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La vengeance est un plat qui se mange froid [Leonnor]

Leonnor
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Leonnor
Lun 19 Avr - 22:31
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Simeon
J'ai 24 ans et je vis à Madrid, Espagne. Dans la vie, je suis professeur de physique-chimie. Je suis célibataire et je cherche un homme.

Je viens de déménager à Madrid et je ne connais personne. Je ne suis pas spécialement timide mais en raison de mon travail, j'essaie d'être relativement discret d'où ma présence sur ce site. Je pense être quelqu'un d'assez simple à contenter qui aime apprécier les plaisirs de la vie sans se prendre la tête. Eternel curieux, j'aime apprendre et découvrir que ça soit des personnes ou des lieux ;) On dit de moi que je suis plutôt marrant mais bon on dit aussi que je suis un peu présomptueux. Allez savoir.


avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR

Simeon avait eu du mal à dormir. Le coup qui lui avait été porté l'avait sonné. Il marchait comme un zombie chez lui et il était allé en cours la boule au ventre. Tout ça à cause de petit con d'étudiant qui se croyait tout permis. Il n'en revenait toujours pas qu'il ait pu vouloir lui faire du mal aussi sciemment et le pire dans tout ça c'était qu'il s'en amusait. Il se doutait bien que l'autre ferait le con et qu'il essayerait d'en jouer. Pour Sim' c'était extrêmement difficile de contenir son ego blessé et de ne pas l'envoyer chier. Pourtant son instinct lui sifflait que la meilleure réponse à ses provocations, c'était purement et simplement d'arrêter de se soucier de lui. De ne pas lui donner ce qu'il cherchait, de l'attention. Il voulait le faire chier et bien il serait impassible. Et ce même s'il devait cogner dans tout ce qui bougeait pour calmer son agressivité le soir. Peut-être que reprendre la boxe serait un bon moment.  Lorsqu'il se permit de venir le voir pour pérorer sur le fait qu'il lui avait mis une bonne note et qu'il avait rajouté un 1 devant le 5 qu'il avait voulu écrire rageusement au début, il ne répondit rien. Cela lui ferait plaisir à cet abruti. Il ne voulait pas apprendre et il voulait mal se comporter et bien ça restait son problème.

L'homme prit donc son visage le plus impassible et usa de tout son contrôle pour lui répondre le plus neutrement possible. "Tu as eu la note que tu méritais. Simplement. Je m'étais trompé ça arrive parfois." lança-t-il malgré tout avec un léger ton de défi tout en le regardant. Il n'y avait pas besoin de rentrer dans son petit jeu. Sans plus lui accorder d'attention, il avait commencé à ranger ses affaires pour se rendre à son cours suivant. "Je dois aller dans un cours, on m'attend. J'y vais. Bonne fin de journée." L'homme ne lui accorda pas plus d'un regard histoire de pouvoir continuer à tenir son rôle sans flamboyer de colère face à lui. Il avait sans doute gagné une bataille mais il avait perdu sa propre guerre. Il voulait qu'on lui foute la paix, pas de soucis, il pouvait lui foutre une paix royale. Rien ne l'obligeait à lui parler ou à s'occuper de lui spécialement. S'il voulait faire du bruit, les autres le remettraient sans doute dans le droit chemin sans que lui ait besoin de le faire. Qu'il savoure la victoire qu'il croyait avoir alors qu'il avait perdu bien plus. Après tout, on ne pouvait aider que les gens qui souhaitaient l'être.



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Beloved
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Jeu 22 Avr - 17:59
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Hugo Sanchez
J'ai 17 ans et je vis à Madrid. Je suis lycéen. Je suis célibataire et je cherche surtout à me venger du connard qui me pourri la vie.



Il pouvait dire ce qu'il voulait, ça ressemblait fortement à un cinq griffonnait sous le coup de la colère. Puis un joli un rajouté devant quand il s'était un peu calmé et qu'il avait compris ce qu'il risquait si il s'amusait à venir me saquer pendant ses cours. Je m'en allais, plutôt fier de ce que j'avais accompli.

Et il me laissa en paix les semaines suivantes. C'était tellement agréable de ne plus l'avoir sur le dos sans arrêt quand j'étais en cours. Je pouvais m'amuser librement sans me dire qu'il allait être sur mon dos à me filer une retenue ou à me faire une leçon de morale. Je passais mes soirées avec mes amis, quand j'arrivais à m'échapper de la maison. Ca ne me manquait même pas les petits messages qu'il envoyait à Raf' avant. De toute façon je n'aimais pas vraiment ça. Bon peut être que ça m'avait donné le sourire quelques fois, mais c'était uniquement parce que je jubilais à l'idée de me foutre de lui. Monsieur parfait. Si prévenant. Si adorable. Qui ne pensait qu'à faire du bien aux autres. Qui s'inquiétait pour tout le monde. Qui s'oubliait un peu... non pas du tout, il ne me manquait absolument pas. Pas du tout. J'étais heureux qu'il ait décidé de me lâcher.

En attendant c'était samedi soir et comme souvent on était toute la bande chez Javier, à boire, trainer ensemble, parler des filles... des choses terriblement agréables. Loin très loin de penser à Siméon, à ses messages et... Non! Non je ne pensais pas à lui. Je parlais de Carla et du fait qu'elle semblait craquer sur Javier. Une soirée normale en somme, quand mon portable sonna. Je soupirais discrètement en entendant un des collègues de mon père. Il avait trop bu, encore. Il était entrain de trainer dans un bar, pour changer. Et il n'était plus en état de conduire ni même de marcher droit, quelle surprise. Là encore, une soirée tout ce qu'il y avait de plus normale.

