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 ❝ You're just like an angel. [PV Beloved]

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LIO(nel)
LIO(nel)
Féminin MESSAGES : 381
INSCRIPTION : 06/08/2018
ÂGE : 24
RÉGION : Seine-et-Marne
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UNIVERS FÉTICHE : HP & FMA
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP

Intrigue Principale


I don't care if it hurts
Ça m'est égal si ça fait mal
I want to have control
Je veux avoir le contrôle
I want you to notice
Je veux que tu remarques
When I'm not around
Quand je ne suis pas là
You're so fucking special
Tu es tellement spécial
I wish I was special
Je voudrais être particulier
Deux hommes, dans la trentaine et ayant fais leurs études dans la même université, sont amenés à se revoir à l'occasion d'une soirée d'anciens étudiants à Bridgeport. Echo de leur rencontre puisque, l'un porté art (tatouage) et l'autre architecture, ils s'étaient déjà rencontrés par le biais d'une soirée étudiante.

Après des retrouvailles maladroites, voilà qu'ils s'engagent dans un deal peu commun, afin d'aider l'un à se démêler de l'emprise familiale, et l'autre à se loger gratuitement avec en prime rémunération à la clef. Pile poil ce dont ils ont tous les deux besoins. Un pacte gagnant-gagnant, en somme. Qui oserait dire non ? Et jusqu'où cette petite blague les mènera t-ils ? Seul l'avenir nous le dira.
Mise en situation
BRIDGEPORT AN 20XX,
Tout démarre au cœur du mois d’octobre, par une belle soirée d’automne quelque peu froide. Nous sommes vendredi soir et les larges aiguilles de la pendule qui trône à la gare centrale de Bridgeport pointent dix-huit heures dix. L’heure à laquelle les bureaux se vident des dernières âmes vagabondes ou retardataires, l’heure où le soleil décline sérieusement à l’horizon et où la température chute drastiquement. Pourtant, les arbres qui jonchent l’avenue centrale de la ville, recouverts par leur feuillage doré, ajoutent un petit quelque chose de nostalgique et de presque romanesque au paysage ambiant.

Dans un restaurant où bon nombre de groupes de travail et/ou familles ont l’habitude de se retrouver, une vingtaine d’anciens étudiants de la prestigieuse Université Yale, se sont organisés une petite soirée placée sous le thème des retrouvailles. Trois années se sont écoulées depuis que leurs promotions respectives, toutes appartenant à la même année, mais ayant évoluées dans filières différentes, ont eut la joie de quitter les bancs de l’école pour entamer leur vie d'adulte. Nombreux sont ceux à avoir fait, ou refait leurs vies depuis. Certains en ayant changé de voix, d'autres en se dégotant un métier stable, ou non. Certains mariés, avec hommes, femmes et enfants qui les attendent patiemment chez eux, une poignée divorcés. Et d’autres encore, terriblement seuls, avec pour unique réconfort la bouteille de vieux rhum qui les attend sur le buffet de leur appartement beaucoup trop grand. Sans doute qu’aucun d’eux ne s’était imaginé ainsi si on leur avait posé la question quelques années plus tôt, et pourtant…

Il est dix-neuf heures, les tables du restaurant commencent à se remplir et le volume sonore à l’intérieur de la pièce principale augmente considérablement. Les langues se délient grâce aux alcools qui s’enchaînent sur la table. Tous le monde y va de sa petite anecdote de vie, tous le monde trépigne à l'idée de comparer son parcours à celui des autres. Quelques remarques, grivoises, moralisatrices ou déplacées fusent par moment au fil de la conversation. De quoi réalimenter chaque fois l’entrain général. Et pourtant, dans la cohue générale, deux âmes voisines ne semblent pas tant partager l’excitation commune. Un regard s’échange entre eux, un sourire malhabile pour l’un, une pinte de bière glissée par le second, tout sourire, comme pour mettre le premier au défi.

Ainsi, le jeu tant espéré peut alors s’engager entre eux deux.


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Lee Ji-ho
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, dans le Connecticut (USA). Dans la vie, je suis architecte à la tête de ma propre agence depuis 2 ans et je m'en sors avec les honneurs. Fils de parents médecins, je fais parti de la population aisée du pays. Cependant, à cause de mon caractère et de mon train de vie à cent à l'heure, je suis célibataire et je le vivais plutôt bien jusqu'à présent. Enfin ça, c'était avant toi.


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Un soleil de plomb avait baigné la ville toute la journée. Du genre à vous faire regretter d’avoir ressortit votre veste longue et votre pull esthétique à col haut du fond du placard. Pourtant, je n’étais pas peu satisfait de mes choix vestimentaires lorsque le soir tomba sur Bridgeport, emportant très loin le soleil et ses doux rayons. La journée avait été éprouvante et je m’étais vu dans l’obligation de répondre à tous les appels en détresse de mes employés à l’agence. Entre les nouveaux contrats -que nous ne pouvions pas nous permettre de laisser passer compte tenu des sommes mirobolantes qu’il y avait à gagner à la fin du périple- juteux mais toujours plus nombreux, les emmerdes et erreurs de dernières minutes sur les dossiers qui auraient déjà dû être bouclés, les documents graphiques à finaliser et à valider… Et enfin le stress général qui pesait sur tout le bureau comme une chappe de plomb ardente… Je détestais les fins de mois. Bien évidemment, cela faisait parti du job, tout comme le fait qu'en tant que patron j’étais bien obligé de garder un œil sur tous les chantiers. Pas question qu’une bourde se révèle après avoir signé quoique ce soit. La réputation d’une agence d’architecture ne s’en relève pas toujours, figurez-vous. Même les plus petites erreurs pouvaient vous faire perdre un précieux investisseur.

Remontant mon col en laine par-dessus ma chemise à carreau, j’entrepris de resserrer les pans de mon manteau autour de moi, fendant la foule des passants d’un pas rapide et décidé. Je savais parfaitement où j’allais, puisque c’était moi qui avais émit l’idée du restaurant aux autres lorsqu’ils avaient proposé que l’on se retrouve tous ce soir histoire de se donner signe de vie. De voir comment les autres s’en sortait ; afin de se faire caresser dans le sens du poil, pour le plaisir d’entendre tous ces vieux potes d’université vous tirer leurs chapeaux, vous féliciter pour votre réussite… Il est vrai que si ma situation matrimoniale n’avait pas été aussi inexistante (et c’est le bon terme), sans doute aurais-je été dans cet état d’esprit. Cependant, approchant les 32 ans et n’ayant toujours personne dans ma vie, il n’y avait pas vraiment de quoi se pavaner. J’étais le modèle parfait de ces petits rentiers propres sur eux, comme paraissant sortir du même moule, et dont la réussite professionnelle s’affichait à la une des magazines en tant que « meilleur parti à charmer de l’année ». C’était d’une mièvrerie navrante. Bientôt l’on parlerait davantage de moi pour mon historique sentimental similaire au désert de Gobi, plutôt que pour mon travail. Ce que je pouvais haïr cela.

Et pour ne rien arranger voilà que ma famille, aisée, traditionaliste et accrochée à l’image qu’elle renvoie aux yeux de tous ; semblait désireuse de prendre à bras le corps le problème de l’unique héritier encore célibataire malgré ses trente-ans révolus. Moi qui pensais que mon exil à l’étranger pourrait suffire à m’octroyer un peu de paix sur ce plan-là, je pouvais m’enfoncer le doigt dans l’œil, c’était un beau raté. Leur dernière offensive avait été de prendre le premier avion pour Bridgeport, dans l’espoir de reprendre la situation en main à ma place. Mon père, donnant encore bon nombre de séminaires malgré sa retraite, n’avait pas voulu se mêler de l’affaire. Cependant ma mère, elle, était bien décidée à réorganiser mon agenda en y ajoutant toutes les rencontres arrangées qu’elle pouvait. J’en étais à 12 ce mois-ci, toutes avec des donzelles plus jolies et plus riches les unes que les autres. Des bons partis, asiatiques pour la plupart, que je connaissais depuis l’enfance – cercle restreint de l’élite oblige. Cependant, avec mon travail à plein temps, qui m’obligeait bien souvent à passer mes nuits au bureau et à privilégier mes projets, toutes ces rencontres -aussi nombreuses qu’elles furent- ne menèrent jamais à rien. A peine à plus qu’une coucherie sans lendemain, ou à quelques cafés échangés sur la terrasse d’une enseigne réputée mais auxquels je me rendais toujours avec des dizaines de minutes de retard, si ce n’est plus. Et même si mon célibat ne me pesait pas plus que ça, voilà que mes sœurs – bien trop contentes d’avoir un toit où loger et un pied à terre aux USA – s’étaient ajoutées à l’équation en rejoignant ma mère à Bridgeport. Cependant, si elles passaient le plus clair de leur temps à faire du shopping et à jouer aux parfaites touristes, cela ne les empêchait pas de juger ma vie sentimentale avec la rudesse et le dédain qui les caractérisaient si bien.

