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 Paris d'illusions et de prestidigitations (Steampunk) ~ Thalya8~

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Seolanne
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Paris 1898, la Belle époque, son énergie, son ébullition et ses folies.
L'ambition démesurée d'un Magicien dont le talent se veux égal à celui d'Houdini, âpre rival malgré les océans. Gardant dans sa manche un as roux.


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Seolanne
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Garance
J'ai 241 ans et je suis coincée en France contre ma volonté. Dans la vie, je suis assistante d’un magicien et je m'en sors en faisant abstraction des circonstances. Sinon, grâce à ma ma nature et  à mon caractère, je suis célibataire et je n’ai pas envie que cela change.

Garance est le nom qu’elle s’est choisie depuis qu’il  lui est impossible de Traverser pour rejoindre Titania et la cours des Sidhe dont elle est l’une des nobles. Cela fait près de cinq ans qu’un acte désintéressé auprès d’un mortel égoïste et arrogant lui a couté sa liberté et une partie de ses dons. Son caractère n’en devient que plus caustique et acide à mesure qu’il continue à la maintenir sur cette terre polluée par l'acier


Anastasia  Allsteam, Deviantart


Rentrer à Paris n’était pas son choix et Garance, à cinq  heures du matin, dans la maison de ferme qu’ils occupent depuis plusieurs mois dans la campagne d’Orléanaise le fait parfaitement comprendre. Le solstice d’Hiver est dans cinq nuits et il sait fort bien qu’elle déteste le passer entourée d’autant d’agitations et de mortels autour d’elle. Certes, leur hôtel particulier donne sur les grandes étendues boisées de Vincennes mais ce n’est pas encore suffisant. Elle a l’impression de sentir la puanteur de la capitale lui coller à la peau à chaque pas.

Les malles principales sont pourtant faites et chargées dans les fiacres depuis plusieurs jours et seuls leurs effets personnels seront chargés dans le wagon privé qui les ramènera directement au cœur de Paris, rien de précis n’oblige donc les valets et les femmes de chambres à claquer les lourds volets de bois contre les murs, à monter et descendre les étages dont les marches grincent lourdement. Sinon l’énervement marqué de la fae.  Le train. Elle en grince des dents chaque fois qu’ils empruntent ces bêtes à vapeur. Sa nature sylvestre est oppressée quand elle est ainsi encastrée dans du métal bien qu’elle ait appris à le supporter et nul doute que les clous d’acier qui ornent ses oreilles ainsi que les bracelets d’argent qui cisèlent ses poignets l’aident à tolérer ces corps étrangers autant qu’ils la maintiennent prisonnière. La cuisinière, les yeux encore lourds de sommeil, lui apporte une tasse de lait encore tiède de la vache de l’étable voisine et une tartine d’un pain bien blanc et à la couche de beurre salé bien épaisse. Pourtant, cela ne suffit pas. Elle fait sonner une lourde cloche d’airain dont le tintement résonne dans toute la bâtisse pour alerter un des domestiques d’une corvée sans importance.

Nul doute que le sommeil de Monsieur aussi lourd soit il ne pourra résister à tel assaut. Grand bien lui fasse. Elle sait qu’il est rentré bien plus tard qu’elle. Elle a préféré couper court à ces interminables ronds de jambes qui suivent leurs représentations pendant qu’il ne saurait se passer de ces acclamations sur son talent et l’ingéniosité de ses tours. Et des admiratrices aux yeux de biches qui se pâment à sa proximité. Plus qu’elle ne peut en supporter et tant pis si elle passe pour une provinciale sans tenue aux yeux de ces bourgeois ayant bien trop d’argent et de temps et pas assez de jugeote. Garance a senti les regards curieux et désapprobateurs lorsqu’elle est partie sans prendre congé de la maitresse de maison, celle qui a dépensé tant pour être certaine d’obtenir la dernière soirée du célèbre Magicien. S’assurant que son spectacle soit le clou de la saison et attisant la jalousie féroce des autres matrones. Si elle aurait préféré marcher, il lui a opposé un véto sévère. Sa réputation serait ternie d’une aussi pauvre démonstration. Non. Garance avait dû souffrir qu’un des chauffeur de leur hôtesse la reconduise dans la Sirène Michelin,  monstruosité à quatre roues et au charbon qui fait la fierté  de son geôlier. Il paie aussi pour cette insulte. Mesquine ? La sylve le vit très bien. Elle évite soigneusement pourtant de croiser son chemin à cette heure matinale.