Je raccrochais en soupirant.

- Désolé les mecs je dois y aller. Faut que je passe récupérer l'ivrogne au bar.

- Tu me fais signe si t'as besoin de quelque part où passer la nuit ok?

Je hochais doucement la tête avant de partir, touché par ses mots. Je savais que je pouvais compter sur lui, mais l'entendre ça faisait toujours du bien. Je me rendis à pied au bar miteux dans lequel il trainait et qui ne se trouvait pas loin. J'aurais bien commandé un uber pour rentrer mais sa paye n'était pas encore tombé et j'étais certain qu'il avait dépensé notre budget bouffe de la semaine dans ce bar. Bien... quelques jours encore à ne pas trop manger. Il me tardait d'être majeur. Encore deux mois à tenir et je pourrais passer mon permis. Au moins je pourrais conduire pour le ramener plutôt que d'être obligé de le porter sur deux kilomètres.

J'entrais dans le bar et ne tardais pas à le trouver, à moitié affalé sur le comptoir. Ses collègues étaient là, bien entamé mais moins que lui. Ca faisait un moment déjà que quelques verres suffisaient pour qu'il redevienne un gros con gueulant sur tout le monde, une larve plus capable de s'occuper d'elle même. Eux ils en étaient encore au stage où ils se marraient pour un rien. Enfin... ils avaient au moins eu la présence d'esprit de m'appeler plutôt que de le laisser comme ça.

"AAaaaahh!!! Hugo!!! T'es vraiment un bon garçon tu le sais ça?

Je fis un petit sourire en... remerciement, ouais c'était sûrement ce qu'il attendait. Il me faisait un compliment après tout... j'étais le fils modèle , youpi.

"On a eu une dure journée. Soit pas dur avec ton père."

- Non non. Je vais juste le ramener à la maison ne vous en faites pas.

Comme si il avait besoin d'une raison pour boire comme un con. Le fait qu'il soit rentré du travail et qu'il ait une bouteille d'alcool à porter de main, lui suffisait. Je le tranais tant bien que mal, notant au passage que ses chers collègues ne me venaient pas vraiment en aide. Merci les mecs...

- C'est bon lâche moi sale con!!

Toujours aussi agréable. Je le laissais se reculer et tenter de marcher seul avant qu'il se ramasse comme la merde qu'il était. Après quelques instants je retentais ma chance et cette fois il me suivit bien sagement.

Le chemin jusqu'à la maison fut vraiment un calvaire. Il n'arrêta pas de tomber et je passais mon temps à le relever. Il nous fallut quasiment deux heures pour réussir à rentrer. Je le laissais tomber sur le canapé, le laissant s'endormir comme l'ivrogne qu'il était. J'allais ensuite me coucher, épuisé par cette soirée de merde. Je regardais juste un instant mon téléphone, réflexe idiot que j'avais gardé. Il ne m'enverrait plus de messages maintenant...

J'avais deviné juste quand je m'étais dit qu'il avait tout dépensé en alcool. Il ne nous restait que deux ou trois euros pour tenir jusqu'à vendredi, jour de paye. J'irais faire les courses le week end prochain mais en attendant... et bien on avait des pâtes. Je pourrais manger à ma faim à la cantine du lycée, c'était déjà ça. Lui il n'aurait qu'à se débrouiller. Ca lui apprendrait à tout dépenser pour un whisky dégueulasse dans un bar de merde.

Il se leva de charmante humeur. Comme à chaque fois qu'il se réveillait dans cet état il voulait boire. Sauf qu'il avait tout bu et qu'on avait plus de thunes... alors comme d'habitude il... enfin il trouva un autre moyen de se défouler.

J'étais soulagé quand lundi arriva. Je pouvais au moins aller en cours et l'oublier. Et manger aussi. Je n'avais rien avalé depuis les chips samedi soir chez Javier. J'arrivais en cours, m'installant au fond de la classe avec mes amis. Une semaine de merde qui commençait et en plus j'avais cours avec lui. Joie....





Leonnor
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Leonnor
Lun 31 Mai - 13:25
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Simeon
J'ai 24 ans et je vis à Madrid, Espagne. Dans la vie, je suis professeur de physique-chimie. Je suis célibataire et je cherche un homme.

Je viens de déménager à Madrid et je ne connais personne. Je ne suis pas spécialement timide mais en raison de mon travail, j'essaie d'être relativement discret d'où ma présence sur ce site. Je pense être quelqu'un d'assez simple à contenter qui aime apprécier les plaisirs de la vie sans se prendre la tête. Eternel curieux, j'aime apprendre et découvrir que ça soit des personnes ou des lieux ;) On dit de moi que je suis plutôt marrant mais bon on dit aussi que je suis un peu présomptueux. Allez savoir.


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Les conversations lui manquaient. Il savait que c'était idiot car il ne dialoguait pas avec une véritable personne mais il ne pouvait s'en empêcher. Ça lui faisait une petite pause agréable et il avait précisé découvrir ce vétérinaire en herbe qui n'existait pas. Il avait fini par se demander ce qui était de la personnalité de Hugo et ce qui était purement inventé. L'homme savait qu'il se faisait du mal en pensant ainsi à ce qui aurait pu être et ce qui était. Il ne pouvait tout simplement pas se retenir. Pourtant, l'image de son élève qui devait continuer à bien se foutre de sa gueule aurait dû l'aider mais rien n'y faisait. L'homme vivait malgré lui une déception amoureuse. Alors ce soir-là pour se changer les idées, il avait décidé de sortir avec un de ses amis dans un bar du coin. Le gars en question était flic et lui avait conseillé ce bar là qui bien qu'un peu miteux au moins avait une ambiance sûre de ne pas dégénérer. Et oui, l'ordre et la loi régnaient en maître même lorsqu'on ne portait pas l'uniforme. Il lui avait expliqué un truc comme quoi ça faisait partie de leur ADN.