Soupirant tout en me défaisant de mon manteau pour le plier autour de mon bras, je fis mon entrée dans le restaurant familial déjà noir de monde. J’adorais l’ambiance bon enfant qui y régnait, même la cohue sonore ne me dérangeait pas, ça me permettait de tromper ma solitude les jours où je venais déjeuner sur le pouce. Avant de retourner au boulot. Un sourire satisfait vint ourler mes lèvres. Je balayais la pièce principale du regard et quelques mains frénétiques me firent signe depuis le fond de la salle avant même qu’une serveuse ait eut le temps de jeter son dévolu sur moi. Bien, un ennui d’évité. Mon sourire s’agrandit, quoiqu’un peu factice. Je pris le temps de serrer toutes les mains et d’embrasser les joues qui se tendirent dans ma direction à mon approche. La table, un regroupement de 3 tables de 12 places organisées les unes à la suite des autres, était déjà couverte par bon nombre d’entrées et de collations. Evidemment, nous nous étions donné rendez-vous à 19h pile et il était déjà 20. « Excusez-moi pour le retard, c’était la course à l’agence. Je suis bien content de revoir vos têtes ! Ça faisait un bail, hein ? » Lançais-je pour seule introduction à mon arrivée. Quelques exclamation faussement outrées ou affirmatives me répondirent, j’hochais la tête pour toute réponse.

Puis, remarquant une place libre en face d’une très jolie demoiselle -tout à fait mon genre- je pris place à la gauche d’un mec à l’allure pour le moins originale. Si la myriade de tatouage qui semblaient couvrir son épiderme et qui transparaissaient en-dessous de ses manches, fut la première chose qui me frappa, ce fut la rencontre de mes onyx avec ses iris d’un bleu turquoise à s'en damner qui fit rater un battement à mon cœur. Il me fallut bien une minute pour que je puisse m’extirper de ma contemplation. « Salut. » Lui jetais-je comme pour atténuer le malaise qui venait de se former entre nous deux.
Prenant place après avoir déposé ma veste sur le dossier de ma chaise, et tirant cette dernière de façon à mettre un peu de distance entre mon voisin et moi-même, afin d’être plus à l’aise, j’échangeais un sourire amical avec la jeune femme en face de moi. Son visage m’était vaguement familier, mais j’aurais été bien en peine d’expliquer pourquoi. Une pinte remplie à ras bords glissa devant moi tandis qu’une serveuse me tendait une carte pour que je puisse choisir mon plat. Je la remerciais tout sourire en repoussant l’objet d’une main : « Merci mais je n’en ai nul besoin. Donnez-moi votre plat du jour, s’il vous plait. » elle esquissa et retourna en cuisine. Alors je pu reporter mon dévolu sur mon voisin, tout en le remerciant pour la bière. Sans doute que les tournées d’alcool seraient divisées à la fin du dîner par le nombre de participant. C’était monnaie courante durant ce genre de soirées au restaurant. Mieux valait consommer un max, c'est à dire plus que tous le monde, afin rentabiliser l’affaire. Et ça tombait bien puisque le lendemain je n’avais rien de prévue -pour une fois- et que je comptais bien noyer mes problèmes familiaux dans l’alcool. Ma main se referma sur ma choppe que je sifflais d’une traite sans demander mon reste. Puis, la repoussant d’une pichenette de l’index vers mon voisin tatoué je lui décochais mon plus beau sourire. « Une autre, s’il te plait. » M’exclamais-je tout en déposant mon coude sur la table et mon visage dans ma main dans une posture à demi décontractée et à demi de défi. J’avais terriblement envie de jouer. Il me fallait un adversaire. Et je doutais que la jeune femme propre sur elle installée en face de moi réussirait à flatter mon égo ni même ma soif. « Ton visage me dis quelque chose… N’aurais-tu pas suivi des cours d’arts à Yale ? » Lui demandais-je comme pour entamer la conversation. « Sympa tout ça (poursuivis-je tout en pianotant des mes doigts sur ma joue, comme pour faire références aux siens, tatoués à l’encre indélébile) t’en as une sacrée collection dis-moi.» La seconde tournée fut répartie entre les participants et je pris soin de savourer mon verre cette fois, les yeux toujours portés sur mon voisin. Quelque chose chez lui m'appelait tout entier, mais je ne me l'expliquait pas. L'instinct, sans doute ?

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Beloved
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Noah Mackenzie
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, USA. Dans la vie, je suis fraichement au chômage et je m'en sors pas vraiment là c'est plutôt la merde. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt comme un soulagement. Non mais sérieux, moi? En couple? Jamais de la vie.

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Dawid Auguscik :copyright:️ angel dust

Chiant... chiant... putain que c'était chiant. Qu'est ce que je foutais là déjà? Ah oui c'est vrai. J'étais venu pour picoler un peu, bouffer et peut être trouver un coin où squatter ce soir. J'avais laissé mes affaires à l'hôtel. Déjà une nuit que je trainais là bas et j'avais intérêt à ce que ça ne s'éternise pas si je ne voulais pas voir mes maigres économies disparaitre. Donc ouais j'étais là, entrain d'écouter tout ces petits cons s'enorgueillir sur leur réussite respectives. On dirait des gosses qui surenchérissait pour savoir qui serait le meilleur. Et ben moi j'ai un super boulot. Oui mais moi j'ai un super boulot et une belle maison. Ouais ben moi j'ai tout ça et en plus une femme canon. Bah moi ma femme canon elle m'a pondu des gamins parfaits qui ont des supers notes dans les écoles de riche où on les a mis. Et nia nia nia... Moi je détonnais clairement au milieu de tout ça. Je n'étais pas marié. Je n'étais pas suicidaire non plus. Je n'avais pas de boulot, longue histoire... Et je n'avais plus de toit, histoire encore plus longue mais directement liée à la première alors j'allais passer les détails.

Une heure déjà que j'étais là, dans ce restaurant à la con où la seule chose d'à peu près agréable était la bière qu'ils servaient. Je picolais plus que je ne mangeais mais au moins ça me permettait de supporter leur conversation chiante. Mais ça ne m'aidait pas à trouver un logement pour ce soir. De toute façon je commençais à me dire que mes chances étaient sacrément compromises pour ce soir. Le gang des connards friqués ne serait certainement pas d'humeur à héberger le clodo tatoué assis à côté d'eux. Pas besoin de demander je le voyais aux regards qu'ils me lançaient. J'avais tenté de draguer la coincée en face de moi. Au moins une nuit à m'envoyer en l'air avec elle me donnerait un peu de répit. Peine perdue, elle était aussi froide qu'un bloc de glace.

Je désespérais donc et me maudissais de m'être foutu dans une merde pareille.

Pourtant à la base tout roulait plutôt bien. J'avais trouvé un travail dans un petit sex shop en centre ville. C'était plutôt fun comme boulot. Je conseillais les gens sur les différents produits. Je draguais aussi en même temps. Quoi de mieux qu'une démo à domicile par le vendeur? C'était ce qui m'avait perdu. La démo je l'avais faite dans l'arrière boutique avec un client. Le patron nous avait surpris. Il n'avait pas vraiment apprécié. Il m'avait viré. Il n'y avait même pas de client dans la boutique, à part celui que je me tapais. C'était pas comme si je manquais vraiment dans le magasin. Mais bon ça ne lui avait pas plu et il m'avait viré. Et comme c'était un ami à lui qui me louais l'appartement où j'étais, je me retrouvais aussi à la rue. Joie...

Je désespérais... une nuit de plus à l'hôtel. Et en prime une soirée de merde passé entouré de cons prétentieux. Bah si j'avais su je serais plutôt aller en boite draguer. J'aurais pu trouver un plan cul plus facilement et j'aurais été hébergé pour la nuit.

Et c'est là qu'il arriva, faisant ressurgir les espoirs que j'avais pour cette soirée. Ou pas... il avait le même look que les autres. Je le fixais... Lee. Putain ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu mais il était toujours aussi canon. Je l'écoutais distraitement s'excuser avant de le regarder venir s'asseoir sur la seule chaise de libre, à côté de moi quelle surprise!! Quand je le disais que je détonnais au milieu de tout ces gens.

Je souris alors que son regard accroché le mien quand il s'installa. Tiens donc... monsieur ne serait peut être pas insensible à mes charmes? C'était une théorie à creuser. Il avait jeté un coup d'oeil à la miss glaçon en face de nous mais je voulais garder espoir. Ce regard qu'il m'avait lancé, c'était quand même quelque chose. J'avais bien vu son trouble et je voulais bien en profiter.

Je laissais la serveur l'emmer... lui donner le menu tandis que je glissais innocemment une pinte vers lui. Non mais il était venu pour profiter, il fallait bien qu'il nous rattrape un peu. Et vu la vitesse à laquelle il la descendait il en avait besoin. J'obéis quand il me demanda un autre verre. J'en pris un pour moi aussi, le buvant plus tranquillement que lui.