Et à neuf heures quand leur entourage s’apprête à rejoindre la gare la plus proche pour charger le véhicule et les dernières malles, quand les draps sont tirés sur les fournitures, quand les huis sont clos, Garance reste introuvable. Leur train n’est pas privé, il n’est pas Encore assez riche pour ce genre de caprice, à son grand dam, et la locomotive grondnte n’attendra pas plus de dix heures pour s’élancer jusqu’à la capitale, sans compter quelques arrêts selon le tracé. Détails dont elle ne se préoccupe pas. Jugée sur les plus hautes branches d’un grand platane, elle savoure le soleil qui hivernal qui perce entre les frondaisons. Confortablement installée, le dos soutenu par une grosse fourche, elle grignote une poignée de noix qu’elle s’est appropriée dans le garde-manger avant de grimper. Ses gants de dentelles sont rapidement tachés par les coques sans qu’elle ne s’en soucie. Son pied chaussé d’une bottine noire se balance dans le vide, un rayon s’accrochant parfois sur les boutons de perles qui remontent jusqu’à la cheville. Elle aurait dû avoir du mal à se hisser, avec son corset et ses amples jupons, mais c’est comme si l’arbre avait senti sa présence et facilité son ascension.  De là où elle se trouve, elle peut entendre les éclats de voix, les appels. Les notes exaspérées, parfois sucrées selon les intonations et les intentions derrières.

Aller…. . Alller….. Vous allez rater votre train ! Pschit ! Du vent ! Ce ne sera pas aussi facile, elle le sait bien. Ce n’est pas la première fois en cinq qu’elle tente de se soustraire à la vigilance du jeune homme. Et il a toujours trouvé un moyen de la ramener, avec le sourire ou non. Mais le temps leur file entre les doigts, sablier intransigeant. S’ils sont en retard pour ce départ, ils devront attendre le lendemain. L’obligeant à peut-être annuler une représentation. Crime suprême. Et surtout, cela lui donnera enfin l’occasion de se débarrasser de ces bijoux qui sont une présence détestée. Elle croque un cerneau, se reculant contre le tronc, prenant garde à ce que ses cheveux ne la trahissent pas. Resserrant le ruban violine qui maintient sa longue tresse. Une grimace d’inconfort alors que dans son dos, la peau entre ses épaules la tiraille et la démange. Pas vraiment une douleur, plutôt une présence fantomatique et intangible. Garance ferme les yeux, laissant un papillon se poser sur le bout de ses doigts tandis qu’un écureuil vole une noix dans sa besace. Une bonne dizaine de mettre plus bas, elle perçoit les chuintements des automates qui patrouillent le sol à sa recherche en compagnie du reste de la maisonnée.



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Thalya8
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Arthur Villiers
Son nom ? Arthur Villiers. Vous l'avez sans aucun doute déjà entendu. Tout le monde connaît son nom. C'est le "grand magicien", dont les tours impressionnent. Âgé de 35 ans, il vient de Paris mais se déplace de ville en ville dans toute l'Europe pour dévoiler son talent.



Paris d'illusions et de prestidigitations (Steampunk) ~ Thalya8~  Tenor

“Impressionnant, incroyable, spectaculaire ! De la vraie magie sous vos yeux !”



Ambitieux et déterminé, il ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. La gloire et la reconnaissance, c’est ce qu’il recherche. Il aime être applaudi et admiré. Il aime voir les affiches de ses représentations placardées sur tous les murs, avoir les regards tournés vers lui et recevoir les éloges de tous. Il n’est pas narcissique ; mais égocentrique il est, et au plus haut point.



Johnny Depp • dans From Hell
Les applaudissements s'élevèrent dans toute la salle. Les spectateurs se levèrent, l’acclamèrent lui, le seul, le grand magicien. Arthur Villiers se plaça au centre de la scène et tira sa révérence. Un grand sourire de fierté se dessina sur ses lèvres. Il avait atteint des sommets que nul autre n'aurait pu espérer. La gloire, la notoriété, et même la fortune, voilà ce qu'il a réussi à obtenir, au prix de durs efforts, cela va sans dire.