En tous les cas, il était vrai que personne n'osait moufter à côté des flics dans le coin en train de se prendre une bière après une longue journée de service. Simeon soupçonnait un peu son ami d'avoir voulu ne pas se prendre la tête et passer d'une soirée à une autre sans avoir besoin de faire trop de pas. D'ailleurs, c'était sans doute mieux pour lui qu'il n'eut pas beaucoup à en faire car il était déjà relativement intoxiqué quand le professeur rentra dans le bar. Malin ce Paulo. La conversation se passait tranquillement avec son ami qui avait le don d'être un bout en train malgré une vie plutôt difficile au quotidien. Enfin tout ça, c'était avant d'entendre un braillement venir du côté des flics. Il tourna la tête pour apercevoir l'élève qu'il essayait justement d'éviter. Son regard se retrouva attirer par la scène malgré lui.  De là où il était même s'il ne l'avait pas voulu, il entendait tout ce qu'il se passait. Malheureusement pour lui, il n'était pas assez alcoolisé pour ne pas avoir une vision très différente de la scène par rapport à ce que les autres disaient. Tout d'abord, le ton d'habitude du garçon lui donnait l'impression que c'était loin d'être la première fois qu'il le ramenait. Ensuite, les injures lancées par le paternel traversaient le jeune homme comme s'il était tellement habitué que ça ne changeait pas beaucoup pour lui. Là où les flics l'appelaient "le bon petit gars", lui ne pouvait s'empêcher de voir quelque chose d'abusif et de potentiellement dangereux pour un de ses élèves. Aucun n'avait prévu de le ramener chez lui et c'était le petit qui devait s'y coller ? La scène lui sembla surréaliste d'autant plus qu'elle semblait habituelle.

Il fronça les sourcils n'écoutant pas véritablement ce que son ami était en train de lui dire avant qu'une remarque n'attire son attention. " C'est le sergent Sanchez ça, il est connu chez nous. Le gars est clairement un bon flic même si c'est vrai qu'avec nous il se permet de boire un peu. Mais bon, en même temps si tu savais ce qu'on vit tous les jours. Ça m'étonne pas tellement." Il haussa les épaules avec l'air de lui signifier qu'il n'y avait rien d'étonnant dans leur culture d'entreprise en tous les cas. Malgré cela, l'homme serra un peu les poings de frustration car son instinct lui dit qu'il devait dire ou faire quelque chose pour le bien d'Hugo. Ce qui était franchement rageant parce que ce petit con ne faisait que de lui mettre des bâtons dans les roues allant même jusqu'à lui faire du chantage. Malgré cela, il ne pouvait pas éteindre son empathie naturelle. Et c'est donc avec détermination qu'il attendit la fin de son cours de lundi.

Lorsque lundi arriva et que le cours se termina, il interpella Hugo en lui demandant de bien vouloir rester cinq minutes de plus. Ce n'était pas un problème car ils avaient une pause de quinze minutes juste après son cours à lui. Afin d'éviter que l'autre lui file entre les pattes, lorsqu'il avait posé sa question, il s'était volontairement mis entre la porte et lui. Finalement, il se retrouva un peu comme un con ne sachant pas véritablement comment il allait aborder le sujet.

" Hugo, je sais que nous avons acté que je ne me souciais plus de toi ni de tes problèmes mais j'étais au bar hier…" Il laissa sa phrase en suspens histoire de pouvoir analyser la réaction de son élève qui restait malgré tout un immense point d'interrogation pour lui. Peut-être pas si surprenant que cela. "Bon c'est pas un truc facile que j'ai à dire mais c'est pas la première fois que ton père boit comme ça non ?" Il ne pouvait pas se permettre de dire brutalement  ton père est un alcolo non parce que franchement il y va fort sur la bouteille. Et même, il n'était pas certain d'avoir raison alors il préférait prendre la température. De toute façon avec Hugo, il fallait toujours y aller par quatre chemins différents et éviter de le contrarier frontalement sinon on ne tirerait rien de lui. Il voulait essayer la manière douce mais il avait prévu de ne pas le laisser filer avant d'avoir des réponses à ses questions. Là on parlait directement de son bien être alors lui comme Hugo ne pouvait, et ne devait pas se débiner.



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Beloved
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Ven 4 Juin - 17:13
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Hugo Sanchez
J'ai 17 ans et je vis à Madrid. Je suis lycéen. Je suis célibataire et je cherche surtout à me venger du connard qui me pourri la vie.



Il me restait un demi paquet de pâtes et une boîte de thon dans les placards. J'avais trouvé un paquet de céréales entamé aussi qui auraient pu être mangeable si un cafard ne s'était pas baladé à l'intérieur. Il allait falloir que j'appelle le proprio, encore, pour qu'il règle ça. Il ne ferait rien, j'en étais quasiment certain mais je me devais au moins d'essayer un minimum. Je ne pouvais pas me permettre d'acheter de la bombe pour le tuer. Alors j'avais planqué les pâtes. Autant pour les sauver des cafards que pour les protéger de mon père. Si je les cuisinais mercredi soir avec la boite de thon et que je mangeais pas trop, il y en aurait assez pour nous deux le soir et il en aurait peut être assez pour manger jeudi midi, vu qu'il était en repos ce jour il trainerait toute la journée à la maison et il péterait un plomb si il n'avait rien à bouffer. J'avais gardé les deux euros qu'il nous restait aussi sur moi. Si jamais j'avais besoin de quelque chose en urgence... En attendant je devrais pouvoir tenir jusqu'à samedi comme ça. Il serait au boulot mais il oubliait toujours sa carte en allant travailler donc je pourrais la récupérer et aller faire des courses. Il fallait juste qu'on tienne jusque là et...