« Ton visage me dis quelque chose… N’aurais-tu pas suivi des cours d’arts à Yale ? »

Ah ben voilà ça c'était fait. Moi je me souvenais parfaitement de lui mais la réciproque n'avait pas l'air d'être vraie. Ou alors j'avais beaucoup trop changé pour qu'il me reconnaisse. Il fallait dire qu'à l'époque j'avais un look plus sage. Je n'avais pas tous mes tatouages, ni mes écarteurs. Mais ça restait quand même vexant.

« Sympa tout ça t’en as une sacrée collection dis-moi.»

Je lui souris légèrement, un sourire un brin charmeur comme je savais si bien les faire.

- On était ensemble en cours de dessin à Yale. Noah... et je trouve un peu vexant que tu ne te souviennes pas de moi Lee.

Je le taquinais, comme laissait le voir mon sourire. Je relevais un peu une des manches de mon sweat pour lui montrer davantage de mes tatouages.

- Merci... j'en ai dessiné la plupart.

Je ne voulais pas me faire tatouer n'importe quoi par le premier abruti venu maniant une aiguille.

Je me penchais vers lui, parlant à son oreille avec un air de conspirateur.

- Et si tu ne la remets pas non plus. C'est Mary Sue. Elle a perdu au moins une cinquantaine de kilos d'après mes estimations. Mais ça ne l'a pas rendu plus agréable. Je trouve même que c'est pire.

Je me reculais, souriant toujours.

- Mais parle moi de toi. Tu fais quoi? Tu es comme les autres marié avec des gosses et compagnie?

De toute façon si j'avais une chance ça ne m'arrêterait pas. Il ne serait pas le premier hétéro marié que je convertirais.



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Je fermais les yeux, l’écoutant me répondre tout en beignant mes lèvres distraitement dans ma bière. « Bien sur que je me souviens de toi, sinon je n’aurais pas pu replacer les cours d’arts à Yale, comme unique entrée en matière que j'ai pu trouver, d’ailleurs... Pas très original, je le conçois. » Répliquais-je sur un ton égal mais du tac-au-tac, preuve que je m’étais sentis piqué. Puis comment oublier des yeux comme les siens. Mes iris, sévères, et dans lesquels dansait une lueur d’irritation, allèrent se perdre dans les siens. Mais la vue de son petit sourire en coin balaya presque aussitôt ma mauvaise humeur. Je baissais les yeux vers ses avants bras sur lesquels il venait de retrousser ses manches. C’était beau. Une myriade de dessins différents se mêlaient, recouvrant presque l’intégralité de l’épiderme, et malgré leur caractère hétéroclite il se dégageait du tout une certaine harmonie. C’était un fin travail, que je jugeais de professionnel à la lueur de mes maigres connaissances en la matière.

Reposant mon verre dans la petite flaque d’eau condensée qui s’était formée sur la table, je laissais doucement échapper un sifflotement conquis, admiratif. Honnête aussi, parce que je l’étais vraiment à cet instant.

« Merci... j'en ai dessiné la plupart. » Tout en l’écoutant, mon culot m’assaillit et je ne pu me retenir plus longtemps à l'idée de faire courir le bout de mes doigts humides et froids le long des arabesques bariolant sa peau. C’était doux, et pourtant il n’y avait aucune trace de boursouflure hormis celles des veines qui courraient le long de ses bras, presque aussi musclés que les miens. Si, au premier coup d’œil, je doutais fort qu'il soit du genre sportif, aucun doute n'était possible ; il devait avoir son propre moyen pour les entretenir... Était-ce dû à son attrait artistique ? Dessinait-il beaucoup ? Ou bien était-ce dû à une toute autre raison, beaucoup plus licencieuse celle-ci ?

J’étais entièrement tourné vers ma contemplation lorsque le fameux Noah jugea bon de se pencher à mon oreille. Sa remarque quant à la jeune donzelle installée en face de nous finit de me sortir de ma rêverie avec une stupeur qui s’afficha sans nul doute sur mes traits. L’instant qui suivit, je me reculais un peu sur ma chaise -tout comme il venait de le faire-, le dévisageant comme s’il m’avait susurré la pire des grossièretés à l’oreille. Puis, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, je partis dans un rire tonitruant qui firent se retourner quelques têtes dans notre direction. Je ne pris même pas la peine de m’excuser, levant simplement ma pinte en l’air en direction des quelques curieux qui retournèrent bien vite à leurs discussions ennuyeuses. Tous, à l'exception de notre voisine qui nous jaugeait avec un étonnement et une curiosité difficilement dissimulable. Je lui décochais un sourire avant de me pencher à mon tour vers mon acolyte pour la soirée. « Et bien… Je ne l’aurais sans doute jamais su sans ton aide. Tu as donc l’œil, si je comprends bien…. D’abord moi, puis cette pauvre jeune femme. » Je coulais un regard en direction de celle-ci. « Et détrompes-toi, je suis à peu près sûr que derrière ses airs sévères se cache une bête de sexe. » Je ris un peu à ma propre blague, toujours penché vers Noah comme si nous projetions d’horribles et sombres complots. Et à en croire l’air de plus en plus déconfit que Mary Sue arborait, sans doute que nous dégagions cette impression. Noah, quant à lui, ne semblait toujours pas décidé à se défaire de son sourire, beaucoup trop charmeur pour mes sens d’hétéro invétéré. Alors pourquoi diantre cela réussissait-il à m'électrifier les sens ?

Il me questionna sur ma vie intime et je m’y pliais docilement sans rechigner. Riant même du portrait qu’il dressait de moi. « Alors ça, non ! Ça ne risque pas, ahaha… Cerait-ce donc là l’image que je renvoi ? » M’étonnais-je en jouant les faux offusqués, reprenant un peu de ma bière. Mon pouce gauche alla caresser mon annulaire, à l'endroit même où j'aurais pu porter une alliance si les circonstances avaient été autres. Je me demandais ce que cela produisait d'en porter une constamment. Une fois, alors que j'avais beaucoup bu durant une réunion de chantier banale, j'étais passé devant une bijouterie et m'étais arrêté pour contempler les nombreux anneaux qui y étaient présentés. Tous des alliances, à n'en pas douter. Allez savoir quelle mouche m'avait piqué ce jour là, mais j'étais bel et bien rentré dans le magasin qui puait le fric et les bijoux comptants au minimum 4 chiffres au compteur tarifaire. Et j'avais cédé, demandant à en essayer une, juste pour voir. Je ne l'ai pas gardé bien longtemps ; ça avait été subitement comme si elle m'avait brûlé au moment même où je l'avais passée autour de mon doigt. J'avais fuis la boutique aussi vite que ma prestance ainsi que mon ego me le permettaient, l'air sombre, et bien décidé à ne plus jamais repasser devant l'enseigne. Ce souvenir n'avait rien d'agréable, et pourtant il n'avait de cesse de me tourmenter chaque fois que j'avais le malheur de descendre un peu trop vite mon verre. Était-ce dû à la pression que me faisait subir ma famille à ce sujet ? Peut-être bien, ou alors je faisais un blocage psychologique sur cette putain d'affaire. Il n'y avait pourtant pas de quoi assassiner un cheval ; d'autres célibataires de longue date n'avaient pas succombé à la dépression pour autant. « En fait tu ne l’as pas du tout. Je suis plutôt le petit gars, la trentaine entamée, célibataire depuis… et bien… depuis que j’ai appris le sens du terme coucherie, j’imagine. » Je levais un instant les yeux vers le plafond, réfléchissant à la question tout en essayant de choisir les meilleurs mots pour décrire ma situation. « Hmm, alors tu vois, les gosses et compagnie, j’en semble bien loin encore. » Je pris le soin de reprendre et d’appuyer ses propres dires. Puis, étudiant nos verres beaucoup trop vides à mon goût, je me levais de ma chaise pour pouvoir empoigner la bouteille d’une liqueur forte et fruité, abandonnée au centre de la table. J’attrapais deux verres propres à la volée et en déposait un devant Noah en me réinstallant confortablement à ma place. « A ton tour, maintenant. Femme, enfants ? J’aurais beaucoup de mal à y croire, sans vouloir te vexer, ahah. Non, je t’imagine plutôt artiste intrépide... galeriste, pourquoi pas ? » Voilà que je me prenais à mon tour au jeu, un sourire espiègle au coin des lèvres. Lorsque nos shots furent remplis à ras bord, je pris le sien pour le lui planter entre les doigts et vint faire tinter mon verre contre le sien avec force. « A la tienne, et aux gosses que je n’aurais sans doute jamais. » Lançais-je, mon sourire perdant un peu de sa saveur face à cette demi vérité révélée.

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Noah Mackenzie
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, USA. Dans la vie, je suis fraichement au chômage et je m'en sors pas vraiment là c'est plutôt la merde. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt comme un soulagement. Non mais sérieux, moi? En couple? Jamais de la vie.