Ce qui vient après la représentation est l'un des meilleurs aspects de son métier. Lorsque le magicien se fraie un chemin parmi cette foule admiratrice. Les compliments et félicitations. L'émerveillement suscité par l'ingéniosité de ses tours. Son moment de gloire. Il était si focalisé sur les éloges que l'on lui faisait qu'il remarqua à peine l'absence de son "assistante", Garance. Mais c'est sans grande importance. Après tout, c'était lui que l'on admirait !

Ce n'est que très tard le soir qu'il rentra dans ses appartements de la campagne proche d'Orléans. Le calme contrastait comme nuit et jour avec l'animation de la ville. Bien qu'il était attiré par toute cette agitation urbaine, Mr Villiers appréciait le silence et la tranquillité. Il pouvait ainsi se reposer de ses représentations, admirer la vue naturelle qui s'offrait à lui. De même, sa demeure parisienne donne sur les bois de Vincennes, dans lesquels il peut se retirer et marcher à sa guise. Demeure qu'il retrouvera pour cet hiver. Dès le lendemain, il quittera Orléans pour rejoindre la capitale, à bord d'un train de première classe. Il ne put certes pas se procurer un train privé, mais il voyagera dans le plus beau compartiment. Il est un magicien de premier ordre, il ne faut pas l'oublier !

La nuit enveloppa la France d'un voile noir, où seule la Lune éclairait le ciel. Tout était silencieux. Il devait peut-être être 1 h, 2 h du matin ? Vêtu de sa chemise de nuit, Mr Villiers sombra dans un profond sommeil...

... sommeil soudain perturbé par le tintement strident d'une cloche. Le magicien se retourna en grognant, et jeta un œil à la pendule posée sur sa table de chevet. 5 h 20 indique-t-elle. Sa mauvaise humeur ne fit que s'accroître davantage. "Qui donc sonne à une heure pareille ?! N'ont-ils vraiment aucune conscience des personnes qui dorment ?!" L'idée qu'une urgence pouvait être la cause de cet appel ne lui traversa nullement l'esprit. Seul son dérangement importait. Cela va de soi, le grand magicien se doit toujours de bien dormir.

Il parvint finalement à se rendormir, pour se réveiller à 8 h, tout en douceur. Il se leva et se prépara pour prendre le train qui le ramènera à Paris. Toutes les valises étaient déjà chargées dans les fiacres depuis plusieurs jours, il ne restait que leurs effets personnels, que les domestiques commençaient d'ores et déjà à embarquer.

A 9 h précises, tout fut fin prêt. Les dernières affaires rangées dans le fiacre. Les appartements fermés. Il était l'heure de partir. Le départ du train était prévu à 9 h 50, il ne fallait donc pas tarder.

Tout était prêt. A une exception près...

Garance. Mr Villiers demanda à ce que l'on aille la chercher, mais elle demeura introuvable. Introuvable, cela est-ce possible ?! Introuvable, alors qu'ils doivent partir au plus vite !

Le magicien ne cachait pas sa colère et sa fureur.

« Cherchez la ! Et dépêchez-vous ! », ordonnait-il aux domestiques. Tous s'exécutaient, redoutant la foudre de son humeur.

Mr Villiers attendait dans le hall d'entrée, les bras croisés et tapant nerveusement du pied. On n'entendait que le bruit régulier de l'horloge qui résonnait. Celle-ci affichait 9 h 02. Les secondes passaient, des secondes encore, et les minutes... 9 h 03, 9 h 04...

Il ne tint plus en place. Il sortit vivement et partit à son tour à la recherche de son assistante. Le temps était compté mais lui filait entre les doigts. S'il n'arrivait pas à temps à la gare, il ne pourrait rejoindre Paris que le lendemain. Et le magicien ne pouvait tolérer un tel manquement. Surtout que sitôt rentré, il devra s'entraîner pour une nouvelle représentation.
[Mais c'est le magicien que les spectateurs attendent, pas l'assistante ; alors pourquoi ne pas la laisser ici et partir ? Ainsi, il serait certain d'atteindre son train. Mais il ne le peut. Oh, ce n'est pas par affection ou tout autre sentiment. C'est parce que, même s'il ne se l'admet pas, il a besoin d'elle.