"Eh mec tu viens?"

Je relevais la tête, sortant de mes pensées et laissant de côté mes problèmes de bouffe et d'argent. Je hochais doucement la tête avant de récupérer mes affaires pour les suivre. Au moins maintenant que je lui avais fait du chantage il me foutait la paix en cours et il ne m'emmerdait pas à venir me faire des remarques à la con ou me mettre en colle. Quoi que... ça ne m'emmerderait même pas qu'il le fasse, ça me permettait d'éviter de rentrer chez moi trop tôt, histoire d'avoir un peu plus la paix.

Je me levais doucement, ménageant mon flanc droit qui avait... enfin qui avait un peu mal. J'enfilais mon sac sur l'autre épaule avant de les suivre. Je pensais vraiment qu'il me foutrait la paix, qu'il avait compris cette fois. Mais il était vraiment plus con que ce que je pensais. Et nia nia nia je sais qu'on avait dit que je te foutais la paix mais comme je suis un gros con qui se mêle de ce qui ne le regarde pas je viens t'emmerder quand même avec ça. Puis qu'est ce qu'il foutait dans un bar miteux de flic un samedi soir? Il n'avait rien de mieux à foutre? Il ne pouvait pas noyer son chagrin seul chez lui comme un grand au lieu d'aller s'afficher parmi les pires alcoolos de cette ville? Et renia nia nia c'est la première fois qu'il picole? Bah non, bien sur que non. Si il était vraiment là il avait bien du se rendre compte qu'il avait sa carte de fidélité. Le tabouret du bar avait même l'empreinte de son cul incrusté dans le bois.

- Qu'est ce que ça peut vous foutre de toute façon? Qu'il boit ou qu'il ne boit pas, ça ne vous regarde pas. Il me semblait qu'on avait décidé que c'était terminé. Vous faites votre vie et moi la mienne. Ca veut dire que vous ne dites rien et faites semblant de ne rien voir quand mon père roule sous la table ivre mort. Et je ne dis à personne que vous allez boire dans des bars miteux pour noyer votre chagrin d'amour. On est d'accord?

Je commençais à le contourner pour le dépasser et quitter la pièce. J'avais pourtant été clair. Pas une fois mais deux fois. Il fallait croire que même en lui répétant il ne comprenait toujours rien. Je lui avais dit de me foutre la paix, pas de me retenir par le bras pour m'empêcher de partir. Je me dégageais d'un mouvement, un mouvement réflexe qui tira sur mes hématomes, m'arrachant un juron de douleur. Je me pliais en deux, ma main soutenant mes côtes pour tenter de me soulager. Putain de blessure à la con. Je le détestais. Je les détestais tous. Mon père et son alcoolisme. Sa manie de merde de dépenser tout notre fric pour s'acheter à boire. La façon qu'il avait de me laisser me démerder seul pour tout gérer, payer les factures malgré tout pour qu'on garde un toit sur la tête, tant pis si on n'avait plus rien à bouffer. Sa main trop leste quand il avait trop bu ou pas assez. Et je le détestais lui avec ses bons sentiments, son empathie, sa compassion de merde, sa façon de croire qu'il y avait du bon en tous, qu'on pouvait tous être heureux comme des petits cons. Alors que tout ça ce n'était que de la connerie. La vie c'était de la merde. Je le savais. Je le vivais chaque jour. Alors qu'il arrête de me faire croire que ça pouvait changer.


Leonnor
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Ven 21 Avr - 20:25

Simeon
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Il l'avait retenu par le bras comme un réflexe. Techniquement, il n'avait pas le droit d'utiliser la force sur ses élèves mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il allait encore lui filer entre les doigts. Ce gosse était pire qu'une goutte d'eau. En plus de cela, il était carrément ingrat quand on y pensait. Simeon pourrait juste décider de s'en foutre après le coup pendable que lui avait fait l'autre. C'était plus fort que lui pourtant, il était de ceux qui se soucie des autres. Bien que le gosse soit profondément insupportable, ça devenait difficile de lui en vouloir malgré tout. L'homme avait beau souffrir énormément, il ne pouvait s'empêcher de comprendre que la situation du gamin n'était pas spécialement facile, qu'il était le produit de son environnement. Avec manifestement en plus de ça, un père qui était alcoolique et flic. A tous les coups, ça ne faisait pas bon ménage. L'homme ne s'attendait pas à ce que le gamin commence à se tenir les côtes alors qu'il l'avait attrapé.
Il prit un air profondément confus jusqu'à ce que son cerveau se souvienne comment faire des additions. Sans même réfléchir, il s'approcha d'Hugo, le contournant de fait, bloquant sans même le vouloir la seule issue de la pièce.