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« Bien sur que je me souviens de toi, sinon je n’aurais pas pu replacer les cours d’arts à Yale, comme unique entrée en matière que j'ai pu trouver, d’ailleurs... Pas très original, je le conçois. »

Pas très original non je l'accordais mais ce n'était rien. Il se rattrapait plutôt bien pour le moment. Je le laissais faire sans rien dire, regardant du coin de l'oeil ses doigts retraçant le contour de certains de mes tatouages. Je n'allais pas m'en plaindre, c'était plutôt agréable comme sensation. Un geste, pas si anodin que ça, qu'un hétéro pur et dur n'aurait pas eu envers moi. Alors j'appréciais, gardant espoir quant au reste de la soirée.

« Et bien… Je ne l’aurais sans doute jamais su sans ton aide. Tu as donc l’œil, si je comprends bien…. D’abord moi, puis cette pauvre jeune femme. Et détrompes-toi, je suis à peu près sûr que derrière ses airs sévères se cache une bête de sexe. »

Je ris avec lui à sa remarque, attirant sur nous les regards mi perplexe mi furieux de la dite bête de sexe. Je ne savais pas trop quoi en penser à vrai dire. Il parait que celles qui avaient l'air le plus sévère en apparence étaient souvent les plus sauvages au lit. Mais j'avais du mal à savoir si son air désapprobateur permanent venait de son côté sévère ou de son côté coincé. Peut être l'ancienne petite grosse était elle toujours vierge? Cela se pourrait. Il n'assumait pas d'être devenu un canon. Cela l'effrayait et la poussait à se renfermer sur elle, repoussant les hommes d'un air sévère. De toute façon je ne vérifierais jamais toutes ces théories. J'avais eu quelques femmes dans ma vie mais j'étais beaucoup plus branché queue pour m'attarder sur elle. J'avais un mignon petit asiatique à charmer et ça me branchait plus.

« Alors ça, non ! Ça ne risque pas, ahaha… Cerait-ce donc là l’image que je renvoi ? »

Les deux bières qu'il s'était descendu avaient du faire leur petit effet. Il riait, beaucoup trop facilement de notre conversation. Et moi je continuais de sourire, un peu plus charmeur et charmé à chaque de ses éclats de rire.

C'était cette image oui qu'il renvoyait, la même que celle des autres prétentieux à côté. Celle du mec à qui tout réussissait selon les normes autoritaires de notre société. Qui avait décrété qu'il fallait avoir accompli un certain nombre de choses dans sa vie pour l'avoir "réussi"? Depuis quand notre vie était elle devenu un concours? Il fallait avoir complété sa liste, de la plus brillante des façons et le plus rapidement possible, sinon on était un raté. Je m'en foutais. Je préférais être un raté heureux qu'un bourgeois coincé.

« En fait tu ne l’as pas du tout. Je suis plutôt le petit gars, la trentaine entamée, célibataire depuis… et bien… depuis que j’ai appris le sens du terme coucherie, j’imagine. Hmm, alors tu vois, les gosses et compagnie, j’en semble bien loin encore. »

Mais c'est qu'il devenait vraiment intéressant là... Peut être qu'il avait déjà viré de bord qui sait. Ou alors il était bi. Dans les deux cas moi je pouvais être gagnant. Et s'il n'avait pas complètement franchi le cap encore je voulais bien me proposer de l'y aider.

Je le regardais faire alors qu'il attrapait une bouteille d'alcool plus fort et deux petits verres. Voilà qui était beaucoup mieux. Au moins on ne faisait plus semblant de ne pas être entrain de se saouler, mais en le faisant quand même surtout quand on voyait la vitesse à laquelle il avait descendu son premier verre.

« A ton tour, maintenant. Femme, enfants ? J’aurais beaucoup de mal à y croire, sans vouloir te vexer, ahah. Non, je t’imagine plutôt artiste intrépide... galeriste, pourquoi pas ? A la tienne, et aux gosses que je n’aurais sans doute jamais. »

Je ris en prenant mon verre pour trinquer avec lui.

- A mes gosses que je n'aurais pas non plus. Et à cette soirée qui est enfin devenue intéressante.

Sous entendu, depuis qu'il était venu s'asseoir à côté de moi. Mais je ne doutais pas de lui. Il n'avait pas l'air d'avoir encore assez bu pour ne pas comprendre mon sous entendu.

Je descendis mon verre cul sec, le laissant me suivre. Je remplis nos verres derrière, attendant un peu pour ma part avant d'entamer la seconde tournée. J'ignorais volontairement les regards outrés des coincés un peu plus loin. Oui je les avais insulté indirectement et oui je m'en foutais complètement. Je préférais passer ma soirée en tête à tête avec Lee et ne plus penser à eux.

- La vérité c'est que... les femmes ce n'est pas trop mon délire si tu vois ce que je veux dire.

Et j'étais certain qu'il le voyait parfaitement. Je repris mon verre avant de le descendre aussi rapidement que le premier, l'incitant à faire de même. Oui oui je voulais le saouler pour abuser de lui, où était le mal à ça?

- Sérieux, on est beaucoup trop jeune pour se retrouver déjà coincé avec des gosses et tout. Je veux profiter de ma vie, pas me la pourrir.

Je pouvais sentir les regards noirs me transpercer. Bah oui moi je trouvais qu'ils gâchaient leur vie, chacun son point de vu.


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Lee Ji-ho
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, dans le Connecticut (USA). Dans la vie, je suis architecte à la tête de ma propre agence depuis 2 ans et je m'en sors avec les honneurs. Fils de parents médecins, je fais parti de la population aisée du pays. Cependant, à cause de mon caractère et de mon train de vie à cent à l'heure, je suis célibataire et je le vivais plutôt bien jusqu'à présent. Enfin ça, c'était avant toi.


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« A mes gosses que je n'aurais pas non plus. Et à cette soirée qui est enfin devenue intéressante. »
Je ne pus cacher ma surprise, esquissant un geste de recul vers l'autre bout de ma chaise, comme pour bien souligner mon état déstabilisé. Ce n'était pas tant la première partie de sa phrase qui m'avait étonné, mais plutôt la seconde à vraie dire. D'ordinaire, jétais plutôt habitué à des flatteries mièvres ou fausses, mais surement pas à ce genre de remarques lancées avec autant d'honnêteté aux fond des yeux. Tout du moins j'espérais ne pas me tromper. J'aurais aimé le remercier pour cela, mais j'étais bien trop gêné pour oser dire quoique ce soit, aussi préférais-je me racler la gorge pour tenter de dissimuler mon embarra. Je le regardais descendre son shot, mon propre verre restait un instant en suspens tandis que mes yeux l'étudiaient studieusement. D'ordinaire j'étais plutôt bon pour deviner la véritable nature des gens simplement en les rencontrant une fois. Mais là, pour Noah, je devais bien avouer que je me sentais dépassé par les événements. Je finis néanmoins par boire mon verre, puis j'esquissais un merci doublé d'un sourire complice esquissé dans sa direction lorsqu'il nous resservi une tournée.

Lorsque ce fut chose faite, et remarquant les quelques regards courroucés que l'on attirait à nous, je pris soin de faire tinter mon verre une nouvelle fois contre le sien avant de le boire cul sec - heureusement que je pouvais compter sur ma bonne descente, sans quoi je ne tiendrais pas longtemps le rythme ce soir. Par mon geste j'espérais simplement signifier à Noah ma sollicitude. Je comprenais parfaitement ce qu'il pouvait ressentir ce soir. Je ne doutais pas que devoir évoluer entre tous ces rapiats hautains et imbus d'eux-même, ne devait pas être une mince affaire lorsque vous présentiez un CV tel que le sien. Je ne ressentais pas là de la pitié pour autant, loin de là, non il s'agissait plutôt d'une espèce de compréhension solidaire et muette. Si Noah n'avait pas été présent pour jouer les vilains petits canards ce soir, sans doute aurait-ce été moi, le dindon de la farce. Parce que mon profil cachait certaines zones d'ombres et surtout un grand carré blanc en dessous de l'intitulé « vie matrimoniale ». Celui-là même qui m'avait déjà valu d'être à la place de Noah par le passé et dans des circonstances en tout point similaires.

Je me redressais pour me reprendre une bière parmi toutes celles abandonnées au milieu de la table, lorsque Noah prit la parole de plus belle : « La vérité c'est que... les femmes ce n'est pas trop mon délire si tu vois ce que je veux dire. ». Je pris le temps d'encaisser ses mots, le bras toujours tendu vers une pinte, avant de me réanimer en décidant de rabattre mon dévolu sur un bol de cacahuètes que je reposais devant moi. Je ne préférais rien répondre à Noah dans l'immédiat. A vrai dire, je n'étais pas plus surprit que ça. Dès que nos yeux s'étaient trouvés pour la toute première fois de la soirée, j'avais clairement ressentis cette sorte de lien particulier qui s'était noués entre nous deux. C'était comme si mon antenne interne, qui ne captait rien d'autre qu'un bruit blanc jusqu'ici, avait soudainement capté une onde passante. Noah m'avait littéralement branché. Ça ; et le fait qu'il m'avait docilement laissé lui tripoter le bras, ce qu'un hétéro n'aurait jamais accepté sans au moins présenter un signe de malaise, histoire de bien rappeler à toutes personnes les présentes qu'il n'était pas intéressé.
Si j'avais pu me rendre compte de tout ça, évidemment, c'était avant tout parce que Noah l'avait bien voulu. Il m'avait paru ouvert ainsi que réellement plus intéressé par ma vie que tous ces autres petits snobinards, présentement rassemblés autour de la table. Peut-être était-il intéressé tout court depuis le départ, ne pus-je m'empêcher de songer malgré moi tout en m'enfermant dans mon mutisme. Mais j'hochais la tête par moments comme pour lui signifier que mon attention lui était entièrement dévouée.