Il finit par la trouver. Perchée en haut d'un arbre, une jambe qui pend dans le vide. Il s'approcha à grands pas et lui lança, sans autre salutation :

« Garance ! »

Il se plaça juste en-dessous d'elle, et leva la tête pour l'apercevoir. La voir tranquillement installée ne faisait qu'amplifier son humeur. Peu lui importait donc de le mettre en retard ?

« Garance, s'il vous plaît, pourriez-vous descendre de cet arbre ? Il nous faut partir à la gare. Et au plus vite ! »

Il employait un ton moins agressif, mais qui ne masquait cependant pas une certaine impatience.
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Garance
J'ai 241 ans et je suis coincée en France contre ma volonté. Dans la vie, je suis assistante d’un magicien et je m'en sors en faisant abstraction des circonstances. Sinon, grâce à ma ma nature et  à mon caractère, je suis célibataire et je n’ai pas envie que cela change.

Garance est le nom qu’elle s’est choisie depuis qu’il  lui est impossible de Traverser pour rejoindre Titania et la cours des Sidhe dont elle est l’une des nobles. Cela fait près de cinq ans qu’un acte désintéressé auprès d’un mortel égoïste et arrogant lui a couté sa liberté et une partie de ses dons. Son caractère n’en devient que plus caustique et acide à mesure qu’il continue à la maintenir sur cette terre polluée par l


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Les voir s’agiter pendant qu’elle profite du soleil automnal est un délice tout personnel dont la féline n’est pas prête à se passer. Pas encore. Ho, elle se doute bien qu’elle ne pourra rester cacher éternellement. Les éclats de colère qui fusent dans le timbre du Magicien sont des petits morceaux d’arc en ciel qu’elle déguste sans bouder. Le calme ne lui convient pas. Créature de chaos et de caprices. Sa cachette finit par la dévoiler lorsqu’ils lèvent la tête. Et la reaction d’Arthur ne la surprends guère. Là encore, il attend d’elle une obéissance, qu’elle se plie à ce qu’il a décidé. Et non. Elle secoue la tête, dans un signe de négation sans équivoque. Même si il ne peut la percevoir à cet instant. Non. Cela suffit. Il est grand temps de renégocier les termes de leur…. Accord. Le terme grince au fond de sa tête. Elle n’est guère plus qu’un serf.

Est-ce qu’il croyait vraiment que ce serait aussi simple qu’un « Garance, descendez »? Même en y glissant une formule de politesse. Non. La créature rousse n’a pas l’intention de quitter son perchoir pour satisfaire les volontés de Monsieur Villiers ! Elle craque encore une noix. Grignote un cerneau et laisse tomber la coque brune. C’est avec une jubilation certaine que le regard céruléen observe l’enveloppe tomber, rebondir sur une branche, tournoyer à la frange d’une feuille et atterrir sur l’épaule du Magicien. Le fragment boisé reste quelques secondes en équilibre sur la redingote avant que la gravité n’ait raison de lui et que sa course s’achève à terre. Le jeu amuse bien trop Garance. Et bientôt c’est une minuscule avalanche de coquilles de noix qui dégringole des frondaisons. Rebondissant sur les chapeaux souples de ces messieurs et les plumes élégantes qui ornent les coiffes des dames. Avec un petit cri entre l’outrage et l’amusement, les servantes et le reste du personnel reculent vivement pour se mettre à l’abri de cette attaque végétale dont il est rapidement évidement que la cible principale n’est un autre que le Prestidigitateur.