"Hugo, est-ce que ça va ?!" Il y avait une véritable inquiétude dans sa voix. Ses mains se trouvaient de chaque côté de lui mais sans le toucher. Par réflexe, encore ce putain de réflexe à la con, il avait failli poser ses mains sur lui pour le soutenir comme si ça allait changer quelque chose. Finalement, il s'était rappelé que ce n'était pas la bonne chose à faire. "Putain Hugo, me dis pas que ce…ce  fumier a fait ça !?" Et voilà, encore une fois, il prouvait qu'il était un excellent professeur qui venait de traiter un père de fumier. Super, encore une fois Simeon se retrouvait avec l'oscar de l'éducateur de l'année. "Hugo, c'est …juste, c'est pas possible, je ne le permettrais pas." Il ne savait pas exactement ce qu'il comptait faire mais c'était trop tard, il était lancé. Tête de con comme il était, il aurait sans doute été capable d'aller chez le gamin pour casser la gueule de son père. Il se pencha, posant une main légère sur l'épaule d'Hugo se penchant vers lui espérant capter son regard. D'une voix douce, après son énervement relatif de tout à l'heure. " S'il te plait Hugo, réponds moi, t'es même pas obligé de parler si tu veux, tu peux juste hocher la tête. Est-ce que ton père t'a frappé hier ?" Simeon sentait qu'il risquait encore de se faire envoyer chier mais cette fois, il réalisa qu'au moins il bloquait l'issue de sortie. Hugo ne sortirait pas de cette pièce avant qu'il ait le cœur net sur ce qui se passait.


Beloved
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Beloved
Lun 24 Avr - 14:54

Hugo Sanchez
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Il pouvait pas me lâcher à la fin? Il n'avait donc pas compris que je n'en voulais pas de sa putain d'aide, de son regard compatissant à la con. Je le maudissais de m'avoir attrapé comme ça. Parce qu'il m'avait fait mal et même si je m'en foutais de souffrir, je détestais l'idée d'avoir laissé échapper une grimace de douleur devant lui. Parce qu'à cause de ça il avait compris ce qui se passait chez moi. Et je ne voulais pas que ça se sache et surtout que lui le sache. Il n'allait plus me lâcher maintenant. Ca se voyait qu'il comptait déjà jouer au sauveur. Et cette façon de parler... "Hugo t'es pas obligé de répondre, tu peux juste hocher la tête". C'était certainement le même genre de phrase à la con qu'on sortait aux gamins maltraités de quatre ou cinq ans. Les gamins étaient en général traumatisés, ils n'osaient pas parler. Alors ils y allaient en douceur, ne les brusquant pas. Mais je n'étais pas un putain de gamin traumatisé. J'étais quasiment un adulte. J'étais même certainement plus adulte que bien des mecs plus âgés que moi. J'étais capable de parler de tout ça. Je n'en avais pas envie tout simplement, pour éviter ce genre de situation à la con.

J'aurais aimé pouvoir le repousser, le dégager de mon chemin pour rentrer chez moi. Mais il me bloquait cet enfoiré. Je savais que je n'avais pas la force de le faire aujourd'hui, pas avec les nombreux bleus qui me faisaient souffrir. J'étais obligé de supporter son petit discours à la con.

- Vous pensez vraiment que vous allez pouvoir y changer quelque chose? Vous allez faire quoi? Lui casser la gueule? Il est flic je vous rappelle. Allez lui cogner dessus et vous vous retrouvez en garde à vue avec ses copains qui se feront un malin plaisir de vous faire regretter votre geste. Sans parler de la plainte, du procès qui va suivre, de la peine plus ou moins lourde. Vous perdrez certainement le droit d'exercer votre métier. Ne soyez pas con, ne prenez pas cette option. Vous avez beaucoup trop à perdre et absolument rien à gagner. Parce qu'il n'arrêtera pas même si vous lui en collez une. Ca vous soulagera quelques instants avant de détruire votre vie.

Il aimait beaucoup trop enseigné, je le savais. Il l'avait confié assez souvent à l'autre. Si il n'était pas con, il ne foutrait pas tout en l'air pour si peu.

- Et avant que vous protestiez, que vous me sortiez que je dois aller porter plainte, que je ne peux pas rester dans cette situation, réfléchissez un peu plus. Vous croyez que je n'y ai pas déjà pensé? Mais je vous rappelle qu'il est flic. Que si je dépose ma plainte ce seront ses collègues qui la recevront. Ils ne m'écouteront pas. Ils feront tout pour enterrer la plainte et défendre leur pote. Parce que je ne suis qu'un sale gosse ingrat qui n'a aucun respect pour le père qui me loge et me nourrit. Une petite merde qui a été se battre avec un autre voyou comme moi et qui veut faire porter le chapeau à son père. Et quand mon père saura que je l'ai balancé, je vous laisse deviner ce qu'il va me faire...

J'avais déjà essayé... Je ne décrivais pas un futur hypothétique mais un passé bien réel.

- Alors je vais continuer comme ça. Je vais terminer le lycée et attendre gentiment d'être majeur. Je me trouverais un petit boulot pour avoir de quoi vivre et je me casserais de chez lui. Et vous... vous vous allez faire ce que je ne cesse de vous répéter. Vous allez fermer les yeux sur tout ça et me foutre la paix. Ok?

Parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire, pas vrai? Ce n'était pas comme si j'avais ailleurs où aller en attendant ma majorité. Entre vivre là dedans et être à la rue, je préférais encore rester avec lui.



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Ven 26 Mai - 10:56

Simeon
J'ai 24 ans et je vis à Madrid, Espagne. Dans la vie, je suis professeur de physique-chimie. Je suis célibataire et je cherche un homme.

Je viens de déménager à Madrid et je ne connais personne. Je ne suis pas spécialement timide mais en raison de mon travail, j'essaie d'être relativement discret d'où ma présence sur ce site. Je pense être quelqu'un d'assez simple à contenter qui aime apprécier les plaisirs de la vie sans se prendre la tête. Eternel curieux, j'aime apprendre et découvrir que ça soit des personnes ou des lieux ;) On dit de moi que je suis plutôt marrant mais bon on dit aussi que je suis un peu présomptueux. Allez savoir.