Je le regardais descendre un énième verre, le mien le suivant de près. Il avait l'air plutôt endurant lorsqu'il s'agissait d'alcool. Je n'étais pas peu fier de l'avoir choisis pour m'accompagner ce soir, mais je commençais sérieusement à sentir une once d'incertitude remonter en moi compte tenu de mes propres capacités. Malgré tout, je me débrouillais quand même pour nous dégoter deux nouvelles bières blanches - histoire de ne pas continuer à nous descendre autant d'alcool fort, sans quoi je serais bon pour appeler un taxi en rentrant chez moi - le tout ingérant une bonne poignée d'apéritifs.
Au même instant, les plats commencèrent à arriver, bien chauds et surmontés de leur nuages de condensation. Je laissais la serveuse déposer mon plat de pâtes et de viande rouge devant moi, joignant mes mains autour de ma pinte sans pour autant y tremper mes lèvres tout de suite. Peu de temps après, Noah reprit : « Sérieux, on est beaucoup trop jeune pour se retrouver déjà coincé avec des gosses et tout. Je veux profiter de ma vie, pas me la pourrir. » et je fermais les yeux tout en l'écoutant religieusement.
J'hésitais sérieusement à l'idée d'essayer de nuancer ses propos, ou tout du moins à lui déconseiller de persévérer sur la même voie, pentue, compte tenu des autres participants qui nous écoutaient. Car je n'avais pas même le besoin d'ouvrir les yeux pour sentir le ressentiment qui flottait autour de nous. Certains grincements de dents et de couverts étaient même clairement audibles lorsqu'on prenait la peine d'y prêter l'oreille. Je soupirais, empoignant mon verre avec brutalité. Ce qui était le pire, dans toute cette histoire, c'était le pincement qui me serrait le cœur aux paroles de Noah. Après tout, j'étais comme eux, moi aussi. Comme eux tous. La réussite du cocon familial en moins, mais j'avais moi aussi couru après la réussite et la reconnaissance. Je rouvris mes yeux sur mon plat, décidé à ne plus croiser les deux magnifiques lagons bleus et un air irrépressiblement grave peint sur mes traits. Même mon assiette me paraissait tout à coup très fade. Sans saveur.

« Fait chier! » M’exclamais-je, avalant goulûment ma bière d'une traite, puis la reposant avec brutalité sur la table, faisant frémir mes couverts au passage. Enfin, coulant un regard en direction de Noah et de ses yeux toujours aussi captivants, je fouillais mes poches, à la recherche de mon porte monnaie, et en sortit quelques billets -suffisamment pour payer les frais de 4 repas dans ce restaurant- et les jetait au centre de la table. Avec des gestes rageurs, j'attrapais mon manteau sur mon dossier et entrepris de me relever en l'enfilant. « Que fais-t-on encore là, Noah ? » Lançais-je à l'intéressé tout en caressant sa main de la mienne comme pour l'inciter à me suivre. Enfin, je me dirigeais vers la sortie sans un regard en arrière. Quelques exclamassions surprises et outrées s'élevèrent mais je n'en avais cure, seul m'importait le grincement de la chaise de Noah sur le parquet délabré.

Dès que j'eus passé la porte vitrée, la brise fraîche m'attaqua et je pris le soin de remonter mon col pour me protéger contre ses assauts persistants. Puis, m'adossant contre la rambarde qui délimitait l'espace piéton de celui des véhicules, je guettais l'arrivée de Noah tout en sortant un paquet de cigarette de ma poche. Dès qu'il passa la porte à son tour, mes yeux se fondirent dans les siens, que j'apprenais à reconnaître et à apprécier. Je lui tendis mon paquet en lui proposant d'en prendre une avant de me servir moi-même. « Je ne pense pas que ce soit forcément une mauvaise chose... d'avoir quelqu'un qui nous attend à la maison... tu sais... » Fis-je finalement, répondant à son ancienne exclamation sur un ton neutre, ne voulant pas qu'il s'imagine que je le reprenais ou que je m'élevais contre lui. « Je payerais cher pour pouvoir m'en vanter moi aussi. » Mes onyx se perdirent un instant au-dessus de son épaule, en direction du tintamarre qui nous revenait de l'intérieur du restaurant, mais ils retournèrent bien vite se perdre dans ses lagunes bleues. J'expirais une bouffée. « Merci de t'être confié à moi plus tôt, ça m'a vraiment touché. » Ajoutais-je tout en sachant que mon regard avait recouvré cette petite flamme insolente et décidée. Provocatrice. Avec lenteur, prenant mon temps, je me mis à étudier chacun des traits de son visage. Son nez, long et fin, la symétrie de son visage, la barbe naissante juste au-dessus de sa lèvres supérieure, très légèrement pulpeuse et que je préférais voir s'étirer dans un sourire plutôt que muée d'une expression négative. J'avalais une goulée d'air, me donnant un peu de courage avant de poursuivre sur ma lancée.

« Il se trouve... que je suis issu d'une famille plutôt aisée. Attention, je n'essaye pas de me vanter hein, ce sont simplement les faits (je me passais une main dans les cheveux pour me donner un peu de contenance, tout en ayant pertinemment conscience de l'allure d'enfant gâté que je devais renvoyer au même moment). Je suis fils de médecin, le genre à faire la une des magazines spécialisés en Corée... Ma mère a héritée d'une telle somme d'argent qu'elle n'a sans doute jamais bossé de sa vie, si ce n'est pour des œuvres caritatives remarquables et ayant surtout pour but d'être remarquées... Je ne suis pas fils unique heureusement, mais je ne pouvais pas me cacher indéfiniment derrière mes sœurs aînées (un rire jaune m'échappa tandis que je perdais un peu le fil de ce que je souhaitais vraiment lui confier). Bref, tout ça pour dire que, une fois passé la trentaine, il n'a plus semblé acceptable que je puisse n'avoir personne dans ma vie... Comme si ce n'était pas déjà suffisamment humiliant... Voilà que ma famille se mêle de ma vie privée, comme pour mieux me rappeler que ma situation leur fait honte. » Au prix d'un ultime effort, je ravalais ma rancœur tout en tirant à nouveau sur ma cigarette. « Je te jure... Toutes ces rencontres arrangées sont un véritable calvaire, je t'assure... » Continuais-je en arrivant au bout de ma clope tant j'avais pompé dessus comme un malade. Mon malaise était palpable, je me répétais, butais sur certains mots avec maladresse. « Parfois, je me dis que tous les moyens seraient bons pour mettre un terme à cette situation... » Je détournais les yeux en riant un peu, regardant la myriade de voitures qui passait dans la rue sans les discerner vraiment les unes des autres. « Parfois, j'aimerais juste pouvoir payer quelqu'un, n'importe qui, qui serait prêt à venir crécher sous mon toit pour que je puisse me vanter moi aussi d'avoir quelqu'un dans ma vie. » Je soupirais, écrasant ma cigarette sous ma semelle et m'accoudant à la rambarde, les épaules rentrées sous le poids invisible du ressentiment qui m’oppressait. « Tout, plutôt que de laisser à mes proches une nouvelle occasion de juger ma vie. » Ces derniers mots, je savais que je les avais prononcés plus pour me défaire de mon fardeau que pour toute autre raison. Pourtant, tournant un peu la tête par-dessus mon épaule, je ne pu me retenir de jeter une œillade désespérée à Noah. Et à vraie dire, je ne savais pas vraiment ce que j'espérais en cet instant.

« Désolé, je crois que j'ai trop bu. » Ajoutais-je, me passant une main devant les yeux, comme si cela aurait pu suffire à lui faire oublier tout ce que je lui avais expliqué depuis que nous étions dehors. Je ne rêvais plus que d'une chose : pouvoir passer mes nerfs sur quelque chose, n'importe quoi, puis, enfin, aller me coucher.

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Je le remerciais brièvement alors qu'il nous servait de la bière. Ouais c'était peut être plus prudent de ralentir. Si je continuais de trop boire j'allais dire encore plus de conneries pour faire chier les cons un peu plus loin. Déjà qu'en temps normal mon filtre mental était assez mince, quand j'avais beaucoup trop bu ça devenait encore pire. Je pouvais être un vrai petit con dans ces cas là mais je m'en foutais et bien comme il faut.