Baissant les yeux sur lui, un plaisir certain l’anime. il peut entendre les notes de son rire qui résonne, attrapé et amplifié par une brise passante, qui se fait presque caressante à son oreille. Même dans l’agacement de ses manières, il conserve une séduction certaine, elle le reconnaît volontiers sans en ressentir les effets personnellement. Elle laisse à toutes les femmes qu’il croise le soin de se pâmer pour un regard de sa part. Un soupire presque mélancolique qui lui échappe. C’est tellement injuste. Une enveloppe délicieuse pour un caractère insupportable, un véritable gâchis ! Garance revoit encore le corps allongé, inconscient du jeune homme lorsqu’elle a posé les yeux sur lui la première fois. Etendu dans la neige, les flocons fondant paresseusement sur lui, l’accident avait du se produire peu de temps auparavant. La fournaise de son véhicule à vapeur lachait encore un panache sifflant et grondant, encastrée dans le tronc d’un arbre. Ce sont les vibrations contrariées de celui-ci qui ont attiré l’attention de la Sylvaine et la curiosité a fait le reste. Elle l’a trouvé beau, ainsi perdu au monde, malgré le filet de sang qu’une estafilade à la tempe laissant sourdre abondamment. La nuit s’annonçait bien froide, trop pour qu’il puisse s’en remettre sans des soins rapides. Et ce n’est pas à l’orée de cette forêt encore mal domptée par l’homme que cela aurait pu se produire. Non. Elle n’avait pu supporter de l’abandonner ainsi. Avec précaution, elle s’était approchée de lui, prête à fuir au moindre mouvement abrupt. Mais ils étaient seuls. Aussi Garance -Elle ne portait pas encore ce nom là-s’était elle agenouillée à ses côtés, et avec délicatesse avait écarté une mèche de cheveux empoissés d’hémoglobine. Quelques mots dans un langage qu’il n’aurait compris, des runes délicates tracées sur sa peau avec sa propre vitae. Le temps s’était suspendu autour d’eux. Après un temps infini, ses grands yeux sombres s’étaient ouverts sur le visage de nacre pâle qui le surplombait. A cet instant, il lui avait semblé d’un charme particulier. Bien plus encore que lorsqu’il était évanoui. Une telle Vie dans ces prunelles enfiévrées. Une grande inspiration rugueuse. Et…

Le claquement sourd de sa bottine contre le tronc d’arbre. Elle n’aime pas se souvenir de la suite de cette nuit et de la manière dont il a scellé les cinq dernières années. Soudain, son amusement a disparu et ses précédents enfantillages l’agacent. Sa voix porte alors qu’elle finit par répondre à son admonestation. -Non, Arthur. Je n’en ai aucune envie. Je vous souhaite un bon retour à Paris. Je vous y rejoindrais sous peu. -Quarante-huit heures, soixante-douze. Pas beaucoup plus. Ils savent tous les deux que les liens qui se sont tissés, forgés ne peuvent lui offrir plus de liberté loin de sa présence. Et elle a beau le maudire de toutes ses forces, elle n’en est pas au point de vouloir mettre en danger son existence. Est-ce qu’il rendrait les armes aussi facilement ? -Vous savez combien vous avez du manquer à Madame Ballandine. - Et avec une pointe de perfidie, elle ajoute- Beaucoup moins à monsieur son époux, j’en prend la gageure. -A vrai dire, elle ignore si ils sont vraiment amants comme le prétend la rumeur du Tout-Paris. Elle refuse catégoriquement de se pencher sur sa vie privée.

Est-ce qu’il serait capable de venir la chercher lui-même ? Non. Elle ne le croit pas. Les domestiques ont déjà démarrés le monstre à charbon qui va conduire Monsieur et Mademoiselle au train. Le conducteur regarde sa montre à gousset, et son chapeau à la main, il s’approche près de son employeur. -Monsieur, il faut partir d’ici cinq minutes au plus tard, sinon il sera trop tard.  Le fiacre est déjà en route depuis 9h30 et à l’heure qu’il est,  il va plus tarder à atteindre la gare. Gaston a ordre de charger les malles sans délais, selon vos instructions de la veille…

Il n’ose insister d’avantage, craignant la réaction ombrageuse du magicien et préfère s’éloigner pour charger le gosier de sa bestiole à roue. Garance fronce le nez devant les parfums ferreux de la vapeur qui montent jusqu’à elle. Quelle puanteur. Elle se penche en se tenant à une branche et de l’autre main, trace un glyphe juste au-dessus du jeune homme. Il lui faut se concentrer bien plus que nécessaire, bien plus qu’il y a cinq ans. Cependant, sa volonté finir par renverser les obstacles invisibles dressés sur le chemin de sa malice. Bientôt, son couvre-chef s’envole dans les airs. Il peut tenter de s’y cramponner mais sa dignité risquerait d’en souffrir à mesure que le vent s’engouffrera en dessous pour qu’il s’élève jusqu’à la rousse qui le récupère et le visse sur sa propre tête. Insolente provocation qui démontre que son humeur s’est déjà éclairée. Et pourquoi se retenir de l’asticoter d’avantage ?  -Vous pensez survivre sans moi et votre chapeau, Monsieur Villiers ?