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La colère le dévora dans son intégralité. Il avait du mal à réfléchir logiquement et calmement. Simeon était un homme de conviction et un homme de passion, c'était à la fois sa force et sa faiblesse. L'homme voulut répliquer à ce que disait Hugo et sur l'instant, il n'avait rien trouvé de très impactant ou intelligent à répondre. Son instinct lui criait qu'il devait trouver une solution et qu'il ne tolérerait pas de laisser ça arriver sous son nez. Son cerveau fonctionnait à vive allure, il avait besion de trouver une idée. La seule qui s'imposa à lui n'était certainement pas idéale, elle était d'ailleurs très compliquée pour lui à gérer en vérité mais ça ne l'empêcha pas pour autant de franchir ses lèvres. C'était impensable de laisser la situation se détériorer de la sorte, impossible. Juste impossible. Le professeur savait qu'il allait se retrouver avec un océan d'emmerdes mais laisser quelqu'un risquer sa vie comme ça, encore plus un de ses élèves, ça lui était tout simplement insupportable. 


"Je m'en fous. Tu m'entends, je m'en fous que ça puisse ruiner ma carrière. Je ne pourrais même pas me considérer comme un éducateur décent si je ne propose pas quelque chose. Je ne te demande pas de comprendre, ni même d'approuver mais c'est qui je suis. Que tu penses que je suis un sombre connard ou un fils de pute, ça aussi je m'en fous tant que tu es en sécurité. " C'était la stricte vérité, l'avis du gamin ne comptait pas véritablement. Comment pouvait-il ne pas réaliser à quel point la situation pouvait devenir encore plus merdique. "Tu n'es pas un idiot, tu sais qu'il pourrait finir par te tuer. Il suffit d'un coup de trop. Et je ne le laisserais pas arriver." Il prit une grande inspiration et se prépara à lancer l'idée qu'il avait en tête depuis qu'il avait commencé à prendre la parole. "Si ça dégénère trop, viens chez moi. Il y aura toujours de la place pour toi. Ce n'est pas de la charité, en échange tu pourras t'occuper de mon chien, je n'ai pas toujours le temps pour lui." Il n'avait pas prévu de dire la dernière phrase, ce n'était ni tout à fait vrai ni tout à fait faux. Cela lui avait semblé important de montrer que ça n'était pas de la pitié. "Je sais que ce que tu penses de moi, mais je ne partirais pas avant que..." il sortit un bout de papier et s'appuyant sur la porte, il griffonna son adresse et son numéro de téléphone sur un bout de papier et que tu promettes de le garder." tu acceptes au moins de prendre ce papier. C'est à prendre ou à laisser et maintenant tu sais que je suis un con têtu borné d'un niveau intergalactique donc tu sais que je ne changerais pas d'avis." Faisait-il le bon choix ? A son sens, c'était le maximum de ce qu'il pouvait faire, Hugo avait raison lorsqu'il disait qu'il ne pouvait simplement pas aller chez les flics. Il comprenait maintenant pourquoi Hugo s'était entêté en disant que c'était impossible de se sortir de la situation. En vérité, ce qui était impossible, c'était de se sortir de la situation sans accepter une main tendue. Et ça, manifestemant, ça n'était pas le fort du gosse bien qu'il ne l'en blamait pas. 
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Ven 26 Mai - 12:23

Hugo Sanchez
J'ai 18 ans et je vis à Madrid. Je suis lycéen. Je suis célibataire et je cherche à survivre, tant bien que mal.



Monsieur le super héros... il était épuisant. Il parlait mais il ne se rendait pas compte de tout ce que cela impliquait. On ne pouvait pas sauver tout le monde. Il y avait des causes qui étaient perdues d'avance. Il se foutrait encore plus dans la merde en agissant comme ça. Et je n'avaispas besoin de lui. Je pouvais m'en sortir sans sauveur. Et je le ferais. Je me sortirais de cette merde. J'allais me construire une belle vie, ou du moins une vie pas trop merdique. Je fuirais loin de lui et je couperais les ponts. Je me trouverais un petit boulot, un appartement. J'arriverais à faire tout ça, sans son aide.

Je soupirais en prenant le papier avant de le fourrer dans ma poche. Je ne comptais pas m'en servir. J'espérais que ce serait la dernière fois qu'il insisterait ainsi.

- Vous devriez espérer que je ne m'en serve pas. Héberger un mineur chez vous, fils d'un flic... vous pourriez finir en taule pour enlèvement, détournement de mineur ou je ne sais quoi.

Je le foudroyais du regard avant de quitter sa salle de classe. Il ne devrait pas vouloir se mettre en danger comme ça pour un gosse qui ne lui avait renvoyé que de la haine en retour. Comment pouvait il vouloir m'aider? Je ne le méritais pas.

Je rentrais chez moi le soir pour retrouver l'appartement dans un état pitoyable. Il avait tout retourné pour chercher de l'alcool certainement. Les maigres provisions qu'il nous restait étaient étalées au sol, piétinées. Je voulais craquer, hurler, lui dire à quel point c'était un enfoiré. Il ne nous restait pas grand chose à manger pour tenir en attendant sa paie et une fois de plus il avait tout détruit pour chercher son putain d'alcool. Je voulais crier ou pleurer, mais je n'en avais même plus la force. Je me contentais de regarder tout ça abattu, résigné...

