ouvrir la porte.

« Je ne te raccompagne pas, tu connais le chemin. »

Que c’est dur de rester de marbre, comment il fait putain ? J’ai envie de courir lui sauter dans les bras et lui demander pardon. J’ai envie de me coucher tout contre lui. J’ai envie d’oublier cette putain de journée de merde. J’ai surtout pas envie d’être seul ce soir. Allez Louis, courage.

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