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Thalya8
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Arthur Villiers
Son nom ? Arthur Villiers. Vous l'avez sans aucun doute déjà entendu. Tout le monde connaît son nom. C'est le "grand magicien", dont les tours impressionnent. Âgé de 35 ans, il vient de Paris mais se déplace de ville en ville dans toute l'Europe pour dévoiler son talent.



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“Impressionnant, incroyable, spectaculaire ! De la vraie magie sous vos yeux !”



Ambitieux et déterminé, il ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. La gloire et la reconnaissance, c’est ce qu’il recherche. Il aime être applaudi et admiré. Il aime voir les affiches de ses représentations placardées sur tous les murs, avoir les regards tournés vers lui et recevoir les éloges de tous. Il n’est pas narcissique ; mais égocentrique il est, et au plus haut point.



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C'en était trop. Sa patience avait des limites. Le magicien ne lâchait pas sa montre des yeux, et suivait l'aiguille faire s'écouler les secondes. A cette allure, ils n'arriveront pas à temps. Mais surtout, ce qui l'insupportait au plus haut point, c'était cet air provocateur et moqueur qu'elle arborait. Comment osait-elle seulement défier le grand magicien ? Se moquer de lui ?! Il lui faisait l'honneur de l'autoriser à l'assister lors de ses représentations, et c'est donc ainsi qu'elle le remerciait ?

Elle refusait de lui obéir, de descendre de ce maudit arbre. Elle n'en avait "aucune envie" ? Elle ne manquait pas d'insolence. Lui non plus, il ne manquerait pas de la remettre à sa place.

Le rejoindre à Paris sous peu ?! En voilà une drôle de proposition. Et comment comptait-elle donc s'y rendre ? En volant ? C'était oublier qu'elle n'en avait plus la capacité. Que sa magie était désormais inefficace. A pied, donc ? Elle n'avait jamais marché aussi longtemps. Elle se fatiguerait bien trop vite et n'arriverait jamais à destination à temps !

S'il fallait employer une tonalité plus sévère, il n'hésiterait pas un instant.

« Sachez que ceci n'est pas une requête, mais un ordre », dit-il en insistant sur ce dernier mot. « D'autant plus que vous n'avez aucun autre moyen que le train ou la marche pour retourner à la capitale, à ce que je sache. Je vous souhaite bien de la chance pour arriver à destination », ajouta-t-il sur un ton narquois.

Le changement de sujet en direction de cette chère Madame Ballandine n'était pas pour arranger son humeur. Il n'était pas sans ignorer les nombreuses rumeurs qui circulaient à ce sujet. On racontait à qui voulait l'entendre que Monsieur Villiers et Madame Ballandine entretenaient des relations plus qu'étroites. Sottise, affirmerait-il. Jamais telle pensée lui aurait même effleuré l'esprit.

« Laissez donc Madame Ballandine et son mari hors de cette conversation ! Ils n'en ont point leur place » répliqua-t-il sèchement.

Ce ne fut pas le moment le plus opportun choisi par le conducteur pour s'adresser au magicien. Ce dernier était d'une humeur exécrable, bien qu'il tentait de retenir sa colère... ce qui s'avérait de plus en plus difficile. Il ne répondit pas au conducteur que celui-ci s'était déjà éloigné, retournant charger les dernières affaires dans le fiacre. Cela valait peut-être mieux pour lui.

Mr Villiers inspira profondément, pour retrouver son calme. Il était exténué par cette discussion inutile.

« Vous voyez bien, chère Garance, que nous sommes en retard. Aussi, pour votre intérêt comme pour le mien, veuillez descendre de cet arbre. »

Mais la jeune femme semblait toujours n'en faire qu'à sa tête.