Puis il arriva. Si je n'avais pas la force de crier lui il l'avait. Il hurla, devenant fou. Il était toujours comme ça quand il était en manque. Puis après les hurlements les coups prirent le relai. Je me protégeais tant bien que mal, prenant quand même quelques coups au visage. Il finit par s'effondrer, à bout de souffle. Comment ce mec pouvait il être flic alors qu'il n'arrivait même pas à tenir sur ses jambes après avoir tabassé son fils? J'en profitais pour aller chercher quelques affaires dans ma chambre et les fourrer dans mon sac. Mon portefeuille, vide, mais avec mes papiers d'identité. Mon téléphone avec son chargeur. Quelques vêtements. Voilà... toute ma vie tenait dans un petit sac à dos. Je n'avais rien de plus.

Je m'en allais, claquant la porte de l'appartement pour m'enfoncer dans la rue. Ce n'était pas la première fois que je faisais ça. Il finissait toujours par me retrouver. Ca aidait d'être dans la police quand on avait un ado fugueur comme il le disait. J'étais connu comme ça par ses potes flics. Un petit ingrat qui n'était pas là pour soutenir son père. Ils ne voyaient pas le reste...

Je passais la nuit dans la rue, installé dans un abri bus pour me protéger un peu du vent. Aucun de mes amis n'avait pu me dépanner et il était hors de question que je reste sous le même toit que ce connard. Je passais la journée entière à essayer de trouver une solution pour gagner un peu d'argent. J'avais fait le tour des bars, des petites boutiques, de tous les endroits susceptibles de m'embaucher pour la journée. Mais je n'avais essuyé que des refus. Je m'étais préparé à retourner dans un abri bus pour la nuit, le ventre désespérément vide. J'avais mis les mains dans les poches quand je l'avais revu, son petit mot, son adresse et son numéro de téléphone. Je ne voulais pas y aller mais... la faim me tiraillait le ventre. J'avais froid. J'avais mal partout. Ca n'avait pas aidé mes blessures de dormir comme ça dans la rue. Je ne me sentais pas le courage de passer une nouvelle nuit comme ça... Demain ce serait dimanche, j'aurais encore moins de chance de trouver du travail. Tout un week end à la rue, sans pouvoir manger, c'était dur à envisager.

Alors je rentrais son adresse dans mon téléphone et me mis en route. J'arrivais finalement devant chez lui, frappant à sa porte. La lumière m'indiquait qu'il était là mais je m'inquiétais. Est ce qu'il était seul? Il avait peut être trouvé un mec pour se changer les idées. Ou pas forcément se changer les idées, juste un mec avec qui il se sentirait bien. Ou peut être qu'il était avec des amis. J'allais le déranger, c'était certain.

J'inspirais en le voyant venir m'ouvrir. Je m'agitais sur mes jambes un peu mal à l'aise. J'avais honte de revenir, d'accepter son aide après tout ce que je lui avais fait.

- T'es pas un connard. T'es con et têtu ça c'est sur. T'es complètement con de me proposer sans cesse ton aide alors que... que j'ai été odieux avec toi. Si t'avais un minimum de bon sens tu laisserais tomber et tu me laisserais dans ma merde. Parce que je mérite pas ton aide. T'es... t'es trop con.

C'était pas possible d'être comme ça avec les gens, d'être aussi...

Je soupirais avant d'oser demander, les mots m'arrachant la gorge.

- Je suis un connard... de t'avoir fait tout ça et... et de venir te demander si.. si je peux dormir là...




Leonnor
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Leonnor
Dim 25 Juin - 18:53

Simeon
J'ai 24 ans et je vis à Madrid, Espagne. Dans la vie, je suis professeur de physique-chimie. Je suis célibataire et je cherche un homme.

Je viens de déménager à Madrid et je ne connais personne. Je ne suis pas spécialement timide mais en raison de mon travail, j'essaie d'être relativement discret d'où ma présence sur ce site. Je pense être quelqu'un d'assez simple à contenter qui aime apprécier les plaisirs de la vie sans se prendre la tête. Eternel curieux, j'aime apprendre et découvrir que ça soit des personnes ou des lieux ;) On dit de moi que je suis plutôt marrant mais bon on dit aussi que je suis un peu présomptueux. Allez savoir.


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Heureusement qu'il habitait sur du carrelage, sinon à force de faire les cents pas, il aurait fini par poncer du parquet. Depuis qu'il avait quitté son travail, il avait du mal à se sortir Hugo de la tête. Beaucoup de choses faisaient de sens. Certes, ça n'excusait pas nécessairement de se comporter comme il l'avait mais c'était un gosse qui n'avait aucune figure d'autorité parentale. Pire, la personne supposée s'occuper de lui le cognait. Il était comme tout le monde, il avait déjà vu des films dans lesquels ça arrivait mais il n'aurait pas cru que c'était si dur à ressentir. Il y avait la frustration, le sentiment d'impuissance aussi, la colère, et la tristesse. Pour lui qui était déjà d'un naturel assez sensible, ça faisait beaucoup à encaisser. Son chien le suivait fidèlement dans tous ses allers-retours en s'arrêtant parfois pour l'observer avec curiosité. Sans savoir pourquoi il avait fait ça, il avait fini par préparer un set de draps, un oreiller et une couverture à mettre sur le canapé pour que tout soit prêt s'il décidait de venir. Allait-il faire ça ? Simeon se disait que ça restait quand même quelque chose de compliqué à envisager mais il ne perdait pas espoir.