Je souris comme un gosse en voyant arriver nos plats et surtout mon hamburger. Je leur laissais leurs petits plats de prétentieux. Moi je rêvais juste d'un bon hamburger bien gras comme celui là. Je salivais rien que de voir le fromage qui dégoulinait de tous les côtés. Je l'empoignais à pleine main avant d'aller mordre dedans. Oh putain il était encore meilleur que ce qu'il en avait l'air. La viande était cuite à point, la sauce délicieuse et merde ça c'était du bon fromage.

« Fait chier! »

Je tournais la tête vers lui, la bouche encore pleine de la bouchée d'hamburger que j'étais entrain de savourer. Quoi fait chier? Son plat lui plaisait pas? En même temps je le comprenais, qui pouvait servir des pâtes avec de la viande rouge? Avec un morceau de viande comme ça il fallait des frites, point barre. Les pâtes c'était bien avec une super sauce sympa dessus, genre bolognaise ou carbonara. Là c'était un plat qui se la jouait prétentieux alors qu'il aurait été meilleur avec un peu de sauce barbecue et des frites.

« Que fais-t-on encore là, Noah ? »

Je le regardais sans vraiment comprendre sa question. Euh... moi je mangeais un hamburger là. Enfin pour être plus précis je dégustais un délicieux hamburger et je prenais mon pied en le faisant. Lui par contre il se barrait du restaurant, attirant tous les regards sur lui.

Ok... il devait certainement attendre que je le suive dehors. Je le regardais partir, jetais un coup d'oeil à mon hamburger. Putain il pouvait pas attendre que j'ai fini de manger avant de piquer sa petite crise et de partir comme ça. Je reprenais une bouchée, la plus grosse possible histoire de ne pas trop gâcher mon délicieux hamburger... le pauvre il allait finir là, seul et abandonné. Il ne méritait pas un tel sort. Je le reposais et récupérais ma veste pour le suivre dehors.

Je le rejoignais dans le froid alors qu'il s'allumait une cigarette. Je pris celle qu'il me proposait, le remerciant alors que je la glissais entre mes lèvres pour l'allumer.

« Je ne pense pas que ce soit forcément une mauvaise chose... d'avoir quelqu'un qui nous attend à la maison... tu sais... Je payerais cher pour pouvoir m'en vanter moi aussi. »

Bon ben je m'étais trompé dans mon jugement. Je pensais que c'était pas un mec coincé qui rêvait de se caser, qu'il assumait son célibat et qu'il en profitait même. En fait il était exactement comme les autres, pleurnichant dans son coin parce qu'il était tout seul mais faisant croire que ça lui convenait parfaitement. Pitoyable.... je préférais encore les mecs qui assumaient leur côté rangé que de le voir faire semblant ainsi d'être comme moi tout en méprisant ma façon de vivre.

« Merci de t'être confié à moi plus tôt, ça m'a vraiment touché. »

Ouais et là il se foutait bien de moi. Je ne m'étais pas confié. J'avais simplement joué au con pour faire chier les autres. Si j'avais voulu me confier, je lui aurais dit que j'étais dans la merde actuellement et que je cherchais désespérément une façon de m'en sortir. Si j'avais vraiment voulu m'ouvrir je lui aurais dit que j'avais honteusement profité de cette soirée dans l'espoir de trouver une main secourable pour m'aider, une nuit ou un peu plus, le temps que je trouve de quoi rebondir, un nouveau boulot que je tiendrais le temps que je m'en lasse avant de passer à autre chose. Mais ce n'était pas le cas. Je me contentais de les provoquer dans leurs petites vies parfaites avant de retourner dans mon hôtel miteux passer la nuit.

Je l'écoutais ensuite me raconter sa petite histoire, se plaignant de cette pression familiale qui le poussait à se caser à tout prix pour ne plus leur faire honte. Et c'était là que je me réjouissais que ma mère se soit cassé avec un connard quand j'avais huit ans et que mon père ne m'adresse la parole que pendant les fêtes, après avoir bu suffisamment pour réussir à sortir plus de trois mots à la suite. Au moins il ne me foutait pas la pression.

Mais du coup j'avais de nouveau du mal à le cerner. Il râlait qu'il était seul parce que vraiment il voulait quelqu'un dans sa vie ou juste parce qu'il en avait marre de cette pression. Est ce qu'il avait tenté de s'auto persuadé que ça ne serait peut être pas si mal que ça d'être en couple?

« Je te jure... Toutes ces rencontres arrangées sont un véritable calvaire, je t'assure... »

Oh ben oui ça avait l'air d'être horrible. Enfin ça dépendait. Si il pouvait baiser avec avant de les jeter je ne voyais pas où était le problème. Si il devait se contenter de les sortir et de subir la soirée sans rien faire, là ouais ça devait être chiant.

« Parfois, je me dis que tous les moyens seraient bons pour mettre un terme à cette situation... Parfois, j'aimerais juste pouvoir payer quelqu'un, n'importe qui, qui serait prêt à venir crécher sous mon toit pour que je puisse me vanter moi aussi d'avoir quelqu'un dans ma vie. Tout, plutôt que de laisser à mes proches une nouvelle occasion de juger ma vie. »

Je me retenais de rire, tirant sur ma cigarette discrètement pour cacher mon sourire derrière ma main. Ouais là ça devenait vraiment grave. Alors je me posais la question de plus belle. Il voulait être en couple parce qu'il enviait ses cons, parce qu'il regrettait son choix de vie? Ou juste pour qu'on arrête de l'emmerder. Si c'était l'option deux, effectivement il n'y avait pas beaucoup de solution. Il valait mieux un faux couple où on se marre qu'un vrai où on est malheureux.

Je secouais vaguement la main quand il me parlait du fait qu'il avait trop bu. J'avais trop bu aussi, et même plus que lui, ce n'était rien ça. Je tirais une nouvelle bouffée de ma cigarette, méditant un peu sur ce qu'il venait de me dire.

- Pourquoi tu veux être en couple au juste? Tu ressens un manque et tu penses que seul la présence de quelqu'un à tes côtés pourrait le combler? Ou alors c'est juste parce que tes parents te font chier?

Je le fixais, ma cigarette entre mes lèvres, continuant à essayer de comprendre ce qu'il voulait au juste.

- Si juste à cause de tes parents alors ouais... tu devrais trouver quelqu'un avec qui tu t'entends bien, prêt à jouer le jeu du faux couple pour qu'ils te foutent la paix. Je valide pas cette lubie qu'ils ont de vouloir se caser à tout prix, prenant la première personne venue du moment qu'elle leur correspond un peu. Tant pis s'ils se font chier toute leur vie avec une personne insipide, qu'ils supportent à peine, partageant leur lit. Moi je veux plus que ça. Je veux vibrer.

Je m'arrêtais là, m'adossant au mur en soupirant. Je regardais la fumée s'échapper doucement d'entre mes lèvres. Je la regardais s'envoler un instant, hypnotisé par les volutes qu'elle créé dans l'air.

- Moi je serais prêt à le faire... jouer à être ton mec contre un toit. Ca ne me dérangerait pas.

Ca pourrait même me sortir de la merde, alors pourquoi pas?


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Nous étions là, fumant dans la pénombre, la froideur de cette fin de soirée automnale nous fouettant le visage, et ses questions me prenaient au dépourvu. Je ne m'attendais pas à ce qu'il m'interroge sur ces sujet-là. Tout comme je ne m'attendais pas à ce qu'il vise aussi juste dès le départ. Compte-t-il me faire payer la séance de psychanalyse ? pensais-je tout en me sermonnant intérieurement de voir sans cesse le mal tapit partout. Peut-être était-ce juste une façon de combler le silence, de montrer de l'intérêt face à ce que je lui débitait. Ou peut-être que c'était juste sa façon de me venir en aide. Putain, Ji-ho, arrêtes de tout analyser deux minutes dans ta putain de vie, sérieux. Quand apprendrais-je à prendre du recul ? A relativiser ? Sans doute pas ce soir.

Il me fixait, de ses yeux perçants, et malgré ses questions qui trahissaient sa perplexité je ressentais l'impression désagréable qu'il pouvait réussir à lire en moi comme dans un livre ouvert. Une fausse idée, sans doute, dû à son regard acéré. Tu fais une fixation. J'ouvris de grands yeux tout en tirant une seconde cigarette de mon paquet et me murant dans mon mutisme, je le laissait poursuivre sur sa lancée.

« …Moi je veux plus que ça. Je veux vibrer. »

J'esquissais un rire mauvais, moqueur. Si la vie était réellement aussi simple, je n'en serais pas là où j'en suis aujourd'hui. Je le regardais sans ciller tandis qu'il prenait ses aises contre le mur face à moi. Une bouffée de fumée s'éleva devant son visage lorsqu'il expira et j'en profitais pour détacher mes yeux des siens et allumais ma clope. Le silence, calme, presque reposant malgré les klaxons et les bruits de la circulation, s'éleva entre nous.

« Moi je serais prêt à le faire... jouer à être ton mec contre un toit. Ca ne me dérangerait pas. »

Je plissais les yeux.