Le chapeau du magicien s'envola. Mr Villiers ne put le rattraper, au risque de se ridiculiser. Chose qui jamais, oh grand jamais, n'arrivera. Aussi laissa-t-il le chapeau atterrir entre les mains de Garance, qui le plaça sur sa propre tête. Geste insolent, une fois de plus. Et les paroles suivantes ne furent pas moins arrogantes.

"Vous pensez survivre sans moi et votre chapeau, Monsieur Villiers ?"

La goutte qui fit déborder le vase. La phrase de trop. Atteinte à son amour-propre qu'il avait en grande estime. Il ne pouvait tolérer tel comportement un instant de plus. Il prit un air résolu, et dit sur un ton plus calme, tout en réajustant sa veste :

« Très bien. Puisque vous semblez résolue à rester perchée sur cet arbre, je vous laisse. Puissiez-vous trouver votre bonheur parmi les branches et les oiseaux. Oh, vous pouvez garder mon chapeau, je n'en ai point besoin. Peut-être vous servira-t-il à vous protéger du soleil. » Il tourna les talons, et ajouta, d'une voix assez forte pour être entendue : « Espérant que vous puissiez survivre sans moi ! Vous m'en direz tant. »
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J'ai 241 ans et je suis coincée en France contre ma volonté. Dans la vie, je suis assistante d’un magicien et je m'en sors en faisant abstraction des circonstances. Sinon, grâce à ma ma nature et  à mon caractère, je suis célibataire et je n’ai pas envie que cela change.

Garance est le nom qu’elle s’est choisie depuis qu’il  lui est impossible de Traverser pour rejoindre Titania et la cours des Sidhe dont elle est l’une des nobles. Cela fait près de cinq ans qu’un acte désintéressé auprès d’un mortel égoïste et arrogant lui a couté sa liberté et une partie de ses dons. Son caractère n’en devient que plus caustique et acide à mesure qu’il continue à la maintenir sur cette terre polluée par l'homme


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Garance ne joue pas, pas vraiment, pas seulement. Son caractère Seelie fait d’elle une créature inconstante, un peu sauvage, sans discipline. Et, au grand dam du magicien, à l’éducation parisienne défaillante quand elle ne s’impose pas d’y veiller. Ce matin, elle n’a pas envie. Un retour à Paris signifie se retrouver enclavée par beaucoup trop de métaux à son gout, même si Arthur a accepté de faire l’acquisition d’un hotel particulier aux abords de la cascade du bois de Vincennes sur les demandes incessantes de son « assistante ». Peut être aussi parce qu’il a vu sa santé et plus particulièrement les Dons qu’il utilise largement sur scène dépérir si elle était trop loin des bosquets encore sauvages. L’eau vive aide. Lui permet de se retrouver, de se départir un peu de son amertume. Perchée dans son arbre,  la rousse ne donne pas d’indication qu’elle est prête à descendre et la colère de l’Illusionniste est jubilatoire. Jusqu’à un point qui fait tout basculer.

C’est un ordre, intime t’il. C’est un ordre, affirme t’il. Et il l’infuse avec suffisamment de volonté pour que Garance en ressente les effets, directement au creux de son ventre. Comme s’il venait de lancer un fil de pèche dont l’hameçon venait de se planter profondément sous sa peau. Ligne invisible qui les relie et qu’elle ne peut ignorer. Simple dérangement, présence étrangère qui lui rappelle, comme si elle pouvait l’oublier, qu’elle est loin d’être libre, sur ce plan mortel. Ses muscles se tendent, sa mâchoire se crispe. Heureusement, de sa position, les traits de son visage restent dissimuler à l’arrogant. Son souffle se bloque sous la sensation d’inconfort qui la traverse. Il vient de gagner cette manche et il ne le sait pas encore. Plus elle va ignorer cet appel, plus la pression va grandir jusqu’à devenir insupportable. Garance n’en a que trop conscience. Si elle le laisse prendre  ce train sans être à ses cotés, son absence sera intolérable. Pourtant, elle n’en montre rien, pas encore.