Alors qu'il décidait de se faire à manger, il se demanda s'il avait pu se faire à manger. S'il avait même ce qu'il fallait pour cuisiner un bon repas, si son père était sorti pour boire, s'il était en sécurité. Pendant ce temps-là, il éplucha les légumes pour préparer une ratatouille et faire cuire du riz à côté. Ça lui ferait des repas pour plusieurs jours. Il venait de finir de tout mettre à cuire lorsqu'il entendit la sonnette de chez lui. Le prof eut un petit sursaut en espérant que ce soit Hugo qui viendrait se réfugier chez lui. Tout en se disant que c'était stupide, il eut la surprise d'être détrompé. Le jeune homme se trouvait bien devant le seuil de sa porte. Lui était habillé en jogging et avec un tshirt blanc. Il écouta le jeune garçon tout en le détaillant du regard. Il avait les yeux bouffis, fatigués, des traces de coups récents sur le visage et la honte se lisait dans ses traits. Pour une fois, il n'avait pas en face de lui l'armure, il avait devant lui le soldat qui était trop fatigué, l'adolescent qui a besoin qu'on s'occupe. A cet instant, Simeon se rendit compte, à sa propre surprise, qu'il l'avait déjà pardonné depuis longtemps, maintenant qu'il voyait l'humain en face de lui et pas le petit con, c'était une évidence. Il ne voulut pas lui faire un trait d'esprit sarcastique ou se lancer dans un grand discours de réconfort. L'homme sentit que c'était le moment des actions pas le moment des mots. Les mots ça pourrait attendre.

"Tu peux rester ici autant que tu le souhaites. Entre." Le brun lui fit un sourire compatissant et s'écarta du seuil de la porte pour le laisser entrer. Lorsque ce fut fait, il alla chercher ce qu'il avait préparé pour faire le lit et le posa sur le canapé. Puis il alla dans son placard et récupéra une serviette. " Je t'invite à aller te doucher, ça te fera du bien. Tu trouveras dans le placard de la salle de bain ce qu'il faut pour te soigner. Pendant ce temps, je finis de préparer le repas. On verra demain pour le reste." Aucun demande d'explications, aucune contrainte et le maximum d'autonomie qu'il pouvait lui laisser. Il sentait que le jeune garçon avait peut être besoin aussi pour conserver sa dignité d'avoir de la place et de ne pas se faire materner. " Si tu as besoin d'autre chose, n'hésite pas à me le dire. Ah ! Et c'est ratatouille ce soir, j'espère que tu aimes." Simeon espérait juste pouvoir lui donner un semblant de normalité, une démonstration de ce que c'est d'être une famille. Cela ne lui ferait pas de mal non plus, lui qui, il devait bien se l'avouer souffrait de la solitude.
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Mar 27 Juin - 11:46

Hugo Sanchez
J'ai 18 ans et je vis à Madrid. Je suis lycéen. Je suis célibataire et je cherche à survivre, tant bien que mal.



Je me rendais compte à quel point j'étais dans la merde. Ma situation était désespéré à un tel point que j'étais venu m'abaisser à venir lui demander de l'aide, à lui. Il était la dernière personne chez qui j'aurais du aller me réfugier. Je n'avais cessé de lui demander de me foutre la paix, que j'étais capable de gérer mes problèmes et que je n'avais pas besoin qu'il me prenne la tête avec ça. Et qu'est ce que je faisais? Je venais lui demander de l'aide. J'étais vraiment pathétique. Et le pire dans tout ça, c'était que je savais qu'il allait accepter. Moi à sa place j'en aurais profité pour enfoncer le mec. Je lui aurais dit que c'était bien fait pour sa gueule, que je l'avais prévenu que ça arriverait et que puisqu'il avait refusé mon aide il n'avait qu'à aller se faire foutre. Mais lui il ne serait pas comme ça. Il n'aurait pas l'air du mec qui crevait d'envie de sortir un "je te l'avais bien dit", qui allait jubiler parce qu'il avait eu raison. Non, il serait juste soulagé de voir que j'acceptais enfin son aide. Et ça me mettait encore plus en colère.

Alors quand il me proposa d'entrer je le suivis sans rien dire dans la maison, baissant la tête. Je ne décrochais plus un mot après mon petit discours, beaucoup trop honteux pour oser la ramener. Je ne relevais pas le fait qu'il sous entendait clairement que je puais et que j'avais l'air de sortir d'une poubelle. C'était le cas. Après toute une nuit et une journée passé dans la rue je devais avoir une apparence de merde. Je hochais simplement la tête quand il me parla de ratatouille pour le diner. J'avais tellement faim qu'il aurait pu me servir de la pâté pour chien, je l'aurais mangé avec appétit.

Je laissais mon sac de cours et pris avec moi la serviette qu'il m'avait donné et le sac avec mes quelques vêtements avant d'aller dans la salle de bain. Je verrouillais soigneusement la porte derrière moi avant de me déshabiller. Je grimaçais tandis que les mouvements réveillaient la douleur dans mes différentes blessures. Je me lavais rapidement, ne voulant pas abuser en prenant une longue douche. Je ne me sentais pas à ma place ici. Tout était beaucoup trop propre et bien rangé, bien loin du bordel permanent dans lequel je vivais.

Je ressortis un peu après, allant timidement m'installer sur le canapé pendant que je le voyais continuer de s'affairer en cuisine. Je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire quand une boule de poil vint me foncer dessus. Je souris caressant le chien avec un plaisir non feint. L'animal se frottait à moi sans aucune retenue. Je le caressais avec plaisir, le gratouillant par endroit et souriant de le voir en réclamer davantage.

Je finis par lui parler à nouveau, presque sans m'en rendre compte.

- Il s'appelle comment?







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