« Ce n'est pas toi qui viens de dire que je devrait me trouver quelqu'un avec qui je m'entend bien ? (j'expirais) On se connait à peine. »

Rapide, net, concis. Véridique surtout. Des yeux, j'auscultais ma cigarette qui rougeoyait entre mes doigts, peu désireux de croiser à nouveau le regard de Noah. Était-ce dû à la vague d'énervement qui me remontait dans les tripes ? Ou bien à la honte ? Je ne savais plus très bien où j'en étais aujourd'hui, ce que je désirais, vers où j'allais.

« Et si c'était un peu des deux ? Si je me cherchais quelqu'un parce que je pense que c'est le seul moyen de combler le vide en moi, et aussi parce que ça pourrait faire taire mes parents une bonne fois pour toute, qu'est-ce-que tu ferais ? Tu réitérais ta proposition ? (je détournais la tête, étudiant les rares passants sur le trottoir d'en face) Ne joues pas au con. »
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Noah Mackenzie
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, USA. Dans la vie, je suis fraichement au chômage et je m'en sors pas vraiment là c'est plutôt la merde. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt comme un soulagement. Non mais sérieux, moi? En couple? Jamais de la vie.

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« Ce n'est pas toi qui viens de dire que je devrait me trouver quelqu'un avec qui je m'entend bien ? On se connait à peine. »

Au moins ça avait le mérite d'être clair. J'accusais le coup sans rien laisser paraitre, baissant simplement les yeux sur le trottoir alors que je continuais de tirer sur ma clope. Je pouvais le laisser planté là, le laisser pleurnicher sur ses petits problèmes de bourgeois. Non mais c'est vrai quelle horreur le pauvre, ses parents voulaient lui trouver une fille c'était horrible. Moi à côté que je me retrouve à la rue et sans emploi c'était une aventure assez fun, pas digne de me plaindre.

Alors je pouvais parfaitement le planter là, le laisser s'apitoyer sur son sort. Il avait filé pas mal de thunes pour le repas, assez pour payer ma part à moi aussi. Je pouvais juste me casser et rentrer à l'hôtel, réfléchir à une solution concrète pour trouver du travail puis un toit. Je pourrais essayer de pas déconner pour une fois, de me concentrer sur un job au lieu de tout plaquer, ou de dire à son patron qu'il était un gros con. Ca m'était arrivé une fois. C'était pas la plus brillante des idées que j'avais eu.

« Et si c'était un peu des deux ? Si je me cherchais quelqu'un parce que je pense que c'est le seul moyen de combler le vide en moi, et aussi parce que ça pourrait faire taire mes parents une bonne fois pour toute, qu'est-ce-que tu ferais ? Tu réitérais ta proposition ? Ne joues pas au con. »

Je devrais l'envoyer chier et me casser. Qu'est ce que j'avais à lui prouver? Rien du tout. Je lui avais proposé mon aide. Il m'avait salement repoussé. Je n'allais pas en plus me rabaisser à tenter de le convaincre que oui j'étais sérieux dans ma demande et qu'il fallait qu'il me choisisse moi au lieu d'une petite pute. Je n'avais pas besoin de lui. Je pouvais parfaitement me débrouiller seul.

- Je ne cherche pas une relation sérieuse non. Ce n'est pas pour moi.

Ouais voilà ça c'était bien. Maintenant il fallait que je continue sur cette lancée, que je rabaisse ce petit con prétentieux. Je ne valais pas moins que lui parce que je n'avais pas des fringues qui puaient le luxe. Je n'étais pas un con. C'était lui le connard. Et j'allais le lui montrer.

- Moi je veux bien passer du temps avec toi. Jouer à être ton petit ami pour calmer tes parents. Avoir des petits extras en plus...

Non mais c'était quoi ce sourire de séducteur de merde que je lui faisais? Mais je faisais quoi là? Putain je me désespérais... Je laissais tomber la bataille entre moi et moi. De toute façon j'avais perdu, gagné, je ne savais pas trop. Il me plaisait et ma bite avait pris le dessus sur mon côté rationnel qui voulait l'envoyer chier. Parce que oui j'avais besoin d'un toit et cet arrangement serait parfait pour moi. Mais j'avais aussi carrément envie de me le taper depuis qu'il était entré dans le restaurant.

- Je ne sais pas si je suis ton genre, peut être pas. Mais toi tu es le mien alors... ça ne me gêne pas vraiment.

Je tirais une autre bouffée de ma cigarette, attendant de voir si il allait me jeter de plus belle. Mais cette fois je ne me laisserais pas faire si facilement. Non mais il ne fallait pas déconner non plus.

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Lee Ji-ho
J'ai 31 ans et je vis à Bridgeport, dans le Connecticut (USA). Dans la vie, je suis architecte à la tête de ma propre agence depuis 2 ans et je m'en sors avec les honneurs. Fils de parents médecins, je fais parti de la population aisée du pays. Cependant, à cause de mon caractère et de mon train de vie à cent à l'heure, je suis célibataire et je le vivais plutôt bien jusqu'à présent. Enfin ça, c'était avant toi.


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La lune claire, aux trois-quarts visible, dansait au-dessus de nos têtes dans la pénombre de la nuit. Il me semblait presque qu'elle gravitait autant que le trottoir qui prenait un malin plaisir à onduler sous mes pieds. Sans doute qu'il ne s'agissait là que d'un simple contrecoup dû à l'alcool que nous avions ingurgités tous les deux avec Noah.

« Je ne cherche pas une relation sérieuse non. Ce n'est pas pour moi. »

Je l'enviais un peu lorsque je le voyait réussir à définir très clairement ce qu'il désirait ou non, alors que, moi, j'avais aucune foutue idée de ce que je voulais vraiment. Et en même temps plus je réfléchissais sur le sujet ce soir et plus le mal de crâne pointait le bout de son nez. Tout semblait plus difficile à gérer. Bien plus que tous les autres soirs. Sans doute parce que Noah comptait comme élément déterminant dans l'équation. J'expirais un halo de fumée grise qui s'éleva entre son visage et le mien, le tout en formant de petites arabesques translucides que la brise morcelait au gré de ses envies. J'avais la nette sensation qu'un canyon infranchissable me séparait de Noah.

« Moi je veux bien passer du temps avec toi. Jouer à être ton petit ami pour calmer tes parents. Avoir des petits extras en plus... »

Quelque chose, pareille à une onde furieuse, rugit en moi à l'écoute de ses propos. Une part de mon individu, sans doute celle qui faisait de moi le même individu que tous ces autres encore attablés ensembles dans le restaurant que nous venions de quitter, se scandalisait. Qu'entendait Noah par des extras ? Comment osait-il me réduire à ça ? Mais ça quoi, exactement ? Avais-je l'air branché pénis ? L'étais-je ? Je n'en savais fichtrement rien, je n'avais jamais eut à me poser la question jusqu'à présent. Tout ce que je savais c'était que la présence de Noah à cette soirée s'était révélée inestimable pour moi. Bon Dieu ce que je me serais fait chier sans lui ! A jouer les petits mecs qui tentait de coller au moule social qu'on lui imposait depuis des lustres.
Et si ça avait été ça, la réponse à toutes ces années de célibat ? Et si j'étais définitivement plus attiré par les hommes que toutes ces nanas que je me devais de rencontrer, dans l'intérêt général... C'était encore un peu trop frais, un peu trop nouveau, pour crier aussi prestement à la révélation irréfutable. Peut-être que l'attirance que je ressentais pour Noah n'était qu'une passade, un truc qui n'aurait pas l'occasion de se reproduire et qui puisait sa source dans le fait qu'il s'agissait, justement, de Noah et non pas d'un ou d'une autre.
Putain ce que je pouvais penser comme inepties une fois que je me mettait à boire...

En parallèle, quelque chose dans la façon qu'avait Noah d'agir avec moi, n'avait de cesse de me hurler à quel point le lien frêle qui nous réunissait tous deux était fragile, prêt à rompre à tout instant suivant les actions, les choix et les dires que l'on choisissait lui et moi. J'étais certain que nous n'avions rien en commun, que nous n'étions pas fait pour nous entendre, pour nous comprendre. Trop différents. Je n'avais pas apprécié la façon dont il s'était posté loin de moi, de l'autre côté du trottoir. Plutôt que de me rejoindre contre la rambarde lorsqu'il avait quitté le restaurant. Il avait préféré s'y adosser pour me faire front. Voilà comment je lisais son geste. Cela avait signé l'apparition de ma première irritation. Tel l'enfant gâté que j'étais sans doute encore malgré mon âge. Tout ça parce que j'avais espéré qu'il agisse d'une façon totalement différente, qu'il se décide naturellement à me rejoindre, à me tenir compagnie de manière à ce que la chaleur qui émanait de son corps puisse m'être palpable. J'avais attendu qu'il agisse d'une certaine façon, alors que je ne le connaissais pas. Cela avait toujours compté au palmarès de mes défauts. Mon cerveau carburait, extrapolait mille et une possibilités, en retenait une qui lui convenait plus que les autres, qui le caressait dans le sens du poil ; et lorsque finalement elle ne se produisait pas, je ne pouvais me retenir de me sentir irrémédiablement déçu. Et malgré tout je ne pouvais guère nier l'attirance que je ressentais pour lui. Peu importe que nous soyons différents, opposés, ou que nous ne nous connaissions pas.