Elle le taquine férocement sur ses prétendues maitresses, sur les rumeurs qui délient les langues à son sujet et il deteste cela. Il veut être célèbre pour son talent et son audace, non les dames (ou les hommes à en croire certains) dont il ferait profiter de ses ardeurs. Son Art est sa vie et sa Passion. Son ambition sans limite le fera chuter, elle se l’est souvent promis au cœur de la nuit. Par un jeu de son poignet, un murmure dans une langue que les mortels n’ont jamais entendus, le couvre- chef d’Arthur s’envole. De quoi mettre un peu de baume sur son libre-arbitre contrarié. Alors qu’il se détourne, la donzelle désescalade son arbre avec une agilité qu’une demoiselle de bonne famille désargentée ne devrait posséder. Mais heureusement, dans la domesticité des Villiers, ils sont habituées aux excentricités de cette cousine éloignée que Monsieur emploie par bonté d’âme, charité et sens des liens du sang.  Une brève seconde, les rayons du soleil semblent se réfléchir sur les vitraux enchanteurs d’ailes de papillons translucides attachées aux épaules de la fauvette. Une illusion d’optique de ce début de matinée car déjà il n’y a plus rien. Le chapeau durement gagné perché sur sa tête à un angle insolent, elle rejoint le jeune homme et pose une main délicate sur son avant bras. Les coques de noix grignotées ont irrémédiablement tachées la dentelle de ses gants mais ne devraient abîmer la redingote de ce dernier. Maintenant qu’elle a obéi à l’instruction lacée de pouvoir d’Arthur, l’étau s’est desserré, le lien a disparu.

Son pas se fait jumeau du sien et elle parait bien gracieuse, la bougresse, après cette scène bien trop publique. Sans une protestation, Garance se hisse sur la haute marche du véhicule à vapeur qui s’élance dès que le magicien à pris place. Après son coup d’éclat, ses manières sont bien plus douces, policées. Pourtant, une tension certaine grippe ses membres. Et quand elle contemple la locomotive rutilante à quai qui n’a pas encore quittée la gare, elle manque de se tourner vers Arthur pour lui demander la possibilité d’une autre méthode pour rejoindre la capitale. Un reste d’orgueil, fierté qu’elle a chevillé dans chaque cellule de son corps la rends muette. Avec un long soupire qui sera très perceptible, elle sera la dernière à gagner le compartiment réservé pour le magicien et son assistante. La chambrière, le valet personnel de monsieur, le chauffeur ont rejoint quand à eux les wagons de queue en compagnie des travailleurs qui se rendent dans les villes voisines ou des femmes accompagnées de leurs chaperons en visite sociale.

Ils se retrouvent seuls et c’est avec une certaine raideur des épaules qu’elle vient se poster à la fenêtre, tenant mal en place dans un espace aussi clos. La fumée de la vapeur qui devient de plus en plus épaisse, les grincements des pistons qui se mettent en mouvement avec une lenteur qui augure de la puissance de leur mouvement et la vitesse que la locomotive va bientôt atteindre. Ils rejoindront Paris en quelques heures, là où une calèche leur aurait demandé la journée, si ce n’est une journée et demi. Impossible de faire abstraction du second occupant alors que peu à peu, sur un sifflement strident, les roues s’activent et que le train s’ébranlent vers sa destination. Garance lui devrait des excuses pour son comportement, mais sa langue est collée à son palais. Néanmoins, elle se retourne pour lui faire face. Son eau de toilette est parfaitement perceptible pour la finesse de ses sens, tout comme le soin habituel qu’il accorde à sa tenue. C’est vraiment un spécimen ravissant de l’espèce humaine. -Je suppose que vous devez être ravi de retrouver la capitale. Le carnet des représentations est déjà bien rempli, il me semble. -Sa voix est soigneusement neutre, un ton sans aspérités. Elle finit par ajouter, relevant son regard absinthe vers les prunelles beaucoup plus sombres. -Comment souhaitez vous occuper le temps jusqu’à Paris ? -Dans  cette proposition, un rameau d’olivier. Une concession à son humeur contrariée de l’attitude théâtrale de son « assistante ». Elle retire ses gants et dépose le chapeau masculin sur la banquette au confort très relatif.


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