Quelque chose avait changé entre nous depuis que nous avions quitté l'atmosphère chaleureuse, quoiqu'un peu étouffante, du restaurant. Depuis que nous avions quittés les autres, qui jusqu'à présent nous permettaient de nous sentir soudés, rapprochés par des points communs, alliés. C'était comme si cette complicité, qui avait eut tant d'aisance à poindre lorsque que nous pouvions nous comparer aux autres, n'était soudainement plus rien qu'un rêve éveillé et passé.

« Je ne sais pas si je suis ton genre, peut être pas. Mais toi tu es le mien alors... ça ne me gêne pas vraiment. »

Je sentais mes joues se réchauffer inopinément malgré le froid qui me lacérait le visage. Et une envie indescriptible, profonde et bestiale, ne demandant qu'à être comblée, me prit aux tripes au même moment. Une envie de braver les interdits dictés par mes à priori, une envie de me montrer courageux. Je pris le soin d'écraser ma seconde cigarette à présent consumée jusqu'au filtre, avant de m'approcher de Noah à une allure que j'espérais normale et de pas trop alcoolisée. Puis, plantant mes yeux dans les siens d'un bleu envoûtant, je repoussais sa main qui tenait sa cigarette d'un revers pour pouvoir déposer mes lèvres contre les siennes. Ce simple contact, doux et chaud, bien qu'accompagné par le goût âcre de la nicotine, suffit à réveiller mon bas-ventre. Voilà ce que j'avais espéré qu'il fasse, sans doute depuis le premier instant où nous n'avions plus eut à répondre des regards que les autres posaient sur nous. Je sentais mes poumons se gonfler d'un élan d'allégresse, de satisfaction. La satisfaction, voilà ce que j'avais recherché jusqu'à présent avec Noah. Mes muscles se décontractaient. Je savourais ce contact et en même temps mon corps tout entier semblait quémander plus de promiscuité physique, tant il se collait contre celui de Noah, s'y réchauffant par la même occasion. Noah était plus grand que moi, c'était une chose indéniable, et pourtant, au lieu de ressentir de l'énervement ou de la frustration, cet état de fait n'accentuait qu'un peu plus l'impression sécurisante qui m'enveloppait. J'aurais pu rester lové contre lui toute la nuit si cela n'avait dépendu que de moi. Mais je sentais déjà que les secondes s’engrainaient et que mes chances de le voir me repousser en se moquant de mes gestes enfantins augmentaient par la même occasion. Aussi me contentais-je de caresser sa lèvre supérieure à l'aide de ma langue avant de me détacher de lui.

« C'était simplement pour vérifier. »

M'exclamais-je comme pour tenter de justifier mon geste, avec toute la maladresse d'un mec bourré. Sans doute que mes mots n'expliquaient pas grand-chose. Moi-même j'avais la désagréable impression d'avoir fait une bêtise, je m'attendais presque à me faire disputer. Et en même temps cette expérience, qui n'avait sans doute pas durée plus que quelques minutes, me soulevait d'un vent nouveau, libérateur. Je me sentais léger, brave. Presque puissant.

« Rentrons, il y a un super restaurant qui vend des hamburgers comme tu n'en as jamais goutté, juste en bas de chez moi. Il doit encore être ouvert à l'heure qu'il est. Lui lançais-je tout en pianotant sur mon smartphone pour réserver un taxi afin de retourner à mon appartement. Il faut que tu m'en donne des nouvelles. »

Concrètement, je meublais la conversation pour ne pas avoir à m'expliquer sur ce qui venait de se passer. Je ne m'étais pas pour autant éloigné de Noah, dont la chaleur me faisait un bien fou et m'évitais de trembler comme une feuille. Puis, un buste humain était clairement plus confortable pour s'y reposer, plutôt qu'une rambarde glaciale. La part de sensibilité enfouie au fond de moi ne pouvait s'empêcher d'espérer que Noah me retiendrait si jamais ce fichu trottoir se décidait définitivement à me trahir et à glisser sous mes pieds.

Nous attendîmes ainsi que le taxi apparaisse avant de nous glisser à l'intérieur de l'habitacle dont le chauffage était une réelle bénédiction pour nos membres engourdis. J'indiquais un instant l'adresse au conducteur tout en le sondant du regard à travers le rétroviseur, puis je me renfonçais sur le siège à l'arrière du véhicule.

« Ce n'est pas très loin. »

Glissais-je à l'intention de Noah sans lui jeter un regard, préférant admirer les paysages qui défilaient à travers les vitres de la voiture. Je voulus lui demander quels étaient les termes exacts de notre marché, combien il attendait de moi, mais je préférais ne pas brusquer les choses de peur de le voir changer d'avis et disparaître au coin de la rue aussi rapidement qu'il m'était apparu. Mes yeux glissèrent naturellement vers la silhouette de Noah qui se reflétait dans la vitre de mon côté. C'était dingue d'avoir des iris comme les siennes... Se rendait-il simplement compte de l'intensité que renvoyait son regard ?
Avant d'avoir la satisfaction de pousser plus loin mon étude, nous arrivâmes en bas de mon bâtiment, et je pris les devants en payant l'intégralité de la course et en quittant le taxi en premier. Puis, connaissant le chemin si bien que même alcoolisé j'aurais su m'orienter sans tracas, je me dirigeais vers l'enseigne du restaurant huppé qui cuisinait les fameux burgers divins.

« Prends tout ce qui te plaira, c'est moi qui invite. »

Expliquais-je à Noah alors que nous passions le pas de l'entrée. Le manager des lieux, un vieil ami de longue date, nous accueillit tout sourire et avec une chaleur à laquelle j'étais peu habitué. Au même instant je me surpris à espérer qu'aucune de mes sœurs ou ma mère n'aurait eut l'idée saugrenue de dormir à l'appartement. Certes, il était assez grand pour tous nous accueillir sans que nous soyons obligés de nous voir si l'envie nous en manquait, mais j'aurais tout de même préféré mettre les choses au clair avec Noah avant de le confronter à ma famille et à leurs extrêmes.... Ça et l'envie de l'avoir que pour moi ce soir, puisque nous venions tout juste de nous trouver. Un peu comme un nouveau jouet que nous voulions user avant de devoir le prêter... cette métaphore s'imposa à moi sans que je le veuille vraiment et me resta en travers de la gorge, si bien que je ne ressentais plus une once d'appétit.
Je pris le temps de discuter avec quelques employés pendant que Noah faisait ses choix, je le laissais passer commande, lui glissant mon porte feuille entre les mains, non sans les lui effleurer au passage. Maigre consolation, ce geste avait été plus fort que moi. Comme toujours avec Noah.

Lorsque notre commande fut servie, je rouvris la route tout en saluant une dernière fois tous le monde avant de quitter le restaurant.

« Tu vas voir il n'ont pas leur pareil pour mêler sucré-salé. La viande est toujours exquise et je ne te parle même pas du fromage... »

A nouveau, je me sentais obligé de meubler la conversation pour que la gène ne nous assaille pas. 3 minutes plus tard, nous avions parcourus le vaste hall d'accueil. Mon doigt s'abattit sur le bouton du trentième étage. Les odeurs émanant du sac de Noah embaumait tout l’habitacle de l’ascenseur. Mais cela ne me dérangeait pas.
Nous arrivâmes finalement à destination, où seule une porte verrouillée par un digicode était visible. Quoi de plus normal, puisque j'étais propriétaire de l'étage entier. Merci papa, merci mon boulot. Merci mon bol, quelque part.

Je jetais un regard à Noah pour capter son attention avant de déverrouiller la porte de façon à ce qu'il puisse lire le code d'accès au dessus de mon épaule. Puis, poussant le battant, je lui fis signe d'entrer en premier.

« Fais comme chez toi. »

Lançais-je d'un ton neutre avant de refermer la porte sur notre chemin. Je me défis de mes chaussures en cuir, et déposait mon manteau sur un cintre prévu à cet effet et rangé dans un petit placard à l'entrée. Prenant appui sur un angle du mur, j'allumais les lumières par commande vocale, avant de me diriger vers la cuisine en checkant le vaste salon dont les larges baies vitrées laissaient entrevoir la ville dans un panoramique à couper le souffle. Heureusement, personne ne semblait être présent hormis les quelques bruits qui me revenait dû aux pas de Noah dans l'appartement. Dans la cuisine, je pris soin de régler le thermostat sur 22° puis, me défaisant de mon pull-over, je me sortis un verre que je remplie à ras bord d'eau gazeuse. Il allait me falloir beaucoup plus qu'un simple verre pour purger l'alcool. Mais ça suffirait pour l'instant.

« Veux-tu qu'on en parle ? »

Lui demandais-je tout en dénouant prestement la cravate qui me sciait le cou.

« Et qu'entendais-tu par "extras". »

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